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L’hégémonie du dollar à bout de souffle

 

 

L’hégémonie du dollar à bout de souffle

Dans un monde en ébullition, en crises multiples profondes où les guerres se superposent et menacent la sécurité collective il y a urgence à faire prévaloir le besoin de paix, de coopération  et d’en finir avec toute vélléité de domination entre Etats.  On en est loin. Raison de plus de s’y atteler.

 

L’un des moyens de domination est d’ordre monétaire : les échanges mondiaux se font obligatoirement en…dollars, ce qui a donné au pays le plus industrialisé et militarisé, le moins touché au sortir de la 2ème guerre mondiale, une hégémonie économique, financière, militaire et politique à travers les prêts en dollars et les intérêts qui s’y rattachent. Cette hégémonie du dollar est de plus en plus contestée.

 

Avec le temps, les rapports de force économiques et les aspirations des peuples ont beaucoup évolué. Dans le sens d’en finir avec les rapports de domination qui leur ont été imposés et qui freinent leur développement, voire aboutissent à des régressions par les pénuries et les taux d’intérêts censés éviter l’inflation.

 

La financiarisation capitaliste de l’économie assure des profits records aux actionnaires des multinationales. L’armement, le luxe, les énergies -y compris les plus polluantes- y trouvent leur compte. La spéculation bat son plein. Les majors de l’agroalimentaire achètent des récoltes avant qu’elles soient semées !

 

Les BRICS partisans d’une monnaie mondiale commune

 

Depuis une dizaine d’années un bloc, les BRICS, qui réunit le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, en vue d’une coopération équilibrée -et non sous tutuelle- a envisagé de  sortir du dollar pour aller vers la création d’une monnaie commune mondiale comme réponse aux  bouleversements économiques et politiques  et comme alternative  à l’hégémonie du dollar, la monnaie du pays le plus riche en pleine tourmente, au point que son endettement colossal (31 000 millards de $) risque de mettre les E-U en défaut de paiement d’ici le 1er juin !

 

C’est à dire en situation de ne pas pouvoir payer ses dettes…à moins d’augmenter encore son endettement comme le craignent la FED, banque centrale des E-U et la secrétaire d’Etat au Trésor. Démocrates et Républicains n’ayant pu trouver un accord pour éviter le risque de récession aux conséquences redoutables au plan mondial vu la dépréciation du dollar.

 

D’où l’insistance des Brics, dont les libéraux aiment régulièrement annoncer la mort. Le bloc des cinq dispose depuis  2014 d’une banque à Shangaï.

 

Treize pays, aux systèmes économiques et politiques très différents, viennent de marquer leur volonté de rejoindre les BRICS, l’Algérie, l’Égypte, l’Iran, le Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Turquie, l’Afghanistan, l’Indonésie.. « Tous les pays des Brics voient l’expansion d’un bon œil. L’Afrique du Sud également, mais nous avons besoin de trouver les modalités et les critères appropriés », explique l’ambassadeur d’Afrique du Sud, dont le pays assure la présidence tournante.

 

A eux cinq, les Brics représentent déjà près de la moitié de la population de la planète et 31,5% du PIB mondial ce qui en fait un concurrent sérieux du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et E-U) 30,7% du PIB, indique le JDD, le 5-4-23 titrant que “pour la première fois les BRICS sont devenus plus puissants économiquement que le G7″.

 

Inutile de dire le dilemme devant lequel se trouvent les E-U dont l’économie et la finance battent de l’aile avec une monnaie qu’ils imposent au monde entier depuis 1973, ce qui leur permet de faire gagner beaucoup d’argent aux banques privées -et à leurs actionnaires- par la spéculation et la domination des pays émergeants “arrosés” de dollars très chers.

 

Les dogmes du capitalisme reposent sur le choix (?) entre intérêts plus chers sinon inflation inévitable, dans les deux cas c’est plus d’inégalités, de chômage et de précarité, de corruption, de guerres payées par les peuples pour sauver le système ! Finalement on a les deux à la fois. Ce que déplore un rapport du CNUCED, branche de l’ONU chargée du commerce et du développement qui constate l’appauvrissement des pays du Sud et leur endettement au profit des multinationales, banques comprises…du Nord.

 

Le président du Brésil, Lula, lors de sa visite en Chine, a insisté pour que soit finalisée une monnaie commune mondiale, dont il est question depuis très longtemps. Objectif partagé par d’autres pays séduits par la perspective d’en finir avec l’hégémonie du dollar et de ses effets négatifs sur la croissance, le niveau de vie et l’indépendace des Etats !

 

L’Occident en général et les E-U en particulier y voient une conséquence de la montée en puissance de la Chine, même freinée par les crises mondialisées, elle prend une trop grande place aux yeux et au détriment des intérêts américains singulièrement embourbés dans des guerres et dépenses militaires énormes qui les endettent jusqu’au cou.

 

Trois fois plus qu’en 2007 !  Malgré le secteur militaire très actif, le ralentissement de l’économie américaine est reconnu par ses propres institutions, la FED  dit vouloir ramener l’inflation vers sa cible de 2% mais “ce sera un effort long et difficile” prévient son président. Les taux des intérêts viennent de passer au-dessus des 5%, à 5,25% pour la première fois depuis 2007 et une quatrième banque vient d’être mise en faillite, la Pacific Western Bankénorme

 

Des voix s’élèvent en occident

 

Pour souligner l’état de l’économie et de la finance qui ne saurait être minoré par des annonces de circonstances affirmant, comme Lemaire la “solidité”  de la France et de l’occident libéral comme si les crises n’existaient pas. Le système capitaliste n’est pas à l’agonie mais il est en train de perdre son leader-ship sur le monde parce qu’il ne veut pas admettre que le monde est multipolaire et qu’il va falloir s’y habituer.

 

Ainsi de William Bonner, économiste américain, éditeur, auteur, conseiller financier qui écrit que “le dollar est de plus en plus fatigué” et qu’il va falloir dire “au-revoir à tout cela…cette époque est révolue“. (https://la-chronique-agora.com/dollar-plus-fatigue)

 

Un laboratoire européen d’anticipation politique, “le GEAB caractérise depuis 17 ans, une à une, les phases du processus global de transition systémique. En avril 2023, il est très clair que le « nouveau monde » (dirigé par les BRICS), après un décollage lent et incertain il y a près de 15 ans, entame désormais sa phase de décollage.

Le nouveau monde s’affranchit des freins qui l’ont à la fois alimenté et retenu (l’Occident, le dollar, la technologie occidentale, etc.), et l’ancien monde devra poursuivre sa propre transformation avant de pouvoir décoller en lui-même.” (2)

Le site français Novéthic titre sur “les millliards de dollars qui partent en fumée“, il donne la parole au directeur d’étude de l’EHESS, Pierre Cyrille Hautcoeur qui fait le constat que “La résolution des crises bancaires par des fusions conduisant à des géants incontrôlables pourrait provoquer des catastrophes financières, économiques et même politiques.”

Ces trois témoignages laissent cependant entendre que, s’il faut évoluer avec son temps, la “transition systémique” à laquelle il est fait clairement allusion, n’invalide pas le système capitaliste, il leur est suggéré de s’adapter à une transition qu’il s’agit de maîtriser !

Résistance et perspective politique

Nous vivons une série de crises profondes économiques politique sociale, écologique, financière, sociétale…pas seulement en France mais en Europe et dans le monde. On doute de ce que sera notre avenir et celui de nos enfants. L’Europe, théâtre d’une guerre insoutenable de la Russie de plus d’un an, dont l’escalade a de quoi inquiéter.

Une très forte majorité de la population voit son niveau de vie stagner ou régresser alors qu’une infime minorité s’enrichit comme jamais et ne veut surtout rien changer de ce système très libéral incarné par un Macron de plus en plus isolé mais toujours aussi content de lui.

Il représente un système à la source des inégalités qui se creusent, en même temps que se réduisent les droits des salariés.es et les protections sociales, que les services publics sont privatisés et vidés de leur vocation, les retraites dégradées, portées à 64 ans et promises à la capitalisation…contre l’avis de plus de 70% de la population !

Une nouvelle journée d’action de l’intersyndicale est programmée le 6 juin, à la veille d’un nouveau vote à l’assemblée nationale par le groupe LIOT qui pourrait rendre sans fondement législatif la réforme-Macron.

Pour le PCF, “Les forces de gauche et écologistes ont une responsabilité importante : celle de poursuivre ce combat en restant unis, à l’image de l’intersyndicale, et en continuant de porter des propositions alternatives à la réforme des retraites du gouvernement.

Quant à la question de la monnaie commune mondiale, elle avait été évoquée dès les années 1980, à l’initiative de la section économique que présidait le chercheur marxiste, Paul Boccara, maître de conférences en économie et agrégé d’histoire.

Un hommage lui sera rendu le 17 juin, à Paris, au siège du PCF, de 13h30 à 18h30, sous la forme d’un séminaire d’études et de recherches marxistes intitulé : “la pensée de Paul Boccara, un apport révolutionnaire pour une civilisation de partage pour toute l’humanité.

Dans un entretien à l’Humanité du 2 avril 2009 (1) il faisait la genèse de cette question de monnaie commune mondiale qui était à l’ordre du jour d’un prochain G20 et rappelait ses propositions, partagées par les économistes communistes et le PCF

Un document qui vaut le détour.

René Fredon

(1)

https://www.humanite.fr/node/414265?amp

(2)GEAB :

https://geab.eu/en/editorial-global-systemic-crisis-the-new-world-is-dumping-the-old-one/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=GEAB%20-%20The%20Anticipation%20Brief%2027%20April&utm_medium=email

 

 

 

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Falco et Giraud en appel ,Giran et Albertini sous la menace de plaintes sérieuses et multiples..

 

 

Falco et Giraud en appel

        Giran et Albertini sous la menace de plaintes sérieuses et multiples

 

Merci à TV 83 et à la conseillère municipale et métropolitaine d’Hyères,  Chantal Portuese (Modem) pour leurs révélations publiques et leur rigueur, concernant les faits évoqués, stupéfiants, mettant en cause les pratiques et les fréquentations du maire qui vient de succéder à Hubert Falco à la tête de la métropole !

Le site satirique “le gabian déchaîné” apporte des révélations fortement étayées et avec beaucoup d’humour qui mettent  Jean-Pierre Giran dans une fureur noire, ce qui n’est pas difficile, selon celles et ceux qui ont le privilège de le fréquenter. (1)

Ce qui vaut à ce site et à son directeur de publication -qui ne cache pas son identité- d’être l’objet d’une dizaine de plaintes pour diffamation, toutes sans suite.

Décidément le Var cultive une réputation sulfureuse de la majorité de droite, qui remonte aux années 1980 et aux frasques de Maurice Arreckx l’ancien maire décédé de Toulon et ex-président du conseil général. Il avait, dans sa ville, pour trésorier de camapagne le caïd Fargette qu’il retrouvait en vacances en Grèce, dans le même hôtel…Interrogé par des journalistes, il y voyait une coïncidence suivie d’un éclat de rire, histoire de banaliser la chose.

Dans le Var il était le “patron”, adulé par devant par ses courtisans dans l’attente d’une circonscription, d’un canton ou d’une commune, il n’acceptait pas que des compliments.

Il avait choisi Hubert Falco comme 1er vice-président de l’assemblée départementale, au style plus discret qui se sculptait un profil de bosseur, de bâtisseur, de rassembleur d’une droite qui s’était fracturée avant que le FN collaborationniste, (RN aujourdhui) ne vienne s’auto-proclamer du titre de “vrais patriotes” ?

Les casseroles de Giran...

A peine Falco est-il condamné à trois mois de prison avec sursis et cinq ans d’inégibilité, le démettant immédiatement de ses mandats, pour “détournement d’argent public” notamment, qu’il choisit JP Giran pour le remplacer à la présidence de la métropole, étant sûr qu’il y aura une majorité pour l’élire, quelle qu’elle soit. Il compte sur son appel du jugement qu’il vient de confirmer et qui pourrait lui restituer son honneur et tous ses mandats après nouveau vote des institutions qu’il présidait. C’est son droit.

Le 4 mai dernier, JP Giran a été intronisé président de TPM. Les conseillers communautaires ont entendu la déclaration de Chantal Portuese (2), lue par Basma Bachkara…sans commentaire, ce n’était pas à l’ordre du jour. Giran était seul candidat et a obtenu 62 voix sur les 65 exprimées. Il y a eu 12 votes blancs et 4 votes nuls.

A mi-mandat, il valait mieux qu’il n’y ait pas de “bataille” interne à la majorité de droite bien mal en point. La continuité de façade, fidèle à la politique très libérale de Macron, suffit à faire illusion  pour tenter de sauver les meubles et rassembler les macronistes, leurs satellites et des Républicains syphonnés par le RN !

Le nouveau patron varois de la macronie, l’ancien député Fabien Matras -qui remplace au bout de trois mois, Mourad Boudjellah, l’éphémère équilibriste à la recherche d’un piédestal- a osé ce constat original : “On est en train de faire le lit du RN” !!! En effet, la politique de Macron rend de grands services au RN qui déroule sa démagogie “d’opposant” consistant à aller encore plus à droite et plus vite !

Dans la foulée du remplacement de Falco, Joseé Massi, sa 1ère adjointe, une fidèle parmi les fidèles a été élue maire de Toulon. Elle n’occupait pas beaucoup d’espace, tout reposait sur…Hubert Falco. Elle pourra compter sur lui. Au conseil départemental la succession de Giraud, lui aussi dans la même galère que Falco, a été transférée à Jean-Louis Masson, ex-colonel de gendarmerie, maire de La Garde et président des LR, en apparence pas trop rancunier de la mutation de Falco vers Macron.

 

Reste l’Association des maires du Var qu’il présidait après avoir fait comprendre au précédent, J-P Véran qu’il souhaitait la place. Lequel aimerait bien y revenir et ça ne dépend plus de Falco, du moins en apparence, qui ne peut pas émettre en public ce qu’il souhaiterait. C’est aux maires à choisir leur président. Il y a beaucoup de “sans étiquette” ou d’étiquettes qui changent.

Et celles d’Albertini le maire de La Valette

Pour couronner le tout, voilà que le maire de La Valette, Thierry Albertini, vice-président du conseil départemental et de TPM, est l’objet, depuis le 1er mars 2023, d’une plainte au procureur de la République de trois élus de l’oppostion “La Valette en action”, pour corruption , favoritisme ,  prise illégale d’intérêts, détournements de fonds publics et soustraction de biens publics»  selon les trois élus Mrs Lutersztejn, Eudeline et Lesur.

Je vous invite à dévouvrir l’enquête approfondie sur l’origine de ces plaintes, de Simon Fontvieille pour Médiapart qui commence à faire du bruit dans le landernau. (3)

Et qui démontre à quel point le Var s’enfonce toujours plus dans un système clanique qui mérite mieux que le risque d’un autre système clanique que nous avons aussi vu à l’oeuvre à Toulon il y a 28 ans.

Il n’y a aucune fatalité à cela quand on voit la mobilisation populaire, à treize reprises en trois mois, dans les rues de plusieurs villes du département pour défendre nos retraites mais aussi consciente que la gestion de nos villes et du département peut et doit sortir du clanisme. Le Var a besoin d’une tout autre politique et de pratiques d’une grande rigueur morale.

Il a besoin d’une nouvelle équipe fondée sur la volonté de réduire les injustices sociales, de développer les services publics, de répondre aux exigences environnementales en pleine mutation…de nature à en finir avec la corruption, le clientélisme, les conflits d’intérêts nés de la subordination d’élus aux grandes entreprises qui défraient la chronique des super-profits malgré la crise et celle de la fraude fiscale.

Une gestion exemplaire et collecive s’impose, contrôlée par les habitants et leurs associations aux pouvoirs renforcés, en amont des décisions.

Le soleil et la mer ne suffisent pas. Ils ne sont pas destinés à être “consommés” par les plus riches et à marginaliser les plus pauvres. Et ça c’est notre affaire !

 

René Fredon

(1)

https://www.legabiandechaine.fr/2023/04/le-clan-du-saint-cyrien-partie-1.html

(2)

https://www.tv83.info/2023/05/06/lelue-chantal-portuese-lanceuse-dalerte/

(3)

https://www.mediapart.fr/journal/france/090323/var-un-poids-lourd-du-clan-falco-vise-par-une-plainte-pour-corruption

 

 

 

 

 

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RAPPEL /Retraite : le front commun des syndicats

            

Retraite : le front commun des syndicats

 

Les concertations sur les retraites ont commencé mercredi. Le ministre du travail Olivier Dussopt a présenté aux syndicats et au patronat le calendrier, la méthode et les objectifs qu’ils connaissent par coeur. Le projet de loi est déjà prêt portant l’âge de la retraite à 65 ans à l’horizon 2031 et augmentant la durée des cotisations par la même occasion.

 

Une perspective rejetée par une large majorité des Français.es et tous les syndicats représentatifs qui, à la veille de cette première consultation, se sont réunis et ont adopté un texte commun (1) sans ambiguité sur le fond, tout en participant au “dialogue” proposé pour y faire valoir leurs propositions

 

Macron entend faire adopter son texte “avant la fin de l’hiver“, ce qui est loin d’être acquis, compte tenu de sa minorité à l’assemblée comme au sénat et, surtout, de l’hostilité populaire, de la jeunesse aux retraités en passant par les salariés.es informés de ses intentions et qui ne cessent de le manifester comme l’a montré la journée de mobilisation du 29 eptembre, première grande mobilisation du monde du travail et de la jeunesse qui a permis de prendre la mesure des colères populaires contre “les réformes Macron”.

 

Lorsqu’il avait la majorité, “sa” réforme des retraites a été mise en échec, il a dû la remettre à plus tard, sans y renoncer. Elle ne ferait qu’aggraver la loi Touraine sous Hollande qui avait commencé à “pousser” l’âge de la retraite jusqu’à 62 ans et le nombre de trimestres de cotisations ce qui laisse beaucoup de salariés.es sans retraite “pleine”. Avec Macron la régression serait pire ! Et il ne peut compter que sur la droite pour parvenir à ses fins et encore…ils sont tellement divisés !

 

Les partis constituant la Nupes proposent un référendum précédé d’un grand débat public sur ce sujet ultra-sensible que n’entend pas le chef de l’Etat qui craint d’être mis en minorité et de devoir y renoncer vu sa très inconfortable situation issue de l’élection présidentielle.

 

Le PCF, de son côté, appelle à amplifier la mobilisation sociale, il se félicite de l’unité syndicale sur les retraites et invite à participer à la marche du 16 octobre contre la vie chère et l’inaction climatique ainsi qu’à la semaine d’action initiée par la CGT à partir du 17 octobre. (2)

 

C’est le mouvement social qui tient la clé de l’avenir en ce domaine comme dans tous les autres…

 

Qui s’avèrent redoutables en ces temps d’aggravation de la guerre en Ukraine où les menaces nucléaires brandies par Poutine alimentent les velléïtés occidentales de sur-enchère militaire pour obtenir la reddition russe tout en visant la Chine qui leur fait de l’ombre.

 

Il s’ensuit une accentuation de la crise des énergies avec des pénuries déjà à l’oeuvre et une inflation qui précipite un peu plus les catégories populaires et moyennes dans des privations supplémentaires. Vite, “il faut passer à la sobriété, l’abondance c’est fini” nous assène cyniquement Macron ! Comme si lui et ses millliardaires allaient subir des restrictions ?

 

Mais ils prennent des dispositions visant à réduire l’usage du gaz, de l’électricité et ne font rien contre le renchérissement des produits de première nécessité tandis que les géants du pétrole et de l’armement, entre autre, avec les spéculateurs encaissent des sur-profits exceptionnels que ce pouvoir ne veut pas taxer ! Et sans toucher aux causes, c’est le peuple qu’ils culpabilisent et pénalisent !!

 

Macron a hâte de prolonger la durée du travail passé de 2010 à 2018 de 60,2 ans  à 62,4 aujourd’hui pour les femmes et 62,1 pour les hommes. Il met la barre à 65 ans d’ici 2030 et pourrait aller au-delà. On en entend parler, c’est déjà le cas dans de nombreuses professions libérales mais ce n’est pas obligatoire.

 

Des chefs d’orchestres, des musiciens, des plasticiens, des acteurs, des praticiens…des deux sexes, meurent très tard dans l’exercice de leur art qui les aide à vivre : c’est un autre sujet. De petits paysans, commerçants et artisans ne comptent plus leurs années de travail, pour une retraite de misère, souvent pour deux, qui ne les aura pas aidés à vivre.

 

Ajoutons qu’augmenter sa durée alors que la productivité du travail a fait des bonds considérables est tout sauf logique et convaincant. La France se trouve par ailleurs dans le peloton de tête mondial parmi les plus productifs mais elle connaît un chômage plus élevé. Macron veut aussi réduire l’assurance-chômage, autre gros dossier qui frappe les catégories populaires. Comment peut-il oser dire que les chômeurs sont trop bien lotis et que certains préfèrent leur statut plutôt que chercher un emploi !

 

Dix syndicats, une détermination commune

 

Le communiqué adopté le 3 octobre par la CFDT, la CGT, FO,  la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, Solidaires, la FSU, l’UNEF, la Voix lycéenne, la FAGE, F!DL et le MNL prend acte de l’ouverture d’une consultation concernant notre système de retraite et demande au gouvernement de “préciser ses intentions, ses éléments de diagnostics, la méthode de concertations et ses objectifs“. Affirmant d’emblée que ces organisations syndicales sont attachées au système de répartition et qu’elles souhaitent des concertations loyales et transparentes pour plus de justice sociale...”

 

“…qu’elles sont, comme la majorité de la population, fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite et à une augmentation de la durée de cotisation….que des alternatives y compris financières existent et doivent faire l’objet de discussions.

 

Elles appellent les actuels et futurs travailleurs et les travailleuses à se réunir et débattre, et n’hésiteront pas à construire tous les moyens d’action nécessaires si le gouvernement demeurait arcbouté sur son projet.”  

 

Les dix organisations ont clairement annoncé la couleur, pas de compromis sur l’âge de départ à la retraite et de la durée de cotisation et elles ont des idées pour améliorer le financement de la sécurité sociale. Quant aux caisses de retraites complémentaires, elles sont en bonne santé financière et la sécurité sociale loin d’être à l’agonie. Elle a besoin de financements, l’accès de tous au travail en serait la source la plus sûre tout en augmentant les cotisations patronales en rapport avec leurs créations d’emplois ou non.

 

Il n’est pas admissible d’allonger la durée du travail encore moins de réduire le montant des pensions pour toutes celles et ceux qui auront des “trous” dans leur carrière.

 

Si la stratégie de Macron consiste à faire durer le plaisir d’une consultation-alibi où rien ne bougerait vraiment, les syndicats au complet viennent de faire un grand pas pour clarifier l’enjeu de cette “réforme” qui piétine l’esprit de ses créateurs, le CNR, sigle que Macron vient de détourner en “Conseil  national de la “refondation”.

 

Le grand patronat et les fonds de pensions en rêvent. La sécurité sociale n’est pas, à sa fondation, une institution financière. Elle appartient à celles et ceux qui la financent : employeurs et employés ! Rendons-lui son originalité, son efficacité, son humanisme. Et faisons la évoluer dans le même esprit.

 

 

René Fredon

 

(1) le texte collectif des syndicats sur les retraites

Communiqué Intersyndical – Déterminé.e.s pour nos retraites

 

(2)

https://mail01.orange.fr/appsuite/#!&app=in8/office/preview

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39è congrès du PCF , L’ambition communiste .. 

 

39è congrès du PCF      :   L’ambition communiste

 

C’est une ambition pour la France, émanant de la réflexion collective d’un parti qui propose une analyse approfondie de l’état du pays et du monde, suivie de propositions concrètes visant à dépasser un système obsolète, le capitalisme.

 

Ce système, économique, politique et idéologique, a engendré et géré la révolution industrielle au début du 19è siècle et ses incontestables progrès technologiques qui ont aussi poussé la population vers les villes, où hommes, femmes et enfants travaillaient et vivaient dans des conditions épouvantables.

 

La lutte des classes a fait évoluer les rapports salariés-patrons mais si nous sommes entrés dans l’ère de la révolution informationnelle, le même système demeure, à l’origine de la double surexploitation des humains et de la planète, entraînant la course débridée et sélective au productivisme et au consumérisme.

 

Avec toutes les conséquences sociales infligées aux peuples qui ont migré vers les villes, de plus en plus peuplées, accentuant -ne serait-ce que par les transports et l’artificialisation des sols- une situation climatique et environnementale qui a déjà dépassé le seuil critique. Pourtant la consommation de charbon, de pétrole et de gaz continue à croître dans le monde !

 

Comment inverser la tendance sans des dispositions immédiates et d’ampleur à l’échelle mondiale ? Les catastrophes naturelles deviennent plus fréquentes et plus intenses, d’où inondations, sécheresses, incendies, pénuries d’eau, agriculture fortement affectée…On mesure l’urgence d’accélérer le rythme de la transition écologique à tous les niveaux. Enjeu majeur incluant celui de la préservation de la biodiversité.

 

La France et le monde sont placés devant des défis colossaux. L’enjeu est de les relever, de tourner la page d’un ordre pris de convulsions, celui du capitalisme globalisé et financiarisé. L’humanité est à un tournant de son histoire…” peut-on lire dans le préambule de la résolution adoptée au 39è congrès du PCF par plus de 80% des congressistes.(1)

 

Or, nous vivons dans un contexte de crises multiples qui accroissent partout les inégalités et la justice sociale…en  même temps que les profits des plus grandes fortunes. Mais la stabilité financière des plus grands Etats occidentaux s’avère des plus fragiles.

 

Ce n’est pas un paradoxe, c’est dans l’essence même du capitalisme de privatiser la production et sa distribution au profit de leurs propriétaires qui poussent à la consommation les biens et les services les plus rentables, quitte à “oublier” les besoins des classes populaires dont les revenus modestes ne font pas des clients à privilégier. La volonté du pouvoir de sacrifier le logement social en est une illustration. .

 

Les “grands” médias publics et privés ont été très discrets sur le contenu de ce congrès tenu à Marseille du 7 au 10 avril. C’est le contraire qui nous aurait étonnés. Ils étaient plus diserts sur l’opinion de Fabien Roussel, réélu secrétaire national, concernant l’évolution de la NUPES selon LFI qui voudrait lui donner le statut de parti politique ? Ce que refusent les trois autres partenaires..

 

L’un des défis à relever par la gauche en France, alors que Macron est durablement isolé par un exceptionnel mouvement social, tous syndicats unis qui ne lâchent rien sur les retraites et promettent un 1er mai historique, c’est pour les communistes, le moment de faire émerger une alternative au capitalisme et de construire une majorité sociale et politique qui réponde aux aspirations populaires, à commencer par le refus de la loi sur les retraites…

 

Quand il a été promu président en 2017, il avait remercié les Français.es qui n’avaient pas voté pour lui mais pour faire barrage au RN. Il les avait salués…le lendemain, promettant d’en tenir compte. “Les promesses n’engagent que ceux qui y croient”, c’est bien connu. C’est le moment de lui rafraîchir la mémoire, d’autant que, par sa politique conservatrice et son bonapartisme, il aide beaucoup le RN qui en veut toujours plus ! Le capital leur est sacré : drôle de barrage ?

 

Remettre la France en marche avant

 

Aujourd’hui, la démocratie et la république sont en marche arrière, pas en “renaissance”, en panne. Les 100 jours de Macron relèvent de la fuite en avant. Il est inaudible comme ses ministres.

 

L’abstention, le scepticisme, la méfiance vis-à-vis de la politique sont en progression. Le racisme, le nationalisme, la xénophobie, l’homophobie, le sécuritaire orienté…s’étalent au grand jour dans l’espace public et nombre de médias traditionnels !

 

Le nouveau Front populaire que vise le PCF va au-delà de l’addition des scores actuels des partis de gauche. D’autant que le PS et EELV ont fourni quelques-uns de leurs dirigeants à la macronie et que la gauche dans son ensemble y a laissé des plumes, de l’ordre de 20% selon les élections. Pour le PCF c’est sa référence au communisme, confondu avec le stalinisme, le maoïsme et d’autres expériences…qui a joué contre lui, dans un contexte mondial de retour et de banalisation de l’extrême-droite et d’anticommunisme redoublé.

 

Pour le PCF le communisme n’existe nulle part, ce qui n’est pas nier la portée de la révolution russe d’Octobre 1917, son influence considérable sur les peuples et leur soif d’indépendance et de progrès social. Ni la place de la Chine dans le monde devenu multipolaire, ni celle des peuples qui ont pris leurs distances avec l’impérialisme américain. L’histoire est passée par là. Il n’y a pas de mode d’emploi à partir d’un modèle universel.

 

C’est un but et un chemin, “un processus pour vaincre la résistance du capital, fondé sur la paix, la coopération entre les peuples et le développement des capacités humaines en harmonie avec l’environnement”,  vers une nouvelle civilisation.

 

Comment ne pas évoquer, pour les jeunes générations, la concomittence de nos conquis sociaux uniques au monde, en 1936, en 1945, en 1968 avec l’influence du parti communiste d’alors, jusqu’à la victoire de la gauche en 81 laquelle, hélas, changea de cap  et se rendit à  la “loi” du marché et au libéralisme prédateur.

 

Ce n’est point par nostalgie que j’évoque cela mais pour en tirer une leçon politique : faire l’union, c’est un combat et c’est le contenu qui compte s’il est en adéquation avec les exigences portées par le mouvement populaire le plus large possible.

 

La gauche retrouvera des couleurs si chacune de ses composantes progresse à partir de son projet. Encore faut-il le soumettre à tous les citoyens.es. Le mode électoral et les rapports de force poussent à des pactes législatifs ou à des accords locaux. Ils n’impliquent pas l’ hégémonie de l’un des partenaires. Bien entendu ces accords s’inspirent des attentes populaires et des luttes sociales, écologiques, sociétales…en cours. Elles  ont pris une dimension historique.

 

Nous vivons une crise de civilisation

 

Les partis politiques n’existent pas pour eux-mêmes. Ils sont porteurs d’une vision de la société et de son avenir. Il est naturel qu’ils cherchent à en informer et y associer les citoyens.es.

 

On ne peut plus continuer à vivre comme avant sans avoir prise sur nos vies, sur l’état de la planète, des risques avérés, révélés par les scientiques. Pas plus que laisser faire les maîtres de la finance occupés à diviser les peuples tandis qu’ils se servent abondamment. Les peuples ont besoin d’être respectés, d’exercer leur souveraineté, d’exprimer leur aspiration à être entendus et à compter pour un, dans la société. Ils sont saturés de promesses et ne veulent plus subir, ils veulent agir.

 

D’où les propositions communistes d’un autre partage des pouvoirs et des savoirs, des richesses, d’une autre conception du travail, de la gestion des entreprises et des services publics à développer, de la possibilité d’éradiquer le chômage et la pauvreté…pour que vivent la Démocratie et la République.

 

Les forces existent pour que les peuples prennent leur destin en mains”

 

 

René Fredon

 

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N’en déplaise au président du chaos

 

 

N’en déplaise au président du chaos

 

        La page des retraites est plus ouverte que jamais

 

 

A peine la décision prévisible  du conseil constitutionnel était-elle connue que Macron s’empressait de promulguer la loi, dans la nuit de samedi à dimanche, en même temps qu’il décidait de s’adresser aux Français dès le 17 avril…tout seul comme un grand, sans personne pour lui poser les questions qui fâchent..

 

Quel aveu ? Après avoir refusé de recevoir les syndicats il les convoque pour leur parler de l’avenir et de sa feuille de route, mais pas de la question des retraites, réglée à ses yeux ! Si c’est ça le dialogue..? C’est qu’il ne veut rien comprendre de ce qui se passe dans le pays.

 

Un mouvement social soutenu par plus de 70% de la population qui a compris que “sa réforme” ne garantit nullement au plus grand nombre des salariés.es une amélioration des pensions, loin s’en faut, mais seulement un allongement de la durée du  travail à 64 ans avec des annuités de cotisations qui atteindront 43 ans en 2027 ! L’on sait qu’ils iront plus loin.

 

Une véritable provocation qui n’a fait que mettre le feu aux poudres et amplifier les colères sociales face à un tel mépris vis-à-vis d’une majorité de citoyens.es qui se considère à juste titre légitime et veut être écoutée, pas humiliée et contrainte. Ce qui se traduit par une volonté encore plus forte de se faire entendre, à travers les initiatives d’une intersydicale solide, unie et renforcée dans ses convictions face à un coup de force devant lequel le peuple a été placé.

 

Plus que jamais Macron se conduit comme un monarque qui dicte ses volontés et ses choix tactiques prévus dans la constitution. Or c’est lui et les présidents des deux chambres qui nomment les neufs “sages”. On n’est jamais si bien servi que par soi-même.

 

Ils ont pris une position politique et constitutionnelle. Mais c’est justement la constitution qui n’est plus adaptée à l’exigence démocratique qui porte sur un partage des pouvoirs par une reconnaissance de la souveraineté du peuple et non d’un monarque, pour être fidèle à la Révolution française dont tout le monde -ou presque- se réclame.

 

Une VIè République s’impose. Elle ne réglera pas tout. C’est la volonté populaire qui, par les luttes, fera évoluer les rapports de force permettant de sortir des dogmes libéraux privatisant à tour de bras pour satisfaire les intérêts d’une minorité de privilégiés dominant l’éconnomie et imposant ses choix. De nouveaux pouvoirs citoyens à tous les niveaux sont à conquérir.

 

Le chaos ne vient donc pas de l’expression populaire, très largement majoritaire, mais du président-monarque minoritaire qui décrète que c’est lui et lui seul qui décide des choix qu’il prétend bons pour le pays. Ce fumeux conseil constitutionnel a même rejeté le référendum d’initiative partagée (RIP). Un déni de la démocratie, sans cesse brandie par ceux qui la foulent aux pieds.

 

Quelques députés de la droite macronienne reconnaissent l’isolement du pouvoir, les manques et souhaitent plus de dialogue…après avoir soutenu la réforme du chef ! Quatre députés ont même quitté leur groupe.

 

LR également a permis à Macron de passer en force mais avait promis d’aller jusqu’à…65 ans. De son côté, Xavier Bertrand n’en accuse pas moins Macron d’attiser le chaos, pour être dans l’air du temps.

 

Le RN n’a strictement rien fait dans ce combat continu pour les retraites, mais il se dit “opposé à la réforme Macron“, il observe et utilise le malaise social, démocratique, politique, climatique…pour attirer l’électorat populaire en jouant la mouche du coche…derrière le masque de l’ultra-libéralisme anti-républicain.

 

Des socialistes comme Thierry Pech, fondateur de Terra Nova, qui avaient rallié Macron en 2017, trouvent qu’il s’y prend mal et souhaitent un apaisement tout en rejetant les “extrêmes” ? D’autres se font élire par l’électorat de droite, voire RN pour battre un sortant LFI…

 

Des débats à la télé emboitent le pas de la critique des méthodes de Macron en mauvaise posture, au point d’embraser le pays. Mais il y est très rarement mis en cause la nature des politiques que nous infligent Macron et ses condisciples européens, à savoir le système économique capitaliste qui les impose.

 

Ce qui crée l’insécurité sociale, un contexte d’inflation, de restrictions alimentaires pour des millions de familles, de pénurie des énergies et même de l’eau, de salaires et pensions trop bas, d’emplois de plus en plus insuffisants et précaires, en même temps que s’étalent les profits insolents de quelques-uns battant des records !

 

C’est ce contexte et la perspective de le dépasser qui étaient au coeur du 39è congrès des communistes à Marseille il y a quelques jours. Sortir la France -et l’Europe- de la nasse et de l’impasse libérale et construire un avenir de progrès social et démocratique. Pour et avec le peuple, réussir l’urgente transition écologique et y consacrer les moyens. Ils existent pour peu que la finance soit maîtrisée. Tout ne saurait être marchandise par ailleurs. De même associer les salariés.es aux décisions, avec des droits nouveaux, dans les entreprises publiques et privées ne peut qu’améliorer les rapports au travail et lui donner du sens.

 

Partager les richesses et co-décider à tous les niveaux du local au national, des grands investissements respectueux des objectifs bas-carbonne. Porter des initiatives de paix en Ukraine et partout où les conflits perdurent. Promouvoir toutes les émancipations qui nous libèrent de toutes les exploitations et humiliations…Vers plus d’égalité, de liberté et de temps pour vivre.

 

Il ne s’agit pas d’un catalogue à cocher mais d’une ébauche d’une construction plurielle à enrichir, la plus large possible.

 

J’aurai l’occasion d’y revenir.

 

 

René Fredon

 

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De quelle France républicaine parles-t-on ?

 

De quelle France républicaine   parles-t-on ?

Avec  l’expérience des conflits  syndicaux  face l’ostracisme présidentiel   en 2023   la lanterne de la démocratie vacille.

Comment concevoir qu’au travers d’un  seul  homme fusses-t-il président de la république  format DE GAULE 1958   la vie et le quotidien  de  nos compatriotes sont à ce point bouleversé  y compris  si le président  en formule la demande sous des prétextes fallacieux ?

N’y a-t-il pas des moyens pour y faire obstacle sauf le conseil constitutionnel qui n’a aucune indépendance vu ses nominations ?

 

De la seyne sur mer sous l’Egalite LR avec MM BICAIS, puis la métropole  sous l’égide  de feu Falco ou de la région MUSELIER Macron compatible les provençaux ont-ils véritablement droit aux chapitres des décisions.

Je ne suis  pas  convaincu ..

Comme  quoi la démocratie  est  une construction sans cesse à  réinventer.

Les condamnations deMRs . GIRAUD/FALCO sont les démonstrations que la vie politique varoise est malade de ces types de comportement autocratiques.

L’affaire nationale de MM. SCHIAPPA  doit nous alerter sur les pratiques illégales visant à   enrichir quelques-uns  au NON du défunt  M.  Samuel PATY et du combat contre l’islalisme .

Faux semblant mais apparemment enrichissement de quelques uns  ?

Avec MRS. MACRON/MUSELIER/FALCO et ETC… la république française est réduite à l’autoritarisme et la déliquescence  democratique  y compris au niveau local avec MM BICAIS.

Le danger  est  d’y rester et de s’y habituer  sans se révolter ?

le PCF  appelle à  manifester contre ces limitations democratiques en liaison avec les organisations syndicales . C’est  son  but et sa raison  d’être de communiste ..

 

  1. Malheur à nous, si nous n’avons pas la force d’être tout à fait libres, une demi-liberté nous ramène nécessairement au despotisme.

Robespierre

 

 

 

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MM BICAIS : Attention à ne pas opposer terrain agricole avec terrain à bâtir pour loger ?
Attention à ne pas opposer terrain agricole avec terrain à bâtir pour loger ?
Certes la volonté municipale de réserver des terrains agricoles est louable mais elle va diminuer les terrains à bâtir qui doivent répondre aux besoins de nos concitoyens en termes de logements accessibles ?
Sur la Dominante je suis d’accord et sur GAUMIN aussi pour que cela soit des terrains à vocation multiples agricoles.
Sur Coste chaude je suis plus réservé pour ne pas dire opposé surtout quand l’on constate que la mairie livre a Métropole/HLM le terrain municipal de l’ancienne ecole « Eugénie Coton « pour construire du logement social alors que la densification urbanistique dans ce quartier est énorme et que les habitants ne sont pas d’accord ?
ET puis ensuite et PLUS TARD comme tous les maires de droite et par rapport à la loi SRU (25 % de logements sociaux) ils où elles diront qu’ils n’ont plus de foncier pour bâtir des logements sociaux ?
Voilà pourquoi je reste dubitatif devant ce type de communication qui au-delà de leur faisabilité plus que discutable traduise un changement de paradigme ( Représentation du monde ; manière de voir les choses ; modèle cohérent de pensée, de vision du monde qui repose sur une base définie, sur un système de valeurs.) de ville visant à réserver la ville qu’à une partie de la population et éloigner les autres de cette même ville.
C’est classique avec la droite ou le RN.
Cela s’appelle de la ségrégation sociale eet urbanistique déguisées ?
On change les populations pour se faire réelire  ..
voila le but  ultime des LR,UDI,MACRON, RN ..toutes et tous  de droite extreme ou pas  mais obnubilite ou soumis aux idées  par la patronales et  à la finance internationale .

Ces gens -là  comme disait Jacque BREL n ont aucun sens de l’interêt general mais plutot et surout de l’interet des castes richissimes ..ILs ou elles en deviennent leurs avocats  ideologiques 
VM 16 04 2023

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Justice est faite :Falco et Giraud lourdement condamnés

 

 

Justice est faite :  Falco et Giraud lourdement condamnés

 

Dans l’affaire du “frigo de Falco” le jugement du tribunal correctionnel de Marseille du 14 avril 2023 a confirmé le lourd réquisitoire du procureur de la République, Mathieu Vernaudon prononcé la veille.

 

Pour Falco, 5 ans d’inégibilité avec perte provisoire de ses mandats, 3 ans de prison avec sursis et confiscation de 55 000 euros.

 

Pour Giraud, déjà condamné et qui avait démissionné de son mandat, 5 ans d’inéligibilité, 2 ans de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende.

 

Eclipsée par le feu vert du conseil constitutionnel donné à la loi sans vote sur les retraites qui tombait à la même heure, la condamnation de Falco n’en a pas moins secoué Toulon et le Var ainsi que, bien entendu, les partis politiques de tous bords ayant à affronter, du jour au lendemain, une nouvelle séquence sans le leader -qui cultivait sa réputation de “bâtisseur”- d’une droite déjà très divisée.

 

Certes Falco va faire appel de la décision, tombant de haut malgré les soutiens de Muselier, Estrosi, Rufo, Boudjellal, Bonus…après avoir mal digéré que sa ligne de défense, “un complot politique de ses ennemis”, ses témoins, les documents à charge et ses contacts en haut lieu…l’ont plutôt desservi que crédibilisé.

 

Il prétendait que le vote de ses électeurs lui ayant donné le pouvoir, valait mieux que les dires du personnel du conseil départemental qui lui avaient fait un procès pour une pécadille à ses yeux, à savoir, la prise en charge de ses frais de bouche, 24 h sur 24 et de son entretien, aux frais des contribuables.

 

Longtemps le procès du “frigo de Falco” a fait plutôt sourire qu’indigner un certain nombre de Toulonnais.es qui y voyaient un conflit interne au département entre des agents et leur direction ancienne et présente. Car si Falco avait été président du Conseil général, succédant à Arreckx- rattrapé par la justice- dont ‘il était 1er vice-président, il n’appartenait plus à l’institution.

 

Ce qui ne veut pas dire que le président aurait été dans la légalité pour de tels faits. Giraud a bêtement dit à l’audience qu’il ne savait pas que c’était illégal ? Que faisait-il à ce poste ? Il n’était pas vraiment le “patron” et couvrait ainsi des pratiques qui n’ont rien à voir avec l’intérêt général que ces élus sont sensés servir.

 

Le scandale est d’autant plus flagrant que ces dépenses indues à la charge des contribuables servaient directement les intérêts personnels de Falco alors qu’il émarge au budget de la commune de Toulon et à celui de TPM, indemnités substantielles auxquellles s’ajoutent les retraites de ministre, député, sénateur…Pas vraiment un nécessiteux.

 

Il a bafoué son devoir d’exemplarité” a justement relevé le tribunal correctionnel de Marseille. Sa présidente  a appuyé sur ce qui fait mal :”les faits, par leur petitesse témoignent d’un manque de respect évident des institutions et montrent que le conseil départemental restait votre territoire…”

 

Pour celui qui fut l’homme fort du Var pendant plus de trente ans, la perte des droits civiques est dure à entendre. Comme l’a été la révélation des écoutes concernant les démarches entreprises auprès de ministres pour essayer d’échapper à la réalité. Il y a bien eu détournement de fonds publics.

 

Le nouveau président du conseil départemental, Masson, a fait preuve d’un silence assourdissant sur le préjudice subi par le département et sur les pratiques qui y régnaient et dont il était solidaire. Qui ne dit mot consent ?

 

On peut aussi se demander si le sursis ne représente pas, à ce niveau de culpabilité, une faveur que ne connaissent pas de petits délinquants pris la main dans le sac ou sur l’étal pour simplement survivre pour certains.

 

Le fait d’avoir quitté LR à la veille des présidentielles avait valu à Falco pas mal de reproches et d’inimitié dans son propre camp qui a fort à faire par les temps qui courent.

 

La statue déboulonnée, reste à savoir si demain Toulon et le Var continueront d’être “pilotés” au profit des mêmes intérêts privés d’un pouvoir et d’élus nationaux et locaux liés au système capitaliste dont nous subissons les crises profondes qui s’intensifient. Ou bien par une nouvelle majorité progressiste au service exclusif des besoins des habitants et sous leur contrôle.

 

Donc au service de l’intérêt général, une notion galvaudée à re-préciser dans le détail.

 

 

René Fredon

 

 

 

 

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Procès de Falco. suite..

 

Procès de Falco

 

   Le procureur requiert le retrait immédiat de ses mandats électifs

 

Hier jeudi, le procureur a commencé ses réquisitions en demandant au tribunal de mettre fin immédiatement aux mandats électifs du maire de Toulon”. Argumentant sur le vrai scandale” que constitue un tel recel de détournement de fonds publics.

 

Il n’a visiblement pas été sensible aux “justifications” données par H. Falco qui se dit victime d’un complot politique fomenté par “des adversaires de mauvaise foi“, en l’occurrence des personnels du conseil départemental dont un syndicat, UNSA, qui ont choisi de saisir la justice plutôt que de faire silence sur des pratiques avérées, nullement anodines.

 

L’ambiance au sein du siège toulonnais des services départementaux a pris, ces dernières années, des allures délétères, pressions et menaces en tous genres, au point que le chef-cuisinier qui avait témoigné à charge s’est suicidé. Falco n’a pas hésité à faire témoigner, en sa faveur, deux ex-maîtres d’hôtel du département (?) qui n’ont pas eu de scrupules à dénigrer la mémoire du défunt.

 

Marc Giraud l’ancien président choisi par Falco a dû démissionner et sera également jugé aux côtés de Falco, très au courant de ce qui se passait au siège des Lices. Il vient d’être condamné à deux ans avec sursis dans le cadre d’une autre affaire de recel de détournement d’argent public à Carqueiranne dont il a été maire.

 

Le jugement du tribunal interviendra ce vendredi après les plaidoiries de la défense.

Il pourrait avoir des conséquences politiques considérables dans le Var et la région.

 

RF

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Falco et le frigo…suite   

 

 

Falco et le frigo…suite   

La fin de semaineest attendue avec beaucoup d’impatience du côté du Conseil constitutionnel qui va confirmer ou infirmer la loi sur les retraites adoptée à la sauvette sans vote du parlement.

Il en sera de même du côté de Marseille où se joue l’avenir de Falco au tribunal correctionnel.

 

A la demande du maire de Toulon, le 1er février dernier, les audiences avaient été reportées au 11 avril 2023, l’on devrait en finir avec “l’affaire du frigo du conseil départemental“. Un frigo mis à la disposition, sept jours sur sept, d’Hubert Falco qui ne faisait plus partie de l’institution qu’il avait présidée. En tant que maire et président de TPM il dispose d’un revenu mensuel plutôt confortable…non comprises les retraites d’ancien ministre et de sénateur.

 

On ne comprend pas très bien qu’il se fasse nourir et blanchir sur les deniers publics du conseil départemental pendant 16 ans jusqu’en 2018. Cela paraît incroyable ! D’autant que l’institution départementale n’est nullement tenue de le faire. Il s’agit encore moins d’un “acquis social”qui n’a aucune justification et ne fait d’ailleurs l’objet d’aucune délibération.

 

Simplement une faveur accordée à l’ancien président par son successeur Marc Giraud qui ne pouvait rien refuser à son ancien “patron”…Falco, présidait depuis des années LR dans le Var, c’est lui qui avait choisi son successeur au poste de président du conseil devenu départemental. Simple retour d’ascenseur…aux frais des contribuables. Petits arrangements entre amis.

 

Du coup, l’ancien président Marc Giraud a dû démissionner, d’autant qu’une autre affaire de détournement de fonds publics lui était reprochée lorsqu’il était maire de Carqueiranne, il sera aussi jugé pour celle du frigo car forcément au courant, ce qu’il n’a pas nié. Et en dit long sur les pratiques de certains de nos gestionnaires peu scupuleux qui s’entourent de cabinets fournis en collaborateurs à leur service et se croient tout permis.

 

Les mis en cause ont pour ligne de défense le complot politique, donc la négation des faits. Cela ne paraît pas très sérieux face aux éléments recueillis lors des auditions et aux témoignages des personnels et du syndicat UNSA qui avait soulevé le lièvre et saisi le parquet financier  pour vérifier la pertinence des arguments des uns et des autres.

 

La secrétaire de l’UNSA, Faouzia Mehazem a très légalement porté plainte auprès du parquet financier. Elle a, dès lors, était l’objet d’une pression inouïe sur sa personne, doublée de menaces de mort anonymes et d’injures racistes caractérisées. Au point que le chef des cuisines, Laurent Defraize, bien placé pour en parler et qui avait témoigné en sa faveur,  s’est suicidé le 11 mars 2020.

 

Hubert Falco n’accepte pas qu’on mette en cause sa probité et qu’on l’accuse de détournement d’argent public ! Encore faudrait-il qu’il n’y contribue pas. C’est tout l’enjeu des jours à venir. Une condamnation risquerait fort d’abréger sa carrière politique déjà compromise par la crise au sein de LR dont il était le président départemental après Arreckx et Léotard. Il choisissait les candidats de son camp à toutes les élections et nommait les responsables de circonscriptions.

Les scandales, les règlements de comptes, les meurtres au sein de la droite et de l’extrême-droite se sont révélés florissants depuis que le Var est passé à droite en 1981, au moment où la France basculait à gauche.

 

Falco a rejoint le camp de Macron avant les présidentielles, la droite (LR +Macron) a perdu les législatives au profit du RN dans le Var et au plan national. La confiance ne règne plus entre le peuple et le président de la République dont la cote de popularité est au plus bas.

 

Rien à voir avec le procès qui a lieu cette semaine à Marseille ? Pas sûr, l’ami Darmanin, qui chapeaute la sécurité (au détriment de nos libertés individuelles et collectives) et les collectivités territoriales -mais pas la justice- avait été mis au courant de la situation et de l’enjeu de première importance pour Falco.  Qu’en attendait-il ?

 

Il n’est déjà plus le rassembleur du parti longtemps dominant en France et dans le Var. Même si ce qui l’oppose aux autres forces libérales et ultra-libérales n’est guère que tactique et de pure forme pour maintenir au pouvoir un système à bout de souffle arc-bouté sur les privatisations et la course aux profits pour les très riches. Tant pis pour les autres.

 

 

René Fredon