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Municipales : la gauche étale ses divisions

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                                                                                                                             Municipales : la gauche étale ses divisions

 Nous sommes à quelques mois des municipales-si elles ont lieu-et nous vivons  un déchaînement d’échanges entre partis de gauche qui ne relève pas de la courtoisie entre partenaires supposés qui se réclament tous de gauche et plus unitaires les uns que les autres. Alors qu’on constate les positionnements très divers au plan national à travers les votes et les déclarations du PS très consensuel et ambigu mais aussi au sein même des autres partis de gauche.

Votes assez disparates, de l’abstention au vote pour ou contre ? Que les députés de gauche puissent voter pour une proposition de droite c’est compréhensible mais pas pour éviter la censure d’un projet de budget 2026 qui a du plomb dans l’aile, de plus en plus anti-social et anti-écologique, arc-bouté sur le refus de taxer les ultra-riches.

En même temps que l’on nous prépare à la guerre en Europe, aux conséquences humaines et financières déjà lourdes Le tout décidé par le seul chef de l’Etat de plus en plus isolé qui promet de livrer 100 «Rafale» à l’Ukraine dans les dix ans sans savoir qui les financera ?!

Et que dire ,devant le congrès des maires, de la déclaration du chef des armées qui s’adressait à la nation et nous invitait à nous préparer à « perdre nos enfants dans 3 ou 4 ans si la guerre est déclarée entre l’Europe et la Russie », ce qui laisse supposer que c’est inévitable ? Du jamais vu, d’autant que Macron  a soutenu les propos du chef des armées. Tandis que les droites s’emploient à minimiser ce que tout le monde a bien compris. « C’est une mise en garde...» disent-ils ! Ben voyons. Faudrait-il commencer à creuser nos abris ?

 

Un temps de chien

Cela ne peut qu’accentuer le malaise entretenu par un pouvoir en fin de règne et la gauche se déchire de ne pouvoir, au premier scrutin municipal, faire liste commune  face au danger que constitue le RN aux dents longues, notamment dans le Var. L’union étant toujours plus mobilisatrice, porteuse de perspectives dans le sens des attentes populaires. Pour partie dépendantes des choix libéraux à d’autres  niveaux qu’il faut faire reculer grâce au mouvement social large et déterminé. Comme le fut celui de 1995 contre le plan Juppé qui avait tenté d’en finir avec la sécurité sociale.

Ce qui sortira, à ce stade du débat budgétaire, amplifiera fortement les inégalités et injustices de toutes sortes, conformes aux exigences des ultra-riches et de leurs serviteurs. A contrario, les maires communistes ont une grande expérience de leur gestion participative. de leur écoute, de leur implication politique, ce qui leur vaut la confiance des populations.

Voilà qu’on nous balance à la figure la fin du droit à rester à vie dans un logement social ? On aura tout vu, déjà qu’il ne s’en construit pas assez depuis des lustres et, le plus souvent, pour des raisons strictement politiques : ne pas attirer des familles aux ressources limitées ! C’est beau « l’humanisme » des conservateurs et de l’extrême-droite qui, dans leurs communes, préfèrent des électeurs.ices des classes  dites « supérieures », ils sont plus sûrs d’être réélus. Et comble de mépris, ils envisagent de priver de chèques-énergie 1,5 millions de familles en grande difficulté. Une honte.

 

Je n’entrerai pas dans la polémique varoise de savoir qui, à gauche, est légitime et qui ne l’est pas ? Je déplore le constat, sans trop d’illusions, sur les chances de voir rectifier les stratégies concurrentes, ce qui réjouirait beaucoup de monde à gauche et au-delà.

Les annonces publiques ont eu lieu de part et d’autres. Sait-on jamais ? Après Toulon, même situation ou presque, à La Seyne où c’est le PS qui annonce une 2è liste autonome autour de son conseiller municipal plutôt que de renforcer la liste de gauche unitaire.

La droite est aussi très divisée dans les deux premières villes du Var qu’elle dirige. Qui se frotte les mains ? Si seulement nos dirigeants locaux de partis de gauche pouvaient réfléchir à ce qui vient de se passer à New-York, au grand dam de Trump et de ses admirateurs…à l’extrême-droite.

Nous vivons encore dans un monde d’ancien régime qui veut, au nom de la modernité, nous faire croire qu’il suffit d’améliorer une «République» qui n’a plus grand chose de républicain et de respect des droits de l’Homme, même s’il y a pire ailleurs. Ce qui nous menace, c’est le retour des années 1930 qui ont vu le fascisme mettre le feu à l’Europe et au monde. ( voir le dernier film sur Arté du 18-11-25 sur le procès de Nuremberg)

 

Récemment, on a vu en Espagne et en France des messes à Franco et à Pétain des plus provocatrices tolérées par des élus locaux très magnanimes. C’est ça leur changement ? On est au-delà de la promesse de « tout changer pour que rien ne change » comme Visconti le fait dire dans le Guépard.  (d’après le roman de Tomasi di Lampedusa)

Au 21 siècle nous sommes toujours dans un monde sur lequel les ultra riches ne cessent de s’enrichir, ils ne pensent qu’à ça, ignorant cyniquement la profondeur des inégalités qu’ils sèment, persuadés qu’on leur doit tout et que ce sont les plus pauvres qui coûtent cher à la société ! Ils ont commencé à ne plus s’incliner devant leurs    « bienfaiteurs » ? On ne touche pas au patrimoine des très riches, voyons ?

De quel droit ? Ils ont fait depuis longtemps le nécessaire pour bloquer toute velléité de contester leur propriété sur les masses d’argent qu’ils s’attribuent et qui expliquent leurs patrimoines tout aussi intouchables, comparés aux inégalités que le capitalisme génère.

 

Le projet communiste pour un avenir de paix et d’urgences sociales et climatiques

 Il ne s’agit pas d’un modèle prêt-à-porter qui va résoudre les problèmes du jour au lendemain, mais d’un processus et d’une volonté d’aller de conquête en conquête avec les dominés, sur tous les plans, contre un système capitaliste obsolète et qui est la source de toutes les inégalités et injustices de classes, notion que le patronat conteste. Étant par ailleurs entendu que le stalinisme n’est pas l’aboutissement du communisme, mais sa déviation, sa caricature, son épouvantail.

L’explosion de l’ex-URSS n’a nullement empêché les peuples de chercher à sortir de l’emprise d’un capitalisme prédateur qui se croit le maître du monde débarrassé de son ennemi existentiel.

 

Pour avoir vécu bientôt 70 ans de militant communiste plutôt actif, j’ai vécu ce grand moment d’histoire et d’engagement. Comme beaucoup de militants, je reste fier et fidèle, de ce parti, de ses finalités mises à jour qui l’animent, même si je n’ai pas toujours compris, partagé et suivi les consignes et les décisions prises au sommet, fussent-elles très majoritaires.

Par exemple, à la fin des années 1960,le PC avait entrepris et proposé un programme commun à soumettre au Parti socialiste et au parti radical qui avaient suivi le Gl De Gaulle et obtenu plusieurs ministres en 1958. Cela témoignait de la volonté du PCF que la gauche socialiste au gouvernement puisse en sortir, la 5è république s’éloignant des objectifs et de l’esprit de la Résistance, d’où est sortie, entre autres, la Sécurité sociale !

Mitterrrand qui n’était pas à la SFIO mais à l’UDSR, micro-parti, avec Chaban-Delmas, s’était fixé l’objectif de participer au congrès d’Epinay en 1971 et en est devenu le président. Le PC savait que Mitterrand avait accepté la francisque de Pétain ce qui suppose un parcours assez suspect, le parti a fermé les yeux et appelé à voter pour lui au second tour. G. Marchais faisant 15,35 % au premier, en perte sensible. Mitterrand  25,85, Giscard 28,32, Chirac 18 % . Plutôt serré. On connait la suite. (Voir le livre récent de Sébastien  Le Fol sur Mitterrand :« En bande organisée »)

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Le parti communiste n’a jamais hésité à aller à contre-courant, contre la guerre d’Indochine, la guerre d’Algérie, l’Europe de Maastricht, il a appelé à voter contre la constitution de la Ve République en 1958. C’est aussi pourquoi il est un parti révolutionnaire que d’autres partis de gauche ont contribué à son affaiblissement électoral et politique. Il ne ferme pas les yeux sur ses propres erreurs.

Le 38è congrès (1) qui s’est tenu à Marseille en 2018 a confirmé que « la bataille pour la coopération entre les peuples et la paix est consubstantielle à l’engagement communiste ». Tout comme le parti-pris du travail et des salariés.es, de leur pouvoir d’achat, de leur retraite face à un capitalisme qui se gave à l’autre pôle de la lutte des classes, les yeux rivés sur leurs taux de profits pour amplifier leur puissance et leurs pouvoirs économiques et politiques.

Un nouveau « manifeste du parti communiste pour le 21ᵉ siècle » a été adopté » pour endiguer le risque d’effacement qui demeure. Un nouveau bilan critique s’impose.

Ce dimanche à Marseille, Fabien Roussel a parlé devant plusieurs milliers de provençaux clarifiant une actualité des plus inquiétantes.

Nous y reviendrons.

 

René Fredon

 

https://www.facebook.com/reel/2555472371501039

 

(1)  chrome-extension://efaidnbmnnnibpcajpcglclefindmkaj/http://66.pcf.fr/sites/default/files/texte_38_congres_final_corrige.pdf

 

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Conférence de presse ce matin pour notre liste “Uni•e•s, à Gauche, pour La Seyne”
Conférence de presse ce matin pour notre liste “Uni•e•s, à Gauche, pour La Seyne”  ,le vendredi 21 Novemebre 2025
Ce matin, nous lançons notre campagne. Nous avons présenté à la presse notre ambition pour La Seyne-sur-Mer. Pour une ville qui nous rassemble, et qui porte une ambition claire : faire de notre ville une ville plus solidaire, plus sociale, plus juste, plus humaine, tournée vers l’avenir.
🌱 Nos priorités pour La Seyne :
  •  1.Le logement, pour que chacun puisse vivre dignement. 
  • 2.L’éducation, pilier de l’égalité et de l’émancipation.
  • 3.Les mobilités, pour faciliter le quotidien et désenclaver nos quartiers.
  • 4.L’écologie, pour une ville durable et respectueuse de son environnement.
  • 5.La sécurité et la tranquillité publique, pour vivre ensemble sereinement.
  • 6.Nous croyons en une ville qui ne laisse personne de côté.
  • 7.Nous croyons en une ville qui prépare l’avenir.
  • 8.Nous croyons en une ville pour toutes et tous.
  • 9…
 Rejoignez-nous, partagez nos idée👉s, faites entendre votre voix. Ensemble, construisons La Seyne que nous méritons !
Uni•e•s, à Gauche, pour La Seyne ✊💬
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En 20 ans, les revenus des 0,1% des Français les plus riches a augmenté 2,6 fois plus vite que pour les autres…

 

📣 Fabien Roussel alerte : « Le patrimoine des 500 plus ...

 

                                                                                                           L’HUMANITE: Les revenus des 1% des Francais…

                                                                                                                Analyse

En 20 ans, les revenus des 0,1% des Français les plus riches a augmenté 2,6 fois plus vite que pour les autres…

Dans sa dernière livraison, l’Insee nous offre une plongée dans la France des riches. Elle dresse ainsi une sorte de portrait-robot des plus fortunés (professions, lieux d’habitation, etc.), en rappelant au passage que leur taux d’imposition a diminué au cours des dernières années et que les inégalités se sont accrues.

Les hauts salaires, concentrés dans les grandes banques et les entreprises parisiennes, bénéficient de privilèges fiscaux qui creusent encore davantage l’écart avec la majorité des Français.
© Michel GAILLARD/REA

A-t-on plus de chance de devenir millionnaire en étant joueur de foot professionnel ou cadre supérieur dans une banque ? Et lorsqu’on est riche, paye-t-on plus ou moins d’impôt sur le revenu en 2023 qu’en 2015 ? L’Insee, dans son dernier portrait social de la France, s’intéresse aux plus fortunés, à travers plusieurs prismes.

De cette étude fourmillant de données, il ressort tout d’abord qu’entre 2003 et 2022, le revenu moyen des foyers à très hauts revenus a plus que doublé en euros courants (+ 119 %), soit une augmentation 2,6 fois plus forte que pour le reste des foyers fiscaux. Le revenu annuel moyen des foyers à très hauts revenus est ainsi passé de 469 000 euros en 2003 à 1 million d’euros en 2022, soit une croissance annuelle moyenne de 4,7 %, contre 2,0 % pour les autres foyers fiscaux.

Comment est composé leur revenu ? Sans surprise, là où les comptes bancaires de l’immense majorité des Français sont alimentés à 90 % par les salaires, pensions et retraites, les revenus des plus riches sont à l’inverse composés à 47 % de dividendes ou revenus d’obligations, à 38 % de salaires, à 11 % de bénéfices professionnels et à 3 % de revenus financiers.

De fait, si leurs revenus ont progressé beaucoup plus vite que ceux de la majorité des Français, c’est principalement du fait de l’augmentation des revenus financiers (grâce au dynamisme des marchés financiers) et fonciers (hausse des prix de l’immobilier).

Ces foyers les plus fortunés peuvent dire merci à Emmanuel Macron et plus généralement aux gouvernements libéraux qui se succèdent depuis plus de 20 ans. Entre 2003 et 2022, le nombre de tranches d’imposition sur le revenu a chuté, passant de sept à cinq, pendant que le taux marginal (sur la fraction de revenu la plus élevée) passait de 48 % à 45 %.

 À partir de 2017, la création de la flat tax (prélèvement forfaitaire sur les revenus financiers) a incité les entreprises à accroître leurs versements de dividendes… À l’arrivée, les taux d’imposition moyens des foyers à très hauts revenus ont chuté de 3,5 points en 20 ans, pour tomber à 25,7 % en 2022.

Les hauts salaires concentrés dans les banques et grandes entreprise…

Lorsqu’on s’intéresse uniquement aux salaires (et non plus à l’ensemble des revenus), on s’aperçoit que 1 % des postes salariés du secteur privé étaient rémunérés, en 2023, plus de 10 219 euros net par mois, soit 7,5 fois le SMIC et 4,7 fois le salaire médian. Cela concerne 175 000 équivalents temps plein dans le secteur privé.

Si on devait dresser le portrait-robot de ces salariés surpayés, on pourrait dire qu’il s’agit à 76 % d’hommes, âgés à 58 % de 50 ans ou plus, qui travaillent à Paris (30 %) ou dans les Hauts-de-Seine (24 %). Il s’agit le plus souvent de cadres à hautes responsabilités (61 %) ou de salariés assurant la direction de leurs entreprises (21 %). Sans surprise, ces salariés travaillent surtout dans les grandes banques et les géants de l’audit.

Si l’on se concentre uniquement sur les 100 postes les mieux rémunérés en 2023, on s’aperçoit que 36 sont des sportifs professionnels (principalement des joueurs de foot), 31 des dirigeants salariés et 24 des cadres à haute responsabilité (hors finance).

Là encore, la mobilité sociale n’est pas vraiment de mise. Ce petit club de salariés huppés se perpétue d’année en année, puisque neuf salariés sur dix du top 1 % faisaient déjà partie du top 10 % de leur génération quinze ans auparavant. « Faire partie des salariés les mieux rémunérés d’une génération sur le marché du travail s’accompagne ainsi très souvent d’une position élevée dans l’échelle salariale sur plusieurs années consécutives », explique l’Insee. Qui confirme que « le début de carrière, et donc les études et diplômes, seraient ainsi déterminants pour accéder au top 1 % du revenu salarial ».

le 18 novembre 2025

Cyprien Boganda

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Election présidentielle au Chili : Jeannette Jara, la candidate communiste qui veut transformer le pays en profondeur….

 

L’HUMANITÉ: Election présidentielle au Chili : Jeannette Jara, la candidate communiste qui veut transformer le pays en profondeur….

Pour la première fois depuis le retour de la démocratie au Chili, la coalition de gauche sera représentée par une communiste, l’ex-ministre du Travail Jeannette Jara, lors de l’élection présidentielle dont le premier tour a lieu ce dimanche 16 novembre.

Figure la plus à gauche au sein de l’exécutif, la communiste Jeannette Jara incarne ainsi des réformes sociales visant à améliorer la vie de millions de personnes dans un Chili qui, malgré son appartenance à l’OCDE et un PIB par habitant qui en fait un pays à revenu élevé, maintient le record de l’une des sociétés les plus inégalitaires d’Amérique latine.

Sa victoire haut la main, le 29 juin dernier, lors de la primaire de la gauche, avait quelque chose d’historique. Avec 60 % des suffrages, Jeannette Jara devenait la première militante du Parti communiste du Chili (PCCh) à être désignée – depuis le retour de la démocratie – par le camp progressiste pour porter les couleurs de la coalition à la présidentielle.

Un choix fort de symbolisme dans un pays toujours marqué par les sanguinaires années pinochétistes (1973-1990), et où la mémoire fait encore l’objet d’une dure bataille entre les héritiers politiques de l’Unité populaire et ceux du général-tyran, toujours prompts à relativiser les horreurs commises durant les sombres pages de l’histoire récente du pays sud-américain.

Celle de Jeannette Jara (51 ans) commence en 1974, à peine quelques mois après le fatidique 11 septembre qui vit le palais de la Moneda bombardé avec la bénédiction de la CIA. Naissance dans le quartier populaire de Conchali, en banlieue nord de la capitale ; un père ouvrier mécanicien, une mère femme au foyer.

Aînée d’une fratrie de cinq enfants, Jeannette est la première de sa famille à décrocher un diplôme universitaire (administration publique, en 1997), à la faculté d’administration et d’économie de Santiago, où son engagement la mène à présider la Fédération étudiante.

49 ans après la mort d’Allende, la première communiste au gouvernement…

À cette époque, la jeune femme a déjà derrière elle neuf ans d’expérience militante au sein des Jeunesses communistes, qu’elle a intégrées à l’âge de 14 ans. Avant de rejoindre le parti en 1999, et son comité central l’année suivante. Fonctionnaire au sein de l’administration fiscale, dirigeante syndicale, enseignante universitaire, juriste, elle est invitée à participer au second gouvernement de Michelle Bachelet (2014-2018) avec des responsabilités aux ministères du Travail puis du Développement social et de la Famille. Durant le second mandat du néolibéral Sebastián Piñera (2018-2022), elle exerce le métier d’avocate, s’incline aux élections municipales à Conchali puis collabore avec l’équipe de la maire communiste Iraci Hassler, à Santiago.

En janvier 2022, lorsque le nouveau président de gauche Gabriel Boric annonce la composition de son premier cabinet ministériel, Jeannette Jara est nommée ministre du Travail et de la Prévoyance sociale, devenant ainsi la première militante du PCCh à occuper ce poste depuis le retour à la démocratie du pays, quarante-neuf ans après la chute du gouvernement du socialiste Salvador Allende.

Dans un pays corseté par une Constitution néolibérale rédigée par le régime militaire, la ministre communiste du Travail parvient tant bien que mal à inscrire plusieurs victoires sur son tableau. Réduction du temps de travail (de 45 à 40 heures par semaine), augmentation du salaire minimum (+ 50 %), réforme des retraites (hausse des pensions ainsi que des cotisations patronales, presque inexistantes jusqu’alors, avec la mise en place d’un nouveau système à forte composante solidaire et de répartition en remplacement du modèle antérieur, exclusivement privé)…

Élection présidentielle au Chili : Jeannette Jara, une communiste aux portes de la Moneda ?

Figure la plus à gauche au sein de l’exécutif, la communiste incarne ainsi des réformes sociales visant à améliorer la vie de millions de personnes dans un Chili qui, malgré son appartenance à l’OCDE et un PIB par habitant qui en fait un pays à revenu élevé, maintient le triste record de l’une des sociétés les plus inégalitaires d’Amérique latine.

Tout cela dans le cadre d’un mandat qui a beaucoup déçu à gauche, parti du mauvais pied avec le rejet par référendum d’une nouvelle Constitution progressiste en septembre 2022. Six mois à peine après son arrivée au pouvoir, le jeune président Boric avait dû recentrer son gouvernement et sa politique, en faveur des sociaux-démocrates.

Transformer le pays en profondeur

La victoire de Jeannette Jara, en juin dernier, face aux barons issus de l’élite de centre-gauche, n’est-elle pas le signe d’un besoin de plus de radicalité pour transformer le pays en profondeur ? Mais si c’est en partie en misant sur ses origines humbles que celle qui a connu ses premiers petits boulots à l’âge de 13 ans et son premier job dans la cueillette a pu remporter la primaire de la gauche, ce sont maintenant les voix des électeurs plus modérés qu’elle semble devoir chercher.

Face à l’extrême droite, les dirigeants progressistes d’Amérique latine réunis au Chili pour organiser la riposte

Car si son passage pour le second tour semble pour le moment assuré (tous les sondages la placent en première position avec autour de 30 % des voix lors du scrutin de ce dimanche), les droites – traditionnelles et extrêmes – cumulent à ce jour 60 % des intentions pour le second round, qui se tiendra le 14 décembre.

Alors que celles-ci poussent pour imposer les thèmes de l’insécurité et de l’immigration au cœur de la campagne, reste à voir si Jeannette Jara, forte de son bilan de ministre et de son charisme indéniable, saura convaincre avec son programme basé sur une amplification des droits sociaux et un État interventionniste. D’autant plus qu’elle risque de se retrouver face à José Antonio Kast, le candidat d’extrême droite nostalgique de Pinochet.

Publié le 16 novembre 2025

Luis Reygada

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La commune n’est ni dépassée ,ni du passé!

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La commune n’est ni dépassée ni du passé

 UN peu d’histoire  sur la genèse des  communes !

 « Durant la quasi-totalité de l’histoire de l’humanité, les formes de propriété communautaire ou collective ont prédominé

« La Commune de Paris était donc une manifestation de l’expropriation même des expropriateurs que Marx avait désignée dans Le Capital comme le développement historique nécessaire. »

« À la fin de l’ancien régime, les villes et bourgs avaient encore des statuts très divers et les officiers municipaux, soumis à l’instabilité de la politique royale, étaient souvent plus préoccupés de leur propre sort que d’une gestion responsable de leur ville. »

« À partir du XVIe siècle, le roi tenta par une législation uniforme d’établir une meilleure administration des villes, dont il espérait toujours obtenir des subsides. »

« Aux XVIIe et XVIIIe siècles, des représentants du roi, les intendants, nommés et révoqués par lui, envoyés dans tout le royaume, furent dotés de larges attributions en matière de justice, police et finances pour faire exécuter les ordres du roi. »

d’un terme générique déjà largement utilisé sous l’ancien régime, les « communes » furent toutes dotées des mêmes institutions et gagnèrent en 1789 une réelle autonomie qui malheureusement fut éphémère. Une assemblée primaire composée par les citoyens « actifs », c’est-à-dire les hommes âgés de plus de 25 ans et qui payaient un impôt équivalent à au moins trois journées de travail, élisait un administratif de créer des corps municipaux dans tous les bourgs et villages qui n’en avaient pas jusqu’alors ; évidemment, cette dernière réforme n’eut guère le temps de fonctionner.

*Nicole Dockès-Lallement est historienne du droit. Elle est professeur honoraire à l’université Lyon 3. conseil municipal, qui délibérait pour les affaires courantes. Pour les décisions les plus importantes, était consulté soit l’ensemble des citoyens actifs, soit le conseil augmenté de notables. L’exécution des décisions était confiée à un maire élu séparément  ; le maire était seul dans les petites communes ; il était assisté d’un bureau dans les communes plus peuplées. Paris reçut un statut à part  : la ville fut partagée en quarante-huit sections (à partir de Bonaparte, Paris fut divisé en douze arrondissements, puis vingt sous le Second Empire. Comme Marseille, Lyon était partagé en divisions de 1796 à 1805, puis retrouva une mairie unique en 1805 mais celle-ci fut à nouveau supprimée sous le Second Empire). Pour éviter tout ce qui rappelait l’absolutisme et le pouvoir des intendants, aucun représentant du pouvoir central ne fut installé auprès des institutions locales. En principe, les communes étaient Histoire des institutions municipales en France Après la révolution Entre autonomie et tutelle du pouvoir central, les communes ont subi de nombreuses réformes. Par Nicole DockÈs-Lallement* « Appelées d’un terme générique déjà largement utilisé sous l’ancien régime, les “communes” furent toutes dotées des mêmes institutions et gagnèrent en 1789 une réelle autonomie qui malheureusement fut éphémère. »

« La Restauration (1815-1830) accentua le caractère censitaire. Non seulement les éligibles étaient choisis en fonction de leur fortune mais ne pouvaient être électeurs que les hommes de plus de 30 ans qui payaient un impôt direct important (300 francs) »

« Il fallut attendre la loi du 5 avril 1884 pour que l’organisation municipale fut identique dans toutes les communes et pour que les institutions élues obtiennent le droit de s’administrer librement pour les affaires courantes. »

« Ce n’est qu’avec la loi du 28 mars 1882 que fût enfin acceptée, pour toutes les communes, quelle que soit leur taille, l’élection des maires et adjoints par les conseils municipaux, eux-mêmes élus au suffrage universel (encore seulement masculin). »

« Après-guerre, les municipalités communistes vont se distinguer par la volonté acharnée de permettre l’accès à la culture et au sport pour tous. 

« Le communisme municipal est à son apogée en 1977, avec près de mille cinq cents communes ayant à leur tête un maire communiste et une population administrée qui frôle les neuf millions. »

« Les équipes municipales sont cruellement confrontées à une crise systémique qui accroît l’inquiétude, bouleverse les représentations acquises et menace aujourd’hui la solidité même du tissu démocratique. »

« Le communisme municipal s’installe dans des territoires historiquement marqués par la densité ouvrière, par la tradition plébéienne révolutionnaire de 1789-1794 et, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, par le poids de la Résistance »

« Jusqu’en 1983, les “communaux” n’étaient pas reconnus comme fonctionnaires bien qu’exerçant des activités de service public. » Anicet LEPORS

« Par cette reconnaissance de fonctionnaires de plein droit, les agents publics territoriaux se voyaient conférer une dignité dont ils avaient été privés jusque-là. » Anicet LE PORS

« En 1950, 750 millions de personnes vivaient dans les villes. En 2050, ce nombre sera vraisemblablement de 6,6 milliards, c’est-à-dire 70 % de la population mondiale. »

« Chaque fois que nous défendons la vie et l’habitabilité ainsi que la copropriété citoyenne des villes dans les politiques publiques nous faisons reculer la finance. »

« Les métropoles sont rapidement devenues les coffre-fort des ultra-Riches et des fonds de pension qui investissent d’un côté dans l’immobilier, et de l’autre dans les grandes infrastructures de services (eau, assainissement, énergie, déchets…). »

Un état des lieux  communistes !

« Les villes ouvrières comptent des usines dont les impôts permettent aux municipalités communistes de financer de vastes services publics. »

« Les municipalités n’ont qu’une autonomie de décision limitée, elles sont en outre de plus en plus étouffée budgétairement «

Le “communisme municipal” a été et est encore l’occasion d’opérer une expérience concrète d’administration de collectifs afin de donner corps à la protestation populaire, tout en offrant des relais à des revendications de base. »

 « Le PCF souhaite l’unité sur des bases de gauche claires, comme il l’a toujours fait depuis des décennies. Même s’il n’a plus la force d’autrefois, il conserve de nombreux élus et montre son utilité sur le terrain ; il va continuer son action au service de la population.  »

« Depuis la loi NOTRE adoptée en 2015, un processus s’est enclenché contribuant à assécher les budgets locaux et à casser l’exercice de la démocratie locale. »

Proposition du PCF et quelques réflexions !

 :« Nous proposons un nouvel impôt territorial des entreprises sur leur capital immobilier, mobilier et financier. »

« Ajoutée à la disparition de la taxe professionnelle, celle de la taxe d’habitation a participé à rendre les collectivités territoriales de plus en plus dépendantes des versements d’État prélevés sur les recettes de TVA, et leur a arraché leurs leviers fiscaux – donc leur autonomie. »

« Par l’arme budgétaire, l’objectif est de soumettre les territoires au diktat du capital : réduire l’offre de services publics, transférer certains services au privé et détourner l’action et la manne locales au profit des multinationales et de leurs profits. »

« Le PCF réclame l’instauration du droit de préemption (cela a d’ailleurs été incorporé au programme du NFP) pour faciliter la reprise des entreprises par ceux-là mêmes qui y créent de la valeur : les salariés.»

La vie associative :

« En exerçant sa citoyenneté dans le cadre associatif, on récupère son pouvoir d’agir au sein de la communauté. »

« Les collectivités locales pourraient être des créateurs de liens entre entreprises de leur territoire, pour une gestion collective de problématiques transversales, comme la mobilité, le logement, la restauration collective…»

Réchauffement climatique :

« Seules la planification nationale et la coordination internationale permettront d’atténuer le réchauffement climatique. L’échelon communal doit y contribuer dans ce cadre. »

« Le PLU peut permettre de réduire l’effet d’îlot de chaleur en planifiant la végétalisation des villes, à la fois par la création d’espaces verts et par la végétalisation plus générale des rues. »

« Le PLU doit prendre en compte l’augmentation des risques divers et spécifiques à chaque commune

« Il est crucial pour atténuer le réchauffement climatique d’adapter le territoire à l’augmentation de la température. »

Les élus municipaux ou  collectivités locales :

« On doit se battre en permanence face au gouvernement, avec l’appui et l’action de la population. »

Démocratie :

« La ville de Saint-Denis a été pionnière dans la création de structures de participation citoyenne dès les années 1980 (avec des conseils de quartier). »

« Le sens politique qui était donné par l’assemblée communale et garanti par la subvention, est placé aujourd’hui entre les mains de l’État qui établit sa propre liste des sujets finançables, tout en plaçant les communes en concurrence avec leurs pairs.»

« Face à la montée de la précarité, à la crise climatique, et à l’affaiblissement de la démocratie représentative, le communisme municipal apparaît comme un antidote aux politiques d’austérité et à la logique de marché. »

Conclusion  de *Gilles Leproust  maire PCF d’Allonnes (72). Il est président de l’Association des maires Ville & Banlieue.

 

« À Ville & Banlieue, nous disons que les deux pieds du vivre et du faire-ensemble dans les quartiers sont le service public local et les associations ; les deux sont attaqués. « Pour être efficace, il y a besoin en permanence d’allier les combats politiques nationaux et locaux. Ils s’enrichissent les uns les autres. »

La commune est la base de notre République. La crise de la politique pèse sur les citoyennes et les citoyens et peut conduire certains à se détourner de la chose publique et politique. Raison de plus pour les élus communistes d’amplifier les politiques, les pratiques qui leur redonnent la main. C’est ce que nous tentons de faire au quotidien sur le terrain. Plusieurs dispositifs peuvent être mis en place : à Allonnes, nous développons un budget participatif, qui a permis l’élaboration de fresques et des réalisations plus ambitieuses comme deux city-stades. Nous insistons sur l’aspect collectif pour générer de l’interaction, avec une présentation dans les cinq secteurs de la ville. Nous mettons en avant des instances comme le conseil des sages d’Allonnes, composé de retraités volontaires, un conseil Jeunes-Allonnes et un conseil citoyen. La création de liens entre les habitants constitue une priorité de nos politiques locales

Je suis persuadé que nous pouvons conquérir de nombreux élus et élues, mais à une condition, c’est qu’il y ait un maximum de communistes qui se portent candidates et candidats à travers le pays.

C’est ainsi que nous montrerons notre intérêt pour la commune, pour le rôle qu’elle peut jouer dans la construction d’une alternative de progrès. Rien n’est gagné d’avance car la crise de la politique pèse sur l’engagement. Mais nous pouvons relever ce défi si nous le décidons.

Nous montrerons alors notre utilité et pourrons être ambitieux pour porter le projet communiste.

 Entretien réalisé par Hoël Le Moal . pour la revue Cause commune

 

https://www.pcf.fr/mieux_vivre_dans_nos_villes_et_nos_villages

https://www.pcf.fr/municipales_2026_resolution_cn

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les gros sabots de l’extrême-droite

Les gros sabots  de l’extreme droite !

On a eu ces derniers jours, à Toulon, la visite de J.Bardella, président du RN, venu dédicacer son second livre « Ce que veulent les Français » et à Cogolin, celle de E.Zemmour « La messe n’est pas dite »…

Ce dernier avait donc choisi la commune dont l’ex-maire Marc Etienne Lansade, son ami, avait quitté le RN pour devenir membre de Reconquête. Pas vraiment un modèle.

Il a été démissionné de ses fonctions le 1er juillet 2025, coupable d’avoir fait signer en 2020 une procuration à un «ami» sur un lit d’hôpital en très mauvaise santé, pour que la vente de son bien immobilier aille à son ex-maîtresse. Drôles de paroissiens.

La veille, Bardella flanqué de la députée varoise, Laure Lavalette, candidate à la mairie, avait choisi un restaurant de la ville pour recevoir un flot de sympathisans. Et aussi des manifestants qui avaient déclaré leur présence en préfecture, LFI, MRAP 83… jeunes non encartés qui n’avaient pas l’intention de provoquer la violence mais d’affirmer leur opposition à la banalisation des idées d’extrême-droite.

« Immigration et préférence nationale » en disent long sur leurs principaux objectifs, véritable détournement des causes qui nous conduisent -et pas qu’en France- à des régressions sociales et écologiques du fait des choix politiques libéraux favorables aux ultras-riches que soutiennent le RN et Reconquête, tout en se disputant les élus locaux, départementaux, régionaux, nationaux, européens.

C’est ainsi que Zemmour, obsédé par « le grand remplacement en marche » du christianisme par l’islam, se veut incarner le plus visionnaire et résolu des chrétiens intégristes pour enquiller l’épée et l’armure de la…reconquête sinon la France va mourir. Comme à Ronceveaux Roland sonnait du cor.

 

Pour notre prédicateur le christianisme est plus qu’une foi, une culture et une identité. Il dit respecter l’islam tout en disant « je veux le retour de la prééminence de la culture chrétienne en France ». La laïcité ne lui dit pas grand chose. Le moine-soldat est prêt. Que ceux qui l’aiment le suivent.

Les guerres de religion aussi font partie de notre patrimoine.

Au début du XIIIè siècle la croisade contre les Albigeois décidée par l’église catholiques et le légat du Pape contre les Cathares d’Occitan qualifiés d’hérétiques a laissé des traces.

A Béziers, le comte Simon de Monfort, à la tête des croisés aurait lâché ces paroles célèbres qui ont fait le tour du monde : « Tuez-les tous, dieu reconnaitra les siens . » Il avait aussi des intérêts à défendre…comme c’est bizarre ! Des terres sur lesquelles il avait droit de vie et de mort. Il était marié à la fille du roi Henri III, ça aide.

Pour Zemmour c’est un héros mais lui, il a besoin de se crédibiliser, il fait passer son concurrent FN devenu RN, plus influent comme une sorte de Ponce Pilate, le procurateur de Judée. Il n’hésite pas et proclame que « le RN se fourvoie dans le clientélisme », ce n’est pas rien et quelque peu réaliste.

Pourtant le RN ne cesse d’agiter leur épouvantail commun, « le grand remplacement » et met en œuvre leur stratégie : réduire l’immigration maghrébine principalement, car la décolonisation reste sur l’estomac de beaucoup de ceux qui accaparent et détournent le mot « patriote » qu’ils ne séparent pas de la foi chrétienne.

A moins que leurs règlements de compte internes se lisent comme une manière de faire passer le RN comme plus modéré, qui cherche des alliés à droite et au centre pour mieux accéder au pouvoir ? Zemmour appuyant sur la pédale « fidèlité à notre histoire », à leurs principes chrétiens intégristes irréductibles, inséparables de l’allégeance aux puissants de ce monde et donc au capital.

Ce qui explique que la petite-fille du père fondateur du RN l’ait quitté pour le parti de Zemmour, plus radical, se disant plus cohérent, le RN changeant d’avis du jour au lendemain pour mieux séduire les électeurs.ices de plus en plus exaspérés par les régressions de toutes sortes en train de s’accélérer.

Marion Maréchal-Le Pen a tout de suite été nommée vice-présidente mais pas pour longtemps. Elle a voulu que son nouveau parti se rapproche du RN et l’a fait savoir. Elle a été exclue sur le champ, n’ayant pas consulté le chef. Elle a lancé une procédure judiciaire pour non-remboursement de frais de campagne. Sans effet, la solidarité a des limites. Elle a crée son micro-parti, un de plus.

Zemmour et ses candidats ne manquent pas de prendre leurs désirs pour la réalité. A les entendre le programme du RN serait de gauche ainsi que certains de leurs votes ? Qu’il soit attrape-couillon pour donner le change c’est autre chose et ça n’a pas mal marché. Comment endiguer leur démagogie ultra-conservatrice ?

A plus forte raison dans un département militaire centré sur le tourisme et le tri social
de sa population, les catégories populaires étant de plus en plus délaissées, le logement social, par exemple, volontairement oublié par la plupart des élus de droite depuis des décennies. Le coût du foncier dans nos régions du sud sélectionne les futurs arrivants.

Sans compter la fluctuation et les bas salaires des emplois saisonniers dans le tourisme et le BTP. Et ils votent pour la réduction des dépenses publiques dans la santé, l’éducation, dans tous les services publics. L’industrie, le commerce et l’agriculture faisant partie de nos régressions en cours et de leurs conséquences.

Impossible de compter sur le RN qui ne veut plus d’assistanat et d’immigrés, moins d’impôts et de taxes, même sur les ultra-riches comme une de leur idole Elon Musk qui vient de se faire rémunérer 1.000 mds de $ d’ici cinq ans ?! Tout en faisant le salut nazi et en finançant les partis fascisants d’Amérique et d’Europe notamment.

On ne va pas les regarder nous ramener aux années 1930 où leur idéologie a pris le pouvoir en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal pour en faire ce que nous savons : la seconde guerre mondiale aux 60 millions de morts.

Il est encore temps de leur barrer la route pour proposer une alternative progressiste de rupture avec ceux qui continuent ce qui est en train d’échouer.

Ils ne pourront pas dire « on ne savait pas »

René Fredon

 

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Municipales de la Seyne sur mer 2026 : Communiqué de la Fédération PCF Var et de la section de La Seyne-Saint-Mandrier.

Communiqué Fédération PCF Var et section de La Seyne-Saint-Mandrie

Les élections municipales se rapprochent, une liste d’union des forces de gauche est impérative !

Le contexte national complexifie les situations locales, avec la décision du PS de « sortir du programmedu NFP » et d’engager des négociations avec la macronie et la droite, favorisant par la même occasion la visibilité du RN.

Les forces de gauche ont exprimé dans un communiqué départemental en mars 2025 l’urgence à construire partout le rassemblement des forces de gauche sur la base du programme du NFP, adapté au  plan local..

Pour les communistes seynois, dans ce cadre, parvenir à un accord pour présenter une seule liste àgauche à la Seyne sur mer, face à la droite et à l’extrême droite est une nécessité !

Certains, nous proposent une liste très large, il ne peut, pour autant,être question de cautionner un programme et une liste de « centre gauche » macron compatible.

Nous avons la volonté d’aboutir à la constitution d’une liste d’union ! C’est cette volonté qui nous anime,depuis des mois, dans les négociations avec les forces de gauche, tant au niveau départemental qu’au niveau de la commune.

Le PCF a exprimé clairement la nécessité d’un équilibre diversifié des forces de gauche en priorité sur la Métropole.

Il y a plusieurs semaines, en assemblée générale, les communistes seynois ont exprimé leur souhait de voir Stéphane Sacco de la GRS être tête de liste du rassemblement de la gauche.

Les attentes de la population seynoise sont très fortes tant en matière de logement, que de transports, de démocratie, de pouvoir d’achat, …. Surtout dans le contexte d’un budget national d’austérité.

Les communistes appellent donc toutes les forces de gauche à la responsabilité face à la droite et à l’extrême droite dans la 2ème ville du département !

Toulon le, 8 novembre 2025

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La chance d’avoir un maire communiste !
La chance d’avoir eu des maires communistes et un progressiste doit se péreniser aux municipales seynoises 2026
.
Comme à New York rien qui ne soit pensé comme impossible peut devenir le réel.
C’est la gauche véritablement de TRANSFORMATRICE ET à connotation communiste QUI doit des maintenant mener campagne en Seyne .”
” C’est dans la commune que réside les hommes libres ” disait A.de Tocqueville.( 1835)Alors si le drapeau teinte de rouge et d’étoiles USA flottera bientot sur New York ( 01 01 2026),gageons que le drapeau tricolore teinte de rouge,de vert et rose flottera sur notre mairie seynoise en Mars 2026.
La il y a une volonté, il y a un chemin .” LENINE
Voir ci dessous ce très bel article du maire PCF – Parti Communiste Français
Philippe Rio .meilleur maire 2021 du monde .

 

Peut être une image de talon de billet et texte

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Feu vert des actionnaires de Tesla pour la rémunération indécente d’Elon Musk

Huma : jusqu’à 1 000 milliards de dollars ! Feu vert des actionnaires de Tesla pour la rémunération indécente d’Elon Musk

Adopté par plus de 75 % des votes lors de l’assemblée générale des actionnaires réunie jeudi à Austin (Texas), Elon Musk, s’est fait octroyer une rémunération totale qui pourrait atteindre 1 000 mds de dollars sur cinq ans.
Alors que des millions d’États-Uniens bénéficiaires du programme d’aide alimentaire ont été privés de ce soutien et que l’administration Trump en a réduit de moitié les financements, le gourou de l’extrême droite Elon Musk s’est vu attribuer une rétribution obscène.
Les actionnaires de Tesla ont voté, jeudi 6 novembre, une rémunération totale qui pourrait atteindre 1 000 milliards de dollars (866 milliards d’euros) sur cinq ans. Cette décision a été approuvée par plus de 75 % des votes lors de l’assemblée générale des actionnaires réunie à Austin (Texas).

Face à ce montant exorbitant, le sénateur de l’aile gauche du parti démocrate Bernie Sanders a déclaré : « Musk, qui a dépensé 270 millions de dollars pour l’élection de Trump, est désormais en passe de devenir trillionnaire, s’est-il insurgé sur le réseau social d’Elon Musk X. Pendant ce temps, 60 % de la population vit au jour le jour. Les Américains savent que notre économie est truquée. Ensemble, nous pouvons et devons changer cela, a-t-il promis ».

Musk renforce sa main mise sur Tesla

Dans le détail, Elon Musk peut potentiellement se faire attribuer douze tranches de 35 millions d’actions Tesla. Cette mesure ferait environ doubler sa participation, qui passera de 13 % à environ 25 %. Il lui restera ensuite à franchir d’autres étapes.
« La capitalisation boursière de l’entreprise, qui est actuellement de 1 540 milliards de dollars, doit franchir 2 000 milliards pour obtenir la tranche 1,4000 milliards pour la tranche 5, 6 000 milliards pour la tranche 9, et 8 500 milliards de dollars pour la tranche 10.

Pour remporter la mise complète, Elon Musk doit donc plus que quintupler la valeur de son entreprise en cinq ans, faire en sorte qu’elle vaille 2 fois celle de Nvidia, l’entreprise la plus chère du monde, 24 fois celle de LVMH ou 700 fois celle de Renault », explique le quotidien Le Monde.

« Je ne veux pas me retrouver avec si peu de contrôle que je puisse facilement être évincé par des actionnaires activistes , avait tenté de se justifier le multimilliardaire fin juillet. « Mon contrôle sur Tesla devrait être suffisant pour garantir sa bonne direction, mais pas au point de ne pas pouvoir être éjecté si je pète les plombs », avait-il poursuivi.

Ce plan de rémunération indécente avait été annoncé dès le mois de septembre, soulevant des critiques jusqu’au Vatican. Le Pape Léon XIV, lui-même, s’en était offusqué. « On a appris qu’Elon Musk allait devenir le premier trillionnaire au monde. Qu’est-ce que cela signifie ? Si la richesse est la seule chose qui ait encore de la valeur, alors nous avons un gros problème …» avait déclaré le pape américain mi-septembre à la correspondante du média spécialisé sur le Vatican, Crux.

À l’issue des votes du jeudi 6 novembre, un responsable du groupe a également annoncé l’adoption d’autres résolutions considérées par les dirigeants en amont de l’AG comme « cruciales pour l’avenir du groupe ». Les trois candidats au renouvellement de leur mandat d’administrateur ont obtenu satisfaction et l’amendement au plan de rémunération d’Elon Musk validé en 2018 – d’un montant total de 56 milliards – a également été approuvé.

Les actionnaires ont été consultés sur l’opportunité d’investir dans xAI, entreprise d’Elon Musk spécialisée dans l’intelligence artificielle ayant absorbé le réseau social X qui lui appartenait aussi, mais l’issue du vote a été moins probante. Le conseil d’administration va donc « examiner le résultat pour décider de la prochaine étape », a relevé le responsable du groupe.

Clémentine Eveno

https://www.humanite.fr/monde/elon-musk/jusqua-1-000-milliards-de-dollars-feu-vert-des-actionnaires-de-tesla-pour-la-remuneration-indecente-delon-musk

 

 

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Un nouveau maire élu à New-York..

 

                                       Un nouveau maire élu à New-York ,Zohran Mamdani, socialiste et musulman

A 4 h (française) ce matin, New-York était en liesse fêtant l’élection du très jeune maire qui ne veut pas livrer sa ville aux affairistes, clairement opposé à Trump qui lui a déjà déclaré la guerre.

Un événement, une victoire qui feront date et qui nous mettent du baume au cœur par ces temps lourds de menaces les plus sérieuses sur nos vies qui passent bien après les profits indécents de quelques-uns, maîtres de la finance et de l’optimisation fiscale, incarnation du capital.

Qui l’aurait dit ? On en entendait si peu parler…Quel coup de pied au cul (et au culte) pour Trump et ses fanatiques qui le suivent dans ses décisions blanches un jour, noires le lendemain. Gavés de nationalisme et de suprémacisme blanc, admirateurs des ultra-riches et de leur président assoiffé de dollars et fier de la domination qui a placé les E-U au 1er rang mondial. Ce qui n’est plus du tout le cas…

Et voilà qu’après son retour au pouvoir, il perd la première grande élection à New-York. Son candidat battu par un jeune américain de 34 ans, socialiste et musulman, issu de la gauche du parti Démocrate. Trump n’a d’ailleurs pas manqué de le lui faire savoir, en dictateur, qu’il le priverait de subventions ! Histoire de lui faire peur.

Mieux, il avait mis en demeure les électeurs.ices et le candidat républicain en ces termes : «Que vous aimiez personnellement Andrew Cuomo ou non, vous n’avez vraiment pas le choix. Vous devez voter pour lui et espérer qu’il fasse un travail fantastique. Il en est capable, Mamdani ne l’est pas ! «  écrivait le goujat sur son réseau.

Il ne croyait guère en son poulain, ancien «démocrate» pas retenu par les siens face à la popularité, au dynamisme et à la capacité du candidat progressite à rassembler les New-yorkais.es de tout âge, de toutes origines, de toutes conditions sociales qui se sentent respectés par ce jeune maire qui respire la sincérité et la détermination, si représentatif de cette ville qui attire le monde entier.

Il avait le soutien de Barack Obama et l’engagement du sénateur Bernie Sanders, le leader très à gauche à ses côtés qui secoue le parti Démocrate.

Le jeune maire s’est engagé pour, notamment, lutter contre la vie chère et les inégalités sociales, l’écologie sacrifiée, pour en finir avec ces méthodes dictatoriales et ces politiques anti-démocratiques s’il en est. Il avait comme principal adversaire, l’ancien gouverneur démocrate de l’Etat de New-York, Andrew Cuomo 67 ans qui se présentait sous l’étiquette « Indépendant ». Il avait été battu à la primaire démocrate. Trump en avait fait »son» candidat nettement battu.

Un troisième homme, le républicain Curtis Sliwa,71 ans, disait ne pas vouloir se désister pour le «démocrate» choisi par Trump qui qualifiait Zohran Mamdani de « petit communiste » qui mène camapagne depuis plus d’un an, qui a su motiver la population de la plus grande ville américaine, grâce à ses dizaines de milliers de militants disponibles au fil des mois sur le terrain, au contact d’une population ignorée.

Portant à domicile, non pas la « bonne parole « mais d’abord l’écoute des attentes new-yorkaises multiples et urgentes avant leurs propositions très à gauche comme la gratuité des transports, le financement du gel des loyers par les très riches, les crèches gratuites…

Zohran Mamdani est aussi un fervent défenseur de la cause palestinienne et a, à plusieurs reprises, qualifié la politique israélienne de «politique d’apartheid».
Il s’est illustré par ses nombreuses prises de parole contre l’islamophobie, et souhaite mettre fin au «sentiment anti-musulman» devenu, selon ses mots,«endémique» à New York. Il fustige également une police «corrompue et raciste».

Tout en espérant que la dynamique de la campagne qui a placé Zohran Mamdani en tête et nettement jusqu’au bout, ait des répercussions sur Trump qui ne peut pas en dire autant, il déçoit énormément aux E-U, ce qu’il n’est pas prêt de reconnaître.

Au contraire, il a ouvert la chasse à l’immigration en même temps que la chasse à ses ennemis politiques par une justice de plus en plus choisie et soumise.

Cette victoire sur « l’empereur » pèsera sur le dictateur qui minore déjà l’évènement, en tout cas elle redonnera du tonus aux oppositions qui semblent hiberner depuis le retour de Trump au pouvoir qui se comporte comme l’empereur de l’occident et au-delà si c’est possible. .

Cette année il aura confirmé des actes et des objectifs les plus irréels, les plus confus sinon négatifs et dangereux à court terme, car appuyés sur les extrêmes-droites les plus fascisantes aux Amériques comme en Europe.

Que ça fait du bien de saluer une telle bonne nouvelle venant des E-U ! Pour ma part, c’est bien la première fois de toute une vie militante que je m’intéresse à leurs élections locales.

En France, nous avons à gauche, beaucoup de leçons à tirer de cet évenement qui découle d’un contexte politique qui nous est commun à de nombreux égards.

Assumer clairement nos objectifs, en démontrer l’urgence et les moyens à mettre en œuvre, à l’écoute et en appui du mouvement social, face à un capitalisme organisé et tenant à ses privilèges.

Autrement dit : vive la lutte des classes !

René Fredon

Zohran Mamdani élu maire de New York, le nouvel espoir anti-Trump – L’Humanité

 

Qui est Zohran Mamdani ?

Américain d’origine indienne, Zohran Mamdani est né en Ouganda en 1991. Il vit aux États-Unis depuis l’âge de sept ans et a été naturalisé en 2018. Sa mère, Mira Nair, est une réalisatrice mondialement connue, lauréate de la Caméra d’or à Cannes pour Salaam Bombay! en 1988 ; son père, Mahmood Mamdani, enseigne l’anthropologie à l’université Columbia (New York).