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Fréjus: Le maire RN, David Rachline  ,Devant le tribunal correctionnel de Draguignan

Photo du journal LIBERATION du 10 FEVRIER 2025

Fréjus: Le maire RN, David Rachline  ,Devant le tribunal correctionnel de Draguignan

Le 30 septembre prochain le sénateur-maire et vice-président du RN est convoqué devant la justice pour prise illégale d’intérêt suite à l’enquête de la journaliste du Nouvel Obs,Camille Vivogne- Le Coat auteur du livre-enquête « Les Rapaces » particulièrement documenté sur les mœurs, les fréquentations, les frasques et les détournements d’argent public.

Jeune cadre très proche du sommet du parti de Mme le Pen, il ne retient que des erreurs d’encaissement : des rémunérations de ses fonctions de président de SEM (sociétés d’économie mixtes) qu’un sénateur et maire ne peuvent cumuler, ça ne fait jamais que 24 000 euros en plus, par an. Un sénateur et maire ne le saurait pas ?? Peu vraisemblable.

De son côté, Marine Le Pen a été reconnue coupable avec 57 assistants fictifs mais payés par le parlement européen qui demande le remboursement dont le vote va intervenir en mars dans le scandale qui remonte à 2015.

Il ne leur reste plus qu’à se mettre à l’abri sous le parapluie de Trump et Musk, leurs idoles, modèles de l’ultra capitalisme qu’ils voudraient imposer au monde, quitte à doter de leurs milliards les descendants des nazis et d’intervenir en Europe, au plan politique ou électoral pour y faire progresser l’extrême-droite, Musk en levant le bras droit tendu légèrement au-dessus de l’épaule…Qu’y l’eût cru ?

Ce salut, Rachline en parle dans l’enquête de Camille Vigogne Coat, surprise de la chose et  puis ça n’a jamais eu lieu en public mais dans quelques réceptions privées, en mairie mais nocturnes. Pas folle la guêpe !

En décembre 2023, une enquête avait été diligentée et depuis, le maire s’était fait silencieux et discret. Les dépenses plus serrées. Un récit qui n’oublie pas les questions aux mis-en cause ainsi que leurs réponses. Rachline n’a pas manqué de souligner sa sérénité et sa confiance, c’est de bonne guerre.

Le conseil municipal du 25 février 25, s’annonce mouvementé : il y sera question de la prise en charge ou pas de la ville de Fréjus, des frais de l’enquête ouverte par la justice. Il devrait y avoir du monde

René Fredon

https://www.liberation.fr/politique/le-maire-rn-de-frejus-david-rachline-convoque-par-la-justice-pour-prise-illegale-dinterets-20250210_MTG32GGBZBCNZKHU4HJ5VTSMNE/

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20250209.OBS100068/info-nouvel-obs-david-rachline-devant-la-justice-pour-prise-illegale-d-interets.html

Actualités

109 milliards d’euros d’investissement dans l’IA ,

 

 

109 milliards d’euros d’investissement dans l’IA : Emmanuel Macron appelle à ne pas « réguler avant d’innover »

Dans une interview sur France 2 et le média indien Firstpost, ce dimanche 9 février, le chef de l’État a annoncé un investissement français de 109 milliards d’euros dans cette technologie, la veille du sommet international dédié à l’Intelligence artificielle.

Emmanuel Macron entend bien mettre un coup d’accélérateur et tenter de rivaliser avec les géants de l’intelligence artificielle. Ce 9 février, lors du journal de 20 heures, diffusé sur France 2 et en Inde, le président de la République annonce « 109 milliards d’euros d’investissement dans l’IA dans les prochaines années en France ». Cette somme est comparable au programme américain de Donald Trump, StarGate, rapporté au budget des deux pays.

Le financement des 109 milliards d’euros devrait être détaillé, lors du sommet international pour l’action sur l’Intelligence Artificielle, coprésidé par la France et l’Inde, qui s’ouvre ce lundi 10 février, à Paris. « La première chose est que l’on doit être dans la course, dans la géopolitique de l’innovation. Avant de réguler, il faut dire : “ nous on veut en être” », répond-il aux journalistes Laurent Delahousse et Palki Sharma Upadhyay, du média indien, Firstpost, qui s’inquiète des effets pervers de la technologie.

Depuis le Grand Palais à Paris où se tiendra le sommet, le chef de l’État se trouve inhabituellement interrogé dans le même temps par la presse nationale et étrangère. Pour sa première interview publique de l’année 2025, Emmanuel Macron choisit d’aborder cette thématique stratégique en termes de géopolitique internationale et de souveraineté énergétique.

L’obsession de l’innovation

« Nous, en France, on a une avance extraordinaire. On produit l’électricité parmi les (sources les) plus décarbonées, sûres et stables au monde », rappelle le président de la République. Il affirme même que les centres de données français sont « propres », – en oubliant de mentionner l’artificialisation des sols qu’imposent de tels projets  contrairement à ceux, américain, qui utilisent du pétrole ou du gaz……

Pour le mathématicien Cédric Villani, « l’IA est au mieux une difficulté supplémentaire, au pire une catastrophe »…….

La suite est Publiée le 9 février 2025

Léa Petit Scalogna

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Objet : l’IA est au mieux une difficulté supplémentaire….

 

Entretien

Pour le mathématicien Cédric Villani, « l’IA est au mieux une difficulté supplémentaire, au pire une catastrophe »

Dès 2018, le mathématicien Cédric Villani plaidait pour que les questions autour de l’intelligence artificielle sortent des cénacles des spécialistes pour irriguer le débat démocratique. Il espère que le sommet mondial de Paris, qui s’ouvre lundi, joue ce rôle.

« On ne peut pas dire que les questions que pose l’IA se résolvent par la réponse “tout dépend de ce que nous allons en faire” », juge Cédric Villani.

 

Le lauréat 2010 de la médaille Fields posait déjà en 2018 la question de « donner un sens à l’intelligence artificielle » dans un rapport parlementaire. Sept ans plus tard, l’état des rapports de force internationaux le rend sceptique sur l’évolution des technologies numériques.

L’intelligence artificielle peut-elle être un outil de progrès ?

Il y a deux façons très différentes de répondre. Soit vous l’abordez du point de vue intellectuel, universitaire et c’est un sujet absolument fascinant. Il s’agit d’une aventure scientifique parsemée de grands esprits, depuis Alan Turing. La question de l’adaptation des usages rend encore plus passionnant le débat autour des métiers, de notre perception et de notre représentation du monde en fonction des moyens de communication.

Même les plus réticents à l’IA ressortent de ces débats intellectuels en se disant que tout ceci est passionnant. Mais si l’on pose la question du progrès que l’on peut tirer à partir des usages de l’IA, il est impossible d’avoir une réponse aussi tranchée. Par rapport à la paix, l’équité et la trajectoire écologiquement viable, les trois questions qui forment les grands critères actuels de progrès, l’intelligence artificielle représente au mieux une difficulté supplémentaire, au pire une catastrophe, au même titre que la bombe nucléaire pouvait constituer à la fois un sujet scientifique et intellectuel passionnant, mais aussi une invitation à la destruction de l’humanité.

Pourquoi tant de scepticisme ?

On ne peut pas dire que les questions que pose l’IA se résolvent par la réponse « tout dépend de ce que nous allons en faire ». Si l’on prend en compte les rapports de force actuels, son utilisation accroît nos difficultés. L’IA apporte une nouvelle façon de faire la guerre, génère de nouvelles rivalités sur le contrôle de l’information comme de nouvelles tensions géopolitiques pour le contrôle des ressources.

En tant que telle, elle ne m’empêche pas de dormir. En revanche, les tensions mondiales entravent nos efforts en faveur du désarmement et de la solidarité internationale. Mais pour toutes les forces de progrès, ne pas user de ces outils revient à laisser les armes aux adversaires.

Les cas d’usages d’IA qui concourent à une société plus juste sont légion, des travaux du Giec aux économies d’énergie, au recyclage comme à la préservation des écosystèmes… Par ailleurs, le modèle du logiciel libre mène la compétition avec le modèle de l’IA fermée. Ce n’est pas pour rien qu’Elon Musk s’en prend à Wikipédia. Mais tous ces cas d’usage de progrès représentent peu en proportion des cas d’usage nocifs.

À quoi sert ce sommet mondial de l’IA à Paris ?

Le buzz alimenté par ce sommet permet d’attirer l’attention sur les vrais problèmes. Parler d’IA, c’est parler des déchets numériques dont on sous-traite la destruction à des travailleurs ghanéens sous-payés. Parler d’IA, c’est rappeler les injustices fondamentales entre les femmes et les hommes. Pourquoi n’y a-t-il pas suffisamment de femmes dans les mathématiques, les écoles d’ingénieurs et d’informatique ?

Sommet de Paris sur l’IA : sous le bluff, les fonctions…

C’est aussi parler de recherche : pourquoi laisse-t-on piller notre force de formation par les universités américaines ?

Et puisqu’il est actuellement question de rapports de puissance entre les États-Unis et la Chine, parler d’IA, c’est parler taille et forces.

Nous concernant, la réponse doit être l’Europe, du fait de son marché et des moyens qu’elle peut mobiliser. En 2022, l’irruption de Chat GPT avait tout changé médiatiquement et permis que tous ces sujets jusque-là traités entre experts parviennent au grand public. Ce sommet de Paris nous en donne une nouvelle occasion.

 

En matière d’intelligence artificielle, où en est la France ?

La France a des atouts réels. Historiquement, elle possède avec l’Allemagne, la Russie et, maintenant, les États-Unis l’une des plus grandes communautés de mathématiciens. Elle reste un grand pays d’algorithme et une référence pour la qualité de ses programmeurs.

Nous n’avons pas rempli tous les objectifs de notre feuille de route numérique, mais nous nous sommes dotés d’une infrastructure de calcul qui permet à nos chercheurs de travailler en France et de ne plus aller voir les Gafam. Mais il est dérisoire voire puéril de proclamer, comme nous l’entendons à l’occasion de ce sommet, que la France va faire faire un pas de géant à elle toute seule. Il est d’ailleurs symptomatique de voir l’Europe si peu associée à l’événement.

L’Union européenne s’est pourtant dotée d’un ensemble réglementaire cohérent et ambitieux qui fait qu’elle est la plus protégée.

Notre défi, c’est la production de hardware (matériel, puces) comme de software (logiciels, programmes), qui demande une politique coordonnée de soutien en faveur de la recherche, de l’enseignement supérieur, des programmes communs de données.

Mais au vu des coupes dans les budgets, la France ne va pas dans la bonne direction. La politique européenne est aussi décevante. Pour le numérique comme pour l’écologie, on constate un recul des ambitions.

Publié le 9 février 2025

Stéphane Guérard

Lu dans l’HUMANITE….du 11 02 2025

 

 

 

 

 

Actualités

La raison du plus fort est la pire de toutes

 

 

                                                                                                                            La raison du plus fort est la pire de toutes

               Plusieurs mois avant son intronisation, comme 47ᵉ président des États-Unis, le 20 janvier dernier, Trump flanqué de Musk a préparé minutieusement sa stratégie de communication qui consiste à dire à l’Europe qu’elle devra assumer de financer totalement ses dépenses de défense qui s’avèrent beaucoup plus lourdes que celles dues à l’invasion de l’Ukraine par la Russie durant ces trois années.

                   Il avait claironné qu’il y en avait pour 24 h, sûr de lui, tenant en estime Vladimir Poutine, et laissant entendre qu’il avait de nouvelles concessions à faire valoir et qu’il n’avait pas l’intention de se substituer à l’Ukraine pour courir le risque d’entrer en guerre contre la Russie et sur son espace que l’OTAN s’était empressé d’entourer.              

                   Du haut de sa tribune des milliardaires des États-Unis et de sa puissance, militaire et économique Trump prenait dans ses bras Nétanyahou et lui offrait tout ce qu’il exigeait pour faire durer le cessez-le-feu et vider Gaza de sa population palestinienne, tentative ignoble et inefficace qui en dit long sur leur mentalité d’extrême-droite que Musk a banalisé par plusieurs «saluts nazis» qui ont fait se lever des centaines de milliers d’Allemands indignés, ce dernier week-end.

                    Ils ont franchi une barrière, celle de se reconnaître d’extrême-droite et de bafouer les limites politiques et la propagande qui se déverse pour justifier des discriminations flagrantes, voire des insultes, des inégalités flagrantes de nature raciste, sociale, religieuse, politiques, homophobe, chez tout leur soutien.   

                     Quand on entend Trump nous annoncer qu’il lui faut annexer le canal du Panama, le Mexique également, un État du Canada ainsi que le Groenland sous tutelle du Danemark, on se demande s’il y a lieu d’entretenir une ONU soucieuse de justice, d’égalité, d’objectivité sinon on laisse tous les pouvoirs à cet individu des plus vulgaires, héritier de milliardaires comme la plupart de ceux-surtout-qui font partie de la meute et à qui on ne confierait pas la clé de la réserve de papier.

                       Bien sûr, dans cet attelage : « peuple-multimilliardaires » « y a comme un défaut », disait le fantaisiste Fernand Raynaud. Ainsi ceux qui disposeraient d’héritiers lestés pour quelques milliers de générations, alors que des millions de croyants fanatisés qui enfilent le costume du chef, n’ont rien de trop dans le frigidaire, le but de la vie c’est de faire partie des gagnants, pas des perdants. Chacun pour soi et dieu pour tous. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient !

                       Et dire que Nétanyahou est toujours sous l’effet d’une intervention de la CJP pour intention de génocide qui lui est reproché, il se trouve bien au chaud à Washington avec Trump qui l’aide à « nettoyer GAZA ». Une honte de plus, pas pour eux !

                          Rien n’a été mis de côté. Ils vont taxer les concurrents qui ne seront pas leurs clients et se savent mieux préparés même si il y a résistances en interne et sur tous les fronts.

                            Ils ont choisi l’Europe qu’ils paraissent vouloir déstabiliser en s’appuyant sur les partis néo-nazis allemands, autrichien, hongrois, polonais, italiens, français. Allons-nous à gauche, chez les rescapés de la Shoah et des camps de la mort libérés par les Russes, respecter la tradition et éviter au gouvernement américain et à une partie de son peuple, de prendre un bien mauvais chemin. Nous ne pouvons laisser réécrire l’histoire de la 2è guerre mondiale 39-45.

                             Il y va de la mémoire des 60 millions de victimes de la guerre,  camps inclus, nous ne sommes pas prêts de nous résigner à ce que fut la collaboration et à les laisser cracher sur la Résistance. Trump a choisi son camp pour préciser les « valeurs » inculquées à la partie des citoyens américains qui se détachent de notre victoire commune sur le nazisme. 

                              C’est tout ce qui nous oppose fondamentalement  avec l’extrême-droite, l’abolition des guerres, coexistence pacifique, les privilèges, les inégalités, l’émancipation des classes sociales côté Travail, pour une gestion collective, un partage des fruits du travail et la réussite de la transition écologique.

 

                               Ce 5 février, on apprenait que Trump, ce grand bâtisseur, avait décidé, pas vraiment une surprise, de «nettoyer» la bande de Gaza pour qu’aucun Palestinien ne puisse vivre sur sa terre : pas besoin de l’ONU ! Il a décidé de faire de la bande de Gaza la Californie du Moyen-Orient, pour le plus grand plaisir des pays pétroliers qui nous financent nos grands clubs sportifs. L’Égypte et le royaume de Jordanie seraient tellement heureux de les accueillir ?

                                  Trump n’a pas demandé aux propriétaires, les Palestiniens, ce qu’ils en pensent avant qu’on ne les exproprie militairement ? C’est :» je décide et vous exécutez » Mais pour qui se prend-il ? On mesure à quel point de niveau il se situe. Qui désigne les participants aux pourparlers à ce cessez-le-feu qui n’ont pas l’air d’enthousiasmer les deux compères ? Voilà la « diplomatie » de Trump !

Ce n’est pas assez, 50 000 morts civils,          ?

                           Il croit avoir réglé le problème, il aime tellement qu’on lui mange dans la main, et qu’il donne l’impression de réussir tout ce qu’il entreprend, d’où son « génie de service » encore  plus conservateur que lui et menteur tant que ça leur rapporte,

C’est leur seule motivation, c’est tout ce qui les intéresse. Qui dira le contraire ? Qui ne voit pas le type de société qu’ils ont dans la tête ? Va-t-il falloir se préparer  au retour de l’esclavage

 Et comment ne pas tomber dans leur piège avec des états arabes aussi solidaires ?

Que devient la dignité humaine avec de tels projets ? C’est sur le dos des peuples que  s’enrichissent les fossoyeurs de notre terre commune

Le temps nous est compté.  Ne laissons pas faire de telles monstruosités. On ne se juge pas soi-même.

René Fredon

https://www.humanite.fr/monde/bande-de-gaza/trump-veut-deporter-les-habitants-de-gaza-pour-en-faire-la-cote-dazur-du-moyen-orient

 

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE UCR-CGT:L’heure est à la mobilisation !

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE UCR-CGT ,L’heure est à la mobilisation !

Face à la multiplication des attaques et des stigmatisations des retraité·es par les gouvernements successifs, l’UCR-CGT a proposé aux autres organisations syndicales et aux associations de défense des retraité·es de lancer, à nouveau, un appel à la mobilisation.

Gouvernement, patronat, et “experts” en tout genre n’ont cessé, ces derniers mois, d’accuser les retraité·es de tous les maux. Elles et ils seraient responsables d’une grande partie de la dette du pays et du prétendu « déficit de la Sécurité sociale ».

Cela revient à oublier rapidement les milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises, ainsi que les aides publiques massivement versées à ces mêmes entreprises, sans aucune contrepartie en termes d’emploi, de formation professionnelle ou de revalorisation des salaires.

Non, les retraité·es ne sont ni des nanti·es ni des privilégié·es :

• 60 % des retraité·es perçoivent une pension inférieure au SMIC.
• 31 % des retraité·es gagnent moins de 1 000 € par mois, dont 74 % sont des femmes.
• 11 % des retraité·es vivent en situation de pauvreté, voire de misère, avec une pension moyenne de 790 € par mois.

N’ayant plus les moyens pour se soigner :

• 700 000 retraité·es n’ont pas complémentaire santé ou mutuelle.
• 1, 6 millions d’entre elles et eux ne se soignent plus ou peu.

Dans ce contexte, le PLF et le PLFSS 2025 devraient inclure des mesures fortes pour la revalorisation des retraites et le financement de la Sécurité sociale. Ces mesures doivent permettre à la population de bénéficier d’une protection sociale digne du 21ᵉ siècle, plutôt que d’imposer des millions d’euros d’économies sur le dos des retraité·es et des personnes les plus précaires.

L’UCR-CGT, ainsi que la FSU, Solidaires Retraités, la CFE-CGC, la CFTC, la FGR-FP, la LSR, Ensemble-Solidaires et l’UNRPA, appellent l’ensemble des retraité·es à s’organiser, débattre et se mobiliser dans les régions le 20 mars 2025.

Montreuil, le 24 janvier 202

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Louis Boyard échoue à remporter l’élection municipale de Villeneuve-Saint-Georges

Actu 

Louis Boyard échoue à remporter les élections municipales de Villeneuve-Saint-Georges

Au second tour des élections municipales anticipée à Villeneuve-Saint-Georges, la liste de la candidate LR Kristell Niasme a remporté 49 % des voix, devant le sortant Philippe Gaudin (12 %) et la seule liste de gauche restée en lice, celle de l’insoumis Louis Boyard. Celui-ci paie le prix d’une hausse de la participation au second tour qui bénéficie à la droite, et de n’avoir pas su rassembler la gauche.

Il y a deux semaines encore, Louis Boyard disait au reste de la gauche « ne rêvez pas » à la perspective d’une fusion des listes de gauche.

L’élection municipale à Villeneuve-Saint-Georges avait valeur de test national pour la France insoumise. C’est un échec. Le député de la circonscription Louis Boyard n’a pas réussi son pari de remporter cette ville val-de-marnaise de 36 000 habitants.

Sa liste ne recueille que 38,8 % des voix, loin derrière celle de Kristell Niasme.

 

(Les Républicains) vainqueurs avec 49 % des voix (contre 22,7 % au premier tour). La participation était de 39 %.

Le maire sortant de droite, Philippe Gaudin qui avait maintenu sa candidature au second tour ne fait que 12,3 %, un peu moins que son score de premier tour (15,5 %). C’est un salut nazi, qu’il avait fait dans un conseil qui est à l’origine de la démission d’une partie du conseil municipal qui a conduit à cette élection anticipée.

La France insoumise n’a pas mis toutes les chances de son côté pour reprendre la ville à la droite. Il y a deux semaines encore, Louis Boyard disait au reste de la gauche « ne rêvez pas » à la perspective d’une fusion des listes de gauche, car la sienne l’emporterait dès le premier tour.

Dimanche 26, sa liste faisait 24,9 % des voix, celle de l’union de la gauche (PCF, PS, Verts, GRS) menée par le communiste Daniel Henry totalisait, elle, avec 176 voix de moins, 20,7 % des suffrages.

Mardi dernier, la FI avait repoussé la proposition de la liste d’union de la gauche d’une fusion sur la base de la proportionnelle. Un temps, Louis Boyard avait indiqué vouloir l’union mais le PS après que celui-ci a dit refuser une fusion si se maintenait sur la liste un candidat ayant rédigé des publications favorables au Hamas sur les réseaux sociaux.

La liste d’union de la gauche s’était retirée…

Faute de fusion possible respectueuse des résultats du premier tour, la liste d’union de la gauche s’était, par esprit de responsabilité retirée, appelant à battre la droite en votant pour la liste FI. « Kristell Niasme est largement élue maire de Villeneuve-Saint-Georges.

Les Villenevois.es sont les grands perdants de la division de la gauche, imposée d’en haut.

Face à la droite, la gauche, les écologistes et les citoyens doivent agir avec et pour les Villeneuvois.es », a réagi après l’annonce des résultats Daniel Henry.

« L’élection de Kristell Niasme constitue une très mauvaise nouvelle pour les Villeneuvois·es. Première adjointe du maire sortant, la nouvelle maire est comptable et complice des mauvais coups portés aux habitant·es et aux services publics. Elle a participé à la crise de pouvoir, à gaspiller l’argent public et à dégrader l’image de notre ville », a prévenu dans un communiqué le collectif qui soutenait sa liste, Ensemble pour Villeneuve, qui annonce des « initiatives, dans les prochains jours pour rester sur le terrain. »

Une hausse de la participation qui bénéficie à la droite…

La non-fusion de la gauche n’est pas seule en question. Kristell Niasme a bénéficié des reports de voix du candidat UDI Eric Colson au premier tour (13,6 %). L’électorat de droite s’est massivement mobilisé au second tour pour faire barrage à la gauche. Les deux candidats de droite font 820 voix de mieux que le camp conservateur au premier tour, tandis que celui de la gauche baisse de vingt voix.

La hausse de la participation a avant tout bénéficié à la droite ; le nombre d’électeur est passé de 4291 électeurs dimanche dernier à 5 080 ce 2 février.

La liste de la FI « augmente le score de la gauche de plus de 10 points par rapport à l’élection municipale de 2020, se félicite Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise sur le réseau X. Malheureusement, la mobilisation conjointe des macronistes au Rassemblement national jusqu’au ministre de l’Intérieur lui-même ne lui permet pas de l’emporter ».

Le dirigeant insoumis égratigne également ses alliés nationaux : « Les déclarations du PS, reprenant les campagnes de dénigrement des médias fascistes contre la liste de Louis Boyard, auront contribué au maintien au pouvoir de la droite la plus extrême ». Des critiques partagées plus tard dans la soirée par le tête de liste. « Je sais que la France nous écoute ce soir. Je sais que les opprimés nous regardent et que, comme nous, eux aussi ils ont envie de mener la bataille des élections municipales en 2026. Oui nous avons fait mieux. Mais encore pas assez. Alors bien sûr, demain matin n’est pas à la fête. Mais nous allons continuer de lutter, lutter, lutter. Et nous donner le droit et l’espoir de recommencer. », a déclaré Louis Boyard

Ce scrutin partiel est l’un des derniers avant les élections municipales, dans les 36 000 communes de France, programmées l’an prochain, au cours duquel la FI souhaite conquérir plusieurs communes de l’ancienne banlieue rouge, en Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne. L’occasion de futurs déchirements pour la gauche.

Gaël De Santis

Objet : Lu dans L’HUMANITÉ, résultats élections municipales Villeneuve-St-George, Publié le 2 février 2025

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  Trump veut interdire Gaza aux Palestiniens !

 

 

 

                                                                                                                 Trump veut interdire Gaza aux Palestiniens !

 

C’est une provocation inouïe et explosive que Trump et son compère Nétanyahou veulent faire avaler aux Palestiniens et à toutes celles et ceux qui, dans le monde, se méfient des deux chefs d’État d’extrême-droite qui n’ont rien trouvé de mieux que de refuser aux Palestiniens… de vivre en Palestine ?

Trump, toute honte bue compte les faire « accueillir » par l’Égypte et la Jordanie, pour une durée indéterminée, moyennant quoi « la guerre pourrait définitivement cesser » rassure le président américain-aux gros sabots qui soutiennent sans faille son protégé et fidèle client avec la même vision de l’évolution du Moyen-Orient, avec Israël sous protection directe des Etats-Unis qui a faim d’annexions de vastes territoires sur tous les continents.

On mesure jusqu’où va la pression que mettent les E.-U pour s’installer dans cette région pétrolière et gazière au cœur des pays arabes et auprès d’une puissance nucléaire liée au leader mondial militaire et économique, justement parce que la Chine est en plein essor. Même s’il y a ralentissement et promesse de reprise américaine, c’est au détriment de l’Europe menacée de taxes, de monnaie mondiale et de taux d’intérêts.

Trump n’est pas à ça près, chez lui, il dit refouler 21 millions d’immigrés hors de ses frontières, Mexique et Amérique latine… Chez les autres, il intervient pour le compte d’Israël, interdit les Palestiniens de rentrer chez eux et veut les fourguer à deux pays arabes, l’Égypte et la Jordanie, histoire  de sécuriser son protégé ! Nétanyahou.  Le comble du cynisme !

 Trump en échec

 Des centaines de milliers de personnes qui avaient été déplacées dans le sud de Gaza sont remontées chez elles, dans le Nord, malgré le champ de ruines qui les attend. Une façon de dire leur attachement à leur terre et le refus de partir, comme voudrait les y inciter le président états-unien, comme le rapporte Pierre Barbancey l’envoyé spécial de l’Humanité du 25-1-25

L’armée israélienne empêche toujours les Gazaouis refoulés vers le sud de retourner dans le nord au prétexte que les quatre captives israëliennes de samedi étaient des soldates et qu’une civile devait être dans le lot… Cela augure mal de la suite des échanges des prisonniers.

La deuxième phase est ouverte, elle doit conduire à une fin définitive de la guerre. On voit bien les exigences des gros sabots et l’empressement d’Israël à pilonner encore les civils.

Les Palestiniens n’abandonneront jamais leur terre, ni la perspective de la reconstruire, et pour cela il faut la paix et ne laisser personne souffler sur les braises, aller au bout du processus que les deux parties ont décidé d’atteindre.

Mais l’ombre plane toujours sur les intentions impérialistes des deux inséparables,  très à l’extrême-droite, Trump et Israël ayant commencé à passer des accords en septembre 2020 dits »d’Abraham » avec des pays arabes, Égypte et Jordanie, Émirats arabes unis, plus récemment Bahreïn et le Maroc… Trump y tient plus que jamais, il est de nouveau au pouvoir et a mis la barre très haut pour « arroser » avec les dollars de ses milliardaires et mieux résister à la Chine, son épouvantail.

 La formule provocatrice de Trump en Égypte et dans la majorité des pays arabes : »nettoyer Gaza de ses habitants » ne passe pas, malgré les dollars qui tomberaient sur leurs dirigeants  pour accueillir 1,5 million de Palestiniens qui refusent.

Dans les pays occidentaux, la solidarité va très majoritairement vers la conclusion de la paix à Gaza  et la création d’un État pour les Palestiniens.es sous l’autorité palestinienne. Et les mouvements populaires de solidarité y ont toute leur place et toute leur importance.

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les terribles surenchères de l’administration Trump 2 (Ce qu’ils ne disent pas dans les infos télé)

Les terribles surenchères de l’administration Trump 2 (Ce qu’ils ne disent pas dans les infos télé)

 Par Bruno Odent

L’oligarque élu président qui rentre à la Maison-Blanche ce 20 janvier 2025 entend se porter au chevet d’un système profondément atteint par la financiarisation et surmonter l’énorme crise de confiance populaire pendante qui lui a permis de triompher le 5 novembre. A l’intérieur, il mise tout sur une « libération » de la finance jusque dans ses critères les plus spéculatifs, comme ceux des cryptomonnaies, et à l’extérieur sur une dangereuse course au rétablissement d’une domination du monde par l’empire états-unien qui vise explicitement la Chine et sa montée en puissance.

Quasi simultanément à la campagne présidentielle qui allait voir la victoire sans appel de Donald Trump, Boeing, fleuron industriel des États-Unis, connaissait une grève historique. L’événement n’a pas suscité les gros titres de la presse française et européenne. Et pourtant il est profondément emblématique de la très profonde crise du système états-unien. Sur tous les plans, économique, social, sociétal et politique. Un immense malaise que Donald Trump a réussi à instrumentaliser.

Les 7 semaines de grève totale des ouvriers du constructeur aéronautique, durant lesquelles aucun avion n’est sorti des chaînes de production des sites berceaux du groupe dans la région de Seattle, révélaient l’ampleur de la défiance à l’égard d’une gestion patronale toujours plus financiarisée. Dotés d’un syndicat, les travailleurs de Boeing ont pu faire face, arracher de conséquentes augmentations de salaires (+ 38 % sur 4 ans) qui leur ont permis de compenser les pertes subies durant les deux dernières décennies en raison d’une baisse sensible de leur pouvoir d’achat accentuée encore par l’inflation de la dernière période. En dépit de leur détermination, ils n’ont cependant pas pu obtenir un retour à un système de retraite à prestations définies alors que le montant de leurs pensions, issues désormais d’assurances individuelles par capitalisation, se réduit comme peau de chagrin

La « chasse aux coûts » et la recherche de « création de valeur » au bénéfice des actionnaires qui prévaut depuis plus de 20 ans chez Boeing, est devenue la règle pour toute une économie. Alors que la résistance a pu s’organiser au sein du géant de l’aéronautique, une immense majorité des salariés, dépourvus du moindre syndicat, est restée impuissante et donc encore plus livrée à tous les ressentiments.

Chez Boeing ce cancer financier allait gravement porter atteinte, au même moment, à la qualité et à la sécurité des productions. Quand les incidents en vol d’avions flambants neufs se multiplient jusqu’à provoquer deux crashs, l’arrachement d’une porte en plein vol ou encore des alertes majeures sur les trains d’atterrissage. Soit une série de « dysfonctionnements » graves qui ébranle la compétitivité même du groupe. La grève et les atteintes à la qualité et à la sécurité des appareils chez Boeing constituent les deux faces d’une même pièce révélant, de façon emblématique, l’ampleur de la déliquescence née de la financiarisation de tout un système.

Donald Trump, qui a tiré tout le parti de l’immense mécontentement populaire accumulé, est le symptôme politique de cette crise qui ronge toute une société. Lui qui a bénéficié d’un appui pécuniaire et logistique de Wall Street sans précédent, est censé « remettre en marche» le capitalisme états-unien.

Au menu du président élu qui s’apprête à faire son entrée ce 20 janvier 2025 à la Maison-Blanche : libéralisme débridé, autoritarisme et attaques d’une ampleur inédite contre les migrants, ces boucs émissaires commodes du système malade ; utilisation maximum d’un arsenal de taxes douanières pour rétablir la suprématie commerciale menacée de l’Oncle Sam, vis à vis de la Chine, ennemi toujours plus ouvertement proclamé mais aussi des « partenaires » réputés les plus proches comme l’Europe , le Canada ou le Mexique. Et extension des logiques et des pressions impérialistes pour replacer le monde sous la férule du capital états-unien.

Pour « restaurer la grandeur de l’Amérique » (Make America great again) Donald Trump est prêt à aller bien plus loin que lors de son premier mandat et à augmenter singulièrement les doses de traitements spéciaux administrés aux citoyens des États-Unis et du monde. Avant même son entrée à la Maison-Blanche, sa méthode et ses priorités se laissent déjà clairement discerner.

Purge de l’administration et méga-austérité pour les travailleurs.

L’État fédéral et ses réglementations présentées comme tentaculaires sont désignés comme les principaux responsables des difficultés enregistrées aujourd’hui. La recette de la nouvelle administration trumpiste est simple : couper à la hache dans les dépenses de l’État fédéral et libérer les seules initiatives qui vaillent, celles des traders et des entrepreneurs privés. Elon Musk, qui doit être promu à la tête d’un ministère chargé de « l’efficacité gouvernementale », et ses amis libertariens de la Silicon Valley seront maîtres d’œuvre du traitement de choc infligé à l’État fédéral.

L’oligarque de Wall Street, patron de Tesla, Space X et du réseau social X (ex-Twitter) qui a mis de sa personne et financé, pour quelques cent millions de dollars, la campagne du président élu , réalise un sacré retour sur investissement. La valeur des titres de ses trois sociétés a bondi en Bourse dès l’annonce du résultat. De quoi conforter sa position d’oligarque le plus riche du monde. Quant aux conflits d’intérêt plus que manifestes du champion du capitalisme sans entrave (subventions publiques aux véhicules électriques, contrats mirobolants avec la NASA), ils sont traités par le mépris.

L’objectif assigné par le nouveau maître de la Maison-Blanche est, on ne peut plus clair : il faut , martèle-t-il « sabrer les régulations excessives, couper dans les dépenses inutiles et restructurer les agences fédérales » D’un tempérament pas précisément introverti, le président, son super-ministre et ses amis de la Silicon Valley n’ont pas longtemps fait mystère de leurs ambitions. Il y aura jusqu’à 2 000 milliards de dollars (un peu plus de 1 900 milliards d’euros) de coupes claires, soit environ un tiers d’un budget fédéral qui culmine entre 6 500 et 7 000 milliards de dollars (5 800 à 6 600 milliards d’euros).

https://www.humanite.fr/monde/donald-trump/on-vous-resume-ce-quil-faut-retenir-du-discours-dinvestiture-de-trump

Toutes les agences fédérales sont concernées par la méga-austérité du gouvernement de choc qui va s’installer à Washington. L’addition de ces bouleversements désirés sera présentée exclusivement à ces classes modestes qui ne pèsent rien dans les enceintes financières. Finie l’éducation publique. Le ministère fédéral est confiée à une certaine Linda McMahon, ex patronne de la fédération états-unienne de catch. Championne de l’esbrouffe sur le ring comme dans l’arène politique, n’a-t-elle pas déjà, avant même de prendre ses fonctions, décrété que les attributions publiques de son ministère seraient vouées à la disparition pour faire place nette, là encore, à la seule initiative qui vaille, celle du privé ?

Avec Trump 2 sont également voués à disparaître les programmes publics Medicare et Medicaid, destinés à fournir aux retraités et aux plus démunis un minimum de couverture santé. Le nouveau ministre pressenti, Mehmet Oz, ex-chirurgien, s’est fait un nom comme vedette des émissions de télévision spécialisées dans la promotion des médecines dites alternatives. Son objectif déclaré : poursuivre le démantèlement des caisses publiques, déjà bien entamée par l’administration Biden/Harris. Jusqu’à nier leurs missions d’intérêt général pour les faire passer sous la coupe des assureurs privés. On ne saurait mieux accentuer encore les injustices dans l’accès aux soins et stimuler, ce faisant, la régression continue de la courbe de l’espérance de vie, quand les Etats-Unis sont, sur ce terrain, désormais talonnés par… Cuba (78 ans contre 74 pour les habitants de la grande île). L’explosion des inégalités et des injustices qui ont tant nourri le délabrement de tout un modèle, ont de beaux jours devant eux.

Déréglementation pour le capital…

Les chiffres de la croissance, plutôt flatteurs, tout comme les mesures officielles de l’évolution des rémunérations des salariés, n’ont permis en rien de mesurer le niveau des souffrances populaires et l’immense mécontentement qui a nourri finalement le vote Trump. Car elles ont été établies selon des critères de Wall Street, aveugles à la montée de ces tensions. Pourtant depuis au moins 30 ans les revenus du capital n’ont cessé de capter une part grandissante de la valeur ajoutée créée par les entreprises au détriment constant des salaires. Jusqu’à mettre en cause aujourd’hui ce minimum d’équilibres, sans lequel le vivre ensemble devient toujours plus problématique.

La répartition entre les revenus du travail et ceux du capital n’a cessé, depuis 20 ans, de se détériorer, au détriment des premiers. En 2022 seulement 58 % du total de la richesse créée dans le pays parvenait aux salariés, soit près de 10 % de moins qu’au tournant des années 2000. Cette énorme ponction est le résultat de l’application systématique d’une politique dite de « mobilisation de la valeur pour l’actionnaire ». C’est elle qui a nourri un creusement des inégalités comme jamais dans le pays. Quand les oligarques du capital raflent tout. Quand la capitalisation des 500 plus grosses sociétés états-uniennes cotées en bourse gonfle de quelques 60 % sur seulement deux ans, entre 2023 et 2024. Quand ces champions de Wall Street ne laissent plus que des miettes aux travailleurs, les 20 % des citoyens états-uniens les plus pauvres ne percevant plus en 2023 que 3,2 % du total de la richesse produite par le pays.

C’est cette orientation délibérée en faveur de la financiarisation qui suscite le sentiment de déclassement d’une immense majorité de salariés. Si essentiel pour comprendre la détermination des grévistes de Boeing évoquée plus haut, elle devient très mauvaise conseillère pour l’immense majorité silencieuse dépourvue de syndicat, condamnée à subir tous les diktats patronaux. Terrible contradiction : c’est aujourd’hui le plus grand matamore du capital financier qui est désigné pour panser les plaies d’une société déglinguée par… la financiarisation.

Wall Street apprécie et célèbre le président élu. Les cours flambent depuis le 5 novembre dernier. Les marchés considèrent le nouveau locataire de la Maison-Blanche comme leur homme. Celui pour qui le progrès ne saurait se mesurer qu’au rythme de l’amélioration des rentes financières, jusque dans leurs dimensions les plus spéculatives.

La valeur des cryptomonnaies est montée au plafond. Baptisées bitcoin, litecoin ou encore ethereum, ces monnaies sont des produits purement numériques. Elles présentent l’avantage de ne pas subir la moindre réglementation, à la différence des devises émises par les banques centrales. Un investissement à risque puisque les cours peuvent être extrêmement volatiles. Mais tous les coups sont permis, pour les opérations les plus lucratives. Sans qu’on soit regardant sur l’origine même des fonds déplacés. Un rêve, on l’aura compris, non seulement pour les traders les plus « téméraires » mais aussi pour toutes sortes de sbires spécialisés dans le blanchement d’argent.

Elon Musk est l’un des plus fervents partisans de ces cryptomonnaies. Il s’en sert couramment dans des transactions concernant ses trois sociétés, Tesla, space X ou le réseau social X (twitter). Comme grand ordonnateur de l’efficacité économique dans le gouvernement Trump, il ne fait aucun doute qu’il mettra tout son poids en faveur d’une banalisation de l’usage de ces monnaies virtuelles. N’a-t-il pas lui-même promu DOGEcoin avec un logo à tête de chien qui est aussi, singulier hasard, l’exact acronyme de son ministère chargé de l’efficience gouvernemental, le DOGE ou Department of Governmental Efficiency.

… jusqu’à risquer l’overdose financière et (ou) d’émission de CO2.

Comme pour confirmer le sens le plus libéral-libertaire de sa démarche à l’égard des cryptomonnaies, Donald Trump a poussé le président de l’Autorité de Régulation des marchés financiers (SEC) à se démettre. Gary Gensler, qui s’est illustré précisément par sa volonté de réglementer les marchés cryptos, a annoncé le 21 novembre dernier qu’il ne sera plus en fonction le 20 janvier quand Trump entrera à la Maison-Blanche. La voie se libérait ainsi encore davantage pour les audaces les plus spéculatives. Ce qui n’a pas manqué de faire se pâmer à nouveau Wall Street, jusqu’à des plus hauts jamais atteints.

Toutefois, cette manière de soigner un système qui souffre précisément de l’emprise croissante de la finance pourrait très vite tourner court. C’est un peu comme si l’on préconisait de traiter le mal provoqué par la financiarisation en augmentant la prescription autorisée de « shoots » financiers. A ce compte-là, on risque d’atteindre très vite l’overdose. Et les formidables bulles financières accumulées autour des cryptos en liberté pourraient bien devenir le déclencheur d’un monstrueux krach historique.

D’autres secteurs où une suraccumulation apparaît programmée pourraient nourrir des bulles analogues. Comme celui des hydrocarbures. Big Oil qui affiche déjà des résultats record, est à la fête avec l’extension programmée de ses champs d’exploitation sur le territoire des Etats-Unis, qu’ils soient conventionnels ou à fraction hydraulique, C’est-à-dire fortement polluants.

Le président élu en a fait une priorité, martelant à maintes reprises durant sa campagne qu’il faudrait « forer, forer, forer » (drill, drill , drill). Cet appel frénétique est bien plus qu’une provocation climato-sceptique. Il vise à renforcer l’autonomie énergétique et la pole position stratégique acquise par les Etats-Unis dans la production d’hydrocarbures. En dépit de toutes les conséquences pour la croissance confirmées d’émissions de CO2 qui est en train de prendre une dimension toujours plus préoccupante pour l’avenir de l’humanité.

Ces contradictions vont s’aiguiser avec la volonté affirmée de la nouvelle administration de dégager le terrain d’une nouvelle accumulation financière. Selon une logique qui va de pair avec une agressivité commerciale sans précédent, appuyée sur la domination du dollar.

Une agressivité commerciale décuplée en usant à fond de l’arme du dollar…

Avant même son arrivée à la Maison-Blanche, Donald Trump a déjà déclaré la guerre commerciale au monde. Dès le 22 novembre 2024, il a annoncé une forte hausse des droits de douane pour l’entrée des marchandises en provenance des trois pays qui enregistrent les échanges les plus importants avec les États-Unis : le Mexique, le Canada et la Chine. Les deux premiers verront la totalité de leurs exportations taxées à 25 %. Le troisième, déjà placé hors catégorie par le candidat Trump lors de la campagne électorale, verrait dans un premier temps les taxes douanières portées à 35 %. Mais le président élu qui déjà a annoncé la mise en place d’une taxe à 60 % sur les produits chinois ne s’arrêtera pas là.

S’appuyant sur la rhétorique raciste et populiste de ses discours de campagne il présente cette volonté de fermer les frontières comme un moyen d’empêcher les drogues comme le fentanyl, et les étrangers illégaux de poursuivre « l’ invasion de notre pays ». Les Européens sont prévenus, la guerre commerciale n’épargnera personne. Les voisins canadiens et mexicains, avec lesquels les États-Unis tissent les échanges les plus intenses depuis des décennies, sont aux premières loges. Même le traité de libre-échange NAFTA, déjà transformé par Trump lors de son premier mandat en accord USMCA, est dénoncé.

Au grand dam de la nouvelle présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, qui a exhorté le président élu à dépenser plus pour la paix et le développement dans le monde, afin de résoudre la cause des migrations ou encore à se pencher sur le problème de santé publique que constituait la consommation de drogue aux États-Unis.

Il reste que les guerres commerciales enclenchées par Trump visent des considérations bien plus structurelles destinées à rétablir l’influence et l’attrait de la place financière états-unienne. Elles sont appelée à constituer une arme supplémentaire pour drainer le capital vers les États-Unis et combler leurs gigantesques déficits commerciaux.

Dans cette course, le dollar, monnaie commune mondiale de fait, doit permettre de conquérir de nouveaux marchés et de nouveaux territoires. L’attraction pour un billet vert fort sur le marché des changes va accentuer en effet les difficultés de tous les concurrents, y compris européens. Ils risquent d’être contraints de revoir leurs politiques monétaires et d’augmenter leurs taux d’intérêt pour tenter d’enrayer vaille que vaille une fuite des capitaux vers les États-Unis.

Le phénomène s’est déjà fait lourdement sentir pour les pays rassemblés désormais au sein des BRICS +. Beaucoup d’entre eux se sont vus contraints d’augmenter fortement leur loyer de l’argent en réponse aux récentes hausses des taux de la Réserve fédérale. Il pourrait s’emballer au rythme de la guerre commerciale de Trump, avec des conséquences dramatiques sur l’Europe, pour les industries exportatrices, en particulier celles d’outre-Rhin déjà très malmenées.

C’est dire l’acuité nouvelle que va revêtir la bataille engagée par es BRICS+ pour se dégager de la domination du dollar, arme essentielle de l’impérialisme états-unien. Et l’intérêt pour l’Europe de se rapprocher de ce combat des Suds pour assurer sa survie et son autonomie à l’égard de Washington.

L’ennemi, c’est la Chine !

Il ne faut pas s’y tromper : la guerre commerciale qu’entend déclarer Donald Trump envers et contre tout jusqu’à toucher des pays alliés qui passaient pour desrelais essentiels de leur économie, est la résultante d’une offensive qui vise d’abord la Chine. Selon une volonté d’enrayer la montée en puissance économique et politique d’un pays qui talonne désormais les États-Unis.

Cette logique géostratégique est le fruit d’un consensus bipartisan depuis « le pivot » de Barack Obama, cette décision de l’ex président démocrate de faire basculer du Proche vers l’Extrême-Orient les gigantesques moyens politiques, économiques et militaires de Washington pour «endiguer» la Chine. Cette surenchère pourrait s’emballer jusqu’à constituer la plus importante menace pour les équilibres et la paix du monde.

Les vociférations du Président élu, comme le pédigree des représentants de l’administration Trump 2, ne laissent en effet guère de doute sur la fuite en avant belliciste programmée. Marco Rubio, le futur nouveau secrétaire d’État, exilé cubain, viscéralement anticommuniste, cultive une solide réputation de faucon anti-Pékin, partisan inconditionnel de l’autonomie de Taïwan, voire de celle recouvrée de Hong Kong. Pour Mike Waltz, le futur conseiller national à la sécurité du gouvernement, Pékin est l’ennemi public numéro un. Quant à John Ratcliffe, le nouveau chef de la CIA, il voit explicitement dans la Chine une menace à réduire car « engagée contre le leadership états-unien. »

La méthode destinée à terrasser la Chine se situera initialement sur le terrain commercial. Un recours systématique à des droits de douanes punitifs, portés à 60 % sur tous les produits chinois, a été annoncé durant sa campagne par celui qui démarre son bail de locataire de la Maison-Blanche le 20 janvier. Soit une escalade qui réduira vite les mesures lancées par le même Donald Trump en 2018 au statut d’amuse-gueules. On se souvient de la pourtant tonitruante taxation à respectivement 30 % et 20 % des panneaux solaires et des lave-linges importés de Chine.

Même les super-tarifs adoptés par une administration Biden, habitée de priorités géopolitiques voisines, devraient faire pâle figure. Le président sortant avait décidé de surtaxer l’équivalent en valeur de quelques 16 milliards d’euros de marchandises made in China, les véhicules électriques voyant leurs droits d’entrée sur le territoire états-unien portés à 100 %, les panneaux solaires et semi-conducteurs à 50 %, l’acier et l’aluminium à 25 %.

Vidéo. On vous résume ce qu'il faut retenir du discours d'investiture de Trump - L'Humanité

Cette fois en effet c’est une fermeture à double tour pour toutes les productions venues de Chine qui est mise à l’ordre du jour. Rien ne doit échapper à la demande frénétique de hausse des droits de douane, mise en scène à plusieurs reprises par le candidat Trump sur les tréteaux de ses meetings de campagne. Même les produits réalisés ailleurs par des investisseurs chinois, en Europe, au Mexique ou au Canada, ne doivent pas échapper au couperet des taxes douanières.

Seulement, la mise en œuvre de ce « découplage » désiré des échanges avec la Chine – bien au-delà des mesures visant à « dérisquer » ces rapports, selon le néologisme cultivé jusqu’alors par l’administration Biden et les plus atlantistes des européens – est aussi traversée par des contradictions de taille qui pourraient aller jusqu’à les rendre très contreproductives. Un effondrement des échanges avec la Chine ne serait pas sans conséquences pour l’économie états-unienne. Les métaux rares exportés par la seconde puissance économique mondiale rentrent en effet dans la fabrication de nombreux produits made in the USA. Ce qui devrait poser de très graves problèmes d’approvisionnement à des secteurs industriels clé.

De plus, une forte hausse des droits de douane qui sera répercutée sur les prix ne manquera pas d’avoir des conséquences sur la consommation et l’activité, analysent plusieurs instituts de conjoncture outre-Alantique, alors même que le pays sort déjà si difficilement d’une période d’inflation qui a si gravement ponctionné les revenus des salariés. Comme ceux de… Boeing qui y ont puisé les ressources pour conduire une grève historique, si révélatrice du délabrement d’un modèle états-unien ultra-financiarisé.

Janvier 2025,Lu dans Économie et Politique du PCF

Sans virus.www.avast.com

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Toulon : Laure Lavalette validée par Bardella

Laure Lavalette

 

Toulon : Laure Lavalette validée par Bardella
On s’en serait douté, ça se passait vendredi 24/1 à…La Valette qui englobe la 2è circonscription de Toulon dont elle est députée, celle qui manque au
RN et à sa leader, co-porte-parole du parti d’extrême-droite que préside Jordan Bardella depuis que Marine Le Pen la lui a laissée pour se consacrer à la
présidentielle de 2027.
Mais il y a un hic très malencontreux : un scandale financier concernant une cinquantaine d’assistants parlemetaires européens FN-RN, à salaires
fictifs qui remonte à 2015, doit donner son verdict en mars prochain. Il doit se prononcer ou non, sur la condamnation de Mme Le Pen, notamment, qui risque de ne
pouvoir se présenter en 2027. Lourd enjeu.

Bardella n’a pas failli à sa tâche, ils font partie des hauts cadres et leVar est le plus représenté de France en députés, avec un jeune sénateur et maire à
Fréjus qui, lui aussi, a des casserolles à ses basques qu’il essaie de faire oublier carune enquête des plus sérieuses a été ouverte, à propos d’un livre, depuis plus d’un an :
« Les rapaces » De Camille Vigogne Le Coat sur la gestion de Fréjus que fréquentait beaucoup J. Bardella et son grand copain D. Rachline
Il n’était pas venu à Toulon pour ça le jeune président, marié avec la petite-fille du récent défunt, J-M Le Pen, le grand-père paternel fondateur du FN que
vénère comme un saint le petit-fils par alliance pour tout ce qu’il partage de pas très républicain, ni laïc et même d’antisémitisme et de négationnisme.

Il vient même ces derniers jours de soutenir, au parlement européen, leurs modèles états-uniens, Trump-Musk qui montrent le chemin du retrour en grand,
de l’immigration que préconise le RN, ils soutiennent aussi la taxation des produits qui ne viennent pas assez de leurs pairs américains. Merci beaucoup !
Bardella ne pouvait qu’encenser la député-conseillère municipale RN, à l’aise dans ses baskets, elle n’en demandait pas tant, elle en oubliait que son parti
était encore l’objet de plaintes au civil et plus souvent en interne pour homophobie ou racisme après les excès de son propre assistant parlementaire quelques semaines
auparavant dont elle a dû se séparer, question d’image. Le plus souvent ils
s’oubliaient.
Elle allait jusqu’à freiner par fausse modestie, les louanges quitombaient sur elle, « j’ai des idées bien sûr mais on a encore du temps devant
nous….»

Elle devait parler de l’actualité, qu’on sait en France, pour être dans son rôle, ce n’était pas improvisé. Du grand classique par des pros de la politique, très présents
sur tous les plateaux et qui ont même leur réseau X, celui de Musk, le n°1 deTrump
très proche des extrêmes-droites d’Europe pour les aider à diviser les droites.Nos nationalistes et « patriotes » -dont les fondateurs étaientpétainistes ont bonne mine de se prendre pour les « petits soldats du président des E.-U ».

Ils se proclament garants de notre indépendance nationale ? Déjà très écornée par une Europe à 27 qui noie les souverainetés dans la centralité, dominée
par les milliardaires privés, au mieux de leur forme et qui confirment leur climatosceptisme criminel et irresponsable. Et ils se prétendent les défenseurs des salariés ??
Trump annonce qu’il veut annexer le canal de Panama, le Canada, le Groënland…rien que ça pour commencer et pourquoi pas d’autres territoires ? Le RN
ne trouve rien à dire pas même se demander où cela peut conduire le monde ? Le RN n’est pas surpris, ne s’en inquiète même pas…

Il est ravi de la saignée que Trump veut faire dans « son » immigration : 11 millions ! On en prend acte. Aux voeux et en présence du président, il fallait faire une annonce
locale qui ouvre l’année pour un objectif politique attendu qui puisse démoraliser le sortant qui a déjà était sorti, puis éliminé puis remplacé, puis potentiellement
rétablissable dans ses droits.
La seule préoccupation de la désormais candidate RN à la tête de la
ville de Toulon, c’est de savoir si la cour de cassation va réhabiliter Falco ? Elle n’est guère confiante. La place ne lui est pas réservée. Son mentor a bien échoué au second
tour des législatives de juillet, Bardella se voyait 1er ministre. Il perdit le second tour

D’ici les municipales l’eau va couler sous les ponts à commencer par le vote du budget 2025 bien mal embarqué. On ne compte aucun milliardaire français
-cher à nos adorateurs du plus riche au monde et de ses congénères- qui ait fait un don pour abonder les recettes qui manquent cruellement selon les gardiens du
capitalisme, inclus le RN.

Le président du RN et la candidate ont dû oublier que 80 ans plus tôt, l’horreur des camps nazis était révélée au monde dans la dernière semaine de
janvier 1945 puis libérés par l’armée rouge avant la capitulation des nazis le 8 mai avec l’intervention de tous les alliés, américains, anglais et français notamment. Ce
que J-M Le Pen qualifiait plus tard de « détail de l’histoire » !

Aujourd’hui, le président des Etats-Unis fait subventionner l’AfD, un parti d’extrême-droite allemand ouvert aux néo-nazis.

Sans commentaires.
René Fredon

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Messe à Fréjus

EN IMAGES. Mort de Jean-Marie Le Pen : le fondateur du Front ...

Messe à Fréjus

Les élus et cadres du RN ont rendu un dernier hommage au fondateur de leur parti d’extrême-droite, en la cathédrale Saint-Léonce de Fréjus avant d’être inhumé dans sa Bretagne natale. Le sénateur-maire, David Rachline, vice-président du RN a trouvé moyen de souligner qu’une messe sert à réunir les chrétiens qui partagent les mêmes prières. Il est très observé par la justice

Les catholiques ne partagent pas forcément les mêmes convictions politiques, leurs militants RN de toujours ont doté le défunt de bien de «qualités», forte tête», para, par choix, visionnaire, nationaliste, mauvaise réputation… Qu’il ait si souvent été condamné pour des actes et écrits graves, antisémistes, dans la tradition de  l’anti-France et qu’il n’hésitait pas à pratiquer la torture, son esprit colonial était naturel. Provocateur et violent, il était entraîné.

Marine Le Pen a regretté, sur tous les plateaux, d’avoir mis à la porte son père, fondateur du FN en 1971, avant d’être exclu par sa fille pour désobéissance et désaccords politiques. Le parti d’extrême-droite changea de nom. La présidente et ses proches n’auront pas manqué de parler du défunt comme d’un héros de la nation qui avait toujours et encore partagé la longue carrière et l’idéologie

raciste du fondateur aujourd’hui portée par le président des Etats-Unis et ses milliardaires !

L’histoire est en pleine ébullition ? Les peuples se sont levés  en 1939 contre l’Allemagne » d’Hitler, les collaborateurs avérés n’avaient pas bonne presse chez les vainqueurs. Ils ont mis du temps à se montrer de face.

A l’origine, d’anciens SS, des miliciens, des Croix de feux, des pétainistes ont crée le FN, décollant très lentement. Il faudra 30 ans et le père, malgré les jeux de mots et autres « détails de l’histoire», tortionnaire en Algérie, puis au Vietnam, il avait de la suite dans les idées, après l’armée, très active, la politique : plus jeune député d’un petit commerçant puis l’audace, il rend visite à Mitterrand qui lui ouvre la RTF pour diviser la  droite.

Le RN a progressé au point de constituer un risque majeur en Europe notamment. Qui aurait dit que ce sont les fachos qui vont proposer leurs solutions en liens étroits avec les sociétés privées puissantes pour conserver le système capitaliste et lui permettre d’atteindre leurs objectifs financiers dans les guerres économiques que les E.U ont cn perspective.

Trump et Musk annoncent la couleur : ultraconservatrice. Ils « arrosent » les partis d’extrême-droite en Europe. Le RN aurait-il été  oublié ? En tout  cas, Trump est attendu à la cérémonie d’investiture, la main sur la bible. Il a hâte de convaincre de sa détermination à mieux défendre les intérêts américains et surtout ceux de la haute finance.

Qui se sent rassuré ?

 

René Fredon

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La paix n’est pas un slogan..

 

 

La paix n’est pas un slogan

 

La Première Guerre mondiale devait être la der des ders. Depuis, de nombreux conflits ont endeuillé et brisé les peuples du monde, et les mécaniques guerrières sont toujours dans les esprits.

Aujourd’hui encore, des balles sifflent en Ukraine et en Russie, des bombes tombent sur Gaza, des femmes et des hommes meurent au Yémen ou au Soudan…

Même si chaque guerre ou conflit a ses propres causes, les intérêts de l’argent dictent souvent l’entrée en guerre. Ce n’est pas simplement des initiatives isolées de dirigeants qui seraient fous ou tyranniques.

On le voit dans les débats autour de la guerre en Ukraine : rares sont les voix qui parlent de paix. Si nous le faisons quotidiennement dans ce journal, nous sommes souvent les seuls ici en France.

Quand on écoute les médias, il faudrait vaincre la Russie ou éliminer Poutine.

C’est exactement ce genre de logique qui fait que les guerres s’éternisent, que les hommes meurent chaque jour pour avancer de 10 kilomètres, puis reculer d’autant le lendemain.

 L’armée ukrainienne, biberonnée aux armes américaines et européennes fait péniblement face aux Russes, et la guerre continue. On le sait, tous les conflits finissent par des négociations, la question, c’est quand ? Nous disons que ce doit être le plus vite possible ! Chaque jour sans discussion, c’est du temps et des vies perdus.

 Une voie diplomatique existe et doit être empruntée en ouvrant des négociations basées sur des référendums territoriaux et la neutralité de l’Ukraine.

La guerre n’a que trop duré, la diplomatie française n’est que trop silencieuse. Il faut un plan de paix. Alignée bêtement sur l’OTAN et les États-Unis, la France est inaudible.

 

 Des pays, notamment les BRICS+, portent une autre voie. Ils représentent aujourd’hui 46 % de la population et 29 % du PIB mondial. La Chine et l’Inde ont pesé pour des négociations entre la Russie et l’Ukraine, l’Afrique du Sud a été le premier pays à organiser une délégation pour rencontrer Poutine et Zelensky.

Ces pays qui prennent de plus en plus de place ont l’air de proposer autre chose au monde que la domination militaire et économique étasunienne. Écoutons-les ! Discutons avec eux d’égal à égal, plutôt que de les considérer comme des rivaux.

Les questions internationales sont souvent inaudibles, monopolisées par des pseudo-experts. Dans ce journal et dans notre organisation, nous faisons tout pour rendre ce sujet accessible au plus grand nombre.

 Ne laissons pas les gouvernements décider seuls de l’avenir de nos pays, engageons-nous, faisons-nous entendre, faisons monter l’exigence de la paix ! l

Assan Lakehoul,

Secrétaire général du Mouvement Jeunes communistes de France