COLÈRES RÉELLES, PEURS ENTRETENUES : LE GRAND TOUR DE PASSE-PASSE DU RN

Il faut commencer par une évidence : toutes les colères sur lesquelles prospère le Rassemblement national ne sont pas imaginaires. Beaucoup sont réelles, profondes et parfaitement légitimes.

La colère de celles et ceux qui voient leur pouvoir d’achat reculer alors que les grandes fortunes continuent de prospérer. La colère des habitants de territoires abandonnés, confrontés à la fermeture des services publics, à la disparition des commerces de proximité ou à l’éloignement des soins. La colère des familles qui peinent à se loger, des salariés qui travaillent dur sans parvenir à vivre dignement de leur travail, des retraités qui voient chaque année leur budget se réduire. La colère aussi face à l’insécurité, aux trafics, aux violences et aux incivilités qui dégradent la vie quotidienne de nombreux Français.

Toutes ces colères existent. Les nier serait une faute.

Mais reconnaître ces difficultés ne signifie pas accepter les fausses solutions qui sont proposées.
Car la méthode du RN est toujours la même : prendre un problème complexe, désigner un coupable facile, puis prétendre que tout ira mieux une fois ce coupable écarté.

Le pouvoir d’achat ? Ce serait l’immigration. La crise des services publics ? Encore l’immigration. Le logement ? L’immigration. L’hôpital ? L’immigration. Les difficultés de l’école ? Toujours l’immigration.
Comme si des décennies de désindustrialisation, de dérégulation économique, de concentration des richesses, de recul des services publics ou d’abandon de certains territoires pouvaient s’expliquer par une seule et même cause.
La réalité est beaucoup moins simple.

On ne créera pas davantage de médecins en désignant des boucs émissaires. On ne construira pas davantage de logements en opposant les pauvres entre eux. On ne réduira pas les inégalités en détournant le regard des véritables mécanismes qui concentrent les richesses au sommet. On ne restaurera pas la sécurité sans une police mieux dotée, une justice disposant enfin des moyens nécessaires et une politique de prévention digne de ce nom.

Le RN prospère également sur des peurs parfois légitimes, parfois largement entretenues.
La peur du déclassement social. La peur de voir ses enfants vivre moins bien que soi. La peur de perdre son emploi. La peur du changement. La peur de l’insécurité culturelle. La peur du chaos politique.

Mais au lieu de rassembler les Français pour affronter ces défis, il préfère les opposer les uns aux autres : Français contre étrangers, salariés contre allocataires, habitants des centres-villes contre habitants des quartiers populaires, fonctionnaires contre travailleurs du privé.
Pendant que les plus fragiles se disputent les miettes, les véritables gagnants du système continuent tranquillement leurs affaires.
Et c’est peut-être là le plus grand paradoxe.

Car ceux qui prétendent parler au nom du peuple ne sont jamais très loin des affaires politico-financières qui ont régulièrement accompagné l’histoire de leur mouvement. Ceux qui dénoncent les privilèges des autres se montrent souvent beaucoup plus discrets lorsqu’il s’agit de l’utilisation de l’argent public ou des avantages procurés par le pouvoir.
Mais leur dernière escroquerie est peut-être moins financière que morale.
D’un côté, ils prétendent représenter les ouvriers, les employés, les retraités modestes et les oubliés de la mondialisation.
De l’autre, ils cherchent à nous vendre une sorte de roman people permanent où l’on devrait s’enthousiasmer pour les aventures sentimentales d’un petit parvenu politique façonné par les plateaux de télévision et d’une influenceuse issue de l’aristocratie européenne dont la principale activité semble consister à exposer son train de vie sur les réseaux sociaux.
Le contraste est saisissant.

Pendant que des millions de Français s’interrogent sur leur avenir, leur retraite, leur logement ou celui de leurs enfants, certains voudraient nous distraire avec un conte de fées mondain digne de la presse people.
La France mérite mieux qu’un feuilleton.
Elle mérite un projet.
Un projet qui traite les causes plutôt que de désigner des coupables. Un projet qui rassemble plutôt qu’il ne divise. Un projet qui protège réellement les plus fragiles au lieu d’exploiter leurs inquiétudes.
Parce qu’au fond, le RN ne résout pas les problèmes : il les utilise.

Et pendant qu’on regarde le doigt qui accuse, on oublie souvent la main qui fait les poches.

📌 Rejoignez le groupe Facebook “Pour un front républicain seynois” :

https://www.facebook.com/groups/frontrepublicainseynois

🎵 La chanson du jour : Tout va très bien, Madame la Marquise de Ray Ventura

💬 Phrase du jour :
“Une République forte n’a pas besoin de désigner des ennemis intérieurs ; elle a besoin de réduire les injustices qui fragilisent ses citoyens.”

🤝 Parce que la colère mérite mieux que des boucs émissaires. Parce que la peur mérite mieux que des marchands d’illusions. Parce que la France mérite mieux que des divisions entretenues à des fins électorales.

 

par guy CALMES 

#FrontRépublicain #JusticeSociale #Démocratie #CitoyennetéActive #SolidaritéRépublicaine #RésistanceDémocratique

 

COLÈRES RÉELLES, PEURS ENTRETENUES : LE GRAND TOUR DE PASSE-PASSE DU RN