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Actualités, International

Proposition de résolution ou de vœu « Pour la relocalisation écologique et solidaire et l’abandon de l’accord UE – Mercosur »

Peut être une image de ‎texte qui dit ’‎ပပလာ STOP TAFTA لالات TAFTA E CONSULOVS TAFTA HALES ፒ፡ LES CETA PEUPLESİ TISAN PEUP STOP AUX TRAITES DES MULTINATIONALES #18ADoA POUR LA CLMRTIQUE JUSTICE SOCIALE Jean- ean-Claude Saget‎’‎

                  source          Site officiel du collectif national unitaire stop CETA — UE-Mercosur

 

Proposition de résolution ou de vœu au prochain Conseil Municipal de la Seyne sur mer

« Pour la relocalisation écologique et solidaire et l’abandon de l’accord UE – Mercosur »

  Le………………….., à ………………………

Considérant l’annonce de la Commission européenne le 6 décembre 2024 de la conclusion de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) en dépit de vives réserves exprimées par plusieurs Etats membres de l’UE,

Considérant la décision de la Commission européenne du 3 septembre 2025 de transmettre pour
ratification l’accord finalisé au Conseil des 27 Etats-membres de l’UE malgré les vives oppositions
exprimées dans plusieurs capitales européennes

Considérant que ces négociations, entamées en 1999, ont été menées sur la base d’un mandat confié, et jamais retiré, à la Commission européenne par les Etats-membres de l’UE,

Considérant que l’analyse du contenu de l’accord confirme les craintes et les risques exprimés depuis des années par le monde agricole et les organisations de la société civile, à savoir que ce projet d’accord « viandes contre voitures » utilise bel et bien l’augmentation des quotas d’importations de produits agricoles provenant des quatre pays sud-américains – 99 000 et 180 000 tonnes supplémentaires de viande de bœuf et de volaille qui s’ajoutent aux quotas existants – comme une simple monnaie d’échange,

Considérant que tant par les principes qui le guident qu’en raison de l’ajout d’un mécanisme inédit qui pourrait limiter le droit à réguler et les possibilités d’introduire des politiques de restriction des échanges pour des raisons sociales et/ou écologiques, ce projet d’accord apparaît toujours aussi dangereux et porteur de risques,

Considérant que l’ajout de références au développement durable, à l’Accord de Paris et à la lutte contre la déforestation ne permet pas de rééquilibrer cet accord conclu au détriment du monde agricole et de l’ambition écologique, mais aussi des emplois industriels et des droits des populations indigènes là-bas,

Considérant qu’une majorité de nos concitoyennes et concitoyens s’opposent à la ratification de cet accord de libre-échange et appellent les collectivités et l’exécutif à œuvrer en faveur de la relocalisation des activités et des productions,
Considérant que nous avons besoin de nous assurer que les richesses produites restent sur les territoires et permettent une vie bonne pour toutes et tous plutôt qu’ouvrir nos marchés agricoles aux quatre vents, mettant en péril plusieurs filières,

Considérant qu’il en va de notre capacité collective à résister aux guerres ainsi qu’aux chocs sanitaires, économiques, financiers, sociaux présents et à venir, de reconstruire et renforcer nos économies locales et régionales, tout en développant de fortes coopérations et solidarités internationales,

Considérant que produire sur nos territoires, fournir aux populations ce dont elles ont besoin, créer des emplois de qualité et en nombre suffisant, transformer nos économies et nos sociétés en respectant les limites de la planète, garantir le respect des droits humains et des droits des populations indigènes, est la voie que nous devrions suivre,

Considérant que l’accord de libre-échange UE-Mercosur rendra toujours plus difficile d’emprunter cette voie,
Nous nous engageons en tant que collectivité territoriale à agir pour relocaliser la production de denrées alimentaires et de biens essentiels autant que cela est possible et pertinent. En ce sens, donner aux
collectivités territoriales le droit d’inclure systématiquement une préférence pour les fournisseurs locaux dans la passation des marchés publics serait un puissant soutien à la relocalisation de nos économies afin de satisfaire les besoins des populations,

Nous appelons les institutions européennes à ne pas ratifier l’accord de libre-échange UE-Mercosur et à s’emparer pleinement des objectifs de relocalisation écologique et solidaire qui devraient guider les politiques publiques européennes,
Nous appelons l’exécutif français à s’opposer avec force à la ratification de cet accord et à mettre tout en œuvre, sur le plan diplomatique, pour constituer une minorité de blocage en mesure d’empêcher la ratification de cet accord lors du vote au Conseil prévu à l’automne 2025,

Nous appelons les eurodéputé∙e∙s français∙e∙s à voter contre l’accord UE – Mercosur lors d’un éventuel vote au Parlement européen et à tout mettre en œuvre pour convaincre une majorité d’eurodéputé∙e∙s d’autres pays européens d’en faire autant,

Nous nous joignons aux milliers de collectivités territoriales en Europe qui se sont déjà
exprimées et nous déclarons symboliquement « hors accord de libre-échange UE – Mercosur et
pour la relocalisation écologique et solidaire »

International

À l’extrême droite, le soutien inconditionnel à Israël secoué par la situation à Gaza

Après une frappe israélienne sur une maison du quartier d’Al-Sabra, dans le centre de la ville, des blessés sont transportés à l’hôpital Al-Shifa, Gaza, 11 octobre 2023. Cette photo de Loay Ayyoub, photojournaliste gazaoui de 29 ans, réfugié en Égypte, est lauréate du Visa d’or de la ville de Perpignan-Rémi Ochlik 2024 pour sa couverture, dans le Washington Post, de « la tragédie de Gaza ».
© Loay Ayyoub pour The Washington Post

À l’extrême droite, le soutien inconditionnel à Israël secoué par la situation à Gaza

Alors que la riposte israélienne tourne à la tragédie humanitaire, la position du RN et ses alliés commence à être interrogée en interne.
Tabou, le sujet titille depuis des semaines plusieurs cadres, qui préfèrent soulager leur conscience en «off» dans la presse. À mesure que la famine se propage à Gaza, et que la riposte d’Israël aux attaques terroristes du 7-Octobre semble chaque jour se muer en vengeance aveugle contre le peuple palestinien, la ligne du Rassemblement national et de ses satellites, affichant un soutien sans faille au gouvernement de Benjamin Netanyahu, se fragilise.

Vice-président de l’UDR, le ciottiste Guilhem Carayon a fait ce que beaucoup n’osent pas faire dans son camp : s’en ouvrir publiquement. Dans un tweet publié mardi soir, le jeune homme interroge la position de sa famille politique. « Mourir de faim ou tomber sous les tirs : est-ce devenu le seul horizon des enfants palestiniens ? », se demande-t-il, estimant que «la France ne peut accepter que les limites posées par le droit international soient chaque jour franchies sous nos yeux ».

L’ancien président des Jeunes LR n’est pas naïf et assure être conscient que sa position « est minoritaire au sein de la droite française ». Mais l’aggravation de la situation rend, selon lui, le silence impossible : « je ne supporterai pas de dire un jour à mes enfants qu’on savait mais qu’on n’a rien dit ». En réalité, la prise de conscience à la droite de la droite devient de plus en plus visible. Début juillet, le journaliste Alexandre de Galzain, officiant à Radio Courtoisie, a publié un billet dans Causeur dans lequel il tance « la faute morale » de sa communauté de pensée. Cité par Libération, le jeune homme assure avoir reçu, « en privé », le soutien de plusieurs cadres RN.

Service minimum

Le mouvement n’est pas circonscrit qu’à l’Hexagone. Outre-Manche, le Daily Express, connu pour ses positions populistes et conservatrices, a publié en Une la photo d’un enfant gazaoui frappé par la famine. « Par pitié, arrêtez ça », intime le tabloïd. Dans ce contexte, la position de Marine Le Pen commence, à bas bruit, à être remise en question en interne. « Après deux ans de guerre, on ne peut pas à la fois défendre la solution à deux États et laisser des civils se faire bombarder et coloniser sans fin », observe un cadre cité dans L’Opinion. Dans Libération, un autre craint de se retrouver « du mauvais côté de l’histoire » quand l’heure des comptes aura sonné.

Récemment, la cheffe de file du RN a donné l’impression de faire un (petit) pas de côté après le bombardement par Tsahal de l’Église catholique de la Sainte-Famille à Gaza. « Les raids israéliens qui ont touché l’église de la Sainte-Famille ne sont pas acceptables. Dans la lutte légitime que mène Israël dans l’éradication des islamistes du Hamas, la population civile ainsi que les minorités religieuses chrétiennes doivent être protégées à la lumière du droit international. Porter cette voix est le rôle de la France », a-t-elle grondé, alors que le Premier ministre israélien lui-même a assuré « regretter profondément » cette frappe.
Une sorte de service minimum qui donne surtout l’impression de ne réagir que lorsque les victimes sont chrétiennes, dans cette enclave martyre à l’écrasante majorité musulmane. Car on touche là le nœud du problème pour le RN et ses alliés : la dimension civilisationnelle de ce conflit.

Pour beaucoup au sein du parti lepéniste, l’État hébreu est la pointe avancée de l’Occident. « La frontière de la France est à Gaza », martèle souvent Julien Odoul, porte-parole du RN et relais complaisant du pouvoir israélien en France.

Une position qui a un double avantage pour le parti d’extrême droite : laver l’antisémitisme qui lui colle à la peau et nourrir le récit d’une guerre de civilisations opposant un monde musulman (perçu comme forcément hostile) à l’Occident. Un récit vendu clé en main par l’extrême droite israélienne, dont le discours confine souvent au suprémacisme.

Raison pour laquelle Marine Le Pen, qui a pourtant longtemps défendu une position gaulliste dite « d’équilibre », s’est retrouvée au mois de mai sur le plateau de la chaîne israélienne I24 News à attaquer frontalement Emmanuel Macron.
La députée du Pas-de-Calais a jugé « indignes » les propos du chef de l’État, qui avait qualifié de « honte » la riposte disproportionnée menée par Tsahal à Gaza.

Et Marine Le Pen d’embrasser la propagande du régime israélien au sujet de la famine qui sévit dans l’enclave : «Israël ne refuse pas de livrer de l’alimentation et des biens de première nécessité à Gaza, il ne veut simplement pas que ce soit le Hamas qui les distribue ». Un discours très éloigné des réalités observées par les ONG sur place.
« Messages d’encouragements »

Depuis, plusieurs enquêtes indépendantes ont montré que l’armée israélienne avait tiré sur des civils venant chercher de l’aide humanitaire, et des déchirantes photos d’enfant la peau sur les os se multiplient dans les médias, tandis que les morts civils dans le territoire palestinien se comptent par dizaines de milliers (sans que la presse ne soit autorisée à documenter ce qui s’y passe). Une situation difficilement défendable sur le plan humanitaire, qui pousse donc plusieurs responsables RN et UDR à revoir leur logiciel.
Auprès du HuffPost, Guilhem Carayon constate avoir « beaucoup de retours positifs » depuis sa prise de position, assurant même avoir « rarement reçu autant de messages d’encouragements ».

Mais pour l’heure, ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella, ni Éric Ciotti, qui affichent un soutien sans faille à Israël, n’ont revu leur position. Mais est-ce seulement possible pour l’état-major du RN, qui a fait de sa position farouchement pro-israélienne la clé de voûte de sa dédiabolisation ? Pas sûr.

Puisqu’un retour en arrière est difficilement envisageable, car il remettrait en cause la sincérité du parti lepéniste à l’égard de l’État hébreu, ce qui pourrait réveiller les procès en antisémitisme et interroger l’authenticité de son repentir à l’égard de la communauté juive.

Mais à l’inverse, ce soutien aveugle se paie au prix de la complicité à ce qui apparaît comme l’une des pires catastrophes humanitaires du XXIe siècle, fomentée de surcroît au mépris du droit international et d’une colonisation très éloignée des aspirations « souverainistes » du RN. Tout le problème quand on renonce à l’équilibre par opportunisme.

Romain Herreros, 

journal  LeHuffPost

 

 

 

 

International

Les peuples, le pape et la comédie des puissants

http://patrick-le-hyaric.fr/

 

                                                                                                      Les peuples, le pape et la comédie des puissants

Les foules qui se sont rassemblées à Rome pour rendre hommage au pape François disent quelque chose du respect porté à un souverain pontife de combat pour les droits humains et la paix. En ce sens, elles ont, avec force, contredit les cultivateurs de haine des plateaux de télévision « bolorisé », le vicomte de Villiers les évangélistes et aux autres catholiques identitaires états-uniens.

Cela rend, plus obscène encore, les images des hypocrites chefs d’État comme Trump ou Milei agenouillés devant le cercueil de celui qu’ils n’ont cessé de conspuer lorsqu’il s’élevait contre la violente maltraitance des immigrés par la Maison Blanche.

Le pape François a heureusement été soutenu par le cardinal américain Mc Elroy s’insurgeant en pleine messe à San Diego « de la guerre de la peur et de la terreur » contre les immigrés imposée par le gouvernement des États-Unis.

Le pape des périphéries s’était rendu dès l’année 2013 à Lampedusa pour combattre « la mondialisation de l’indifférence » face aux drames des migrants qui se noient dans la Méditerranée. En 2023, il n’avait pas manqué lors de son voyage à Marseille de dire son aversion pour les lois dites « immigration » du gouvernement de la France. Notre pays, pourtant berceau de la Déclaration des droits de L’Homme et du citoyen. 

Ce pape s’était proposé, en vain depuis des mois, avec d’autres chefs d’État de grandes nations d’être médiateur pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Il ne manquait jamais également une occasion de soutenir au peuple palestinien contre les tentatives du pouvoir extrémisé d’Israël de vider Gaza de ses habitants. Du reste, le gouvernement colonisateur de Tel-Aviv détruit les oliviers et les équipements appartenant au Vatican sur la terre de Palestine. 

Il y a plus qu’un grand écart entre les paroles et les actes du défunt pape et ceux qui, assis au premier rang de la basilique Saint-Pierre, portent les responsabilités des malheurs actuels du monde et des fractures qui l’écartèlent.

Pire encore, avec la collaboration du bruyant complexe du média-business, ils ont profité de cette journée d’hommage pour surjouer la « société du spectacle » sur les pavés cirés du Vatican, pendant que dehors, dans plus d’une centaine de conflits et de guerres, des êtres humains se font trouer la peau, chasser de leurs modestes demeures, exploiter dès l’enfance par l’ogre capitaliste, pendant que la nature, pillée et polluée sans limite,  n’en finit plus de perdre sa sève.

Le comble de ces insupportables exhibitions a été atteint avec la mise en scène, qui a ébloui tant de journalistes aux repères élimés et à l’esprit critique fatigué, d’un faux face à face entre Trump et Zelenski sous les voûtes de la cathédrale Saint-Pierre, désertées comme par miracle le temps de la photo prévue pour faire le tour du monde. Comme si, on pouvait arrêter la guerre meurtrière qui s’abat sur l’Ukraine depuis trop longtemps, comme ça, entre dirigeants soudains touchés par la grâce…

Derrière cette funeste comédie, se joue pourtant l’intégrité territoriale de l’Ukraine et ses richesses, que veulent se partager les oligarques américains et russes. Au-delà,  se joue  la possibilité de la construction d’un mécanisme de sécurités communes européennes et l’invention d’un nouveau type de coopération entre peuples et nations.

Or, l’espace politique et médiatique est boursouflé des velléités de « gagner des guerres ». Jamais de gagner la paix. Les puissants de ce monde cultivent profondément le dangereux concept « d’économie de guerre » alors qu’il faudrait faire germer l’économie de la paix. Ainsi, à mesure qu’ils brandissent leur drapeau d’illusions et de fétichismes, les stigmates des terribles réalités qu’ils engendrent, saignent sous nos yeux : le feu des guerres alimentent la lucrative fourniture d’armes, les insupportables inégalités et les famines – dont Trump et autres n’ont que faire quand ils ferment l’indispensable robinet des aides au développement – les colonisations, les atteintes aux frontières, les érections de murs et les annexions, au mépris du droit international.

Sans vergogne, ils font brûler la planète en imposant un modèle économique et productif basé sur les hydrocarbures et les énergies fossiles qui détraquent le climat et étouffent la biodiversité.

À mille lieux de l’auteur de l’encyclique « Laudato-Si » « pour la sauvegarde de la maison commune » consacrée aux questions environnementales et sociales.

Cette palanquée de chefs d’État incapables d’aucun « acte de contrition »  paradant en mondovision ont-ils pris une seconde pour mesurer le grand clivage, le grand écart, la grande cassure entre leurs actes et les choix, les alertes, les supplications  de celui qui prenait le chemin de son tombeau à la Basilique Sainte-Marie ? Évidemment non ! 

Et demain, ils continueront de plus belle leurs œuvres destructrices si les citoyens du monde rassemblés samedi dernier ne se donnent pas la main, avec celles et ceux qui se rassemblent de la Fête de l’Humanité,  avec celles et ceux qui croient en Allah ou en Yahvé pour construire ensemble un nouveau projet mondial de mise en commun des richesses et de la création en prenant soin du vivant, du partage des savoirs, des avoirs et des pouvoirs. Pour éteindre toutes les guerres et construire la grande paix humaine.

Le monde n’a pas besoin de repli identitaire, du retour des vieux monstres bruns et de leurs désirs d’empiresLes peuples et la planète ont besoin de main tendue, d’unité populaire, de culture de l’universalisme, de protection du vivant, de sécurité humaine globale.  Le deuil unificateur et son respect pourraient se transformer, avec celles et ceux qui croient au ciel et celles et ceux qui n’y croient pas, en une irrésistible force unitaire et populaire pour inventer une mondialité humaine de justice et de paix. 

Espérer ceci, ne signifie en rien qu’il n’y pas de droits d’inventaire sur le pontificat qui s’achève. Au contraire. Bien des questions restent posées aux catholiques comme aux croyants des autres religions. Saute aux yeux notamment, ce modèle de l’entre-soi masculin matérialisé par le conclave qui va se réunir au moment même où monte en puissance un nouveau mouvement mondial d’émancipation des femmes. 

Nous n’aurons pas non plus la naïveté de penser que la réunion des cardinaux pour choisir le nouveau pape n’est pas traversée de pressions politiques. En témoigne cette déclaration du trumpiste  Gladden Pappin, en mission à Budapest pour travailler à la convergence idéologique entre le président américain et le régime du premier ministre hongrois Victor Orban : « Il est clair que le christianisme doit retrouver sa voix, dit-il, une voix qui lui soit propre – et mettre l’accent sur l’importance des communautés nationales et des valeurs traditionnelles plutôt que d’essayer de s’adapter à un ordre politique libéral qui est en train de se désintégrer ». Qu’en élégants termes sont ici revendiqués, le traditionalisme, le nationalisme et le refus du droit international !

Précisément, quasiment 80 ans séparent le décès du pape François de l’ouverture de la conférence de San-Francisco le 25 avril 1945 qui allait déboucher sur la Charte des Nations unies

Ce texte affirme comme priorité absolue de « réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international » le règlement des conflits. Voilà qui constitue un point d’appui solide. Voilà un objectif fondamental que les peuples doivent se réapproprier, loin de tous ceux qui s’acharnent à contourner la charte des Nations Unies pour détruire la « maison commune planétaire ». Puisse l’article 26 de la Charte qui recommande de limiter les dépenses militaires en « ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde ». Le contraire du militarisme en marche qu’impulsent les chefs d’État et de gouvernement pourtant agenouillés devant le cercueil de Jorge Mario Bergoglio. 

La construction d’une diplomatie de la paix et du climat est entre les mains des peuples unis par-delà leur diversité.

Que les peuples se réapproprient donc le préambule de la Charte qui leur donne de la force : « Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui en deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances… »

Voilà une belle base commune d’actions unitaires que le collectif des marches pour la paix appelle à porter le 16 mai prochain dans le cadre de « la journée internationale du vivre-ensemble en paix ».

Patrick LE HYARIC 

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International

Donald Trump, le Japon et la Corée du Sud….
Donald Trump, le Japon et la Corée du Sud….

Donald Trump en guerre commerciale : le Japon et la Corée du Sud se rapprochent de la Chine

Face à la menace que constituent les nouveaux droits de douane états-uniens, en Asie, les alliances régionales se modifient sous la tutelle du géant économique chinois.

À Tokyo, la nuit, le quartier de Shinjuku brille de mille feux, publicitaires sur les façades des immeubles. Mais, ce 27 mars, ce sont les petits écrans, à hauteur d’homme, qui attirent les regards d’une foule incessante. Ils diffusent un journal télévisé, avec une présentatrice parfois masquée par des vidéos de Donald Trump.

Quelques heures auparavant, le président états-unien annonçait ses « tarifs » généralisés sur l’automobile. De quoi faire trembler les nombreux constructeurs de l’archipel, et leurs travailleurs, dont la production compte pour 8 à 10 % de l’économie japonaise. Dans le détail, le pays exporte environ un véhicule sur trois vers Washington, ce qui représente 16 % des importations automobiles des États-Unis.

D’où un excédent commercial de 68,5 milliards de dollars en 2024, qui irrite l’ administration Trump : le 31 mars, le bureau du représentant américain au Commerce allait encore plus loin en « exhortant le Japon à supprimer un large éventail d’obstacles aux exportations américaines ».

D’habitude très docile, l’ultralibéral premier ministre Shigeru Ishiba a avoué, le 27 mars, que les mesures de Donald Trump étaient « très difficiles à comprendre ». Il a, en outre, annoncé la création d’un millier de « guichets de consultation » pour aider les constructeurs touchés par cette offensive douanière, tout en promettant de « réclamer avec force l’exemption du Japon » à son homologue américain.

Les ennemis de mes amis sont mes amis

La même inquiétude ceint les constructeurs et officiels sud-coréens, dont les véhicules représentent 15 % des importations états-uniennes. Plus petit pays que ses voisins chinois et japonais, la Corée du Sud tient à garder sa place de sixième producteur automobile mondial. Alors, pour se prémunir d’une catastrophe industrielle, Séoul et Tokyo en appellent à Pékin.

Les ministres de l’Industrie ou du Commerce des trois meilleurs ennemis se sont retrouvés en urgence, dimanche, dans la capitale sud-coréenne, pour « poursuivre les discussions en vue d’accélérer les négociations vers un accord de libre-échange trilatéral complet » pour « créer un environnement commercial prévisible, stabiliser les chaînes d’approvisionnement », ont-ils annoncé dans des communiqués.

La Chine, « première menace mondiale » selon l’ administration Trump, est aussi le premier fabricant de voitures du globe. Depuis l’investiture de Donald Trump, le Parti communiste chinois s’affaire pour amortir les conséquences d’une guerre commerciale. Après une convocation du bureau politique par Xi Jinping fin janvier, le président chinois a convié mi-février plusieurs dirigeants de grandes entreprises comme Jack Ma (Alibaba), Wang Chuanfu (BYD) ou Lei Jun (Xiaomi) au palais du Peuple.

Avec ses nouvelles taxes sur l’acier et l’aluminium, Donald Trump lance la 3e charge de sa guerre commerciale

De plus, Pékin presse pour conclure une nouvelle version de l’accord de libre-échange Asean-Chine, qui permettrait encore plus d’échanges dans les domaines des nouvelles technologies – véhicules électriques compris – avec les pays d’Asie du Sud-Est. C’est dans ce cadre que Xi Jinping se rendra en avril au Vietnam, au Cambodge et en Malaisie. Pékin, Tokyo et Séoul ont enfin appelé à élargir le partenariat économique régional global (RCEP) à d’autres États.

La frénésie protectionniste de Washington crée de nouvelles alliances, aussi baroques soient-elles.

Publié le 2 avril 2025

Axel Nodinot,  journal Humanité 

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Lu dans L’HUMANITÉ: Donald Trump, le Japon et la Corée du Sud….

Donald Trump en guerre commerciale : le Japon et la Corée du Sud se rapprochent de la Chine

Face à la menace que constituent les nouveaux droits de douane états-uniens, en Asie, les alliances régionales se modifient sous la tutelle du géant économique chinois.

À Tokyo, la nuit, le quartier de Shinjuku brille de mille feux publicitaires sur les façades des immeubles. Mais, ce 27 mars, ce sont les petits écrans, à hauteur d’homme, qui attirent les regards d’une foule incessante. Ils diffusent un journal télévisé, avec une présentatrice parfois masquée par des vidéos de Donald Trump.

Quelques heures auparavant, le président états-unien annonçait ses « tarifs » généralisés sur l’automobile. De quoi faire trembler les nombreux constructeurs de l’archipel et leurs travailleurs, dont la production compte pour 8 à 10 % de l’économie japonaise. Dans le détail, le pays exporte environ un véhicule sur trois vers Washington, ce qui représente 16 % des importations automobiles des États-Unis.

D’où un excédent commercial de 68,5 milliards de dollars en 2024, qui irrite l’ administration Trump : le 31 mars, le bureau du représentant américain au Commerce allait encore plus loin en « exhortant le Japon à supprimer un large éventail d’obstacles aux exportations américaines ».

D’habitude très docile, l’ultralibéral premier ministre Shigeru Ishiba a avoué, le 27 mars, que les mesures de Donald Trump étaient « très difficiles à comprendre ». Il a, en outre, annoncé la création d’un millier de « guichets de consultation » pour aider les constructeurs touchés par cette offensive douanière, tout en promettant de « réclamer avec force l’exemption du Japon » à son homologue américain.

Les ennemis de mes amis sont mes amis

La même inquiétude ceint les constructeurs et officiels sud-coréens, dont les véhicules représentent 15 % des importations états-uniennes. Plus petit pays que ses voisins chinois et japonais, la Corée du Sud tient à garder sa place de sixième producteur automobile mondial. Alors, pour se prémunir d’une catastrophe industrielle, Séoul et Tokyo en appellent à Pékin.

Les ministres de l’Industrie ou du Commerce des trois meilleurs ennemis se sont retrouvés en urgence, dimanche, dans la capitale sud-coréenne, pour « poursuivre les discussions en vue d’accélérer les négociations vers un accord de libre-échange trilatéral complet » pour « créer un environnement commercial prévisible, stabiliser les chaînes d’approvisionnement », ont-ils annoncé dans des communiqués.

La Chine, « première menace mondiale » selon l’ administration Trump, est aussi le premier fabricant de voitures du globe. Depuis l’investiture de Donald Trump, le Parti communiste chinois s’affaire pour amortir les conséquences d’une guerre commerciale. Après une convocation du bureau politique par Xi Jinping fin janvier, le président chinois a convié mi-février plusieurs dirigeants de grandes entreprises comme Jack Ma (Alibaba), Wang Chuanfu (BYD) ou Lei Jun (Xiaomi) au palais du Peuple.

Avec ses nouvelles taxes sur l’acier et l’aluminium, Donald Trump lance la 3e charge de sa guerre commerciale

De plus, Pékin presse pour conclure une nouvelle version de l’accord de libre-échange Asean-Chine, qui permettrait encore plus d’échanges dans les domaines des nouvelles technologies – véhicules électriques compris – avec les pays d’Asie du Sud-Est. C’est dans ce cadre que Xi Jinping se rendra en avril au Vietnam, au Cambodge et en Malaisie. Pékin, Tokyo et Séoul ont enfin appelé à élargir le partenariat économique régional global (RCEP) à d’autres États.

La frénésie protectionniste de Washington crée de nouvelles alliances, aussi baroques soient-elles.

Publié le 2 avril 2025

Axel Nodinot ,Journal l Humanité

International

Bardella renonce à son discours à Washington

                   Léon Deffontaines (PCF) à Jordan Bardella (RN): "L'héritage de votre parti, c'est Pétain à l'île d'Yeu"

Bardella renonce à son discours à Washington

Le président du RN était parti joyeux briller de tous ses feux à la grand-messe dédiée à tout ce que l’on veut sauf des Républicains, à commencer par le grand évangéliste Trump, fils de milliardaire  qui s’en est payé un autre, le plus riche du monde, à ses côtés.

Lequel n’a pas traîné à faire le salut nazi pour qu’on sache bien à qui on a à faire. Le gourou ne l’a pas  dissuadé, c’est ça la tolérance libertarienne : tout est permis, même saluer Hitler ! Cela revient à s’y référer, à s’en inspirer. À s’attendre à la guerre.

En Europe, le même symbole est redevenu presque banal …à l’extrême-droite dans nombre de pays, en France c’est un délit d’incitation  à tous les racismes, sans hiérarchie. Si ce ne sont les propos, les actes et les discriminations …

Au premier salut nazi de Steve Bannon, un vieux copain de Jean-Marie Le Pen, Bardella dit avoir choisi de se retirer aussitôt, y voyant une « provocation »…. faite par celui qui fut un temps le conseiller officieux de Marine Le Pen.

Avant de le devenir officiellement de Trump, suprême décoration qui le couvre forcément. « Je n’étais pas dans la salle… » ?  C’est un peu court. Il nous la fait « naïfs, notre homme est-il tombé dans un piège ?”

À cette tribune hier, alors que je n’étais pas présent dans la salle, l’un des intervenants s’est permis, par provocation, un geste faisant référence à l’idéologie nazie »,  Dans le rôle de la vierge effarouchée, il y a mieux.

Quand même, si Trump n’approuvait pas le salut nazi, il ne l’aurait pas laissé passer à ses deux « fous du roi » qui peuvent tout se permettre ? Que Marine et d’autres ne  l’eussent pas pensé, c’est  prendre le citoyen pour un débile !

Cette mise en scène pourrait se terminer par une minimisation discrète. Steeve Bannon lui a déjà rafraîchi la mémoire. Depuis dix ans il est le collaborateur et le stratège de Trump. En novembre 2016, il lui collait le titre de « haut  conseiller et ..Chef de la stratégie de la Maison Blanche.

 

L’idéologue américain d’extrême droite et ancien conseiller de Donald Trump, plaide coupable, le 11 février 2025 à New York, d’un détournement de fonds pour la construction du mur anti migrants séparant les États-Unis et le Mexique et est condamné à trois ans de liberté conditionnelle…un idéologue hyperactif qui l’a échappé belle (voir Wikipédia)

Il incarne la plus radicale des extrêmes-droites et se reconnaît dans Marion-Maréchal-nous voilà. Dans sa réponse au geste de Bardella, il a lâché les chevaux, comme à l’habitude : « Bardella est un lâche, il ne dirigera jamais la France et il est pire que Macron ». Du Trump tout craché ! On a les amis qu’on choisit. On le dirait en colère ?

Ce n’est qu’un échantillon, Bardella va regretter d’avoir fait le voyage ! Il n’aura même pas voulu en placer une …la honte ! Après tout c’est leurs oignons.

Cela permettra peut-être d’éclairer les enjeux.

Il y a des chemins qu’il ne faut surtout pas emprunter

 

René Fredon

 

 

 

International

Les accords de Munich : la leçon des Etats Unis    !         

 

 

 

 

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Les accords de Munich : la leçon des E.-U             

                                   Les Européens sidérés

 

Ce texte est celui de l’AFP concernant la rencontre de Munich dont le choix n’est pas anodin. Après la rencontre Poutine -Trump, à l’exclusion de tout autre chef d’Etat, pas même l’Ukraine !Trump décide de tout et crée un malaise inédit. Poutine est ravi. C’est du jamais vu. En 1938, les accords de Munich ouvraient la voie de l’Europe aux nazis d’Hitler que l’idéologie de Trump est en train de soutenir sans complexe et en toute ingérence ! RF

Le vice-président américain JD Vance a assuré vendredi que Washington cherchait une paix “durable” en Ukraine au cours de sa première rencontre avec Volodymyr Zelensky, lequel a estimé que son pays aurait “peu de chances de survivre” sans le soutien des Etats-Unis.

Ces discussions entre le chef de l’Etat ukrainien et l’envoyé de Donald Trump étaient très attendues par Kiev après l’onde de choc qu’a provoquée la conversation téléphonique cette semaine entre le locataire de la Maison Blanche et Vladimir Poutine.

Peu de détails ont filtré sur ces échanges qui ont eu lieu en marge de la Conférence sur la Sécurité de Munich, en Allemagne.

“Nous voulons parvenir à une paix durable et non pas à une paix qui entraînera un conflit en Europe de l’Est dans quelques années”, a déclaré M. Vance à l’issue de la réunion.

“Nous sommes prêts à avancer le plus rapidement possible vers une paix réelle et garantie”,  quant à lui confier le président ukrainien sur X, saluant la “détermination” de Donald Trump qui, a-t-il ajouté, “peut contribuer à mettre fin à la guerre”.

  1. Vance et Zelensky ont assuré avoir eu une “bonne conversation” sur les moyens d’atteindre cet objectif et que d’autres entretiens suivraient, “dans les jours, les semaines et les mois à venir”, selon le vice-président américain.

L’échange téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine et la volonté affichée de forcer à des négociations sur l’Ukraine font craindre à Kiev et aux Européens un règlement du conflit à leur détriment.

Devant l’élite diplomatique mondiale réunie à Munich, le chef de l’Etat ukrainien a posé ses conditions pour un dialogue avec la Russie.

Je rencontrerai les Russes — un seul Russe, Poutine — mais seulement une fois que nous aurons un plan commun avec Trump, avec l’Europe“, a-t-il prévenu.

A l’heure actuelle, Donald Trump n’a pas de “plan tout prêt” pour arrêter la guerre, a-t-il aussi affirmé.

Soutien américain “pas éternel” –

Dans un discours très attendu, JD Vance a pris l’auditoire au dépourvu en effleurant à peine la question ukrainienne, préférant se livrer à une violente charge contre “la censure” et le “recul” de la liberté d’expression dans les pays européens.

Le vice-président a en outre appelé l’Europe à prendre en main sa défense pour que les Etats-Unis puissent “se concentrer sur les régions du monde qui sont en grand danger”.

Plus tôt, il a assuré aux Européens qu’ils avaient “bien sûr” leur place à la table d’éventuels pourparlers de paix, mais qu’ils devaient prendre davantage de responsabilités au sein de l’Otan pour “partager le fardeau” de la défense du continent.

“Il est temps d’investir car vous ne pouvez pas supposer que la présence américaine durera éternellement”, a averti dans le même temps le chef du Pentagone Pete Hegseth, depuis Varsovie.

Le numéro de Trump

Après l’entretien téléphonique avec Trump qui replace Vladimir Poutine dans une relation d’égal à égal avec les Etats-Unis, la stratégie de négociation de Washington inquiète Européens et Ukrainiens.

Kiev réclame des garanties de sécurité de la part des Européens et des Américains, notamment l’envoi de troupes pour assurer la paix.

A Munich, M. Zelensky a affiché une certaine confiance, ironisant sur le fait que Donald Trump lui avait donné son numéro personnel lorsqu’ils se sont parlé cette semaine.

“S’il choisit notre camp et s’il n’est pas au milieu, je pense qu’il fera pression et poussera Poutine à arrêter la guerre”, a-t-il estimé.

Il a salué les propos du vice-président américain assurant que les Etats-Unis auront “à coeur (de garantir) l’indépendance souveraine de l’Ukraine” dans les négociations à venir.

Mais dans une interview à NBC News, qui sera intégralement diffusée dimanche, M. Zelensky a averti que son pays aurait “peu de chances de survivre sans le soutien des Etats-Unis”.

“Pour faire levier sur la Russie, il y a les moyens de pression économique” mais “il y a bien sûr les moyens de pression militaire”, a encore dit JD Vance au Wall Street Journal.

Les alliés européens de l’Ukraine redoutent que la nouvelle administration américaine ne “cède tout” à la Russie.

“Les Ukrainiens sont les seuls qui peuvent mener les échanges pour une paix solide et durable” avec la Russie, a réaffirmé le président français Emmanuel Macron sur X dans la soirée. M. Zelensky a immédiatement remercié son homologue français, après une “discussion constructive” pour continuer à défendre le principe de “Rien sur l’Ukraine sans l’Ukraine”.

“Nous avons discuté de nombreuses questions importantes, y compris des garanties de sécurité et des propositions spécifiques de la France”, a ajouté M. Zelensky, sans plus de précisions.

Juste avant l’ouverture de la Conférence, l’Ukraine a accusé la Russie d’avoir attaqué avec un drone “l’enceinte protégeant le monde des radiations du réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl”, provoquant un incendie qui a été “éteint”. Le niveau de radiations n’a pas augmenté, selon Kiev.

La frappe à Tchernobyl démontre que la Russie “ne veut pas la paix”, a déploré la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas.

publié le 15 février à 02h49, AFP

 

https://actu.orange.fr/monde/a-munich-la-democratie-selon-jd-vance-sidere-les-europeens-CNT000002hwjzG.html?dicbo=v2-e1XzuwE

 

International

La France à la merci des marchés

Diagrammes Forex et lignes de hausse du marché boursier avec des chiffres - Photo de Donnée libre de droits

 

 

La France à la merci des marchés

 

Grâce à l’ambition d’un jeune énarque, un temps membre du parti socialiste, François Hollande, son prédécesseur, en a vite fait son ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique qui accoucha très vite de la…loi Macron, en décembre 2014.

Pour, bien sûr, privatiser l’économie et règlementer la vie des entreprises dans le sens des intérêts patronaux. C’est si vrai que l’ex-directeur de la banque Rotschild la fera adopter par…le 49/3, on ne sait jamais. Le code du travail sera remanié, dans le même sens. Dans la foulée, il devança Hollande et lui souffla la présidentielle. On connaît la suite.

Le social-libéral accompli créa son propre parti « En marche» -aujourd’hui « à l’arrêt »- et disposera en mai 2017 d’une majorité de barrage (66%) au second, tour face à Marine Le Pen, 33,10% et 10,6 millions de voix. Au 1er tour, Macron ne fit que 24,01, MLP, 21,30, Fillon, 20,01, JLM, 19,58…

A la présidentielle qui suivit en 2022, il fit à peine mieux au 1er tour, 27,85%+3,8% et  MLP 23,15%+1,9% avec un autre candidat, Zemmour, 7,07% à l’extrême-droite, JLM, 21,95. Si bien qu’au second tour, le RN obtint 41,45% et 13,2 millions de voix !!

Aux législatives de juillet 2024, le RN arriva en tête au 1er tour avec 10,647 millions de voix, devant le NFP, 8,895 millions qui proposa un désistement républicain pour freiner l’élection de députés RN au second tour possiblement majoritaires avec Bardella à Matignon ? L’appel du NFP au barrage républicain pour le second tour s’est avéré très efficace. Macron l’a oublié ? C’est la gauche de transformation qu’il veut diviser, c’est le ralliement au libéralisme qui l’intéresse.

Le Nouveau front populaire arriva en tête avec 178 sièges (LFI 72, Socialistes 66, écologistes 38, GDR com 17) devant le bloc gouvernemental, 166 Ensemble 2ème groupe et, 3ème groupe, 142 dont RN 126 +16 alliés. Les LR à 5,41% et 41 sièges. Et ce sont eux qui ont été appelés par Macron comme 1er ministre et au gouvernement avec la macronie pour palier l’état laissé par les gouvernements précédents nommés par Macron le modeste surdoué.

Même si l’émergence de l’extrême-droite est un phénomène global en Europe et sur d’autres continents, en France Macron leur a offert sur un plateau l’occasion de contester ses choix très orientés vers les marchés, tournés vers les bonnes affaires privées pour que le RN trouve du grain à moudre et attire des mécontents réels, sans faire le lien avec les finalités libérales qu’il partage naturellement.

Peut-on les prendre au sérieux quand on connaît -et ils ne s’en cachent pas- leur admiration totale de Trump, grand pacifiste, progressiste et humaniste s’il en est ?

Né très riche, son symbole de l’addiction à l’or, l’ultra milliardaire Elon Musk et ses condisciples, veulent nous faire avaler que n’importe qui peut accéder à la richesse, laquelle va nous rendre heureux.se au royaume du capitalisme et de ses « démocraties », celles du fric ! Malgré ce que nous vivons depuis des générations et qui ne fait que s’aggraver pour les peuples.

Au point de s’attaquer à toutes nos avancées sociales au point de faire reculer nos acquis sociaux, nos services publics de santé, d’éducation, de formation, de transport, de logement…bref, d’avoir une vie digne sans passer par des privations qui nous sont imposées ou nous privent des moyens de faire face aux aléas de la vie ainsi que vos proches.

Cela ne préoccupe pas les très privilégiés -pas tous les patrons, évidemment- je parle de ceux qui ne se posent pas les mêmes questions puisqu’ils disposent de revenus dont les écarts avec les salariés sont vertigineux et qu’ils font tout pour les accroître. Sans se demander s’ils ne pourraient pas contribuer à les socialiser. Là, ils ont un blocage, très collectif et persistant.

Un exemple : la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Leroy-Merlin, Kiabi, Flunch…)

près de 2400 emplois menacés en France dont plusieurs magasins Décathlon. Présente dans 78 pays, l’enseigne se porte bien. Les actionnaires, tous familiaux, vont recevoir 1 milliard de dividendes en 2024, après 0,800 milliard en 2023 et depuis un certain temps.

Les salariés touchent à peine 2000 euros/brut par mois après 10 ans de carrière. «C’est indécent» ont réagi les salariés, surtout si l’on ajoute les années précédentes et les autres dividendes perçus : le capital est très bien traité même quand il faut réduire la voilure. Les salariés, on les jette quand on n’en a plus besoin !

Les grands patrons n’aiment pas qu’on leur parle de  «lutte de classe» ! Comment, ils ont la bonté de donner du travail à leurs salariés.es et puis il y en a tellement qui attendent! Ce ne sont pas des assistants(tes) sociaux. Les voyons. La vie est dure pour tout le monde. « On est tous égaux, disait Coluche, mais certains plus que d’autres…»

 

Macron veut garder la main

 

Le pays est au ralenti, il choisira encore dans son camp, donc sans majorité. Mais c’est le contenu qu’il faut sérieusement infléchir et, venant de la gauche, ce ne sont pas les propositions qui manquent pour trouver des recettes nouvelles et substantielles, abroger les retraites serait plébiscité. Il va demander d’ abandonner la censure ? C’est un peu court et c’est lui qui nous a amenés là !

Pas de premier ministre issu du premier des trois groupes politiques minoritaires de l’assemblée nationale, le NFP !

Motif : il serait censuré, il n’a pas d’alliés, donc il ne peut pas en trouver même ponctuellement ?? Sur aucun sujet ? Faux ! Au suivant et  revenons vers un de ceux qui rejettent une partie du NFP. On en est là, Macron est nu comme un ver mais il choisit encore un 1er ministre de droite pour rattraper  le chaos qu’il a semé. Réussi a-t-il à diviser la gauche et ne pas lui laisser sa chance ?

Le RN se régale, il a déjà absorbé LR, il n’est pas rassasié. Vive la République! A bas la gauche ! Merci Macron !? La censure a dépassé les pronostics. La loi sur la réforme des retraites n’a pas été abrogée ! A qui la faute ?

Voilà ce qu’il a fait depuis qu’il a « pris » l’Elysée. Et pourtant il nous faut renforcer la gauche pour éviter l’extrême-droite tout en proposant une alternative de paix et de progrès social, écologique et démocratique, face à cette alternance capitaliste et nationaliste qui nous menace et pas qu’en France.

Parce que, malgré ses débats internes, on ne pourra rien obtenir des droites extrêmes sauf le pire, le libéralisme ne peut pas améliorer les politiques qu’ils imposent aux populations. Il est au service des grandes fortunes, pas des besoins populaires sacrifiés parce qu’ils recherchent les investissements les plus rentables et pas ce qui est le plus utile à la planète et à la vie de ses habitants. Les ultra riches en sont les propriétaires.

A force de ne plus s’interroger sur le fond des problèmes qui nous divisent et nous enfoncent tout en multipliant les profits privés, on laisse le terrain aux pires démagogues xénophobes qui sont au service des puissances financières et de leurs  valeurs conservatrices les plus ancrées. Un danger majeur pour la planète et l’humanisme.

 

Le bond des milliardaires

 

Une récente étude de la banque suisse USB nous éclaire sur l’évolution des dividendes des milliardaires à travers le monde :

 « Entre 2015 et 2024, la fortune cumulée des milliardaires a augmenté de 121%, passant de 6.300 milliards de dollars en 2015 à 14.000 milliards de dollars en 2024, a indiqué jeudi (5-12-24) la banque suisse dans un communiqué.

Leur fortune a donc augmenté davantage que l’indice MSCI AC World, utilisé pour mesurer l’évolution des marchés d’actions au niveau mondial. Durant la même période, cet indice a enregistré une progression de 73%.

Durant ces dix ans, le nombre de milliardaires dans le monde est quant à lui passé de 1.757 à 2.682, le pic ayant été atteint en 2021 avec 2.686 milliardaires.”Depuis, il est resté stable”, précise la banque dont une grande partie de l’activité se concentre sur la gestion de fortunes. »(1)

Il y a des admirateurs qui diront que, ramenés à la population globale, ces capitaux vertigineux ne feraient qu’une somme dérisoire par tête…comme s’il s’agissait de les distribuer individuellement. Cela ferait énormément pour des investissements publics utiles dans tous les pays et les secteurs qui en manquent cruellement.

On ne partage pas chez les très riches, on accumule et on s’approprie une partie du travail des autres, à la rigueur on fait un peu d’humanitaire défiscalisé et on devient bienfaiteur et mécène. Ce qui, bien sûr, est mieux que rien mais tellement insuffisant et inégalitaire, la principale cause de nos gigantesques inégalités.

 

Conclusion…provisoire

 

La volonté de Macron de mettre sur le même plan le RN et LFI est une insulte délibérée qui vise à faire éclater le NFP. La pression publique d’une partie du PS de se démarquer de LFI va dans le même sens. L’empressement de LFI de se projeter dans la présidentielle de 2027 laisse entendre que la campagne ne sera pas collective ?

Débattre, oui, pour clarifier et fortifier une coalition de gauche plurielle avec une stratégie conquérante et perfective.

 

Un dernier mot sur la conférence nationale du PCF. Elle se réunit ce samedi pour tirer les enseignements des années Macron et de la stagnation électorale d’un parti révolutionnaire qui ambitionne de faire partager le projet communiste comme nécessité historique à visée civilisatrice.

Vu l’évolution du système capitaliste prédateur de la planète, guerrier, impérialiste et vu l’aspiration des peuples à la paix, au progrès social, au partage, à la fraternité, à l’indépendance, à la tolérance et au respect…

La fin en vaut les moyens.

René Fredon

 

 

(1)https://www.nicematin.com/economie/la-fortune-des-milliardaires-a-plus-que-double-en-pres-de-10-ans-selon-ubs-961045

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GAZA : Trump au secours de Netanyahou..

 

 

GAZA : Trump au secours de Netanyahou

Depuis les E-U, un mois et demi avant son entrée en fonction, le 20 janvier 2025 Trump a lancé un ultimatum au Hamas pour qu’il libère les otages israéliens avant cette date …sinon « le prix à payer sera terrible »! Fidèle à son odieux personnage qui  trépigne d’impatience après sa victoire qui lui donne tous les pouvoirs et la sensation de marcher au-dessus des nuages.

Il sera samedi à l’inauguration de Notre-Dame de Paris, après 5 ans de travaux, l’un des monuments le plus visité au monde et qui symbolise un chef d’œuvre digne de lui qui va prêter serment sur la bible. Il sera en compagnie d’une foule de chefs d’Etats et de personnalités civiles et religieuses. Il ne passera pas inaperçu.

Le voilà dans ses bottes prêt à exaucer les volontés génocidaires de Netanyahou à la tête d’un gouvernement d’extrême-droite, comme le sien et qui n’a que faire des sanctions toutes récentes de la cour pénale de justice visant Netanyahou et son ex-ministre de la défense ainsi que le chef du Hamas.

Trump est à l’unisson : Israël décide, les E.-U suivent et en rajoutent, c’est leur fournisseur et leur protecteur inconditionnel. Nétanyahou n’existe que par les E-U qui bloquent l’ONU et le conseil de sécurité, les soldats de l’ONU sont visés par Tsahal, peu importe ! L’avenir s’assombrit. Les faucons continuent. Ils sont au pouvoir dans ces deux pays dont le leader du capitalisme le plus riche et le plus puissant.

Comme par hasard, les djihadistes passent à l’offensive en Syrie, proche du Liban, en conflit difficile avec Israël. Le cessez-le-feu récent est fragile. Les E-U se frottent les mains. La Russie et l’Iran sont les alliés de la Syrie en mauvaise posture. La Turquie s’en félicite, si ça pouvait affaiblir «ses» Kurdes. La situation s’envenime au Moyen Orient. Zorro est arrivé.

Il avait déjà mis sa patte lors de sa précédente mandature 2017 et obtenu que Jérusalem, devienne la capitale d’Israël -et non plus Tel Aviv- sur une terre palestinienne ouverte au grand foyer des trois monothéismes. Il fait transférer illico l’ambassade des E.-U. À Jérusalem !  C’est une chose mais se permettre de décider de toucher au statut de la ville symbole, c’est une provocation digne du personnage et de l’impérialisme qu’il représente. Gare à son euphorie.

Il a jeté beaucoup d’huile sur le feu tout en signifiant le peu de considération qu’il porte au peuple palestinien qu’ils chassent méthodiquement de sa terre  avec les  violences que l’on sait. Près de 50 000 morts civils et plus de 100 000 blessés.es

Les massacres condamnés par la CPJ,  ignorés, les institutions méprisées, les menaces de nouveau affirmées… ont fait réagir l’assemblée générale de l’ONU.

Ecrasante majorité pour un Etat palestinien

157 pays Pour, 8 contre (E.-U, Israël, Hongrie) et 7 abstentions  ont réaffirmé

leur résolution «de créer un Etat palestinien conforme au droit international, au règlement prévoyant deux Etats, Isrël et la Palestine vivant côte à côte dans la paix et la sécurité à l’intérieur de frontières reconnues sur la base de celles d’avant 1 967

Et donc sur la nécessité d’engager des « négociations crédibles» pour le processus de paix au Proche-Orient.»

Trump n’empêchera pas  le droit international de s’appliquer à l’ONU et de finaliser l’Etat palestinien. Une conférence internationale aura lieu en juin 2025

Dans la foulée deux chefs de deux grands Etats, l’Arabie saoudite et…la France viennent d’annoncer qu’ils allaient co-présider la conférence. Ne souriez pas, notre président est très disponible et plus motivé semble-t-il. La France aura mis du temps à convenir de l’urgence de passer aux actes. Et d’appeler un crime, un crime et un  génocide, un génocide. A moins que ça veuille dire qu’il aura démissionné ?

Je doute sérieusement qu’il puisse être le plus solide à cette fonction.

Quant à Trump il a déjà lancé un gros pavé  dans la mare.

René Fredon

 https://www.lemonde.fr/international/live/2024/12/04/en-direct-guerre-au-proche-orient-l-assemblee-generale-de-l-onu-pousse-pour-la-creation-d-un-etat-palestinien_6421682_3210.html

-Emmanuel Macron annonce que la France et l’Arabie saoudite coprésideront en juin 2025 une conférence sur la création d’un Etat palestinien

Le président de la République a annoncé mardi qu’il allait coprésider avec le prince héritier et dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, une conférence sur la création d’un Etat palestinien en juin 2025.

« On a décidé de coprésider pour juin prochain (…) une conférence pour les deux Etats [l’un israélien, l’autre palestinien]  avec l’idée que dans les prochains mois, ensemble, on multiplie et on fédère nos initiatives diplomatiques pour emmener tout le monde sur ce chemin », a-t-il dit à des journalistes au deuxième jour de sa visite d’Etat en Arabie saoudite.(Le Monde)

International

La paix au cœur, du pain sur la planche !

 

 

La paix au cœur, du pain sur la planche !

 

Le retour au pouvoir du milliardaire fasciste Trump, flanqué de Musk, a fait vibrer la bourse et un électorat renforcé, surtout blanc et masculin, séduit par un nationaliste vulgaire, violent et outrancier hors limite, possédant un casier judiciaire bien rempli qu’il veut faire « sauter »…comme Netanyahou ! En verrouillant le pouvoir.

Il ne va pas nous simplifier la tâche, cela va de soi. Ni la vie qu’imposent aux peuples les maîtres de la finance au pouvoir dans les pays capitalistes.  Il y en a aussi en Chine, mais sans pouvoir politique. D’ailleurs le pays est mal supporté par l’occident, à la fois partenaire et concurrent des E.-U et autres « grandes puissances ».

La Chine occupe la seconde place dans le monde du fait de son développement  économique et social. Et de son milliard et demi de consommateurs. Elle construit un vaste ensemble de pays sur tous les continents, sans cohérence idéologique, qui échappent, proportionnellement à leurs échanges, à la domination financière et monétaire des Etats-Unis tout en préconisant la coexistence pacifique et une plus grande autorité de l’ONU paralysée par les Américains.

Un ensemble non exclusif, qui concerne la moitié de la population de la planète et qui empiète sur les intérêts du plus riche et plus puissant leader capitaliste, qui se prend toujours pour le gendarme du monde, dominant les peuples de sa richesse, du dollar et de son armement. Sinon leur industrie est en friches et leurs protections sociales quasi nulles. Ils n’ont plus les mêmes réserves ni la même avance technologique et économique mais tiennent bon la corde, sur le plan militaire et la recherche.

A l’évidence, mais pas encore pour tout le monde, le capitalisme porte en lui la guerre. Ceux qui la décident ne la font pas mais les marchands d’armes y trouvent leur compte. Avec une justification qui se veut imparable: « il y a toujours eu des guerres !..» Est-ce une raison pour les entretenir, par principe vu le niveau de destruction auquel nous sommes arrivés ? Ainsi que pour l’argent qui ne va pas à la vie mais dans des poches bien ciblées

Les bilans humains sont terribles en Palestine et en Ukraine où les E.-U sont  directement impliqués. L’Ukraine, Trump parle de s’en retirer, avec l’OTAN et de laisser à l’Europe la charge de se protéger. Et de se financer. On attend la suite.

C’est dans le contexte de la 1ère guerre mondiale que se sont crées le parti communiste de Russie en octobre 1917 et le PCF en décembre 1920. La paix était et est toujours la condition à laquelle aspirent tous les peuples, indispensable à l’épanouissement du communisme qu’a dénaturé le stalinisme. Le PCF tient au sens de ce mot synonyme de partage des richesses, fruits du travail des hommes, des femmes et, très longtemps, des enfants. Ce qui appelle l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Lénine disait que « le fascisme c’est le capitalisme en décomposition », Brecht  en confirmait le sens : «le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie bourgeoise mais son évolution par temps de crise ». Plus d’un siècle plus tard ça n’a pas pris une ride.

Et pourtant, voilà revenues les années 30 et, malgré les commémorations, effacés les  conquis sociaux du front populaire, de  la Résistance, de la Libération, des trente glorieuses, de mai 68 et des grands mouvement sociaux postérieurs, tandis que l’URSS disparaissait de la scène politique mondiale. Etait-ce la fin de l’histoire ?

Les communistes, les progressistes, jeunes et moins jeunes, vivent très mal cet épisode de résurgence de ce que nous croyions avoir éradiqué : le fascisme puis le nazisme dans toute leur horreur et leurs 60 millions de morts. Avec en plus, l’expérimentation de la bombe atomique sur deux villes du Japon par les Américains !

 

 

80 ans après, l’extrême-droite reprend de l’influence dans tous les pays occidentaux se réclamant du capitalisme, les Etats-Unis ayant ouvert l’ère industrielle au 19è siècle.

Aujourd’hui elle est en concurrence sérieuse avec la Chine, principalement, qui n’a conquis son indépendance qu’en 1948 dans la foulée de la dynamique des peuples vainqueurs du nazisme, de l’URSS, de l’Europe et de l’Amérique, fortement aidés par les pays alors colonisés.

Et voilà que réapparaît à l’horizon « le vol noir du corbeau sur nos plaines », les uns s’en réclament fièrement, en Allemagne et en Autriche, comme par hasard, ou en s’insurgeant de la comparaison par nécessité tactique : se rapprocher de la droite traditionnelle et récupérer les votes populaires à qui ils promettent ordre, sécurité, nationalisme, xénophobie, religion…sus à l’immigration ! Ils admirent Trump qui était déjà leur modèle.

La crise ce n’est pas l’immigration, c’est le capital !

 

Plus que jamais, c’est l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat des plus modestes qui préoccupent les familles. L’inégalité sociale et fiscale grandit en même temps que l’accumulation des profits privés et des ultra-riches qui ont la haute main sur l’industrie, l’agriculture, le commerce, la finance, les multinationales, la communication et les choix imposant la surconsommation après la surproduction du moins destinées aux plus aisés et la sous-consommation aux plus fragilisés, traités « d’assistés et de fainéants » qui nuiraient à la cohésion sociale.

Le tout aggravé par les dérèglements climatiques, du fait de nos modes de production et de consommation affectant toute la chaîne alimentaire et sanitaire par l’usage de produits carbonés et chimiques polluant l’air, les mers et la terre…depuis deux siècles. La transition écologiste s’étire faute de moyens et de conviction des profiteurs privés qui ralentissent le mouvement pour des intérêts égoïstes.

Les privations seront pour les classes moyennes et populaires. Les droites, extrêmes ou pas, ne veulent pas voir que c’est le capitalisme qui est  la cause des crises profondes et multiples dont nous ne sortons pas.

 

Cela ne nous réjouit pas et ne nous dit pas quelle en sera l’issue ? La colère des gens, le ras-le-bol, le désespoir, l’absence d’alternative, les polémiques à gauche et la baisse de son influence depuis le ralliement de Mitterrand à l’économie de marché, au «libre» échange, à la concurrence «non faussée» passant au social-libéralisme en 1983, renonçant, après dix ans de campagne, aux luttes et conquêtes nous rapprochant du socialisme.

Quelle déception si la gauche et la droite ne se distinguent plus, malgré le départ des ministres communistes ? Que sont-ils revenus y faire en 1995 si ce n’est cautionner les privatisations de Jospin chapeauté par Chirac. L’électorat communiste l’a fait savoir en 2002 au 1er tour : Jospin, 16,18% devancé par…J-M Le Pen, 16,86,  J. Chirac, en tête, 19,88 ! Six autres candidats à gauche totalisaient 26,14% dont R. Hue, 3,37%.  Avec Jospin la gauche faisait 42,42% ! On connaît la suite…

Une lumière dans le brouillard,

Non pas que les partis de gauche n’aient pas d’analyses et de propositions à la hauteur de l’enjeu, bien au contraire, ce sont les choix politiciens pour qu’ils n’accèdent pas au pouvoir, bien que premier des 3 blocs politiques à l’assemblée nationale qui les empêchent d’être entendus sur ce sujet essentiel.

Il s’agit d’une voix…japonaise, le philosophe marxiste Kosei Saito, qui pense que «le communisme de décroissance constitue l’alternative» pour entrer dans une nouvelle ère. (Son livre, «Moins ! La décroissance est une philosophie». Editions du Seuil).

Une voix qui nous rappelle que pour Marx «la pauvreté, la colonisation et la destruction écologique sont imbriquées. Si vous voulez vraiment abolir l’antagonisme  des classes, vous devez aussi abolir l’exploitation de la nature. Cette base théorique marxienne nous sert à construire une alliance plus large entre les rouges et les verts dans l’anthropocène.»

Une invitation à approfondir la question universelle, au cœur de l’actualité.

René Fredon

https://www.pcf.fr/plan_climat_du_pcf

https://reseauactionclimat.org/que-vaut-la-liste-les-ecologistes-sur-le-climat/

https://reseauactionclimat.org/elections-europeennes-que-vaut-la-liste-la-france-insoumise-pour-le-climat/#:~:text=Le%20programme%20de%20LFI%20fixe,ambition%20climatique%20europ%C3%A9enne%20pour%202030.

https://reseauactionclimat.org/elections-europeennes-que-vaut-la-liste-ps-place-publique-sur-le-climat/

https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/08/construction-commerce-automobile-la-france-menacee-par-une-vague-de-plans-sociaux_6382651_3234.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=a_la_une&lmd_send_date=20241108&lmd_email_link=a-la-une-articles-H2_titre_2&M_BT=56064101136620

Actualités, International

Pour une politique migratoire d’accueil et de solidarité

 

Pétition femmes migrantes

 

 

Déclaration de la CIMADE :Pour une politique migratoire d’accueil et de solidarité

 

Nous, associations, collectifs de personnes exilées, collectivités accueillantes et syndicats, faisons part de notre vive préoccupation quant aux intentions du gouvernement Barnier en matière d’immigration. Après le feuilleton de la loi sur l’asile et l’immigration, nous nous opposerons à toute nouvelle dégradation des droits des personnes exilées en France et continuerons à défendre une politique migratoire d’accueil et de solidarité. 2 octobre 2024

 

A peine nommé, le Gouvernement fait de l’immigration son cheval de bataille et multiplie les annonces outrancières et dangereuses. Le ministre de l’Intérieur a déjà annoncé réunir les préfets « des dix départements où il y a le plus de désordre migratoire pour leur demander d’expulser plus, de régulariser moins ».

 

Nous dénonçons cette représentation mensongère des migrations : non, il n’y a pas de désordre migratoire, ni de crise migratoire. Nous assistons à une crise de l’accueil et de la solidarité, et une mise en danger des personnes exilées par des politiques de restriction et d’exclusion dont les gouvernements successifs se font les champions. Collectivement, nous revendiquons la régularisation des personnes sans-papiers, la protection des mineur·es non accompagné·es, le respect de la dignité et des droits humains.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé vouloir remettre en cause l’Aide médicale de l’État (AME). La santé des personnes exilées est à nouveau instrumentalisée pour venir alimenter des considérations de politique migratoire. Nous  rappelons que l’AME est un dispositif de santé, essentiel pour l’accès aux soins des personnes et qu’elle répond à des enjeux de santé publique. A ce titre, cette politique publique se décide au ministère de la Santé.

Nous nous inquiétons de voir nos gouvernant·es s’approprier la rhétorique d’extrême droite basée sur l’appel d’air et les dépenses incontrôlées, pourtant largement pourfendue par nombres d’études et rapports récents.

Enfin, nous alertons sur le fait qu’environ un quart des bénéficiaires de l’AME sont mineur·es,  il est intolérable de vouloir priver des enfants de l’accès aux soins.

 

Rien ne sera épargné aux personnes issues de parcours d’exil. Le gouvernement envisage même une nouvelle loi sur l’asile et l’immigration pour promouvoir des mesures pourtant censurées par le Conseil constitutionnel en début d’année. Ceci, à l’heure où nous constatons déjà les premières conséquences dramatiques de la loi promulguée le 26 janvier 2024.

 

Ce gouvernement s’est lui-même placé sous la tutelle de l’extrême droite et a choisi de faire des personnes exilées le bouc-émissaire de tous les maux. Ses propositions s’inscrivent dans l’intensification du climat de peur pesant sur les personnes étrangères, et plus généralement sur toutes les personnes victimes du racisme.

 

Le programme est clair : restrictions des droits, criminalisation des migrations et des personnes solidaires, répression des personnes exilées, enfermement à tout-va.

 

Dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale ce mardi 1er octobre, le Premier ministre a annoncé vouloir « lutter contre le racisme » et traiter le sujet de l’immigration avec dignité, mais il se contredit aussitôt en prévoyant d’augmenter la durée maximale légale de rétention, d’empêcher les personnes exilées de franchir les frontières, et en faisant peser sur elles toutes les suspicions.

 

En revanche, Michel Barnier ne remet à aucun moment en question les déclarations inquiétantes du ministre de l’Intérieur. Nous dénonçons l’orientation du gouvernement, et rappelons notre attachement à un État de droit qui respecte les personnes et les considère avec humanité, pas comme des indésirables.

Nous, associations, collectifs de personnes exilées, collectivités accueillantes, et syndicats, appelons à mettre fin à cette obsession migratoire xénophobe et dangereuse, et à respecter les droits de chaque personne, indépendamment de sa nationalité, de son origine, de sa religion, de son orientation sexuelle et de genre.

Nous appelons chacun·e à la vigilance et à la solidarité, à continuer à soutenir et à participer aux actions, comme les luttes des travailleur·ses Sans Papiers pour leur régularisation. Nous resterons mobilisé·e·s contre tout nouveau coup porté au respect des droits et à la dignité des personnes étrangères.

 

Signataires

Organisations nationales :

Ah Bienvenue Clandestin·es ! / Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie  – L’ACORT / Les Amoureux au ban public / Anafé / ANVITA / Ardhis / Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) / ATTAC / CCFD-Terre Solidaire / CGT / La Cimade / CNAJEP / CRID / Dom’Asile / Emmaüs / FCTR / Femmes Egalité / FSU / Gisti / Grdr – Migrations-Citoyenneté-Développement / Humanity Diaspo / J’Accueille / LDH / Ligue de l’Enseignement /  Limbo / Madera / Médecins du Monde / MIF / Mouvement de la Paix / MRAP / On Est Prêt / Organisation de Solidarité Trans (OST) / Oxfam / Pas Sans Nous / Patrons Solidaires / PLACE Network / Planning Familial / Polaris 14 / RAAR / Réseau Féministe « Ruptures » / RESF / Ripostes, pour une coordination antifasciste / SAF (Solidarités Asie France) / Singa / SOS Racisme / Thot / UEE / Union syndicale Solidaires / UniR Universités & Réfugié.e.s / Utopia 56 / Visa – Vigilance et initiatives syndicales antifascistes / Watizat / Weavers

  • Organisations locales :

Association Bretillienne des Familles / AMPB-Accueil Migrants Pays Bigouden / ASTI Les Ulis / Accueil Réfugiés Bruz / L’Auberge des migrants / Bienvenue Fougères / Centre social Accueil Goutte d’Or / Collectif Ile-de-France Bouge ta Pref / Collectif Migrants 83 / Collectif pour le Respect des Droits des Étrangers – 93 (RDE93) / COPAF / Droit à l’Ecole / Fédération Etorkinekin Diakité / Fontenay Diversité / Forum Social des Quartiers – Rennes le Blosne / Grigny Solidarité Palestine / Groupe accueil et solidarité (GAS) / L’Hirondelle de Martigné-Ferchaud / Intercollectif : Coordination Sans-Papiers 75, CSPM, CSP 17e / L’IOSPE – InterOrga de soutien aux personnes exilées de Rennes / LDH Section d’Arles / LDH de Martigues / LDH – Pays de Rennes / Maison de l’Hospitalité de Martigues / Migrants en Bretagne Romantique – QMS / Pantin Solidaire / Paris d’Exil / Plouër Réfugié-e-s / La Pourtère / Réseau Territoires Accueillants 35 /  RESF 75 / Rosmerta (Avignon) / Solidarité Jean Merlin / Solidarité sans papiers Creil / Soutien Migrants Redon / Tous Migrant / UD CGT 35 / Un Toit c’est Un Droit Rennes / VIAMI Val d’lle-Aubigné Accueil Migrants / La Vigie de la Laïcité 13