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Fabien Roussel : face à Trump, « c’est notre indépendance dans tous les domaines qu’il faut défendre »

 

Fabien Roussel : face à Trump, « c’est notre indépendance dans tous les domaines qu’il faut défendre »

Face à l’offensive de Washington contre l’Europe, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, juge que l’Otan devient « caduque ». Il appelle à retrouver une autonomie diplomatique.

Pour Fabien Roussel, face aux attaques de Donald Trump, l’Union Européenne doit retrouver une autonomie diplomatique en dehors de l’Otan.

© Omar Havana / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

Donald Trump a annoncé une taxe de 25 % sur les produits européens. Comment réagissez-vous ? Est-ce une déclaration de guerre commerciale ?

Fabien Roussel

Secrétaire National du PCF

Les États-Unis n’ont en réalité jamais cessé de nous faire une guerre commerciale. Ils le font désormais à visage découvert. Ces droits de douane, s’ils venaient à être appliqués, nécessiteront une réponse ferme de la part de l’Europe. En réalité, la prise de position de M. Trump va obliger à la clarification. À Bruxelles, une partie de l’élite européenne va devoir sortir de son ambiguïté : ou elle défend les intérêts des peuples en Europe ou elle s’accroche au libre-échange qui nous fait tant de mal.

Dans cette guerre économique, l’Union européenne doit appliquer ce qui se pratique ailleurs : la commande publique doit être un levier puissant pour soutenir nos PME et nos entreprises face à ce choc considérable qui se dessine. Clarification aussi à Paris. Qu’il me soit d’ailleurs permis de relever que le RN n’utilise qu’un mot pour défendre la France face à cette agression. En effet, Mme Le Pen et M. Bardella appellent à « collaborer » avec Trump. Comme toujours, la collaboration, jamais la résistance…

Ces annonces sont-elles l’occasion de remettre à plat notre dépendance diplomatique vis-à-vis des États-Unis ?

C’est notre indépendance dans tous les domaines qu’il faut défendre : diplomatique, énergétique, industrielle. Nous sommes les seuls à avoir porté, depuis des années, avec constance, la nécessité d’une réelle autonomie stratégique de la France, dans l’Europe. L’Union européenne s’est enfermée dans le suivisme, diplomatique et militaire, via l’Alliance atlantique, sur les stratégies états-uniennes.

Économiquement, une partie de la classe politique a vendu la France à la découpe aux Américains – je pense, par exemple, à la branche énergie d’Alstom vendue à General Electric en 2014. Nous avons néanmoins des atouts : la France et l’Europe sont incontournables. Ne doutons pas de nos forces. Ce moment peut être l’occasion de reconstruire puissamment notre industrie.

Ces déclarations s’inscrivent dans une offensive plus générale contre l’Europe – sur le plan diplomatique comme idéologique. Selon vous, la réponse diplomatique de la France et de l’UE est-elle à la hauteur ?

De toute évidence, à travers les décisions de Trump, autant que par les ingérences de J. D. Vance ou Elon Musk, le nouveau pouvoir américain veut déstabiliser toutes les nations d’Europe et favoriser l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite. Comme Poutine d’ailleurs. C’est à cette fin qu’il promeut une idéologie identitaire, nationaliste et ouvertement raciste.

La réponse des dirigeants actuels de l’Union européenne est pitoyable, dépourvue de la plus élémentaire dignité. Quant à l’Otan, elle est devenue caduque.

 

Quelles nouvelles alliances la France et l’Union européenne doivent-elles nouer ?

En lieu et place de l’Otan, l’Europe doit s’orienter vers une autonomie stratégique à laquelle elle a totalement renoncé, permettre à ses nations de conclure entre elles des accords de défense mutuels rompant avec l’alignement atlantiste d’hier, définir une politique de paix débouchant sur la négociation d’un traité de sécurité collective pour l’ensemble du continent. Il faut arrêter avec le deux poids deux mesures en matière de droit international comme on le voit en Palestine dont Trump veut faciliter l’annexion par l’actuel pouvoir israélien.

Droits de douane : quelles répercussions pour l’économie européenne après les annonces de Donald Trump ?

Et s’orienter vers de nouvelles coopérations solidaires avec les Brics, avec les pays que l’on appelle désormais du « Sud global ». Ni allégeance ni alignement mais dialogue et diplomatie, voilà les deux lignes que nous devons défendre au service de la Paix. Cela n’empêche pas d’être ferme sur des principes et le respect des règles internationales, en remettant l’ONU au cœur des enjeux mondiaux. C’est au service de ces objectifs que la France doit récupérer une voix forte et souveraine.

Pour finir, les États-Unis entendent régler le conflit en Ukraine en organisant un dialogue avec la Russie, sans l’Europe. Que penser du « deal » américain sur les terres rares en Ukraine ?

Je n’ai cessé de dire : « Il n’y aura aucune issue militaire à ce conflit. » On s’en rend compte maintenant….

Mais que de temps perdu après l’invasion par la Russie de l’Ukraine et son cortège de morts et d’horreurs. Trump ne pense qu’à une chose : l’argent. C’est un businessman. Comme Poutine, c’est un oligarque. Il faut négocier et penser aux peuples d’abord, ukrainien, européens, russe ! Et ne pas suivre les gouvernements qui veulent nous entraîner dans la surenchère guerrière avec la Russie.

Publié le 27 février 2025

Cyprien Caddeo

 

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Trump perd son sang-froid !

 

Marianne - Échange tendu aujourd'hui à la Maison-Blanche ...

Source  le Journal Mariane 

Trump perd son sang-froid 28-02-25

Ils sont tellement étourdis.Il voulait faire signer Zélenski pour laisser à son ami Poutine tout ce qu’il avait conquis, envahissant l’Ukraine en février 2022. Trump traitait l’U-E avec le même mépris. Inacceptable. Il agit en propriétaire, une vieille habitude.

Pourtant, Trump a dû céder et lui ouvrir, à contre-coeur, la Maison Blanche, à la demande de Macron pour l’Europe unie, si on peut dire «  créée pour faire ch… les Etats-Unis » selon Trump dans son style le plus délicat, au ras du caniveau.

Pas besoin d’être un supporter de Macron, Zélenski et des politiques d’austérité de l’U-E pour reconnaître et dire qu’il y a pire avec Trump et l’extrême-droite qui veulent dominer le monde en fédérant les conservateurs les plus nationalistes jusqu’aux admirateurs du IIIè Reich où l’on marchait au pas de l’oie.. Trump s’est montré incapable d’être à la hauteur de sa fonction, ce que la planète aura constaté dans toute sa dimension.sic

Comme il ne pouvait pas refuser d’ntendre ce que Zelenski avait à dire et vécu pendant trois ans avec les Ukrainiens, Trump étalait sa vulgarité. Il ne comptait que sur son statut de président des E.-U sans arriver à lui faire la leçon . Mais tout pour Poutine, tout de même « ne perdons pas de temps, signez, la Russie est d’accord, pas vous, vous voulez continuer, alors ?..sic. » Est-ce bien Poutine qui a envahi l’Ukraine? Les E.-U étaient-ils bien dans le camp de l’Ukraine et même les plus déterminants. La mouche aurait donc changé d’âne ?

Cela ne s’est pas fait du jour au lendemain. IIs se connaissent depuis longtemps, Trump en est fier et même il l’admirerait car il serait un vrai tsar et même un(e) star, car il adore les milliardaires et tous les deux ils sont gourmands de terre…rares mais aussi normales et puis leurs deux puissances pourraient freiner l’ardeur de la Chine

Et puis les EU se retireraient de l’Ukraine et lui laisseraient, avec l’Europe, le fardeau du coût de la la protection et de la sécurité qu’ils assuraient jusqu’alors, en prenant quelques surfaces «de terres rares» pour leurs propres comptes qu’ils ne dissocient pas de celui de leur pays car ils se disent «patriotes» jusqu’au bout des doigts, tu parles ? Ils vont laisser les Européens payer leur propre défense, ça fera quelques milliards de plus pour les E.-U., ils ne cracheront pas dessus.

Sauf que l’accord n’a pas été signé !

Ce fut le sommet du défouloir, ils se sont lachés en se renvoyant la responsabilité brut de décoffage aucun n’écoutait l’autre. Trump n’en pouvait plus, il s’est levé et a fermé la boutique sans regarder l’invité, la réunion était annulée puisqu’elle n’avait servi à rien. Oh si ! Trump venait de révéler sa déception et sa colère, il avait largement perdu le deuxième round après avoir copieusement humilié et ignoré celui qu’il n’invitait pas le président de l’Ukraine pour décider des conditions de la paix? La planète entière en a été témoin. Surréaliste.

Pourtant, les trois chefs d’Etats (Poutine, l’agresseur, Zelenski, l’agressé, Trump, le protecteur) celles et ceux de l’UE sont partisans du même sytème économique capitaliste, et du même niveau hiérarchique. C’est donc le pays extérieur le plus puissant, ses milliardaires avec l’OTAN ses chars et avions qui paye et donc décide ? La paix, il s’en charge, il s’entend avec l’envahisseur et se charge du reste. Mais ça prendra plus de 15 jours.

D’autant qu’il a annoncé des objectifs très démesurés,qui en disent long sur sa soif de grands espaces à conquérir, de gré et de force pour que son pays devienne encore plus puissant, plus dominateur et nos élites encore plus riches de nous projeter cent ans en arrière en rendant hommage aux nazis partis à la conquête du monde et dont se réclament nombre de leurs thuriféraires cent ans plus tard.

Mais où va-t-on si on ferme les yeux sur ce qu’on ne veut pas voir ou entendre?. Marine Le Pen, comme il se doit, trouve le moyen de minorer le clash historique : »Que deux dirigeants défendent les intérêts de leur nation ne m’apparait pas quelque chose d’extraordinaire ...»Ceux qui disent que les Etats-Unis ne sont pas des alliés ne sont pas raisonnables. « Ben voyons, elle est risible. Elle est aussi très proche de Poutine, donc de Trump. Logique

La technique de Trump c’est de ne rien céder. Aussitôt en partance pour son golf de Floride, il déclarait vouloir un“cessez-le-feu maintenant en Ukraine » A propos de son homologue « il sur-estimé ses atouts en main et veut continuer à se battre et qu’on le soutienne, mais on ne va pas faire çaIl ne veut pas faire la paix « .

Concluez un accord ou on vous lâche”avait lâché le président américain au tout début de cette chaleureuse entrée en matière. Que c’est stimulant? l’entretien n’avait guère de chances d’aboutir. Trump, en bon impérialiste, veut qu’on ne le contrariera pas. Il bluffait quand il avait lancé qu’en 15 jours il en aurait fini avec la guerre en Ukraine. Parce qu’il a voulu écarter les plus concernés et fixer les conditions, en dictateur très aguerri, ça va plus vite !

Cet événement a et aura des retentissements politiques de longue portée avec des conséquences multiples en rapport direct avec nos vies quotidiennes de plus en plus alléatoires pour l’immense majorité des familles.

Dès le lendemain Zélenski et Trump s’étaient laissé convaincre par des chefs d’Etats européens dont la l’Angleterre, la France, l’Italie..de se retrouver d’abord à Londres, on espère pas seulement saluer le Roi mais montrer les poignées de mains de la résurection et des signatures tant attendues sans oublier…l’Ukraine.

René Fredon

https://actu.orange.fr/monde/ukraine/je-n-arrive-pas-a-croire-que-j-ai-dit-ca-donald-trump-traite-volodymyr-zelensky-de-dictateur-et-retropedale-magic-CNT000002hG0MT.html

 

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UCR/CGT :Le 23 mars , les retraités (e) se font entendre !

 

Il y a 80 ans en octobre 1945 au sortir de la Seconde guerre mondiale, Ambroise Croizat,ministre du Travail, crée la Sécurité sociale ins-pirée du programme du Conseil national de laRésistance.
À l’époque, l’objectif est de protéger la popu-lation des risques liés à la maladie, à l’invalidité,aux accidents du travail, voire au décès, maisaussi de permettre aux familles et aux retrai-té·es de vivre dignement. Grâce à la Sécuritésociale, basée sur les principes de solidarité et d’universalité, tous les citoyen·nes, quelle que soit leurs professions, leurs situations person-nelles et financières sont protégé·es.
Dans un pays dévasté et exsangue au sortir dela guerre, le financement de la Sécurité socialeétait assuré par le prélèvement de cotisationssociales sur le salaire.
Dès le début, bien que cela n’impacte en rienson patrimoine, le patronat a tenté de combattre
l’idée de prélèvement pour financer la Sécuritésociale. Dès le départ il aurait préféré engrangerplus de profit. Mais le rapport de force, 5 millionsd’adhérent-es à la Cgt et son influence ont permis
l’avancée sociale majeure du XX e siècle en France.
La création de la Sécurité sociale a aussi étéprofitable pour les employeurs qui ont ainsi bé-néficié d’une main d’œuvre en bonne santé, qui n’a pas à se soucier du lendemain, et donc plus productive.
Sans oublier que, depuis sa création, la Sécuritésociale a joué un rôle de solidarité et d’amor-tisseur social face aux crises économiques, bour-sières et sanitaires et a permis de faire progresser l’espérance de vie en bonne santé.
Mais l’obstination du patronat et des libéraux à se désengager de son financement collectif, basé sur les richesses créées par le travail, met en péril la Sécurité sociale et donc la santé et l’espérancede vie de la population. Ainsi l’insistance du pa-tronat pour exiger des gouvernements la mise enplace d’exonération de cotisations sociales desemployeurs diminuent fortement les recettes :656 milliards en cumulé depuis 1992.
Au fil des réformes régressives mises en œuvredepuis des années par les différents gouverne-ments, la part du financement par la cotisation so-ciale diminue au profit de l’impôt tel que la CSGsupportée, surtout, par les salarié·es, les retrai-té·es et les privé·es d’emploi. La mise en œuvredes lois de financement de la Sécurité socialedepuis 1996 a conduit à gérer la Sécurité sociale non plus en fonction des besoins de la populationmais en fonction de recettes prévisionnelles votées au parlement ou imposées par l’article 49.3.

Le 20 mars 2025
LES RETRAITÉ·ES SE MOBILISEN POUR RECONQUÉRIR
LA SÉCURITÉ SOCIALE retraité·es
VITALEVITALE POUR TOUTESPOUR TOUTES
ET TOUSET TOUS LA SÉCU,LA SÉCU,

Les premières conséquences sont la hausse du reste à charge pour la population des dépenses de santé (ticket modérateur), des franchises mé-dicales, la remise en cause de la prise en charge à 100 % des Affections longues durées, le dé-remboursement de certains médicaments, unmanque de médecins généralistes et spécialistes,un manque de moyens pour l’hôpital public, legel des pensions de retraite…
Aujourd’hui, pour pouvoir se soigner mais aussivivre décemment à la retraite, les gouvernements inspirés par le patronat incite la population à setourner vers le système assurantiel privé pour pouvoir se soigner, à capitaliser pour complétersa pension de retraite.
Les désengagements de la Sécurité sociale et lereste à charge zéro impacte les prises en charge des complémentaires santé qui ne cessent d’aug-menter leurs  tarifs (entre 8 et 10 % en 2025).700 000 retraité·es n’ont plus de complémen- taires santé et 1,6 millions ne se soignent plus oupeu, pour des raisons de coût.
Aujourd’hui en France, 6 e puissance mondiale,l’espérance de vie en bonne santé recule.
Le patronat, les libéraux martèlent que la France n’aurait plus les moyens de financer une Sécuritésociale telle qu’elle a été créée.
Le pays en a les moyens, c’est juste une questionde répartition des moyens financiers :
l 170 milliards d’euros d’aide aux entreprises
l 45 milliards d’euros d’aide pour le chômage
partiel
l 80 milliards d’euros d’exonération de cotisation
sociale sans contrepartie en 2024
Des sommes qui pourraient permettre de financernotre système de protection sociale et combler
le déficit organisé de la Sécurité sociale qui est le résultat des politiques menées depuis des dé-cennies. Des sommes qui permettraient de ré-pondre aux besoins de toute la population.
Face à cette situation, l’UCR-CGT porte des re-vendications réalistes et atteignables :

l Une Sécurité sociale intégrale qui couvre l’en-semble des aléas de la vie de la naissance à la
mort
l Un financement de la Sécurité sociale basée surla cotisation sociale sur l’ensemble des revenus
des salarié·es (salaire, intéressement, primes…)ainsi que les dividendes
l L’arrêt des exonérations de cotisations sociales
l La transformation de notre système de santé
l La création d’un pôle public du médicament
permettant de réintégrer sur le territoire la re-cherche, la création, la tarification.

• Mon pouvoir d’achat • Ma retraite • Ma santé • Mes besoins quotidiens  ..Pour défendre mes revendications
Bulletin à retourner à ………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Nom et prénom : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Adresse : ……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
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Branche professionnelle d’origine : …………………………………………………………………………………………………………………………..
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Tél. : …………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Informatique et liberté : En application de la loi du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès et de rectification pour toutes informations vous concernant.
Ces informations pourront être cédées à des organismes extérieurs, sauf si vous cochez la case ci-contre
J’adhère à la CGT
POUR L’UCR-CGT, LA SÉCURITÉ SOCIALE DOIT RETROUVER SES MISSIONS
PREMIÈRES QUI SONT DE SÉCURISER ET PROTÉGER L’ENSEMBLE DES
CITOYEN·NES CONTRE TOUS LES ALÉAS DE LA VIE.
L’UCR-CGT appelle toutes et tous les retraité·es à se mobiliser le 20 MARS sur tout le territoire pour exiger le DÉVELOPPEMENT de notre protection sociale, l’AUGMENTATION du pouvoir d’achat des retraité·es par la REVALORISATION des pensions de 10 % immédiatement et le RELÈVEMENT des taux minimun   de 300 € pour les petites retraites.

International

Bardella renonce à son discours à Washington

                   Léon Deffontaines (PCF) à Jordan Bardella (RN): "L'héritage de votre parti, c'est Pétain à l'île d'Yeu"

Bardella renonce à son discours à Washington

Le président du RN était parti joyeux briller de tous ses feux à la grand-messe dédiée à tout ce que l’on veut sauf des Républicains, à commencer par le grand évangéliste Trump, fils de milliardaire  qui s’en est payé un autre, le plus riche du monde, à ses côtés.

Lequel n’a pas traîné à faire le salut nazi pour qu’on sache bien à qui on a à faire. Le gourou ne l’a pas  dissuadé, c’est ça la tolérance libertarienne : tout est permis, même saluer Hitler ! Cela revient à s’y référer, à s’en inspirer. À s’attendre à la guerre.

En Europe, le même symbole est redevenu presque banal …à l’extrême-droite dans nombre de pays, en France c’est un délit d’incitation  à tous les racismes, sans hiérarchie. Si ce ne sont les propos, les actes et les discriminations …

Au premier salut nazi de Steve Bannon, un vieux copain de Jean-Marie Le Pen, Bardella dit avoir choisi de se retirer aussitôt, y voyant une « provocation »…. faite par celui qui fut un temps le conseiller officieux de Marine Le Pen.

Avant de le devenir officiellement de Trump, suprême décoration qui le couvre forcément. « Je n’étais pas dans la salle… » ?  C’est un peu court. Il nous la fait « naïfs, notre homme est-il tombé dans un piège ?”

À cette tribune hier, alors que je n’étais pas présent dans la salle, l’un des intervenants s’est permis, par provocation, un geste faisant référence à l’idéologie nazie »,  Dans le rôle de la vierge effarouchée, il y a mieux.

Quand même, si Trump n’approuvait pas le salut nazi, il ne l’aurait pas laissé passer à ses deux « fous du roi » qui peuvent tout se permettre ? Que Marine et d’autres ne  l’eussent pas pensé, c’est  prendre le citoyen pour un débile !

Cette mise en scène pourrait se terminer par une minimisation discrète. Steeve Bannon lui a déjà rafraîchi la mémoire. Depuis dix ans il est le collaborateur et le stratège de Trump. En novembre 2016, il lui collait le titre de « haut  conseiller et ..Chef de la stratégie de la Maison Blanche.

 

L’idéologue américain d’extrême droite et ancien conseiller de Donald Trump, plaide coupable, le 11 février 2025 à New York, d’un détournement de fonds pour la construction du mur anti migrants séparant les États-Unis et le Mexique et est condamné à trois ans de liberté conditionnelle…un idéologue hyperactif qui l’a échappé belle (voir Wikipédia)

Il incarne la plus radicale des extrêmes-droites et se reconnaît dans Marion-Maréchal-nous voilà. Dans sa réponse au geste de Bardella, il a lâché les chevaux, comme à l’habitude : « Bardella est un lâche, il ne dirigera jamais la France et il est pire que Macron ». Du Trump tout craché ! On a les amis qu’on choisit. On le dirait en colère ?

Ce n’est qu’un échantillon, Bardella va regretter d’avoir fait le voyage ! Il n’aura même pas voulu en placer une …la honte ! Après tout c’est leurs oignons.

Cela permettra peut-être d’éclairer les enjeux.

Il y a des chemins qu’il ne faut surtout pas emprunter

 

René Fredon

 

 

 

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Quinn Slobodian, historien : « Le capitalisme est réinventé par les droites radicales!
Entretien Quinn Slobodian, historien : « Le capitalisme est réinventé par les droites radicales »

Loin d’être des exceptions, les « zones écnomiques spéciales » façonnent aujourd'hui l’ordre mondial. L’historien canadien Quinn Slobo :dian analyse le fonctionnement de ces oparadis fiscaux et la place de premier plan qu’ils occupent à la faveur des victoires idéologiques des libertariens radicaux.

Depuis trente ans, le capitalisme s’organise au-delà des frontières nationales à travers plus de 5 400 « zones économiques spéciales », redéfinissant les logiques du pouvoir. Dans son dernier ouvrage, Le Capitalisme de l’apocalypse ou le rêve d’un monde sans démocratie, Quinn Slobodian explore cette transformation et met en lumière un projet plus radical : celui des libertariens radicaux, qui voient ces zones comme des alternatives aux États-nations démocratiques. Dans cet entretien, il revient sur les implications politiques mondiales de cette recomposition.

Comment ce que l’on appelait jusqu’ici les « paradis fiscaux » ont pu façonner et structurer ainsi le capitalisme contemporain ?

Pour comprendre, il faut déconstruire le récit dominant qui postule l’existence de deux trajectoires opposées pour l’économie mondiale : d’un côté, la poursuite de la mondialisation ; de l’autre, un repli nationaliste. Si l’on observe attentivement certaines dynamiques territoriales, une alternative se joue à l’intérieur même des nations, mais également au sein de petites enclaves qui s’affranchissent du cadre étatique traditionnel. Des chefs de gouvernements comme Victor Orban, Giorgia Meloni ou Boris Johnson ne cherchent pas tant à refermer leur pays sur lui-même qu’à renforcer sa compétitivité à l’échelle mondiale.

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Cette stratégie passe notamment par la création de zones économiques spéciales, à l’instar de la Hongrie, qui y voit un levier d’attractivité pour les investissements étrangers. Beaucoup de figures issues du monde de la tech partagent cette vision qui tend à fragmenter les États en unités plus réduites, perçues comme plus fonctionnelles, tout en recherchant des alliances stratégiques à l’échelle mondiale auprès de micro-enclaves autonomes. Loin d’un rejet du capitalisme mondialisé, cette stratégie traduit plutôt une réinvention de celui-ci par les droites radicales, qui adaptent leurs territoires aux exigences du marché global.

Comment différencier néolibéraux et libertariens ?

Le néolibéralisme et le libertarianisme peuvent être considérés comme des concepts largement équivalents, ou du moins étroitement liés. Toutefois, cette dernière doctrine recouvre plusieurs courants de pensée distincts. L’un d’eux, l’anarcho-capitalisme, prônant l’abolition totale des structures gouvernementales, en constitue la forme la plus radicale. Longtemps relégué aux marges du débat intellectuel et politique, il était perçu comme une idéologie sans réelle influence. Sa montée en puissance est aujourd’hui manifeste, jusqu’à devenir une idéologie quasi dominante. Des chefs d’État comme Javier Milei s’en revendiquent explicitement.

Moins de vingt ans après la « fin de l’histoire », le fondateur de PayPal Peter Thiel affirmait ne plus croire en la compatibilité entre démocratie et liberté. Comment interpréter ce renversement de perspective ?

Les années 1990 sont généralement considérées comme l’ère du capitalisme démocratique. Mais ces réussites économiques les plus célébrées reposaient sur un capitalisme non démocratique, comme à Dubaï et à Hong Kong. L’invasion de l’Irak en 2003, officiellement menée au nom de l’implantation de la démocratie et du capitalisme, constitua également un désaveu et un tournant majeur, ébranlant le consensus. Un regard plus cynique s’est alors imposé, érigeant en modèles Dubaï ou la Silicon Valley, où le capitalisme pouvait prospérer sans être contraint par les exigences démocratiques.

Dès 2009, Curtis Yarvin, figure de la droite techno-libertarienne, oppose l’Irak démocratique mais chaotique à Dubaï, monarchie entrepreneuriale stable mais sans élections. Cette réflexion marque un tournant dans l’essor du néoréactionnarisme, qui remet en cause la démocratie libérale. Ce qui nous ramène à la relation entre néolibéralisme et libertarianisme. Ces courants ont toujours été traversés par une tension fondamentale : tout en dénonçant l’État et en affirmant leur rejet de son intervention, ils en dépendent pourtant pour la mise en œuvre de leurs propres politiques.

Après la victoire de Trump, comment cette fragmentation peut-elle se manifester aux États-Unis et dans le monde ?

Des figures telles que Musk, Altman ou Andreessen mobilisent autant que possible les ressources de l’État afin de financer des technologies de rupture dans des domaines tels que l’intelligence artificielle, l’exploration spatiale ou les véhicules autonomes. C’est une forme de captation de l’État pour les intérêts de la Silicon Valley, ce complexe technico-industriel auquel Biden faisait référence dans son discours d’adieu, mettant en garde contre son emprise croissante. Si la captation de l’État vise son propre dépassement, elle peut conduire à une forme de sécession interne. Le démantèlement de l’État central favoriserait une décentralisation du pouvoir et des structures d’organisation, aboutissant à une fragmentation institutionnelle inédite.

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Contrairement au complexe militaro-industriel, qui reposait sur une autorité centrale forte, cette dynamique tend à morceler les structures étatiques. Chaque État adapterait alors ses lois sur le travail, l’avortement, et sa fiscalité pour attirer des investisseurs et des résidents ciblés, une compétition dont les élites de la tech seraient les principales bénéficiaires. Cette dynamique s’inscrit dans un double mouvement : d’un côté, une expansion vers l’extérieur, où Musk investit des marchés en Italie ou en Chine ; de l’autre, un repli vers des espaces autonomes plus restreints, à l’image de la ville-entreprise qu’il développe au Texas.

Ce phénomène ne se limite ni à une dynamique strictement nationale ni à une expansion purement globale, mais repose sur un maillage territorial combinant des zones internes et externes. Loin de l’image traditionnelle de l’extrême droite, il en constitue pourtant une expression contemporaine. Le lien entre Musk et l’AFD ne peut être compris si l’on réduit l’extrême droite à un nationalisme territorial. Il s’agit plutôt d’un projet fondé sur l’interconnexion des marchés et une logique de compétitivité économique privilégiant l’optimisation plutôt que le protectionnisme.

L’Union européenne a-t-elle réellement les moyens de réagir alors qu’elle compte elle-même des « zones » en son sein ?

L’UE risque d’être contrainte d’ouvrir davantage ses marchés, d’assouplir sa réglementation. Elle semble dépourvue de moyens de pression face à ces exigences. Une annexion du Groenland par Trump est très probable en l’absence d’une opposition structurée au sein de l’Otan ou de l’UE. Le modèle américain d’exercice du pouvoir – ou, plus largement, le modèle impérial des États-Unis depuis 1945 – repose sur deux piliers : la domination par le marché mondial, via la puissance économique, et la gouvernance par les institutions internationales.

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Si les États-Unis venaient à privilégier désormais l’exercice direct de leur puissance au détriment de ces mécanismes, cela serait d’autant plus difficile à contrer que la légitimité des institutions internationales, y compris celle de l’ONU, repose en grande partie sur l’adhésion et l’aval des États-Unis.

Le canal de Panama en constitue un exemple emblématique. Pendant des décennies, il fut littéralement désigné sous le nom de « la zone », incarnant un point névralgique du commerce maritime mondial. Si les États-Unis venaient à en reprendre le contrôle, ils s’empareraient d’un point stratégique au sein des infrastructures logistiques mondiale et consolideraient un réseau d’enclaves stratégiques. L’intérêt pour le Groenland, par exemple, ne réside pas dans la possession de l’île elle-même, mais dans l’implantation de bases militaires et l’exploitation de ses ressources minières qui deviendraient des « zones ».

Comment la gauche politique peut-elle réagir face à cette nouvelle donne ?

Les progressistes aux États-Unis imaginent qu’une victoire à la Maison-Blanche suffit à enclencher le changement, sans prendre en compte les délais nécessaires aux transformations structurelles. Le projet de Biden, ambitieux, exigeait du temps : construire des usines, embaucher des travailleurs et permettre une amélioration tangible du quotidien s’étend sur plusieurs années. À l’inverse, la Silicon Valley et le monde des cryptomonnaies fonctionnent sur des cycles beaucoup plus courts, où l’idée d’un enrichissement immédiat domine, donnant l’illusion qu’une vie peut basculer en un instant, d’un simple clic. Les profondes mutations structurelles ne peuvent rivaliser avec la rhétorique de Trump.

La recréation d’espaces collectifs au sein du monde du travail pourrait constituer un levier essentiel pour refonder une conception politique basée sur la solidarité et l’organisation collective. Aux États-Unis, la syndicalisation connaît un essor notable, comme en témoignent les mobilisations au sein d’entreprises telles que Starbucks, Whole Foods ou Amazon. Ce que l’on désigne en anglais sous le terme de « préfigurative communities » – ces communautés qui, dès à présent, incarnent le modèle de société qu’elles aspirent à faire advenir – demeure un levier essentiel. Mais leur émergence suppose une structuration et une organisation rigoureuses.

La fragmentation du capitalisme déplace-t-elle le cœur de la lutte au sein même des entreprises ?

La conscience de classe est quasiment absente aux États-Unis, du fait de la fragmentation du monde du travail. D’un côté, 12 millions de travailleurs sans papiers, précarisés, relégués au statut d’« outsiders » de la nation ; de l’autre, 12 millions d’influenceurs dont l’existence économique repose sur la marchandisation de leur image et de leur identité. Ces deux exemples illustrent une vraie dichotomie. Pour qu’une lutte des classes structurée émerge, il faut s’appuyer sur les espaces où des dynamiques de syndicalisation sont déjà à l’œuvre. Rappelons aussi que les magnats de la tech de la Silicon Valley détiennent les espaces mêmes où s’organise la communication : les plateformes sur lesquelles toute tentative de structuration collective pourrait émerger.

Créer un syndicat conduit naturellement à ouvrir un compte sur X, ce qui ne manque pas d’ironie. On s’organise dans un espace appartenant précisément à celui contre qui l’on entend lutter, qui dispose du pouvoir de censurer les messages qui lui déplaisent et de façonner une vision du monde qui neutralise toute possibilité d’unité. Des figures comme Mark Zuckerberg ont bâti leur fortune en mettant à disposition des espaces numériques où les utilisateurs produisent gratuitement du contenu, contribuant ainsi à l’enrichissement de ces plateformes. Renverser cette dynamique suppose une refonte en profondeur de la question de la propriété des données, et l’émergence d’alternatives aux outils dominants. À défaut, on ne fait que travailler gratuitement au service de ceux que l’on combat, en alimentant leur écosystème, à l’image de tous ceux qui publient sans contrepartie sur Twitter.

En savoir plus sur Quinn Slobodian :

Professeur d’histoire globale à l’université de Boston, il est un spécialiste de l’histoire du néolibéralisme. Le Capitalisme de l’Apocalypse est la traduction française d’un ouvrage paru outre-Atlantique en 2023. Il est également l’auteur de Les Globalistes. Une histoire intellectuelle du néolibéralisme paru en 2022 au Seuil.

Le Capitalisme de l’apocalypse ou le rêve d’un monde sans démocratie, de Quinn Slobodian, Seuil, 384 pages, 25,50 euros

Le journal des intelligences libres

« C’est par des informations étendues et exactes que nous voudrions donner à toutes les intelligences libres le moyen de comprendre et de juger elles-mêmes les événements du monde. »
Tel était « Notre but », comme l’écrivait Jean Jaurès dans le premier éditorial de l’Humanité.
120 ans plus tard, il n’a pas changé.
Grâce à vous.
italisme est réinventé par les droites radicales »


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Actualités

PCF/VAR :Appel au rassemblement des progressistes varois

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Appel au rassemblement des progressistes varois

L’enjeu est de taille !

Les communistes appellent à renforcer la dynamique du rassemblement initié lors des législatives.

93 000 électrices et électeurs varois ont voté NFP au premier tour des élections législatives de juillet dernier.

C’est un atout pour empêcher l’extrême droite de mettre la main sur nombre de communes et la droite de poursuivre des politiques affairistes.

Les élections municipales sont très politiques.

Les élus, et donc les maires et leurs majorités doivent assumer leurs engagements et leurs choix politiques. Les candidat.e.s doivent être loyales.aux envers les citoyens.

Dans le département,

  • le coût du logement continue d’augmenter, posant des difficultés à des centaines de milliers d’habitants, de salariés.
  • Les déserts médicaux s’étendent et l’hôpital public est en crise.
  • Les services publics locaux sont affaiblis par des années de politiques libérales, au détriment de la qualité de vie de tous.
  • Les transports collectifs sont trop peu nombreux et coûtent de plus en plus cher alors même que le tout-voiture ne peut plus être une solution.
  • Les questions de l’eau et des déchets sont au cœur des préoccupations.
  • La politique du tout tourisme entraîne des dérives : airbnb, plages privées, priorité à la LGV par rapport aux TER,…

Les baisses de dotations de l’État ne peuvent justifier l’immobilisme des maires ; ils-elles ont la responsabilité et des moyens réels pour répondre aux besoins des habitants.

Les choix politiques locaux peuvent faire de la résistance et être offensifs par des initiatives propres et en fédérant des communes et leurs populations.

Pour nous, communistes, la ville que nous défendons est celle de la justice fiscale, de la justice sociale, de la solidarité et du service public de qualité.

Une ville où le vivre ensemble se conjugue avec intérêt général !

Nous revendiquons un encadrement des loyers pour lutter contre la spéculation, des centres de santé publics accessibles à tous, pour garantir un véritable droit à la prévention et la santé, des transports publics gratuits, la tranquillité et la sécurité pour les habitants.

Il faut rompre avec les politiques du fric, de la spéculation, empêcher les promoteurs de dicter l’avenir de nos villes et villages.

C’est en cela que ce débat est éminemment politique. Le lien entre les politiques nationales et les politiques locales est étroit.

Cela mérite mieux que des postures politiciennes.

De nombreuses listes se prétendent “sans étiquette” pour ratisser large, sans projet clair, où sont masqués les vrais choix pour mieux éviter d’en rendre compte.

Nous, nous faisons le choix de la transparence et de la responsabilité : oui, notre engagement est politique, et il est du côté des habitants et de l’intérêt général, pas des intérêts particuliers privés.

Face aux politiques nationales libérales d’austérité qui fragilisent nos villes et villages et aux dangers que représentent l’extrême droite et la droite affairiste, nous lançons un appel clair :

Pour un rassemblement combatif

sur un programme progressiste coconstruit et partagé.

Les communistes œuvrent dès maintenant pour le construire.

Rassemblons-nous, partis politiques de gauche, syndicats, associations, citoyens engagés, progressistes :

unissons nos forces

pour bâtir une alternative véritablement

sociale, écologique et démocratique.

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Actualités

Trump offre à Poutine ce qu’il veut, comme à Netanhyaou…en ignorant les Palestiniens, l’Ukraine et l’Europe

 

Trump offre à Poutine ce qu’il veut, comme à Netanhyaou…en ignorant les Palestiniens, l’Ukraine et l’Euro.

 Comme c’est curieux. Les deux guerres n’ont rien à voir si ce n’est que l’arrivée de Trump au pouvoir avait été précédée de l’annonce de sa promesse de paix de ces deux conflits, sous son seul arbitrage et à très court terme, promettait-il.

Nous savions déjà un mois avant, qu’il avait l’intention d’annexer des territoires aux Etats-Unis : « le canal de Panama, dont il disait vouloir reprendre la propriété, le Canada « qui devrait fusionner avec  les E-U « , comme si ça allait de soi«   le Groëndland, « une nécessité absolue pour la sécurité et la liberté à travers le monde »  exhortant déjà le Danemark « de renoncer à ce territoire autonome » ? ainsi que le changement de nom du Golf du Mexique  en  Golf d’Amérique ! Déjà imprimé sur des cartes au pays de l’empereur.

 

Bien entendu, « par la force si nécessaire ». Ce qui a attisé fortement la réaction spontanée très ferme des trois chefs d’Etat concernés et d’une très grande majorité des chefs d’Etat du monde et plus encore des peuples qui ne peuvent douter de l’intention impérialiste de Trump flanqué de son conseiller spécial et multi-milliardaire, deux hommes d’affaires clairement situés à l’extrême-droite la plus radicale, qu’ils soutiennent particulièrement en Europe.

Jusqu”à s’inviter directement dans la campagne des législatives allemandes qui ont lieu le 23 février prochain ? Du jamais vu.

Ils ont bonne mine, en  France, nos inconditionnels du gourou Trump flanqué de Musk, le RN, Zémmour, une partie des LR et autres libéraux qui se font bien muets sur ce que va nous coûter leurs sanctions économiques pour nous apprendre à gérer nos pays en nous taxant lourdement et en nous montrant comment on accélère les privatisations et les inégalités sociales. Mais surtout comment il organise le chaos  autour de son « modèle » ultracapitaliste : tout pour les hyper-milliardaires, les peuples paieront !

Installer la liberté des milliardaires ça s’appelle une dictature. Il lui reste à ce que les juges soient muselés, comme l’écrit sur X dans un post, le vice-président JD Vance : « les  juges ne sont pas autorisés à contrôler le pouvoir légitime de l’exécutif. »

Mais tous les juges n’ont pas abdiqué, les prétoires sont devenus les lieux centraux de

la vie politique car les démocrates sont hors du ring et bien des décrets aussitôt « annulés », il ne va pas renoncer.

Trump accentue son emprise sur l’ONU ? Il fait comme s’il avait atteint son but : retrouver la domination des E.-U et demeurer le leader mondial par la suprématie militaire et économique, bien que l’évolution rapide de la Chine le préoccupe, sur ces mêmes terrains. Il sent venir le  danger pour sa monnaie d’échange mondiale, le dollar.

Qu’il défende son pays c’est une chose, qu’il s’approprie à son gré, de nouveaux territoires y compris par la force et fasse la pluie et le beau temps comme s’il avait été mandaté par un collectif représentatif, il ne peut que s’isoler d’une large majorité de pays qui veulent être des partenaires à part entière, pas des vaches à lait, de la main d’oeuvre à bas coût que l’on rejette indignement quand on n’en a plus besoin.

(A cet instant, 17h45, une coupure d’électricité arrête ma construction. A la reprise, j’ouvre la télé et j’apprends ce qui suit)

Trump condamne violemment Zélenski

 

Il le qualifie, rien que ça, de « »dictateur sans élections, son pays est brisé,, il ne va bientôt plus en avoir…» c’est une condamnation à mort qui tombe comme un couperet. Cela, après son refus de signer l’accord d’Arabie Saoudite, juste signer… C’est la seconde fois. Incroyable, Un bouleversement inattendu.

Ils ne sont pas prêts de se revoir pour compter les centaines de milliers de morts civils et militaires. Finies ces centaines de déplacements dans toutes les capitales où Zélenski passait pour le héros de la résistance populaire d’Ukraine, futur président qui tient en échec la Russie qui s’essoufle et veut nous absorber. Il n’y avait que lui,Volodymyr, qu’il fallaitt croire et ses soutiens. Du jour au lendemain il va disparaître ? On nous a pris pour qui ?

 

Trump l’a même accusé d’avoir initié la guerre  en Ukraine ? Ce n’était pas un révolutionnaire pourtant. Pour Poutine c’est du pain bénit et même au-delà…Trois ans de guerre pour en arriver là : Zélenski responsable nous dit son principal financier et fournisseur d’armes, les E-U. Trump n’était pas au pouvoir au moment de l’invasion de la Russie de Poutine. Certes, mais il devait avoir quelques informations de 2016 à 2020 où il occupa la Maison blanche avant de l’envahir avec ses émeutiers.

L’U-E, comme l’Ukraine se retrouve ignorée de la même manière. Trump lui reproche de ne pas assumer le financement du coût de la guerre supportée par les Américains. Trump veut  en profiter pour remettre les compteurs à zéro. Du moins c’est un prétexte crédible qui ne justifie pas le prolongement d’une quelconque guerre.

 

Encore moins le génocide de Gaza reconnu par la CPJ, accompli par le gouvernement le plus à l’extrême-droite d’Israël qui, en accord avec Trump cherche à faire échouer le cessez-le-feu pour absorber la Palesstine et ses deux millions de survivants que Trump  voudrait déporter en Egypte et en Jordanie qui s’y opposent fermement avec leurs habitants ! Irréaliste et inhumain.

Du coup voilà l’Europe boycottée et humiliée. Pour ne pas céder à Poutine elle poussait à la contre-attaque sur le sol russe et sur les moyens adéquats, (mais pas sur l’urgence d’un Etat palestinien là où ils vivaient).

Macron a réuni lundi à Paris…8 chefs d’Etats (Allemagne, Royaume-Uni, France, Espagne, Italie, Pays-Bas, Pologne, Danemark +Ursula von der Leyon+général OTAN)  On ne peut pas dire que ça se bousculait.  Hier il était question d’une vingtaine de participants.

Nous y reviendrons, la journée d’hier va peser lourd  dans un avenir de plus en plus angoissant. Trump veut se faire une image de pacifiste, ça ne va pas se simplifier vu l’empreinte impériale et néofasciste de son entrée en fonction et de ses buts annoncés

qui ne sentent pas le désarmement et la coexistence pacifique mais l’enrichissement des plus riches vers des sociétés à plusieurs vitesses gérées par des négationnistes de la transition écologique et pas que…ils sont allergiques à la justice sociale.

René Fredon

 

 

Actualités

Ce sont les libéraux autoritaires qui ont porté les nazis….

 

 

Ce sont les libéraux autoritaires qui ont porté les nazis….

Entretien

Diego Chauvet

Johann Chapoutot : « Ce sont les libéraux autoritaires qui ont porté les nazis au pouvoir »

Professeur à Sorbonne Université, spécialiste du nazisme, Johann Chapoutot vient de publier un ouvrage qui détaille l’accession d’Hitler à la tête de l’Allemagne entre 1930 et 1933. Un véritable réquisitoire contre « l’extrême centre » d’hier et d’aujourd’hui.

Dans un livre très documenté et intitulé « Les Irresponsables », l’historien Johann Chapoutot détaille la période occultée de l’accession d’Hitler à la tête de l’Allemagne entre 1930 et 1933.

© Livia Saavedra

Des libéraux autoritaires qui imposent leurs politiques d’austérité et de casse sociale et s’accrochent au pouvoir malgré les déconvenues électorales, des classes dominantes qui refusent de partager les richesses, une extrême droite dont les thèmes sont imposés dans l’espace public par un magnat des médias…

Tels sont les ingrédients de l’accession au pouvoir des nazis en 1933. Dans un livre très bien documenté et intitulé les Irresponsables, l’historien Johann Chapoutot détaille cette période occultée. Les analogies avec le présent sont inévitables.

Nombreux sont ceux qui doutent de la nature du salut nazi d’Elon Musk, qui acquiesce à l’affirmation qu’« Hitler était communiste ». Quel est votre avis en tant qu’historien du nazisme ?

Le soutien d’Elon Musk aux extrêmes droites américaine et européenne est évident. Ses gestes et déclarations s’inscrivent dans un discours raciste, antisémite, climatosceptique et transphobe. Héritier de millionnaires sud-africains enrichis sous l’apartheid, il perpétue cet héritage.

L’extrême droite salue ses positions, la gauche les dénonce, tandis que centristes et libéraux tentent de minimiser. Musk envoie un signal clair à la base trumpiste radicalisée : il reste l’un des leurs. Le « Hitler était communiste » illustre cette production de vérités alternatives visant à nier les problèmes sociaux.

L’extrême droite réécrit l’histoire en situant le nazisme à gauche, invoquant l’appellation « national-socialisme ». Or les historiens savent depuis les années 1920 que ce terme est un leurre destiné à séduire les prolétaires tentés par le communisme.

Le parti nazi a toujours été d’extrême droite, défendant les patrons et s’alliant fermement au patronat une fois au pouvoir. Ces faits sont établis et ne méritent même pas débat.

Dans votre livre, vous proposez une « enquête qui se veut instruction », mais aussi « un réquisitoire ». Contre les libéraux qui ont porté les nazis au pouvoir à l’époque, ou ceux qui nous dirigent aujourd’hui ?

C’est un livre d’histoire. J’y retrace la dynamique qui a permis aux nazis de prendre le pouvoir entre 1930 et 1933, loin des idées reçues. Hitler n’a jamais été élu, les nazis ne sont pas arrivés au pouvoir par les urnes, et l’électorat ouvrier ou celui des chômeurs n’a jamais voté massivement pour eux.

Mon travail s’appuie sur la sociologie électorale et l’histoire institutionnelle de l’Allemagne, mais je me concentre sur un groupe souvent négligé : les libéraux autoritaires qui gouvernaient alors, balayés par l’histoire et par les nazis. Ces dirigeants, tels Papen, menaient une politique d’austérité, de subventions aux entreprises, de dérégulation et de destruction de l’État social. Ils violaient la Constitution démocratique pour imposer leurs décisions, transformant le régime parlementaire en régime présidentiel.

Convaincus d’être les meilleurs, ils pensaient rester longtemps au pouvoir, mais leur base électorale fondait comme neige au soleil. Après avoir tenté toutes les stratégies possibles pour se maintenir, ils ont fini par s’allier à l’extrême droite. Mon livre rappelle cette histoire que l’on n’enseigne plus dans les manuels, comme si la disparition d’une démocratie au cœur du XXe siècle n’avait plus d’importance.

Comment ces libéraux, cet « extrême centre » comme vous les qualifiez dans votre livre, pensaient-ils l’emporter contre les nazis ?

Leur stratégie évolue entre 1930 et 1933. Avec l’instauration d’un régime présidentiel en 1930, fondé sur l’article 48-2 qui permet au président de gouverner par décret, l’idée est d’intégrer des ministres nazis dans un gouvernement d’union des droites. Mais les nazis, maximalistes, refusent.

À l’été 1932, une nouvelle proposition leur est faite, encore rejetée par Hitler. C’est alors que le parti nazi commence à décliner électoralement, au point que des opposants internes à Hitler émergent. Kurt von Schleicher, chancelier, tente de diviser le parti nazi, tandis que Franz von Papen reste fidèle à l’union des droites.

Il finit par offrir la chancellerie à Hitler, tout en s’installant lui-même à la vice-chancellerie. Persuadé d’être le plus intelligent, bien connecté aux cercles aristocratiques, financiers, industriels et militaires, il croit que les nazis fourniront l’élan militant nécessaire au gouvernement, tout en pensant pouvoir les dominer.

Quels sont les autres éléments déterminants dans la prise du pouvoir des nazis ?

La crise économique alimente la peur et le ressentiment des classes moyennes qui, par crainte du déclassement et du marxisme, basculent massivement vers le vote nazi, abandonnant la droite traditionnelle. Pourtant, à l’automne 1932, alors que les sociaux-démocrates maintiennent leur électorat et que les communistes progressent dans les urnes, les nazis s’effondrent.

Ce danger de gauche inquiète profondément les élites patrimoniales, hantées par la possibilité d’une révolution bolchevique. Dans une République devenue présidentialiste, la décision revient à Hindenburg et à son petit entourage socialement très endogame : grands propriétaires terriens, dont Hindenbourg fait partie, armée, banques et industrie lourde.

Peu à peu, ces élites se rallient aux nazis, par peur des réformes sociales. Finalement, en janvier 1933, tout se joue entre Hitler et Oskar von Hindenburg, le fils du président et son principal conseiller, sur une question décisive : la réforme agraire proposée par le chancelier Schleicher, qui terrifie les grands propriétaires terriens.

Les nazis n’ont pourtant pas de majorité…

L’Allemagne est un État fédéral, avec des scrutins à tous les niveaux. Dès 1930, les nazis obtiennent d’excellents résultats locaux, gouvernant déjà en Thuringe, au Brunswick et en Oldenburg. En coalition avec la droite, ils exigent systématiquement le ministère de l’Intérieur, qui inclut l’éducation, ce qui rassure Papen, habitué à les voir gouverner localement.

“Entre 1931 et 1932, Hitler fait le tour des clubs d’influence patronale pour rassurer les milieux d’affaires sur ses intentions économiques. “

Au niveau national, ils n’ont jamais eu la majorité. Même lors des élections du 5 mars 1933, malgré l’interdiction des meetings socialistes et communistes et l’omniprésence des SA dans les bureaux de vote, ils n’obtiennent que 44 % des voix. Un score élevé, mais insuffisant pour une majorité absolue. Les nazis perdent 2 millions de voix entre juillet et novembre 1932 et s’effondrent aux élections locales.

En décembre, Goebbels note une chute de 35 points à Weimar, pourtant bastion nazi. Hitler évoque même le suicide fin 1932… Malgré cela, on continue de présenter leur ascension comme une marée brune inexorable, alors que c’est Bertolt Brecht, dans la Résistible Ascension d’Arturo Ui, qui avait raison. Mais Papen, voyant leur affaiblissement, pense pouvoir les « acheter à la baisse » et les contrôler plus facilement.

La croyance selon laquelle les nazis ont conquis le vote des ouvriers est tenace. Pourquoi ?

Elle repose sur des déterminismes sociaux simplistes, qui associent crise économique et montée du fascisme. Pourtant, les plus touchés par la crise, ouvriers et chômeurs, continuent à voter majoritairement pour les partis traditionnels de gauche. Ce sont les classes moyennes, inquiètes du déclassement et de la menace marxiste, qui basculent de la droite vers l’extrême droite.

Entre 1931 et 1932, Hitler fait le tour des clubs d’influence patronale pour rassurer les milieux d’affaires sur ses intentions économiques. À chaque intervention, il est explicite : ses discours en direction des ouvriers ne sont que du marketing politique. Son objectif est de gagner des parts de marché, à l’extérieur par la conquête militaire, et à l’intérieur en détruisant la gauche et les syndicats, tout en boostant les carnets de commandes. Le 27 janvier 1932, devant 1 500 patrons de l’Industry-Club Düsseldorf, il reçoit une standing ovation.

Vous consacrez un chapitre au magnat des médias de l’époque, Alfred Hugenberg, « précurseur » de Bolloré, Berlusconi ou Rupert Murdoch. Quel a été son rôle dans la montée en puissance des nazis ?

Hugenberg est à la fois industriel et intellectuel. Haut fonctionnaire en charge de la colonisation allemande en Pologne, il abandonne cette carrière pour investir dans l’industrie lourde. Pendant la Première Guerre mondiale, il comprend que les médias offrent des opportunités financières encore plus lucratives, tout en permettant de façonner l’opinion. Ultranationaliste d’extrême droite, il poursuit une double logique : diffuser un message politique et faire de l’argent.

Il bâtit un empire médiatique redoutable, rachetant une vingtaine de médias, dont deux compagnies cinématographiques majeures, l’une produisant les actualités cinématographiques. Il met en place un réseau d’agences sur abonnement qui fournit articles et éditoriaux prêts à l’emploi à 1 600 journaux, contrôlant ainsi leur cadrage médiatique et leur langage.

Ce système, à la fois rentable et idéologiquement efficace, nazifie l’espace public allemand, qui n’était pas plus d’extrême droite qu’ailleurs. En récompense, il est nommé ministre de l’Économie, de l’Alimentation et de l’Agriculture dans le gouvernement Hitler-Von Papen. Mais en six mois les nazis l’évincent, et il doit vendre son empire médiatique à vil prix.

En lisant votre livre, on ne peut s’empêcher de dresser des parallèles avec notre propre époque. Est-ce que c’est une erreur ? Est-ce que cette période peut éclairer certains événements politiques contemporains ?

C’est justement ma conviction d’historien. Émile Durkheim disait que si la sociologie n’était que spéculative et ne servait pas à comprendre le réel, elle ne valait pas une heure de peine. Sans être aussi catégorique, je pense que l’histoire peut nous éclairer. La radicalisation ultérieure des nazis et la monstruosité des crimes commis ont conduit à les considérer comme hors comparaison.

Mais en 1932-1933, Treblinka et Auschwitz n’existent pas encore. Il n’y a pas de projet d’extermination des juifs allemands, mais une volonté d’épuration ethnique par leur expulsion, dans une logique antisémite héritée du Moyen Âge. La violence des nazis s’enracine dans l’héritage de la Grande Guerre. Si on le défalque, on retrouve une extrême droite chimiquement pure.

C’est justement en abordant cette période avec la rigueur d’un historien que l’on peut faire des comparaisons pertinentes, sans se laisser piéger par des tabous et des hypostases, qui consistent à absolutiser le nazisme et à le rendre incomparable.

Dans l’épilogue, je montre que l’on peut par définition toujours tout comparer. On identifie entre 1930 et 1933 des intérêts et des dynamiques d’alliances analogues à ceux d’aujourd’hui. Ce sont les libéraux qui ont porté les fascistes et les nazis au pouvoir.

La mythologie post-1945 d’un capitalisme et d’une démocratie libérale triomphants contre la barbarie nazie fausse notre lecture du XXe siècle. Libéralisme et nazisme ne s’opposent pas, ni dans les choix des élites ni dans les logiques économiques – des entreprises américaines ont continué à prospérer avec le IIIe Reich après 1941. En tant qu’historien, je remets ces faits en perspective.

Vous démontez également les accusations de « point Godwin ». Les dynamiques et intérêts que vous décrivez peuvent-ils pour autant amener à comparer, par exemple, Macron et Papen ?

On peut toujours comparer, mais il faut le faire avec précision. Le « point Godwin » est l’argument paresseux des crétins. Et c’est curieux de reprocher à un spécialiste du nazisme de parler… de nazisme. D’ailleurs, les comparaisons avec les années 1930 ne viennent pas toujours des historiens. Elles sont omniprésentes dans l’espace public, y compris à la télévision, et revendiquées par les politiques eux-mêmes. Ce n’est pas un historien qui a fait un salut nazi à la tribune de Trump. Toute histoire est contemporaine.

Mes collègues qui travaillent sur la Grèce antique s’interrogent sur la démocratie, la place des femmes, l’esclavage… Des questions actuelles. Je ne cache pas que j’ai décidé d’écrire ce livre au moment du vote de la loi immigration. Depuis 2017, je répétais que l’« extrême centre », pour reprendre la catégorie de Pierre Serna, finit toujours par dériver vers l’extrême droite, devenant un allié, un marchepied.

Je pensais plutôt à 2027, mais 2023 est arrivé plus vite que prévu. J’ai donc replongé dans l’historiographie, et j’ai été stupéfait de voir combien les parallèles étaient nombreux. Le chapitre cinq, sur la philosophie économique des libéraux allemands, résonne avec ce qu’on entend aujourd’hui. La crise des années 1930, réponse à l’échec du modèle libéral, est une matrice pour notre époque. On y a posé les bases des concepts que nous utilisons encore : austérité, déflation, keynésianisme. Le terme « libéralisme autoritaire » apparaît en 1932. La comparaison me semble donc parfaitement justifiée.

Vous invoquez le fait que le matérialisme historique légitime l’analogie en histoire. Comment ?

Le matérialisme historique pense l’histoire de manière transpériodique. Dans chaque époque, on retrouve des dominants et des dominés, des classes sociales avec des intérêts propres, en lutte les unes contre les autres. Ces dynamiques rendent les comparaisons entre périodes non seulement possibles, mais nécessaires, surtout pour le XXe siècle. Et je ne pense pas que l’actualité immédiate me donne tort.

Si vous faites donc « un diagnostic du présent instruit par l’histoire », pour reprendre les mots de Michael Fœssel, quel est-il ?

L’histoire nous invite à dépasser les raccourcis politico-médiatiques qui opposent, par exemple, libéralisme et fascisme. Elle nous incite à une lecture plus acérée de notre époque, trop souvent déformée par des slogans. Elle pousse à prêter attention aux logiques discursives.

Je m’attarde, par exemple, sur le discours de Papen à l’été 1932, lorsqu’il parle des « extrêmes ». Pour lui, il y a les « extrêmes nationaux », constructifs et patriotes, avec qui l’on peut dialoguer, et les « extrêmes » qui veulent détruire la famille, l’État, la patrie. Ce discours, on l’entend de manière assourdissante aujourd’hui.

Publié le 13 février 2025

  • Les Irresponsables, de Johann Chapoutot, éditions Gallimard, 304 pages, 21 euros.

 

 

International

Les accords de Munich : la leçon des Etats Unis    !         

 

 

 

 

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Les accords de Munich : la leçon des E.-U             

                                   Les Européens sidérés

 

Ce texte est celui de l’AFP concernant la rencontre de Munich dont le choix n’est pas anodin. Après la rencontre Poutine -Trump, à l’exclusion de tout autre chef d’Etat, pas même l’Ukraine !Trump décide de tout et crée un malaise inédit. Poutine est ravi. C’est du jamais vu. En 1938, les accords de Munich ouvraient la voie de l’Europe aux nazis d’Hitler que l’idéologie de Trump est en train de soutenir sans complexe et en toute ingérence ! RF

Le vice-président américain JD Vance a assuré vendredi que Washington cherchait une paix “durable” en Ukraine au cours de sa première rencontre avec Volodymyr Zelensky, lequel a estimé que son pays aurait “peu de chances de survivre” sans le soutien des Etats-Unis.

Ces discussions entre le chef de l’Etat ukrainien et l’envoyé de Donald Trump étaient très attendues par Kiev après l’onde de choc qu’a provoquée la conversation téléphonique cette semaine entre le locataire de la Maison Blanche et Vladimir Poutine.

Peu de détails ont filtré sur ces échanges qui ont eu lieu en marge de la Conférence sur la Sécurité de Munich, en Allemagne.

“Nous voulons parvenir à une paix durable et non pas à une paix qui entraînera un conflit en Europe de l’Est dans quelques années”, a déclaré M. Vance à l’issue de la réunion.

“Nous sommes prêts à avancer le plus rapidement possible vers une paix réelle et garantie”,  quant à lui confier le président ukrainien sur X, saluant la “détermination” de Donald Trump qui, a-t-il ajouté, “peut contribuer à mettre fin à la guerre”.

  1. Vance et Zelensky ont assuré avoir eu une “bonne conversation” sur les moyens d’atteindre cet objectif et que d’autres entretiens suivraient, “dans les jours, les semaines et les mois à venir”, selon le vice-président américain.

L’échange téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine et la volonté affichée de forcer à des négociations sur l’Ukraine font craindre à Kiev et aux Européens un règlement du conflit à leur détriment.

Devant l’élite diplomatique mondiale réunie à Munich, le chef de l’Etat ukrainien a posé ses conditions pour un dialogue avec la Russie.

Je rencontrerai les Russes — un seul Russe, Poutine — mais seulement une fois que nous aurons un plan commun avec Trump, avec l’Europe“, a-t-il prévenu.

A l’heure actuelle, Donald Trump n’a pas de “plan tout prêt” pour arrêter la guerre, a-t-il aussi affirmé.

Soutien américain “pas éternel” –

Dans un discours très attendu, JD Vance a pris l’auditoire au dépourvu en effleurant à peine la question ukrainienne, préférant se livrer à une violente charge contre “la censure” et le “recul” de la liberté d’expression dans les pays européens.

Le vice-président a en outre appelé l’Europe à prendre en main sa défense pour que les Etats-Unis puissent “se concentrer sur les régions du monde qui sont en grand danger”.

Plus tôt, il a assuré aux Européens qu’ils avaient “bien sûr” leur place à la table d’éventuels pourparlers de paix, mais qu’ils devaient prendre davantage de responsabilités au sein de l’Otan pour “partager le fardeau” de la défense du continent.

“Il est temps d’investir car vous ne pouvez pas supposer que la présence américaine durera éternellement”, a averti dans le même temps le chef du Pentagone Pete Hegseth, depuis Varsovie.

Le numéro de Trump

Après l’entretien téléphonique avec Trump qui replace Vladimir Poutine dans une relation d’égal à égal avec les Etats-Unis, la stratégie de négociation de Washington inquiète Européens et Ukrainiens.

Kiev réclame des garanties de sécurité de la part des Européens et des Américains, notamment l’envoi de troupes pour assurer la paix.

A Munich, M. Zelensky a affiché une certaine confiance, ironisant sur le fait que Donald Trump lui avait donné son numéro personnel lorsqu’ils se sont parlé cette semaine.

“S’il choisit notre camp et s’il n’est pas au milieu, je pense qu’il fera pression et poussera Poutine à arrêter la guerre”, a-t-il estimé.

Il a salué les propos du vice-président américain assurant que les Etats-Unis auront “à coeur (de garantir) l’indépendance souveraine de l’Ukraine” dans les négociations à venir.

Mais dans une interview à NBC News, qui sera intégralement diffusée dimanche, M. Zelensky a averti que son pays aurait “peu de chances de survivre sans le soutien des Etats-Unis”.

“Pour faire levier sur la Russie, il y a les moyens de pression économique” mais “il y a bien sûr les moyens de pression militaire”, a encore dit JD Vance au Wall Street Journal.

Les alliés européens de l’Ukraine redoutent que la nouvelle administration américaine ne “cède tout” à la Russie.

“Les Ukrainiens sont les seuls qui peuvent mener les échanges pour une paix solide et durable” avec la Russie, a réaffirmé le président français Emmanuel Macron sur X dans la soirée. M. Zelensky a immédiatement remercié son homologue français, après une “discussion constructive” pour continuer à défendre le principe de “Rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine”.

“Nous avons discuté de nombreuses questions importantes, y compris des garanties de sécurité et des propositions spécifiques de la France”, a ajouté M. Zelensky, sans plus de précisions.

Juste avant l’ouverture de la Conférence, l’Ukraine a accusé la Russie d’avoir attaqué avec un drone “l’enceinte protégeant le monde des radiations du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl”, provoquant un incendie qui a été “éteint”. Le niveau de radiations n’a pas augmenté, selon Kiev.

La frappe à Tchernobyl démontre que la Russie “ne veut pas la paix”, a déploré la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.

publié le 15 février à 02h49, AFP

 

https://actu.orange.fr/monde/a-munich-la-democratie-selon-jd-vance-sidere-les-europeens-CNT000002hwjzG.html?dicbo=v2-e1XzuwE

 

Actualités

A la FAC de DRAGUIGNAN,LAURE LAVALETTE  LAISSE ENREGISTRER UNE PROFESSEURE DE  DROIT

 

L'entourage de la députée du Var Laure Lavalette dénonce les propos "outranciers et choquants" de l'enseignante-chercheuse du campus de Draguignan.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/a-draguignan-une-polemique-entre-une-deputee-rn-et-une-enseignante-chercheuse-vire-au-cyberharcelement-3105961.html

 

A la FAC de DRAGUIGNAN ,LAURE LAVALETTE  LAISSE ENREGISTRER UNE PROFESSEURE DE  DROIT

 

La porte-parole du groupe RN à l’assemblée nationale vient de déclarer sa candidature à la mairie de Toulon.  Elle « s’est payée » il y a une semaine, la maitresse de conférence en droit public, Hélène Hurpy, de la Fac de droit de Draguignan venait de découvrir les tracts déposés sur les pupitres de l’amphithéâtre par le syndicat « la cocarde étudiante » très marquée à l’extrême-droite.

La professeure ne s’est pas laissé intimider et a choisi d’analyser le contenu du tract. Il y était question notamment de« la préférence nationale », le concept introduit par J-M Le Pen en 1972 dès la création  du Front national en octobre et devenu un fondement introduit au cœur de notre République  pour en sortir, ainsi que de la laïcité…

Les étudiants n’apprécient pas là l’intervention de droit public. Ils ont recouru à la députée RN de Toulon en même temps qu’ils vont enregistrer l’intervention en toute discrétion et à l’insu de la professeure. Laure Lavalette se réjouît de l’aubaine, sa mauvaise foi inverse les rôles, ce n’est pas la prof qui a étalé les tracts, ce sont les étudiants, elle y répond et va être submergée par des propos au-delà de déplacés en même temps que plus de 100 000 messages s’inscrivent sur leur réseau favori dont un certain Musk est le propriétaire dont on connait les valeurs et les buts. Et même son goût pour les saluts nazis, qui heurtent beaucoup en Europe les populations qui ont vu les nazis à l’œuvre. Où en ont beaucoup entendu parler

On est devant des milliardaires qui peuvent compter sur leurs supporters pour leur servir de fantassins et de rabatteurs électoraux tout en prétendant qu’ils sont au service du peuple et des milliardaires en même temps ? Ils ne sont pas naïfs, avec leurs idées les plus négationnistes, ils piétinent les mémoires des victimes du nazisme, en le réhabilitant, en le banalisant, ce qui revient à susciter la haine, à préparer la guerre, déjà très étendue, au gré de leurs mentors américains qui veulent aujourd’hui vider la Palestine des Palestiniens !

« Du cyber harcèlement..un véritable déluge », note Médiapart. Hélène Hurpy soutenue par sa FAC a la possibilité de porter plainte. Elle ne savait pas qu’elle était enregistrée ! Le RN n’était pas cité, Laure Lavalette oui, comme députée. Ce qui lui permettait de soutenir ces  étudiants, si proches du Rn qui avaient provoqué la provocation.

 

Leur opération a réussi sauf qu’elle est illégale. « Il va falloir faire quelque chose car il y en a assez que l’extrême gauche soit si influente dans les universités », commente un internaute. Encore une pro-migrants et pro-droits de l’homme», s’offusque un autre, quand un troisième dénonce un «  prêchi-prêcha « dégoulinant de bons sentiments, pour une fois de plus, tordre la Constitution suivant leur interprétation bolchévique du monde»

Leur support de communication c’est Musk: il est à leur disposition pour accueillir leurs témoignages sur son réseau et même s’il faut enregistrer quelqu’un, -une en l’occurrence- il n’hésite pas, pour ensuite faire un montage de circonstance pour  discréditer l’ennemi.  Musk peut se permettre d’être en conflit d’affaires. Comme c’est le cas, il est redevable de la somme de 46 milliards de $ Il ne craint pas la suite. La justice est muselée.

La manière dont la porte-parole RN du groupe parlementaire, plus-haut cadre du RN dans le Var a « viré» récemment son assistant au parlement européen, qu’elle était censé bien connaître, nous en dit long sur le degré de son pouvoir. Il était recommandé aux députés.es de se séparer de leurs collaborateurs si leurs références,  leurs-cv et leurs actes ne s’approchaient pas trop près de figures et de faits trop proches de la collaboration  (39-45 qui sont très rares) ou à cause de l’admiration de leur propre histoire/où idéologie.

 

Le père de Marine Le Pen l’a désignée pour lui succéder à la présidence du FN. Elle en a changé le nom du parti par RN, pour pouvoir le dé diaboliser des excès de son père-fondateur qu’elle a décidé d’expulser pour ce qu’il répétait en boucle :« les camps d’extermination ne sont qu’un détail de l’histoire. J-M L-P. Ce qu’elle vient de regretter publiquement. Une large majorité des dirigeants lui ont rendu un hommage fervent.

Les mêmes orientations politiques n’ont pas quitté la famille : l’extrême-droite, désormais adossée à l’ultra capitalisme des milliardaires américains. Le danger n’en est que plus grand.

René Fredon

https://www.lamarseillaise.fr/politique/la-gauche-unie-derriere-helene-hurpy-BL17582102