
Elle indigne. Elle frappe fort. Elle met le doigt sur un vrai scandale : entre 2023 et 2026, l’État réduit les recettes de l’Unédic de 12,05 milliards d’euros. Le Sénat détaille même la trajectoire : 2 milliards en 2023, 2,6 milliards en 2024, 3,35 milliards en 2025, 4,1 milliards en 2026.
Donc oui, il y a bien une ponction massive sur l’assurance chômage.
Mais la vidéo dérape ensuite dans un raisonnement dangereux :
“Droite ou gauche, c’est pareil. Le problème, c’est l’État.”
Non.
L’État n’est pas une force mystérieuse qui se lève la nuit pour vider les caisses sociales avec un aspirateur géant. L’État est dirigé. Il applique des choix. Il sert une orientation politique.
Le mécanisme est assez simple.
D’abord, on affaiblit les recettes de l’assurance chômage.
Ensuite, on constate que les comptes sont fragilisés.
Puis on explique qu’il faut faire des économies.
Enfin, on réduit les droits des demandeurs d’emploi.
Dans le cas des ruptures conventionnelles, la durée maximale d’indemnisation est notamment réduite : de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, et à 20,5 mois pour les plus âgés.
Voilà le cœur du raisonnement libéral :
fabriquer la contrainte budgétaire, puis présenter la régression sociale comme une nécessité.
Et c’est là que le “tous pareils” devient une impasse.
Ce gouvernement mène une politique de droite. Une politique qui refuse de remettre en cause le modèle libéral, les exonérations, les cadeaux sans contreparties suffisantes, les transferts discrets vers les politiques dites de compétitivité, mais qui retrouve toujours une grande fermeté quand il s’agit de réduire les protections sociales.
Il faut aussi regarder les votes, pas seulement les discours.
La droite et l’extrême droite aiment dire qu’elles défendent “le peuple”, “ceux qui travaillent”, “les oubliés”, “les fragiles”. Très bien. Mais quand arrivent les textes concrets, les amendements, les votes, les mesures appliquées, le masque tombe souvent.
Quand il s’agit de réduire les droits au chômage, de durcir l’accès aux protections sociales, de faire payer les déficits aux salariés, aux précaires, aux retraités ou aux privés d’emploi, leurs grandes déclarations populaires s’évaporent assez vite.
C’est là que se juge une politique : non pas dans les slogans, mais dans les bulletins de vote.
L’extrême droite peut bien se déguiser en défenseuse des petits. La droite peut bien parler de mérite, de travail et de responsabilité. Mais dans les faits, elles accompagnent trop souvent le même mouvement : moins de droits, moins de protection, plus de pression sur celles et ceux qui ont déjà le moins de marge.
Moins de droits au chômage, ce n’est pas une ligne dans un tableau Excel.
C’est une personne qui accepte plus vite un emploi dégradé.
C’est un senior poussé vers la précarité.
C’est une famille qui perd du revenu et de la sécurité.
C’est une pression supplémentaire sur tous les salariés : “acceptez moins, sinon il y a pire dehors.”
Le problème n’est donc pas “l’État” en général.
Le problème, c’est l’usage que la droite, le centre libéral et l’extrême droite font de l’État : un État dur avec les faibles, souple avec les puissants.
Continuer ce modèle.
Ou reconstruire une République sociale.
À La Seyne comme ailleurs, ce débat n’est pas abstrait. Quand les protections reculent, ce sont nos voisins, nos enfants, nos collègues, nos familles qui prennent le choc. Le national finit toujours par redescendre dans les fins de mois locales.
La droite organise l’austérité.Et en 2027, avec la présidentielle puis les législatives qui suivront, ce sera exactement cela l’enjeu.
L’extrême droite détourne la colère.
La gauche doit remettre les responsabilités au bon endroit.
Le déficit n’est pas une fatalité.
La réduction des droits n’est pas une obligation.
Le “tous pareils” n’est pas une analyse : c’est un brouillard.
Et dans le brouillard, ce sont toujours les mêmes qui avancent.
À liker, partager, discuter — et surtout à transformer en mobilisation concrète. En 2027, il faudra voter, convaincre, et ne pas laisser la colère populaire être confisquée par ceux qui votent contre les protections du peuple.
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#Unedic #AssuranceChômage #DroitsSociaux #Gauche #2027
🎵 HK — On lâche rien
Image réalisée avec l’aide de l’IA, utilisée uniquement à des fins d’illustration politique.— pensif, à La Seyne-Sur-Mer.
Par GUY CALMES avec l’accord de Christian BARLO

