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Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe…

 

Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe…

Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe d’Aboubakar à la mosquée de La Grand-Combe

Face à un crime qui ne laisse guère de place au doute sur ses motifs, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau est sous le feu des critiques pour son peu d’empressement à réagir et manifester la solidarité de la nation envers la communauté musulmane.

Il a mis le temps, lui d’habitude si prompt à exploiter politiquement les faits divers les plus choquants. Il a fallu attendre dimanche 27 avril, en début d’après-midi, pour qu’on apprenne que le ministre de l’Intérieur et des Cultes Bruno Retailleau se rendrait finalement dans le Gard pour, selon ce que son entourage indiquait à l’AFP, rencontrer la communauté musulmane.

Mais pas à La Grand-Combe, ébranlée par le meurtre qui s’y est produit le matin du vendredi 25 avril. Avant le rassemblement « contre l’islamophobie » dans la soirée du dimanche 27 avril place de la République, à Paris, environ 2 000 personnes, selon Ici Gard Lozère (anciennement France Bleu), ont formé une marche blanche allant de la mosquée où s’est produit le meurtre jusqu’à la mairie, dans cette commune de 5 000 habitants. Selon les mêmes sources, le ministre était « très attaché » à ne pas perturber ce moment de recueillement.

La piste d’un acte antimusulman privilégiée, selon le procureur…

La victime, prénommée Aboubakar, est un jeune Malien de 23 ans installé depuis plusieurs années à La Grand-Combe, où, selon les témoignages recueillis par les médias locaux, il était connu et apprécié des habitants. Vendredi matin, il s’est rendu comme d’habitude à la mosquée Khadidja pour y faire le ménage, avant l’arrivée des fidèles pour la prière. C’est à 8 h 30 qu’il y a rencontré le suspect, Olivier H., un Français d’une vingtaine d’années, né à Lyon dans une famille d’origine bosnienne – des sources policières précisent qu’il n’est pas musulman. C’est là que, sous l’œil des caméras de surveillance, il a frappé Aboubakar de 40 à 50 coups de couteau. Selon le procureur de la République d’Alès, il se serait ensuite filmé avec son téléphone devant la victime agonisante, répétant : « Je l’ai fait, (…) ton Allah de merde. »

« 81,5 % des actes islamophobes sont commis contre des femmes » : les femmes musulmanes à la croisée des oppressions

La recherche de l’auteur présumé se poursuivait dimanche. Soulignant « la très grande froideur » et « la grande maîtrise de lui » de l’individu, le procureur l’a décrit comme « potentiellement extrêmement dangereux », ayant, au fil des « propos très décousus » tenus dans la vidéo, « manifesté l’intention de recommencer ». Pour lui, « toutes les pistes » devaient être envisagées pour expliquer son geste, mais celle d’un « acte antimusulman est privilégiée ». Dès samedi soir sur le réseau social X (ex-Twitter), le premier ministre François Bayrou a dénoncé une « ignominie islamophobe ». Dimanche après-midi, c’est le président de la République Emmanuel Macron qui finissait par signifier « le soutien de la nation » aux proches de la victime et « à nos compatriotes de confession musulmane », ajoutant que « le racisme et la haine en raison de la religion n’auront jamais leur place en France ».

À gauche, la dénonciation du crime islamophobe était unanime, les Verts, la France insoumise, le PCF… se joignant à l’appel au rassemblement place de la République. « C’est une religion tout entière qui a été visée », affirmait ainsi le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel : « Nous apportons tout notre soutien à nos concitoyennes et concitoyens de confession musulmane », ajoutait-il, ainsi qu’« aux habitants de cette commune minière du Gard » qu’est La Grand-Combe. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) appelait de son côté « à déclencher immédiatement un plan national de protection renforcée des lieux de culte musulmans ». Son vice-président, Abdallah Zekri, également recteur de la mosquée Sud-Nîmes, soulignait dans le Parisien « une inquiétude chez les fidèles » du Gard : « Ils ont hâte que l’auteur soit arrêté (…) et veulent aussi connaître les raisons » du meurtre.

De plus, lors de la manifestation organisée dimanche 27 avril à Paris, Ritchy Thibault, assistant parlementaire de l’élue de Seine-et-Marne, Ersilia Soudais, a appelé à « constituer partout dans le pays des brigades d’autodéfense populaire » pour se défendre contre « l’islamophobie ». « On ne peut pas compter sur les institutions. La police, la justice véhiculent l’islamophobie et le racisme. On ne peut compter que sur nous-mêmes », a-t-il lancé. Il a aussi accusé « [la chaîne] Cnews, Monsieur [Vincent] Bolloré, [le média] Frontières et tous les sortants d’extrême droite » d’avoir « du sang sur les mains ». « L’extrême droite tue. On l’a vu à Nantes avec un adorateur d’Adolf Hitler, on l’a vu avec cet islamophobe qui a tué un homme dans son lieu de culte », a-t-il dit encore. Suite à ces déclarations, Bruno Retailleau lui-même a saisi, dimanche 27 avril au soir, la justice pour des appels « à l’insurrection » a annoncé le ministère.

« Un climat de haine amplifié par le silence des responsables politiques »

 

 

Déplorant encore « que le préfet ne se déplace pas pour leur apporter son soutien et les rassurer », le responsable religieux dénonçait également « les conséquences dramatiques de la banalisation et de la médiatisation de la haine antimusulmane ». Il rejoignait ainsi Fabien Roussel, expliquant « à quel point la haine antimusulmans peut armer le bras de criminels en puissance », ou le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), qui rappelait « plusieurs attaques récentes contre des lieux de culte » musulmans, comme l’incendie de la mosquée de Jargeau (Loiret) fin février ou des coups de feu sur le local d’une association franco-maghrébine à Morteau (Doubs) début mars.

Pour le mouvement, ces actes s’inscrivent « dans un climat de haine amplifié par le silence des responsables politiques, quand ils ne sont pas eux-mêmes à l’origine d’une stigmatisation inadmissible d’une partie de la population ». Bruno Retailleau est en droit de se sentir visé, lui dont SOS Racisme a dénoncé « l’entreprise politique qui est la sienne », consistant « à présenter les musulmans comme un groupe représentant une menace pour notre pays ».

Publié le 27 avril 2025

Olivier Chartrain sur L’Humanité du 29 04 2025 

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La Seyne sur mer est malmenée par les affaires des Droites !

                                                                                                      La Seyne sur mer est malmenée par les affaires des Droites !


En plus d’une gestion pour le moins plus ou moins chaotique, pleine de suffisance et sous perfusion de TPM, l’équipe de droite de MM.BICAIS est sous les fourches caudines de la justice à cause de leurs anciens coéquipiers de droite.

Les plaignants sont leurs ennemis d’aujourd’hui et amis en 2020 sur la liste de la dite MM.BICAIS.

Drôle d’attelage et vogue la galère de cette droite en recomposition permanente et sous tutelle autoritaire d’une mairesse qui tient au pouvoir comme à la prunelle de ses yeux.

MM BICAIS a fait preuve d’amateurisme pour se laisser mettre dans cette situation aussi complique que’injusticiable !

C’est bien la première fois de l’histoire seynoise contemporaine qu’un maire (e) de la Seyne sur mer se retrouve si gravement compromis à punition par la justice.

Mais de mémoire de gauche et plus particulièrement des maires bâtisseurs communistes, ces choses-là ne se sont jamais passées, ni enrichissement personnel, ni faute juridique, ni intérêts personnel ou copinage. Mais nous sommes en 2025 à l’heure des procès tous azimuts de Marine LE PEN au maire de Fréjus, au maire de Cogolin, etc.

Pour le RN  « Mains Sales et têtes   basses «  et pour la droite locale avec M. FALCO et maintenant Mm. BICAIS . il nous porter Attention après ces épisodes navrants que les TRUMPISTE du RN ne retrouvent une certaine virginité  pour emporter dans le malheur notre ville  aux Municipales 2026. 

Quelle piètre image véhicule notre département varois gérés hégémoniquement par la droite et sa cousine RN !

Voilà où nous mène le changement historique (2020) de la droite seynoise (ou du RN  « allez voir sur Fréjus ou Toulon en 1995 « ) .

Je cite l’article de France Bleu parue aujourd’hui sur leur site pour une meilleure compréhension des problématiques juridiques soulevés par ce procès :

“””Deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité ont notamment été requis contre Nathalie Bicais ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Toulon. Le ministère public a surtout demandé l’exécution provisoire de la décision dans cette affaire de prise illégale d’intérêts.

À la sortie de cette très longue journée de débats, Nathalie Bicais, la maire de la Seyne-sur-mer, n’arborait plus le même sourire (peut-être de façade) qu’à son arrivée ce jeudi matin au palais de justice de Toulon. L’avenir de la première magistrate de la ville est en effet suspendu à la décision du tribunal correctionnel de Toulon qui sera rendue le 16 mai dans cette affaire de prise illégale d’intérêts.

Pour justifier cette demande d’exécution provisoire, le représentant du ministère public a insisté sur la longue période pendant laquelle l’infraction a été commise, son enrichissement personnel, et notamment que le risque de récidive était avéré par l’absence de reconnaissance de culpabilité de Nathalie Bicais.

“Deux ingrédients dans cette affaire” selon le Parquet

“Il y a une confusion entre le privé et le public et une dérive autoritaire du maire à qui on ne peut pas dire non. Une confusion totale qui continue. Et des mauvaises habitudes, des récompenses pour les uns, des punitions pour les autres” souligne le Parquet qui évoque une hiérarchie dans les responsabilités, évoquant “l’administration qui a bon dos”.

Plutôt discret, l’un des trois prévenus, Laurent Régné, s’excuse presque de s’être trompé : “j’ai consacré ma vie à essayer de faire les choses bien dans les règles, en respectant la loi ” déclare ce haut fonctionnaire qui n’est plus directeur général des services à la mairie de la Seyne-sur-mer, contrairement à Christophe Riqueau, qui a gardé ses liens de proximité très forts avec Nathalie Bicais

Le parquet a requis à l’encontre de Christophe Riqueau : 18 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d’amende, une inéligibilité et une interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans, assortie de l’exécution provisoire. En revanche, le représentant du ministère public n’a pas demandé l’application immédiate de la condamnation pour Laurent Régné, et a requis six mois de prison avec sursis, 5.000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de deux ans.

La décision a donc été mise en délibéré au 16 mai.”””

Conclusion :

À l’aube de ces scénarios politiques affligeants pour notre ville et son image, la gauche doit vite tirer enseignements, et surement dénoncer et faire l’État des lieux à moins d’un an des municipales.

Les récupérateurs démagogues sont là à l’affut pour récupérer le bébé seynois.

Oui, il y a urgence à se rassembler, à assainir le climat délétère qui prend corps sur la ville.

Oui. Il y a urgence à démystifier le RN local qui n’a aucune leçons à donner vu les tripatouillages de leurs élus locaux, département, nationaux ou européens .

Car Le RN est en embuscade non pas pour faire mieux (c’est impossible, mais pire surement) mais surtout défaire toujours les conquêtes sociales et sociétales des maires de gauche et communistes

L’alerte est lancée à la gauche. Elle est en ordre de marche dans le var.

La Seyne progressiste a un devoir, celui de revenir aux affaires et un droit imprescriptible servir les seynoises  et seynois  hors des palais de justice.

Mais elle a aussi comme préalable d’éclaircir les consciences, faire agir nos concitoyens, sortir sur le terrain, animer des débats, construire des majorités et des programmes solides face à la menace Trumpiste qui s’avance, qu’elle soit de droite ou du RN.

Rassemblons-nous Vite et Fort, la Seyne est à un tournant de son histoire :  soit le déclin et l’affairisme Trumpiste, soit le renouveau progressiste ! 

                                                “Le temps nous est compté, L’histoire nous convoque, soyons à la hauteur des enjeux .”

                                                                             Christian BARLO, ex-adjoint PCF

 

 

                                                                          “La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.”

                                                                                                                D’Albert Einstein ..Né le 14 mars 1879 ,Décédé le 18 Avril 1955

 

 

 

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C’est plus fort qu’eux!      

                     lhumanite-magazine

 

C’est plus fort qu’eux !      

Ainsi, Le Monde titre son tout récent numéro « Droits de douane : les États-Unis et la Chine se renvoient la balle… » comme si la Chine était coresponsable de la panique qui secoue la planète depuis l’arrivée au pouvoir de Trump. La Chine était-elle consentante ?? Nullement.

Mais c’est précisément parce que Trump n’a rien demandé à personne et qu’il a fixé tout seul les tarifs qu’il comptait imposer à chacun des pays, ce qu’il voulait percevoir et avant, il entendait s’annexer des territoires, des terres

Riche, le canal du Panama, le Canada, le Groenland, la bande de Gaza qu’il veut

Interdire aux Palestiniens pour en faire une petite Californie ou Floride.

 

Le tout  étant bien entendu qu’il valait mieux accepter rapidement, faute de quoi les E.-U avaient de quoi faire plier les « résistants » qui tenaient juste à ne pas subir la domination et le chantage à la guerre qui a laissé beaucoup de traces au 20ᵉ siècle. Et pas mal au 21ᵉ…

Évidemment, face à la Chine, Trump fait preuve de prudence, il a à qui parler en termes de croissance économiques et de capacités de défense. Ainsi qu’avec la Russie qui devait signer la paix en huit jours ?

Il jouait la carte Poutine et voulait lâcher l’Ukraine dont il est toujours le représentant, il n’obtint pas les terres « riches ». Pas encore. L’empereur américain d’extrême-droite  veut conserver le leadership de la production, de la consommation et de la finance, ce serait faire tourner à l’envers la roue du progrès social, républicain et démocratique. Et aller dans le sens des aspirations populaires de liberté, d’égalité, de fraternité.

La crise du capitalisme est très inquiétante, Trump l’accélère et provoque  aussi la colère aux E.-U et dans la plupart des pays où on craint le pire de la part d’un tel ultranationaliste qui incarne le pouvoir des milliardaires.

Il veut alléger les E.-U de dépenses en Ukraine pour les transférer sur les européens déjà en grandes difficultés pour réduire leur endettement et leurs investissements nécessaires que supporteront leurs peuples pour alimenter les profits de quelques-uns qui devront « réduire leurs dépenses sociales dont la France n’a pas à être fière » comme le dit si bien Christian Martin  président du  MEDEF.

La cheffe d’extrême-droite du gouvernement d’Italie, Giorgia Méloni, a rencontré jeudi 17,Trump, avant la présidente de la conférence européenne. Elle a abondé dans son sens, l’Italie étant le second État exportateur d’Europe derrière l’Allemagne. Les autres partis néo-fascistes d’Europe-dont le RN constituent les soutiens de Trump de longue date, même s’il arrive qu’il les embarrasse, comme pour soutenir, du bout des lèvres, le peuple d’Ukraine lâché par Trump au profit de Poutine soutenu aussi par le RN avant l’invasion.

En France et dans de nombreux pays, une partie de la classe capitaliste n’apprécie pas l’initiative de Trump qui n’est mandaté que par lui-même. Serait-ce une avancée démocratique ?

Il menace d’utiliser sa force militaire, quitte à générer des réactions à la hauteur de la provocation historique dont nous sommes les témoins et, pour une forte majorité, à coup sûr, des victimes et des risques très élevés de guerre mondiale.

Encore faudrait-il qu’ils se dressent contre un tel danger pour faire respecter tous les peuples, tous souverains, et pas seulement négocier » le niveau de la liberté du renard dans le poulailler libre ?

La gauche et les écologistes, LFI gagneraient en puissance et en popularité de contribuer à la mobilisation la plus large qui ne peut qu’accélérer le rythme des reculs sociaux que Trump et ses néo-fascistes veulent imposer au monde : balayer le monde multipolaire en train de se construire et qui affole les ultra-conservateurs qui en préfèrent les commandes et ne veulent pas les quitter.

Pour que rien ne change et que les acquis soient bien protégés.  Ne laissons pas banaliser ce qui n’a que trop duré.  Trump va bien au RN : le mensonge permanent. Les condamnations récentes pour détournements d’argent public… près de 20 ans d’instruction étirée ! Un appel de plus : les juges  sont« politisés »(sic) : « on n’est plus coupables ». Non, les juges vont revoter.

René Fredon

 https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/04/16/etats-unis-et-chine-se-renvoient-la-balle-sur-la-question-des-droits-de-douane_6596543_3234.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=a_la_une&lmd_send_date=undefined&lmd_email_link=a-la-une-points-forts-lire-la-suite&M_BT=56064101136620

 

https://www.novethic.fr/environnement/climat/desinformation-climatique-medias-france-quota-climat?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_source_platform=mailpoet

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Guerre à Gaza et disparition…. ET Guerre en Ukraine 

 

Lu dans L’HUMANITÉ: Guerre à Gaza et disparition….

Disparition….

Guerre à Gaza : la photojournaliste Fatima Hassouna assassinée dans le bombardement de sa maison par Israël

La photojournaliste palestinienne, héroïne d’un documentaire sélectionné à Cannes en mai prochain, a été tuée le mercredi 16 avril dans le bombardement de sa maison familiale à Gaza.

Fatima Hassouna. Ce nom ne vous dit sans doute rien. Et pourtant, cette photo journaliste gazaouie documente la guerre au quotidien. Elle en est devenue l’une des victimes après le bombardement ciblé, par l’armée israélienne, de sa maison familiale le mercredi 16 avril, au cours duquel dix personnes ont trouvé la mort. Ce décès porte à 157 le nombre de journalistes palestiniens et travailleurs des médias tués depuis le déclenchement de l’offensive israélienne.

Pour l’heure, l’armée israélienne n’a pas souhaité répondre aux questions concernant ce bombardement dans le quartier d’Al Tuffah dans le nord est de Gaza. Amande Bazerolle, coordinatrice d’urgence de MSF à Gaza a déclaré dans un communiqué : « Gaza est devenue une fosse commune pour les Palestiniens et ceux qui leur viennent en aide. Nous assistons en temps réel à la destruction et au déplacement forcé de toute la population de Gaza ».

Son documentaire sélectionné au Festival de Cannes

Dans un triste écho de l’actualité, l’ACID (association pour le cinéma indépendant et sa diffusion) venait d’annoncer le mardi 15 avril, la sélection à Cannes du documentaire de Sepideh Farsi, Put your soul on your hand and walk. Dans ce film, fruit d’un échange d’un an par vidéos interposées entre la cinéaste iranienne exilée et la photojournaliste gazaouie, Fatima Hassouna apparaît en pleine lumière.

« Journalistes, nous nous déclarons solidaires de nos collègues de Gaza »

Un projet à propos duquel Sepideh Farsi explique : « Ce film est une fenêtre, ouverte par le miracle d’une rencontre avec Fatem (Fatima Hassouna), qui m’a permis de voir des fragments du massacre en cours des Palestiniens. Fatem est devenue mes yeux à Gaza, et moi, un lien entre elle et le monde extérieur. Nous avons maintenu cette ligne de vie pendant presque un an. Les bouts de pixels et de sons échangés entre nous, sont devenus le film que voici ».

Si le festival de Cannes pourrait devenir une caisse de résonance pour Put your soul on your hand and walk, Fatima Hassouna ne verra hélas pas le film achevé.

Publié le 16 avril 2025

Michaël Mélinard

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Lu dans L’HUMANITÉ: Guerre en Ukraine, Macron relance les liens….

 

Guerre en Ukraine : à l’Élysée, Macron relance les liens avec l’administration Trump….

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio et l’émissaire spécial Steve Witkoff ont rencontré leurs homologues européens, à Paris, jeudi. La guerre en Ukraine et la position face à la Russie ont été discutées.

À l’Élysée, la venue ce jeudi du secrétaire d’État américain Marco Rubio et de l’émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, devait servir à reprendre une alliance transatlantique sur la question de l’Ukraine. C’est le souhait émis par le président français.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, une volonté de se rapprocher de Moscou pour faire avancer un certain nombre de dossiers – Ukraine, Iran, énergie, Proche-Orient – a déstabilisé de nombreux alliés européens. Depuis le 18 février et la première rencontre majeure entre Marco Rubio et son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui s’est déroulée en Arabie saoudite, à Riyad, deux autres réunions se sont tenues fin mars. Elles avaient abouti à deux cessez-le-feu provisoires sur les infrastructures énergétiques et en mer Noire.

Les alliés européens de Kiev à Paris…

Ces derniers mois, Emmanuel Macron, qui s’impose comme un proche du président Volodymyr Zelensky, ne veut pas que l’Europe et la France soient tenues à l’écart des négociations trilatérales sur l’Ukraine. Plusieurs sommets ont eu lieu à Paris, Londres et Bruxelles sur les garanties de sécurité de l’Ukraine, les livraisons d’armes, l’aide économique.

Depuis le mois de février, les administrations britanniques et françaises ont pris la tête d’une « coalition des volontaires », composée d’une trentaine de pays alliés, visant à la création d’une « force de réassurance » destinée à garantir un éventuel cessez-le-feu et empêcher toute nouvelle attaque de la Russie.

En amont de cette rencontre à l’Élysée, le président français a d’ailleurs eu un échange téléphonique avec son homologue ukrainien. Kiev ayant dépêché sur place le chef de l’administration présidentielle, Andriy Yermak, accompagné des ministres des Affaires étrangères Andriy Sybiga et de la Défense Roustem Oumerov. Deux autres délégations, allemandes et britanniques, se trouvent au même moment dans la capitale française.

Guerre en Ukraine : la Russie tue plus de 30 civils à Soumy, une « erreur » pour Donald Trump

En marge de ces rencontres, la réaction du Kremlin reste la même : les Européens veulent « la poursuite de la guerre ». Pour le directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe, Igor Delanoë : « Les négociations n’avancent pas. Le moratoire sur les attaques contre les centres énergétiques et le cessez le feu en mer Noire sont en échec.

Sur ce dernier point, des rumeurs évoquent une prochaine rencontre à Ankara entre Russes et Ukrainiens.

Sur le terrain, Moscou aurait déclenché l’offensive de printemps avec les récentes attaques sur Kharkiv au sud de la ligne de front. Sur Soumy, les frappes font partie d’une opération visant à créer une zone tampon de 40 kilomètres pour protéger les villes russes de Belgorod et Koursk ».

Publié le 17 avril 2025

Vadim Kamenka

National, Var - La Seyne sur MER

DEMAIREZ-VOUS !

                                                   

DEMAIREZ-VOUS ! Avec l’austérité BAYROU/BARNIER/MACRON: L’austérité gagne du terrain contre nos collectivités locales

Accablés par les coupes budgétaires, la fatigue administrative et la violence physique dont ils sont victimes, les élus municipaux se détournent en masse de leurs fonctions. Depuis la dernière mandature, ils sont 2 400 à les avoir abandonnées et, sur les restants, moins de la moitié va se représenter en 2026.

Ils sont les élus les plus populaires de la République, et certainement ceux qui éprouvent le plus de mal-être. Près de 70 % des Français se disent satisfaits de leur maire, selon les travaux de l’IFOP sur la question. Ils sont d’ailleurs tout autant à se dire attachés à l’échelon municipal. Et, pourtant, leurs élus locaux sont de plus en plus nombreux à décrocher. Épuisés, harassés, écrasés par le poids de leur écharpe.

D’après les données gouvernementales, 2400 élus municipaux ont claqué la porte de leur hôtel de ville depuis leur élection en 2020 et moins d’un maire sur deux envisage de se représenter en 2026. Une vague de démissions en hausse de 30 % par rapport à la période 2014-2020.

« Insultés, menacés, calomniés »

« Je n’ai pas signé pour être un punching-ball », maugrée Marie Cau,ancienne édile de Tilloy-lez-Marchiennes (Nord). Élue en 2020,

8 milliards de « purge » en 2026 pour les collectivités après 7 milliards depuis 2022  sous MACRON et 10 milliards sous HOLLANDE et le gel des dotations sous SARKOZY

Ce mot, « maltraitance », revient sans cesse dans la bouche des maires

C’est d’ailleurs pour protester contre cette nouvelle saignée que l’Association des maires de France (AMF) a décidé de refuser de se rendre à la conférence sur les finances publiques de François Bayrou, ce mardi 15 avril au matin. « Nous ne devons pas devenir une variable d’ajustement des erreurs budgétaires des gouvernements », avertit André Laignel, maire PS d’Issoudun (Indre) et premier vice-président de l’AMF, qui y voit « un contresens économique et démocratique ».

Un statut de l’élu  est en préparation

Au vu du mépris gouvernement sur les échelons  républicains qui concerne les collectivités locales  il nous apparait évident que les associations d’élus locaux, les élus républicains et progressistes montent  au créneau .IL faut se faire entendre   de la puissance publique avant l’asphyxie totale ou les mise sous tutelle.

Dans le var la situation dans les petites communes ne doit guère plus différent.

A la Seyne cette situation grave n’est guère évoquée par la Mairesse MM.BICAIS/LR alors que l’opposition en fait mention comme beaucoup de choses d’ailleurs  ( couts électricité ,en flèche et eau, hausse des fournitures, pas d’orientation politique, politique de COM, etc.)

Mais il y a plus grave, jamais un mot sur les baisses de dotation   des trois derniers présidents de la république et plus particulièrement M.MACRON ,Le Méprisant de la république.

Faut-il que parce que son parti LR (de MM BICAIS) est aux affaires nationales que cette équipe ait l’outrecuidance de se taire ou faire le dos rond  ?

Pourtant cette équipe ne survit que grâce à la  COMM faite à outrance et de plus cette dernière met à son compte les réalisations promises sous la gauche en œuvre.

Aucun  respect de la continuité républicaine !

Elle se gargarise d’équipements qui n’ont été financés que par la métropole au vu du peu de compétences rabougries qu’ont les communes en lien avec la loi  ELAN que seul le PCF a condamnée en 2015  ( mandature HOLLANDE )

En effet cette équipe n’a pas osé faire un bilan de mi-mandat. Et peut-être, il en aura un à la veille des municipales pour brouiller de fumée l’électeur lambda.

Électoralisme ou Populiste oblige !

Pour un changement Historique en 2020  leurs électeurs ont bien été trompés voir cocufiés  tant sur les réalisations promises et non faites que les compositions de ces aréopages d’élus professionnels des chaises musicales bafouant ainsi les électeurs de base.

Juste un exemple du laxisme ou manque d’ambition de cette équipe de droite :

« Les écoles Mabily/verne inscrites en rénovation sous la gauche pour 2021 ou 2022  ne sont  toujours pas réalisées et peut être  le seront-elles après les municipales « 

Mars 2026, l’heure approche du verdict des urnes municipales.

Les forces de gauche auront intérêt à s’y préparer à ce RDV électoral comme le fait la section PCF seynoise .

C’est à un programme rassembleur avec des propositions d’avancées sociales, écologiques et économiques, etc. visant à faire comme les maires communistes  l’ont bien  fait en leur temps : une ville du vivre ensemble, une municipalité de soutien à la population, une équipe de gauche unie pour recréer des espaces de démocratie, de fraternité , un maire de terrain à l’écoute de ses administré(e)s.

Là, c’est sûr, seulement la gauche peut faire cela et aucune force droite ou RN !

Parce qu’à l’expérience la droite seynoise a failli et ATTENTION le RN est en embuscade.

Mais  le passé et surtout le présent de ces dirigeants RN en témoigne sur d’autres villes gérées par la haine, la division et xénophobie, etc.  Les RN sont et seront très mauvais pour notre ville, pour notre departement,notre région ,notre pays . !

Soyez en convaincus seynoises et seynois avant l’irréparable..

« Je porte en mon cœur un rêve de fraternité et de justice, et je veux travailler jusqu’au bout à le réaliser. »

Jean JAURÈS (1859-1914), cité par Max Gallo, Le Grand Jaurès (1984)

 

Christian BARLO  ancien adjoint avec l’aide de l’Humanité

 

 

 

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Denis Durand économiste, ce n’est pas la dette ,c’est de savoir à qui on emprunte »

 

 

Lu dans L’HUMANITÉ: Denis Durand économiste, ce n’est pas la dette….

Entretien

Denis Durand, économiste : « Le problème, ce n’est pas la dette, c’est de savoir à qui on emprunte »

L’économiste communiste Denis Durand analyse l’impasse dans laquelle nous conduit l’austérité

tout en appelant de ses vœux une autre politique.

Le gouvernement évoque 40 à 50 milliards d’euros de nouvelles économies : ces annonces vous surprennent-elles ?

Hélas non ! À en croire le gouvernement, il y a toujours une bonne raison de faire des économies : quand ce n’est pas pour financer « l’effort de guerre », c’est pour réduire la dette publique. L’objectif avancé est toujours le même : repasser sous la barre des 3 % de déficit en 2029. Pourtant, on sait bien que ce critère, inventé sur un coin de table dans les années 1980, n’a pas la moindre justification économique.

Par ailleurs, arrêtons de faire comme si la France était sommée urgemment par Bruxelles de réaliser des économies : la Commission européenne a explicitement dit qu’elle laissait du temps aux gouvernements de la zone euro pour se conformer à ses objectifs. Autrement dit, si on voulait se donner des marges de manœuvre par rapport au pacte de stabilité, on pourrait très bien le faire.

En quoi cette nouvelle salve de mesures austéritaires serait une mauvaise nouvelle pour l’économie ?

Notre pays est au bord de la récession, en raison notamment de la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis de Donald Trump. N’oublions pas que nous sommes très dépendants de l’Allemagne, qui va être touchée de plein fouet par les hausses de tarifs douaniers. Le gouvernement français lui-même a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2025. Cette dernière est de toute façon très fragile depuis des années : il suffit de pas grand-chose pour que la France bascule.

Or il est absurde, dans ce contexte, de mener une politique austéritaire, car ce type de politique pèse sur l’activité. La demande va être touchée, mais l’offre aussi : les 50 milliards d’euros vont être ponctionnés sur les services publics, ce qui va limiter notre capacité à créer des richesses – pour être performants sur le plan économique, nous avons besoin d’une main-d’œuvre bien formée, d’une population en bonne santé, d’une recherche universitaire performante, d’infrastructures solides, etc.

À l’arrivée, la politique gouvernementale risque de peser sur l’activité et donc de dégrader notre ratio « dette publique-PIB », soit l’inverse de l’objectif affiché ! On sait pourtant depuis les années 1930 que les politiques d’austérité sont inefficaces, mais on ne tire jamais les leçons du passé.

Pour autant, pensez-vous qu’il faille laisser filer nos déficits publics et notre endettement ?

Je n’ai pas dit cela. Mais le problème, ce n’est pas la dette en tant que telle, c’est de savoir à qui on emprunte : ce sont les marchés financiers qui nous prêtent de l’argent aujourd’hui. Nous sommes donc doublement liés à eux. Déjà parce que nous sommes à la merci d’une flambée des taux d’intérêt, qui renchérirait la charge de notre endettement.

Ensuite, parce que les marchés financiers ont leur mot à dire dans nos choix de politiques publiques : si nous demandons à BlackRock ou Goldman Sachs de nous prêter de l’argent pour embaucher massivement des médecins et des chercheurs, pensez-vous qu’ils accepteront ? Il faut donc s’affranchir de cette dépendance pour réaliser les investissements considérables dont nous aurions besoin.

Budget : Bercy prolonge en catimini la cure d’austérité en gelant 9 milliards d’euros de crédits supplémentaires

Comment ?

L’urgence, c’est d’embaucher massivement dans les services publics : nous avons besoin de recruter des enseignants, des soignants, des chercheurs, des juges, etc. Les gouvernements successifs ne font qu’entretenir une forme de misère des services publics, qui tire toute la société vers le bas et fait le lit de l’extrême droite. Le danger est bien de continuer à dévitaliser le pays.

Mais il est évidemment exclu de se tourner vers les marchés pour financer les embauches dont je parle. Il nous faut créer un fonds ad hoc pour le développement des services publics, qui se refinancerait auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Ce refinancement se ferait soit de manière directe (si le fonds se dote du statut d’établissement financier), soit en passant par exemple par la Caisse des dépôts, qui peut aujourd’hui parfaitement recevoir de l’argent de la BCE.

Publié le 14 avril 2025

Cyprien Boganda l Humanité 

Actualités

Derrière « l’état d’urgence budgétaire » : l’austérité..

L’éditorial de Pierre-Henri Lab/ Humanité du 15 avril 2025  

Combien de postes en moins à l’hôpital, au risque d’allonger les temps d’attente des patients aux urgences ? Combien d’enfants en difficulté scolaire parce que leur professeur absent n’est pas remplacé, ou parce que les élèves sont trop nombreux dans leur classe ?

Combien de demandeurs d’emploi privés d’indemnités, contraints d’accepter un travail précaire et mal payé ? Combien de fins de mois toujours plus difficiles pour les travailleurs comme les retraités ? En annonçant une réduction de 40 milliards d’euros des dépenses publiques en 2026, le gouvernement s’apprête à dégrader encore la qualité des services publics et à appauvrir la population.

Pour justifier ce choix, le ministre de l’Économie Éric Lombard pointe le recul de sa prévision de croissance de 0,9 % à 0,7 % pour cette année, provoqué par la guerre commerciale de Donald Trump. Indéniablement, celle-ci risque d’entraîner une réduction des recettes fiscales, mais les politiques austéritaires ne datent pas d’aujourd’hui : elles abîment le pays depuis 1983.

Le seul budget 2025 prévoit 50 milliards d’euros de coupes, auxquelles se sont ajoutés 5 milliards d’euros de gels de crédits la semaine dernière, sans que cela donne lieu à un débat au Parlement.

Pour faire avaler la pilule, le premier ministre convoque ce mardi une conférence sur les finances publiques afin, dit-il, de sensibiliser les Français « aux pathologies » du pays. En réalité, le chef de la coalition des battus aux dernières élections législatives cherche à poursuivre la politique que les Français ont massivement rejetée dans les urnes.

Il a d’ores et déjà écarté l’hypothèse d’une hausse des impôts pour les plus riches et celle d’une remise à plat des aides publiques aux entreprises. François Bayrou veut faire adopter le budget 2026 avec un minimum de débat et sans vote en recourant au 49.3. La conférence vise donc à s’assurer qu’il ne se trouvera aucune majorité pour voter la censure. Quand il parle de proclamer l’« état d’urgence budgétaire », Éric Lombard ne se trompe pas.

Qui dit « état d’urgence » dit, en effet, suspension de la démocratie.

L’HUMANITE : Le média que les milliardaires ne peuvent pas s’acheter

 

International

Donald Trump, le Japon et la Corée du Sud….
Donald Trump, le Japon et la Corée du Sud….

Donald Trump en guerre commerciale : le Japon et la Corée du Sud se rapprochent de la Chine

Face à la menace que constituent les nouveaux droits de douane états-uniens, en Asie, les alliances régionales se modifient sous la tutelle du géant économique chinois.

À Tokyo, la nuit, le quartier de Shinjuku brille de mille feux, publicitaires sur les façades des immeubles. Mais, ce 27 mars, ce sont les petits écrans, à hauteur d’homme, qui attirent les regards d’une foule incessante. Ils diffusent un journal télévisé, avec une présentatrice parfois masquée par des vidéos de Donald Trump.

Quelques heures auparavant, le président états-unien annonçait ses « tarifs » généralisés sur l’automobile. De quoi faire trembler les nombreux constructeurs de l’archipel, et leurs travailleurs, dont la production compte pour 8 à 10 % de l’économie japonaise. Dans le détail, le pays exporte environ un véhicule sur trois vers Washington, ce qui représente 16 % des importations automobiles des États-Unis.

D’où un excédent commercial de 68,5 milliards de dollars en 2024, qui irrite l’ administration Trump : le 31 mars, le bureau du représentant américain au Commerce allait encore plus loin en « exhortant le Japon à supprimer un large éventail d’obstacles aux exportations américaines ».

D’habitude très docile, l’ultralibéral premier ministre Shigeru Ishiba a avoué, le 27 mars, que les mesures de Donald Trump étaient « très difficiles à comprendre ». Il a, en outre, annoncé la création d’un millier de « guichets de consultation » pour aider les constructeurs touchés par cette offensive douanière, tout en promettant de « réclamer avec force l’exemption du Japon » à son homologue américain.

Les ennemis de mes amis sont mes amis

La même inquiétude ceint les constructeurs et officiels sud-coréens, dont les véhicules représentent 15 % des importations états-uniennes. Plus petit pays que ses voisins chinois et japonais, la Corée du Sud tient à garder sa place de sixième producteur automobile mondial. Alors, pour se prémunir d’une catastrophe industrielle, Séoul et Tokyo en appellent à Pékin.

Les ministres de l’Industrie ou du Commerce des trois meilleurs ennemis se sont retrouvés en urgence, dimanche, dans la capitale sud-coréenne, pour « poursuivre les discussions en vue d’accélérer les négociations vers un accord de libre-échange trilatéral complet » pour « créer un environnement commercial prévisible, stabiliser les chaînes d’approvisionnement », ont-ils annoncé dans des communiqués.

La Chine, « première menace mondiale » selon l’ administration Trump, est aussi le premier fabricant de voitures du globe. Depuis l’investiture de Donald Trump, le Parti communiste chinois s’affaire pour amortir les conséquences d’une guerre commerciale. Après une convocation du bureau politique par Xi Jinping fin janvier, le président chinois a convié mi-février plusieurs dirigeants de grandes entreprises comme Jack Ma (Alibaba), Wang Chuanfu (BYD) ou Lei Jun (Xiaomi) au palais du Peuple.

Avec ses nouvelles taxes sur l’acier et l’aluminium, Donald Trump lance la 3e charge de sa guerre commerciale

De plus, Pékin presse pour conclure une nouvelle version de l’accord de libre-échange Asean-Chine, qui permettrait encore plus d’échanges dans les domaines des nouvelles technologies – véhicules électriques compris – avec les pays d’Asie du Sud-Est. C’est dans ce cadre que Xi Jinping se rendra en avril au Vietnam, au Cambodge et en Malaisie. Pékin, Tokyo et Séoul ont enfin appelé à élargir le partenariat économique régional global (RCEP) à d’autres États.

La frénésie protectionniste de Washington crée de nouvelles alliances, aussi baroques soient-elles.

Publié le 2 avril 2025

Axel Nodinot,  journal Humanité 

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Lu dans L’HUMANITÉ: Donald Trump, le Japon et la Corée du Sud….

Donald Trump en guerre commerciale : le Japon et la Corée du Sud se rapprochent de la Chine

Face à la menace que constituent les nouveaux droits de douane états-uniens, en Asie, les alliances régionales se modifient sous la tutelle du géant économique chinois.

À Tokyo, la nuit, le quartier de Shinjuku brille de mille feux publicitaires sur les façades des immeubles. Mais, ce 27 mars, ce sont les petits écrans, à hauteur d’homme, qui attirent les regards d’une foule incessante. Ils diffusent un journal télévisé, avec une présentatrice parfois masquée par des vidéos de Donald Trump.

Quelques heures auparavant, le président états-unien annonçait ses « tarifs » généralisés sur l’automobile. De quoi faire trembler les nombreux constructeurs de l’archipel et leurs travailleurs, dont la production compte pour 8 à 10 % de l’économie japonaise. Dans le détail, le pays exporte environ un véhicule sur trois vers Washington, ce qui représente 16 % des importations automobiles des États-Unis.

D’où un excédent commercial de 68,5 milliards de dollars en 2024, qui irrite l’ administration Trump : le 31 mars, le bureau du représentant américain au Commerce allait encore plus loin en « exhortant le Japon à supprimer un large éventail d’obstacles aux exportations américaines ».

D’habitude très docile, l’ultralibéral premier ministre Shigeru Ishiba a avoué, le 27 mars, que les mesures de Donald Trump étaient « très difficiles à comprendre ». Il a, en outre, annoncé la création d’un millier de « guichets de consultation » pour aider les constructeurs touchés par cette offensive douanière, tout en promettant de « réclamer avec force l’exemption du Japon » à son homologue américain.

Les ennemis de mes amis sont mes amis

La même inquiétude ceint les constructeurs et officiels sud-coréens, dont les véhicules représentent 15 % des importations états-uniennes. Plus petit pays que ses voisins chinois et japonais, la Corée du Sud tient à garder sa place de sixième producteur automobile mondial. Alors, pour se prémunir d’une catastrophe industrielle, Séoul et Tokyo en appellent à Pékin.

Les ministres de l’Industrie ou du Commerce des trois meilleurs ennemis se sont retrouvés en urgence, dimanche, dans la capitale sud-coréenne, pour « poursuivre les discussions en vue d’accélérer les négociations vers un accord de libre-échange trilatéral complet » pour « créer un environnement commercial prévisible, stabiliser les chaînes d’approvisionnement », ont-ils annoncé dans des communiqués.

La Chine, « première menace mondiale » selon l’ administration Trump, est aussi le premier fabricant de voitures du globe. Depuis l’investiture de Donald Trump, le Parti communiste chinois s’affaire pour amortir les conséquences d’une guerre commerciale. Après une convocation du bureau politique par Xi Jinping fin janvier, le président chinois a convié mi-février plusieurs dirigeants de grandes entreprises comme Jack Ma (Alibaba), Wang Chuanfu (BYD) ou Lei Jun (Xiaomi) au palais du Peuple.

Avec ses nouvelles taxes sur l’acier et l’aluminium, Donald Trump lance la 3e charge de sa guerre commerciale

De plus, Pékin presse pour conclure une nouvelle version de l’accord de libre-échange Asean-Chine, qui permettrait encore plus d’échanges dans les domaines des nouvelles technologies – véhicules électriques compris – avec les pays d’Asie du Sud-Est. C’est dans ce cadre que Xi Jinping se rendra en avril au Vietnam, au Cambodge et en Malaisie. Pékin, Tokyo et Séoul ont enfin appelé à élargir le partenariat économique régional global (RCEP) à d’autres États.

La frénésie protectionniste de Washington crée de nouvelles alliances, aussi baroques soient-elles.

Publié le 2 avril 2025

Axel Nodinot ,Journal l Humanité

Actualités

Face à l’agression trumpiste, développer en commun la France, l’Europe, le monde par les services publics et l’emploi-formation

 

 

                                                                                                                               Commission économique du PCF

                  Face à l’agression trumpiste, développer en commun la France, l’Europe, le monde par les services publics et l’emploi-formation

Un fauve blessé devient dangereux !

Donald Trump annonce la « libération » des États-Unis en imposant des droits de douane particulièrement lourds sur les importations de produits européens, et plus encore sur ceux qui viennent de Chine.

Le but de ce chantage : raffermir la domination de l’impérialisme américain en un moment où elle est contestée par les BRICS et le « Sud global », où les délocalisations opérées par ses multinationales ont fragilisé sa base industrielle et sociale auprès de son peuple. L’Oncle Sam, figure du grand capital, veut consacrer toute son énergie à affronter la Chine, mais n’a plus les moyens financiers de tenir tous les fronts.

Parce qu’il n’est plus sûr de sa force, il est obligé de la montrer.

La clé de cette stratégie : le dollar, son hégémonie sur l’économie mondiale, son « exorbitant privilège » qui permet à Wall Street d’assécher les capitaux du monde entier pour venir sauver la rentabilité des multinationales étatsuniennes. Trump et ses conseillers n’en font pas mystère : leur guerre commerciale vise à imposer à leurs partenaires une baisse du cours du dollar, nécessaire pour inonder nos pays avec le made in US, tout en préservant son statut de monnaie commune mondiale de fait. Les Européens, tout particulièrement, sont sommés d’apporter leurs capitaux pour financer les dépenses d’armements des États-Unis et les avancées technologiques monopolistes des GAFAM : « achetez des Bons du Trésor US à 100 ans, voire perpétuels ! ». Chantage auquel se joint le camp de la capitulation par les voix de Ursula von der Leyen et ChristineLagarde.

Comment mettre en échec la guerre commerciale voulue par Trump ? Pas en allant au-devant de ses désirs et en s’enfonçant dans une « économie de guerre ». Mais en mettant le paquet sur ce qui doit faire la force de notre économie et de celles des autres pays européens, les capacités créatives des hommes et des femmes. Notre but commun doit être de relever les défis humains de la mal-vie, de l’emploi et de la pauvreté, les défis écologiques et climatiques.

Nos économies sont malades ? Plutôt que se couper un bras, de s’aliter, ou de demander au voisin des béquilles, « les malades ont besoin d’exercice », d’activité et de se muscler : développer les capacités humaines équipées : dépenses humaines et sociales en priorité, de façon massive ― emploi, éducation, formation tout au long de la vie ―, l’investissement matériel les accompagnant et non l’inverse ; œuvrer à un nouvel ordre économique (et politique) international.

Cela signifie mettre fin à l’austérité. Sous le poids des réalités, la conscience de cette exigence fait son chemin jusque chez les dirigeants allemands ou chez Mario Draghi ; mais ils en profitent pour appeler à renforcer encore notre dépendance envers les marchés financiers.

Et tendons la main à tous les peuples du monde, y compris le peuple des Etats-Unis, qui souffre lui aussi. Les forces existent, en Europe et dans le monde, pour imposer pacifiquement une alternative : mobiliser la création monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) dans un fonds de développement des services publics, abaisser le coût les crédits bancaires d’autant plus que les investissements matériels et de RD qu’ils financent développent l’emploi, la formation en commun et diminuent les émissions de GES ; pénaliser les investissements qui détruisent l’emploi, la planète et les exportations de capitaux pour la spéculation ou pour les suppressions d’emploi.

Mettre en commun les forces des pays du Nord et du Sud en créant une monnaie commune mondiale de coopération, alternative au dollar-US, pour apporter aux 8 milliards d’habitants de la planète les fonds dont ils ont besoin pour déployer pleinement leurs capacités et relever le défi climatique. Revoir les règles de libre-échangisme, non pour se refermer mais pour développer les Biens communs de l’humanité (climat, eau, énergie, emploi, services publics, culture, démocratie…) et aller vers un partage des technologies. C’est dans ce sens qu’il faut transformer l’ordre économique, monétaire et financier international. Nous appelons à une conférence financière mondiale pour une monnaie commune mondiale de coopération et une réforme profonde du FMI.

C’est cette cohérence politique qu’il faut affirmer avec le sang-froid et la détermination qu’exigent l’agression trumpiste et la menace de l’extrême-droite chez nous.

Elle implique d’agir sur la BCE, les banques et les entreprises, en prenant appui sur les mobilisations sociales et les exigences citoyennes, pour qu’elles entrent dans une autre relation avec la société et s’engagent sur ce chemin de progrès.

3 avril 2025

Actualités

Marine Le Pen, martyre et déni

« L’Humanité » titre « mains sales, tête basse » en Une ce mardi 1er avril.

 

Marine Le Pen, martyre et déni

 

Il fallait s’y attendre, la veille, elle faisait mine ne pas croire que les juges appliqueraient leurs réquisitions sévères, certes, à la mesure du système de papa «de détournement d’argent public » pour financer le FN, au début des années 2000, avec le salaire versé par l’Europe à une cinquantaine d’assistants fictifs d’eurodéputés qui n’y avaient jamais mis les pieds !

Ce sont les cadres du parti d’extrême-droite d’alors qui ont été les plus sanctionnés car à l’origine d’un système volontairement élaboré de détournement d’argent public d’envergure. Aurait-il fallu que la justice ferme les yeux et du coup, fasse un cadeau à une candidate à la présidentielle et sous-estime la nature et l’ampleur du scandale ? Impensable.

Imaginons ce qu’on aurait entendu du RN si un autre parti politique  s’était trouvé dans la même situation ? Aucune concession de la part des «modèles» auto-proclamés « têtes hautes et mains propres ».

  A Toulon, à la même époque, le FN prenait le pouvoir à la suite d’Arreckx (UDF), de ses scandales et de ses fréquentations avec le grand banditisme   « l’homme fort » du département pendant d’une trentaine d’années qui l’ont conduit aux Baumettes. Au 2è tour des législatives de 1988 il avait passé un accord avec le FN pour laisser la circonscription d’Hyères à Yann Piat, filleule de J.M Le Pen, qui avait rejoint l’UDF, contre le retrait de tous les candidats Fn qualifiés. Elle avait rejoint l’UDF en 1988. Elle fut assassinée en février 1994 à Hyères. Il reste toujours des zones d’ombre

La liste RN des époux Le Chevallier, couverte de corruptions en tous genres, a éclaté à mi-parcours en trois clans et fut battue.

On ne compte plus les déboires de candidats présidentiables, comme F. Fillon, voire de présidents, comme N. Sarkozy, aujourd’hui, en plein désarroi, condamné pour avoir été associé à Khadafi pour financer son budget de campagne 2012. Et qui dit continuer de vouloir prouver le contraire ? Citons encore un varois, successeur d’Arreckx et aux mêmes fonctions, Hubert Falco, rendu inéligible par son affaire minable de repas et entretien payés par le conseil départemental, dont il ne fait plus partie, passe le 30 avril en cassation.

Avec la même colère, la même énergie Marine Le Pen  pense avoir atteint un niveau élevé (33% des exprimés au 1er tour) qui en faisait une très sérieuse locataire de l’Elysée, dans deux ans. Elle en a fait  son but depuis que son père avait accédé au second tour de la présidentielle de 2002  et qu’il lui a promis qu’elle lui succéderait.

Elle partageait depuis longtemps tous les secrets du clan familial Le Pen qui gère à son nom les dons destinés au parti. Il fait partie des millionnaires et vit dans une demeure cossue à Saint-Cloud. Sans le moindre complexe vis-à-vis d’un électorat très éclectique attirant une partie de la classe ouvrière, bien que très attachée à la place du capital La banalisation privé et des capitalistes les plus riches dont ils partagent les buts, les idées et les pratiques totalitaires.

Ainsi de Trump, président des E.-U. Qui s’occupe d’abord des juges et ensuite de leur fidélité, du moins d’une majorité. Il a beaucoup plus de refus d’obtempérer qu’il ne le pensait…Bardella a dû raccourcir son séjour récent à Washington, invité à une réunion avec le président, les saluts nazis étaient de la fête, menaces sur Zelenski qui dépend de Trump, le RN ne veut pas se couper de l’Ukraine, par opportunisme, possessions délirantes de territoires ici et là décidés sans avis des propriétaires et avec soutien du RN. Et de leurs électeurs.

Même volonté de réduire les immigrants et leurs droits. En  France, droite(en partie) et extrême-droite sont main dans la main pour faire échec« au grand remplacement»  notre menace principale à leurs yeux et vise le monde arabo-musulman notamment. Ils ne supportent pas, même en baissant la voix : l’étranger, l’autre, l’égalité entre tous, celle entre les hommes et les femmes, l’internationalisme, la lutte des classes, les droits de l’Homme,...Bardella revient d’Israël où il a encensé  Netanyhaou, le génocidaire des Palestiniens. Lui, Bardella représente un parti crée par un antisémite et deux SS ! Ce qui ne l’empêche pas d’admirer le grand-père de sa compagne, J.M Le Pen.

A Fréjus, son grand copain, David  Rachlid, sénateur-maire, vice-président du RN est appelé le 30 septembre au tribunal correctionnel de Draguignan pour des plaintes de gestion publique très graves et des détournements de fonds…

Laure Lavalette, porte-parole RN à l’assemblée nationale députée de Toulon et candidate au poste de maire de Toulon, s’est montrée hier sur BFM-tv très décidée à suivre sa patronne gonflée à bloc, pour peser sur son « appel » -à faible chance-, est-ce pour faire plaisir à ses destinataires, alors qu’elle a traité son jugement de « politique ??

Ce n’est pas en criant au complot ou/et en occupant l’Elysée que le pays va sortir de l’impasse où on se trouve et que les vociférations de la condamnée lui donneront le droit d’occuper l’espace médiatique pour insulter la Justice et sa magistrature.

René Fredon

https://www.huffingtonpost.fr/politique/article/l-humanite-detourne-un-vieux-slogan-du-fn-pour-sa-une-sur-la-condamnation-de-marine-le-pen_248212.html

 

 

 

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