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De nouveaux mauvais coup par le COUPLE ATTAL/MACRON !

KAK_Attal Education Ministre des classes moyennes_web

 

Objet : Lu dans L’HUMANITÉ, Les chômeurs dans la pauvreté et Qui sont « les manifestants du lundi » ?  (2 articles)

Allocation de solidarité spécifique : comment le gouvernement va plonger les chômeurs dans la pauvreté….

En s’attaquant à l’allocation de solidarité spécifique, le filet de sécurité destiné aux chômeurs en fin de droits, pour la remplacer par le revenu de solidarité active, l’exécutif poursuit sa politique délibérée de précarisation des chômeurs et de démantèlement de l’assurance-chômage. Leur horizon : le contre-modèle allemand.

Selon les derniers chiffres de la Drees, le service statistique ministériel, datant de fin 2022, 322 000 personnes sont bénéficiaires de l’ASS, une allocation créée en 1984 et destinée à des privés d’emploi ayant épuisé leurs droits au régime d’assurance-chômage (dix-huit mois d’indemnisation au maximum pour les moins de 53 ans).

© Bruno Levesque / IP3 Paris

On peut reprocher beaucoup de choses à Emmanuel Macron, mais pas de manquer de constance :

Après avoir entamé son premier quinquennat en expliquant aux chômeurs qu’ils n’avaient qu’à « traverser la rue » pour retrouver du boulot et poursuivi en menant les réformes les plus régressives de l’histoire de l’assurance-chômage, le voici qui relance son second mandat en rouvrant le chantier de démolition.

Lors de son discours de politique générale du 30 janvier, le premier ministre Gabriel Attal a annoncé qu’il comptait supprimer l’allocation de solidarité spécifique (ASS), filet de sécurité destiné aux chômeurs en fin de droits, pour la remplacer par le revenu de solidarité active (RSA).

Vu de loin, cette mesure peut paraître purement technique. Il n’en est rien : les quelques phrases prononcées à l’Assemblée nationale par le premier ministre, assorties du couplet de rigueur sur la nécessité de « chercher un modèle social plus efficace et moins coûteux », ont dû faire trembler environ 322 000 personnes.

L’allocation de solidarité spécifique, c’est 18 euros par jour, soit environ 540 euros par mois….

Selon les derniers chiffres de la Drees (le service statistique ministériel), datant de fin 2022, c’est le nombre de bénéficiaires de l’ASS, une allocation créée en 1984 et destinée à des privés d’emploi ayant épuisé leurs droits au régime d’assurance-chômage (dix-huit mois d’indemnisation au maximum pour les moins de 53 ans). Le montant de l’ASS n’a rien de somptuaire : 18 euros par jour, soit environ 540 euros par mois ; 58 % des bénéficiaires ont 50 ans et plus. « Les chômeurs de longue durée qui perçoivent l’ASS sont souvent des seniors, confirme la sociologue Claire Vivès. Le gouvernement part d’un problème réel (le chômage des plus de 50 ans), mais rend les personnes qui le subissent responsables de leur situation, plutôt que de remettre en cause, par exemple, le comportement des employeurs. »

Le basculement programmé de ces personnes au RSA risque de faire des dégâts pour au moins deux raisons. La première, c’est que les personnes à l’ASS cotisent automatiquement pour leur retraite, contrairement aux bénéficiaires du RSA. La seconde, c’est qu’il est plus facile pour une personne en couple de percevoir l’ASS, même si son conjoint travaille. Pour le dire autrement, un chômeur vivant avec une personne payée au Smic peut toucher l’ASS, mais n’aura pas le droit au RSA si l’ASS vient à être supprimée. Selon les calculs de l’économiste Michaël Zemmour, la décision de Gabriel Attal pourrait faire perdre entre 100 et 150 euros par mois à un ménage dont un des conjoints travaille au Smic, soit 5 à 10 % de ses revenus.

Chômage : le gouvernement charge les seniors pour justifier son échec

Au fond, cette décision s’inscrit dans le droit-fil de la politique macroniste de démantèlement de l’assurance-chômage menée tambour battant depuis 2017. Cette politique s’appuie à la fois sur un présupposé idéologique (le mythe du chômage « volontaire » ), un objectif financier de réduction de la dépense publique et un mot d’ordre implicite, selon lequel un travailleur précaire vaut mieux qu’un chômeur indemnisé. « Il s’agit de rendre la situation des salariés plus enviable que celles des chômeurs, mais sans augmenter les salariés, résume la sociologue Claire Vivès. Ce qui revient en fait à dégrader les conditions de vie des chômeurs, tout en mobilisant un discours glorifiant la ”dignité“ du travail. »

« Mais qu’est-ce que les chômeurs ont fait à Macron ? »

Dans l’histoire de la Ve République, aucun pouvoir ne s’était attaqué à l’assurance-chômage avec un tel systématisme. Les gouvernements macronistes ont joué sur tous les paramètres : dégressivité des allocations pour les cadres (entrée en vigueur en juillet 2021) ; modification du calcul de l’allocation (octobre 2021) ; durcissement des conditions d’accès (décembre 2021) ; réduction de 25 % de la durée maximale d’indemnisation pour les nouveaux inscrits (février 2023). Avec un double objectif : faire baisser le nombre d’inscrits et réaliser des économies.

La dernière réforme, entrée en vigueur en février 2023, va faire « économiser » 4,5 milliards d’euros par an à l’assurance-chômage. Selon les estimations de l’Unédic, le nombre d’allocataires indemnisés chuterait mécaniquement de 12 % à horizon 2027, soit environ 300 000 personnes en moins. Sans indemnités, des milliers de chômeurs seront poussés à accepter n’importe quel boulot, ce qui n’est peut-être pas pour déplaire à l’Élysée : après tout, Emmanuel Macron s’est fixé pour objectif d’atteindre le plein-emploi en 2027, mais sans préciser les modalités pour y parvenir.

Le chef de l’État n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Lors du récent sommet de Davos, il a redit son intention d’ouvrir « un deuxième temps sur la réforme de notre marché du travail en durcissant les règles de l’assurance-chômage ». De quoi susciter une levée de boucliers généralisée parmi les syndicats. « Mais qu’est-ce que les chômeurs ont fait à Macron ? » fait mine de s’interroger la dirigeante de la CFDT, Marylise Léon, tandis que Sophie Binet, son homologue de la CGT, prévient l’Élysée que « si, encore une fois, il s’agit de remettre en cause les droits des travailleurs », ce serait « un casus belli ».

Emmanuel Macron a souvent vanté les mérites de la « flexisécurité » danoise, mais le « modèle » allemand l’inspire au moins autant. C’est probablement un hasard, mais Gabriel Attal a annoncé le prochain tour de vis en moquant « le droit à la paresse » devant les députés : c’est en dénonçant ce même « droit à la paresse » que le chancelier Gerhard Schröder préparait les esprits, dès 2001, aux réformes du marché du travail. En 2005, la loi Hartz IV (du nom de l’ex- DRH, Peter Hartz) prévoit que les chômeurs ne seront plus indemnisés que pendant douze mois (contre trente-six mois au maximum auparavant), pour basculer ensuite sur une indemnité forfaitaire très faible. Par ailleurs, les contrôles sont durcis.

Il est difficile de ne pas percevoir l’écho de cette politique (au moins dans son esprit), dans les récentes mesures macronistes : réduction de la durée d’indemnisation, remplacement de l’ASS par le RSA, renforcement du contrôle des chômeurs. Reste que la comparaison avec l’Allemagne est cruelle. C’est précisément au moment où la France s’engage dans cette voie pied au plancher que le voisin allemand fait prudemment machine arrière : il y a quelques semaines, Hartz IV a été édulcorée par la coalition au pouvoir.

Cyprien Boganda

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Le RN au sommet de l’ignoble

Le RN au sommet de l’ignoble

Les places de prison compteront pour des logements sociaux !!

Incroyable mais vrai…Le député de la 8è circonscription du Var, Philippe Schreck a déposé  une proposition de loi datée du 17-10-23 signé par son groupe, destinée à “faciliter et à accélérer la construction de nouveaux établissements pénitentiaires.”

 

Mais son objet vise à faire entrer les constructions de ces lieux de détention dans la loi SRU ! Dès les articles 1 et 2 c’est écrit en toutes lettres (1)

 

“L’article 1er permet de comptabiliser les établissements pénitentiaires au titre des logements relevant de l’article L. 302-5 du code de la construction et de l’habitation (article 55 de la loi SRU). Il s’agit d’une mesure incitative dans un contexte de raréfaction du foncier et alors que le non-respect des quotas de logements sociaux entraîne de facto des retenues financières sur la dotation globale de fonctionnement de certaines communes qui pourraient pourtant être retenues pour accueillir un projet pénitentiaire. Pour les mêmes motifs,

 

L’article 2 permet d’inclure les établissements pénitentiaires dans les logements entrant dans le calcul de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale. L’objet de cet article étant de permettre au Gouvernement de respecter ses engagements, il lui est demandé de lever le lever le gage.”

 

D’ailleurs il n’y a que 3 articles, le fond c’est d’emboiter le pas de la plupart des maires de droite et RN pour en finir avec la loi SRU qui prévoit de construire 25 % de logements sociaux, loi qu’ils refusent d’appliquer préférant payer les amendes s’ils ne prévoient pas un calendrier sur plusieurs années !

 

Et pour y arriver plus vite ils ont trouvé ce moyen ignoble (et dérisoire) de satisfaire ces maires qui ne veulent pas construire pour les catégories sociales les plus modestes, de plus en plus en souffrance. Elles ne peuvent pas accéder à la location privée, encore moins à la copropriété qui stagne en raison de l’inflation et du coût du crédit.

Ils disent à travers cette initiative, tout leur mépris vis-à-vis de ces catégories sociales défavorisées -qui représentent 70% des ayant-droit à un logement social- et qu’ils ne veulent plus recevoir dans un département  voué au tourisme de luxe et à un habitat de classes… “Supérieures” ?

Considérer par ailleurs qu’un habitat de détention peut équivaloir à un logement social sent la comparaison insupportable avec du racisme social : une cellule de prison égale un logement !!! Quelle honte de suggérer que ce sont les quartiers populaires qui alimentent les prisons !

 

Et dire que des gens puissent se laisser prendre au discours policé du RN qui laisse croire qu’il résoudra les crises,  qu’il fera mieux que les politiques libérales de la droite et du social-libéralisme. Il veut prendre leurs places pour aller plus vite dans le même sens : tout pour le capital et les très riches.

 

Qu’on regarde du côté de Trump, de Poutine, de Miéli, le fou de l’Argentine et quelques autres, le FN les admire et les soutient. Cela nous rappelle les années 30, la montée du fascisme en Europe, jusqu’en Allemagne qui commence à en prendre la mesure.

Assez de beaux discours et de bonimenteurs. Comme par hasard, Attal dans le sien a fait un gros cadeau aux maires et au RN récalcitrants : il a ouvert le logement social aux classes moyennes ce qui baissera automatiquement le nombre des logements les plus sociaux qui manquent cruellement. La fondation Abbé Pierre s’en indigne fortement.

Plus il y a de pauvres et de précaires, plus il y a d’inégalités…et de très riches, toujours plus riches ! Cherchez l’erreur.

Ne laissons pas banaliser les fantômes de leurs grands-pères qui voulaient prendre l’Assemblée nationale le 6 février 1934. On a vu le fascisme au pouvoir à l’oeuvre  par la suite.

 

René Fredon

 

(1) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b1764_proposition-loi.

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Colère des Agriculteurs : FNSEA et JA suspendent le blocage des routes  ..

   

 

Colère des Agriculteurs : FNSEA et JA suspendent le blocage des routes

 

https://actu.orange.fr/france/colere-des-agriculteurs-la-fnsea-et-les-jeunes-agriculteurs-appellent-a-suspendre-les-blocages-magic-CNT000002c0EN5.html      

 

Satisfaits des gages et des avancées tangibles du gouvernement...” les présidents de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs ont annoncé jeudi au cours d’une conférence de presse à à 15 h, qu’ils appelaient à arrêter les blocages de routes, alors que les manifestants se disaient près à encercler la capitale et parlaient même de pousser les tracteurs jusqu’à Bruxelles où l’essentiel se décide.

 

Ce que les puissants présidents ont confirmé, lançant un” haro sur la surdité de l’Europe” tout en disant “L’europe c’est notre avenir“…Quelle Europe ?  Celle où domine le libéralisme ? Ils la soutiennent, c’est le fond de toutes nos colères et de leur proximté avec Macron-Attal.

 

Ils essaient de ne pas perdre la confiance de la majorité des manifestants révélant leurs conditions de vie et de travail qui ne leur permettent pas de vivre décemment.”Il y a des choses qui ne sont pas au rendez-vous et qu’il faudra éclairer...” C’est ça, on verra plus tard, tout en appelant à cesser le mouvement, “il faut changer de formes d’actions…Ils sentent monter la colère des agriculteurs, leur détermination, les convergences de luttes qui se profilent avec les salariés.es des autres secteurs de l’économie eux-aussi en perte de pouvoir d’achat.

 

Attal veut en finir avec le SMIG comme avec l’alignement des salaires sur les prix, rien que ça ! Finies les accolades avec les forces de l’ordre d’une tolérance des plus suspecte qui laissait M. DARMANIN  se détendre en famille pendant qu’il testait les “bonnes” causes des mauvaises !

 

Les indispensables paysans -sans aucun doute- qui nous nourrissent et protègent notre environnement mais aussi la désertification de nos territoires  que d’aucuns opposent à d’autres défenseurs de la nature qui luttent contre des projets préjudiciables à nos sites, à leur survie, à notre environnement, à notre santé alimentaire mais pas que…

 

A la décarbonations de notre consommation, de l’air que nous respirons, de nos modes de productions y compris agricoles qui ont massivement disparu avec le faux “libre échange” qui oppose tous les producteurs et salariés locaux à la concurrence internationale forcément dévastatrice à terme pour les petites “unités” face à de gros investisseurs plus financiers qu’agriculteurs.

 

Les salariés de l’industrie et des services mieux rémunérés et protégés par leur concentration dans leurs entreprises et dans les villes, voient se dégrader leur niveau de vie pour les mêmes critères de gestion inégalitaires. Le ratio des agriculteurs familiaux ou salariés bat tous les records rapporté au temps de travail et à leurs moyens d’existence, à leurs contraintes de toutes natures s’agissant d’une activité aussi déterminante pour chacun et pour le pays.

 

Elle est sérieusement dévalorisée quand, en plus, on pense aux retraites qui, pour le plus grand nombre, les attend et plus encore les femmes. Ils nous l’ont fait mieux comprendre.

 

La consigne aura-t-elle satisfaite et suivie par les  milliers de manifestants particulièrement motivés ? On ne tardera pas à le savoir. La Confédération paysanne a appelé à “poursuivre la mobilisation” car “la question fondamentale du revenu n’est toujours pas prise à bras-le-corps par le gouvernement”. La “coordination rurale”, indépendante des syndicats, est partagée : “pourquoi céder si vite, on n’a rien obtenu ?” Le risque existe que les promesses  très vagues tardent à se concrétiser ou à ressembler à des chèques en blanc. La déception et la colère n’en seraient que plus fortes.

 

Cela pourrait se payer aux élections européennes prochaines. Mais si le mouvement paysan s’était renforcé et/ou avait dégénéré, l’attelage fragile Macron-Attal l’aurait aussi payé.

 

Il devient clair que, contrairement aux provocations policières envers les salariés.es en lutte, le pouvoir avait lâché la bride aux manifestants à condition que leurs représentants se montrent calmes pendant une durée raisonnable et que leurs engagements soient tenus.

Ce qui devrait l’être c’est d’abord ce que le gouvernement leur a promis.

René Fredon

https://actu.orange.fr/economie/levee-de-blocages-mais-certains-agriculteurs-veulent-poursuivre-le-mouvement-CNT000002c1GmE.html

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Oudéa-Castéra contre-attaque

 

Amélie Oudéa-Castéra, au cœur d’une polémique sur la scolarisation de ses enfants, inspire Chaunu.

Oudéa-Castéra contre-attaque

Tout juste après le discours volumineux et creux de G. Attal, mardi 30 janvier, sa remplaçante à l’EN,  Mme Oudéa-Castéra au micro de BFMtv a tenu à confirmer qu’elle était prête à honorer sa fonction, regrettant  que “même au sein du Parlement, on voudrait faire de moi le symbole d’une caste privilégiée à combattre, à abattre”…

Décidément, plus elle parle plus elle s’englue. Que n’a-t-elle pas démissionné comme elle l’avait dit, pour nous apitoyer ? Il n’est pas trop tard. Elle a préféré suivre les conseils des chefs : la voilà victime de celles et ceux auxquels elle avait dû faire des excuses publiques pour ses paroles inadmissibles au lendemain de sa nomination au poste de ministre de l’Education nationale, le 11 janvier !

A tel point que les principaux syndicats d’enseignants (1) ont appelé à la grève ce 1er février pour des hausses de salaires, la démission de la ministre et contre les mesures annoncées par le gouvernement.

Les déclarations d’Amélie Oudéa-Castéra, qui a justifié l’inscription de ses enfants dans le privé par “des paquets d’heures pas sérieusement remplacées” dans le public, ont laissé des traces”, souligne Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du second degré (collèges et lycées)… “On sent une grande colère avec le sentiment d’être baladés par l’exécutif, qui “se soucie assez peu du quotidien des enseignants…”

 

Quant à incarner “un symnbole de la caste des riches”, malheureusement elle n’est pas seule mais elle est beaucoup plus privilégiée que ce que nous en avons dit.

Avant d’être nommée ministre elle était directrice générale de la FFT (fédération française de tennis) de mars 2021 à mai 2022. Coïncidence la commission d’enquête sur les défaillances de fonctionnement au sein des fédérations sportives “archaïsme, omerta, entre-soi, gouvernance…) a pointé le salaire de l’ancienne tenniswoman avant qu’elle ne soit nommée “ministre de la Jeunesse et des Sports…Elle touchait 500 000 euros brut/an ! Ce que la commission a considéré “très élevé, anormal…” pour des associations. La commission avait demandé en février 2022 de reconsidérer les plus hauts salaires.

Mme Oudéa-Castéra n’allait pas brader son standing (35 à 40 000 euros/mois). Ce n’est pas sa faute si elle est née dans un milieu très aisé, père directeur de Publicis et mère DRH, mari directeur de la Société générale puis PDG de Sanofi depuis mai 2023. Il fut conseiller de Sarkozy au ministère du budget…

A part ça, elle ne supporte pas qu’on la prenne pour ce qu’elle est, socialement : de la caste des riches. Elle fait rigoler d’elle. Elle démontre qu’on ne vit pas dans le même monde. Il lui est naturel que les “très riches” veillent à leurs intérêts personnels selon leur modèle, le capitalisme , dont ils ne parlent que comme  facteur de progrès technologique, politique et social respectant leur propriété privée matérielle et immatérielle.  Ils y tiennent vraiment. Il n’ y a que leurs profits qui augmentent par ces temps de crises multiples…pour les autres.

 

Que leurs politiques d’austérité fassent des ravages et génèrent pauvreté, précarité, injustices , inégalites et régressions sociales flagrantes, ils le savent mais ne le subissent pas. Ils sont largement sécurisés, du moins matériellement et pour plusieurs générations qui n’auront qu’à protéger “leur” patrimoine? Tant pis si on parlera davantage de guerres que de paix.

C’est justement de modèle qu’il faut changer -ça ne se fera pas du jour au lendemain- sans quoi il ne peut y avoir de véritable changement. A droite, RN compris, on n’en parle jamais.  Une partie de la gauche est hésitante à répondre à ces questions : quels droits et pouvoirs nouveaux pour les citoyens et les salariés pour partager les richesses qu’ils produisent et qu’ils veulent gérer sans intermédiaires privilégiés déjà très riches ?

Le discours d’Attal creuse le chemin du passé qui nous mène dans le mur. On n’attendait rien, on n’est pas déçus.

 

René Fredon

 

 

(1) (FSU, CGT, FO, SUD Education, UNSA Education, SGEN CFDT)

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Oudéa-Castéra…encore là !

La polémique Oudéa-Castéra et la colère des agriculteurs inspire Chaunu.

 

Oudéa-Castéra…encore là !

 

Son mensonge délibéré lui est revenu comme un boomerang. Il a révélé d’énormes scandales qui en disent long sur sa conception de la laïcité : sa critique d’une école publique pour les “paquets d’heures non remplacées” a-t-elle osé, sa promotion d’une école privée catholique d’élite, “Stanislas”, objet d’un rapport de l’inspection générale de l’Education nationale pour des faits de sexisme et d’homophobie resté sur le bureau de son prédécesseur, Gabriel Attal qui était à ses côtés au lendemain de sa nomination au poste de ministre de l’Education nationale en plus de celui de ministre de la Jeunesse et des Sports, des JO et paralympiques !

 

Elle a reconnu son mensonge pour justifier son changement d’établissement vers le fameux lycée “où ses enfants se trouvent bien et la qualité des savoirs assurée…” ! (1. sa déclaration)

 

Elle a voulu en limiter la casse, ce n’était qu’une maladresse, voyons. Non, trop tard, c’était un choix délibéré, son réquisitoire est indigne d’une républicaine laïque et plus encore de la ministre de l’EN ! Elle y avait mis le paquet, le  ton offensif, en écho à l’assurance dont font preuve ses deux mentors au sommet de l’Etat.

 

La voilà porte-parole des parents qui ont mis leurs enfants dans une école privée, c’est leur droit. De là à ce qu’une ministre de l’EN en fasse l’apologie en dénigrant l’école publique c’est inadmissible.

 

Si l’école publique va mal c’est  à cause des conceptions du pouvoir libéral et des moyens portés par la ministre. Personnels insuffisants, conditions de travail tendues, promotion de la concurrence entre établissements, entre enseignants, entre élèves pour être plus “performants” afin d’accéder à l’élite des décideurs. Le contraire de l’égalité des chances. Ils en sont au port de l’uniforme. Il vaudrait mieux mettre un enseignant devant chaque classe, en prévoyant les remplaçants. S’il en manque davantage dans le public c’est d’abord de sa responsabilité.

 

Madame évolue dans les hautes sphères de la société capitaliste. Ses valeurs boursières sont à la hauteur de ses ambitions. Jetons de présence, actions gratuites, assurances-vie…Tout y est dans sa déclaration de patrimoine. Un patrimoine estimé à 7 millions d’euros. Elle a de quoi mettre de côté, elle n’est peut-être pas milliardaire mais elle y pense.

 

Ses valeurs morales républicaines ont leurs limites. Vite, le patron a bondi à son secours, il ne supporte pas que son choix puisse être discuté, encore moins reconsidéré. C’est dire à quel point son orgueil dépasse ce qui semble tomber sous le bon sens car il ne s’agit pas d’une faute mais d’une question d’exemplarité et de crédibilité, à un tel poste.

 

Mesurant l’ampleur des dégâts en interne, l’ex directrice générale de la FFT est allée crier “au secours” à ses anciens collègues présidents de fédérations dont une partie a signé une tribune invitant à “prendre le temps de mieux connaître” la super ministre qui succède au ministre prodige qui, forcément, la soutient. Des anciens collègues qui ne pouvaient guère lui refuser un tel service…subventions obligent. (2)

 

La macronie est empêtrée dans le retoquage de sa loi sur l’immigration et surprise par la manifestation du monde agricole, soutenue par une très large majorité de Français.es. Des voix s’élèvent pour dire leurs inquiétudes se multiplier vu les choix d’austérié renforcés par Macron  peu enclin à l’autocritique et grand spécialiste du dire “blanc” le matin et “noir” le soir, sa définition du “en même temps” !

 

Madame Ouvéa-Castéra peut compter sur la confiance que lui témoigne son collègue de promotion à l’ENA. Il sait qu’il peut compter sur elle pour démanteler nos services publics à commencer par l’Education nationale. Elle a débuté par de hautes fonctions à la Cour des comptes puis chez AXA et Carrefour…

 

Son recyclage ne nous préoccupe pas. Son maintien à ce poste relève de la provocation, du mépris et de l’irresponsabilité.

 

René Fredon

 

 

(1)

https://www.francetvinfo.fr/sports/amelie-oudea-castera/video-la-nouvelle-ministre-de-l-education-justifie-d-avoir-scolarise-ses-enfants-dans-le-prive-par-des-paquets-d-heures-pas-serieusement-remplacees-dans-le-public_6299298.html

 

(2)

https://actu.orange.fr/politique/castera/prendre-le-temps-de-la-decouvrir-une-cinquantaine-de-dirigeants-sportifs-apportent-leur-soutien-a-amelie-oudea-castera-magic-CNT000002bRJKF.html

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Lu dans L’HUMANITÉ Enquête H à faire circuler….

 

 

Objet : Lu dans L’HUMANITÉ Enquête H à faire circuler….

  1. Pierre-Édouard Stérin, saint patron de l’extrême droite française…
    Depuis son exil fiscal en Belgique, le milliardaire français, encore largement inconnu du grand public, a décidé de mettre une partie de sa fortune au service de ses convictions religieuses et libertariennes. À la tête d’un vaste écosystème philanthropique qui s’est arrogé l’estampille du « bien commun », l’homme d’affaires pourrait débloquer, dans les prochaines années, jusqu’à un milliard d’euros pour des programmes attaquant les droits des femmes, mais aussi l’école publique.
    Pierre-Édouard Sterin est le cofondateur et le principal actionnaire du groupe Smartbox.
    © Stephane LAGOUTTE/Challenges-REA
    Fonds du bien commun, Nuit du bien commun, Maison du bien commun, Voyage du bien commun, Foncière du bien commun, charte pour les ressources humaines du bien commun, coffret cadeau du bien commun, apéros du bien commun, Génération bien commun… Milliardaire français, désormais 104e au palmarès des fortunes de « Challenges », mais encore inconnu du grand public, Pierre-Édouard Stérin, patron du fonds d’investissement Otium Capital et propriétaire de Smartbox – sa véritable machine à cash dont il a délocalisé le siège en Irlande –, a en quelques années réussi une OPA magistrale sur le « bien commun ».
    Il en a presque fait sa marque déposée. Surtout, c’est lui qui donne à cette notion sa définition, très loin, en vérité, de l’intérêt général. Mais au plus près des névroses des ultraconservateurs sur l’histoire, la famille ou la patrie. Revendiquant crânement son exil fiscal en Belgique, l’investisseur qui prétend on ne peut plus sérieusement – il l’a dit et répété – « sauver la France » et « devenir un saint », a la visée à la fois démiurgique et messianique de redéfinir l’action publique et de réveiller une civilisation, selon lui, oublieuse d’elle-même.
    Catho, tradi, réactionnaire et libertarien…
    Dans cet objectif, Stérin, catho bien tradi, réactionnaire patenté et fieffé libertarien, serait prêt, promet-il, à renoncer à une part de sa fortune et même à « déshériter » ses enfants, pour tout donner non pas, évidemment, à l’État, qu’il abhorre, mais, via son écosystème philanthropique en circuit fermé, à ceux qui servent sa vision du monde.
    Non sans frayer toujours côté Zemmour et Le Pen, Stérin rudoie une « classe politique qui ne propose plus de solutions ». Lui qui, selon sa propre légende, note entre 0 et 10 ses interlocuteurs, ne dissimule pas son mépris pour le petit personnel au pouvoir : le « business angel » chrétien voit plus loin, tout à son ambition galopante sur le terrain métapolitique des batailles culturelles prisées par l’extrême droite.
    Bolloré et les médias, la stratégie de l’araignée….

2. Dans une tribune publiée mi-décembre sur les réseaux sociaux, l’homme d’affaires, qui n’a pas donné suite aux sollicitations de l’Humanité magazine, développe son refrain, entre charabia apocalyptique et envolées exaltées, contre les « tableaux morbides d’un monde en désolation ». « Dans les tréfonds de notre société, au plus proche du peuple de France, se trouvent de nombreuses braises qui, attisées, pourraient faire émerger des flammes propices à l’embrasement du pays, écrit-il. Embrasement de valeurs longtemps oubliées, évacuées de nos sociétés car déléguées à notre État-providence, relais inefficace de nos solidarités naturelles. »
Entre 23 et 40 millions d’euros en 2023, 60 de plus en prévision pour 2024, 80 pour 2025, et ainsi de suite… Dans les années qui viennent, ce sont des centaines de millions – un milliard, au total, prophétisent même les collaborateurs de Pierre-Édouard Stérin au Fonds du bien commun, le vaisseau amiral de sa charité bien ordonnée, lui-même alimenté directement par Otium Capital – qui devraient être investis.
Une manne qui suinte vers des programmes, lucratifs ou pas, dûment sélectionnés pour leur apport en matière d’« éducation intégrale », de patrimoine ou de « croissance humaine et spirituelle ». Le tout – corrosive ironie de l’histoire, hélas –, avec une contribution non négligeable de l’État puisque les fonds versés ouvrent droit à une défiscalisation, à hauteur de 66 %, pour l’impôt sur le revenu, ou de 60 % pour l’impôt sur les sociétés…
Applis anti-IVG, start-up et ritournelles pétainistes….
Des pépètes pour restaurer les calvaires dans les villages. De la maille pour la coproduction d’un navet à la gloire des Chouans. Du grisbi pour une appli encourageant les femmes à ne pas recourir à l’IVG ou pour une autre recensant des chants traditionnels, ritournelles pétainistes comprises. De l’oseille pour étendre l’enseignement privé ou ressusciter de bons vieux patronages dans tout le pays. Du blé pour un Institut libre de journalisme qui prétend lutter « contre le conformisme dans les médias ».
Du pognon pour des sites comme le Crayon, une plateforme de « débats » qui met en avant, par exemple, une jeune femme témoignant sur le féminisme, qui « ne lui a apporté que des traumatismes ». De la thune pour la création de start-up visant tantôt à « proposer une formation anthropologique, philosophique et théologique pour les étudiants en journalisme », tantôt à « créer une plateforme qui diffuse les réponses d’inspiration chrétienne aux questions existentielles »… Et mille autres trouvailles du même acabit.
Sées, nouvelle terre promise des catholiques intégristes…..
Comme l’Humanité magazine a pu le constater en s’invitant à la Nuit du bien commun, organisée le 11 décembre dernier à l’Olympia, avec le soutien de CNews mais aussi de la Fondation Bettencourt-Schueller, le système Stérin s’appuie largement sur l’endogamie. Sur le papier, les entités peuvent être séparées, mais l’ombre du grand patron plane de tous les côtés… Quand ils n’en émanent pas directement, les « projets » retenus passent, pour la plupart, au guichet du Fonds du bien commun. Puis dans la foulée, ils sont présentés comme des « lauréats », avec présentations chronométrées, drolatiques ou tire-larmes, puis enchères du public, lors des Nuits du bien commun, déclinées dans de nombreuses villes en France.

3 . Bon chic bon genre et bons sentiments… Ce soir de décembre, munis dès l’entrée d’un petit panneau numéroté leur permettant de manifester des promesses de dons échelonnées entre 5 000 et 100 euros, 1 500 personnes se pressent à l’édition parisienne de la manifestation, dans la fameuse salle appartenant à Vincent Bolloré. Devant les buvettes fermées pour l’occasion, un abbé en soutane et doudoune sans manches salue ses ouailles de Versailles et d’ailleurs.
À l’intérieur, des officiers de la Légion étrangère, venus quémander des fonds pour leur foyer d’entraide afin d’« accompagner des hommes qui sont devenus fils de France non par le sang reçu, mais par le sang versé », promènent leurs tenues d’apparat. Sur scène, quelques notes jouées par une pianiste, et un chanteur lyrique qui, avec emphase mais sans blague, interprète un air fameux de Bourvil : « On peut vivre sans richesse, presque sans le sou (…) Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas. Non, non, non, on ne le pourrait pas. » Le duo reviendra ensuite entonner « Larmes d’ivoire », un hymne dédié au sacrifice militaire.
Extrême droite : une armée au service de la bataille culturelle….
« Vous êtes les élites qui aiment ceux qui souffrent, mais ne se plaignent pas »
Entre le sabre et le goupillon, ça dégouline à l’Olympia, et les messages passent, plus ou moins bien camouflés. À l’applaudimètre, et au palmarès des fonds recueillis – pour un montant total sur la soirée de 1,25 million d’euros –, le porte-parole de l’association À bras ouverts, fondée par Tugdual Derville (une personnalité bien connue dans les réseaux Manif pour tous), fait un tabac quand il décrit « Médéric, haut cadre dans l’industrie automobile, déguisé en princesse des neiges » pour faire rigoler son « binôme » atteint d’un handicap, lors d’un week-end à la campagne.
Délégué général d’Excellence ruralités, Jean-Baptiste Nouailhac raille, lui, « une école qui a troqué Péguy contre Bourdieu » pour mieux vendre ses établissements hors contrat « dans la France périphérique que l’on entend jamais ». « On fait mentir la sociologie, et à chaque étape, on a pu compter sur le Bien commun, flagorne-t-il. C’est la preuve que les territoires oubliés sont dans les coeurs de Parisiens généreux. Un pays, qu’est-ce que c’est ? Eh bien, c’est un peuple, et une élite qui l’aime… Vous êtes les élites qui aiment ceux qui souffrent, mais ne se plaignent pas. »
« Dans l’univers feutré de la philanthropie, on ne peut plus détourner le regard face à Pierre-Édouard Stérin », dénonce Alice Barbe
« Donner procure de la joie, jure Sixtine Pegat, de la Maison du bien commun. Faisons du bruit pour ceux qui font le bien et non pour ceux qui déconstruisent, déboulonnent et critiquent ! » Derrière l’écran de fumée des encensoirs, malgré la bruine d’eau bénite, difficile de ne pas voir le grand dessein de Pierre-Édouard Stérin, bien au-delà de son hypothétique canonisation…
Il y a un an, dans les accueillantes colonnes de Valeurs actuelles, Michel Valadier, le directeur de la Fondation pour l’école (privée, bien sûr), livrait cash une des clés de l’offensive qu’il faut sans doute observer non comme un gala, mais plutôt comme une guérilla. « La Nuit du bien commun rend possible un ruissellement d’initiatives qui passe
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sous les radars de la bien-pensance, se réjouissait-il. Le jour où ces jeunes pousses sont suffisamment sorties de terre, il n’est plus possible de les déraciner. » Et, là, le mal (commun) est fait.
Mise à jour le 25.01.24 Thomas Lemahieu

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La CIJ ( Cours Internationale de justice ) fait un grand pas en avant

                       

 

La CIJ fait un grand pas en avant

 

 N’en déplaise à Nétanyahou et à son clan d’extrême-droite, la Cour internationale de Justice vient de valider la plainte déposée par l’Afrique du Sud. 17 des 18 juges ont reconnu la violence extrême qui a été imposée à la population palestinienne. Si elle n’a pas prononcé de jugement global et définitif, la Cour a demandé à Israël  “des mesures immédiates et efficaces pour permettre l’entrée  de l’aide humanitaire à Gaza ainsi que de prévenir et de punir toute incitation génocidaire”.  

 

Un positionnement historique sur la responsabilité d’Israël et l’urgence du cessez-le-feu, grâce à l’Afrique du Sud dont  les responsables ont salué une victoire décisive pour l’État de droit international et une étape importante dans la quête de justice pour le peuple palestinien”. En tant que puissance occupante et par l’ampleur des dommages causés aux Palestiniens, “Israël ne peut pas jusifier la légitime défense. «Ont démontré les juristes sud-africains.

 

D’ailleurs Netanyahou et son clan vivent très mal leur convocation devant le tribunal de l’ONU, leur image en a pris un sérieux coup dans l’opinion mondiale. Aggravée par le motif dont ils se moquaient avec leur cynisme habituel et le soutien, affirmé ou discret, de leurs précieux alliés. Ajoutons-y l’absence d’initiatives diplomatiques des pays arabes dont quelques-uns cherchaient à “normaliser” leurs relations avec Israël. Les affaires d’abord !

 

 Mais côté palestinien, si on apprécie la démarche de l’Afrique du Sud, solidaire de la cause de la Palestine depuis Mandela et la fin de l’apartheid, on attendait plus de la CIJ, au moins l’exigence du cessez-le-feu immédiat après trois mois de massacres des populations civiles et qui se poursuivent…grâce au soutien politique et militaire des occidentaux. Ils cherchent à le faire oublier au fur et à mesure que l’Etat sioniste s’isolait par ses crimes de guerre.

 

Ceux du Hamas le 7 octobre, tout aussi horribles, ne justifiaient pas une telle escalade qui s’apparente à un génocide. D’autant plus que le chef de la diplomatie de l’U.E confirmait  ces derniers jours “qu’Israël avait créé et financé le Hamas pour affaiblir le Fatah d’Arafat” qui présidait l’Etat de Palestine.

 

Comme l’exprimait le maire de Ramallah, Issa Kassis : à Gaza, ils ont perdu espoir. Alors oui, ce n’est pas à la hauteur de nos espérances, mais ce n’est pas mauvais du tout. Je pense que ce sont de très petits pas vers la libération…

 

Certes un pas en avant a été fait sur le terrain diplomatique par la plus haute institution judiciaire de l’ONU. Mais le conseil de sécurité est verrouillé par les E-U et ses alliés…jusqu’à aujourd’hui ils ont ignoré les résolutions concernant la Palestine pourtant représentée à l’ONU ?

 

Ne serait-ce pas le moment de faire s’exprimer la prise de conscience qu’un nouveau droit international se dessine et qu’il est temps que tous les peuples exigent le droit du peuple palestinien à disposer enfin d’un territoire -le sien- reconnu et que cesse immédiatement son occupation et l’extermination engagée par Israël.

Une nouvelle résolution pourrait concrètement isoler ce pays et le contraindre à participer enfin à un partage des terres annexées et à garantir à chacune des parties les mêmes droits à l’existence et à la sécurité. Précédée d’un élan de mobilisation populaire le plus large possible.

 

Parlons enfin de paix…

 

 

René Fredon

 

 

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CRC : La Seyne : une situation particulièrement dégradée”

 

La cour régionale des comptes ,La Seyne : une situation particulièrement dégradée”

 

Ainsi résume la synthèse du dernier rapport de la CRC pour la période 2015 à 2022 inclus,

Les cinq premières sous la municipalité gauche et verte conduite par Marc Vuillemot, les deux autres sous la municipalité de droite et de la maire Nathalie BICAIS qui devait éclater très vite et se recomposer dans la douleur.

 

Le rapport de la CRC n’entre pas dans la polémique et n’établit aucune comparaison période par période. Il fait des constats comparatifs d’un rapport à l’autre et, qu’en l’occurrence, depuis des décennies la tendance reste toujours dans le rouge concernant la situation financière.

 

En gros, depuis le début des années 1980 et le tournant de la désindustrialisation qui a même contaminé un gouvernement de gauche s’est traduit ici par la fin des Chantiers navals et immédiatement par la privatisation de services publics, histoire de réduire les dépenses publiques. A La Seyne la droite privatisa le service des eaux et celui des ordures ménagères.

 

Les finances communales ne s’en sont toujours pas relevées. Plusieurs municipalités de droite ont entamé la mutation vers le tourisme balnéaire, les emplois tertiaires et le ciblage d’une population qui puisse accéder à la propriété.

 

Aujourd’hui, les gouvernements de droite nous serinent qu’on réindustrialise tout en continuant à privatiser à tour de bras ! Dans un contexte de crises multiples qui génèrent encore plus d’inégalités, de pauvreté et de précarité.

 

Il y aurait encore trop de dépenses de fonctionnement ne permettant pas de couvrir la dette qui cumule tous les remboursements des emprunts et de leurs intérêts, ajouterons-nous.

 

Les dépenses de personnels représentent 76% du total des dépenses de fonctionnement ! Il y a bien eu des transferts de compétences vers TPM mais “seulement une légère réduction des effectifs” écrit la CRC qui propose d’entrée “la pédale de frein”, vu le peu de marges de manœuvre en matière de recettes qu’elle attribue à “une pression fiscale plus forte que la moyenne”. Qui en est responsable ? A longueur d’années les villes et départements se plaignent des transferts de charges au profit de l’Etat et au détriment des populations.

 

Par exemple : l’habitat social que refusent de programmer les maires de droite. Ils veulent attirer les habitants solvables et pas les ayant-droits ! C’est illégal mais ces maires préfèrent payer -par les contribuables- les amendes que de respecter la loi ? La Seyne qui était au-delà des 25%, a fait un bond en arrière, bien que toujours au-dessus de la moyenne du Var.

 

La CRC fait son travail de contrôle des dépenses publiques et signale les risques d’excès, de dérapages, voire d’abus. Elle fait aussi des recommandations à caractère technique dans le détail duquel nous n’entrerons pas.

 

Les décisions de la municipalité -dont on connaît les crises internes permanentes- peuvent aussi donner lieu à des délibérations contraires à l’intérêt général. Des diversions peuvent intervenir, comme cette polémique publique ouverte à propos des indemnités des élus. Certains, à droite, visaient la précédente municipalité. Voir la réponse de Marc Vuillemot (2)

 

Autre exemple concernant le projet urbain du centre-ville, il a été initié par la précédente municipalité en avril 2017, après avis favorable de l’ANRU et  du comité de. Pilotage sous la responsabilité de la  ville et de TPM qui financent l’essentiel.

 

Suite au changement de municipalité, le projet a été modifié et cela a pris 14 mois de plus sur le calendrier initial, a acté le rapport sans porter de jugement.

 

“Le comité d’engagement de l’ANRU du 25 juin 2019 a validé l’octroi de 15 M€ de concours financiers, soit moins que sollicités mais plus que prévus à l’origine. Cette décision a permis de ré-calibrer le projet présenté “.

 

Le rapport conclut  de “mettre en regard les projets et les capacités de la ville à investir“.

 

Nous y ajouterons  la nécessité pour l’Etat de donner aux collectivités locales et à leurs habitants les pouvoirs et les moyens de répondre à leurs besoins et à leur désir de vivre mieux dans leur cité, accueillante à tous et sensible aux inégalités sociales.

 

René Fredon

Christian BARLO

 

(1)

https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-01/PAR2023-1274_0.pdf

 

(2)

http://www.marcvuillemot.com/2023/06/reunion-du-conseil-municipal-une-inexactitude-sur-les-indemnites-des-elus.html

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M. BOCCALETTI :fier de la loi immigration votée récemment

Frédéric Boccaletti, porte-flingue de Mariani - Charlie Hebdo

 

Boccaletti fier de la loi immigration

 

Dans la grande salle Scarantino de Six-Fours, ce dimanche et avec le concours de la musique de la flotte, le député RN de la 7è circonscription a présenté ses voeux de bonne année qu’il destine à ses invités.es et à son parti d’extrême-droite que les sondages mettent sur un petit nuage après le cadeau que leur a fait Macron avec l’adoption de la loi immigration pas encore promulguée.

Il a  estimé le contenu initial “catastrophique”, mais heureusement Zorro est arrivé…”le contenu a pu être largement revu, prenant en compte des mesures qui consacrent la priorité nationale chère à notre groupe…” et obtenant la suppression des allocations familiales aux parents de criminels ou délinquants ! 

Vous avez dit “délinquants” ? Boccaletti peut vous renseigner, il en connaît un rayon, c’est un sanguin et le voilà avec son bâton de….maréchal au sommet de sa carrière. Avant il  vendait des livres faisant l’apologie d’un autre maréchal, dans sa librairie négationniste Anthinéa à proximité de la place d’Armes !

Justement il en portait, des armes, et sans permis, du temps de sa jeunesse FN à Toulon, porteur des mêmes “valeurs” antirépublicaines sur lesquelles leurs dirigeants d’aujourd’hui pactisent et se nourrissent des politiques néo-libérales ultraconservatrices donc antisociales et liberticides. Le père-fondateur du FN avait entre autre qualifié la shoah de “détail de l’histoire”  Il n’a depuis jamais changé d’avis. C’était un militaire volontaire acquis au colonialisme et à la torture de ceux qui, chez eux, luttaient pour leur indépendance, en Indochine et en Algérie que la France a dû quitter.

Sa fille en a biberonné des slogans plus nationalistes les uns que les autres, elle a choisi d’adoucir la forme et le discours du père et détourne une partie du mécontentement généré par les choix libéraux. Elle en fait porter le mal-être, non pas sur la cause, le capital, mais sur les immigrés et leurs intentions fantasmées. Le RN trouve à droite des partenaires politiques qui les banalisent…pour faire passer les mauvais coups.

Sa nièce, auprès de Zemmour, joue sa partition : faire passer sa tante pour une “modérée «qui s’est éloignée du père incarnant un passé révolu pour mieux sensibiliser les nouvelles générations au repli identitaire et au faux “patriotisme” suprémaciste encore plus passéiste d’inspiration néo-fasciste.

 

Dans sa fièvre d’optimisme,  vendant la peau de l’ours avant de l’avoir tuée, Boccaletti  a remis la médaille de l’assemblée nationale à sept de ses connaissances qu’il a jugés “méritants” ? Mais, renseignements pris, il ne s’agit pas d’une décoration ni d’une cérémonie officielle mais d’un cadeau que peut faire un député ! Une copie, quoi, qu’il a voulu solenniser en jouant le maître de cérémonie.

Rien à voir avec la médaille de l’assemblée nationale remise en début de législature à chaque député, médaille qui est en argent et gravée par les Monnaies et Médailles de Paris.

 

Le député RN aurait-il anticipé ses prérogatives ? Il en est capable.

 

 

René Fredon

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MM BICAIS : son modèle de gestion libérale sans fond mais BCP de forme et de mensonges !!

 

MM BICAIS : son modèle de gestion libérale sans fond mais BCP avec de  forme !

(Par des contrevérités pour la plupart )!

Apres le dernier conseil municipal du jeudi 18 janvier 2024 mais aussi bien d’autres avant celui-ci  les scenarios des luttes intestines de droite continuent lamentablement à exister obérant l’essentiel politiqué  Il s’en suit des menaces d’opposants de droite  , des convocations  au commissariat de Toulon pour  la mairesse MM BICAIS.

    « Tous ses scenarios ridicules et peu sérieux dont la Seyne aurait pu se passer ? »

Enfin on se dispute  en conseil municipal  comme des chiffonniers   alors que les questions  importantes   sont absentes  du vrai  débat politique.

Ceci est un des aspects négatifs de la vie politique signée  par cette équipe recomposée  de Playmobil avec MM BICAIS.
Chaque  conseil  municipal est un théâtre ambulant de joutes oratoires qui a plombé les seynoises et seynois leurs véritables besoins ou inquiétudes

La Seyne sur mer sous le mandat  de « MM BICAIS  and Compagnie « est   un véritable  pugilat ou cours d’écoles.

Pauvre Seyne ?

Il est plus que temps d’y mettre de l’ordre républicain  et une vraie vie municipale au grand jour et de la sérénité.

IL  est urgent de faire cesser ce théâtre d’ombre  de droite.

Les forces de gauche doivent en tirer les conséquences et quelques réflexions  offensives pour les prochaines municipales de 2026

Le passé par pour le présent et permet de corriger le futur de nos erreurs  ou égarements

La Seyne souffre avec ces droites là  recomposées ou pas y compris avec le RN

Le bulletin  récrit sur le dernier journal municipal  est éclairant  et mérite notre attention.

Voir ci-dessous :

 

Rien des promesses  électorales de MM BICAIS n’a vu  le jour, mais MM BICAIS  navigue  pour rester au pouvoir coute que coute.

Les communistes seynois  sont dans l’action permanente  ce qui a souligné positivement.
La GRS  aussi  travaille aux futurs rassemblements  des  forces progressistes.

Que sera  ce futur rassemblement nul ne le sait pour le moment  mais souhaitons-lui  une bonne année 2024, Souhaitons nous d’être opérationnel pour mars 2026

Voilà  notre feuille de route  toute tracée  un objectif à faire vivre celui d’une liste de large  rassemblement à gauche .Les obstacles ne manqueront pas.

La Seyne doit redevenir un phare  progressiste  qui doit éclairer tout  notre département aux mains  des forces libérales, macronistes ou   d’extrême droite .

 

  1. Liberté et démocratie
  2. Egalite avec le confortement des services publics
  3. Fraternité avec l’égalité des droits pour toutes et tous et halte aux  faiseurs de Haine de tous genres.

 

Le pouvoir  se conquiert sur le terrain des idées « 

Antonio GRAMSCI

« Une seule certitude suffit à celui qui cherche. « 

Albert CAMUS