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CUBA  sous le blocus ignoble des E-U

 

CUBA  sous le blocus ignoble des E-U

 

Comme le dit l’association « Cuba coopération France »  on peut imaginer la vie à Cuba qui ne subit pas un évènement climatique mais un blocus renforcé et impitoyable depuis bien trop longtemps, avec des conséquences bien plus dramatiques. Ce blocus est donc bien pire qu’un épisode de canicule. Et pour l’instant la population cubaine n’en voit pas la fin… »

 

Après le Venezuela et l’enlèvement criminel du chef de l’Etat Nicolas Maduro, il y a 6 mois, le 3 janvier 2026, toujours dans les geôles américaines dont on n’entend plus parler, Trump et sa clique appliquent, au détriment du droit international, leurs méthodes maffieuses qui se poursuivent  au Moyen-Orient, en Ukraine et ailleurs quitte à y perdre leur crédit auprès des peuples et même dans leur propre camp.

 

Macron ferme les yeux et lui ouvre le château de Versailles il y a quelques jours ! Il avait même décidé d’envoyer le porte-avions Gl De Gaulle dans le golfe persique en toute « indépendance » bien sûr…mais tout de même pas loin de l’armada américaine de Trump. Lequel  ne sait plus quoi faire n’ayant pas pu y imposer sa loi-du-plus-fort. Il hésite « à finir le travail », dit-il avec sa délicatesse ordurière, ce qui pourrait lui coûter très cher.  Et il laisse Netanhyaou bombarder sans arrêt le Liban du sud avant de le coloniser ainsi que la Cisjordanie et Gaza. On en est toujours là.

 

En Ukraine, il promettait dès sa prise de fonction, de rétablir la paix en quelques jours…On en est à compter près de 2 millions de morts civils et militaires, blessés et disparus, un peu plus du côté Russe que de l’Ukraine, selon des sources occidentales, l’UE annonce que c’est le moment d’encercler la Russie affaiblie par sa guerre et appelle tous ses membres  à se doter de budgets militaires  supplémentaires alors qu’on subit une crise économique et sociale qui persiste, au détriment des plus modestes, comme toujours !

 

Du coup, on ne parle plus d’Epstein, ni du Venezuela qui vient de subir le pire des séismes qui a ravagé le nord du pays et fait des milliers de morts, l’ONU parle de 50 000 disparus,  un véritable désastre humain et des dégâts d’une ampleur exceptionnelle.

 

Revenons à Cuba que Trump a décidé, comme en Iran, de changer de gouvernement en claquant dans ses doigts par le blocus total d’énergies et d’alimentation notamment. Pour espérer une réaction politique anti-castrique des Cubains. Il va même sortir des dollars pour «appâter » ceux qu’il affame et qui croient aux miracles. Sa base militaire  ne lui suffit pas, antérieure à la révolution de Fidel Castro en 1959, chassant le dictateur Battista et créant le premier pays socialiste des Amériques. Son frère Raoul à ses côtés est toujours présent dans le gouvernement actuel.

C’est tout le sens du récent discours de Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez, premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba et président de la République, le 18 juin 2026, dont nous ouvrons une séquence. (la totalité en PJ)

 

« On ne peut pas parler de liberté tout en poussant délibérément tout un peuple au désespoir par manque de ressources qui sont aujourd’hui vitales pour l’existence.
Au gouvernement des États-Unis, nous disons, sans haine, mais sans crainte : si vous voulez vraiment aider le peuple cubain, laissez-nous vivre!

 

Laissez Cuba commercer; laissez Cuba acheter ses médicaments; laissez Cuba importer son carburant ; laissez Cuba recevoir des investissements, des crédits, des financements, et entretenir des relations normales avec ses émigrés et avec le monde. Laissez Cuba montrer à la planète de quoi ce peuple est capable lorsqu’aucun obstacle ne vient entraver ses efforts pour se relever ! (Applaudissements.) Ce serait là quelque chose de véritablement nouveau et édifiant de la part de l’adversaire.


Cuba ne demandera pas la permission d’exister et ne cédera pas sa souveraineté. Cuba est prête dès aujourd’hui, dès maintenant, à entretenir une relation civilisée et respectueuse qui profite aux deux peuples. La porte restera toujours ouverte à ceux qui sont disposés à la franchir avec le même respect que celui avec lequel nous l’ouvrons…»

 

Un plaidoyer des plus offensifs et plein de sagesse qui change de niveau avec son destinataire qu’il ne ménage pas tout en exprimant la volonté de s’entendre et de se respecter. Quelles que soient les divergences. Encore faudrait-il que Trump entende et dispose de toutes ses fonctions ?

Merci à Roger Grevoul, pour cette transmission, le fondateur et président de l’association France-Cuba, devenue Cuba-coopération-France.

 René Fredon

https://www.facebook.com/share/r/1EdTGwmsUE/

 

PJ..  https://cubacoop.org/Notre-chere-Cuba-traverse-les-heures-les-plus-difficiles-de-ce-siecle-et-nous

 

https://www.humanite.fr/monde/amerique-latine/cuba-le-president-miguel-diaz-canel-et-des-membres-de-la-famille-castro-dans-le-viseur-de-trump

 

https://www.humanite.fr/monde/amerique-latine/de-menaces-en-escalades-comment-donald-trump-accentue-la-pression-sur-cuba-asphyxiee-par-le-blocus

 

 

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France / Espagne : le match n’est pas gagné !

 

                                         France / Espagne : le match n’est pas gagné !

 

Et si, pour une fois, nous regardions simplement ce qui fonctionne…

Quand votre voisin obtient de meilleurs résultats que vous, deux attitudes sont possibles. La première consiste à expliquer qu’il a simplement eu de la chance ou que la comparaison n’est pas pertinente. La seconde est plus exigeante : chercher à comprendre ce qui explique cette réussite.

 

Depuis plusieurs années, l’Espagne affiche une croissance plus soutenue que la plupart des grandes économies européennes. Aujourd’hui encore, alors que la France et l’Allemagne revoient leurs prévisions à la baisse, elle relève la sienne à 2,6 %.

Bien sûr, personne ne devrait présenter l’Espagne comme un paradis. Le chômage y reste plus élevé qu’en France, les tensions sur le logement sont réelles dans plusieurs métropoles, les inégalités n’ont pas disparu et l’inflation demeure une préoccupation.

 

Mais ces difficultés ne doivent pas empêcher de regarder une réalité : l’économie espagnole affiche aujourd’hui un dynamisme que beaucoup de pays européens lui envient.

Pourquoi ?

La réponse est sans doute multiple.

Le pays a largement mobilisé les financements européens pour investir dans ses infrastructures, la numérisation et la transition énergétique. Il a développé les énergies renouvelables, ce qui a renforcé sa résilience face aux crises énergétiques.

 

 Il est intervenu pour amortir les effets de la hausse des prix sur les ménages et les entreprises. Il a aussi cherché à répondre au vieillissement de sa population active en régularisant une partie de travailleurs déjà présents sur son territoire afin de répondre à des besoins économiques identifiés.

 

On peut discuter chacune de ces décisions. Mais il est difficile de nier qu’elles s’inscrivent dans une stratégie cohérente.

 

Cette comparaison m’amène surtout à une réflexion sur la France. Depuis plusieurs décennies, notre pays a connu des gouvernements de sensibilités différentes.

 

 Pourtant, sur bien des sujets économiques, les orientations ont souvent convergé : priorité donnée à la compétitivité, recherche d’une baisse du coût du travail, ouverture des marchés, réduction de certaines dépenses publiques et confiance importante accordée aux mécanismes du marché.

 

Les partisans de ces politiques soulignent qu’elles favorisent l’investissement, l’emploi et l’attractivité économique.

Leurs critiques estiment, au contraire, qu’elles n’ont pas permis d’enrayer suffisamment la désindustrialisation, qu’elles ont fragilisé certains services publics et qu’elles ont contribué à accroître les inégalités.

Ce débat mérite mieux que des slogans.

 

Il en va de même pour l’immigration.

Réduire toutes les difficultés françaises à cette seule question me paraît être une simplification excessive. À l’inverse, nier les défis que peut poser une immigration insuffisamment organisée ne me semble pas davantage correspondre à la réalité.

L’exemple espagnol rappelle qu’une politique migratoire peut aussi être pensée en lien avec les besoins économiques, démographiques et sociaux d’un pays.

 

Pour ma part, cette comparaison conforte une conviction. Je considère que la social-démocratie peut parfois corriger certains excès du libéralisme et obtenir des résultats plus équilibrés. L’exemple espagnol montre qu’une politique plus volontariste peut produire des effets positifs.

Mais je pense également que les défis auxquels nous sommes confrontés – urgence climatique, montée des inégalités, affaiblissement des services publics, partage de la valeur créée, transition industrielle – appellent des transformations encore plus profondes.

 

C’est pourquoi je me sens davantage en accord avec l’idée d’une gauche de transformation qui place la justice sociale, la transition écologique, la démocratie et les services publics au cœur de son projet, tout en assumant la nécessité d’une économie créatrice de richesses.

 

Au fond, la véritable question n’est peut-être pas de savoir quel pays aurait raison contre un autre. Elle est de nous demander si nous sommes encore capables, en France, d’observer avec lucidité ce qui fonctionne ailleurs, d’en débattre sereinement et d’en tirer les enseignements qui pourraient être utiles à notre propre avenir.

L’intelligence collective commence souvent par une forme d’humilité : reconnaître que personne ne détient seul toutes les réponses.

 

Et vous, quels enseignements la France devrait-elle, selon vous, tirer des expériences menées chez ses voisins européens ?

Parce qu’un pays avance rarement en cultivant la résignation. Il progresse lorsqu’il retrouve le goût de construire ensemble. Et si cette réflexion vous interpelle, n’hésitez pas à la partager autour de vous afin d’enrichir le débat. Les échanges respectueux et argumentés sont souvent plus utiles que les certitudes assénées.

(Illustration réalisée avec l’aide d’une IA.)

#Économie #Espagne #France #Europe #TransitionÉcologique #JusticeSociale #ServicesPublics #DébatPublic

https://www.humanite.fr/en-debat/espagne/lespagne-de-pedro-sanchez-lhonneur-de-leurope

Par Guy CALMES