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De l’argent, il y en a beaucoup…chez les très riches

De l’argent, il y en a beaucoup…chez les très riches

« Les groupes français ont versé à leurs actionnaires un montant record de 44,3 milliards d’euros au deuxième trimestre, selon une étude du gérant d’actifs Janus Henderson…cela passe, concrètement, par un volontarisme affiché sur la manière de faire contribuer les entreprises aux sujets de justice fiscale », écrit le Monde.

C’est ce que commencent à dire des députés macronistes qui sentent bien que fermer les yeux sur cette réalité risque de leur coûter cher parce qu’il est incompréhensible de faire porter la charge d’une situation dégradée sur les plus défavorisés. D’autant que c’est le résultat de la gestion de ceux qui sont au pouvoir.

La gauche ne cesse d’exiger, depuis très longtemps, une juste participation des entreprises qui accumulent les profits, et doivent être mises à contribution, ainsi que les très hauts salaires des PDG à l’origine de leurs patrimoines en très bonne santé.

Ces grands groupes ont reçu 211 mds d’euros d’argent public en 2024 sans contrepartie, ce qu’a révélé la commission d’enquête du Sénat-obtenue par le groupe communiste-qui vient de tenir une conférence de presses il y a quelques jours.(2)

Ce qui met enfin de la transparence dans ces aides de l’État auxquelles il faut ajouter les réductions fiscales ou sociales, comme les cotisations patronales manquant à la Sécurité sociale, bien plus importantes que les fraudes salariales.

Le montant de ces aides peut varier certes, mais elles tombent chaque année dans l’escarcelle des plus riches, tandis que ce gouvernement de droite assèche les services publics et les aides sociales aux plus pauvres et aux immigrés, accroît forcément les inégalités sociales.

On connaît le discours populiste sur l’assistanat, c’est pourquoi ils veulent absolument réduire le coût de l’indemnisation chômage, ce qui illustre le sens de leur politique de classe : « tout pour les très riches », ils n’en ont jamais assez ! Les chômeurs aux petites ressources vont voir baisser leurs indemnités et la durée des versements ? Les décideurs n’ont pas honte, ils sont à l’abri !

Le MEDEF ne pense qu’à ça. Le capital est sacré, le travail est à son service et pas l’inverse, c’est toute la question. Conséquence : des millions de familles n’ont pas le minimum pour vivre dignement, eh bien, on va continuer

Récemment Macron engage le pays à « réarmer l’Europe » et donc la France, on n’hésite pas, « c’est existentiel » nous dit-il, la Russie peut nous envahir et la Chine nous fait de la concurrence, alors il faut faire avec Trump, le fantasque qui veut le Nobel de la Paix, avec le Canada, le Groenland, le canal du Panama, Gaza et la Palestine partagés avec son copain… ?

 

Trump nous promettait l’arrêt de la guerre en Ukraine en 24 h. Huit mois après, on attend toujours. Il est en Alaska, avec Poutine et prévoit 75% de chance d’obtenir un cessez-le-feu définitif. On vérifiera.

Le gouvernement n’a pas hésité à prévoir les dépenses colossales qu’il a fallu budgétiser. Juste passer de 2% du PIB à 5% d’ici 2030 le budget de la sécurité-défense, pourcentage imposé par Trump et adopté par l’OTAN et ses pays, dont la France. (1)

Bien sûr, les marchands d’armes se frottent les mains, la France est la 2ème du monde dans ce secteur, son économie en berne va prendre des couleurs, embaucher et générer, pour un temps, des sur-profits… pour quelques-uns.

Oui il y aura des clients intéressés tant qu’il y aura des guerres.

La Russie devenue impérialiste a imposé la guerre en Ukraine. Comme Trump, Poutine se dit « pacifiste » mais pas au point de préconiser le désarmement et avancer vers la coexistence pacifique entre tous les peuples, ce que préconisait le mouvement communiste international des années 1960.

Les communistes de 2025 partagent toujours cet idéal premier de Paix, inscrit dans l’espérance des peuples aujourd’hui malmenés par les reculs de civilisation qui nous menacent à nouveau. En même temps que le capitalisme perd de sa suprématie et doit cohabiter avec un bloc de pays très diversifiés, initié par la Chine et sans se couper d’aucun pays.

Peuples qui veulent garder leur indépendance et ne pas dépendre d’un impérialisme états-unien du passé, par son idéologie ultra-conservatrice, ses pratiques et sa monnaie.

La Paix est fragile et de première nécessité, la guerre n’est pas fatale ni nécessaire. La coexistence pacifique n’est pas une utopie, elle dépend de la conscience et de la volonté des peuples. 

 

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » disait Jean Jaurès, emblème du pacifisme, assassiné le 31 juillet 1914 à Paris quelques jours avant qu’éclate la Première Guerre mondiale. Il est au Panthéon et a fondé le journal L’HUMANITÉ en avril 1904.

René Fredon

(1) https://www.strategie-plan.gouv.fr/publications/comment-financer-le-rearmement-et-nos-autres-priorites-dici-2030#:~:text=Une%20%C3%A9tude%20de%202019%20estimait,2025%20%3A%20cela%20repr%C3%A9sente%20un%20effor

(2) https://www.youtube.com/watch?v=_DvxfdI221E

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Saint- Raphaël : Masquelier, l’ignoble inauguration

 

Saint-Raphaël : Masquelier, l’ignoble inauguration

L’avocat maire LR, fantasque et opportuniste, a sans doute voulu faire plaisir au RN en vue des élections prochaines en même temps qu’il mettait sous le tapis l’encombrant rapport de la cour des comptes (1), il a choisi la provocation, « digne » de sa suffisance et de ses convictions.

Il a décidé de faire inaugurer « le premièr monument aux victimes du communisme en France » le 23 août prochain, en clôture des commémorations de la Libération de notre département, de l’occupant nazi.

par les forces françaises et alliées et la Résistance varoise très active.

Il se flatte de « briser un tabou mémoriel » autrement dit de détourner la responsabilité d’Hitler qui avait pour but la conquête du monde-et de son vassal Pétain-pour la justifier en faisant du « communisme » l’ennemi premier à éliminer, depuis la Révolution russe d’octobre 1917. Et ça n’a pas changé de ce côté-là.

Son geste est ignoble, car conscient, c’est cracher sur la Résistance, entre autres. Les communistes y étaient nombreux, les fusillés aussi.

Masquelier vient de se positionner en première ligne pour donner des gages aux alliés potentiels dominant dans le Var, le RN a de fortes ambitions, nationales et locales. Dans un contexte qui leur ouvre le pouvoir, mais les circonstances, notamment par son soutien inconditionnel à Israël et à Trump ainsi que leurs détournements d’argent public, a inversé leur ascension.

L’avenir de Masquelier ne tient qu’à un fil s’il ne rejoint pas le RN ou s’il ne leur donne pas de gages suffisants. En tout cas, ce n’est pas par sa gestion de maire qu’il va être convaincant à lui tout seul.

La commune qu’il dirige est « épinglée par la Chambre régionale des comptes : manque de logements sociaux, finances dégradées, gestion des ressources humaines irrégulière.».note France 3 côte d’azur.

L’idéologue néo-fasciste se la joue décontractée, l’électorat est plutôt bourgeois que prolétaire. Certes, encore faut-il ne pas ignorer les minorités qui, justement, se sentent oubliées. Pas du tout, L’absence de logements sociaux n’est pas une erreur, c’est un parti-pris grand-bourgeois : on tient à recevoir des propriétaires, pas des locataires trop modestes, chez ses gens-là. La côte d’azur l’exige, voyons ? Cela s’appelle de la discrimination sociale, Masquelier n’en a que faire.

Groupe-MOI :Des libérateurs étrangers communistes contre le fascisme 

Pour eux, c’est le « libéralisme à la Française » !

Il y a moins d’un an, la journaliste Camille Vigogne Le Coat qui a fait une enquête ouverte-qui suit son cours- sur le maire RN de Fréjus, a également écrit que « son collègue de St-Raphaël n’a jamais renoncé à son cabinet d’avocat. Et défend régulièrement promoteurs et autres acteurs économiques de l’agglomération, au risque d’un curieux mélange des genres ».

De son côté, le Canard enchaîné alertait sur « une gestion humaine confinant au harcèlement pour les uns, à des méthodes quasi dictatoriales pour les autres, à une pression insoutenable, avec des menaces implicites sur la pérennité de leur emploi »…

Le maire, docteur en droit, ne s’en faisait pas une montagne, sa direction des ressources humaines est excellente, circulez, y a rien à voir.

Contacté, Pierre Daspre, le secrétaire de la fédération du PCF se félicite des premières réactions des militants, il pense que l’initiative est indigne, et ne doit pas avoir lieu, elle concerne tous les citoyens .es qui se retrouvent dans l’unité nationale de la Résistance d’où est sortie notre modèle social aujourd’hui très essoré par les droites et leurs extrêmes.

Une mobilisation la plus large possible est envisagée contre cette inauguration indigne et provocatrice.

René Fredon

 

(1) https://www.varmatin.com/politique/la-ville-de-saint-raphael-s-apprete-a-inaugurer-le-premier-monument-aux-victimes-du-communisme-en-france–997369

 

(2) https://france3-regions.franceinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/frejus-et-saint-raphael/rien-d-anormal-et-encore-moins-d-inquietant-le-maire-de-saint-raphael-se-defend-face-a-un-rapport-de-la-cour-des-comptes-3119992.html

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Communiqué de la fédération varoise du PCF et de la section Est-Var concernant l’inauguration de la stèle aux victimes du communisme à Saint-Raphaël

 

 

Communiqué de la fédération varoise du PCF et de la section Est-Var concernant l’inauguration de la stèle aux victimes du communisme à Saint-Raphaël

UNE INITIATIVE IGNOBLE et PATHÉTIQUE

Le maire de Saint-Raphaël a l’intention d’inaugurer le 23 août prochain une stèle dédiée aux victimes du communisme.

En France, la liberté d’opinion politique est protégée par l’article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, qui dispose que « nul ne doit être inquiété pour ses opinions », ainsi que par l’article 4 de la Constitution du 4 octobre 1958, qui garantit la liberté de formation et d’action des partis politiques respectant les principes démocratiques.

De plus, l’article 225-1 du Code pénal définit comme discrimination toute distinction opérée à raison des opinions politiques, et l’article 225-2 punit de trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende de tels actes.

Dès lors, toute initiative publique visant spécifiquement à stigmatiser une opinion politique légale — comme le communisme — peut relever d’une discrimination prohibée et sanctionnée par la loi.

 

M. Masquelier sait très bien que les communistes français ont payé un lourd tribut à la lutte contre le nazisme durant la Seconde Guerre Mondiale. Le 21 avril 1944 était assassiné Albert Einaudi, résistant communiste fréjussien, âgé de 33 ans au bord de la N7. Chaque année une cérémonie est organisée en sa mémoire.

 

M. Masquelier sait très bien que les communistes français ont condamné depuis très longtemps les crimes commis par Staline ou d’autres qui n’ont aucun rapport avec le formidable élan qu’a suscité l’idéal communiste né avec Gracchus Babeuf en 1789 et repris en 1917 en Russie. Un idéal basé sur l’émancipation des hommes et des femmes à l’opposé des valeurs du capitalisme qui entretient des rapports de domination et d’exploitation menant à la colonisation et à la guerre, comme l’écrivait le grand Jaurès.

 

M. Masquelier choisit le moment où Trump, l’archétype du capitaliste, accélère la guerre économique pour dominer le monde et précipite la planète vers le chaos.

 

Alors que cherche M. Masquelier avec cette inauguration ignoble aux regards de l’Histoire, insultante pour les communistes français ?

 

La Cour des comptes a remis un rapport au mois de mars 2025. Le rapport met en lumière plusieurs défaillances majeures de la commune de Saint-Raphaël, notamment une carence importante en logements sociaux, une situation financière préoccupante et des irrégularités dans la gestion des ressources humaines.

 

Concernant précisément la gestion du personnel communal, un médecin a alerté les autorités car des agents du personnel territorial sont en souffrance depuis des mois : harcèlements, tentatives de suicide…

 

Le Canard enchaîné alertait sur « une gestion humaine confinant au harcèlement pour les uns, à des méthodes quasi dictatoriales pour les autres, à une pression insoutenable, avec des menaces implicites sur la pérennité de leur emploi … »

 

Il y a moins d’un an, la journaliste Camille Vigogne Le Coat, qui a réalisé une enquête ouverte — qui suit son cours — sur le maire RN de Fréjus, a également écrit que « son collègue de St-Raphaël n’a jamais renoncé à son cabinet d’avocat. Et défend régulièrement promoteurs et autres acteurs économiques de l’agglomération, au risque d’un curieux mélange des genres ».

 

M. Masquelier a donc grand besoin de détourner l’attention sur sa gestion.

 

Par ailleurs, M. Masquelier a grand besoin des voix des électeurs d’extrême droite à 9 mois des élections municipales.

 

L’avenir politique de M. Masquelier ne tient qu’à un fil s’il ne rejoint pas le RN ou s’il ne leur donne pas de gages suffisants. En tout cas, ce n’est pas par sa gestion de maire qu’il va être convaincant.

 

Les communistes varois rappellent que le communisme, en tant qu’opinion politique et en tant que parti politique (Parti communiste français), est parfaitement légal en France. Toute action publique visant à désigner cette opinion comme intrinsèquement criminelle pourrait constituer une atteinte à la liberté d’opinion et une discrimination politique, prohibée par :

 

  • Article 10 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 (valeur constitutionnelle)
  • Article 4 de la Constitution de 1958 (liberté des partis politiques)
  • Article 225-1 du Code pénal (définition de la discrimination, incluant les opinions politiques)
  • Article 225-2 du Code pénal (sanctions pénales : 3 ans de prison et 45 000 € d’amende)
  • Article L1132-1 du Code du travail (interdiction de toute discrimination politique dans le cadre professionnel, illustrant la portée générale du principe).

 

 

Les communistes varois demandent donc à M. le Préfet d’interdire cette inauguration honteuse, insultante non seulement pour les communistes mais pour toute la Résistance.

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Trump a défiguré les Etats Unis

Trump a défiguré les E.-U

Tel est le point de vue de Sarah Halifa-Legrand, correspondante à Washington pour
le Nouvel Observateur.

« Six mois en dystopie : comment Trump a défiguré les Etats UnDepuis le début de son second mandat, le locataire de la Maison-Blanche mène une guerre totale aux idéaux et aux garde-fous de la démocratie américaine, et évidé imposant à la place une culture de l’arbitraire, du mensonge, de l’intimidation et de la cruauté.

L’inventaire de ce premier semestre est vertigineux.

Six petits mois se sont écoulés depuis le retour au pouvoir de Donald Trump, qui ont semblé une éternité tant ils ont défiguré l’Amérique. « Six mois.

Ce n’est peut-être pas assez long pour faire grandir un bébé, construire une maison ou
obtenir une licence de vente d’alcool, mais c’est assez pour briser un pays »,constate le journaliste Anand Giridharadas dans sa newsletter « The Ink ».
Faire l’inventaire de ce premier semestre, que le 47e locataire de la Maison Blanche glorifie comme «le plus formidable de l’histoire de notre pays », est vertigineux.

Trump a mené une guerre totale aux idéaux qui faisaient de l’Amérique le pharedu monde libre, en imposant à leur place une culture de l’arbitraire, du mensonge, de l’outrance, de la vengeance et de la cruauté. Déterminé àdégommer les garde-fous démocratiques, il a gouverné par décrets (170),dépossédé le Congrès de ses prérogatives, brisé une à une les vertèbres desinstitutions à coups de purges spectaculaires. En quatre mois de service audépartement à l’Efficacité départementale(DOGE), Elon Musk a licencié des
dizaines de milliers d’employés fédéraux et évidé des agences comme l’USAIDchargée de l’aide étrangère, ce qui pourrait provoquer plus de 14 millions dedécès supplémentaires dans le monde d’ici à 2030, selon la revue médicale
« The Lancet ».

Climat de terreur:

Un climat de terreur règne dans les couloirs de l’administration Trump. Oncraint désormais de s’exprimer librement au pays du Premier amendement.
Le patron du FNI soumet ses agents au détecteur de mensonges pour testerleur loyauté. Diversité, équité, inclusion sont devenus des mots interdits.

Trump a imposé sa vision du monde binaire de bons et de méchants, son vocabulaire de deux cents mots centré autour «good» et « bad » et ses méthodes de gangster. Il attaque ses opposants, juges, journalistes, politiciens…-dernier en date Barack Obama,- qu’il accuse de rédition.

Il menace et extorque ceux qui renâclent à se soumettre. A l’intérieur oùuniversités et cabinets d’avocats s’agenouillent, en lui versant des centainesde millions de dollars. Et à l’étranger, où il assoit sa puissance par le chantage aux droits de douane ou par les armes comme en Iran.

Il a fait voler en éclats les droits humains. Il conteste le droit du sol héritéde l’esclavage, annihile celui des transgenres (privés d’existence légale parun décret ne reconnaissant que deux genres), et piétine celui des immigrés. Ces derniers vivent dans la peur des rafles exécutées par despoliciers masqués qui les envoient vers des camps de détention isolés -telson nouvel « Alligator -Alcatraz » en Floride-, les prisons pour malfrats duSalvador ou des pays dangereux, sans qu’ils aient eu droit à un avocat.

Trump a détruit des pans entiers du savoir scientifique en taillant dans lesfinancements de la recherche, endommageant durablement lesconnaissances  médicales et climatologiques. Des étages du National Institut of Health sont aujourd’hui déserts tandis que l’Agence deProtection de l’Environnement va fermer sa branche de recherche.

L’Amérique est sortie de l’accord de Paris sur le climat, sur l’Organisation mondiale de la santé et bientôt de l’UNESCO (décembre 2026). Leprésident asphyxie financièrement l’audiovisuel public et transforme laculture en farce : il a pris le contrôle du Kennedy Center qui pourrait voirrenommé son opéra « Mélania Trump Opéra.

Il ferme les robinets d’un côté, mais les ouvre de l’autre : sa « Big Beautiful Bill », sa loi phare devrait faire exploser le déficit à 3 400 milliards de dollars.

Elle prévoit des réductions d’impôts pour les riches mais va priver 10 millions d’Américains d’assurance-maladie. Pendant ce temps Trump enrichit son clan en investissant dans les cryptomonnaies.

Il a humilé des chefs d’Etat étrangers dans le bureau Ovale, joué au VRP de Tesla à la Maison Blanche, amnistié les 1 600 émeutiers de l’assaut du
Capitole.

Et puis, il y a ce qu’il n’a pas fait : l’inflation, qu’il avait juré de maîtrise peine à retomber ; la guerre en Ukraine à laquelle il devrait mettre fin en vingt-quatres heures, fait rage ; Gaza, qu’il prétendait transformer en « Riviera », est un mouroir à ciel ouvert.

Après ces six mois dystopiques, tout cela est-il encore réparable ?

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Économie et Politique du PCF: Ils ont capitulé pour leurs profit
                                                             Économie et Politique du PCF: Ils ont capitulé pour leurs profit

Ils ont capitulé pour leurs profits contre l’emploi et le climat, résistons pour changer !

Commission Économique du PCF

Des droits de douane multipliés par neuf, 750 milliards de dollars d’hydrocarbures ultra-polluants et d’armements US à importer de force, 600 milliards d’investissements outre-Atlantique qui n’auront donc pas lieu sur le Vieux continent, un espoir de réouverture du marché US de l’acier à condition que l’UE aide les États-Unis à y affronter les pays émergents, des clauses géostratégiques inconnues dont on ne doute pas qu’elles visent à enrôler encore davantage les États européens derrière les entreprises belliqueuses de l’impérialisme étatsunien…

L’image d’Ursula von der Leyen capitulant sur les terres écossaises de Donald Trump couvre l’Union européenne de honte devant les peuples du monde entier. Elle offre une victoire politique facile au despote grotesque de la Maison Blanche et un encouragement à tous les nationalistes, apprentis fascistes qui, de ce côté de l’Atlantique, rêvent de l’imiter. Elle renforce la dépendance technologique et militaire, voire la soumission, des États du continent pour un plat de lentilles, les profits de quelques multinationales apatrides.

Mais cette image est bien commode pour couvrir la lâcheté d’un François Βayrou ou d’un Bruno Retailleau qui versent aujourd’hui des larmes de crocodiles mais qui portent la responsabilité de cette déroute, autant et plus que celle qu’ils ont laissée à la tête de la Commission européenne et dont ils n’ont en rien modifié la façon d’agir. Ils ont accompagné une à une les fermetures en France d’entreprises décisives. Ils ont passé leur temps à saper les efforts de recherche, la montée en niveau de nos compétences jusqu’au présent budget de super-austérité, là où il faut un projet de développement. Ils continuent les aides publiques massives aux profits et au capital sous prétexte de développer « l’offre » qu’ils démolissent avec leur politique de « baisse du coût du travail » qui n’est que suppressions d’emplois et écrasement des salaires. Ils admirent la « danse du ventre » annuelle du président de la République à Versailles pour attirer le capital US. Ils n’ont même pas tenté de faire jouer les « instruments anti-coercition » mis tout récemment – décembre 2023 – par l’Union européenne à la disposition des États membres pour résister en pareil cas.

Cette capitulation est aussi une « collaboration » de « nos » capitalistes, dont la patrie a pour capitale Wall Street bien plus que Paris, Bruxelles, ou même Francfort. Dès la semaine dernière, Bernard Arnault n’avait-il pas donné le ton ? « Nous ne pouvons pas nous permettre de nous brouiller avec les États-Unis… il est donc indispensable que l’Europe trouve un accord à l’amiable » avec Trump, avait-t-il affirmé dans un entretien au Figaro. E. Macron et son gouvernement se sont exécutés.

Les conditions imposées par Trump menacent l’Europe d’une récession, et d’une exacerbation du « chacun pour soi » entre États membres de l’UE, dont l’étalage a mis en évidence les faiblesses politiques mais surtout économiques et technologiques de nos économies. Ainsi, le BDI, organisation du patronat allemand de l’industrie, dénonce les « immenses effets négatifs » de l’accord… mais c’est pour réclamer encore plus de déréglementation au nom de la lutte contre la « bureaucratie », et plus d’exportations allemandes vers le reste de l’Union européenne !

Ils ne veulent pas changer de logiciel ! Les dirigeants politiques et patronaux français, de leur côté, ne savent réclamer qu’un libre-échangisme encore plus débridé et des baisses de dépenses publiques. Et précisément, alors que François Bayrou occupe la galerie médiatique en dénonçant la « soumission », son ministre de l’économie Éric Lombard négocie des baisses de droits de douane, lobby par lobby. C’est-à-dire la poursuite du libre-échangisme.

Une voie pour résister à Trump en ouvrant la perspective

d’une mondialisation de paix et de coopération…

Nous sommes arrivés au stade où le libre-échange comme règle unique du marché international met à ce point en cause l’emploi et le modèle social que même les Etats-Unis réagissent… pour imposer encore pire. Il est au contraire temps d’engager un tournant pour maîtriser les échanges internationaux afin qu’ils développent l’emploi et les biens communs (santé, climat, …) dans le monde entier, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest.

En réalité, c’est précisément l’austérité, le démantèlement des services publics, toute une logique mettant l’économie au service de la rentabilité d’un capital financier inondé d’aides publiques, qui détruisent et précarisent l’emploi dans l’industrie et les services, privent ainsi nos entreprises des talents dont elles auraient besoin, font exploser la pauvreté et l’exploitation au travail, et produisent l’affaiblissement stratégique dont le rapport Draghi avait pourtant fait un constat accablant.

C’est de cette spirale qu’il faut se dégager pour pouvoir résister à Trump et à la montée des périls qui accompagnent la réaction du capital monopoliste à sa crise.

Mais nos dominants nous rejouent Munich 1938 sur le mode « plutôt Trump que toute sorte de Front populaire » !

Une nouvelle alliance de l’Europe avec les pays émergents et le « Sud global » aurait la force d’imposer pacifiquement aux États-Unis une négociation pour un nouvel ordre économique international.

Il faut viser le développement en commun de tout le potentiel humain et technologique pour une nouvelle production écologique et sociale, répartie de façon équilibrée dans le monde entier, puissant facteur de paix et de progrès. Il faut pour cela des protections sociales et écologiques orientés sur les produits et les entreprises productrices, non pas sur les pays. Nous sommes en faveur de protections et promotions écologiques et sociales et récusons autant le libre-échangisme fou que le protectionnisme nationaliste et souverainiste.

Dans l’immédiat, nous serions bien plus forts pour répliquer à la guerre commerciale de Trump, comme l’a fait la Chine, si des mesures de rétorsion douanière servaient à protéger une priorité donnée au développement des capacités humaines pour muscler nos économies et rattraper le retard européen dans la révolution informationnelle.

Pour cela, il faut baisser de tout autres coûts que ceux du développement des capacités humaines, de l’emploi efficace. Il faut s’attaquer au coût du capital, dividendes, intérêts bancaires, survalorisation boursière, délocalisations, excès d’investissement contre l’emploi.

Un chemin pour y parvenir peut passer, dans l’immédiat, par cinq propositions à partir de la France :

v Un moratoire (en France) sur les plans de licenciements et la mobilisation du pôle public bancaire pour baisser le coût et les prélèvements du capital au service de contre-propositions de progrès.

v Un Fonds européen solidaire pour les services publics.

v Une pénalisation des exportations de capitaux vers les États-Unis et une transformation de notre fiscalité sur les entreprises.

v La mise en place d’un véhicule national de financement du budget de l’État par des avances à bas taux du pôle public bancaire national.

v La transformation des aides publiques aux entreprises pour qu’elles incitent à développer l’emploi et à préserver l’environnement…… et par trois négociations internationales : avec les pays européens partenaires pour une coopération de nos pôles publics bancaires et financiers nationaux.

v Avec les pays du Sud global, dont les BRICS, pour des traités de maîtrise des échanges et investissement internationaux visant le développement de l’emploi et des biens communs (santé, environnement…).

v Pour l’ouverture d’une conférence financière et monétaire mondiale de financement des biens communs (à partir des objectifs de développement durable de l’ONU) et de financement des dettes publiques par une monnaie mondiale véritablement commune, pour sortir du système dollar.

Et en Europe,

v il faut ouvrir le débat pour la mise en place d’un plan massif de développement technologique et humain, pour une nouvelle offre productive, d’un nouveau type, écologique, sociale et répartie de façon équilibrée entre les pays européens, faite d’industrie et de services ;

v il faut financer ce développement par des avances massives au service de la formation, de l’emploi, de la recherche, des capacités humaines, des services publics et d’un autre investissement des entreprises, efficace socialement et écologiquement. Donc des avances sorties des griffes des marchés financiers, en mobilisant la Banque centrale européenne, institution publique décisive qui doit cesser d’accompagner la finance, les délocalisations et les reculs.

Sans attendre la rentrée, le Parti communiste prend les initiatives nécessaires pour mettre ces propositions à la disposition de nos concitoyennes et concitoyens.

Nous voulons contribuer ainsi au succès des mobilisations qui doivent mettre en échec les mesures d’austérité annoncées par François Bayrou qui ne feront que fragiliser encore plus la situation. Nous agirons pour permettre à ces mobilisations d’ouvrir une perspective politique capable de relever notre pays et l’Europe de la capitulation face à Trump, autre face d’une même politique au service du capital.

Un grand débat doit s’ouvrir dans le pays.

Il est grand temps de changer de modèle de développement. Au-delà des Parlements français et européens, qui doivent bien sûr être saisis pour débattre de cette décision de la Commission de Bruxelles, le peuple français doit aussi en débattre et être consulté. Mais nous nous emploierons à ce qu’il puisse agir sans attendre pour empêcher ce terrible mauvais coup et y résister.

29 juillet 2025  Commission économique du PCF

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La lettre de Patrick LE HYARIC/28 07 20 : Rupture (s) démocratique!

 

                          Rupture (s) démocratique

Nous n’en avons pas fini avec les puissantes répliques sismiques provoquées par la loi « Duplomb », improprement baptisée « loi pour lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur ».

Ce texte soutenu par les macronistes en perdition, les droites et l’extrême droite shootées au trumpisme a été imposé grâce à l’utilisation, par les soutiens de cette loi, d’artifices législatifs empêchant tout débat à l’Assemblée nationale, dans le but de réunir une commission mixte paritaire où ces mêmes forces politiques vivent dans un entre-soi donnant raison à Robespierre sur « la perfide tranquillité du despotisme représentatif * ».

Le souci du détail nous conduit à préciser que sur les quatorze membres de cette commission, trois ont été d’éminents responsables de la FNSEA.

Soulignons également d’emblée que cette loi ne « lève aucune contrainte au métier d’agriculteur ». Les contraintes du métier sont faites de lever aux aurores et de coucher bien après le soleil, d’inexistence de week-end et de jours fériés, d’absence de loisirs, de travail et encore de travail pour gagner toujours moins et répondre aux sommations de  la banque qui ne perd jamais un sou des remboursements de crédits dopés d’intérêts, sans considération des incertitudes liées à la météo, à la fatigue, aux maladies humaines, animales ou végétales, alors que les prix des denrées agricoles à la ferme sont compressés.

La fameuse loi « Duplomb » ne dit mot de tout cela. Elle est en effet un projet programmatique de la concentration agraire, de l’accélération de l’industrialisation de la production agricole et alimentaire pour une insertion toujours plus grande de la production agricole dans le capitalisme mondialisé qui ne garantit plus la qualité sanitaire des aliments, les éliminations des plus petites fermes , l’assèchement des eaux des nappes phréatiques.

Une sérieuse et importante documentation montre désormais que ce type de développement agricole piloté par les firmes transnationales de l’agrochimie détruit la santé humaine en même temps que celle des sols, des eaux des rivières comme de la mer, et des végétaux.

Les médecins et les scientifiques ne cessent d’alerter sur l’augmentation des cancers, et le développement des maladies de Parkinson ou d’Alzheimer résultant de l’utilisation d’engrais phosphatés ou de pesticides.

Or, les articles de cette loi constituent un concentré de mépris pour les centaines de milliers de personnes et leurs familles atteintes d’affections de longue durée en lien avec l’environnement agricole où elles vivent et où elles ont grandi. Parmi elles, les paysans-travailleurs figurent en bonne place. Ceux-ci sont méprisés par les pouvoirs successifs, par les sociétés agro-chimiques qui amassent des brassées de milliards en vendant du poison et en combattant toute solution alternative. Méprisés aussi par les parlementaires qui ont voté cette loi contre le « principe » constitutionnel « de précaution ».

Mais l’une des nouveautés de ces dernières années est la conscience grandissante des possibilités de se nourrir correctement offertes par un autre système agro écologique à l’encontre de la fuite en avant ultra-capitaliste qui fait mal aux corps et à la nature. Leur insécurité et leurs angoisses franchissent encore une marche supplémentaire quand le projet de budget de super-austérité dans lequel est froidement prévu la réduction des remboursements de soins, notamment pour celles et ceux qui sont atteints de pathologies de longue durée.

Émerge la conviction, de plus en plus largement partagée, que le pouvoir en place gouverne contre le peuple, contre l’intérêt général et pour la seule minorité des possédants. Ils viennent d’en avoir des preuves manifeste: le rapport de la commission d’enquête du Sénat, à l’initiative de Fabien Gay, voté par les parlementaires de toutes opinions membres de ladite commission, établit que les aides publiques aux entreprises  – sans contrôle ni contrepartie – représentent 211 milliards d’euros au moment même où le gouvernement dit chercher 40 milliards pour combler les déficits.

Le magazine économique Challenges, de tendance libérale, a montré que l’avoir total des 500 plus grandes fortunes françaises est passé de 454 milliards d’euros en 2016 à 1 228 milliards d’euros en 2024. C’est 100 milliards d’euros de plus chaque année pour chacune de ces 500 familles, soit l’équivalent de deux fois le budget de l’Éducation nationale.

Enfin, la protestation populaire contre la majorité du bloc bourgeois  qui a voté la loi « Duplomb » s’exprime clairement avec une pétition signée – au moment où j’écris ces lignes – par plus de deux millions de citoyennes et de citoyens. Ses partisans ont beau sortir l’artillerie lourde avec ministres, sous-ministres, chaînes d’infos continues réactionnaires, Coordination rurale et Fnsea, rien n’y fait.

Et pour cause ! La double rupture démocratique que révèle une nouvelle fois cette loi travaille en profondeur la société.

Elle a d’abord été rédigée pour faciliter la construction de méga-bassines, soutenir les fermes industrialisées, autoriser l’utilisation de l’acétamipride. Mais elle a été votée contre l’avis de vingt-deux sociétés savantes médicales, contre la Ligue contre le cancer, contre les administrateurs de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, contre la Fondation pour la recherche médicale, contre la Fédération des mutuelles de France -représentant des millions d’assurés- , contre le Conseil scientifique du CNRS et des centaines de médecins et de chercheurs qui ont multiplié les tribunes d’alerte et de protestation, des dizaines de chefs cuisiniers et de spécialistes en gastronomie.

Il n’y a pas que dans le bureau ovale de Trump qu’on méprise les avis des scientifiques ! Ce déni de démocratie explose à la face de celles et ceux qui n’évoquent ce  mot que pour leur gargarisme matinal.

Ensuite, le choc est frontal entre une majorité parlementaire composite qui n’est pas représentative de la société et des forces citoyennes qui se lèvent est manifeste. Les partis qui ont voté la loi « Duplomb » sont ceux qui n’ont pas obtenu de majorité en 2024.

Le président de la République – qui n’a recueilli qu’un faible des  inscrits sur les listes électorales – ne doit son élection qu’à un vote barrage contre l’extrême droite et il est minoritaire au Parlement.

La droite de plus en plus extrémiste qui pavane au gouvernement n’a recueilli qu’à peine 6 % des votants. Le Premier ministre est à Matignon que grâce à des petits arrangements politiciens. Ajoutons que toutes ces bonnes âmes considèrent les abstentionnistes comme des citoyens n’ayant aucun avis. Or, c’est parce qu’ils en ont qu’ils considèrent cette prétendue « démocratie parlementaire ou présidentielle » comme une imposture contre le pouvoir démocratique des travailleuses, des travailleurs, des citoyennes et des citoyens.

Les expériences récentes les confortent dans ce comportement qui, en apparence, organise le silence des urnes pour mieux hurler l’aspiration à prendre son destin en main, à prendre le pouvoir sur les activités, le travail et la production.

Du référendum sur la Constitution européenne en 2005, aux mouvements contre la casse du droit du travail, à celui contre la contre-réforme des retraites – adoptée par un coup de force – ou encore le mépris des conclusions de la conférence citoyenne pour le climat en 2019… Les preuves de cette fausse démocratie ne manquent malheureusement pas.

Le mouvement contre la loi « Duplomb » et celui qui s’amorce contre le plan d’austérité Bayrou à l’initiative de l’intersyndicale montre que le mouvement social et citoyen existe bel et bien. Il est porteur d’espoir. Cela montre aussi que la thèse selon laquelle notre pays basculerait irrémédiablement à droite est contrebattue.

Le paysage médiatique  et la représentation politique bêlante ne rendent pas compte de la réalité d’un pays pétri de justice sociale et environnementale, prêt à combattre les discriminations, aspirant à mêler combat anthropologique et combat écologique, brûlant du désir d’égalité et de volonté de vivre ensemble dans un monde de paix. Le champ médiatique et gouvernemental cache les opinions progressistes dans leur diversité. Mais cela ne les empêche pas d’exister, de penser et se penser, de se mobiliser, de se faire entendre, de se rassembler.

Voici mise à nu la violente collision démocratique en cours. Une aspiration démocratique populaire qui se heurte à un système institutionnel au service d’une démocratie parlementaire, faussement représentative manœuvrée par des élus qui décident majoritairement pour les intérêts du grand capital, quitte à briser la santé, à étouffer l’environnement, à raccourcir les vies jusqu’à rendre le monde invivable.

C’est parce que ce moment de rupture démocratique va à son paroxysme que les forces ayant constitué le Nouveau Front populaire doivent se retrouver, se reparler et bâtir ensemble un projet commun d’alternative progressiste. La démarche unitaire de l’intersyndicale contre le programme Bayrou montre une voie féconde à soutenir et à amplifier.

Au-delà, recoudre les fils coupés de la souveraineté populaire appelle de combattre la double dépossession des citoyennes et citoyens que masque le suffrage prétendument universel : dépossession de l’exercice réel du pouvoir sous couvert de démocratie parlementaire biaisée dans le cadre actuel des institutions ; dépossession de tout pouvoir citoyen et populaire sur la sphère de la production et du travail – chasse gardée des « actionnaires-propriétaires ». C’est ce combat contre le mépris de la citoyenneté qui émerge sous différentes formes, dont celle de la pétition contre la loi « Duplomb ».

Dans le même mouvement grandit l’aspiration d’une transformation fondamentale de l’organisation de la société humaine inséparablement d’un changement radical des rapports entre la société des humains qui doivent vivre en paix avec l’ensemble du vivant non-humain.

Émerge ainsi, particulièrement dans une part importante de la jeunesse, loin des discours dominants, non seulement l’aspiration à un changement de société, mais aussi d’un plus haut degré de civilisation. La conquête du  pouvoir citoyen sur l’État et sur les productions, la démocratie réelle, deviennent le but et le moyen des transformations structurelles vers le post-capitalisme. Un terreau fertile à l’initiative communiste !

Le 28 juillet 2025.

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ECOLE MABILY/VERNE /Communiqué du groupe de la gauche unie de LA SEYNE SUR MER
Communiqué du groupe de la gauche unie de LA SEYNE SUR MER :LFI, Les Ecologistes, PCF, PS, GRS 😘
En 2020, la municipalité a hérité d’un projet de reconstruction des écoles Mabily-Verne sur le site de l’ancien commissariat. Projet sérieux, préparé et budgétisé à 4 millions d’euros.
La nouvelle équipe municipale a rejeté ce projet et a opté pour une autre implantation à 10 millions d’euros, (soit 6 millions supplémentaires !) sur le site de l’ancienne mairie sociale.
Cela a nécessité le déménagement des services municipaux et la démolition de locaux amiantés.
Aujourd’hui, on nous annonce que 2 parkings seront construits à la place des écoles, car la reconstruction est jugée trop coûteuse !
Cette équipe municipale hypothèque l’avenir de nos enfants.
Parents, enseignants, citoyens, mobilisons nous !
Non à ce gaspillage indécent de l’argent public !
Oui à une école digne pour les enfants de Mabily-Verne !

Actualités

L’UE fait allégeance à Trump

 

 

                                                                                   L’UE fait allégeance à Trump

L’» accord » signé en Ecosse (+15%) fait l’unanimité contre lui !

La présidente de l’UE, Ursula von der Leyen, est allée en Ecosse rencontrer Trump chez lui, dans son golf où il a passé quatre jours, mêlant affaires privées et publiques, tout un symbole ! Sans négliger son sport favori

Un bon coup de poignard dans le dos de l’Europe et une bonne victoire pour celui qui se prend pour le maître du monde et qui ne cache pas son mépris pour l’Europe même dirigée par ses amis libéraux et ultra-conservateurs. néo-fascistes compris. La présidente devra assumer.

Ce qu’il veut c’est redonner aux E-U sa puissance perdue selon sa conception impérialiste du monde. Il représente et défend les intérêts des puissants dont les E-U sont le centre. Il décide, il change d’avis, il ment, il impose sa méthode quasi-mafieuse comme le disent aujourd’hui nombre de libéraux.

Accepter d’entrer dans le jeu de cet énergumène, encore adulé par des millions d’inconditionnels croyant en lui les yeux fermés, c’est se plier à ses caprices et le croire sur parole. « Mieux vaut un accord qu’un échec », c’est l’argument de cette dame noble « von der Leyen » qui n’a pas dû tellement souffrir.

Que nos produits, dans quelques jours, coûtent plus chers de 15% aux E.-U c’est une très mauvaise nouvelle pour nos entreprises qui exportent, sans réciprocité. Et ça ne lui suffit pas,

L’UE s’est aussi engagée à consacrer 750 milliards $ d’achats d’énergie – visant notamment à remplacer le gaz russe – et à investir 600 milliards $ supplémentaires aux Etats-Unis, tandis que les GAFAM se gavent chez nous…

C’est pourquoi l’accord a secoué les 27 dont les 2/3 (15) doivent accepter le marché de dupes, ce qui est loin d’être assuré, tellement se manifestent la déconvenue et la division au sein des minorités libérales très embarrassées ou plus nationalistes pro-Trump, longtemps hostiles à l’U-E.

Bayrou y est allé d’une déclaration à plusieurs lectures, plutôt sombre : « une alliance de peuples libres, rassemblés pour affirmer leurs valeurs et défendre leurs intérêts, se résout à la soumission »…L’agrégé de lettres commet un non-sens : les peuples libres ne se soumettent pas, ils résistent !

Macron n’a encore rien dit au lendemain de la capitulation de l’Europe où il essaie d’y jouer un rôle de rassembleur, notamment avec l’Allemagne, première économie de l’Europe et chouchou de Trump. Juste avant la rencontre en Ecosse, il s’était affiché avec Merz, le chancelier allemand. face aux droits de douanes de Trump.

Il avait insisté sur leur volonté commune «de donner de la stabilité et d’avoir les tarifs les plus bas possibles, mais également, évidemment, d’être respectés comme des partenaires que nous sommes ». Trump s’il lit ça, va se tordre de rire. Il parle lui « d’un deal jamais atteint », en toute « modestie » bien sûr !

Dès lundi, les oppositions étaient toutes plus critiques les unes que les autres visant la commission européenne qui n’a pas su, pu ou voulu exprimer plus d’exigence. Des critiques partout, même dans le camp présidentiel, déplorant un aveu de faiblesse face à Trump, qui a passé plus de temps sur les greens qu’en tête à tête avec dame Ursula von der Leyen : « emballez c’est pesé »

Mais ce n’est pas confirmé. Comme la loi Duplomb -plus de 2 millions de signatures en quelques jours, rien n’est fatal, il se prépare une rentrée de résistance offensive et rassembleuse…dans un contexte inédit.

Ces critiques spontanées ne font pas les mêmes analyses ni les mêmes réponses, ne serait-ce que les rapports à Trump chez les libéraux, macronistes, centristes, LR et RN, ils ne sont pas superposables. Ce sont les rapports de force entre les pouvoirs politiques, leurs choix en faveur des très riches et leurs victimes de plus en plus nombreuses jusque dans les classes moyennes qui en supportent les conséquences.

A gauche Verts, LFI et PCF, notamment, parlent fort de luttes et de perspectives  pour changer de modèle économique, vers une véritable transformation sociale et écologique dans le pluralisme. Sous peine de voir s’aggraver encore et toujours les conditions de vie des classes populaires au profit des milliardaires et des hauts salaires de moins en moins mis à contribution. Ce sont ces inégalités qui alimentent le chaos que nous vivons.

Le droit du plus fort c’est la guerre, l’insécurité permanente, le sabotage de l’urgence climatique, la surexploitation des humains et de la planète.

Optons pour la Paix, la liberté et le co-développement des peuples respectés.

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

Actualités

la Lettre de Patrick LE HYARIC de fin juillet 2025!

 

International

À l’extrême droite, le soutien inconditionnel à Israël secoué par la situation à Gaza

Après une frappe israélienne sur une maison du quartier d’Al-Sabra, dans le centre de la ville, des blessés sont transportés à l’hôpital Al-Shifa, Gaza, 11 octobre 2023. Cette photo de Loay Ayyoub, photojournaliste gazaoui de 29 ans, réfugié en Égypte, est lauréate du Visa d’or de la ville de Perpignan-Rémi Ochlik 2024 pour sa couverture, dans le Washington Post, de « la tragédie de Gaza ».
© Loay Ayyoub pour The Washington Post

À l’extrême droite, le soutien inconditionnel à Israël secoué par la situation à Gaza

Alors que la riposte israélienne tourne à la tragédie humanitaire, la position du RN et ses alliés commence à être interrogée en interne.
Tabou, le sujet titille depuis des semaines plusieurs cadres, qui préfèrent soulager leur conscience en «off» dans la presse. À mesure que la famine se propage à Gaza, et que la riposte d’Israël aux attaques terroristes du 7-Octobre semble chaque jour se muer en vengeance aveugle contre le peuple palestinien, la ligne du Rassemblement national et de ses satellites, affichant un soutien sans faille au gouvernement de Benjamin Netanyahu, se fragilise.

Vice-président de l’UDR, le ciottiste Guilhem Carayon a fait ce que beaucoup n’osent pas faire dans son camp : s’en ouvrir publiquement. Dans un tweet publié mardi soir, le jeune homme interroge la position de sa famille politique. « Mourir de faim ou tomber sous les tirs : est-ce devenu le seul horizon des enfants palestiniens ? », se demande-t-il, estimant que «la France ne peut accepter que les limites posées par le droit international soient chaque jour franchies sous nos yeux ».

L’ancien président des Jeunes LR n’est pas naïf et assure être conscient que sa position « est minoritaire au sein de la droite française ». Mais l’aggravation de la situation rend, selon lui, le silence impossible : « je ne supporterai pas de dire un jour à mes enfants qu’on savait mais qu’on n’a rien dit ». En réalité, la prise de conscience à la droite de la droite devient de plus en plus visible. Début juillet, le journaliste Alexandre de Galzain, officiant à Radio Courtoisie, a publié un billet dans Causeur dans lequel il tance « la faute morale » de sa communauté de pensée. Cité par Libération, le jeune homme assure avoir reçu, « en privé », le soutien de plusieurs cadres RN.

Service minimum

Le mouvement n’est pas circonscrit qu’à l’Hexagone. Outre-Manche, le Daily Express, connu pour ses positions populistes et conservatrices, a publié en Une la photo d’un enfant gazaoui frappé par la famine. « Par pitié, arrêtez ça », intime le tabloïd. Dans ce contexte, la position de Marine Le Pen commence, à bas bruit, à être remise en question en interne. « Après deux ans de guerre, on ne peut pas à la fois défendre la solution à deux États et laisser des civils se faire bombarder et coloniser sans fin », observe un cadre cité dans L’Opinion. Dans Libération, un autre craint de se retrouver « du mauvais côté de l’histoire » quand l’heure des comptes aura sonné.

Récemment, la cheffe de file du RN a donné l’impression de faire un (petit) pas de côté après le bombardement par Tsahal de l’Église catholique de la Sainte-Famille à Gaza. « Les raids israéliens qui ont touché l’église de la Sainte-Famille ne sont pas acceptables. Dans la lutte légitime que mène Israël dans l’éradication des islamistes du Hamas, la population civile ainsi que les minorités religieuses chrétiennes doivent être protégées à la lumière du droit international. Porter cette voix est le rôle de la France », a-t-elle grondé, alors que le Premier ministre israélien lui-même a assuré « regretter profondément » cette frappe.
Une sorte de service minimum qui donne surtout l’impression de ne réagir que lorsque les victimes sont chrétiennes, dans cette enclave martyre à l’écrasante majorité musulmane. Car on touche là le nœud du problème pour le RN et ses alliés : la dimension civilisationnelle de ce conflit.

Pour beaucoup au sein du parti lepéniste, l’État hébreu est la pointe avancée de l’Occident. « La frontière de la France est à Gaza », martèle souvent Julien Odoul, porte-parole du RN et relais complaisant du pouvoir israélien en France.

Une position qui a un double avantage pour le parti d’extrême droite : laver l’antisémitisme qui lui colle à la peau et nourrir le récit d’une guerre de civilisations opposant un monde musulman (perçu comme forcément hostile) à l’Occident. Un récit vendu clé en main par l’extrême droite israélienne, dont le discours confine souvent au suprémacisme.

Raison pour laquelle Marine Le Pen, qui a pourtant longtemps défendu une position gaulliste dite « d’équilibre », s’est retrouvée au mois de mai sur le plateau de la chaîne israélienne I24 News à attaquer frontalement Emmanuel Macron.
La députée du Pas-de-Calais a jugé « indignes » les propos du chef de l’État, qui avait qualifié de « honte » la riposte disproportionnée menée par Tsahal à Gaza.

Et Marine Le Pen d’embrasser la propagande du régime israélien au sujet de la famine qui sévit dans l’enclave : «Israël ne refuse pas de livrer de l’alimentation et des biens de première nécessité à Gaza, il ne veut simplement pas que ce soit le Hamas qui les distribue ». Un discours très éloigné des réalités observées par les ONG sur place.
« Messages d’encouragements »

Depuis, plusieurs enquêtes indépendantes ont montré que l’armée israélienne avait tiré sur des civils venant chercher de l’aide humanitaire, et des déchirantes photos d’enfant la peau sur les os se multiplient dans les médias, tandis que les morts civils dans le territoire palestinien se comptent par dizaines de milliers (sans que la presse ne soit autorisée à documenter ce qui s’y passe). Une situation difficilement défendable sur le plan humanitaire, qui pousse donc plusieurs responsables RN et UDR à revoir leur logiciel.
Auprès du HuffPost, Guilhem Carayon constate avoir « beaucoup de retours positifs » depuis sa prise de position, assurant même avoir « rarement reçu autant de messages d’encouragements ».

Mais pour l’heure, ni Marine Le Pen, ni Jordan Bardella, ni Éric Ciotti, qui affichent un soutien sans faille à Israël, n’ont revu leur position. Mais est-ce seulement possible pour l’état-major du RN, qui a fait de sa position farouchement pro-israélienne la clé de voûte de sa dédiabolisation ? Pas sûr.

Puisqu’un retour en arrière est difficilement envisageable, car il remettrait en cause la sincérité du parti lepéniste à l’égard de l’État hébreu, ce qui pourrait réveiller les procès en antisémitisme et interroger l’authenticité de son repentir à l’égard de la communauté juive.

Mais à l’inverse, ce soutien aveugle se paie au prix de la complicité à ce qui apparaît comme l’une des pires catastrophes humanitaires du XXIe siècle, fomentée de surcroît au mépris du droit international et d’une colonisation très éloignée des aspirations « souverainistes » du RN. Tout le problème quand on renonce à l’équilibre par opportunisme.

Romain Herreros, 

journal  LeHuffPost