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« Il faut avoir le courage de la cohérence »

« Il faut avoir le courage de la cohérence »

Ian Brossat, porte-parole du PCF, appelle la gauche française à s’inspirer du modèle d’union espagnol,qui respecte les différences de chaque parti.

24/08/2023 | 08H36

La rentrée politique est actée cette semaine avec l’ouverture des différentes universités d’été. L’occasion pour chaque parti de réunir responsables politiques et militants, d’échanger, de débattre et de définir une base commune. À gauche, au lendemain de la bataille contre la réforme des retraites, la Nupes est ébranlée par des stratégies divergentes quant aux futures échéances électorales. Toute la semaine, La Marseillaise interroge ses différents représentants. Ce mercredi, la parole est donnée à Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste français.

La Marseillaise: Marseille, et récemment Nîmes, comptent leurs victimes sur fond de trafic de drogue. Comment le PCF se saisit de ce sujet ?

Ian Brossat : La question de la sécurité est majeure. La gauche aurait tort de considérer que c’est un thème qui doit être laissé à la droite à fortiori. Elle qui, comme le gouvernement actuel échoue lamentablement sur ce terrain-là. Les catégories les plus populaires souffrent le plus de l’insécurité. Il y a besoin d’un retour à la police de proximité, comme l’a proposé Fabien Roussel pendant la campagne de la présidentielle. Elle a été détruite par Nicolas Sarkozy quand il a été président de la République et aucun gouvernement ne la remise sur pieds. De plus, le besoin de s’attaquer aux trafics et notamment au trafic de drogue en remontant les filières. Mais cela suppose des moyens, notamment du côté des douanes, qui ont été complètement dépouillées depuis une dizaine d’années en France.

Que pensez-vous des polémiques autour de la présence de la Médine aux universités d’été de LFI et d’EELV, lui qui sera aussi à la Fête de l’Huma?

I.B. : Pour ce qui concerne le PCF, nous sommes sans ambiguïté aucune sur la nécessité de lutter contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discrimination. Nous continuerons à mener ce combat sans relâche. Quant à Médine, il s’est expliqué sur ses expressions passées dans diverses interviews récentes. Dont acte. Je pense qu’il faut rester concentré sur les préoccupations des Français en cette rentrée. La première étant le pouvoir d’achat, la lutte contre l’inflation, la rémunération du travail : nous avons bien l’intention d’enfoncer le clou sur ces questions-là. La deuxième c’est le changement climatique, dans cette période où la France est traversée par une canicule qui atteint des niveaux absolument considérables. Cela révèle deux choses : l’inaction coupable du gouvernement face au changement climatique et une fragilisation sans précédent de notre service public de santé. Ces politiques libérales ont saccagé le service public et donc devient urgent un changement pour obtenir que l’hôpital public soit remis sur pieds.

En réponse au défi climatique vous proposez un mix énergétique. De quoi s’agit-il?

I.B. : Si on veut lutter contre le dérèglement climatique il faut se débarrasser des énergies fossiles. Il est vain d’imaginer que l’on puisse le faire en ne s’appuyant pas sur le nucléaire mais uniquement sur les énergies renouvelables. Nous considérons effectivement que pour sortir des énergies carbonées, il faut s’appuyer sur un mix énergétique : d’une part le nucléaire, de l’autre part les énergies renouvelables. C’est comme cela que nous parviendrons à réaliser cette transition.

L’exemple espagnol, de coalition de gauche, vous inspire?

I.B. : Il est intéressant car la coalition de gauche a su faire vivre son union dans le respect de sa diversité. Ce qui contraste singulièrement avec le climat qui existe à gauche en France. C’est une coalition qui, au pouvoir, a fait la preuve de sa capacité à changer la vie du monde du travail. Le gouvernement espagnol a augmenté le SMIC de plus de 40% au cours de ce dernier mandat, grâce à la vice Première ministre chargée du Travail issue des rangs du Parti communiste, Yolanda Diaz. Les réformes qui ont permis de diminuerdrastiquement le recours aux contrats précaires. Et, ainsi, transformer ensalariés les employés ubérisés, les livreurs à vélo etc. On a un exemple en Espagne qui est extrêmement riche d’enseignements. Si la gauche pouvait prendre ce chemin-là en France, elle s’en sortirait assurément mieux.

Ne craignez-vous pas une dilution des voix ?

I.B. : D’abord, le mode de scrutin est à la proportionnelle et sur les enjeux européens, les différentes composantes de la gauche disent des choses très différentes. Le PCF s’est opposé à l’ensemble des traités européens libéraux qui nous ont été imposés depuis plusieurs décennies. Et les faits nous donnent raison, il suffit de voir le secteur de l’énergie. C’est l’Union européenne qui nous a obligés à le démanteler et à tout livrer à la concurrence. On voit bien aujourd’hui que les Français sont littéralement étranglés par le niveau de leurs factures. Je nous vois mal, demain, participer à une liste pour les élections européennes avec des gens qui, ont défendu et continuent de défendre tous ces traités européens, la concurrence libre et non faussée ettoutes ces lubies qui nous ont menés dans le mur. Il faut avoir le courage de la cohérence et c’est de défendre nos positions à l’occasion des électionseuropéennes. Les Français trancheront par leur vote.

Comment, dans ce cadre-là, renouer le dialogue entre les partenaires de la Nupes et l’élargir au peuple?

I.B. : Il ne faut pas faire une fixette sur la question de l’union aux élections européennes, ce n’est pas une bonne manière d’avancer. Par le passé, nous avons toujours présenté des listes distinctes, même quand les différentes composantes de la gauche gouvernaient ensemble, entre 1997 et 2002. Aller sur des listes différentes aux élections européennes ne doit pas nous empêcher de nous unir sur d’autres combats.

Fabien Roussel est la personnalité la plus populaire à gauche. Quelles sont les ambitions du PCF ?

I.B. : Ces études d’opinion nous encouragent et entrent en écho avec ce que les militants communistes ressentent dans leurs contacts avec la population. Fabien Roussel est populaire, la personnalité de gauche la plus populaire, c’est vrai chez les Français et c’est vrai aussi désormais parmi les électeurs de gauche. C’est lié, en mon sens à deux choses : sa personnalité, les Français le sentent, il est sincère, il ne joue pas un rôle. Deuxièmement, il défend avec les militants, une ligne qui est celle d’une gauche populaire, authentique, du monde du travail, de la feuille de paye, on a besoin de ça aujourd’hui. Notre ambition en s’appuyant sur cette force-là, c’est d’être utile au peuple, au plus grand nombre et de mettre cette popularité-là au service des Français, de ceux qui ont le plus besoin que ça change.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu

« On a un exemple en Espagne qui est extrêmement riche d’enseignements. »

la marseillaise du jeudi 24 février 2023

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Transition et perspectives

 

 

 

Transition et perspectives

 

La transition climatique commence à être prise au sérieux. Elle est de plus en plus vécue, notamment dans la jeunesse, comme une nécessité urgentissime et comme la conséquence directe du productivisme et du consumérisme stimulés par la recherche du profit à court terme de la classe des possédants et de celles et ceux qu’ils influencent.

Le système économique capitaliste repose sur l’exploitation de la main d’œuvre, l’appropriation des moyens de production et des résultats, le tout provoquant l’épuisement de la planète et les inégalités sociales à grande échelle. Ses partisans sont à la tête des grandes entreprises et institutions financières ainsi qu’aux commandes des Etats, depuis l’ère industrielle à la fin du 18è siècle.

Identifier les causes

Peut-on laisser perpétuer le même système de production et de consommation qui creuse les inégalités en même temps que s’accumulent les profits d’une minorité…et les gaz à effets de serre ?

Ce sont bien, en effet, les activités humaines qui sont responsables des pollutions, des pénuries d’énergies, des phénomènes dévastateurs dont nous sommes les témoins quotidiens…le niveau de responsabilité entre les décideurs, possesseurs des richesses et les consommateurs massivement sous-payés, voire privés d’une vie digne, ne se situe pas à la même échelle. On est à un moment de l’aggravation des conditions de vie de milliards d’humains devant qui on brandit les milliards de profits d’une poignée de décideurs ?!

N’est-ce pas cela qui doit changer radicalement ? En même temps, l’état de la planète se dégrade même si, après plusieurs décennies d’alerte des scientifiques, la menace climatique commence à être prise très au sérieux en France et dans le monde. Une menace intimement liée à l’exploitation capitaliste qui suscite de nombreux mouvements populaires très mal vus du pouvoir.

Petit retour en arrière

C’est bien pour changer le monde qui subissait l’oppression des maîtres de forges et des marchands aux quatre coins du monde que, quelques décennies après la Révolution française de 1789, un certain Marx, issu d’une famille aristocratique, consacra sa vie, avec Engels, à l’émancipation des peuples opprimés, confrontant avec les penseurs de l’époque, sa vision matérialiste du monde puisée aux sources de la pensée des matérialistes de l’Antiquité (Démocrite, Epicure, Lucrèce…)  : Est-ce la matière qui procèderait d’un Etre surnaturel ou le contraire : l’Etre, l’idée, le créateur.. qui procèdent de la matière ?

L’unité réelle du monde, écrivait-il, consiste en sa matérialité et celle-ci se prouve par un long et laborieux développement de la philosophie et de la science de la nature…Le  mouvement est le mode d’existence de la matière” Cela bien avant la découverte du radium (par Pierre et Marie Curie en 1903, partageant avec Henri Becquerel le prix Nobel de physique), des électrons, de la transformation des éléments…et des effets multiples de la découverte de la radioactivité jusqu’à nos jours.

Pas plus qu’il ne dissociait l’écologie et l’agriculture du processus d’exploitation de la main d’œuvre et de la nature… Il avait lumineusement exprimé son point de vue sur l’appropriation de la nature comme sur celles des hommes : « du point de vue d’une organisation économique supérieure de la société, le droit de propriété de certains individus sur des parties du globe paraîtra tout aussi absurde que le droit de propriété d’un individu sur son prochain”.

On comprend pourquoi ses théories et leur attraction sur les exploités ont été -et sont toujours- autant combattues par les grands propriétaires des moyens de production et leur armée de porte-voix.

Demain nous appartient

A la fin du XXè siècle, l’éclatement de l’ex-URSS a jeté un très grand trouble dans le mouvement ouvrier mondial, exploité par ses adversaires qui y voyaient “la fin du communisme”  discréditant leurs initiateurs et le communisme lui-même. Mais est-ce bien  le communisme qui a échoué ou sa caricature sous la férule de Staline. Ce que les communistes soviétiques ont reconnu devant le monde en 1956. Les inconditionnels du capitalisme et leurs maîtres-à-penser ont été un peu vite en besogne, le communisme n’a existé et n’existe nulle part.

Il y a des communistes au pouvoir qui s’efforcent de créer les conditions d’une société nouvelle dans leurs propres conditions historiques et dans le contexte d’une domination mondiale encore favorable au capitalisme.

L’écologie ne se substitue pas à la lutte des classes. Elle est un élément incontournable du combat révolutionnaire contre le capitalisme, responsable de la dérive hyper-productiviste, de la soif de profits et de pouvoirs de ses “élites” anti-sociales, liberticides, et destructrices de notre planète.

Attendre de ces “élites” des avancées sociales et écologiques, c’est entretenir une illusion dangereuse. Imaginons ce qu’il adviendrait avec le RN au pouvoir, dernier recours d’un capitalisme aux abois ?! Evidemment c’est au quotidien qu’il faut refuser l’inacceptable en les faisant reculer…comme l’association du Soulèvement de la terre que DARMANIN voulait dissoudre et que le conseil d’Etat a débouté

Jean JOUZEL, l’un des climatologues du GIEC, attirait l’attention ces derniers jours sur le fait qu’il ne suffit pas de faire face aux dégâts des canicules qui se renforcent d’année en année, “C’est aujourd’hui qu’il faut préparer un monde auquel les jeunes pourront s’adapter dans la deuxième partie de ce siècle”…

Ce sont les peuples qui font l’histoire

Ce qui se fait dans un seul pays peut avoir -ou pas- un effet d’entraînement autour de lui ou plus largement. L’attentisme, c’est la négation du mouvement et le statu quo garanti. Les conservateurs savent en jouer : il est plus facile de garder ce qu’on a que de partir à l’aventure…mais le problème c’est qu’on a de moins en moins de quoi vivre décemment.

Ce que les gens les plus délaissés attendent ce sont des réponses concrètes à leurs besoins quotidiens non satisfaits qui s’aggravent. Ils rejettent les “politiciens” professionnels et la politique en général qu’ils mettent dans le même sac. Ils sont près d’un sur deux à ne plus voter !

Et pourtant ils étaient 70 % à soutenir le mouvement syndical dans son combat pour le retrait du projet sur les retraites et l’allongement de la durée du travail. Le pouvoir l’a fait passer et le met en application. Est-ce la démocratie qui l’a emporté ? En aucune façon, c’est  le bon vouloir d’un homme au pouvoir et des institutions sur mesure qui lui permettent de tels détournements. Il a refusé que le parlement vote parce qu’il se savait minoritaire !

On n’attend pas la venue d’un homme providentiel mais une majorité progressiste unie sur des valeurs et objectifs précis, strictement dans l’intérêt général, visant l’éradication de la pauvreté et dans la perspective de redonner au peuple les moyens de vivre et de contrôler l’action du gouvernement dans tous les domaines. Et ce, à tous les niveaux.

Ce qui nécessite de redonner confiance aux citoyens par le respect de leur dignité et par leur écoute, ils aspirent à un autre monde de paix, de solidarité et de coopérations sur une planète restaurée.

C’est ce qui vient de se dire au 15è sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui vient de se tenir à Johannesburg et vise à regrouper les pays du Sud pour établir un nouvel ordre mondial. 23 pays ont déjà fait part de leur volonté de rejoindre les BRICS pour se libérer de la mainmise des grandes puissances du Nord sur les instruments économiques, financiers et monétaires.

Six nouveaux pays ont décidé de s’y joindre : Argentine, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Ethiopie et Iran. Un élargissement historique et un poids économique considérable.

Aussi importantes que soient les élections qui se succèdent, c’est par le mouvement populaire lui-même que changeront les rapports de forces entre progressistes et conservateurs RN compris.

Les raisons de la colère ne manquent pas : le coût de la vie explose, l’alimentation, les énergies, les fournitures scolaires…tout augmente fortement ! Inadmissible. Et voilà que la 1ère ministre en sursis nous annonce que les franchises sur les médicaments et les consultations vont doubler …où va-t-on ??

De quoi soulever de fortes et légitimes colères. Là encore ce n’est pas la faute du voisin ou de l’étranger, c’est le capitalisme en actes, la guerre en Ukraine en prime entre deux impérialismes qui n’arrivent pas à se parler ni à écouter les partisans de la paix. Les marchands d’armes y trouvent leurs comptes.

Le capital coûte cher, très cher à la France et aux Français.es

 

René Fredon

 

 

 

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La crise du logement s’amplifie

 

La crise du logement s’amplifie

 

S’y ajoutent la précarité énergétique et les 1,4 million de jeunes hors du cadre social. Les plus pauvres sont les premiers concernés

 

Commentant le 27è rapport sur le mal-logement de la fondation Abbé Pierre dont il est le délégué général, Christophe Robert qualifiait le logement de “grand oublié du quinquennat”, loin des promesses faites en 2017, il rappelait les coupes budgétaires inédites sur les APL d’un montant de 15 milliards dont 4 mds en 2022 !

 

Ainsi que l’insuffisance des mesures de financement de logements sociaux accessibles aux catégories sociales les plus concernées par le mal-logement, éligibles au PLAI (prêt locatif aidé d’intégration).

 

Dans le Var on sait le refus assumé et donc le non-respect de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbains) par une majorité de maires de droite et des quelques maires RN.  On n’est pas très fiers de savoir qu’au 3 juillet 2023 il n’y avait que 6% de logements sociaux loués vides -soit 41 008 logements- sur les 494 743 résidences principales. Pour nous faire avaler la pilule on nous annonce que depuis 5 ans on en compte…6 371 de plus ! La belle affaire quand les plus grandes communes varoises freinent des quatre fers pour ne pas construire les logements sociaux nécessaires sous prétexte que le foncier est trop cher ! Il n’a cessé de grimper dans les régions les plus attractives dont la Provence.

 

Autrement dit, la spéculation immobilière n’a cessé d’exploser depuis une dizaine d’années.

Elle est la bienvenue pour les libéraux qui cherchent à réduire les dépenses publiques, donc les constructions sociales et à les remplacer par une clientèle plus solvable qui peut accéder à la co-propriété ou à la location privée inaccessibles à la majorité des familles dans l’attente d’un logement de qualité à vocation sociale et non lucrative.

 

Voilà que l’inflation et la perte de pouvoir d’achat qui frappent d’abord les populations les plus fragiles, s’étendent à d’autres couches sociales qui ne peuvent plus accéder à la co-propriété avec des intérêts plus chers, des revenus moindres et un avenir assez sombre. Le niveau des prix de l’immobilier et la baisse des revenus se répercutent sur la demande, le marché “se tasse” comme on dit en langage pro de l’économie pour nous faire garder le moral !

 

Les transactions, dans le Var, marquent le pas dans le neuf comme dans l’ancien. Les promoteurs et acteurs de l’immobilier se rongent les ongles : ils ne vont plus gagner autant et se demandent combien ça va durer car jusqu’à présent les affaires marchaient très fort.

 

Et comme le libéralisme c’est la recherche des profits, des propriétaires de logements viennent même de faire signer des contrats à des locataires qui devront quitter leur logement fin juin pendant deux ou trois mois, pour que les propriétaire louent leurs biens à la semaine ? Ce qui leur rapportera autant et plus que la location à l’année ! Le locataire ne compte plus. Il cherchera une autre location vide en septembre. A lui les frais de stockage !

 

Sauf qu’il est interdit de louer un appartement pour une durée inférieure à 12 mois. La durée légale est de trois ans, renouvelable si rien n’autorise le propriétaire à donner congé à son locataire qui a aussi des droits. AirBnb ne s’occupe que des locations de durée limitée les plus rentables, dissuadant des propriétaires de louer en longue durée.

 

Le Var n’en a pas moins continué d’enregistrer de nouveaux habitants, il passe allègrement le cap du million d’habitants en 2012, tout en réduisant les constructions sociales ce qui  aggrave la situation des mal-logés et les discriminations sociales. Sans parler des pas-logés-du-tout estimés à 300 000 en France, les lieux d’accueil progressent certes un peu, sans suffire à atteindre les objectifs prévus compte tenu de la dégradation du pouvoir d’achat et de l’élargissement de la précarité des couches sociales les plus touchées, les coûts de l’alimentation et des énergies devenant insupportables et sources de privations encore plus graves.

 

La dérive des prix des énergies

 

Après une hausse de 15% le 1er février 2023, le gouvernement a annoncé une nouvelle hausse de 10% le 1er août. Evoquant la crise sanitaire, la guerre en Ukraine, l’état du parc nucléaire…Soit, pour les 22 millions de clients d’EDF une augmentation de 160 euros après les 260 de février ! C’est énorme et c’est encore pire pour les clients du fournisseur italien ENI qui ont reçu des factures doublées en un an, à consommation égale.

 

Tel est le résultat de la privatisation d’un de nos services publics essentiels, sacrifié sur l’autel de la soi-disant “concurrence libre et non faussée” ?! Alors que grâce à ses 56 réacteurs nucléaires la France produisait largement et sans carbone, ce dont elle avait besoin à des prix les plus bas d’Europe. Le 1er réacteur a été mis en service en janvier 1956. Aujourd’hui, est-ce un hasard, la moitié du parc est à l’arrêt ?

 

Ce sont encore les couches populaires qui en font les frais et il y a tout lieu de croire que cela a toutes les chances de s’aggraver : la flambée des prix des énergies va peser de plus en plus lourd sur les budgets insuffisants des couches populaires. Les riches et les très riches n’en ont que faire ? Leur zone de confort  a tendance à augmenter et ils y tiennent mais à quel prix pour les autres ? Et quelle conception de l’intérêt national ?

 

Comment n’y aurait-il pas de corrélation avec les colères et les conditions de vie dans nos quartiers populaires où plus de 30% des foyers sont en-dessous du seuil de pauvreté, une partie de la jeunesse prématurément sortie de l’école, sans formation ni emploi donc sans autonomie, à la charge des familles et hors du champ social ? Avec en prime, si l’on peut dire, des relents de racisme pour peu qu’ils soient d’origine arabe, trop nombreux sont ceux les considérant comme “pas chez eux” !!

 

La loi DALO  (Droit Au Logement Opposable) de mars 2007 est sensée garantir le droit au logement, à lutter contre le mal-logement et à mieux informer les bénéficiaires de leurs droits. Ce qui  implique l’intervention de l’Etat et des préfets dans les départements.

 

Or, constate la FAP, la loi “sécurité globale” adoptée le 15 avril “précarise et criminalise davantage les personnes sans-logis qui occupent ou se maintiennent dans des locaux vacants sans titre locatif”. Faute de logements d’accueil, comment peut-on éviter que des sans-toît se mettent à l’abri sans l’intention de se prendre pour les propriétiares des lieux.

 

Des associations les défendent : la solidarité n’est pas un délit. D’autant que l’on voit qu’un certain nombre d’élus locaux conservateurs préfèrent payer les pénalités (par les contribuables) plutôt que de réaliser des logements sociaux et d’accueil. Peut-être que si les pénalités étaient à la charge de ces élus décisionnaires, il en irait autrement ?

 

De même pour les expulsés et leurs familles, même s’ils ont pu négliger les mises en garde, la sanction ne peut laisser indifférents voisins.es et militants.es de la solidarité, pour obtenir un délai et un réexamen de l’étalement des dettes à l’organisme public.

 

L’évacuation par la force publique ne sera jamais une solution humaine. Elle ne peut qu’ajouter des problèmes aux problèmes si des propositions de relogement même provisoires ne sont pas faites à la famille qui, par discrétion, n’a pas pu éviter le pire et en parler plus tôt autour d’elle.

 

Le ministre de l’intérieur, patron des collectivités locales, vient de recevoir un camouflet mémorable de la part du Conseil d’Etat annulant sa décision de dissoudre l’association “les soulèvements de la Terre”, une coalition qui regroupe des dizaines d’associations, de syndicats, d’ONG…et quelques 190 comités locaux.

 

Comme quoi la désobéissance civile peut avoir de saines motivations.

 

 

René Fredon

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La GRS ( gauche républicaine et socialiste ) monte aux créneaux contre l équipe municipale recomposée de MM.BICAIS

 

Amis Seynois,

Aujourd’hui le tissu associatif (plus de 1400 associations) de notre ville est en souffrance dû aux coupes budgétaires pratiquées par Mme Bicais.

Les difficultés rencontrées par l’association Nelson Mandela en en sont l’exemple. Ces associations sont des liens vitaux pour notre commune, elles permettent le vivre ensemble.

Par ailleurs la municipalité dépense sans compter pour Bonaparte et autres festivités, sans retombée économique pour notre ville uniquement pour parader. ????

 

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MM BICAIS s’attaque au monde associatif seynois !

 

Bilan de mi-mandat :

MM BICAIS s’attaque au monde associatif seynois !

 

La ville de la Seyne sur mer à direction progressiste ou communiste (37 ans) durant des années a pu se féliciter d’avoir construit un tissu associatif  important dans notre ville par la démocratie et le soutien aux associations.

EN 2012  et ensuite  jusqu’en 2020 plus de 250 associations    étaient inscrites, répertoriés , et vivant entre nos murs municipaux .Un bureau centralisateur municipal  dédié au monde associatif  gérait administrativement  ces associations  sous forme d’aide ( subventions , aides diverses ou logistiques , présence aux AG des élus de gauche pour suivi  ,  aides juridiques , etc.  )

Aujourd’hui et à mi-mandat de droite libérale et sous l’autorité de MM BICAIS, cette municipalité s’attaque en douceur ou plus surement parfois directement  à réduire la voilure  associative  seynoise qui ne leur convienne pas .

1.Tout d’ abord en diminuant progressivement et durement en 2023 les subventions (-30 %) ce qui revient  à étouffer  bon nombres d’associations ou bien à leur limiter leur champ d’action.

2. Puis c’est ensuite la coercition qui s’ajoute  comme la fermeture du local des anciens au square  Aristide BRIAND  sans relogement  à la hauteur des besoins de cette association qui  est  fossilisée maintenant

3. Puis c’est la mise en veilleuse des boulistes seynois  concomitant à ce  ex-foyer d’anciens qui  sont eux aussi   au niveau zéro d’activité  sans compter par exemple le challenge GIOVANNINI municipal non subventionné par MM BICAIS  donc acte ..

4. Puis c’est l’exclusion du CSMS tennis  de l’enceinte BARBAN  vouée à être privatisée en 2024 ou 2025 par DSP ( Délégation de service public ) . .Sous la mandature VUILLEMOT nous avions gardé ce trésor tennistique sous tutelle municipale, le CSMS  avait encore accès. Nous refusions alors toute DSP..

5.Aujourd’hui c’est l’existence même du club  de rugby seynois USS( union Sportive Seynoise Rugby )  qui en suspend  d’activité pour un déficit de 250 000 euros. Aucune initiative municipale de l’équipe de MM BICAIS  n’est à l’horizon  pour venir en aide à ce club mythique seynois

6.Enfin la réduction drastique des subventions municipales en 2023  doublé d’un mépris affirmé par l’adjoint aux sports  ( refus de coopérer  avec la mairie , absence de subventions depuis 2021 ,etc.; ) font que L OSDS  ( office seynois des sports : organisme  fédérant les associations sportives seynoises adhérentes  ) association essentielle au mouvement sportif local   voit ses ressources se réduire à peau de chagrin et donc impossibilité de continuer à vivre  Elle se voit contrainte de baisser le rideau au plus grand malheur du monde associatif sportif seynois

Aujourd’hui  c’est l’OSDS qui ferme , demain : « Quelle autre association  culturelle , socioéducatives  ou sportives se verront elles dans les mêmes situations  ou remises en cause par cette politique ségrégationniste ou sélective  menée  de la part de cette municipalité qui se choisit  ces associations qui doivent vivre et étranglent celles qui ne leur plait pas . »

CONCLUSION :

Décidemment  la démocratie  associative a du plomb dans l’aile droitière de MM BICAIS.
Décidemment la démocratie vue par la droite c’est surtout du clientélisme politique et de la  discrimination menée à marche forcée.

Les 4 élus de gauche, les partis de gauche dont le PCF  en aiguillon devront s’emparer et combattre ces politiques anti-associatives par la  droite se concluant en grande partie de destruction de vie associative à l’’échelle d’une ville.

Elles et ils doivent s’y opposer fermement à la rentrée.

Quant aux associations  diverses seynoises  si le réveil est douloureux la riposte s’impose plutôt  que « le laisser faire «  coupable pour votre avenir.

C’est presque un apartheid associatif à un niveau communal que cette droite orchestre patiemment.

Le monde associatifs seynois est un bijou longtemps préservé par les progressistes et communistes  et aujourd’hui  MM BICAIS veut le vendre à la découpe ou le faire disparaitre ;

IL y a urgence à se mobiliser  tout azimut politique, syndicats et  associations, tous ensemble contre ces tsunamis libéraux.

 

« La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité  mais la protection  de la minorité « 

Albert CAMUS

 

Christian BARLO, ancien adjoint  seynois du  PCF

 

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La Seyne se momifie avec la droite recomposée d’une fausse gauche et d’une autre droite alliée de circonstance     

 

La Seyne se momifie avec une droite recomposée par une fausse gauche et d’une droite alliée de circonstance !      

 

En effet la situation de cette municipalité ultra composée  a-t-elle une seule ligne de conduite politique après les élections de 2020 et  avait elle  le droit d’exercer leur mandat après recomposition cocufiant leurs électeurs ?

Je ne le pense pas mais l’image renvoyée aux seynois est trompeuse médiatiquement, journalistiquement(VM)  ou par internet.

Hier La Seyne à direction PCF ou de gauche avait toujours eu quelques intérêts  à attirer des habitants  à venir y vivre pour profiter des avancées sociales  de la ville ..

Aujourd’hui le tout tourisme , le tout paraitre libéral  réduisent notre ville à un guichet unique où se vendre est devenu l’alpha et l’oméga de cette municipalité réactionnaire et recomposée sous tutelle de TPM , la région sud macroniste et CD 83. .

Tout l’arc de droite ainsi constitué de Macron ou LR ou DLF et RN pour appliquer un programme municipal de retour vers les inégalités sociales, sociétales ou écologistes  dans notre commune se répand  sans  beaucoup d’appréciation citoyenne hormis  les partis de gauche et plus particulièrement le PCF local..

“Plus de cinéma , plus de piscine , moins de service public , plus d’attention aux logements sociaux ou a minima , augmentation des tarifs de restauration scolaire municipale et réduction du format des inscriptions des familles , politique attractive pour les entreprises pro-business  avec de l’argent public , fermeture de la maison des services publics pour bientôt ,gestion municipale sous perfusion de TPM et CD83/REGION, etc…”

Voilà le décor est posé ET comment s’en sortir a gauche pour reconquérir la démocratie, la défense du service public en Seyne et les personnels territoriaux accablés de cette politique clientéliste de droite ainsi que la population trop silencieuse .

Une des nombreuses réponses réside dans un état général des forces de gauches à mi-mandat à faire propositions et à construire un programme de transformation sociale à l’échelle municipale.

La section PCF s’est déjà inscrit dans un scénario de travail en commission interne sur différentes problématiques municipales  et a la rentrée 2023  nous rencontrerons la GRS afin de coordonner nos revendications municipales programmatiques .

Cela n’est qu’un début  mais il est intéressant dans sa construction et de reprendre la flambeau à gauche a la Seyne sur mer .

L’avenir est une porte à construire , le progrès social est une fenêtre à ouvrir  alors construisons cette maison commune à gauche pour qu’en 2026 cette équipe de droite et faussement  verte et à géométrie variable de droite ne soit  reconduite et ainsi ne devienne qu’un mauvais souvenir comme Mr.PAECHT  ou M.SCAGLIA .

Retrouvons nos racines seynoises progressistes , démocratiques, rebelles et républicaines laïques  .

Il est urgent  de retrouver du bonheur  et des jours heureux en SEYNE.

Christian BARLO ancien adjoint PCF 83500

“C’est parce que le monde est malheureux dans son essence, que nous devons faire quelque chose pour le bonheur, c’est parce qu’il est injuste que nous devrons œuvrer pour la justice ; c’est parce qu’il est absurde enfin que nous devons lui donner ses raisons.”

Albert Camus  ..La crise de l’homme, p.13, in encart de Philosophie Magazine n°15

 

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Les quartiers populaires au cœur de la crise de la société!

 

Les quartiers populaires au cœur de la crise de la société!

21 camarades d’une vingtaine de fédérations ont participé à
la première réunion de la commission quartiers populaires
depuis le congrès, marquée par la mort de Nahel tué d’un
tir de policier. L’émotion et la réprobation était profondes devant la
mort de ce jeune mineur mais très vite les violences vont prendre toute
la place. Les habitants très inquiets exigent que le calme revienne ! Les
présents ont souligné le fait nouveau : ces événements ne se sont pas
limités aux grandes ZUP et quartiers politiques de la ville ; des incidents
nombreux ont éclaté dans des villes petites et moyennes, dans des
grands centres urbains, témoignant de la grave crise de la société française, au-delà des difficultés des quartiers populaires.
La crise sociale est au cœur de la fracture. Bas salaires, réformes du
RSA, boulots précaires, manque de services publics, fin du tarif réglementé du gaz, difficulté d’accès au logement… les habitants n’en peuvent plus de vivre au jour le jour sans espoir d’amélioration. Si peu
d’habitants et jeunes de ces quartiers ont participé aux manifestations
pour défendre la retraite, chacun a compris que le refus d’entendre de
Macron signifiait une nouvelle aggravation des conditions de vie de
celles et ceux qui peinent entre précarité et chômage à réunir les trimestres nécessaires, la misère à vie ! Les rapports de la police avec la
jeunesse des quartiers et pour parler sans tabou, la jeunesse issue de
l’immigration a largement été discuté. Les contrôles d’identité répétés
et injustifiés au faciès sont avérés. La loi de 2017 favorise l’usage abusif
des armes qui doit être sévèrement sanctionné. Nos députés avaient
voté contre cette loi. En même temps, les habitants réclament plus de
policiers pour lutter contre les trafics, particulièrement les stupéfiants,
les actes de délinquance qui aggravent leurs difficultés. Des camarades
de Marseille ont fait part de leur expérience. Alors que le nombre de
jeunes tués dans la guerre des trafics ne cesse de grimper, militants et
collectifs d’habitants interpellent l’État pour qu’il assure la république
partout et pour tous ! Un débat a été organisé à la fête départementale
avec la présence d’un syndicaliste policier… Il y a bien un combat à
mener pour une police républicaine, respectueuse des habitants dont la
mission première est de protéger les populations, dans nos quartiers
une police de proximité qui noue des relations de confiance avec les
habitants !
La commission travaillera à préciser le périmètre de son action et à
étayer la connaissance des quartiers ; la proposition est faite que
chaque fédération se fixe l’objectif de reconstruire au moins une cellule
dans un quartier populaire. Un tract est à disposition pour des initiatives cet été et un livret permettant d’intervenir sur une dizaine de
sujets essentiels se prépare pour la rentrée. Le tract national « réconcilier la nation, renforcer la république » et le plan de réconciliation
nationale par l’égalité républicaine sont un bon outil d’action dans les
quartiers, pour un parti en reconquête d’organisation et d’influence.µ
Marie-Christine Burricand
(959) • 12 juillet 2023

Actualités

Reconquérir à gauche la Seyne sur mer !

 

Reconquérir à gauche la Seyne sur mer !

C est déjà et surtout faire œuvre d’humilité et de tirer enseignement de ce que nous n’avons pas fait de constructif et structurant entre 2014 a 2020 .

L heure est au bilan dans chaque organisation politique ..

Mais pour moi le 1 e mandat 2008/2014 a représenter un travail considérable de taches et de réussites , le 2 e mandat a été le mandat des difficultés pour une grande parti de nos élus .

IL va falloir en tirer des premières conséquences la ou nous pas remplis nos missions ou notre présence continuelle ?

A gauche nous travaillons à améliorer la vie des seynoises et seynois  c’est  déjà un postulat rassembleur .

Sur le moment cette municipalité de droite recomposée et la ligne des jeux politiciens de recomposition ne sont pas faits dans l’intérêt général seynois c’est le moins que je puis dire et que vivent nos compatriotes  seynois .

Pour la gauche l équation n ‘est pas moins difficile à tracer à construire et à inventer .

Tout D’abord sur quelles lignes politiques transformatrices ou pas allons nous nous aligner nous communistes ?

.
A priori ne refusons pas l’union mais alors sur ambition transformatrice et programmatique de toute la gauche y compris des verts .

Dégageons des projets innovants , voir transformateurs sur notre commune avec comme boussole le progrès social et la démocratie .

la section PCF Seyne s’est donc mis au travail en interne puis en externe en octobre avec les forces de gauche pour un partage programmatique audacieux .

La construction politique est parfois difficile mais si le chemin est dur , l’Esperance progressiste est mobilisatrice .

La Seyne sur mer a besoin d’une autre politique que celle de droite , soyons dignes les représentants aujourd’hui comme demain.

Il appartient aux juges électeurs seynois de faire sienne cette volonté transformatrice sociale et le PCF seynois d’y aider a débattre ,construire et à s’engager .

A nous militants de gauche d ‘être à la hauteur de la volonté de changer notre ville et  à la hauteur des besoins des seynoises et seynois. Vastes engagements ?

“Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir.”

Antonio Gramsci

Christian BARLO ancien adjoint mairie de la Seyne sur mer

Actualités

130 e anniversaire  de la 1e  constitution De 1793 le samedi 24 juin 2023 !

Tous les citoyens quels qu'ils soient ont le droit de prétendre à tous les degrés de représentation. Rien n'est plus conforme à votre Déclaration des Droits, devant laquelle tout privilège, toute distinction, toute exception doivent disparaître. La constitution établit que la souveraineté réside dans le peuple, dans tous les individus du peuple. - Maximilien de Robespierre

 

130 e anniversaire  de la 1e  constitution De 1793 le samedi 24 juin 2023 !

 

La formidable audace se concrétisa durant notre pays en ce samedi 24 010 2029  est la fois enracinée par la Macronie , par les droites qui sapent nos  fondamentaux  et démocratiques  et  républicain .

 

La 1 e constitution de 1793 est là  toujours pleine de démocratie comme jamais  durant notre Histoire révolutionnaire.

D’emblée le ton révolutionnaire de l’époque et l’égalité entre tous , le droit de vote de vote entre l’Egalite entre tous , le droit de vote , la séparation  des pouvoirs , l’abolition des peuples et la légalité entre tous , la fin de la monarchie la séparation des pouvoirs , l’abolition de l’esclavage, l’éducation obligatoire  et gratuite , la fin de la monarchie et du clergé dominant, le droit  du sol , la présomption d’innocence , le droit de manifester , etc.

 

« La loi  est l’expression  libre et solennelle de la volonté générale. « Préambule

 

Mais qu’en reste-t-il avec ce président monarque MACRON, ou bien M MUSELIER  Play mobil Macroniste , M. MASSON LR  du CD 83  ou bien MM BICAIS aujourd’hui toute et tous dans le camp  de la réaction anti révolutionnaire digne la convention thermidorienne

.Ce sont ces gens-là  politiciens multi mandat  qui nous imposent  des reformes régressives  comme les retraites par exemple   sans aucun vote au Parlement  ou ailleurs

Ce sont  son ministre de l’intérieur le célèbre M DARMANIN   véritable MM FOUCHET directeur de la police napoléonienne  qui décrète la dissolution   des soulèvements de terre  sans info au   parlement ni discussion avec les intéresses

Ce sont aussi les agissements du président monarque qui s’attaquent  aux Hussards de la république avec  comme objectif les écolo-terroristes  ou le moonisme   ou les terroristes de gauche ?

Ce sont aussi ce président monarque qui chaque  jour  sacrifie l’intérêt General  à celui des intérêts  capitalistiques des milliardaires

Encore lui ce président monarque qui ne fait  presque rien  contre le dérèglement  climatique et met à l’index   notre pays  par L’ONU  sur ce sujet ?

1793 est  notre passe et notre  mine d’or démocratique , n’en déplaise   aux réactionnaires   de tous poils  et de tous les pays !

 

1793 est notre actualité  ,notre futur et  notre lettre de mission républicaine    afin que vive la république  sociale, démocratique, inventée, pensée, agit et réalisé en 1793  dont  aujourd’hui   nous célébrons le 230 e anniversaire

Gloire à cette 1 e constitution, gloire à notre  1 e république et a tous ces  sans culottes   sans frontières

 

Il nous reste à se ré-enchanter  avec ces principes révolutionnaires là notre action politique

La 6 e république doit nous ouvrir et perpétuer les valeurs de cette 1 e constitution

 

Enfin donnons  du sens entre dire et faire et point seulement de la COM sans rien derrière  comme la Macronie.

Faisons république avec nos concitoyens et honorons nos anciens   sans culottes républicains

 

Le temps presse, la  5 e  république est à bout de souffle, le peuple souffre  et la 6e  république fidèles à la 1 e constitution  va surgir!

 

CHRISTIAN BARLO ancien  adjoint au maire   seynois

 

« Les Français sont le premier Peuple du monde qui ait établi la véritable démocratie, en appelant tous les hommes à l’égalité et à la plénitude des droits du citoyen ; et c’est là, à mon avis, la véritable raison pour laquelle tous les tyrans ligués contre la République seront vaincus. »1574

ROBESPIERRE (1758-1794), Discours « Sur les principes de morale politique qui doivent guider la Convention », Convention, 7 février 1794

 

 

 

 

 

 

 

Actualités

La résistible ascension du RN..

 

La résistible ascension du RN:

On ne le sait que trop : 80 ans après la victoire sur le nazisme, l’influence de l’extrême-droite est en progression en France, en Europe et dans le monde occidental. Cela se traduit par son
accession récente au pouvoir en Italie, plus ancienne en Hongrie et en Pologne.
Elle participe à plusieurs gouvernements aux côtés de partis de droite, c’est le cas de la
Lettonie et de la Finlande tout récemment. Le PF (parti des finlandés) extrême-droite
nationaliste et populiste a obtenu 46 sièges sur 200 aux législatives d’avril dernier. Il gérera
les finances, l’intérieur et la justice dans une coalition de droite majoritaire.
Le PF tient d’une main ferme celle du 1er ministre de centre-droit “fier du bon programme
de la coalition pour la remise en ordre du pays”. Ils ont en commun pour priorité le rejet de
toute immigration, le durcissement des permis de séjour et, pour les non-résidents, une
citoyenneté et une “protection” sociale à part. Une vision identitaire prononcée…comme le
RN, d’ailleurs ils siègent dans le même groupe au parlement européen
L’extrême-droite (FPÖ, parti de la liberté ?) est en position de force en Autriche où elle a été
associée au pouvoir ces 25 dernières années. Une élection régionale vient de lui donner 24%
des suffrages après qu’un scandale lui ait coûté quelques années de purgatoire.
En Suède, longtemps sociale-démocrate, le parti des “démocrates de Suède” (anciennement
“parti du reich du Nord”) a obtenu 20,6% des suffrages exprimés qui ont pesé lourd dans la
victoire historique de la coalition de droite.

France : relever le défi:
Incontestablement, en France, le RN a réussi sa banalisation, sa mue de parti extrêmiste
radicalement à droite. Il n’assume plus les origines de ses diverses composantes antirépublicaines,
royalistes, colonialistes, antisémites, nationalistes, collaborationistes de Vichy
(après avoir tenté de s’emparer de l’Assemblée nationale le 6 février 1934) et anticommunistes
viscéraux.
Dans leur nébuleuse d’alors, nourrie par la montée du fascisme italien et du nazisme
allemand, l’antisémitisme était érigé en priorité absolue. On pouvait lire ceci en 1937, dans
l’une de leurs nombreuses gazettes, “La parole populaire” : “l’ennemi n°1 n’est pas le
communiste français, c’est le JUIF. Sus au juif d’abord ! Après nous verrons”
On connaît la suite. Quarante ans après, dès l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981,
l’avocat J-M Le Pen avait réussi à rassembler dans un seul parti, le FN, toute une série de
groupuscules qui s’étaient distingués en février 1934 et, pour partie non négligeable,
s’étaient mis au service de l’occupant.

A peine signée la victoire sur le nazisme, huit ans de guerre française en Indochine (46-54),
prolongée par les E-U (55-75) : vingt ans de plus, deux caastrophes ! Entre les deux, la
guerre d’Algérie (54-62) présentée à ses débuts comme “maintien de l’ordre” a divisé une
partie de la population dite “pied noir” et de la hiérarchie militaire. Ils refusaient que
l’Algérie soit gouvernée par les Algériens. Les partisans de l’Algérie française et leurs
“activistes”-dont quatre généraux- ont sonné la révolte armée et provoqué une crise politique
qui s’est traduite par l’appel au Gl De Gaulle, héros de la 2è guerre mondiale.
Il a fini par signer les accords d’Evian débouchant sur la création d’un Etat algérien
souverain et la fin d’un département français. L’extrême-droite, à travers l’OAS, était dans
une opposition frontale avec le nouveau président de la 5è République auquel elle reprochait
sa trahison. Elle fomenta un attentat contre le Général De Gaulle, au Petit-Clamart.
Aujourd’hui ils disent respecter De Gaulle…en toute hypocrisie.

Longtemps le FN incarna une opposition d’extrême-droite coupée de la classe politique, ne
paraissant pas vouloir accéder au pouvoir, faute de partenaires. Il était contre tout et ne
cédait sur rien : contre l’Europe, contre l’euro, contre le nouvel ordre mondial, pour une
France souverainiste, contre tous les traités, pour arrêter toute immigration, préférence
nationale -qu’ils veulent toujours constitutionnaliser- dans tous les domaines, protection
sociale identique…pour les Français. Il est pour la fraternité mais entre français ! Les
étrangers dehors, sécurité, carte d’identité et nationalisme d’abord. Comme si c’était des
valeurs républicaines ?

A la présidentielle d’avril 2002, J-M Le Pen talonna néanmoins Chirac(19,88%) avec
16,86% et 4,8 millions de voix au 1er tour, se qualifiant pour le second où il fut largement
distancé.
Aujourd’hui sa fille qu’il avait désignée pour lui succéder, en chef tout puissant du FN -qu’il
avait crée le 5 octobre 1972- s’est attachée à repeindre la façade du parti de papa, avant d’en
changer symboliquement le nom, en 2018 pour affirmer son objectif d’exercer le pouvoir.
Même fond mais forme plus souple, plus nuancée, avec quelques abandons histoire de
dédiaboliser un parti qui se déploie au détriment des LR essorés dans l’hexagone.

Le RN ne sort plus de l’Europe et de l’euro, il se contente de revoir les traités. De même il ne
veut plus sortir de la convention européennes des droits de l’Homme, MLP a assoupli sa
position favorable à la retraite à 60 ans… seulement pour celles et ceux qui ont travaillé
avant 20 ans. A la présidentielle de 2022 elle renonce à interdire la double nationalité pour
les étrangers extra-européens qui datait du père, froissé et qui l’a fait savoir. Elle a mis de
côté le rétablissement de la peine de mort auquel tenait le patriarche.
Elle rallia une partie des classes populaires et de l’électorat de droite, de plus en plus déçus
des politiques libérales anti-sociales qu’avaient pratiqué la droite et la gauche verte et socialdémocrate sous Hollande, aggravant le mécontentement et les colères dans les villes et les
campagnes.

RN : une alternance très libérale
Le RN profite incontestablement de la déception des électeurs en se présentant comme une
“alternative” aux partis traditionnels ? Il n’est jamais qu’une alternance très libérale, n’est-il
pas admirateur de Trump, Bolsonaro et Poutine ? L’abstention monte en puissance, près d’un
électeur sur deux. Les crises sociales, écologiques, politiques se développent depuis 2008,
les droites et les gauches au pouvoir discréditées et mises à égalité pour avoir laissé les
inégalités se développer et les profits de quelques-uns s’envoler très haut. La parole
politique a perdu beaucoup de crédit au fur et mesure que l’austérité se déployait.
Le RN accueille toujours de nombreux cadres et élus nationaux en provenance des LR et du
FN à l’ancienne. Certains ralliant Reconquête le parti de Zemmour qui cultive la radicalité
perdue du FN, la nièce du fondateur l’ayant rejoint.
Le RN se présente comme le seul parti “d’opposition” qui prétend sauver la France du
cosmopolitisme mais pas du capitalisme, ils n’en parlent jamais. Ils promettent de mettre de
l’ordre et de la justice sociale, droite et gauche ayant échoué. Comme s’ils étaient de doux
oiselets à peine sortis du nid, pleins de pureté et d’intentions louables ?
Ils sont très aguerris et s’efforcent de faire oublier leur passé et leur vision du futur. Mais on
devine. On les a vus à l’oeuvre dans cette ville de 1995 à 2002. Six ans de scandales.
On vient de le voir pour les retraites, le RN n’hésitait pas à voter comme la gauche tout en
ne participant à aucune action pour cela. Il lui suffisait de ne rien dire ou presque pour
paraître dans l’opposition à Macron ?? Ce dernier durcissant la répression des manifestants
et des migrants, se voulant aussi sécuritaire sinon plus. Donnant de ce fait un bon point au
RN qui vient de voter, comme Macron, les 413 mds de dépenses militaires, sur sept ans !!!
Le résultat de la présidentielle et des législatives, au printemps 2022, a montré l’ascendance
de son influence électorale. Le Var en sait quelque chose avec “ses” sept députés sur huit,
bien discrets.
Mme Le Pen a obtenu 8,13 millions de suffrages soit 23,15%, à 4,7% de Macron. Zemmour
a fait 7,07%. Soit à eux deux 10,6 millions de voix. Au 2è tour, elle a réuni 13,28 millions
de voix, soit +2,6 millions, plus que le total du 1er tour avec Zemmour. De quoi prendre au
sérieux le poids électoral du RN à son niveau le plus élevé. Principalement aux dépens des
Républicains qui ont vu leur électorat fuir à l’extrême-droite et sur Macron, dans la foulée de
Falco, Estrosi, Muselier…
Il n’en faut pas plus pour que le député RN de La Seyne-Six-Fours, Frédéric Boccaletti, militant frontiste de longue date, porte plainte pour avoir été qualifié de “fasciste” et sifflé
au moment du dépôt de gerbes lors de la journée nationale de la Résistance où il venait pour
la première fois ! Lui, un fasciste ? Mais pas du tout, voyons. Auriez-vous oublié la librairie
négationniste “Anthinéa”qu’il tenait à Toulon, près de la place d’Armes, quand il était encore
avec Megret MNR, dissident du FN ? Autre anecdote : lors d’un collage d’affiches il avait
sorti le flingue et tiré sur des jeunes avec lesquels il se disputait. Il a fait six mois fermes à la
prison St.Roch.

A Draguignan le député RN Philippe Schreck s’affiche avec l’évêque à une prière
publique…pour faire tomber la pluie ! Que n’a-t-il à faire de la laïcité ?
A Toulon à la Journée nationale de la Résistance, la députée et le conseiller régional RN,
conseillers municipaux ont, pour la première fois, participé et déposé une gerbe à la
cérémonie au monument aux morts. Il était temps depuis que le Conseil national de la
Résistance a droit à un hommage de la nation. Il est vrai, tout le monde n’était pas du même
côté et il reste de moins en moins de témoins.
Pour un avenir de progrès et de paix

On ne fera pas reculer le RN en niant sa progression, ni en oubliant son idéologie fondatrice.
Il faut aussi parler du contexte économique et politique dans lequel baigne la France et le
monde tout en prenant acte du mouvement d’une partie importante de l’électorat de droite
vers l’extrême-droite qui a aussi mordu dans les couches populaires. S’y ajoute une
abstention qui en dit long sur le niveau de déception des citoyens.es qui tombent dans le
rejet global et la fatalité.

Les quatre mois de mobilisations populaires contre la réforme des retraites de Macron et le
niveau du soutien de la population à la lutte unie autour de tous les syndicats constituent une
condamnation majoritaire du pouvoir actuel qui a privé le parlement d’un vote que craignait
Macron de plus en plus isolé, qui multiplie les déclarations pour donner le change

Cette lutte historique en France n’est pas terminée, ni sur les retraites, ni sur les salaires et
l’emploi, en régression accélérée suite à l’inflation subie, la valeur ajoutée est en panne, les
défis climatiques sont toujours devant nous. Les pénuries et la hausse des prix paraissent
inévitables comme si les causes n’avaient rien à voir avec les choix des Etats s’alignant sur
les maîtres de la finance qui tirent un grand parti de la situation “d’économie de guerre”
proclamée incontournable ?

Individuellement nous ne pouvons rien changer. Collectivement c’est autre chose. Encore
faut-il qu’on limite, par les luttes, la casse sociale et écologique et qu’on ait une vision des
transformations à engager, en rupture avec l’ordre existant, celui du capitalisme et de la
finance privée qui régissent le monde en imposant leur domination et leurs critères égoïstes
jamais satisfaits.

“On” ce n’est pas seulement la gauche telle qu’elle existe aujourd’hui mais une majorité plus
large englobant les couches populaires et les classes moyennes des villes et des campagnes,
essorées par un capitalisme financier en crises et qui coûte cher aux plus modestes. Tous
aspirent à vivre dignement de leur travail et à conquérir les droits et les moyens de financer
les choix utiles déterminés à égalité par les salariés dans les entreprises, les citoyens et élus
à tous les niveaux. Le but : donner à la France les moyens des changements qui s’imposent
et dans l’urgence. C’est possible parce que de l’argent, il y en a et même beaucoup.
C’est l’esprit du projet communiste qui n’est pas un programme à prendre ou à laisser mais
une vision du futur qui ne demande qu’à être connue et débattue et qui colle au mouvement
social. Sa seule ambition : la réussite des transformations progressistes à conquérir par les
luttes et sur tous les plans.
René Fredon