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France / Espagne : le match n’est pas gagné !

 

                                         France / Espagne : le match n’est pas gagné !

 

Et si, pour une fois, nous regardions simplement ce qui fonctionne…

Quand votre voisin obtient de meilleurs résultats que vous, deux attitudes sont possibles. La première consiste à expliquer qu’il a simplement eu de la chance ou que la comparaison n’est pas pertinente. La seconde est plus exigeante : chercher à comprendre ce qui explique cette réussite.

 

Depuis plusieurs années, l’Espagne affiche une croissance plus soutenue que la plupart des grandes économies européennes. Aujourd’hui encore, alors que la France et l’Allemagne revoient leurs prévisions à la baisse, elle relève la sienne à 2,6 %.

Bien sûr, personne ne devrait présenter l’Espagne comme un paradis. Le chômage y reste plus élevé qu’en France, les tensions sur le logement sont réelles dans plusieurs métropoles, les inégalités n’ont pas disparu et l’inflation demeure une préoccupation.

 

Mais ces difficultés ne doivent pas empêcher de regarder une réalité : l’économie espagnole affiche aujourd’hui un dynamisme que beaucoup de pays européens lui envient.

Pourquoi ?

La réponse est sans doute multiple.

Le pays a largement mobilisé les financements européens pour investir dans ses infrastructures, la numérisation et la transition énergétique. Il a développé les énergies renouvelables, ce qui a renforcé sa résilience face aux crises énergétiques.

 

 Il est intervenu pour amortir les effets de la hausse des prix sur les ménages et les entreprises. Il a aussi cherché à répondre au vieillissement de sa population active en régularisant une partie de travailleurs déjà présents sur son territoire afin de répondre à des besoins économiques identifiés.

 

On peut discuter chacune de ces décisions. Mais il est difficile de nier qu’elles s’inscrivent dans une stratégie cohérente.

 

Cette comparaison m’amène surtout à une réflexion sur la France. Depuis plusieurs décennies, notre pays a connu des gouvernements de sensibilités différentes.

 

 Pourtant, sur bien des sujets économiques, les orientations ont souvent convergé : priorité donnée à la compétitivité, recherche d’une baisse du coût du travail, ouverture des marchés, réduction de certaines dépenses publiques et confiance importante accordée aux mécanismes du marché.

 

Les partisans de ces politiques soulignent qu’elles favorisent l’investissement, l’emploi et l’attractivité économique.

Leurs critiques estiment, au contraire, qu’elles n’ont pas permis d’enrayer suffisamment la désindustrialisation, qu’elles ont fragilisé certains services publics et qu’elles ont contribué à accroître les inégalités.

Ce débat mérite mieux que des slogans.

 

Il en va de même pour l’immigration.

Réduire toutes les difficultés françaises à cette seule question me paraît être une simplification excessive. À l’inverse, nier les défis que peut poser une immigration insuffisamment organisée ne me semble pas davantage correspondre à la réalité.

L’exemple espagnol rappelle qu’une politique migratoire peut aussi être pensée en lien avec les besoins économiques, démographiques et sociaux d’un pays.

 

Pour ma part, cette comparaison conforte une conviction. Je considère que la social-démocratie peut parfois corriger certains excès du libéralisme et obtenir des résultats plus équilibrés. L’exemple espagnol montre qu’une politique plus volontariste peut produire des effets positifs.

Mais je pense également que les défis auxquels nous sommes confrontés – urgence climatique, montée des inégalités, affaiblissement des services publics, partage de la valeur créée, transition industrielle – appellent des transformations encore plus profondes.

 

C’est pourquoi je me sens davantage en accord avec l’idée d’une gauche de transformation qui place la justice sociale, la transition écologique, la démocratie et les services publics au cœur de son projet, tout en assumant la nécessité d’une économie créatrice de richesses.

 

Au fond, la véritable question n’est peut-être pas de savoir quel pays aurait raison contre un autre. Elle est de nous demander si nous sommes encore capables, en France, d’observer avec lucidité ce qui fonctionne ailleurs, d’en débattre sereinement et d’en tirer les enseignements qui pourraient être utiles à notre propre avenir.

L’intelligence collective commence souvent par une forme d’humilité : reconnaître que personne ne détient seul toutes les réponses.

 

Et vous, quels enseignements la France devrait-elle, selon vous, tirer des expériences menées chez ses voisins européens ?

Parce qu’un pays avance rarement en cultivant la résignation. Il progresse lorsqu’il retrouve le goût de construire ensemble. Et si cette réflexion vous interpelle, n’hésitez pas à la partager autour de vous afin d’enrichir le débat. Les échanges respectueux et argumentés sont souvent plus utiles que les certitudes assénées.

(Illustration réalisée avec l’aide d’une IA.)

#Économie #Espagne #France #Europe #TransitionÉcologique #JusticeSociale #ServicesPublics #DébatPublic

https://www.humanite.fr/en-debat/espagne/lespagne-de-pedro-sanchez-lhonneur-de-leurope

Par Guy CALMES

 

 

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Pour un droit à la fraicheur

 

Pour un droit à la fraicheur

 

Cela fait bien un demi-siècle que nous sommes prévenus : la température planétaire augmente dangereusement.

 

Depuis un demi-siècle, les études et rapports de collectifs de scientifiques mettent en garde, alertent, interpellent et appellent à empêcher le dérèglement climatique.

 

Un demi-siècle où ils ont fait la démonstration de cette implacable loi physique : plus on rejette de gaz carbonique dans l’air, plus la température en surface de notre Terre commune augmente. Le réchauffement de l’Arctique a pour conséquence une augmentation des températures deux fois plus élevée sur le continent européen que sur le reste de la planète.

 

Et des chercheurs préviennent que l’air de ces derniers jours reste frais comparé à celui que vont subir les générations à venir. Cet avenir hurle l’urgence d’agir.

 

C’est de l’habitabilité de la  Terre dont il s’agit. Loin, très loin des petites phrases et des simplismes politiques concoctés dans les chambres froides de la communication.

 

Loin des minuscules pensées de responsables politiques qui ne raisonnent qu’à partir de leur maintien dans leurs maroquins ministériels. Or, la question est de savoir par quels moyens et sur quelle durée il est possible d’empêcher l’irréversibilité du redoutable processus en cours.

 

Un train à grande vitesse est lancé vers le mur des canicules et des pluies torrentielles, de la fonte des glaciers et du bouillonnement des océans. Les pouvoirs et le monde économique alimentent la locomotive du capitalisme qui éteint la vie, mène l’humanité vers le néant. L’impérialisme américain mène la guerre au Moyen-Orient, capture le président vénézuélien Maduro, des gouvernements relancent les forages afin de permettre à quelques multinationales du pétrole d’arroser le monde, moyennant profits et rentes, d’une énergie carbonée nourrissant la fournaise.

 

Pour l’éviter, il n’y a pas d’autre voie pour les peuples que d’entendre les mises en garde et de construire des mobilisations pour un processus de bifurcation sociale et environnementale démocratique, associant toutes les citoyennes et citoyens, toutes les travailleuses et travailleurs, en lien avec toutes et tous les scientifiques.

 

Ceux qui nous proposent un brumisateur ou un petit éventail là où il faudrait imaginer une transformation civilisationnelle afin que notre Terre ne devienne pas invivable sont les obstacles à cette indispensable transition.

 

Ils nous serinent leurs phrases prémâchées autour de « la dette » comme d’autres parlent de leur cassette, cachant l’essentiel, le plus important, le plus grave : la grande dette qui peut perdre notre humanité : la dette écologique.

 Il n’y aura pas de stratégie de stabilisation du climat sans une nouvelle stratégie financière incluant une création monétaire de type nouveau des institutions internationales — du Fonds monétaire international comme de la Banque centrale européenne —, sous contrôle populaire.

 

Le climat et la biodiversité sont des biens communs de l’humanité. Ils crient le besoin de changer radicalement de route. D’inventer une autre société, un autre monde pour l’ensemble du vivant et du non vivant. Ils  appellent une union internationaliste de combat pour le vivant.

 

Les mêmes qui nous conseillent de fermer nos volets l’après-midi sont ceux qui ont divisé par trois – de 2,3 milliards d’euros à 837 millions d’euros – le budget du « Fonds vert » destiné à financer les projets d’accélération des transitions au service des collectivités territoriales, abaisser le budget du  projet Ma primRénov.

 

La fameuse « gestion de crise » si prisée par les puissants sert à empêcher de voir l’essentiel.

 

Elle cache les raisons fondamentales d’une situation créée par le capitalocène : un modèle économique pour le profit d’une minorité de possédants, basé sur les énergies carbonées, envahissant tous les espaces de nos vies malmenées.

 

Les corps souffrent sous le soleil brûlant. La santé physique et mentale se dégrade. Les maisons ou appartements deviennent étuve. Les accidents se multiplient. Les ouragans de chaleur ôtent la vie. Les pluies diluviennes aussi ravageuses leur succèdent. Selon l’Organisation mondiale de la santé, le taux de mortalité des personnes de plus de 65 ans sur la planète a augmenté de 85 % en vingt ans. Près de 500 000 personnes meurent des effets de la chaleur chaque année depuis 2020. En France, au moins 5 000 décès ont été causés par des températures élevées en 2022. Les inégalités épaulent et aggravent les effets des canicules qui touchent encore plus violemment les femmes, les plus modestes, déjà victimes des difficultés à disposer d’un logement de qualité ou d’accès à la santé.

 

Des chaleurs aussi précoces, comparées à celles du milieu des étés lorsque le climat n’était pas à ce point réchauffé, rendent les sociétés humaines de plus en plus vulnérables. Et elles malmènent les écosystèmes quand les déficits hydriques se combinent avec des rayons du soleil qui brûlent tout et font mourir la végétation. Les arbres récemment plantés dans les villes pour végétaliser rendent l’âme. Les lits des cours d’eau sont nus. La terre devient caillou. Les poulets suffoquent. Les vaches et les chèvres ne peuvent plus faire leur travail de fabrication du lait. Les abeilles tombent comme des mouches. Les chevaux ne trouvent plus l’ombre. Les trains se cabrent. Les centrales nucléaires doivent se mettre à l’arrêt. Les usines hydroélectriques se bloquent par manque d’eau. Les feux rongent les forêts.

 

Tout se dérègle. Tout se cabre. Tout s’éteint. Et, les bien-pensants qui occupent des bureaux climatisés nous appellent à nous adapter à un monde qui va devenir invivable. On ne doit pas se taire. C’est ici un enjeu éminemment politique : celui de la vie.

 

Les enjeux climatiques et environnementaux sont constitutifs d’une nouvelle politique de sécurité, de santé publique et de sécurité alimentaire. Une politique pour le vivant. Y parvenir exige une mobilisation politique, sociale, financière pour la bifurcation d’un niveau peut-être plus important que ce qui a été fait pour la reconstruction de la France et de l’Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Se pose le grand enjeu d’une sécurité sociale élargie à la sécurité sociale écologique. Bien à rebours donc des thèses austéritaires accaparant les « temps de cerveau disponible ».

 

Déjà, en plusieurs endroits du monde, des mobilisations s’organisent pour porter le « droit à la fraîcheur » comme droit inconditionnel du bien-être du vivant.

 

Il s’agit à la fois de la conquête du pouvoir des travailleuses et travailleurs sur les conditions de travail. Au-delà, c’est leur pouvoir sur les productions elles-mêmes en lien avec les chercheurs et les étudiants qui refusent de servir le capitalisme prédateur de la destruction. Il est en même temps un projet politique pour transformer les villes, les transports, les logements, garantir l’accès à l’eau, lutter contre les inégalités, empêcher la bétonisation des terres agricoles et la destruction des jardins partagés, mettre fin aux projets d’autoroutes et de grands travaux inutiles, porter un nouveau projet de sécurité alimentaire avec l’agroécologie.

 

Le droit à la fraîcheur se fait projet politique. La bifurcation environnementale est un urgent enjeu civilisationnel.

22 juin 2026

Par Patrick LE HYARIC 

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Il paraît qu’on n’arrête pas le progrès !

 

Il paraît qu’on n’arrête pas le progrès !

 

De jour en jour on ne sait plus où nous allons, comment éviter le pire et pour quel avenir…en entendant ou lisant les déclarations de ces messieurs et de quelques dames qui occupent le haut des Etats de l’occident, mis devant le fait accompli d’un énergumène d’extrême-droite.

 

Tous plus libéraux les uns que les autres qui se font de larges sourires de circonstance pour nous rappeler qu’ils ont besoin les uns des autres ( droite et extrême droite) pour essayer de garder leurs pouvoirs et leur domination sur le reste du monde qui lui échappe de plus en plus.

 

Le plus fort se croyant tout permis et se permettant, jour après jour, de taper sur la table si bien qu’il l’a cassée et ne cesse de confirmer qu’il est le chef et que les autres doivent le suivre même s’il dit tout et son contraire d’un jour à l’autre.

 

Il a même trouvé le moyen de braquer sa préférée, la présidente du gouvernement italien sa plus proche partenaire, admiratrice de Mussolini, Georgia Méloni dont le parti MSI, mouvement social italien, se veut l’héritier du Parti national fasciste de Benito Mussolini.

 

Jeudi à Antibes, au 36è congrès franco-italien, Macron et Méloni, élue en 2022, ont affiché leur très bonne entente, ils se sont fait la bise pour bien marquer leur proximité y compris politique, donc leur vision du monde et de l’Europe.

 

« Que ferait l’Europe sans l’union de l’Italie et de la France ? » ont-ils souligné en chœur, sans oublier les antimissiles européens pour entourer et pénétrer en Russie et les projets publics qui intéressent le privé…Ils parleront, peut-être un jour, du climat, de la décarbonations, du social et de la haute main des milliardaires sur la finance comme de leur captation des fruits du travail humain qui pèse sur le quotidien des classes populaires et moyennes…

 

Macron n’a pas hésité à offrir à Trump un somptueux dîner au château de Versailles à nos frais, bien entendu, il est question de 600 000 euros : quelle courbette, quelle hypocrisie devant un type de cet acabit.

GETTY IMAGES

C’est ainsi que Macron et sa gestion très libérale ont permis au RN, qu’il a toujours banalisé, de devenir le parti le plus influent de France, encore plus exigeant pour liquider tous les acquis des luttes populaires et politiques d’après la seconde guerre mondiale, il y a 80 ans.

 

Sécurité sociale étatisée, durée du travail rallongée, licenciements à la hausse, des congés payés menacés, égalité hommes-femmes non résolue, services publics, logements sociaux essorés, droit du travail mis en cause, nationalisations évaporées, pas pour tout le monde…universités de plus en plus chère…le tout sur fond de racisme, de xénophobie, d’homophobie : « les étrangers dehors » ! La liste serait longue. « Sécurité et immigration d’abord ! »

 

On se demande comment des partis d’extrême-droite, certains ouvertement néo-fascistes, salut compris, peuvent séduire une forte partie des classes populaires, dans l’absorption d’une partie de  la droite, 81 ans après la capitulation nazie le 8 mai 1945 ? Au point d’être donné, en France, en tête des sondages du 1er tour à la présidentielle, ce qui ne veut pas dire gagnant au second. La menace est réelle, elle ne part pas d’aujourd’hui.

 

Certes, la sanction attendue début juillet sur le jugement contesté d’il y a une quinzaine d’années concernant un détournement substantiel de fonds collectifs au détriment du parlement européen, peut modifier les rapports de force.

 

Rien n’est joué mais le nombre de candidats qui se dessine de tous les côtés laisse perplexe. Je n’ai pas vocation à faire des pronostics, d’autant que ce qui peut changer la donne c’est le mouvement social et populaire des villes et des campagnes, face à des restrictions qui n’ont rien de fatal tout en gonflant les profits des plus riches ! Ce que le RN ne veut surtout pas changer.

 

Me revient à l’esprit « notre » Internationale parce que née en France d’un poète  et chansonnier montmartrois et communard, Eugène Pottier dès les lendemains de la « semaine sanglante » en 1871 et de Pierre Degeyter pour la musique. Elle ne fut publiée que 16 ans plus tard avant d’être adoptée par tous les dominés, dans tous les pays dominants.

 

Je ne vous apprendrai rien, le deuxième couplet nous dit :

 

« Il n’est pas de sauveurs suprêmes

                                                      Ni dieu, ni César, ni tribuns

                                                      Travailleurs sauvons-nous nous-mêmes

                                                      Travaillons au salut commun

                                                      Pour que les voleurs rendent gorge… »

                                                      Pour tirer l’esprit du cachot 

                                                      Allumons notre grande forge

                                                      Battons le fer quand il est chaud … »

 

Si ce n’est un extrait de la main d’Eugène Pottier et la force d’un tel contenu que d’aucuns rêvent de faire disparaître +150 ans après, il n’a pas pris une ride, -je voudrais bien en dire autant- et fier en même temps que les mots commune, commun,  communard, communiste…aient pris leur source dans notre France révolutionnaire. 

Karl Marx en avait compris la portée, ses œuvres en témoignent et restent très inspirantes.

 

 

René Fredon

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L’argent magique, c’est pour les armées

L’argent magique, c’est pour les armées

D’un côté, un budget de l’État où Lecornu cherche à faire des milliards d’économies et qui n’investit ni dans l’école, ni dans la santé, ni dans l’écologie. De l’autre, une rallonge de 36 milliards sur la loi de programmation militaire votée en catimini par 7 députés et 7 sénateurs. Là, l’argent coule à flot.

Emmanuel Macron espère pouvoir le promulguer en grande pompe avant le 14-Juillet : le budget alloué aux armées va être augmenté de 36 milliards d’ici à 2030. L’objectif est d’atteindre les 76,3 milliards d’euros annuels, soit 2,5% du PIB. Encore un petit effort et la France atteindra l’objectif de 5% fixé par Donald Trump !

L’armée doit-elle voir son budget augmenter ? C’est un débat légitime. Le problème, c’est que cette rallonge intervient alors que le gouvernement fait des annonces concernant le budget de la France : pas moins de 6 milliards d’économie, dont 2 sur la Sécu. Il rogne sur le budget de la recherche, de la justice et sur le fond vert. Avoir une telle vista, n’est pas donné à tout le monde. Le ministre des comptes publics, David Amiel, se veut radical : « Pour toute dépense supplémentaire qui serait engagée, il y aura à l’euro près l’annulation d’une autre dépense qui était prévue ». Ça rabote partout.

En l’espèce, il y a un sérieux problème de méthode. Cette hausse du budget des armées s’est décidée en commission mixte paritaire (CMP), par sept députés et sept sénateurs. C’est réglementairement admis mais cela n’en demeure pas moins un fonctionnement anormal du Parlement : une manière de faire qui devient la règle là où elle devrait être l’exception. Le recours à la CMP permet d’établir des majorités nettes, de droite.

Le fait que cette loi de programmation militaire ne suscite aucun débat national est un vrai problème. Quelle stratégie de défense pour la France ? Là est la question.

Les dernières guerres nous informent des transformations de cet « art » particulier. Le progrès technologique, l’irruption du numérique et des drônes changent profondément la donne et il faut l’intégrer. Ainsi, la France est d’ores et déjà la cible de cyberattaques, notamment dans les hôpitaux. La Russie en pointe dans le domaine – acteurs étatiques et privés – est mise en cause par les autorités françaises. Les drônes viennent perturber les systèmes de défense traditionnelle sur de nombreux fronts (de l’Ukraine à l’Iran). La loi prévoit une redirection en ce sens. Enfin, il y a l’arrivée massive de l’IA dans le domaine militaire avec des enjeux éthiques redoublés : peut-on laisser les armes tuer sans humains pour décider ? Toutes ces transformations justifient une réflexion et une réorientation de nos armées. La représentation nationale doit les piloter.

Le député LFI Aurélien Saintoul interrogeait à la tribune de l’Assemblée en avril : à quelle stratégie industrielle est adossé ce budget militaire ? L’affaiblissement du tissu industriel pose la question de notre dépendance. C’est d’ailleurs aussi le pari de Donald Trump : les États-Unis, premier producteur mondial d’armes et de munitions, tireront bénéfice d’une augmentation des budgets de défense. Pis, pour certaines armes (notamment les avions), Washington peut en limiter l’usage et conserve le contrôle de toute la chaîne d’éléments indispensables à leur fonctionnement : maintenance, pièces détachées, logiciels, mises à jour ou données de ciblage.

Enfin, il y a  l’enjeu européen : après l’échec du SCAF, l’avion de combat lancé en 2017 par Emmanuel Macron et Angela Merkel, le char européen MGCS pourrait-il subir le même sort, comme l’avait annoncé le chancelier ? Cet échec met en lumière les divergences de stratégies militaires entre une puissance nucléaire comme la France et une puissance continentale comme l’Allemagne. Cerise sur le gâteau des impensés et des non-dits : que devient une stratégie de défense européenne quand les vents de l’extrême droite progressent partout sur le Vieux Continent ?

On est ok pour un débat sur la défense nationale. Mais un vrai. En attendant, ce chèque en blanc n’a aucun sens. Ou plutôt si : il nous empêche de faire face à la bombe climatique qui advient.

Loïc Le Clerc

site REGARDS

https://regards.fr

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Le Parlement européen crache une sombre morve!

 

Le Parlement européen crache une sombre morve

 

Au cours de sa session de Strasbourg, cette semaine, la majorité fusionnelle des droites et des extrêmes droites de l’assemblée européenne a voté des textes bien éloignés des prétendues « valeurs européennes », de la souveraineté des pays et des peuples, des conventions internationales.

Sombre semaine ! le parlement européen entérine un accord de soumission au capital nord-américain, vote un texte abject contre les droits des migrants, et relance les manipulations génétiques sur les plantes en vue d’aller toujours plus loin dans le brevetage du vivant. Par contre, dans l’enceinte européenne, toujours aucun geste envers les Palestiniens violentés, massacrés, volés, occupés, emprisonnés. Aucune discussion sur l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne.

– À l’instant même où le président Trump menaçait d’imposer des tarifs douaniers de 100 % sur le vin français, la majorité du Parlement européen votait les fameux « accords » négociés par Mme von der Leyen sur le green de golf de M. Trump en Écosse.

L’Union européenne accepte donc de supprimer ses droits de douane sur la plupart des produits agricoles et industriels en provenance des États-Unis et se verra imposer une taxe de 15 % sur ses exportations vers les États-Unis. Le plus incroyable est que les défenseurs du texte ont argué de la nécessité de rassurer « les ménages et les entreprises » qui n’auraient ainsi pas à souffrir d’une escalade tarifaire avec les États-Unis. Au nom de ce sinistre mensonge, l’Europe cède à une considérable extorsion de fonds sur les ménages et les secteurs économiques européens.

Le second forfait concerne un règlement scélérat imposé aux États visant l’expulsion des migrants déboutés du droit d’asile. Celui-ci permet à chaque pays de conclure des accords pour éjecter des migrants venus en Europe pour les parquer dans des centres de rétention en dehors de l’Union européenne. Les initiateurs de cet insupportable méfait ont trouvé un nom bien marketé pour leur sale opération : « hubs de retour ». Ces pays n’auront aucun rapport avec le lieu d’origine de la personne migrante. Celle-ci n’aura aucune garantie de traitement humain, respectueux des conventions internationales. Le Rwanda, l’Ouganda, le Kazakhstan, le Ghana, l’Égypte, l’Ouzbékistan, le Sénégal, la Tunisie n’ont pas une réputation de terres d’asile, havre d’humanisme. Voici donc le modèle de la protofasciste G. Meloni, présidente du Conseil italien, copié par les institutions européennes. Cela fait déjà des mois qu’elle a fait construire des « camps de rétention » en Albanie. La presse de droite s’est félicitée que ce vote ait été l’occasion pour le chef de file des députés de droite français F-X. Bellamy de nouer un pacte avec Bardella et son groupe.

Le troisième texte diabolique est un revirement. Jusque là l’assemblée parlementaire avait refusé de voter en faveur des « nouvelles techniques génomiques » (NGT). Elle vient de le faire mardi 16 juin, sous la pression des firmes semencières et de l’agrochimie. Alors que les organismes génétiquement modifiés(OGM) étaient jusque-là encadrés au sein de l’Union européenne, le Parlement européen vient donc de décider de permettre la modification du génome d’une plante à la demande des firmes comme Bayer, Corteva, Syngenta, BASF et de quelques start-up à l’affût d’accumulation de capitaux. Ces multinationales pourront commercialiser des plantes ayant subi moins de vingt modifications génétiques sans aucune obligation d’étiquetage et de traçabilité. Les risques de contamination générale des cultures sont grands, alors que les firmes pourront instaurer un régime de brevet sur les plantes qu’elles obtiendront par NGT. Quelques firmes vont donc pouvoir privatiser le vivant et faire main basse sur la souveraineté alimentaire contre les paysans et l’ensemble des citoyens. Les droites, extrême droite et extrême centre, ont voté ensemble ce texte. Un mouvement citoyen d’ampleur pourrait faire annuler ces décisions donnant le champ libre aux grandes firmes de l’agrochimie et des semences.

Oui, sombre semaine au Parlement européen.

Un conseil : occupons-nous des politiques européennes pour sortir de la soumission à Trump et aux grandes firmes capitalistes et pour faire prévaloir le droit international et les droits humains.

Le 19 juin 2026

 

Patrick LE HYARIC 
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UNE CANICULE JAMAIS VUE AVANT MÊME LE DÉBUT DE L’ÉTÉ : QUI AURAIT PU PRÉDIRE ?

UNE CANICULE JAMAIS VUE AVANT MÊME LE DÉBUT DE L’ÉTÉ : QUI AURAIT PU PRÉDIRE ?

«Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires encore cet été dans notre pays ?» C’était la question faussement débile et réellement provocatrice prononcée par Emmanuel Macron le 31 décembre 2022, lors de son discours de fin d’année, après une vague d’incendies sans précédent.

Nous sommes trois ans et demi plus tard. Nous entrons, avant même le début officiel de l’été, dans la deuxième vague de canicule de l’année. Certaines prévisions anticipent des pics de température jusqu’à 45°C dans le Sud Ouest, et un thermomètre au dessus de 40°C sur la majeure partie du pays. Des records absolus, inédits dans les annales météorologiques, risquent d’être battus, avec la journée de lundi qui pourrait compter parmi les plus chaudes jamais observées en France. L’anomalie thermique moyenne des 7 prochains jours pourrait atteindre 9°C de plus que les normales de saison.

Pire encore, ces chaleurs extrêmes risquent de durer plusieurs jours d’affilée, sans doute au-delà d’une semaine avec des températures au dessus de 30°C. C’est donc un événement qui aura des conséquences catastrophiques pour la vie animale et végétale. La terre et les plantes vont sécher, les animaux souffrir, et le risque d’incendies sera très élevé.

Alors que nous n’avons quasiment pas connu un seul été sans canicule depuis 10 ans, aucun protocole de protection n’est mis en place pour les enfants dans les écoles, pour les nouveaux nés, pour les personnes âgées, pour les travailleurs manuels. Les boulangers, travailleurs du BTP, restaurateurs, ouvriers en usines et dans les entrepôts risquent tout simplement leur vie ces prochains jours s’ils vont travailler. Lors de la précédente vague de chaleur il y a trois semaines, Daniel, 19 ans, est décédé dans la Drôme après avoir travaillé pendant des heures sur un toit, alors qu’il faisait 31°C à l’ombre. Ces prochains jours, il fera 10°C de plus. À combien de morts doit-on s’attendre ?

Et les millions d’habitant·es vivant dans des tours de béton, dont les appartements se transforment en fours et dont la température peine à retomber la nuit ? Oublié·es aussi.

La chaleur prévue par les météorologues pourrait être plus élevée que la grande canicule de 2003, celle qui avait choqué le pays. Un décompte de l’Inserm avait calculé une surmortalité de 19.490 personnes en France cet été là, et 70.000 en Europe. Des corps avaient du être entreposés dans des chambres froides du marché de Rungis, et les hôpitaux avaient été saturés. En 2003, la canicule avait eu lieu en août, et pas dès le mois de juin. Nous sommes 23 ans plus tard, et rien n’a été fait. Alors, «qui aurait pu prédire» ? Tout le monde.

Dès 1972, le Rapport Meadows du Club de Rome alerte sur la croissance, l’épuisement des ressources et la pollution.
– À partir des années 1970, des Sommets de la Terre sont organisées par l’ONU et réunissent les dirigeants du monde entier pour parler du réchauffement climatique et de la biodiversité.
– En 1979, le scientifique Haroun Tazieff parle à la télévision d’un «effet de serre général avec un réchauffement de 2 ou 3 degrés de la température de l’atmosphère».
– En 1990 le GIEC, groupe de scientifiques du monde entier, publie son premier Rapport d’évaluation sur le réchauffement climatique. 6 rapports sont parus à ce jour.
– Depuis 1995 des COP sont organisées chaque année, et réunissent les dirigeants mondiaux pour parler du climat. Il y en a donc eu 31. Sans résultat.
– En 2002, lors d’un Sommet de la Terre, Jacques Chirac déclare : «Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Le changement climatique nous menace d’une tragédie planétaire. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas !»
– En 2018 Macron fanfaronne devant le congrès américain : «Make our planet great again».
– En février 2022, le GIEC écrivait qu’il était encore possible de s’adapter au changement climatique «à condition que le réchauffement climatique soit limité à 1,5 ou 2°C».
– En 2023 le ministre de la transition écologique, Christophe Béchu, déclare qu’il faut «se préparer au pire», c’est-à-dire «préparer notre pays à quatre degrés» de réchauffement, «ça veut dire anticiper beaucoup de changements».

Tout le monde sait depuis plus de 50 ans. Et nos dirigeants ont laissé faire. Pire, ils ont accéléré la fuite en avant. La firme française Total, soutenue par l’État français, poursuit sa recherche de pétrole et ses projets de pipelines, tout en recevant 400 millions d’euros d’aides publiques.

Les 65 plus grosses banques mondiales ont accordé 750 milliards d’euros de financement aux entreprises du pétrole, du gaz et du charbon en 2024, contre 612 milliards d’euros en 2023, et plus encore l’an dernier.

Tout le monde pouvait prédire, mais il sera bientôt trop tard pour se soulever.

Par Guy CALMES …

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Trump à Versailles : beaucoup de dorures, peu de victoire!

 

Trump à Versailles : beaucoup de dorures, peu de victoire

Hier, Donald Trump était reçu à Versailles avec tous les honneurs.

Galerie des Glaces, palais du Roi Soleil, protocole impeccable, caméras du monde entier : la mise en scène était grandiose. C’est également hier qu’a été annoncé l’accord conclu avec l’Iran.

Et c’est précisément ce contraste qui m’interpelle.
Car derrière les dorures de Versailles et les déclarations triomphales, que reste-t-il réellement de cette séquence ?
Un accord présenté comme historique mais qui ressemble davantage à un armistice qu’à une paix durable. Des milliers de morts, une région toujours aussi instable, une économie mondiale secouée par les tensions énergétiques, un droit international et un droit maritime une nouvelle fois malmenés.

Et surtout un constat difficile à contourner : aucun des objectifs spectaculaires annoncés au début du conflit ne semble avoir été atteint.

Le régime iranien est toujours là. Ses dirigeants sont toujours là. Le pays est toujours là. Et l’équilibre régional demeure profondément fragile.

À voir les images de Versailles, j’ai parfois eu le sentiment d’assister à une cérémonie de victoire dont la victoire elle-même restait à démontrer.

Je repense alors à cette première rencontre entre Trump et Macron. Cette poignée de main interminable devant les caméras du monde entier. Cette démonstration de force soigneusement mise en scène. Cette manière très trumpienne de vouloir montrer qui était le patron.

Depuis, les épisodes de mépris, les petites humiliations publiques, les provocations et les remarques désobligeantes se sont multipliés. On peut apprécier ou non Emmanuel Macron. Là n’est pas la question. Lorsqu’un président français est publiquement rabaissé, c’est aussi l’image de la France qui est atteinte.
Mais au fond, Trump n’est pas le véritable sujet. Le véritable sujet, c’est nous.
Car lorsque l’on regarde froidement le résultat de cette guerre, une question s’impose : tout cela pour quoi ?
Des milliers de morts, des populations civiles plongées dans l’angoisse, une région davantage déstabilisée. Et à l’arrivée ?
Le régime des mollahs n’a pas disparu. Certains observateurs considèrent même qu’il pourrait sortir politiquement renforcé de cette épreuve. Israël demeure engagé dans une logique d’affrontement permanent avec son environnement régional. L’économie mondiale a subi de nouvelles secousses liées aux tensions énergétiques. Le droit international et la liberté de circulation maritime ont été une nouvelle fois malmenés. Et les États-Unis, après l’Afghanistan, ont donné l’image d’une puissance immense sur le plan militaire mais incapable d’imposer durablement un règlement politique conforme à ses objectifs initiaux.

Trump peut bien bomber le torse, multiplier les déclarations triomphales et se présenter comme l’artisan de la paix.

Chacun jugera. Mais il est difficile de parler de victoire lorsque les objectifs proclamés au départ n’ont pas été atteints.
Quant à Benjamin Netanyahou, qui a déjà laissé entendre que cet accord ne l’engageait pas pleinement, il conserve certes une supériorité militaire incontestable au Liban, à Gaza ou en Cisjordanie. Mais cette stratégie ressemble de plus en plus à une fuite en avant.

À court terme, elle produit des résultats militaires. À long terme, elle risque d’accentuer l’isolement diplomatique d’Israël. Or aucune nation, même la plus puissante militairement, ne peut durablement vivre contre une partie croissante de l’opinion mondiale et contre un nombre grandissant de partenaires internationaux.

Et c’est précisément ce qui me conduit à une réflexion plus large.

Dans un an à peine, les Français auront à choisir leur prochain président de la République puis les députés qui composeront la future majorité parlementaire. Et une question me paraît essentielle : qui est aujourd’hui capable de représenter la France dans le monde qui vient ?
Qui possède la stature, l’expérience, la culture politique, le sang-froid et la solidité nécessaires pour dialoguer d’égal à égal avec les dirigeants des grandes puissances ?
Mais la question ne s’arrête pas à l’élection présidentielle.

Dans le cadre actuel de la Cinquième République, aucun président ne gouverne seul. Derrière la fonction présidentielle, il y a aussi une majorité parlementaire capable – ou incapable – de traduire une vision en actes.
La question est donc double : qui peut incarner la France dans le monde qui vient ? Et quelle majorité politique sera capable de soutenir cette orientation, de voter les réformes nécessaires, de défendre les intérêts du pays et de préparer les transformations démocratiques dont notre République a besoin ?

Pour ma part, je reste convaincu que l’avenir passe par une majorité issue de la gauche de rupture, une gauche à la fois républicaine, sociale, écologique et profondément démocratique. Une gauche capable de répondre aux urgences sociales sans céder au libéralisme économique qui a largement montré ses limites. Une gauche capable de défendre la souveraineté populaire sans sombrer dans le nationalisme. Une gauche capable de porter une ambition européenne sans accepter la soumission aux logiques du marché.
Et surtout une gauche capable d’engager, le plus rapidement possible, la transition vers une Sixième République.

Car beaucoup des blocages que nous connaissons aujourd’hui trouvent leur origine dans l’épuisement progressif des institutions de la Cinquième République : concentration excessive du pouvoir, présidentialisation permanente de la vie politique, affaiblissement du Parlement, sentiment d’éloignement entre les citoyens et leurs représentants.
La France a besoin d’une présidence forte face aux puissances étrangères. Mais elle a tout autant besoin d’une démocratie plus forte face à elle-même.

C’est pourquoi la question de 2027 ne se résume pas au choix d’un président.

Elle pose également celle de la majorité politique qui l’accompagnera et du projet démocratique qu’elle portera pour le pays.
Le monde est en train de changer.

Les rapports de force reviennent au premier plan. Les tensions géopolitiques s’accumulent. Face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie, à la Turquie, à l’Inde et aux nouvelles puissances émergentes, la France ne peut pas se contenter d’avoir un bon gestionnaire ou un excellent communicant. Elle a besoin d’une voix forte, respectée et crédible.
Et je vais peut-être en froisser quelques-uns, mais tant pis.

Le prochain président ou la prochaine présidente de la République ne pourra pas être un simple gestionnaire, ni une personnalité effacée, ni un tapis sur lequel les grandes puissances du monde viendraient s’essuyer les pieds. La fonction exige du caractère, de l’épaisseur politique, une vision et une capacité à tenir tête lorsque les intérêts de la France sont en jeu.
C’est précisément pour cette raison que je regarde avec beaucoup de scepticisme un certain nombre de candidatures qui pourraient émerger dans les mois à venir.

D’abord celles qui s’inscrivent clairement dans la continuité du macronisme. Qu’il s’agisse de Gabriel Attal, de Bruno Le Maire ou d’autres figures issues du pouvoir actuel, je ne vois là qu’une promesse de continuité. Changer les visages pour ne rien changer au fond. Poursuivre, sous une autre forme, une politique dont les résultats économiques, sociaux, démocratiques et écologiques sont aujourd’hui largement contestés.

Viennent ensuite les représentants d’une social-démocratie ou d’un centre gauche qui, selon moi, n’ont toujours pas tiré toutes les leçons des trente dernières années. Qu’il s’agisse de François Hollande, d’Olivier Faure, de Raphaël Glucksmann, de Carole Delga ou de Bernard Cazeneuve, je ne retrouve pas dans leurs propositions la rupture politique, économique et institutionnelle que j’estime désormais nécessaire.

Et puis il y a l’extrême droite. Là, la question est différente. Concernant Jordan Bardella, mon inquiétude n’est pas d’abord celle de la continuité, mais celle du projet lui-même.

Je vois un responsable politique dont l’image occupe souvent davantage l’espace que l’expérience des responsabilités exécutives. Mais surtout, je ne peux dissocier sa candidature de l’idéologie portée par le Rassemblement national, une idéologie que je combats depuis toujours et que je considère profondément dangereuse pour notre République.

Pour des raisons différentes, aucune de ces options ne me paraît aujourd’hui répondre aux défis considérables qui attendent notre pays.

La France mérite mieux qu’un duel entre des gestionnaires sans souffle et des marchands de colère. Elle mérite une personnalité capable de rassembler, de comprendre la complexité du monde et de défendre les intérêts du pays avec fermeté, sans céder ni à la soumission ni aux passions identitaires.

Attention : je ne parle pas d’autoritarisme. Je ne parle pas de chercher un Trump français. Je ne parle pas davantage d’un chef providentiel. Je parle d’une personnalité capable de défendre les intérêts de notre pays sans agressivité inutile mais sans faiblesse non plus.
Regardons le Canada. Son dirigeant n’est ni un dictateur ni un va-t-en-guerre. Pourtant, lorsqu’il s’agit de répondre à Donald Trump, il sait le faire avec fermeté, calme et détermination.

C’est peut-être cela que nous devrions rechercher : un homme ou une femme capable de dialoguer avec les grandes puissances sans se coucher devant elles, quelqu’un qui sache négocier quand c’est nécessaire, résister quand c’est indispensable et rappeler que la France n’est pas une puissance secondaire condamnée à commenter l’histoire écrite par les autres.

Parce que le monde qui se dessine sera probablement plus dur, plus instable et plus dangereux que celui que nous avons connu.
Et dans ce concert géostratégique où chacun cherche à faire entendre sa partition, la France aura besoin d’une voix claire, d’une voix qui ne tremble pas, d’une voix respectée et d’une voix digne de ce que notre pays représente encore dans le monde.
💬 Et vous, quelle personnalité et quelle majorité parlementaire vous paraissent aujourd’hui capables de porter ce projet de transformation démocratique, sociale et républicaine tout en défendant la place de la France dans le monde ?

🎵 La chanson du jour : Résiste – France Gall. « Résiste, prouve que tu existes…”

👉 Rejoignez le groupe Pour un front républicain seynois et participez au débat citoyen.

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Par Guy CALMES ..

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COLÈRES RÉELLES, PEURS ENTRETENUES : LE GRAND TOUR DE PASSE-PASSE DU RN

 

COLÈRES RÉELLES, PEURS ENTRETENUES : LE GRAND TOUR DE PASSE-PASSE DU RN

Il faut commencer par une évidence : toutes les colères sur lesquelles prospère le Rassemblement national ne sont pas imaginaires. Beaucoup sont réelles, profondes et parfaitement légitimes.

La colère de celles et ceux qui voient leur pouvoir d’achat reculer alors que les grandes fortunes continuent de prospérer. La colère des habitants de territoires abandonnés, confrontés à la fermeture des services publics, à la disparition des commerces de proximité ou à l’éloignement des soins. La colère des familles qui peinent à se loger, des salariés qui travaillent dur sans parvenir à vivre dignement de leur travail, des retraités qui voient chaque année leur budget se réduire. La colère aussi face à l’insécurité, aux trafics, aux violences et aux incivilités qui dégradent la vie quotidienne de nombreux Français.

Toutes ces colères existent. Les nier serait une faute.

Mais reconnaître ces difficultés ne signifie pas accepter les fausses solutions qui sont proposées.
Car la méthode du RN est toujours la même : prendre un problème complexe, désigner un coupable facile, puis prétendre que tout ira mieux une fois ce coupable écarté.

Le pouvoir d’achat ? Ce serait l’immigration. La crise des services publics ? Encore l’immigration. Le logement ? L’immigration. L’hôpital ? L’immigration. Les difficultés de l’école ? Toujours l’immigration.
Comme si des décennies de désindustrialisation, de dérégulation économique, de concentration des richesses, de recul des services publics ou d’abandon de certains territoires pouvaient s’expliquer par une seule et même cause.
La réalité est beaucoup moins simple.

On ne créera pas davantage de médecins en désignant des boucs émissaires. On ne construira pas davantage de logements en opposant les pauvres entre eux. On ne réduira pas les inégalités en détournant le regard des véritables mécanismes qui concentrent les richesses au sommet. On ne restaurera pas la sécurité sans une police mieux dotée, une justice disposant enfin des moyens nécessaires et une politique de prévention digne de ce nom.

Le RN prospère également sur des peurs parfois légitimes, parfois largement entretenues.
La peur du déclassement social. La peur de voir ses enfants vivre moins bien que soi. La peur de perdre son emploi. La peur du changement. La peur de l’insécurité culturelle. La peur du chaos politique.

Mais au lieu de rassembler les Français pour affronter ces défis, il préfère les opposer les uns aux autres : Français contre étrangers, salariés contre allocataires, habitants des centres-villes contre habitants des quartiers populaires, fonctionnaires contre travailleurs du privé.
Pendant que les plus fragiles se disputent les miettes, les véritables gagnants du système continuent tranquillement leurs affaires.
Et c’est peut-être là le plus grand paradoxe.

Car ceux qui prétendent parler au nom du peuple ne sont jamais très loin des affaires politico-financières qui ont régulièrement accompagné l’histoire de leur mouvement. Ceux qui dénoncent les privilèges des autres se montrent souvent beaucoup plus discrets lorsqu’il s’agit de l’utilisation de l’argent public ou des avantages procurés par le pouvoir.
Mais leur dernière escroquerie est peut-être moins financière que morale.
D’un côté, ils prétendent représenter les ouvriers, les employés, les retraités modestes et les oubliés de la mondialisation.
De l’autre, ils cherchent à nous vendre une sorte de roman people permanent où l’on devrait s’enthousiasmer pour les aventures sentimentales d’un petit parvenu politique façonné par les plateaux de télévision et d’une influenceuse issue de l’aristocratie européenne dont la principale activité semble consister à exposer son train de vie sur les réseaux sociaux.
Le contraste est saisissant.

Pendant que des millions de Français s’interrogent sur leur avenir, leur retraite, leur logement ou celui de leurs enfants, certains voudraient nous distraire avec un conte de fées mondain digne de la presse people.
La France mérite mieux qu’un feuilleton.
Elle mérite un projet.
Un projet qui traite les causes plutôt que de désigner des coupables. Un projet qui rassemble plutôt qu’il ne divise. Un projet qui protège réellement les plus fragiles au lieu d’exploiter leurs inquiétudes.
Parce qu’au fond, le RN ne résout pas les problèmes : il les utilise.

Et pendant qu’on regarde le doigt qui accuse, on oublie souvent la main qui fait les poches.

📌 Rejoignez le groupe Facebook “Pour un front républicain seynois” :

https://www.facebook.com/groups/frontrepublicainseynois

🎵 La chanson du jour : Tout va très bien, Madame la Marquise de Ray Ventura

💬 Phrase du jour :
“Une République forte n’a pas besoin de désigner des ennemis intérieurs ; elle a besoin de réduire les injustices qui fragilisent ses citoyens.”

🤝 Parce que la colère mérite mieux que des boucs émissaires. Parce que la peur mérite mieux que des marchands d’illusions. Parce que la France mérite mieux que des divisions entretenues à des fins électorales.

 

par guy CALMES 

#FrontRépublicain #JusticeSociale #Démocratie #CitoyennetéActive #SolidaritéRépublicaine #RésistanceDémocratique

 

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Raphaël Glucksmann : le retour de la gauche qui a déjà échoué…

 

 

Raphaël Glucksmann : le retour de la gauche qui a déjà échoué…

Depuis quelques semaines, certains présentent Raphaël Glucksmann comme le renouveau de la gauche française. Pourtant, à observer ses soutiens, son discours et son projet, il apparaît davantage comme l’héritier d’une social-démocratie qui a déjà gouverné la France que comme le représentant d’une véritable gauche de transformation.
Son premier grand meeting présidentiel en est une illustration frappante.

On y retrouvait de nombreux anciens responsables du Parti socialiste, plusieurs figures du hollandisme et des personnalités issues du macronisme en rupture avec Emmanuel Macron.

Difficile d’y voir une rupture. Plus facile d’y reconnaître la tentative de reconstituer ce que certains appellent encore une « gauche de gouvernement ».

Le problème est que cette gauche a déjà exercé le pouvoir. Et les résultats sont connus.
François Hollande est le seul président de la Ve République à avoir renoncé à se représenter pour un second mandat. Non parce qu’il l’avait librement choisi, mais parce que sa popularité s’était effondrée à un niveau jamais atteint par un président sortant. Son propre camp doutait de ses chances de qualification au second tour.

Ce renoncement n’est pas un détail de l’histoire politique française. Il symbolise la rupture profonde qui s’est produite entre une partie du peuple de gauche et une social-démocratie qui avait promis de s’attaquer à la finance avant d’accompagner des politiques largement inspirées par les logiques libérales : Pacte de responsabilité, CICE, loi Travail, reculades écologiques, sentiment d’abandon des catégories populaires et des territoires.
Aujourd’hui, Raphaël Glucksmann critique le libre-échange généralisé, les délocalisations et certains excès de la mondialisation.

Mais ces discours rappellent étrangement ceux que l’on entendait déjà il y a quinze ans. Comme François Hollande avant lui, il dénonce certaines conséquences du système sans réellement remettre en cause ses fondements.

La différence est là.

La gauche de rupture considère que les inégalités ne sont pas un accident de parcours mais le résultat logique d’un système économique organisé autour de la concentration des richesses, de la concurrence généralisée et de la domination de la finance sur les choix politiques.

Elle défend une transformation profonde de la fiscalité, du partage des richesses, du fonctionnement de l’Union européenne, de la place des services publics et du rapport entre le capital et le travail.

Or ces questions apparaissent étonnamment secondaires dans le projet porté par Raphaël Glucksmann. Les enjeux liés à la taxation des grandes fortunes, aux héritages, à la réduction des inégalités patrimoniales ou encore à la remise en cause du pouvoir des marchés financiers restent largement absents ou relégués au second plan.
Même sur les questions internationales, certains silences interrogent.

Lors de ce meeting consacré en partie aux risques de guerre et aux enjeux géopolitiques, pas un mot ou presque sur la Palestine, pourtant au cœur de l’actualité mondiale et des préoccupations d’une grande partie de la gauche.
Personne ne conteste que Raphaël Glucksmann soit un homme de gauche. La question est plutôt de savoir quelle gauche il représente.

Pour beaucoup, il ne s’agit pas d’une gauche de rupture mais d’une tentative de reconstruction de la social-démocratie telle qu’elle existait avant l’effondrement du quinquennat Hollande : une gauche qui corrige les excès du marché sans remettre en cause les mécanismes qui les produisent.

Or la situation sociale, écologique et démocratique du pays exige davantage qu’une simple alternance de gestion.
La France n’a pas besoin d’un nouveau François Hollande plus jeune, plus médiatique ou plus européen. Elle a besoin d’un projet capable de s’attaquer aux causes profondes des fractures qui traversent notre société.
La rupture n’est pas une posture.

C’est la volonté de changer les règles du jeu plutôt que d’administrer celles qui nous ont conduits dans l’impasse actuelle.

📌 Pour poursuivre ces échanges et construire une alternative républicaine, sociale, écologique et démocratique à La Seyne-sur-Mer et au-delà, rejoignez le groupe Facebook “Pour un front républicain seynois”.

 

🎵 La chanson du jour : Ils ont partagé le monde – Tiken Ja Fakoly.

Une chanson qui rappelle que les rapports de domination économique et politique ne sont jamais le fruit du hasard, mais de choix bien réels.

💬 Question du jour : La gauche peut-elle retrouver la confiance populaire en revenant aux recettes de la social-démocratie des années 2000-2010, ou doit-elle inventer un autre chemin ?

#Gauche #JusticeSociale #République #Démocratie #FrontRépublicainSeynois

Par Guy CALMES avec l’accord de christian barlo 

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La justice OUI mais avec juste des grands moyens et surtout pas Abandonnée ou version Boucs émissaires!

Je dois vous faire un aveu. Lorsque je publie une caricature de Jordan Bardella, de Marine Le Pen, d’Emmanuel Macron ou d’une autre personnalité politique, les réactions affluent. Les commentaires se multiplient. Les partages aussi.

Lorsque je parle de la Justice, de ses difficultés, de ses moyens insuffisants ou de ses dysfonctionnements, l’écho est déjà plus discret.
Mais lorsque le sujet concerne les enfants victimes d’inceste, de viols ou d’agressions sexuelles, lorsque des professionnels viennent expliquer devant une commission parlementaire que des enquêtes prennent des mois, parfois des années, que des enfants attendent, que des familles s’effondrent, alors le silence devient presque assourdissant.

Et cela m’interroge.

Je continuerai à dénoncer les dérives, les incohérences ou les fautes du personnel politique. C’est nécessaire. Les élus exercent le pouvoir ; ils doivent rendre des comptes. Mais à quoi sert de commenter avec passion les joutes politiques quotidiennes si nous détournons le regard lorsque sont évoqués des sujets aussi fondamentaux que la protection des enfants ?

Ces derniers jours, j’ai écouté l’audition de l’avocat marseillais Michel Amas devant la commission d’enquête parlementaire sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses commises contre les enfants.

Ce que j’y ai entendu n’était ni une querelle partisane, ni un débat idéologique, ni une bataille électorale. C’était le récit d’enfants qui parlent et qui attendent. Le récit de procédures qui s’enlisent. Le récit d’institutions débordées. Le récit d’une société qui affirme que les enfants sont sa priorité mais qui peine encore à leur apporter la protection qu’ils sont en droit d’attendre.

Maître Michel Amas ne dit pas seulement que la Justice dysfonctionne. Il dit quelque chose de plus terrible : les lois existent déjà. Les dispositifs existent. Les procédures existent. Ce qui manque, ce sont les moyens humains pour les faire vivre.

Il manque des juges. Il manque des greffiers. Il manque des enquêteurs spécialisés. Il manque des policiers formés à l’écoute de la parole des enfants. Il manque des salles adaptées. Il manque du temps. Il manque de la coordination. Il manque cette attention concrète qui transforme une promesse républicaine en protection réelle.

On peut toujours inaugurer des palais de justice. C’est beau, un palais. Cela se photographie bien. Cela alimente les discours officiels. Mais un palais sans personnels suffisants n’est qu’une façade derrière laquelle s’accumulent les dossiers et les retards.
Et pendant ce temps, des enfants attendent.

Certains attendent des mois avant d’être entendus. Certains voient leur parole fragilisée par la lenteur même de la procédure. Certains sont ballotés entre enquête pénale, protection de l’enfance, expertises et placements. Certains voient même le parent qui tente de les protéger devenir à son tour objet de suspicion.

Alors on ajoute de la douleur à la douleur. On ajoute du soupçon au traumatisme. On ajoute de l’administration à l’effondrement.
Il ne s’agit pas ici d’accuser indistinctement les magistrats, les policiers, les greffiers, les éducateurs, les avocats ou les travailleurs sociaux. Beaucoup accomplissent leur mission avec courage et dévouement malgré des conditions devenues indignes de l’importance de leur tâche.

Mais justement : que dit une République lorsqu’elle demande à ses serviteurs de protéger les enfants sans leur donner les moyens suffisants de le faire ? Que dit une société lorsqu’elle proclame que l’inceste est un crime abominable mais laisse les procédures s’étirer jusqu’à l’épuisement des victimes ? Que vaut notre indignation si elle ne survit pas au-delà d’un fait divers, d’un discours ministériel ou d’une séquence médiatique ?

La protection de l’enfance ne devrait pas être un sujet secondaire. Elle devrait être un test moral. Un test politique. Un test démocratique.
Car une société ne se juge pas seulement à la fermeté de ses discours ou à la solennité de ses cérémonies. Elle se juge à la manière dont elle protège ceux qui ne peuvent pas se défendre seuls.

Un enfant qui parle devrait être immédiatement entendu. Un enfant qui révèle un inceste, un viol ou une agression sexuelle ne devrait jamais avoir à traverser un labyrinthe institutionnel pour espérer être cru, protégé et accompagné.

Alors oui, je continuerai sans doute à publier des caricatures politiques. Il faut parfois mettre des visages sur les responsabilités. Mais aujourd’hui, je voudrais que nous regardions ailleurs. Pas vers ceux qui occupent les plateaux de télévision. Pas vers ceux qui monopolisent les réseaux sociaux.

Pas vers ceux qui vivent de la polémique permanente. Je voudrais que nous regardions vers ceux que l’on n’entend presque jamais : les enfants qui parlent trop bas pour les algorithmes, les enfants dont les dossiers ne font pas exploser les compteurs, les enfants dont la souffrance ne produit ni buzz, ni punchline, ni petite phrase. Ils ne demandent ni compassion de façade, ni émotion passagère.

Ils demandent simplement une Justice qui fonctionne. Et dans une démocratie digne de ce nom, ce n’est pas une exigence excessive. C’est le minimum.

Source : audition de Maître Michel Amas, avocat au barreau de Marseille, devant la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses commises contre les enfants, 8 avril 2026.
Compte rendu officiel :

https://www.assemblee-nationale.fr/…/CRCANR5L17S2026PO8…