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QUI VEUT VRAIMENT UNE JUSTICE EFFICACE ?

 

QUI VEUT VRAIMENT UNE JUSTICE EFFICACE ?

À chaque affaire judiciaire qui bouleverse le pays, le même scénario se répète. L’émotion est immense, la colère est légitime, les questions fusent : pourquoi cette personne n’était-elle pas en prison ? Pourquoi cette plainte n’a-t-elle pas été traitée plus vite ?

Pourquoi cette victime n’a-t-elle pas été davantage protégée ? Puis viennent les coupables désignés : le juge, le procureur, le greffier, le magistrat qui aurait commis une erreur. Et bien sûr, les éternels « juges rouges » que certains responsables politiques ressortent régulièrement du placard dès qu’une décision ne leur convient pas.

Pourtant, derrière chaque défaillance individuelle éventuelle, une question bien plus dérangeante se pose : dans quelles conditions la justice française exerce-t-elle aujourd’hui ses missions ? Car il est toujours facile d’accuser une institution que l’on prive depuis des années des moyens nécessaires à son fonctionnement.

Depuis longtemps, les gouvernements successifs multiplient les annonces, les plans d’action, les circulaires et les priorités affichées. À chaque drame, une nouvelle urgence est proclamée : violences intrafamiliales, protection des femmes, protection des enfants, narcotrafic, sécurité routière…

Priorité à ceci, priorité à cela. Mais une priorité sans moyens supplémentaires n’est souvent qu’une ligne de plus dans une circulaire. Lorsqu’un magistrat, un procureur ou un greffier gère déjà des centaines de dossiers, lui annoncer cinq nouvelles priorités ne crée pas une sixième journée dans la semaine.

La réalité est têtue. La France consacre environ 0,20 % de son PIB à la justice, contre 0,28 % en médiane européenne. Elle compte 3,2 procureurs pour 100 000 habitants, contre 11,2 en médiane européenne. Elle compte 11,3 juges professionnels pour 100 000 habitants, contre 21,9 en moyenne européenne. Autrement dit, nous exigeons de notre justice qu’elle soit plus rapide, plus présente, plus protectrice, plus réactive que jamais, tout en lui donnant des moyens qui restent nettement inférieurs à ceux de nombreux pays comparables.

Oui, le budget de la justice a augmenté ces dernières années. Mais cette hausse a surtout permis de rattraper une partie du retard accumulé au fil des décennies, notamment après les années Sarkozy, pourtant souvent présentées comme celles de l’autorité et du respect de l’institution judiciaire. La France demeure encore loin des standards européens.

Et sur le terrain, les chiffres budgétaires abstraits ne changent rien lorsque les effectifs restent insuffisants, que les audiences s’accumulent et que les dossiers s’empilent.

Les conséquences sont visibles partout : aux prud’hommes, des salariés attendent parfois plus d’un an avant qu’une affaire soit tranchée ; dans les affaires familiales, certaines décisions concernant des enfants, des pensions alimentaires ou des séparations conflictuelles mettent des mois à arriver ; les juges des enfants, chargés des situations les plus sensibles, travaillent eux aussi sous tension ; au pénal, victimes et prévenus attendent parfois très longtemps avant qu’un dossier soit examiné ; dans les juridictions commerciales, certaines procédures peuvent s’enliser pendant des années.

Et chez nous, dans le Var, cette réalité n’a rien d’abstrait. À Toulon, le palais de justice attend depuis des années une rénovation et une extension devenues indispensables. Les juridictions demeurent réparties sur plusieurs sites et les locaux actuels sont eux-mêmes décrits officiellement comme vétustes et dysfonctionnels.

Pourtant, malgré tout cela, le système tient encore grâce à l’engagement quotidien de magistrats, de greffiers, d’éducateurs, d’avocats et de personnels administratifs qui tentent de faire fonctionner la machine judiciaire dans des conditions souvent difficiles.

Alors oui, il existe parfois des erreurs individuelles ; oui, certaines décisions peuvent être contestées ; oui, certaines fautes doivent être reconnues et sanctionnées. Mais réduire les difficultés de la justice française à quelques individus désignés à la vindicte publique relève de la facilité politique.

Et il y a dans tout cela une contradiction assez spectaculaire. Certains responsables politiques se présentent comme les plus ardents défenseurs de l’autorité, de l’ordre et de la Justice avec un grand J. Pourtant, les mêmes nous offrent régulièrement un concert de casseroles judiciaires : emplois fictifs, financements douteux, conflits d’intérêts, détournements de fonds publics, affaires de favoritisme ou de corruption. Quand la justice poursuit leurs adversaires, elle est exemplaire. Quand elle s’intéresse à eux ou à leurs proches, elle devient soudainement partiale, idéologique ou politique.

Cette conception variable de l’État de droit n’est pas celle de la République.

Une démocratie solide ne se construit pas contre la justice. Elle se construit avec une justice forte, indépendante, respectée et correctement dotée. La sécurité n’est pas seulement une affaire de discours. C’est aussi une affaire de magistrats, de procureurs, de greffiers, d’éducateurs, de personnels administratifs, de locaux adaptés et de délais raisonnables.

Une République qui veut réellement protéger ses citoyens doit donner à sa justice les moyens de rendre la justice. Le reste n’est souvent que communication.

Pour un front républicain seynois

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🎵 Chanson du jour : Les Copains d’abord — Georges Brassens.

 

Parce qu’à force de voir certains politiques protéger les leurs avant de défendre la justice, le choix s’imposait presque.

#Justice #Toulon #Var #LaSeyneSurMer #République

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Les manipulations de l’info, parlons-en ?

                                                              Les manipulations de l’info, parlons-en ?

Qui ne se pose pas la question et même la réponse : on baigne dedans, depuis des lustres et sur tous les terrains ! L’idéologie dominante n’est-ce pas, certes mais c’est vite dit, pour beaucoup qui cautionnent et partagent ce qu’on leur dit ou écrit selon la source.

Par exemple, Macron qui rentre du Monténégro, l’un des cinq Etats de l’ex-Yougoslavie. Il dit qu’il y est allé « pour développer une coopération dans la lutte contre les manipulations de l’information…» Pardi, il connait ça. Juste pour appuyer leur demande d’entrée dans l’UE, divisée et affaiblie, et renforcer la défense coordonnée par l’OTAN en mauvaise passe qui prétend nous protéger de la Russie.

Stratégie déterminée qu’ils ont décidé de financer et de muscler, nos militaires sont déjà présents à la frontière de la Russie à  l’Ukraine. Comme c’est aussi le cas en Pologne, en Roumanie…dans les Pays-Bas en accord avec l’Angleterre et l’Allemagne encore plus proches des E-U tels qu’ils évoluent dans un monde qui tend au multilatéralisme et non plus aux impérialismes des siècles passés.

 

Ce sont les peuples, saturés de leurs privations accentuées et imposées, ils sont, eux, parmi les victimes des guerres et en paient le coût au prix fort. Par contre c’est une aubaine pour les investisseurs dans le matériel militaire et dans d’autres domaines. On est déjà en pleine austérité pour des temps indéfinis angoissants, aux enjeux humains considérables. Les inégalités se creusent comme jamais, au seul bénéfice des milliardaires et des très riches. Ce n’est pas un hasard mais le résultat des choix politiques au service du capitalisme et de sa dérive néo-fasciste qui nous menace sérieusement.

On ne nous dit pas tout. VM écrit que l’UE bouscule les géants du e.commerce et a décidé d’une taxe de 3 euros sur les colis en provenance d’entreprises hors de l’Europe, la Chine, par exemple. Ce n’est pas un scandale, ni un mensonge, ni un hasard. Mais si l’UE croit que la Chine va se sentir touchée et que son économie va en pâtir, on nous désinforme plutot que de chercher des accords « gagnant-gagnant » et d’en finir avec les silences devant les génocides en cours, on se moque de nous. Ils nient le rôle de l’ONU paralysé tandis que les Etats « aidés » par les E-U font allégeance à celui qui se prend pour le maître du monde.

 

Ce jeudi matin aux infos de France-musique, le journaliste de service, d’un ton neutre, nous lit son info ainsi résumée : « Trump attend que la guerre au Moyen-Orient soit finie pour s’occuper de Cuba », comme il s’est occupé du Vénézuéla et de son président légitime! Une info qui circule depuis longtemps, sur les médias publics et privés, ici elle est banalisée sans émotion, sans réaction, comme si des actes de cette nature étaient défendables et conformes au droit international. C’est ça l’objectivité, la liberté d’expression ?

Il n’y a rien de républicain à ce que le droit particulier d’un chef d’Etat, fût-il des E-U, puisse mettre le feu au monde depuis qu’il est au pouvoir. Les médias porte-parole du camp dominant, le grand patronat, les très riches, la droite et le RN l’aident de fait par leur fidélité et leur convergence idéologique assumées, prêts à prendre le pouvoir comme le monde l’a subi dans les années trente du siècle dernier, par la capitulation des « élites » au pouvoir en Europe (1)

Aujourd’hui on nous prépare à la « guerre moderne », celle qui tue toujours autant sinon plus, par les drones, les missiles et avions furtifs. Finis les fantassins, les troupes au sol et même les pilotes et les chars d’assaut ? Les stratégies conçues par l’IA, un miracle ?…Pas vraiment.

On voit ce que ça donne, Trump-le-messie ne sait plus comment sortir du piège de son blocage du détroit d’Ormuz, de son échec en Iran et du volcan qu’il a réveillé au Moyen-Orient et bien au-delà, par les conséquences directes pour l’ensemble du monde, privé d’énergies et d’alimentation à une grande échelle par l’inflation et les jeux de bourse, la perte de pouvoir d’achat des plus modestes confrontés aux pénuries pendant que les ultra-riches s’enrichissent toujours.

Qui va payer les coûts exorbitants de ces armes et de ces destructions humaines et matérielles ? L’expert et conférencier Thierry Berthier nous éclaire : « de l’ordre de 20 000 euros piècepour le droneet de 2 à 4 millions pour un seul missile« (1)

il n’y a plus qu’à faire l’addition…colossale !

 

Récent débat au sénat sur les propositions de Macron concernant le budget de la défense. La droite LR voulait 50 mds supplémentaires et la ministre 36 mds jusqu’à 2030, en portant à 436 milliards d’euros les dépenses militaires prévues d’ici la fin de la décennie, soit 36 milliards supplémentaires par rapport à la dernière loi de programmation (2023). Insuffisant, pour les sénateurs LR qui plaidaient pour porter cet effort à 50 milliards d’euros.e .C’est ce qu’ils appellent « l’effort de guerre ». Pour qui ?

Autre exemple des manipulations de l’info: le logement social et le préfet

 

Le préfet du Var y voit « une année-record…pour rattraper le retard !  »Aurait-il de l’humour ? Comme tous les préfets il essaie d’obtenir des maires de faire, là aussi, un effort pour construire un peu plus de logements sociaux. Quand on a, dans le Var mais pas que, une très forte majorité de maires de droite, du centre et d’extrême-droite qui, par principe, en veulent moins, il ne faut pas se faire d’illusion mais savoir pourquoi il y a blocage volontaire.

« On est très au-dessus des 2 000 logements sociaux agrées en moyenne par an, le meilleur chiffre depuis 2018…  » Agrées, ça ne veut pas dire « réalisés  » mais depuis les CMS (contrats de mixité sociale) pour faire du logement locatif plus varié selon les catégories sociales, Les gouvernements Macron veulent diversifier pour mieux réduire les logements sociaux qui s’adressent aux plus modestes et ne rapportent qu’aux investisseurs privés. Seulement voilà, dans le Var, 70% des familles sont éligibles à un logement social de qualité et financièrement accessible. Ces maires préfèrent payer des amendes, aux frais de la collectivité, pour non respect de la loi SRU (solidarité renouvellement urbain. Ces populations ne les intéressent pas, pour ces élus, le logement doit être privé, même le locatif.

 

Ils disent que le Var est très attractif et le foncier trop cher pour construire du « social », voyons…ou que leurs électeurs ne veulent pas de cité populaire malfamée et souvent de familles d’origines multiples.

 

Le préfet a fait le lien entre logement et défense.Il s’est réjoui que « l‘effort inédit de défense..-incluant le 2è porte-avions- .et la révolution de la dronisation auront un impact économique et démographique à l’échelle de la métropole toulonnaise et du département…ajoutant que ce développement économique doit impérativement s’accompagner d’une polique ambitieuse de création de logements sociaux et d’équipements aux besoins d’accueil et préserver l’équilibre du territoire. C’est une question de souveraineté nationale. »

 

Le messager de Macron a conclu par « l’effort de guerre » qui nous est imposé et qui nous ouvrirait des perspectives mirobolantes…si on se laisse manipuler.

 

Et dire que Macron, en 2017, ne voulait plus voir de sans-abri dans les rues…

 

 

René Fredon

 

 

(1) https://mail01.orange.fr/appsuite/#!&app=io.ox/mail&folder=default0/INBOX

 

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L’écologie vraiment et pas du jardinage municipal !

Les cigales vont bientôt faire ce qu’elles savent faire de mieux : offrir à nos étés varois leur bande-son officielle. Mais du côté des oiseaux, le concert semble perdre des pupitres.

Et cette fois, ce n’est pas une affaire de poésie champêtre : c’est un signal d’alarme écologique.
La Ligue pour la Protection des Oiseaux vient de publier son Baromètre de l’avifaune 2026. Le constat est préoccupant : en France, les populations d’oiseaux communs ont diminué d’environ 18 % en vingt-cinq ans. Derrière ce chiffre se cachent des millions d’oiseaux qui ont disparu de nos villes, de nos campagnes, de nos jardins et de nos paysages.

Bien sûr, tout n’est pas sombre. Certaines espèces ont pu être sauvées grâce à des politiques de protection ambitieuses : les cigognes blanches, plusieurs rapaces ou encore certains vautours connaissent aujourd’hui une situation bien meilleure qu’il y a quelques décennies.

Cette bonne nouvelle prouve une chose essentielle : lorsque l’être humain décide réellement de protéger le vivant, cela fonctionne.
Mais dans le même temps, les oiseaux du quotidien poursuivent leur déclin. Hirondelles, martinets, moineaux, alouettes, mésanges et bien d’autres espèces familières deviennent moins nombreuses. Leur disparition est progressive, presque discrète. On ne s’en aperçoit pas forcément d’une année sur l’autre. Pourtant, lorsque l’on compare avec ce que l’on observait il y a trente ou quarante ans, le changement est saisissant.

À La Seyne-sur-Mer comme dans l’ensemble du Var, nous avons la chance de vivre dans un territoire encore remarquable pour sa biodiversité. Entre Janas, le cap Sicié, Fabrégas, les Sablettes, Tamaris ou Saint-Elme, les oiseaux font partie du paysage. Mais les tendances observées au niveau national et régional n’épargnent pas notre territoire.

Et il ne s’agit pas seulement de protéger quelques jolies plumes pour le plaisir des photographes ou des amoureux de la nature.
Les oiseaux jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes. Beaucoup régulent naturellement les populations d’insectes. D’autres participent à la dispersion des graines et donc au renouvellement de la végétation. Certains nettoient les milieux en consommant les carcasses. Tous participent, à leur manière, à l’équilibre général du vivant.

Quand les oiseaux disparaissent, c’est souvent que quelque chose ne va plus très bien ailleurs : moins d’insectes, moins de diversité végétale, moins d’habitats naturels, davantage d’artificialisation des sols, davantage de pollutions ou de perturbations liées au dérèglement climatique.

Beaucoup se souviennent aussi d’une époque où les pare-brise étaient couverts d’insectes après un trajet estival. Ce souvenir n’est pas une preuve scientifique à lui seul. Mais plusieurs études européennes ont depuis confirmé un déclin important des insectes volants. Moins d’insectes signifie moins de nourriture pour de nombreux oiseaux. Là encore, tout est lié.

Il faut aussi être lucide : sur nos littoraux méditerranéens, certaines espèces comme le goéland leucophée — notre fameux gabian — sont très présentes, parfois trop dans certains secteurs. Mais là encore, ce déséquilibre dit beaucoup de nous. Les goélands ont profité de nos déchets accessibles, de nos ports, de nos rejets alimentaires, de nos toitures et de notre manière d’occuper le littoral. Le problème n’est donc pas “l’oiseau contre l’humain”, mais une cohabitation mal organisée. Le gabian n’est pas le méchant de l’histoire. Il est parfois le miroir bruyant de nos propres négligences.

Face à cela, une commune n’est pas impuissante. Elle peut préserver les espaces naturels plutôt que les grignoter. Elle peut protéger les zones humides, maintenir les arbres remarquables, replanter des essences locales, conserver ou recréer des haies, limiter l’artificialisation des sols, mieux gérer les déchets, empêcher le nourrissage sauvage, adapter l’éclairage public pour moins perturber la faune nocturne, favoriser les nichoirs dans certains bâtiments publics et faire de ses parcs et jardins de véritables refuges pour la biodiversité.

Elle peut aussi sensibiliser les habitants et les écoles, car protéger le vivant commence souvent par apprendre à le connaître.
C’est sans doute la leçon principale de ce rapport : les oiseaux ne sont pas seulement des habitants de nos paysages. Ils sont des indicateurs de l’état de santé de notre environnement.

Protéger les oiseaux, ce n’est donc pas défendre une cause marginale. C’est protéger l’eau, les sols, les forêts, les zones humides, les espaces naturels, les paysages et, finalement, les conditions mêmes qui permettent à nos sociétés humaines de prospérer.
Le vivant fonctionne comme un immense chœur. Chaque espèce y tient sa partie. Lorsqu’un pupitre disparaît, la musique continue encore un peu. Mais elle devient moins riche, moins équilibrée, plus fragile.

Et lorsque trop de voix se taisent, c’est tout le concert qui finit par vaciller.

P.S. : Touche pas aux cigales. Mais prenons aussi le temps d’écouter le silence inquiétant des oiseaux…
Pour un front républicain seynois
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🎵 Chanson du jour : « Touche pas aux cigales » — Aïoli

#LaSeyneSurMer #Biodiversité #Oiseaux #Var #Vivant

Ecrit par Guy CALMES 

 

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VAR :Le logement est un droit !

 

Le préfet du Var vient d’adresser un message particulièrement clair à plusieurs communes du département : lorsque les obligations en matière de logement social ne sont pas respectées, l’État peut reprendre la main.
Droit de préemption, contrôle renforcé du foncier, reprise de la délivrance des permis de construire : les outils existent et le préfet indique désormais être prêt à les utiliser lorsque les blocages persistent.

La République ne s’applique pas à la carte. Elle ne peut pas être brandie !

Une telle annonce devrait nous interroger collectivement.

Car derrière ce qui pourrait apparaître comme un simple désaccord administratif entre l’État et certaines municipalités, il y a en réalité une question beaucoup plus concrète : celle de dizaines de milliers de familles qui cherchent aujourd’hui à se loger dignement.
Avant d’aller plus loin, une question mérite peut-être d’être posée.
Le préfet du Var serait-il devenu un dangereux révolutionnaire ? Un collectiviste forcené ? Un militant d’extrême gauche infiltré dans les services de l’État ?
Après tout, il ose défendre le logement social, rappeler l’existence de la loi SRU et envisager de faire respecter des obligations républicaines pourtant votées démocratiquement.

À moins que l’explication soit beaucoup plus simple.
À moins qu’il ne fasse tout simplement son travail de représentant de l’État.
À moins que le logement social ne soit pas une obsession de « gauchistes », mais un outil prévu par la loi de la République pour répondre à un besoin social bien réel.
À moins que les dizaines de milliers de demandes de logements en attente dans le Var finissent par constituer un problème suffisamment sérieux pour justifier autre chose que des slogans.

Dans le Var, près de 39 000 ménages attendent aujourd’hui un logement social. Des femmes seules avec enfants. Des retraités modestes. Des jeunes qui commencent leur vie active. Des salariés qui travaillent mais ne parviennent plus à suivre l’envolée des loyers du secteur privé. Des familles coincées dans des logements trop petits, trop chers, parfois indignes.
Et pourtant, malgré cette réalité, le logement social continue parfois d’être présenté comme un problème plutôt que comme une partie de la solution.

Il faut alors remettre quelques pendules à l’heure. Non, le logement social n’est pas synonyme d’immigration. Non, le logement social n’est pas synonyme de délinquance. Non, les habitants des logements sociaux ne sont pas des assistés, des profiteurs ou des menaces pour la société.

L’immense majorité des personnes qui vivent dans ces logements aspirent exactement à la même chose que tous les autres citoyens : travailler, élever leurs enfants, vivre paisiblement, participer à la vie de leur commune et disposer d’un logement adapté à leurs revenus.

Bien sûr qu’il existe des problèmes dans certains quartiers. Bien sûr qu’il existe des trafics, des violences, parfois des armes. Il serait absurde de le nier. Mais il est tout aussi absurde, et beaucoup plus dangereux politiquement, de faire croire que ces difficultés résument la réalité du logement social.

La réalité quotidienne, ce sont des enfants qui partent à l’école, des parents qui courent au travail, des personnes âgées qui comptent leur retraite, des jeunes qui essaient de prendre leur indépendance, des voisins qui s’entraident, des familles qui veulent simplement vivre normalement.

Et si l’on veut réellement lutter contre les difficultés, alors il faut faire exactement l’inverse de ce que proposent les marchands de peur.
Il faut rénover les logements dégradés. Il faut remettre de la présence humaine, du service public, de la médiation, de l’éducation populaire, de la culture, de la santé, des transports. Il faut cesser d’abandonner certains quartiers pendant des années pour venir ensuite expliquer, la main sur le cœur et le mégaphone dans l’autre, que « la République doit reprendre ses droits ».
La République ne revient pas seulement à coups de caméras, de coups de menton et de slogans sécuritaires. Elle se construit avec des logements dignes, des écoles dignes, des rues entretenues, des services publics accessibles, des associations soutenues et des habitants respectés.

La loi SRU impose à de nombreuses communes d’atteindre 20 ou 25 % de logements sociaux. Cette loi n’a pas été écrite pour punir les communes. Elle vise à éviter que certains territoires concentrent toutes les difficultés pendant que d’autres organisent tranquillement l’entre-soi social sous couvert de « cadre de vie ».
Et c’est là que l’on touche au comble.

Ce sont souvent les mêmes responsables politiques qui parlent sans cesse d’ordre, d’autorité, de République, de respect des règles et de fermeté. Mais lorsqu’il s’agit de respecter la loi sur le logement social, alors là, curieusement, la grande passion légaliste devient beaucoup plus souple.
La loi, oui. Mais surtout pour les autres.

Certaines communes préfèrent payer de lourdes pénalités plutôt que de respecter leurs obligations. Autrement dit, elles utilisent de l’argent public pour financer leur refus politique du logement social.

À La Seyne-sur-Mer, la situation n’est pas parfaite. La commune reste en dessous de l’objectif légal, avec environ 18,6 % de logements sociaux pour une obligation de 25 %. Mais elle est tout de même beaucoup plus proche de l’exigence républicaine que d’autres communes varoises.

À Six-Fours-les-Plages, le taux est voisin de 11 %. À La Valette-du-Var, il demeure également très inférieur à l’objectif légal. Et dans plusieurs communes de la ceinture toulonnaise, le retard accumulé n’est pas un détail : il pèse concrètement sur les familles qui cherchent un logement, sur les jeunes qui veulent rester vivre près de leur travail, sur les retraités modestes et sur les salariés que tout le monde applaudit lorsqu’ils rendent service à la société mais que l’on oublie lorsqu’il faut leur permettre de se loger dignement.
Soyons justes : à Six-Fours comme à La Valette, les nouvelles équipes municipales viennent d’arriver. Elles ne peuvent être tenues responsables à elles seules d’une situation héritée de plusieurs mandats.
Nous ne leur jetterons donc pas la pierre.

Bien au contraire.

Puisque leurs responsables se réclament régulièrement de l’ordre républicain, du respect des lois et de l’autorité de l’État, nous sommes certains qu’ils mettront toute leur énergie à rapprocher leurs communes des objectifs fixés par la loi SRU.
Nous ne doutons pas un instant que ces excellents républicains considéreront le respect d’une loi de la République avec la même exigence que celle qu’ils demandent aux autres citoyens.

Nous suivrons donc leurs résultats avec intérêt, curiosité… et, il faut bien l’avouer, une certaine impatience.
À La Seyne, nous avions déjà porté cette exigence dans nos publications et dans le programme Uni.e.s à gauche pour La Seyne-sur-Mer : produire du logement accessible, lutter contre l’habitat indigne, réhabiliter l’ancien plutôt que bétonner sans réfléchir, remettre sur le marché les logements vacants, favoriser la mixité sociale, protéger les espaces naturels et permettre à celles et ceux qui font vivre la ville d’y habiter encore.

Parce qu’une ville où seuls les plus aisés peuvent se loger n’est plus vraiment une ville. C’est une vitrine. Et une vitrine, c’est joli deux minutes, mais on ne vit pas derrière une vitre.
Le logement social n’est pas une faveur accordée à quelques-uns.
C’est un outil de justice sociale.

C’est ce qui permet à une aide-soignante, à un agent municipal, à une caissière, à un jeune apprenti, à une mère seule, à un retraité modeste, à un couple qui démarre dans la vie, de ne pas être expulsés symboliquement de leur propre territoire.
Et quand ces personnes peuvent vivre dans un logement digne, stable, adapté à leurs revenus, elles ne coûtent pas plus cher à la société. Elles y participent mieux. Elles travaillent mieux. Elles élèvent leurs enfants dans de meilleures conditions. Elles s’inscrivent dans la vie locale. Elles deviennent des voisins, des parents d’élèves, des bénévoles, des usagers des services publics, des citoyens à part entière.

 

Bref, elles font société.
Alors oui, parlons de sécurité.

Mais parlons aussi de cette sécurité fondamentale qui consiste à savoir que l’on pourra dormir ce soir dans un logement digne.
Parlons de la sécurité d’un enfant qui a une chambre pour faire ses devoirs.
Parlons de la sécurité d’une femme seule qui n’a pas à choisir entre payer son loyer et remplir le frigo.
Parlons de la sécurité d’un retraité qui n’est pas obligé de quitter la ville où il a vécu toute sa vie.
Parlons de la sécurité d’un jeune qui peut accepter un premier emploi sans être condamné à deux heures de trajet ou à un loyer impossible.

Le logement social n’est pas le problème.
Le problème, c’est le manque de logements accessibles.
Le problème, c’est la spéculation.
Le problème, c’est l’habitat indigne.
Le problème, c’est l’abandon de certains quartiers.
Le problème, c’est le discours de ceux qui transforment des familles modestes en boucs émissaires pour ne jamais parler des vrais choix politiques.

Une municipalité digne de ce nom ne trie pas ses habitants selon leurs revens les discours sur l’autorité et oubliée dès qu’elle impose un effort de solidarité.

Nous voulons une ville où l’on puisse vivre dignement, quel que soit son âge, son revenu, son quartier ou son parcours.
Une ville qui ne regarde pas les plus fragiles comme une gêne. Une ville qui comprend qu’aider les habitants à se loger, ce n’est pas faire preuve de faiblesse.

C’est faire preuve d’intelligence collective.
Et, accessoirement, de simple humanité.

🎵 « Les Mains d’or » de Bernard Lavilliers.

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Illustration réalisée à l’aide d’outils d’intelligence artificielle afin d’accompagner la réflexion proposée dans cette publication.

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Recherche urgente : sympathisants du Rassemblement national capables d’argumenter.

Recherche urgente : sympathisants du Rassemblement national capables d’argumenter.

Oui, vous avez bien lu.
Suite à de nombreuses observations réalisées dans leur milieu naturel — principalement Facebook, mais pas uniquement — nous lançons aujourd’hui un appel à témoins.

Nous recherchons des personnes répondant aux critères suivants :

* capables de développer une idée sur plus de trois lignes ;
* capables de répondre à un argument sans utiliser les mots « gauchiasse », « wokiste », « islamo-gauchiste », « bobo », « bien-pensance » ou « collabo » ;
* capables de discuter d’un sujet sans remonter systématiquement à Staline, Mao, Mitterrand, la CGT, Mai 68, ou à la préhistoire d’Homo sapiens ;
* capables d’éviter Homo erectus, certains semblant accorder au second mot une importance toute particulière et parfois excessivement virile ;
* capables de distinguer un fait, une opinion, une rumeur et une publication Facebook partagée par le cousin du voisin du beau-frère ;
* capables d’admettre qu’un problème complexe puisse avoir plusieurs causes et qu’une solution sérieuse puisse nécessiter davantage qu’un slogan.

Signes particuliers :

Ils ne commencent pas leurs phrases par « Ouvrez les yeux ».
Ils ne terminent pas leurs démonstrations par une rafale de points d’exclamation et trois émojis hilares.
Ils savent que répéter une affirmation n’est pas la même chose que la démontrer.
Ils savent qu’un lien Internet n’est pas automatiquement une preuve et qu’une vidéo TikTok n’est pas une thèse de doctorat.
Ils peuvent éventuellement citer une source sans que celle-ci comporte les mots « médias complices », « vérité cachée », « grand remplacement » ou « on nous ment ».

Je précise, avant que certains ne s’emballent, que je n’ai jamais affirmé que le Rassemblement national était un parti fasciste. Je n’ai jamais affirmé non plus que tous ses électeurs étaient des extrémistes.
J’entends même régulièrement qu’il s’agit désormais d’un parti respectable, républicain, intégré à la vie démocratique du pays, débarrassé de ses anciennes ambiguïtés et pleinement engagé dans le cadre institutionnel.

Très bien.

Mais alors, que cette respectabilité soit complète.
Elle devrait aussi passer par une reconnaissance claire, explicite et publique des horreurs, des abominations du passé, mais aussi des errances verbales, des ambiguïtés entretenues et des dérives plus récentes.

Elle devrait conduire à rejeter sans détour toute personne tenant ou relayant des propos racistes, antisémites, anti-LGBT, antiféministes, ou visant à exclure des citoyens de la communauté nationale en raison de ce qu’ils sont.

Elle devrait imposer le respect dû aux personnes précaires, aux sans-abri, aux travailleurs pauvres, à celles et ceux qui survivent plus qu’ils ne vivent, et qui ne sont certainement pas des « assistés », mais les premières victimes d’un système profondément injuste.
Elle devrait aussi conduire leurs députés à ne pas se prétendre proches du peuple tout en refusant les votes qui permettraient un rééquilibrage plus juste des richesses dans notre pays.

On ne peut pas parler au nom des oubliés le dimanche sur les marchés, puis protéger les puissants le mardi dans l’hémicycle.
Nous n’aborderons même pas ici les arrangements parfois très souples avec la légalité dans les trop nombreuses affaires politico-financières. Chaque chose en son temps : il ne faudrait pas épuiser le lecteur dès le petit-déjeuner.

Elle devrait encore permettre de regarder lucidement l’histoire politique de ce courant : les ratonnades, les violences de rue, les complaisances anciennes avec les nervis d’extrême droite, et la persistance de certaines passerelles idéologiques avec des milieux qui n’ont jamais vraiment rompu avec cette culture de brutalité.

Elle devrait aussi permettre de dire clairement que des morts comme Malik Oussekine ou Federico Martín Aramburu rappellent ce que produisent, dans des contextes différents, la violence d’État, la violence politique, le racisme, l’autoritarisme ou les idéologies de haine quand elles trouvent des exécutants.

Et l’on ne peut pas non plus se dire pleinement républicain tout en trouvant mille excuses à des figures autoritaires comme Viktor Orbán, Javier Milei, Jair Bolsonaro, Benyamin Netanyahou, et quelques autres champions internationaux du coup de menton, du mépris social ou de la brutalité politique.

La respectabilité ne se décrète pas.
Elle se prouve.

À partir de là, une simple interrogation me vient à l’esprit.
Si le RN a changé, comme on nous l’explique souvent, alors il devrait être possible de discuter avec ses sympathisants comme avec n’importe quels citoyens : sur des faits, des propositions, des choix politiques, leurs coûts, leurs conséquences et leurs résultats.
Or, sur les réseaux sociaux, je dois bien avouer que mes recherches restent pour l’instant peu concluantes.

Je rencontre beaucoup de certitudes.
Beaucoup de colère.
Beaucoup de slogans.
Beaucoup de phrases toutes faites.
Beaucoup de convictions exprimées avec une assurance inversement proportionnelle aux connaissances mobilisées.
Mais les argumentaires solides demeurent une espèce relativement rare.

Je continue pourtant d’espérer.
Parce qu’un désaccord intelligent est infiniment plus intéressant qu’un accord fondé sur l’ignorance.
Parce qu’une démocratie vivante suppose des citoyens capables de confronter leurs idées sans se traiter mutuellement de tous les noms.

Et parce que, je l’avoue, découvrir quelques spécimens de cette espèce me rassurerait considérablement sur l’évolution de l’espèce humaine.

Si vous apercevez un sympathisant RN répondant à cette description, merci de le signaler.
Les chercheurs poursuivent leurs travaux.

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Aimez, partagez, discutez, contredisez même si vous le souhaitez — mais avec des arguments. Et surtout, ne laissez jamais l’abstention décider à votre place : votez et faites voter autour de vous.
#DébatPublic #EspritCritique #Démocratie #LaSeyneSurMer #FrontRépublicainSeynois

🎵 La Mauvaise Réputation – Brassens, Sinsemilla
📌 Le désaccord politique n’est pas un problème. L’absence d’argument, le mépris social et les vieux réflexes de haine, si.
Illustration réalisée à l’aide de l’intelligence artificielle, utilisée uniquement à des fins d’illustration. 

Par Guy CALMES avec  l’accord  de Christian BARLO

Actualités

Déréglement climatique :Mais bien sûr, Albert, t’as raison. On nous ment!

 

— Mais bien sûr, Albert, t’as raison. On nous ment. Le dérèglement climatique, c’est une invention. D’ailleurs, la preuve : l’autre matin, il faisait froid.

— Voilà.
Imparable. Donc si je comprends bien, quand il fait chaud plusieurs années de suite, ce n’est pas une preuve ; quand les records tombent, ce n’est pas une preuve ; quand les glaciers reculent, ce n’est pas une preuve ; quand les sécheresses s’allongent, ce n’est pas une preuve ; quand les incendies se multiplient, ce n’est pas une preuve ; quand les inondations ravagent des villages, ce n’est pas une preuve ; quand les agriculteurs voient les saisons se décaler, ce n’est pas une preuve. Mais si Albert a mis un pull un jeudi matin, alors là, toute la climatologie mondiale s’effondre.
Exactement.

— C’est beau, la méthode scientifique en charentaises. Mais tu sais, Albert, c’est justement pour cela qu’on parle de plus en plus de dérèglement climatique, pas seulement de réchauffement. Parce que le problème, ce n’est pas qu’il fasse chaud tous les jours, partout, tout le temps. Le problème, c’est que les équilibres se cassent, que les extrêmes deviennent plus violents, plus fréquents, plus imprévisibles. Des canicules ici, des pluies torrentielles là, des sécheresses ailleurs, des incendies, des sols épuisés, des cours d’eau à sec, des récoltes abîmées. Sur la planète, en France, dans le Sud, dans le Var aussi. Mais bien sûr, Albert, si un matin de janvier il faut gratter le pare-brise, c’est que tout cela n’existe pas.
— Tu vois.

— Je vois surtout que c’est pratique. Dès qu’un fait dérange, on le transforme en anecdote. Dès qu’une tendance apparaît, on cherche une exception. Dès qu’un scientifique parle, on dégaine un cousin qui “a toujours connu des étés chauds”. Dès qu’un graphique montre une évolution, on répond : “Moi, je regarde par ma fenêtre.” C’est vrai qu’une fenêtre, Albert, c’est plus fiable que des satellites, des stations météo, des relevés océaniques et des décennies de recherche. Surtout si la fenêtre donne sur Facebook.
On nous manipule.

— Mais évidemment. Les scientifiques mentent, les universités mentent, les satellites mentent, les stations météo mentent, les océans mentent, les glaciers mentent, les agriculteurs mentent, les pompiers mentent, les assureurs mentent. Des pays qui ne sont d’accord sur presque rien auraient donc réussi à s’entendre parfaitement sur un gigantesque mensonge climatique mondial. Sans fuite majeure. Sans preuve solide. Sans qu’aucun rival n’ait intérêt à tout révéler. Impressionnant.
Voila 

— Et puisque ce complot est aussi puissant, Albert, j’ai une inquiétude. S’ils contrôlent les scientifiques, les gouvernements, les médias, les satellites et les relevés de température, comment peux-tu être sûr qu’ils ne truquent pas aussi les élections ? La présidentielle, par exemple. Franchement, à ta place, je ne prendrais aucun risque : n’allez plus voter. Si le complot mondial connaît la température moyenne des océans, il connaît sûrement déjà ton bulletin avant même que tu arrives au bureau.
— …
Tu vois, Albert, le problème des théories du complot, c’est qu’au début elles prétendent expliquer un détail. Puis elles doivent expliquer une contradiction. Puis une autre. Puis encore une autre. Et à chaque étape, il faut ajouter de nouveaux mensonges, de nouveaux complices, de nouvelles manipulations. Jusqu’au moment où il devient plus simple de croire que le monde entier ment que d’accepter qu’on puisse s’être trompé. Et quand on en arrive là, ce n’est plus la réalité qu’on remet en cause. C’est la possibilité même de la reconnaître.

📌 Albert peut toujours nier la météo. Pas sûr que la météo lui demande son avis.
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Et surtout : en 2027, votez. Chaque voix compte contre l’abstention et contre ceux qui transforment le réel en complot.
#Climat #DérèglementClimatique #Écologie #République #LaSeyne

🎵 Tryo — L’Hymne de nos campagnes

Illustration générée avec l’aide de l’IA. 

 

Par Guy CALMES  avec l’accord  de Christian BARLO

Actualités

Une vidéo circule beaucoup en ce moment sur Facebook.

Une vidéo circule beaucoup en ce moment sur Facebook.

Elle indigne. Elle frappe fort. Elle met le doigt sur un vrai scandale : entre 2023 et 2026, l’État réduit les recettes de l’Unédic de 12,05 milliards d’euros. Le Sénat détaille même la trajectoire : 2 milliards en 2023, 2,6 milliards en 2024, 3,35 milliards en 2025, 4,1 milliards en 2026.

Donc oui, il y a bien une ponction massive sur l’assurance chômage.
Mais la vidéo dérape ensuite dans un raisonnement dangereux :
“Droite ou gauche, c’est pareil. Le problème, c’est l’État.”
Non.

L’État n’est pas une force mystérieuse qui se lève la nuit pour vider les caisses sociales avec un aspirateur géant. L’État est dirigé. Il applique des choix. Il sert une orientation politique.
Le mécanisme est assez simple.

D’abord, on affaiblit les recettes de l’assurance chômage.
Ensuite, on constate que les comptes sont fragilisés.
Puis on explique qu’il faut faire des économies.
Enfin, on réduit les droits des demandeurs d’emploi.

Dans le cas des ruptures conventionnelles, la durée maximale d’indemnisation est notamment réduite : de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, et à 20,5 mois pour les plus âgés.

Voilà le cœur du raisonnement libéral :

fabriquer la contrainte budgétaire, puis présenter la régression sociale comme une nécessité.
Et c’est là que le “tous pareils” devient une impasse.

Ce gouvernement mène une politique de droite. Une politique qui refuse de remettre en cause le modèle libéral, les exonérations, les cadeaux sans contreparties suffisantes, les transferts discrets vers les politiques dites de compétitivité, mais qui retrouve toujours une grande fermeté quand il s’agit de réduire les protections sociales.

Il faut aussi regarder les votes, pas seulement les discours.
La droite et l’extrême droite aiment dire qu’elles défendent “le peuple”, “ceux qui travaillent”, “les oubliés”, “les fragiles”. Très bien. Mais quand arrivent les textes concrets, les amendements, les votes, les mesures appliquées, le masque tombe souvent.

Quand il s’agit de réduire les droits au chômage, de durcir l’accès aux protections sociales, de faire payer les déficits aux salariés, aux précaires, aux retraités ou aux privés d’emploi, leurs grandes déclarations populaires s’évaporent assez vite.
C’est là que se juge une politique : non pas dans les slogans, mais dans les bulletins de vote.

L’extrême droite peut bien se déguiser en défenseuse des petits. La droite peut bien parler de mérite, de travail et de responsabilité. Mais dans les faits, elles accompagnent trop souvent le même mouvement : moins de droits, moins de protection, plus de pression sur celles et ceux qui ont déjà le moins de marge.

Moins de droits au chômage, ce n’est pas une ligne dans un tableau Excel.
C’est une personne qui accepte plus vite un emploi dégradé.
C’est un senior poussé vers la précarité.
C’est une famille qui perd du revenu et de la sécurité.
C’est une pression supplémentaire sur tous les salariés : “acceptez moins, sinon il y a pire dehors.”
Le problème n’est donc pas “l’État” en général.
Le problème, c’est l’usage que la droite, le centre libéral et l’extrême droite font de l’État : un État dur avec les faibles, souple avec les puissants.

Continuer ce modèle.
Ou reconstruire une République sociale.
À La Seyne comme ailleurs, ce débat n’est pas abstrait. Quand les protections reculent, ce sont nos voisins, nos enfants, nos collègues, nos familles qui prennent le choc. Le national finit toujours par redescendre dans les fins de mois locales.
La droite organise l’austérité.Et en 2027, avec la présidentielle puis les législatives qui suivront, ce sera exactement cela l’enjeu.

 

L’extrême droite détourne la colère.
La gauche doit remettre les responsabilités au bon endroit.
Le déficit n’est pas une fatalité.
La réduction des droits n’est pas une obligation.
Le “tous pareils” n’est pas une analyse : c’est un brouillard.

Et dans le brouillard, ce sont toujours les mêmes qui avancent.
À liker, partager, discuter — et surtout à transformer en mobilisation concrète. En 2027, il faudra voter, convaincre, et ne pas laisser la colère populaire être confisquée par ceux qui votent contre les protections du peuple.
📌 Rejoignez-nous, débattez, partagez, faites vivre une gauche républicaine, sociale et populaire à La Seyne :

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#Unedic #AssuranceChômage #DroitsSociaux #Gauche #2027

 

🎵 HK — On lâche rien
Image réalisée avec l’aide de l’IA, utilisée uniquement à des fins d’illustration politique.— pensif, à La Seyne-Sur-Mer.

Par GUY CALMES avec l’accord  de Christian BARLO 

Actualités, Var - La Seyne sur MER

55 millions d’euros pour transformer le centre-ville de La Seyne.

55 millions d’euros pour transformer le centre-ville de La Seyne.

Et déjà certains semblent découvrir le dossier avec l’enthousiasme d’un héritier ouvrant un grenier rempli de meubles anciens : “Oh tiens… mais tout cela existait déjà ?”

Parce qu’il faut quand même remettre les choses dans l’ordre.
Ce grand programme de renouvellement urbain ne tombe pas du ciel en 2026. Il ne descend pas non plus d’une manne divine et invisible, miraculeusement tombée sur le parapluie du dernier arrivé. Il ne naît pas d’une illumination subite entre deux photographies officielles et trois inaugurations.
Les premières pierres politiques, administratives et financières de ce chantier ont été posées sous les mandatures de Marc Vuillemot et de son équipe.

2014 : le centre-ville entre dans les quartiers prioritaires.
2015 : La Seyne est retenue dans le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain.
2017 : signature du protocole de préfiguration. Et là, on ne parle pas d’un simple croquis sur un coin de table : études lourdes, partenariats, financements ANRU, stratégie habitat, espaces publics, commerce, équipements, rénovation urbaine…

Bref : le socle du projet existe avant 2020. Et ensuite ?

 

Ensuite, soyons honnêtes : les années Bicais-Minniti ont surtout ressemblé à une longue salle d’attente administrative avec quelques coups de peinture communicationnelle. Le dossier a continué d’exister parce qu’il était déjà lancé, porté par TPM, l’ANRU et des dispositifs engagés auparavant. Mais pendant des années, le centre-ville a continué à s’enfoncer : commerces fermés, habitat dégradé, précarité croissante, perte d’attractivité, sentiment d’abandon.

Et c’est là que le sujet devient plus profond que la petite cuisine municipale.
Faire revivre un centre-ville populaire, ce n’est pas seulement refaire des pavés et planter vingt arbres.
Un centre-ville ne renaît pas avec des slogans.

Il renaît quand on recrée de la vie humaine : des habitants, des commerces accessibles, des services publics, de la culture, des logements dignes, des déplacements simples, des lieux où l’on reste, où l’on se rencontre, où les familles reviennent, où les anciens peuvent encore vivre, où les jeunes ne voient pas seulement des rideaux métalliques baissés.

C’était précisément l’un des enjeux que nous portions dans Uni.e.s pour La Seyne : penser le centre-ville comme un lieu de vie complet, pas comme un décor de communication ou une simple vitrine événementielle.

Oui, ces travaux sont nécessaires. Oui, il faudra suivre attentivement leur réalisation. Oui, il faudra saluer ce qui sera réussi.
Mais il faudrait aussi éviter cette étrange réécriture permanente de l’histoire locale où chaque nouvel arrivant explique qu’avant lui il n’y avait rien… tout en coupant des rubans financés, préparés et négociés parfois dix ans plus tôt.

À La Seyne, certains héritent des dossiers comme d’autres héritent d’une maison familiale : ils changent les rideaux, prennent la photo devant la façade… et oublient volontairement qui a coulé les fondations.
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👍 👉 Rejoignez le groupe Pour un Front républicain seynois : https://www.facebook.com/…/pourunfrontrepublicainseynois
👍 Partagez, commentez, débattons. Une ville sans mémoire devient vite une ville où la communication remplace la politique.
📌 Les grands projets publics ne tombent pas du ciel. Ils sont pensés, négociés, financés et construits pendant des années. Reconnaître ce travail n’empêche pas de débattre du présent ; c’est simplement respecter les faits.

Aux prochaines échéances électorales, ne laissons pas l’abstention choisir à notre place. Informons-nous, débattons, convainquons autour de nous.

#LaSeyneSurMer #CentreVille #RenouvellementUrbain #MémoireCollective #DémocratieLocale #FrontRépublicainSeynois

 

🎵 Les Murs de poussière

Illustration IA utilisée uniquement à des fins satiriques et d’illustration politique.

 

Par Guys CALMES  avec  l’accord de Christian  BARLO

Actualités

Un balcon qui s’effondre dans le quartier Berthe, ce n’est pas un simple “fait divers”.

Un balcon qui s’effondre dans le quartier Berthe, ce n’est pas un simple “fait divers”.
C’est un signal d’alarme.

Derrière les images spectaculaires, il y a surtout des habitants qui ont eu peur. Des familles qui se demandent désormais si leur immeuble est vraiment sûr. Des locataires qui vivent parfois depuis des années avec des infiltrations, des ascenseurs en panne, des réparations qui traînent ou des inquiétudes que l’on finit par considérer comme “normales”. Alors qu’elles ne le sont pas.
Le communiqué publié par notre groupe Alternative Progressiste à La Seyne-sur-Mer a raison de poser une exigence simple : faire un état des lieux complet du patrimoine HLM et engager enfin les travaux nécessaires. Parce qu’un logement social ne devrait jamais devenir un logement à risque.

Nous saluons la réaction rapide de Toulon Habitat Méditerranée après l’effondrement du balcon de la résidence du Messidor. Des mesures de sécurisation ont été engagées rapidement.

Mais il serait irresponsable de considérer que tout cela relève d’un incident isolé.
Partout en France, les alertes se multiplient. À Nice, des balcons HLM ont dû être condamnés après des risques d’effondrement liés à la vétusté et à des défauts structurels.

À Marseille, l’habitat dégradé continue de hanter des milliers de familles des années après le drame de la rue d’Aubagne.
Dans de nombreuses villes, les bailleurs sociaux se retrouvent étranglés entre vieillissement du parc immobilier, explosion des coûts d’entretien et réduction progressive des capacités d’investissement.
Et là, nous touchons au fond du problème.

Depuis des années, les politiques nationales du logement ont fragilisé les offices HLM. Réduction des aides, baisse des APL compensée sur le dos des bailleurs, inflation des coûts de rénovation, exigences énergétiques sans moyens suffisants, pression budgétaire permanente… Pendant ce temps-là, le patrimoine vieillit.

Puis on découvre soudain qu’un balcon tombe.
Comme si le béton prévenait avant de céder.
Le plus inquiétant, c’est peut-être l’habitude.

Cette manière collective de s’accoutumer à l’usure des quartiers populaires. Comme si certains habitants devaient accepter des conditions que d’autres refuseraient immédiatement ailleurs.

À La Seyne-sur-Mer, nous ne devons pas laisser s’installer cette logique de résignation. Berthe mérite mieux que des interventions d’urgence après accident. Les habitants méritent des diagnostics sérieux, des travaux durables, de la transparence et du respect.
Le logement social n’est pas un sous-logement.

C’est un pilier de la République sociale.
Et une société qui laisse se dégrader les lieux de vie des plus modestes finit toujours par se dégrader elle-même.
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Ne laissez pas les autres penser, décider et parler à votre place.

Partagez, débattez, proposez. Et surtout : votez.

#LaSeyneSurMer #Berthe #LogementSocial #HLM #JusticeSociale #AlternativeProgressiste #LaSeyne #LogementDigne #ServicePublic #RépubliqueSociale

 

🎵 Orelsan – Tout va bien

📌 “Un balcon qui tombe, ce n’est jamais seulement du béton. C’est souvent des années de renoncements politiques qui finissent par s’effondrer d’un seul coup.” Voir moins

Actualités

« Dorian chez les pompiers ».

                                                                    « Dorian chez les pompiers ».

Nouvel épisode de la grande collection municipale illustrée.

Après Macron en pilote de chasse, Macron en boxeur, Macron façon Top Gun ou Rocky — images abondamment moquées tant elles sentaient la mise en scène virile du pouvoir — nous avons désormais la version locale : Dorian au volant du camion rouge. Même logique, format réduit. La communication officielle adore les costumes d’action.

Tous les jours ou presque, il nous gratifie d’une nouvelle photo de lui. Dorian ici, Dorian là, Dorian devant, Dorian dedans, Dorian avec, Dorian près de, Dorian qui regarde, Dorian qui écoute, Dorian qui visite, Dorian qui prend la température.
Lui, sa signature, c’est pantalon jean et tennis blanches. Trop cool… Chacun son style. D’autres avaient la veste rouge ou l’écharpe flamboyante. La politique locale adore parfois fabriquer des personnages avant même d’avoir produit des résultats.

Très bien. Mais prendre la température des Seynoises et des Seynois, n’avait-il pas eu le temps de le faire pendant ses six années d’élu d’opposition ? Pendant ses six mois de campagne électorale ? Et puis, au passage, où est sa très large équipe d’adjoints et de conseillers municipaux ? À quoi sert une équipe municipale si tout finit toujours par ressembler à l’album photo du premier magistrat ?

Et écouter les Seynois, ce n’est pas seulement passer quelque part, serrer deux mains, prendre trois photos et repartir avec une légende Facebook. Cela pourrait très bien se faire autrement : des assises de quartier, des rencontres publiques organisées, des réunions thématiques, des temps de parole contradictoires, des comptes rendus publiés, des engagements suivis, des bilans réguliers. Bref, de la démocratie représentative qui ne se contente pas de dire « j’ai été élu, donc je décide », mais qui accepte de rendre compte, d’associer, de confronter les choix, de respecter les habitants autrement qu’en décor de communication.

Dans les commentaires, le petit chœur est déjà en place : « Quel maire de terrain ! » « Enfin quelqu’un qui agit ! » « Laissez-lui le temps ! » « Pas de baguette magique ! » Et n’oublions pas le « Avant c’était pas mieux » ou le « Mais qu’avez-vous fait » ou le superbe « Oui, mais la dette… »

Oui, oui. Nous savons. Attendre. Voir. Se taire. Applaudir si possible.

Alors nous allons attendre. La fin de l’année scolaire. Les vacances. La rentrée, peut-être. Puis l’automne. Soyons patients, après tout, les saisons aussi ont droit à leur plan de communication.

Non, attendez, il faut quand même que je trouve un truc positif. Sinon, je vais avoir droit au chœur des vierges : « jaloux », « il n’accepte pas la défaite », « nanani nanana »…
Oui, ça y est : c’est chouette, le 19 mai, il était à la mairie. Il a reçu quelques personnes. Yesss.
Ne soyons pas inquiets, il continuera à poser devant l’objectif, tout en inaugurant les quelques chrysanthèmes plantés par l’équipe précédente.

Mais les Seynois n’ont pas seulement besoin d’un album Panini municipal. Ils attendent du concret : des rues mieux tenues, des écoles mieux traitées, des services publics renforcés, des quartiers écoutés, un quotidien qui s’améliore vraiment.
Être partout sur les photos, ce n’est pas encore agir partout dans la ville.

À force de confondre présence médiatique et action publique, nous finirons peut-être avec une très belle collection d’images. Reste à savoir quand sortira le tome consacré aux résultats.

📌 Une ville ne se gouverne pas seulement à coups de photos bien cadrées. Elle se transforme par des choix, du travail collectif, des priorités claires et des actes vérifiables.

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En 2027, votons, discutons, convainquons autour de nous. L’abstention laisse le champ libre à ceux qui confondent communication et action publique.

#LaSeyne #Municipales2026 #ServicePublic #VieLocale #LaSeyneAGauche

 

Images IA utilisées uniquement à des fins d’illustration satirique.