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Un mandat Municipal perdu 2020/2026  pour les seynoises et seynois !

 

 

Un mandat Municipal perdu 2020/2026  pour les seynoises et seynois !

 

  1. Délation.

Cette équipe municipale orchestre la délation citoyenne  avec l’assentiment des forces policières comme un  principe de base .  Ce qui peut paraitre un peu limite , voir  pétainiste quand même et surtout inutile pour une démocratie apaisée. Une configuration policière  ardemment développée avec un nouveau  directeur de la police municipale et une salle télévisuelle pour suivre les méfaits   en ville

2. Piscine :

C’est la Fermeture de la DSP/Piscine /UCPA  à cause  des prix  d’entretien exorbitant et en particulier les fournitures électriques. Rien à l’Horizon pour les seynoises et seynois et pour une ville de plus de 65 000 habitants ?  Quelle  belle image seynoise  alors que Six fours et bientôt  Ollioules ont ou vont avoir  une  piscine ?

Carton Rouge

3.Cinéma.

Même effet et même résultat : Ce n’est pas de cinéma alors que le projet Atelier mécanique «   était sur les rails avec la précédente municipalité de gauche

Quelle  belle image seynoise  alors que Six fours et bientôt  Ollioules ont ou vont avoir  un  CINEMA ?

 Carton Rouge

 

4.Brigades d’Intérêt Général.

Nous (droite)  offrons du travail gratuit aux seynoises et seynois .Cela va à l’encontre    de nos fonctionnaires   et  ces citoyens sont-ils assurés et protéger   en cas d’accidents ?

5.Aucune intervention politique sur le national ou international.

C’est Aucune démarche administrative, ou motion, ou  lettres sur les problématiques politiques en direction du national ou international  de la part de cette majorité de droite  lors de conseil municipal ou autres instants

6.Le logement  le parent politique abandonné de la politique municipale de MM BICAIS et    ce dernier est alloué aux idylles toulonnaise de droite  c’est dire  le peu  d’importance  que le logement social aura alors que les demandes et les besoins sont énormes ?

 Carton Rouge

7.Ecoles Mabily/Verne et déplacement des fonctionnaires ancien Impôt.

Les écoliers de Mabily et de Jules verne vont perdre un mandat  de 6 ans pour rentrer, peut-être dans leur nouvelle école ? A l’opposé je salue l’installation des fonctionnaires territoriaux  dans leur nouvel locaux  emménages et rénovés  rue  Gide. Leurs conditions de travail  vont être améliorées, espérons-le ?

8.Centre-ville.

Le nouveau  cimetière communal et commercial  du à l’amateurisme de cette  équipe municipale. Les commerçants partent let la politique de piétonnage  voulue par cet équipe a plombé le peu d’espoir de renouveau de ce centre-ville ?

9.Démocratie.

Pour cette municipalité de droite la démocratie est un mot qui fâche que l’on prenne les conseils de quartiers ou les CIL  nous pourrions mieux faire que ce qui se passe actuellement.

Carton Rouge

10.Bilan de mi-mandat.

Aucun bilan de mi-mandat  ne s’est profilé  avec cette équipe de droite dirigée  par MM BICAIS. Peut-être n’avait-il  rien à dire de concret ?

11.Transports 

Là aussi nous en savons rien ce n’est que la partie  du port  n’est pas accessible  pour  ce moyen de transport  alors que le projet  TPM   prevoit   une terminaison vers    Tamaris pour 2028 ou 212.(Cout Napoléon, etc. 😉

Budget  très élastique suivant les priorités de madame la maire  MM BICAIS , beaucoup de COM  avec Photo d’elle ,beaucoup de célébrations ,de peintures  sur les murs du centre-ville vidé de sens ,beaucoup d’effigies républicaines ,beaucoup de DSP ou privatisations beaucoup de services publics ,beaucoup moins pour les territoriaux , etc. EN clair un budget de classe et d’apartheid suivant les quartiers et au service de la Jet set patronale.

13.Exclusion d’associations (OSDS, CSMS, Anciens Aristide BRIAND, etc.. ).

Nous constatons une politiqué associative d’exclusions  concernant  quelques associations (OSDS, CSMS, Anciens  d’Aristide Briand, etc.).

Carton Rouge

14.CM moins nombreux et préparation raccourcie pour l’opposition

Les conseils municipaux sont moins nombreux et des heures  un peu tardive   mais bien plus  ne donnent que peu de temps de préparation en direction de l’opposition ;

C’est tout l’inverse qu’il faudrait  faire

15.Majorité évolutive et démission active.

C’est une  majorité   évolutive par rapport aux sorties et aux rentrants  si bien  que les électeurs sont cocufies et pris pour   imbéciles .Hier à gauche les verts indépendants  sont maintenant à droite  tandis que l’opposition de droite  du 2 e tour se range  auprès de MM BICAIS alors que cette dernière perd une grande partie de sa droite du 1 e tour .

Comprenne qui pourra  sauf  celles et ceux attachés  à une parcelle de pouvoir

Autrement  dit : le manège des changements d’habits politiciens  ou chaise musicale tourne à plein régime  pour le plus grand malheur de l’électeur de base.

Carton Rouge

16.etc.

Conclusion : la Seyne ville des maires bâtisseurs communistes et progressistes se mue en ville  de maires sans boussole, sans sens politique, sans ténacité à garder un cap.
EN somme une ville a la dérive libérale  comme beaucoup drop de collectivités , région ,  départements  métropoles ou état  dirigé par  des avocats-politiciens représentant  la finances  et le patronat que sont les macronistes , les LR, Les UDI, Modem, RN .

Le PCF  avec le NFP local seynois  auraontFORT   à faire pour reconquérir un espace  progressiste   dans  notre ville.

 

« Le temps n’attend pas. »

De Lénine

Lénine

 

 

 

 

 

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De l’enlisement de Netanyahou à la libération dans l’air de Georges-Ibrahim Abdallah..

 

 

De l’enlisement de Netanyahou à la libération dans l’air de Georges-Ibrahim Abdallah

Sur le site du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, la page France-Diplomatie donne des conseils aux voyageurs français qui se trouveraient du côté d’Israël et des territoires palestiniens annexés de fait par l’occupant et son gouvernement sioniste qui vise l’éradication des populations civiles élargies à celles du Liban et alentour, face à un génocide reconnu et condamné par l’ONU.

On y lit que la dernière mise à jour date du 3 octobre… « et qu’il est strictement déconseillé de s’y rendre » comme dans toutes les zones d’opérations militaires décidées par Israël qui poursuit chaque jour ses crimes de guerre après avoir  cyniquement prévenu ses victimes, enfants, femmes, vieillards…de quitter leur  territoire pour ne pas être bombardés ! Drôle de courtoisie.

On le voit, au ministère, on ne fait pas de politique, on donne des conseils de…sécurité, tout en respectant le droit d’Israël de se défendre disent ses soutiens et  de faire ce qu’il veut, disent les autres, puisqu’il détruit et s’attribue les territoires palestiniens  en violation du droit international ???

Netanyahou ne voit même pas que chaque victime palestinienne, par sa volonté de dictateur très dangereux, fait se lever encore plus de résistants issus d’un peuple à qui l’occident n’a cessé de mentir au fil des ans. Ce qui a alimenté une haine réciproque entretenue par Netanyahou qui  rejette toute cohabitation avec le peuple palestinien. Cela n’a pas commencé le 7 octobre 2023 ni ne le justifie, bien au contraire.

D’autant que ces crimes indéfendables ont renforcé l’antisémitisme confondu avec l’antisionisme, tout en masquant l’islamophobie qui s’en donne à cœur  joie à droite et à l’extrême-droite. En même temps ils banalisent le soutien de principe des E-U. Et plus encore de Trump qui ne le lâchera pas selon ce qu’il laisse entendre côté aides militaires et plus généralement économiques et politiques.

L’Europe est très en-dessous de la solidarité avec les victimes. Des pays comme l’Espagne, la Norvège, l’Irlande viennent de se prononcer pour un Etat palestinien le plus vite possible après le cessez-le-feu qu’on ne voit pas venir. La France ne se presse pas pour se positionner, au mieux regrette-t-elle les carnages d’Israël qui n’applique aucune résolution prise par l’ONU, le soutien systématique des E.-U lui suffit car il paralyse le conseil de sécurité !

Mieux ? Tsahal tire sur des fonctionnaires de l’ONU mais aussi sur la FINUL (militaires de 49 pays) mandatée pour que les mouvements de population accèdent aux aides humanitaires et pour empêcher la pénétration de l’armée israélienne hors de ses frontières…Le protégé des E.-U. N’en a rien à faire !

Comme si l’Etat hébreu pouvait tout se permettre sous prétexte que les pays vainqueurs de la 2è guerre mondiale contre les nazis s’étaient mis d’accord pour créer un Etat en reconnaissance de la shoah pour y réunir, alors, la diaspora encore vivante sur un territoire géré par l’Angleterre où vivaient les Palestiniens à qui on n’avait rien demandé !

Trois générations après ce sont eux que l’on expatrie de leur terre partagée, dans le passé. Avec la violence que se permet la puissance militaire d’Israël fournie par le leader déclinant de la planète qui forcément les aide à dominer un espace très convoité et singulièrement divisé bien que de religions communes ou proches.

Israël, du moins son actuel gouvernement, renonce à toute coexistence pacifique, ce qui inquiète tous les peuples du Moyen-Orient et de leurs voisins, vu les risques d’une escalade des moyens de destruction massive pouvant se déployer. Pour quelle perspective ?

Mieux vaut lutter pour la planète, la vie et la paix que l’inverse et mettre en actes ce qui en découle pour réduire les inégalités individuelles et collectives, la guerre enrichit ceux qui gagnent et en tirent profits. Seuls la paix et le changement de conception des rapports sociaux et humains peuvent y parvenir. Encore faut-il emprunter le bon chemin : liberté, égalité, fraternité !

 Georges-Ibrahim Abdallah devra encore attendre

 

Aucune description de photo disponible.

 

Le tribunal d’application des peines du parquet national antiterroriste (PNAT) a ordonné le 15 novembre 2024 sa libération pour le 6 décembre. Celle du plus vieux prisonnier d’Europe, le communiste libanais G-I Abdallah depuis 40 ans emprisonné à Lannemezan pour complicité d’assassinats terroristes dont il nie les faits mais pas ses actes de fondateur des Forces armées révolutionnaires libanaises.

Il devra encore attendre l’appel suspensif du PNAT que nous avions sous-estimé et qui reste à connaître? On ne comprend pas très bien cette incohérence : le PNAT fait appel de la délibération du  tribunal d’application des peines du…PNAT ?

On voulait y croire, le prisonnier de 73 ans en était à sa 11è demande de libération.

La veille il s’était confié à un journaliste de l’Humanité, Alain Raynal :  «  ma libération est un détail. Face à la situation du monde, aux attaques répétées contre le droit des peuples et leur liberté…aujourd’hui les hautes instances judiciaires, en France, sous-estiment le fait qu’Israël est susceptible de commettre un génocide, or c’est exactement ce que les israéliens et les américains sont en train de perpétrer à Gaza et au Liban.

Je ne lâcherai jamais mes engagements de jeunesse, mes engagements de toujours..

Comment analysez-vous cet acharnement judiciaire et politique ?

« Je suis évidemment et surtout victime d’une décision politique. Si je suis libéré, à leurs yeux, cela représenterait une victoire des opposants à Israël.

Après le peuple palestinien c’est le peuple libanais qui souffre de l’armée israëlienne ?

« C’est insupportable. Ce qui se passe depuis plus d’un an  à Gaza se reproduit à Beyrouth, dans un silence assourdissant de la communauté internationale et des forces dites démocratiques. Dans l’enclave palestinienne ils affament la population, ils détruisent les universités, les écoles, les hôpitaux. Au Liban ils bombardent les villages maronites pour chasser les réfugiés qui viennent du sud. C’est abject.

...Des millions de personnes dans le monde assistent à ce génocide en cours. Ce silence assourdissant est criminel…

..Nous assistons au paroxysme de la crise du capitalisme, celui-là même qui mène aux barbaresques nous vivons aujourd’hui.

La fascisation du monde est en marche… ce n’est qu’ensemble aujourd’hui comme demain qu’il nous faut lutter pour les droits des peuples et leur respect.»

Libérable dès 1999 il devra quitter la France et ne plus y revenir. Je ne crois pas qu’il veuille s’y incruster à tout prix.

René Fredon

PS Gaza: condamnation d’une militante niçoise pro-palestinienne

 

https://www.aa.com.tr/fr/monde/france-la-militante-pro-palestinienne-amira-zaiter-condamn%C3%A9e-%C3%A0-3-ans-de-prison-dont-2-avec-sursis/3383936

National

Le RN et la justice

 

 

                                                                                                                                        Le RN et la justice

Depuis que la candidate du RN a pris conscience qu’elle pourrait ne pas être éligible à la présidentielle de 2027, vu les réquisitions qu’on connaît : cinq ans de prison dont deux ans ferme, cinq ans d’inéligibilité qui s’applique immédiatement, appel ou pas, l’institution réclame 300 000 euros d’amende et une indemnité de 3,7 millions d’euros.

Mme Le Pen a changé de couleur et lancé une campagne politique directe contre les magistrats accusés d’avoir requis selon des critères strictement…politiques et non selon la justice ! « Je pense que la volonté du parquet est de priver les Français de la capacité de voter pour ceux qu’ils souhaitent  et de « ruiner le parti » a-t-elle lâché

Evidemment ça aurait été beaucoup plus vite si les dix années d’enquêtes à la demande du parlement européen avaient été effacées du calendrier judiciaire ou si les magistrats avaient manqué de preuves et conclu dans le sens qu’attendaient nos innocents justiciables d’une puérilité angélique.

Les chefs du FN et RN, père et fille, ainsi qu’une vingtaine d’assistants.es de députés du parti d’extrême droite  semblaient ne pas savoir qu’ils étaient payés par l’UE sans y avoir mis les pieds, ce qui leur permettait de militer gratuitement pour leur parti. Ils avaient trouvé le bon système, eux qui, comme Trump, se disent « antisystème « ??

Le tribunal correctionnel de Paris l’a qualifié de détournement d’argent public, une fois la très longue enquête bouclée et la décision prise, non pas par les juristes enquêteurs mais par des juges indépendants. Ce jugement est annoncé au début 2025. Donc il faut attendre.

 

 

La stratégie victimaire, déjà mise en route avec une pétition, pourrait-elle influencer les juges ? Le laisser supposer, comme le fait le RN c’est déjà une insulte. On n’est pas aux Etats-Unis et en Israël où les chefs d’Etat spéculent sur les privilèges de leur fonction pour repousser des jugements en cours ! Mais on s’en approche.

D’ailleurs le RN et les extrêmes droite d’Europe se sont réjouis de l’élection de Trump ainsi qu’une partie de la droite. En France aussi. C’est bien les intérêts du capital  qu’ils servent avec ferveur. La République et les classes populaires, ils n’en ont rien à faire, nos manipulateurs chevronnés ! La dictature des milliardaires leur va très bien.

La casse sociale et les 300  000 licenciés.es en cours  ne les émeuvent pas du tout.

On connaît la conception de la justice du RN qui veut instaurer la préférence nationale, c’est-à-dire une France coupée en deux et une justice expéditive elle aussi à deux vitesses et qui ne transige pas avec l’exécution rapide des condamnations sans remise de peine…mais ça dépend pour qui.

En réalité, ils veulent une justice aux ordres du pouvoir politique mais au pouvoir qu’ils incarnent, la dictature de l’argent, ce que Trump, leur idole est en train de muscler !

La principale caractéristique du RN, en ces temps de grande incertitude, c’est de dire tout et son contraire, d’entretenir l’ambiguïté  tout en restant fidèle à ses origines et à ses objectifs ultranationalistes et néofascistes.

Cette séquence peut ouvrir bien des yeux.

René Fredon

International

La paix au cœur, du pain sur la planche !

 

 

La paix au cœur, du pain sur la planche !

 

Le retour au pouvoir du milliardaire fasciste Trump, flanqué de Musk, a fait vibrer la bourse et un électorat renforcé, surtout blanc et masculin, séduit par un nationaliste vulgaire, violent et outrancier hors limite, possédant un casier judiciaire bien rempli qu’il veut faire « sauter »…comme Netanyahou ! En verrouillant le pouvoir.

Il ne va pas nous simplifier la tâche, cela va de soi. Ni la vie qu’imposent aux peuples les maîtres de la finance au pouvoir dans les pays capitalistes.  Il y en a aussi en Chine, mais sans pouvoir politique. D’ailleurs le pays est mal supporté par l’occident, à la fois partenaire et concurrent des E.-U et autres « grandes puissances ».

La Chine occupe la seconde place dans le monde du fait de son développement  économique et social. Et de son milliard et demi de consommateurs. Elle construit un vaste ensemble de pays sur tous les continents, sans cohérence idéologique, qui échappent, proportionnellement à leurs échanges, à la domination financière et monétaire des Etats-Unis tout en préconisant la coexistence pacifique et une plus grande autorité de l’ONU paralysée par les Américains.

Un ensemble non exclusif, qui concerne la moitié de la population de la planète et qui empiète sur les intérêts du plus riche et plus puissant leader capitaliste, qui se prend toujours pour le gendarme du monde, dominant les peuples de sa richesse, du dollar et de son armement. Sinon leur industrie est en friches et leurs protections sociales quasi nulles. Ils n’ont plus les mêmes réserves ni la même avance technologique et économique mais tiennent bon la corde, sur le plan militaire et la recherche.

A l’évidence, mais pas encore pour tout le monde, le capitalisme porte en lui la guerre. Ceux qui la décident ne la font pas mais les marchands d’armes y trouvent leur compte. Avec une justification qui se veut imparable: « il y a toujours eu des guerres !..» Est-ce une raison pour les entretenir, par principe vu le niveau de destruction auquel nous sommes arrivés ? Ainsi que pour l’argent qui ne va pas à la vie mais dans des poches bien ciblées

Les bilans humains sont terribles en Palestine et en Ukraine où les E.-U sont  directement impliqués. L’Ukraine, Trump parle de s’en retirer, avec l’OTAN et de laisser à l’Europe la charge de se protéger. Et de se financer. On attend la suite.

C’est dans le contexte de la 1ère guerre mondiale que se sont crées le parti communiste de Russie en octobre 1917 et le PCF en décembre 1920. La paix était et est toujours la condition à laquelle aspirent tous les peuples, indispensable à l’épanouissement du communisme qu’a dénaturé le stalinisme. Le PCF tient au sens de ce mot synonyme de partage des richesses, fruits du travail des hommes, des femmes et, très longtemps, des enfants. Ce qui appelle l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Lénine disait que « le fascisme c’est le capitalisme en décomposition », Brecht  en confirmait le sens : «le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie bourgeoise mais son évolution par temps de crise ». Plus d’un siècle plus tard ça n’a pas pris une ride.

Et pourtant, voilà revenues les années 30 et, malgré les commémorations, effacés les  conquis sociaux du front populaire, de  la Résistance, de la Libération, des trente glorieuses, de mai 68 et des grands mouvement sociaux postérieurs, tandis que l’URSS disparaissait de la scène politique mondiale. Etait-ce la fin de l’histoire ?

Les communistes, les progressistes, jeunes et moins jeunes, vivent très mal cet épisode de résurgence de ce que nous croyions avoir éradiqué : le fascisme puis le nazisme dans toute leur horreur et leurs 60 millions de morts. Avec en plus, l’expérimentation de la bombe atomique sur deux villes du Japon par les Américains !

 

 

80 ans après, l’extrême-droite reprend de l’influence dans tous les pays occidentaux se réclamant du capitalisme, les Etats-Unis ayant ouvert l’ère industrielle au 19è siècle.

Aujourd’hui elle est en concurrence sérieuse avec la Chine, principalement, qui n’a conquis son indépendance qu’en 1948 dans la foulée de la dynamique des peuples vainqueurs du nazisme, de l’URSS, de l’Europe et de l’Amérique, fortement aidés par les pays alors colonisés.

Et voilà que réapparaît à l’horizon « le vol noir du corbeau sur nos plaines », les uns s’en réclament fièrement, en Allemagne et en Autriche, comme par hasard, ou en s’insurgeant de la comparaison par nécessité tactique : se rapprocher de la droite traditionnelle et récupérer les votes populaires à qui ils promettent ordre, sécurité, nationalisme, xénophobie, religion…sus à l’immigration ! Ils admirent Trump qui était déjà leur modèle.

La crise ce n’est pas l’immigration, c’est le capital !

 

Plus que jamais, c’est l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat des plus modestes qui préoccupent les familles. L’inégalité sociale et fiscale grandit en même temps que l’accumulation des profits privés et des ultra-riches qui ont la haute main sur l’industrie, l’agriculture, le commerce, la finance, les multinationales, la communication et les choix imposant la surconsommation après la surproduction du moins destinées aux plus aisés et la sous-consommation aux plus fragilisés, traités « d’assistés et de fainéants » qui nuiraient à la cohésion sociale.

Le tout aggravé par les dérèglements climatiques, du fait de nos modes de production et de consommation affectant toute la chaîne alimentaire et sanitaire par l’usage de produits carbonés et chimiques polluant l’air, les mers et la terre…depuis deux siècles. La transition écologiste s’étire faute de moyens et de conviction des profiteurs privés qui ralentissent le mouvement pour des intérêts égoïstes.

Les privations seront pour les classes moyennes et populaires. Les droites, extrêmes ou pas, ne veulent pas voir que c’est le capitalisme qui est  la cause des crises profondes et multiples dont nous ne sortons pas.

 

Cela ne nous réjouit pas et ne nous dit pas quelle en sera l’issue ? La colère des gens, le ras-le-bol, le désespoir, l’absence d’alternative, les polémiques à gauche et la baisse de son influence depuis le ralliement de Mitterrand à l’économie de marché, au «libre» échange, à la concurrence «non faussée» passant au social-libéralisme en 1983, renonçant, après dix ans de campagne, aux luttes et conquêtes nous rapprochant du socialisme.

Quelle déception si la gauche et la droite ne se distinguent plus, malgré le départ des ministres communistes ? Que sont-ils revenus y faire en 1995 si ce n’est cautionner les privatisations de Jospin chapeauté par Chirac. L’électorat communiste l’a fait savoir en 2002 au 1er tour : Jospin, 16,18% devancé par…J-M Le Pen, 16,86,  J. Chirac, en tête, 19,88 ! Six autres candidats à gauche totalisaient 26,14% dont R. Hue, 3,37%.  Avec Jospin la gauche faisait 42,42% ! On connaît la suite…

Une lumière dans le brouillard,

Non pas que les partis de gauche n’aient pas d’analyses et de propositions à la hauteur de l’enjeu, bien au contraire, ce sont les choix politiciens pour qu’ils n’accèdent pas au pouvoir, bien que premier des 3 blocs politiques à l’assemblée nationale qui les empêchent d’être entendus sur ce sujet essentiel.

Il s’agit d’une voix…japonaise, le philosophe marxiste Kosei Saito, qui pense que «le communisme de décroissance constitue l’alternative» pour entrer dans une nouvelle ère. (Son livre, «Moins ! La décroissance est une philosophie». Editions du Seuil).

Une voix qui nous rappelle que pour Marx «la pauvreté, la colonisation et la destruction écologique sont imbriquées. Si vous voulez vraiment abolir l’antagonisme  des classes, vous devez aussi abolir l’exploitation de la nature. Cette base théorique marxienne nous sert à construire une alliance plus large entre les rouges et les verts dans l’anthropocène.»

Une invitation à approfondir la question universelle, au cœur de l’actualité.

René Fredon

https://www.pcf.fr/plan_climat_du_pcf

https://reseauactionclimat.org/que-vaut-la-liste-les-ecologistes-sur-le-climat/

https://reseauactionclimat.org/elections-europeennes-que-vaut-la-liste-la-france-insoumise-pour-le-climat/#:~:text=Le%20programme%20de%20LFI%20fixe,ambition%20climatique%20europ%C3%A9enne%20pour%202030.

https://reseauactionclimat.org/elections-europeennes-que-vaut-la-liste-ps-place-publique-sur-le-climat/

https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/08/construction-commerce-automobile-la-france-menacee-par-une-vague-de-plans-sociaux_6382651_3234.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=a_la_une&lmd_send_date=20241108&lmd_email_link=a-la-une-articles-H2_titre_2&M_BT=56064101136620

Var - La Seyne sur MER

Cogolin: deux scandales,M-E LANSADE s’enfonce…l’ex-référent d’Anticor payé par la commune

 

PHOTO Var Matin 

Cogolin: deux scandales  :M-E LANSADE s’enfonce…l’ex-référent d’Anticor payé par la commune

  

Le très sulfureux maire de Cogolin oscillant entre Mme Le Pen  et Zémmour voit s’accumuler les accusations qui l’ont conduit à envisager son retrait de la politique

 

Il est question de corruption, d’escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds publics. Le palmarès s’est encore chargé cet été où une société complice a craqué. Elle faisait payer très cher les anneaux sur le port.après avoir été choisie illégalement, elle gérait un marché truqué qui rapportait gros aux mis en examen, dont le maire «tête  haute et mains propres».

Le 12 -9-2024, le maire de Cogolin a été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis et à une peine complémentaire de trois ans de privation des droits.

 

Il avait fixé un droit d’accès au port de 400 000 euros l’anneau puis ensuite une somme de 800 000, le marché atteignait 8 millions. Evidemment il n’apparaissait pas dans la combine, un de ses proches en était chargé. L’ex-directeur du port n’était autre que son ancien directeur de cabinet.

Il se dit malade et souhaite guérir de son addiction aux bonnes affaires.

Sauf que ça fait longtemps que ça dure et la commune va devoir prendre en charge le préjudice du comportement du maire -et de ses frais de justice et d’avocats- lui qui prétendait servir les intérêts de la commune…Il est aussi accusé d’abus de faiblesse dans une transaction immobilière, légalisant la signature d’une procuration d’un proche du propriétaire mourant.

Il traîne aussi un autre boulet pour fraude fiscale et abus de biens sociaux du côté de Versailles.

Il a compris que son avenir à Cogolin était très compromis, d’où son intention d’arrêter sa carrière politique à l’extrême-droite ! Sa crédibilité en a pris un coup.

Il n’est pas le seul. Pas très loin, à Fréjus, les enquêtes ouvertes concernent aussi  les abus et les scandales reprochés au sénateur-maire, David Rachline dans le livre « Les rapaces » de Camille Vigogne-Le Coat.  Il touche un haut cadre du RN, très proche du président et de la candidate aux ambitions que l’on sait. Ils se font très discrets sur l’ampleur de ce qui vient d’être révélé à Fréjus.

A Cogolin, un autre scandale explose, parallèlement à celui du maire, c’est celui du représentant d’Anticor, l’association sensée traquer…la corruption, les scandales et abus de pouvoirs de certains élus qui finissent le plus souvent par les détournements de fonds publics.

L’ancien référent d’Anticor, du Var et de la région, Jean Galli-Douani, vient d’être mis en examen. Médiapart s’est fait l’écho de ses actes et de ses motivations dans plusieurs communes.

Pendant sept ans, il a joué le double jeu d’enquêteur et de conseiller…rémunéré des maires, ce qui ne semble pas très…compatible. Même s’il disait leur éviter des pratiques peu orthodoxes…en tant que spécialiste du droit des ports

Ainsi, le redresseur de torts touchait 2 000 euros par mois de la commune en même temps qu’il était censé faire cesser la…corruption active du maire, il tombait dans la corruption passive lui-même !

Le comble c’est que celui qui a ainsi agi ne l’a jamais fait pour le compte d’Anticor mais, précise Médiapart (1) il a utilisé les informations recueillies par Anticor pour les vendre au maire.

Dans un premier temps, le comité d’éthique d’Anticor a soutenu le faussaire qui ne signalait rien du tout à la justice des informations des lanceurs d’alerte !

En janvier 2024 Jean Galli-Douani a été exclu de l’association, il donnait une bien mauvaise image de l’éthique qu’elle revendique. Il se défend de tout abus ?

On n’attend plus que la Justice se prononce sur les faits reprochés aux uns et aux autres, ce qui n’atténue pas les multiples abus constatés du maire pendant 10 ans.

René Fredon

 

(1) https://www.mediapart.fr/journal/france/011124/l-ancien-representant-d-anticor-dans-le-var-mis-en-examen-pour-corruption

Actualités

Sophie Binet :« Il faut que les salariés puissent intervenir sur les choix stratégiques des entreprises »
PORTRAIT. Sophie Binet, un profil qui détonne à CGT ...

Sophie Binet :« Il faut que les salariés puissent intervenir sur les choix stratégiques des entreprises »

La CGT est en première ligne face à la montée des périls sociaux, politiques, écologiques.

Rentrée sociale, services publics, aides aux entreprises, pouvoirs des salariés… nous avons recueilli le point de vue de sa secrétaire générale sur l’actualité économique (propos recueillis par Denis Durand).

Après la mobilisation du 1er octobre, quelles perspectives se fixe le mouvement syndical ?

Il faut regarder en face la gravité de la situation sociale, économique, écologique, internationale, politique. La mobilisation citoyenne, à laquelle la CGT a contribué, a contenu la menace d’une accession au gouvernement du Rassemblement national mais le poids de l’extrême-droite pèse plus que jamais sur la politique du pays.

L’action syndicale a forcé le Premier ministre à reconnaitre l’échec de la politique économique sociale et environnementale d’Emmanuel Macron et à faire plusieurs annonces, comme la remise en cause d’une petite partie des exonérations de cotisations sociales en reconnaissant qu’elles représentent des trappes à bas salaires, ou l’enterrement de la violente réforme de l’assurance chômage (les plus de 4 milliards que le gouvernement voulait imposer aux plus précaires) et la relance d’une négociation. C’est une grande victoire intersyndicale qui va éviter à un million de privé·es d’emploi de tomber dans l’extrême précarité. La CGT appelle à continuer de multiplier les luttes pour gagner l’augmentation des salaires et des pensions, l’abrogation de la réforme des retraites, le financement de nos services publics et la relance de notre industrie.

Mais « le premier remède contre la dette, c’est de réduire les dépenses », a dit le Premier ministre. La réparation des services publics n’exige-t-elle pas, au contraire, plus de moyens financiers ?

En cette rentrée, il y a des milliers de classes privées d’enseignants, 1 000 élèves handicapés ne sont pas scolarisés. La situation de l’enseignement supérieur et de la recherche est honteuse en comparaison des principaux pays développés avec une paupérisation scandaleuse de nos chercheurs, de nos étudiants et de nos meilleurs talents. Quant à la situation de la santé, comment la qualifier ? On meurt aujourd’hui à l’hôpital ! Pourquoi le nouveau Premier ministre consacre-t-il son premier déplacement à un hôpital si c’est pour nous dire qu’il va falloir faire des économies ? Non seulement il ne faut pas réduire les dépenses pour les hôpitaux publics mais il faut un plan pluriannuel, avec des milliards, pour financer les embauches indispensables, la formation des personnels et les investissements matériels qui vont avec.

L’état de nos services publics dégrade de façon insupportable les vies de toutes celles et tous ceux qui habitent notre pays et nourrit la montée de l’extrême-droite. Leur consacrer plus de moyens est indispensable, y compris pour l’économie et pour la compétitivité de la France. La CGT a fait de nombreuses propositions pour trouver les ressources fiscales qui permettraient de le faire. La dette publique s’est creusée en partie à cause des politiques menées par Emmanuel Macron. Sous son mandat, plus de 70 milliards d’euros ont été consacrés à des baisses d’impôts, principalement au bénéfice des plus riches et des grandes entreprises. Réviser une partie de ces décisions contribuerait à redresser les finances publiques.

Pour les mêmes raisons, il y a urgence à augmenter les salaires. Depuis 2020, on constate une dégradation très forte du pouvoir d’achat de tous les salariés. En comparaison avec 2021, le pouvoir d’achat du salaire mensuel médian a perdu 143 euros par rapport à ce qu’il serait si les salaires avaient continué d’augmenter au même rythme qu’avant 2020 : autrement dit, la perte de pouvoir d’achat depuis 2020 a annulé toutes les augmentations de salaire obtenues depuis 2012.

Et il y a un problème spécifique sur les bas salaires, notamment ceux des femmes qui sont beaucoup plus nombreuses à être à temps partiel. Lorsque le Premier ministre espère calmer la colère sociale en annonçant que l’augmentation de 2 % du SMIC attendue pour janvier serait avancée au mois de novembre, il se moque du monde.

Le patronat vous répond que pour distribuer des richesses, il faut les produire, et qu’il faut pour cela mener une « politique de l’offre »

Voilà près de douze ans que les gouvernements successifs ont pratiqué ce qu’ils appellent une « politique de l’offre », avec un coût énorme pour les finances publiques : 170 milliards, voire 220 milliards d’aides aux grandes entreprises.  Cela ne fonctionne pas !

Il faut une politique de relance, augmenter les salaires : c’est de la consommation et c’est un levier de croissance économique. Mais n’oublions pas que c’est le travail, principalement celui des salariés, qui crée les richesses. Autrement dit, pour créer des richesses, il faut des emplois qualifiés ! Ce n’est donc pas en baissant le prix de notre travail qu’on rendra la France plus compétitive, c’est en investissant dans la recherche, dans l’innovation, dans la formation, dans ses infrastructures, dans ses services publics – ce que les entreprises privées, pour leur part, ne font pas assez. L’investissement des entreprises dans la formation professionnelle a baissé depuis dix ans.

En dix ans, Sanofi a reçu un milliard de crédit impôt-recherche, et a divisé par deux ses effectifs de chercheurs ! Ce n’est qu’un exemple. Le crédit impôt recherche coûte 7 milliards par an et la France est un des pays qui a le moins de dépenses de R&D.

La CGT mène campagne pour la production en France d’un véhicule électrique qu’on pourrait vendre à 15 000 euros. Mais pour cela, il faudrait des financeurs, et il faudrait un engagement des grands groupes de l’automobile, Renault et Stellantis. Nissan sait construire ce véhicule au Japon, pourquoi Renault n’est-il pas capable de faire la même chose en France ?

Nos grands groupes, plus internationalisés que dans les pays comparables, considèrent que l’emploi en France n’est pas leur problème. Ils préfèrent supprimer des emplois et distribuer des dividendes plutôt que d’augmenter les salaires, d’investir ou d’assumer leur responsabilité envers le tissu de leurs sous-traitants. L’UIMM (Union des Industries métallurgiques et minières) a annoncé 80 000 emplois supprimés dans l’automobile à l’horizon 2030.

L’État doit rappeler aux grands groupes du CAC40 qu’ils ont des responsabilités sociales. On a besoin d’un État stratège qui s’impose sur les questions industrielles et agisse pour de vraies filières industrielles avec une solidarité entre donneurs d’ordres et sous-traitants, comme en Allemagne, en mettant les entreprises de taille intermédiaire et les PME au centre de notre stratégie.

Le levier majeur est la conditionnalité des aides publiques. France 2030, c’est 35 milliards d’aide à l’investissement des entreprises. Il faut que les aides publiques soient ciblées sur les entreprises qui en ont besoin et conditionnées à des engagements clairs en matière sociale et environnementale. En revanche, les entreprises qui ne jouent pas le jeu ne doivent pas avoir accès aux aides.

Reste qu’en dernière instance ce sont les patrons qui décident si les entreprises vont embaucher, former, investir, ou non. N’y a-t-il pas un problème de pouvoir dans l’entreprise ?

On ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle en matière de démocratie sociale dans l’entreprise.

Les luttes sociales, les initiatives des salariés pour élaborer et faire adopter des projets alternatifs aux gestions patronales contribuent de façon importante à la solution des problèmes auxquels la société est confrontée. Quand les entreprises ferment, nous sommes les premiers à nous battre, souvent bien seuls, pour retrouver des repreneurs. Les représentants du personnel défendent l’emploi et l’avenir de moyen long terme de l’entreprise : La Chapelle Darblay, Gardanne, Cordemais, Thales, Axel, ATOS… les expériences porteuses d’avenir abondent mais nous devrions disposer de prérogatives pour faire prévaloir les solutions avancées par les salariés.

Contrairement à ce qu’on entend souvent dire, il n’est donc pas vrai que dans les entreprises les salariés n’auraient plus envie de s’engager. Ce qui les en dissuade en premier lieu, comme l’ont montré les rapports du Défenseur des Droits, c’est la discrimination syndicale, la peur du licenciement. En outre, être représentant du personnel aujourd’hui, c’est mission impossible, il y a un vrai problème de burn out.  Ce n’est pas seulement une question d’aménagements individuels et d’accompagnement des élus, c’est que le mandat est intenable, d’autant qu’il comporte un haut niveau de technicité. Une seule et même personne ne peut pas maîtriser à la fois les enjeux économiques, les enjeux de harcèlement sexuel, de santé, de sécurité au travail, de stratégie économique, d’activités sociales et culturelles…  tout en étant au travail et en étant proche de ses collègues.  Un dirigeant patronal important, Jean-François Pillard, a remis un rapport très critique au nom du comité de suivi des ordonnances travail mises en place au début du précédent mandat d’Emmanuel Macron. Celui-ci a réagi en supprimant le comité de suivi des ordonnances ! Plutôt que de soigner le malade, on casse le thermomètre ! Bravo !

Il faut abroger les ordonnances Macron et les lois El Khomri, ce qui aura entre autres effets de rétablir la hiérarchie des normes en matière sociale. Mais il ne suffira pas de rétablir la situation antérieure.

Il faut que les salariés puissent intervenir sur les orientations stratégiques des entreprises, qu’ils puissent donner des avis conformes (c’est-à-dire que les décisions doivent obligatoirement les prendre en compte) sur les aides publiques pour pouvoir les suspendre si elles ne vont pas là où elles devraient aller, qu’ils puissent donner des avis conformes sur les orientations stratégiques, les investissements, les cessions d’activités. Il faut aussi 50 % de représentants du personnel dans les conseils d’administration, dans les comités d’audit et dans les comités de rémunération.

Au-delà de la représentation institutionnelle des salariés, n’y a-t-il pas un risque, dans le capitalisme financiarisé qui règne aujourd’hui, que le dernier mot reste aux acteurs qui ont le pouvoir de décider de l’utilisation de l’argent : les actionnaires, les banques, les marchés financiers ? Que préconise la CGT en la matière ?

Un domaine de l’action syndicale est de conquérir les moyens de définanciariser l’entreprise, pour en finir avec le Wall Street management. Cela passe par de nouveaux pouvoirs des salariés dans l’entreprise mais aussi par une nouvelle orientation du système financier.

Nous portons par exemple depuis longtemps la proposition d’un pôle financier public (proposition reprise dans le programme du Nouveau Front populaire). Les banques et autres institutions financières publiques constitueraient un réseau, tirant sa cohérence d’une mission commune : mobiliser le crédit et l’épargne au service de l’emploi et d’un développement humain durable. Ils travailleraient en coopération avec la Banque européenne d’investissements et, en France, avec les réseaux mutualistes qui doivent retrouver la vocation sociale et solidaire qui a motivé leur création. L’organisation démocratique des pouvoirs au sein de ces établissements, en particulier BPI France avec son comité national d’orientation et ses comités régionaux d’orientation, leur permettrait d’impulser une réorientation du crédit selon des critères d’efficacité économique (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociale (emploi, formation, salaires, conditions de travail) et écologique (économies d’énergies et de ressources naturelles).

Ce pôle financier public jouerait un rôle stratégique pour que le système bancaire et financier apporte sa contribution à une nouvelle industrialisation, et aussi pour avancer les fonds nécessaires à la réparation et au développement des services publics….

 Lu dans Économie et  Politique du PCF, Sophie BINET….

Var - La Seyne sur MER

Formation et Renforcements : deux exigences du moment politique,

 

 

Contribution  de Mr. Christian Barlo

Formation et Renforcements : deux exigences du moment politique,

Ma contribution* se veut courte et part du postulat  suivant : nous ne pouvons pas répondre bien et   complètement aux 3 questions  posées* par le national sans nous regarder dans la glace avant tout et faire le bilan de la qualité idéologique de nos adhérents .IL me semble qu’elle mérite une accélération qualitative dans la prise de conscience collective à tous les étages et dans l’efficacité structurelle du parti.

Ceci étant dit cela ne doit être un préalable* mais une continuité d’action  pour mieux avancer !
 Donc Je veux parler des 2 questions suivantes :

  1.  Formation!
  2. Renforcement !

Comme un être vivant le parti doit veiller à sa santé politique (nombres d’adhérents  et qualités du savoir  idéologique et de vie politique) c’est-à-dire avoir des communistes la tête bien pleine, les idées claires,  avec des objectifs  bien  maitrisées et assimilés.

Comme un  être humain, nous  ne pouvons pas  nous déployer sur les terrains sans avoir compris   les bases du combat  de classe  du PCF : le pourquoi  de ce choix ,  le comment faire et exister  , quand agir, etc..

Une fois posée ces questions qui ont dû déjà trouver quelques échos ou traductions dans nos congrès  respectifs, il s’agit de mon point de vue de nous améliorer, de nous enrichir mutuellement sur ces deux questions existentielles pour notre parti.

1..Sur la Formation :

Tout d’abord Favoriser des aller – retour : Cellules sections : département /région/National sur ces 2 sujets afin de cadrer les débats, mettre en ligne, contrôler et faire des points d’étapes  et  donc donner du sens  et du contenu à ces initiatives

EN conséquence de quoi  et  à chaque étape organisationnelle du parti  il faudrait :

  • Un ou plusieurs animateurs sur le National !
  • Un ou plusieurs référents pour les couples départements / régions !!
  • Un ou plusieurs responsables par section ou cellules. !

En parallèle et avec nos fichiers nationaux et/ou locaux il s’agit de mettre à l’ordre du jour de nos réunions structurelles la nécessité à parler formation, à faire vivre la formation et le renforcement dans nos structures et à faire comprendre lors d’AG ou autres ,l’intérêt à s’enrichir  politiquement et ainsi féconder l’idée du renforcement.

Je sais que ces questions sont traitées mais je voulais qu’elles soient des priorités des priorités ou des réflexes militants puis de déclinaisons en déclinaisons au plus grand nombres d’adhérents

2..Sur le renforcement :

IL s’agit de passer à des actions de conjoncturelles (sans vouloir  vexer) à faire  de cette question, une question centrale et plus pérenne  (comme la formation ) un réflexe  politique permanent .

En effet le renforcement n’est pas l’apanage seulement de quelques militants éclairés mais bien une question nécessaire autant que suffisante du corps communiste.
Le CEN, les FD et les sections doivent en bonne harmonie décider démocratiquement   d’une nouvelle organisation adéquate sur cette question comme sur la formation.

Ma contribution n’a d’autres ambitions que de pointer ces nécessités idéologiques parce que nous savons toutes et tous qu’avec les têtes pleines que les mains et les pieds  des adhérents ou militants suivront !

Lénine disait :

«  Là où il y a une volonté il y a un chemin « 

Albert CAMUS lui disait :

« En vérité, le cheminement importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. »  

 

 

 

National

Retraites : l’imposture du RN

                     

Retraites : l’imposture du RN

 

Les députés du parti de Marine Le Pen ont refusé les amendements visant à abroger la réforme des retraites. Et pour cause, le Nouveau Front populaire souhaitait financer celle-ci en faisant cotiser les plus riches.

L’examen du projet de budget de la Sécurité sociale a à peine commencé en commission des Affaires sociales de l’Assemblée et déjà l’imposture sociale du Rassemblement national se révèle au grand jour.

Les députés de gauche ont déposé plusieurs amendements pour abroger la réforme des retraites. Le vote des élus d’extrême droite a été le même que celui des « Républicains » et des macronistes : non.

Le financement proposé par les élus du Nouveau Front populaire (NFP) pour un retour de l’âge de départ à la retraite à 62 ans : une sur cotisation pour les personnes touchant une rémunération supérieure à deux fois le plafond de la Sécurité sociale (7 200 euros). Ils demandaient aussi la convocation d’une conférence chargée de trouver de nouvelles recettes. Ces amendements répondent à « l’aspiration majoritaire du pays », fait valoir Jérôme Guedj, député PS.

«Un enfer fiscal» disent-ils

« Ce n’est absolument pas aujourd’hui possible d’aller vers une augmentation des cotisations quand on est déjà un enfer fiscal », a justifié Thomas Ménagé, député RN. Un argument en phase avec la majorité dont l’extrême droite est la béquille. Le rapporteur général de la commission, Yannick Neuder (« Les Républicains »), a prétendu que l’abrogation de la réforme des retraites «aggraverait le déficit de près de 3,4 milliards d’euros dès 2025 (…) et de 16 milliards en 2032 ».

Le RN souhaite pour sa part un vote sur l’abrogation de cette réforme des retraites lors de sa niche parlementaire, le 31 octobre. « La balle est dans votre camp» affecte Th. Ménagé

Les amendements socialistes, communistes, écologistes et insoumis visaient à prendre de court le RN, la première niche parlementaire de la gauche étant celle de la France insoumise, le 28 novembre. Le vote du 31 octobre est un casse-tête pour les organisations de gauche. Le PS votera contre; la France insoumise et les Verts n’ont pas encore pris position. Le groupe Gauche démocrate et républicaine est « partagé », a reconnu son président, le communiste André Chassaigne, lors d’une conférence de presse mardi 22octobre. »,

 

Le RN a refusé le retour d’un impôt sur la fortune

 « Certains ne veulent pas faire sauter la digue » contre le RN, rapporte-t-il. « D’autres, dont je suis, pensent qu’on ne peut pas ne pas voter ce texte, considérant qu’il y a une attente dans la population », argumente le député du Puy-de-Dôme, qui dit avoir « longtemps hésité ».

Au-delà du symbole, la proposition de loi de la niche RN ne serait pas examinée au Sénat, faute de groupe pour l’inscrire dans son temps parlementaire. Celle de la France insoumise, elle, devrait être reprise dans la niche du groupe communiste CRCE-K pour poursuivre la navette législative.

L’épisode en commission des Affaires sociales n’est pas isolé. Lors de l’examen du budget de l’État, le Rassemblement national a refusé le retour d’un impôt sur la fortune. Si l’extrême droite se nourrit de la colère contre certaines réformes libérales, elle reste dans l’incantation. Lors des mobilisations contre la réforme des retraites, elle fustigeait les syndicats. Aujourd’hui, le RN refuse de trouver les financements nécessaires en imposant les plus riches.

Face à l’extrême droite, ne rien lâcher !

C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. C’est ce que nous tentons de faire chaque jour dans l’Humanité.

Face aux attaques incessantes des racistes et des porteurs de haine, ensemble, faisons porter une autre voix dans ce débat public toujours plus nauséabond.

Gaël de Santis, L HUMANITE du 23 10 2024

 

 

https://www.twitch.tv/lhumanitefr

 

Actualités

Budget 2025  le doute autour de Barnier

                             

Budget 2025  le doute autour de Barnier

« Les députés, écrit Le Monde ont rejeté samedi  la partie recettes du budget 2025, après l’avoir largement modifiée par rapport à la copie du gouvernement, qui se retrouve au pied du mur avant le débat dans l’hémicycle, ce lundi ». Cela ne préjuge pas du vote global mais la signification n’en est pas moins importante.

Le conseil des ministres du jeudi précédent avait validé le projet de M. Barnier. Pas les députés qui l’avaient adopté  en commission et deux ministres qui ont déclaré ne pas le voter en l’état : celui de la justice Didier Migaud et la ministre de  la transition écologique, de l’énergie et du climat, Agnès Pannier-Rusacher.

Pour le président de la commission des finances Eric Coquerel (LFI)« :Les amendements adoptés en commission montrent qu’une autre voie est possible. Ils créent de nouvelles recettes…qui font porter l’effort exclusivement sur les plus aisés, les revenus du capital et les superprofits des grandes entreprises au profit des classes moyennes et populaires. Une autre série d’amendements répond aux besoins des plus défavorisés, du logement et des collectivités locales»…

Plusieurs mesures ont été adoptées par la commission, augmentant la fiscalité des plus riches afin de financer notre contrat social, elles feront l’objet d’un vote en séance plénière. Le principe de faire payer les très riches, donc les très hauts revenus a été maintenu et sera pérennisé, pas éphémère comme prévu initialement par l’exécutif. Ce n’est pas négligeable.

Sauf que si c’est pour rapporter 2 mds sur les 20 mds de recettes nouvelles, c’est absolument dérisoire, en même temps que réduire de 40 mds les dépenses publiques c’est excessif et récessif. Pas pour tout le monde.

Les 500 milliardaires ont doublé leurs patrimoines en 5 ou 6 ans, portés à 1220 mds. Les taxer chaque année de 3%  rapporterait 36 mds. Un impôt climatique sur la fortune   15 mds. Il y a bien d’autres sources.

Au  total le NFP propose 49 mds de recettes  nouvelles sans hausse d’impôts sur les classes moyennes et populaires ce qui permet de réduire les dépenses publiques prévues. Ce que les partisans de Macron, Barnier, la droite et l’extrême-droite n’entendent pas cautionner car contraire à leurs dogmes: « Tout pour le capital, le reste au travail». Mais il y a parmi leurs députés.es beaucoup d’interrogations, des refus qu’il leur faudra assumer devant les citoyens.es.

Les amis de Ciotti et le RN mais aussi d’autres macroniens et LR dans l’exécutif  parlent de « faire la grève de l’impôt… ils veulent la suppression de l’ADEME chargée de la transition écologique, du CESE, conseil économique social et environnemental ou encore de l’Autorité de régulation des communications, la fin du statut des intermittents du spectacle et celle de la taxe sur les logements vacants, ils veulent aussi réduire le coût de l’Aide médicale d’Etat… « préférence nationale », bien sûr !

Pourvu que « l’effort sur les dépenses publiques soit considérable»  comme le disait  J-Ph Tanguy (RN) qui parlait de 25 mds de dépenses publiques liées à l’immigration et aux collectivités territoriales. Ils font partie des austéritaires, ne leur en déplaise. Le problème c’est qu’ils réussissent à l’esquiver, à donner le change.

Ils ne comptent pas soutenir la gauche mais ils disent qu’il leur suffit de surveiller Barnier pour qu’ils se déterminent au cas par cas, fiers de posséder un double des clés du camion.

Comme le dit Sylvie Binet, «le monde  du travail va devoir  passer à la caisse, il a déjà payé !» en ciblant la catastrophe des 40 mds que l’exécutif veut supprimer dans les services publics. Impensable. Pour les emplois, les salaires, les retraites, le niveau de vie, les protections sociales, les droits…

Et l’on nous ferait payer les privilèges donnés avec notre argent, aux grands patrons,  par ceux qui nous gouvernent et qui nous ont trompés ?

Il serait temps que les payeurs se fassent respecter. Macron nous a menti mais il n’est pas le seul, ce n’est qu’une figure d’un système libéral fondé sur la toute-puissance de l’argent et sur la manière de se le procurer et de le gérer.

Vaste question qu’une majorité, élue démocratiquement, paraît il, s’efforce de ne pas mettre en débat mais de perpétuer en divisant les peuples en deux grandes familles: les possédés et les possédants, ces derniers étant ultra minoritaires autant qu’ultra-riches. Et inversement.

On n’a jamais été aussi incertains quant à notre avenir et à celui de nos enfants. Ce n’est pas une raison pour désespérer. Bien au contraire.

Juste une coïncidence.

 

René Fredon