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Logement : tout pour l’accession à la propriété ,le reste au logement social..

 

 

Logement : tout pour l’accession à la propriété

                                le reste au logement social

Telle est la fausse “nouveauté” annoncée dimanche et confirmée lundi par la 1ère ministre qui avait conclu la veille la réunion du… “CNR”(conseil national de la refondation), plagiat du CNR, Comité national de la Résistance dont on fêtait il y a peu le 80è anniversaire de la fondation par Jean Moulin en pleine guerre.

Macron a décidé du fond et de la forme de ce nième groupe de travail sensé remplacer les assemblées élues qui pourraient ne pas adopter ses projets de lois comme il a fait pour les retraites. Il continue à interdire aux députés de se prononcer sur l’âge de départ (64 ans) qu’il a imposé au 49-3, quitte à provoquer l’opinion publique et le mouvement social qui y sont très majoritairement opposés à + 70%.

Ce qui vient de sortir du châpeau en matière de politique du logement, en crise profonde, c’est ce que réclame le président de l’IEIF, institut de l’épargne immobilière et foncière (1), à savoir : “soutenir le secteur pour permettre aux Français d’accéder à la propriété”, Vive la crise…tous propriétaires !

Comme nos élus conservateurs et ultras du Var, ils veulent faire d’une pierre deux coups : réduire le parc social et accroître l’accession à la propriété tout en relevant les loyers du parc privé locatif qui ne rapportent pas assez, ce qui dissuade les investisseurs. Il est encore prévu d’alléger les crédits destinés au parc social très mal en point. Leur but : continuer de changer la sociologie de leur commune. La sélection par l’argent ne les choque pas le moins du monde.

Ils sont même satisfaits que le prix du foncier sur le littoral méditerranéen et atlantique ne cesse de croître depuis plus de dix ans. Ce qui rend les départements côtiers inaccessibles aux catégories populaires de plus en plus nombreuses, la baisse de leur niveau de vie les paupérise un peu plus. A Mayotte, la chasse aux pauvres est lancée sans ménagement par le gouvernement. Elle illustre son degré d’humanité. Mayotte est si loin…

Cela va s’aggraver avec la hausse récente des taux d’intérêt qui pourrait durer et qui va dissuader les emprunteurs modestes. Le taux zéro est en sursis et serait prolongé jusqu’en 2027, tandis que la loi Pinel ne serait pas reconduite. Elle convenait parfaitement aux propriétaires investisseurs. Mais l’argent public “libéré” n’ira pas au logement social dont la production se réduit alors que les listes de demandeurs ne cessent de se remplir, l’attente durera encore plus longtemps.

Ainsi dans le Var le taux moyen de constructions sociales n’est que de 13%, au lieu de 20-25% prévus dans la loi SRU. Une seule commune remplit les conditions, La Garde qui ne le doit pas à son maire LR mais aux maires communistes qui l’ont précédé. Avec ses collègues partageant sa conception, ils veulent en finir avec cette loi, ils préfèrent faire payer aux contribuables des pénalités plutôt que de programmer des logements sociaux.

Alors que nous traversons la crise du logement la plus forte depuis la 2è guerre mondiale : avec 4 millions de mal-logés, 2,4 millions de ménages en France attendent un logement social, les sans-abri dépassent les 300 000. L’accession à la propriété pour les classes moyennes, n’a jamais été aussi faible.

Maxi-crise et mini-plan

Ian Brossat, porte-parole du PCF, a ainsi caractérisé les propositions annoncées par Elisabeth Borne.

Chacun aura compris que derrière ce plan se cache, en réalité, un objectif de réduction budgétaire qui vise plutôt à satisfaire “Standard and Poor’s” (agence américaine de notation des Etats) que la classe moyenne et les plus pauvres.

Le Parti communiste propose, à l’inverse, de rendre enfin le droit au logement effectif .

Cela suppose la construction de 200 000 logements sociaux par an (et non plus 80 000) ;
La rénovation thermique de 700 000 logements chaque année (et non plus 200 000).

Un tel effort peut aisément être financé. Nous proposons trois sources de recettes :
Une augmentation des droits de mutations pour les biens supérieurs à 1 million d’euros,

La multiplication par 4 de la taxe sur les logements vacants,

La révision de la fiscalité des meublés touristiques de type Airbnb”.

Difficile de trouver une réaction positive aux 200 mesures commentées par E. Borne, écrit le journal La Croix. Même les professionnels de l’immobilier et de la construction ! Mais pour des raisons inverses de celles des demandeurs en attente et  des offices publics producteurs de logements sociaux mis à contribution par l’exécutif qui réduit leurs moyens financiers, leur capacité d’investissements et leur reproche …leur inefficacité ?

Macron  veut augmenter les loyer de 3,5% au moment où les charges explosent à cause des des hausses des prix des énergies, du foncier et de la construction. La mobilisation des locataires notamment à La Seyne et Toulon se poursuit auprès de THM avec détermination et élargissement à toutes les cités populaires.

Le marché du logement ne dépend pas des ex-offices HLM mais dans le Var la droite fait de la surenchère et trouve insuffisante la politique du gouvernement dont le bilan en matière de logements sociaux est pourtant très négatif. Ce n’est pas le fait du hasard : moins il y a de logements publics plus les investisseurs privés se frottent les mains.

D’ailleurs, cause et conséquence de la crise mondiale du capitalisme que nous traversons, trop de capitaux circulent, à la recherche de profits juteux qui délaissent les secteurs les moins rentables même s’ils sont d’une grande utilité sociale.. Cette “élite” sans aucun scrupule met à contribution les Etats appelés à réduire les dépenses publiques et à soulager les charges privées des grandes entreprises. C’est ce que fait avec zèle le soldat Macron et sa suite, de plus en plus isolés.

 

Ils ne risquent pas de “désamorcer la bombe sociale” avec un tel plan. Ils l’alimentent. La bataille des retraites est très loin d’être terminée. Ce sont tous les secteurs qui sont en crise profonde, à commencer par les services publics, le pouvoir d’achat, la transition écologique et ses urgences, le logement, les transports, les énergies…tout fout le camp. La situation est aggravée par la course aux armements, l’escalade à hauts risques de la guerre en Ukraine, son coût humain ainsi qu’économique, écologique et social, aux dépens de tous les peuples des pays payant au prix fort les dépenses militaires qui s’envolent (2)

La gestion capitaliste est mise en question par ces temps de recomposition de nouveaux équilibres dans un monde de plus en plus multipolaire. L’hégémonie américaine a fait son temps… ses guerres aussi.

Nos luttes contre les fléaux qui y ont conduit sont plus nécessaires que jamais face aux enjeux de société auxquels nous sommes confrontés.

Le logement pour tous en est un qui relève du respect et du droit de chacun, quelles que soient ses origines et sa condition sociale.

René Fredon

(1)

https://www.lejdd.fr/economie/tribune-la-crise-du-logement-est-une-chance-saisir-135679

 

(2) Mardi 20 juin de 17 h à 20 h à Toulon Maison de la Méditerranée

Conférence-débat

à l’initiative de la revue Economie et Politique

 

sur la Loi de Programmation Militaire  (2024-2030)

413 milliards : pour quoi faire ?

Souveraineté-Défense-Industrie-Paix

donnez votre avis

Avec la participation de JM Durand, rédacteur en chef de la revue, JC Schmidt officier de réserve républicain, P. Huttl, pcf -arsenal, P-O Poyard, secrétaire national Mouvement de la paix, M. Camatte, syndicaliste Arsenal,

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La droite recomposée de MM BICAIS est sur le “paraitre gestionnaire d’affichage”…

 

La droite  recomposée est  sur le paraitre  pour faire  le fond  politique nauséabon !

Final Bonaparte en Seyne où comment bruler plus 600. 000 euros en fumée pour un Empereur dictateur Napoléon 1 alors que les besoins sociaux , environnementaux et de service public sont de plus en plus délaissés quand cela n ‘est pas des quartiers tout entier, ce sont aussi : une piscine fermée, une maison des services publics en sursis , une crèche déplacée , des écoles non rénovées ( MABILY/verne ) , des policiers en colère , des associations sous subventionnées , etc..

Mais chanson oblige :” Tout va bien madame la marquise MM BICAIS tout va très bien, tout va tres bien .. ” Mais la maison seyne brule …Mais la droite recomposée regarde ailleurs ?

VM 05 06 2023

2. Hôtel de police municipal Baptisé alors qu’un conflit PM s’étend en Seyne :
“Comment interpréter cette inauguration de l’Hôtel de police municipale en parallèle avec le conflit des policiers municipaux qui subissent un management abusif et des primes à la tête du client etc. Avec l’arrivée de cette droite dure en 2020 ?”Aujourd’hui une conférence de presse va être organisée par LA CGT/Territoriaux avec une majorité de policiers présents pour dénoncer ces états de faits qui ont lieu depuis l’arrivée de la droite au pouvoir municipal..
3.Manifestation pour la sauvegarde de la maison des services publics seynois ..
4.
Peut être une image de 5 personnes et texte.
Peut être une image de 3 personnes et texte
Christian Barlo ,ancien adjoint PCF de la seyne sur mer

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   La Seyne a besoin de retrouver son souffle !

La droite disqualifiée ,La Seyne a besoin de retrouver son souffle !

Depuis l’arrivée à la mairie d’une droite qui se disait unie et triomphante, on a eu droit à une véritable bataille de clans qui s’est de suite focalisée sur Nathalie Bicais et son 1er adjoint Jean-Pierre Colin. Ils avaient, en principe, le même projet néo-libéral pour leur ville.

 

On peut le résumer par moins de services publics et de dépenses sociales, tout pour la promotion immobilière et la santé privée notamment. Les locataires n’en peuvent plus, accablés de charges, les demandeurs d’un logement social de plus en plus nombreux dans le Var et en Région attendront plus longtemps. Dans le Var, le minimum c’est deux ans et ils sont près de 40 000 en liste d’attente qui s’allonge, tellement il y a de réticence chez les maires de droite, Fréjus comprise !

 

Qu’importe, il y a un mois on pouvait lire sur la page seynoise du quotidien régional  “Immobilier : la ville classée “plus attractive de France” ! Par le nombre de transactions. Cocorico. Bravo, la municipalité, l’immobilier privé bat son plein, c’est mieux que d’évoquer la pénurie de logements sociaux qui ne relève pas du hasard.

 

Comme pour illustrer leur fibre conservatrice, à La Seyne ils ont décidé de fermer la maison des services publics au cœur de la cité Berthe ! Plus qu’un symbole, un acte politique qui priverait les Seynois – et particulièrement les familles les plus fragiles- de disposer d’un lieu où elles peuvent s’informer de leurs droits et trouver une aide pratique pour résoudre les problèmes du quotidien.

 

Comme l’écrit Marc Vuillemot, l’ancien maire de l’équipe de gauche “l’abandon serait intolérable” (1)

 

La résistance marque des points

 

Fort heureusement un collectif d’associations, de syndicats, de partis de gauche et écologistes a organisé la résistance à pareille injustice. Avec un premier résultat : la ville revoit sa décision dans six mois. La vigilance s’impose, l’intervention des seynois n’en restera pas là, elle est décisive pour redynamiser ce lieu préconisé par plusieurs gouvernements.

 

Cet épisode est très révélateur des choix de nos édiles qui nous offrent le spectacle

Pitoyable d’affrontements internes après avoir  prétendu qu’ils formaient une équipe solide et solidaire ?

Six listes diverses droites concurrentes étaient au 1er tour puis se sont rassemblées au second  pour battre le sortant de gauche. La droite à peine installée “l’unité” était rompue. Pour des raisons d’égos, de carrière, de visibilité, les têtes de liste étant exigeantes sur les rôles qu’elles entendaient jouer, le regard tourné vers les postes et les candidatures aux futures assemblées, départementale, régionale, nationale, européenne.

Et, comme si la barque n’était pas assez chargée, voilà que le “patron” du Var, ex-LR, distributeur des postes-clés au niveau départemental, quitte son parti de toujours après qu’il eût essuyé le plus mauvais score à la présidentielle (4,78%). Il rejoint Macron, comme Estrosi et Muselier ! Une aubaine pour le RN qui profite de l’hémorragie considérable des adhérents et électeurs LR tout en permettant à Macron de jouer la comédie du “rempart au RN” ? Le phénomène n’est pas que français.

Des élus discrédités

Comble de malchance, H. Falco se fait prendre la main dans le pot de confiture ou plutôt dans “le frigo du département” et perd tous ses mandats et son éligibilité. Il est remplacé à TPM par J-M GIRAN, son ex-1er vice-président de 76 ans et ami de longue date, marqué par quelques possibles conflits d’intérêts signalés à la justice.

La nomination récente de quelques adjoints autour de madame la Maire ne changera pas la rupture consommée au sein de la liste de droite dont la légitimité est très entamée.

 

A cette allure, le mouvement risque de s’accélérer et pas qu’à La Seyne, non pas vers une issue démocratique, laïque et progressiste mais vers une fuite en avant nationaliste, encore plus antisociale, ultraconservatrice, raciste, homophobe…la violence de groupes d’extrême-droite -et même nazis- s’affiche et devient monnaie courante sans que Macron, Darmarin ne s’en émeuvent et fassent respecter la loi.  Celle qui condamne le racisme et l’antisémitisme.

De même, il y a un rapport direct entre les régressions sociales et les profits faramineux qu’empochent les actionnaires des grands groupes industriels et bancaires qui investissent encore dans les énergies carbonées à travers le monde alors qu’on nous parle d’un réchauffement possible de +4° à la fin du siècle, histoire de nous motiver ! Ils continuent à extraire, à transformer, à transporter, à consommer ce qui nous pourrit la vie sur terre ?

A quand des investissements d’ampleur et prioritaires pour des énergies dé-carbonées ? Ils n’enthousiasment pas les investisseurs gourmands de bénéfices à très court terme auxquels ils ne renoncent pas ?

Services publics, objectifs sociaux et écologiques

A La Seyne plus qu’ailleurs, la question du logement est le premier poste de dépenses des familles modestes (+40%à LS).  On voit bien ce qui distingue une gestion de droite  d’une gestion de gauche transformatrice. Le droit au logement existe, il doit être garanti à tout le monde.

Encore faut-il donner la priorité à la construction sociale (2) et mettre un terme à la spéculation immobilière. Certes il faut aussi des logements privés et en copropriété, par le crédit accordé à une clientèle solvable, au prix de sacrifices car ils ne sont pas pour autant riches encore moins “très riches”! Ils peuvent choisir entre loyer ou crédit qui leur ouvre un patrimoine le plus souvent fruit de leur travail.

Mais il est inacceptable qu’une société ne prenne pas en charge le logement de celles et ceux qui ne peuvent pas envisager une autre alternative que le logement locatif public. A condition qu’il s’en produise assez chaque année et qu’il soit accessible et aux normes d’aujourd’hui. La tendance est forte d’éloigner les populations les plus paupérisées des centres villes pour les destiner à d’autres catégories sociales en phase avec l’évolution du prix de l’immobilier.

Les conservateurs veulent attirer les gens à fort pouvoir d’achat et réduire les aides aux catégories populaires considérées comme à charge. Une façon de “trier” la population, en fonction de son niveau de vie. Pour les édiles conservateurs, il y a d’un côté ceux qui consomment et font marcher le commerce et de l’autre ceux qui coûtent car ils n’ont pas assez de revenus et on le leur fait sentir ? “Cachez moi ces pauvres que je ne saurais voir”…

La droite les traite “d’assistés” parce qu’ils génèrent des dépenses publiques qu’ils entendent les réduire voire les supprimer. Ainsi Macron a réduit les APL, transférées sur les budgets des offices incités à se regrouper et à vendre les appartements sociaux. Tout en supprimant l’ISF. Les privilèges existent toujours, ils sont pour les grandes entreprises privées qui bénéficient très largement des fonds publics, de la baisse de leurs charges et de “niches” fiscales en plus de la fraude et des paradis fiscaux.

Redonner à la ville une perspective progressiste avec les Seynois.es

A La Seyne et dans une majorité de communes du Var, les maires se refusent et l’assument, à appliquer la loi SRU des 25% de logements sociaux par rapport à l’ensemble des habitations, quitte à en faire le moins possible et de prétendre “en changer l’image”. Comme s’il était obligatoire de faire des tours et des barres. De petits collectifs c’est mieux.

Face à une ville à la dérive et au danger sérieux d’une extrême-droite que l’écroulement de LR, les vicissitudes locales et les échecs de Macron font saliver, il lui suffit d’en profiter.

Les forces de gauche qui ont longtemps géré la ville, ont non seulement besoin d’union mais d’idées et de perspectives partagées au service de toute une ville qui ne saurait se satisfaire d’un destin balnéaire livré au tourisme de luxe. Mais pour une ville qui retrouve son dynamisme industriel et de recherches, dans un bassin d’emplois riche de savoir-faire qui a beaucoup souffert de la désindustrialisation et des privatisations à partir des années 1980.

C’est avec les Seynois.es, les familles, les jeunes, les retraités.es, les entreprises publiques  et privées et leurs salariés.es, les quartiers, le mouvement syndical et associatif… que se dessinera l’avenir d’une ville tournée, avec la métropole, vers la mer et la défense nationale. Tout en redonnant à la démocratie participative tout son sens ainsi qu’aux valeurs issues de la Révolution française et de la Résistance, elles ont façonné notre modèle social qu’il nous faut restaurer et moderniser.

Il n’est pas de sauveur suprême...” Air très connu !

René Fredon

 

(1)

http://www.marcvuillemot.com/abandon_maison_services

(2)

https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b0652_proposition-loi#

 

 

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De Robespierre le révolutionnaire républicain  de 1793  à Napoléon Bonaparte Empereur  et Usurpateur de la république (1800 /1815).

De Robespierre le révolutionnaire républicain  de 1793

à Napoléon Bonaparte Empereur  et Usurpateur de la république (1800 /1815).

 

Célébrer Le  Bonaparte  de 1793   en oubliant  le Napoléon  usurpateur  de la république   c’est faire un raccourci  de histoire de notre pays   grave et hasardeux   voir une faute politique  ou du moins  une vue  intéressée  de l’histoire de notre  peuple  révolutionnaire de l’époque ..

En focalisant en Seyne pendant plusieurs jours  de la part de la municipalité  recomposée de MM BICAIS le Bonaparte   militaire   c’est pour mieux faire OUBLIER sans doute le Napoléon  Empereur   et despote anti républicain qu’il fut  de 1800 à 1815.

Enfin sacraliser Bonaparte dont il  n’a jamais  participé  à faire de notre république une nation naissante et démocratique est  de mauvais goût historiquement .

Mais à droite on préfère toujours  les contre-révolutionnaires ou les chefs de clan  que les vrais révolutionnaires de 1789 à 1794.

En 1940 la droite bourgeoise et le patronat  on préfère  « Hitler  au front populaire ? »

ET en toute révolution nait en son sein une contre révolution dont Bonaparte Napoléon  en fut  un  exemple avec l’aide des notables de l’époque

Ne pas oublier aussi  un autre exemple  ainsi en 1917  en Russie révolutionnaire c’est la bourgeoisie  qui prirent d’abord le pouvoir pendant  quelques mois. IL a fallu  la venue des bolchevique pour  que  cette  révolution devienne  une amorce de socialisme  tant les   bourgeois avaient déçus  le peuple russe en quelques mois  de 1917.
Mais bien sûr  on ne construit le socialisme avec des casernes, des goulags ,sans démocratie  et avec des fils barbelés.

Mais c’est aussi l’histoire qui a tranché  dans toute sa splendeur révolutionnaire et ses horreurs !

Pour ROBESPIERRE que la bourgeoisie de droite actuelle  vocifère en Homme de la terreur  et sous l’impulsion  des montagnards  (gauche de l’époque à la convention de 1993) que  fut instauré :

  1. La déclaration des droits de L’Homme.
  2. L’abolition de l’esclavage.
  3. La construction ou les bases   de l’école laïque   et l’interdiction des écoles religieuses
  4. Une législation sociale pour les plus  Humbles.
  5. La reconnaissance de l’Egalite des droits Homme – Femme.
  6. Le droit au pullule par vote  de changer de gouvernement
  7. L’établissement de la représentation  politique de l’époque.
  8. Le droit a révocation d’un élu.
  9. L’élaboration d’un 1 e code civil citoyen.
  10. L’élaboration d’une grande loi sur l’éducation.
  11. ..etc.

Voilà quelques exemples qui retablisse  es faits et à contrario  le Bonaparte  fut un militaire sanglant qui sous couvert de défendre la république a fait tirer   aux canons aux fusils  sur la foule ( 1795 .. comme par exemple !

Quand à NAPOLEON Bonaparte l’usurpateur empereur mis à part l’établissement des départements et la reconstruction administrative de la France ,de l instauration de la légion d’honneur, les prémices des bibliothèques et l’art et culture, son régime ne fut que la mise en place des préfets  bonapartistes et du célèbre Mr. FOUCHET ministre de l’intérieur terrible exécuteur  policier des désirs du monarque NAPOLEON et fin de toutes oppositions ..

A partir de 1800 ce fut :

  1. La fin du parlementarisme dès 1799 et à la fin de la république de 1793  .
  2. et concomitament la constitution de privilèges à une caste soit familiale ou soit  à ces courtisans fidèles  militaires ou pas ,
  3. Les guerres  de 1802 à 1815  avec plus de 2 millions de morts coté français ( population de l’époque  environ moins  20 millions  d’habitants ) sans compter les autres nations alliées ,
  4. Le rétablissement de l’esclavage, les guerres menées dans les territoires hors métropole  ( Guadeloupe , Haïti , etc.. )
  5. Et les guerres contre les coalisés (Angleterre, Prusse  Russie et Autriche)

Voilà le bon «  Bonaparte qui fut donc ensuite NAPOLEON  que l’on va sacraliser comme républicain pendant plusieurs jours en Seyne sous l’égide de la municipalité de Mm.BICAIS

Quel raccourci  et tromperie  républicaine  pour des soit disant Les «  Républicains « (parti de MM BICAIS).

Mais il faut bien amuser  le peuple seynois  en ce samedi  28 mai 2023   où il y a  en même temps  et exactement 80 ans  le CNR*  se créait   dans le 6 e arrondissement de Paris dans la clandestinité pour une république laïque et démocratique. (27/05/1943)

C’est  cette  commémoration des 80 ans du CNR  qu’il eut fallu célébrer pour la république et non pas Napoléon Bonaparte en seyne et dans toutes les communes de France et de Navarre.

Sans vouloir innocenter à tout prix  Robespierre  mais  il faut rappeler quand même  le contexte difficile où les ennemis de la république étaient autant à l’intérieur  qu’à l’ extérieur et qu’il fallait sauver  la jeune république  naissante , mais dans le même  temps nous ne pouvons pas ignorer ce que fut véritablement le régime Bonapartiste  tout sauf  une république où  seul le drapeau Bleu Blanc Rouge de la révolution   subsista comme pour servir de mauvais  desseins , comme chairs à canon ou  favoriser des ambitions personnelles et impériales .

Voilà quelques précisions historiques nécessaires qui permettent d’y voir plus clair dans ce mauvais scénario Napoléonien sauce à la MM BICAIS

ET ainsi démystifier  les journées dites  républicaines  du sinistre Bonaparte NAPOLEON en seyne ?

CONCLUSION : Pour la droite  ce sont ces repères- là  qui font république  , et pour le PCF ,c’est la révolution de 1789  à 1794   qui fut l’évènement majeur de la naissance et de la défense de la 1 e république  Française comme le fut la Commune de Paris en 1871 , le 27 mai 1943  avec la CNR* , en 1936 le front populaire comme  les évènements de 1968 ou de 1995,2003 , 2010  comme en 2019 et 2023  pour les retraites ..

 

« Le but  du gouvernement constitutionnel est de conserver la république, celui du gouvernement révolutionnaire  est de la fonder. « 

 

Maximilien Robespierre 25/12/193

 

Christian BARLO   ancien adjoint  PCF   83500

 

CNR : Conseil National de la Résistance

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Une municipalité seynoise recomposée et sous perfusion..

 

Une municipalité recomposée,

« Sous oxygène de la métropole (LR/REN)

Et sous assistance respiratoire du CD 83 ( LR/REN) et de la région  Sud  de droite macronisée( LR/REN) .

C’est un triste bilan après 3 ans de mandat que cette municipalité du paraitre  et sous assistante de nombreuses collectivités et qui a déjà largement cocufié ses électrices et ses électeurs ?

En effet cette majorité n’a plus rien à voir avec celle élue de juillet 2020 puisque 11  larrons élus de droite( e) ont quitté le navire amiral de MM BICAIS pour naviguer à droite toute et que le navire amiral flotte dans les eaux  troubles de la compromission par cooptation d’anciennes élus d’opposition de droite avec  un élu de « gooche »  pervertie  et parfois les indépendants dit de « goocche »en roues de secours libérale verte  ?
C’est un  bel attelage tres disparate  au bout de trois ans de mandat  mais va-t-il tenir jusqu’en 2026 ?

*ET Quel bilan  “pour un changement historique à droite” dixit MM BICAIS en  campagne  municipale  2020  dont la seyne sur mer progressiste et rebelle se serait bien passée.

Quelques exemples  non exhautifs : 

*Retard sur les constructions de logements sociaux  quand cela n’est pas zéro logement sociaux ,  suppression  ou “faisons table  rase  de l’ancienne municipalité de gauche unie  et de ses projets   intéressants ( cinéma,   traversée de ville , social , logements  ,éduction,  construction d’écoles  , etc.. ) “.

*Aucune  démocratie  participative ne fonctionne correctement et pléthore de mesures concernant  la sécurité avec la police municipale en  lieu et place de la police nationale pour tranquilliser les quartiers et pour faire du social ??? Quel foutage de gueule ?

*Remise en cause du service public avec la suppression de la Maison  des Services Publics et la suppression   de la poste du clos Saint Louis  aux  Sablettes , l’arrêt de la piscine “Aquasud” ,la suppression de la crèche en centre-ville( Josette VINCENT )  , la non reconstruction  des écoles VERNE/MABILY  repoussée aux calendes grecques , l’achat  de l’ancien  bâtiment des impôts (avenue Charles Gides) pour y installer les services municipaux  du bâtiment  Paul Renaud ( ex CCAS)  avec  quels deniers  financiers ?

*Baisse des subventions aux  associations  sportives et  du sociaux-éducatifs  avec comme projet  3 jours pour célébrer l’usurpateur de république  « Bonaparte Napoléon »   avec  quelques 450000 euros dépenses en prévision  mais 600. 000 euros  mis de cote   sur le budget 2023.

*Un laisser-aller sur les HLM livré à l’appétit de  la métropole  THM( Toulon Habitat Métropole )   qui reste  sourd  aux expulsions et  à l’augmentation des charges locatives  (eau,  électricité et entretien ,etc..)

*Sans compter  que les baisses de subventions vont se traduire par  des ralentissements d’activité  socioéducative et des mises au chômage  d’éducateurs  ou  d’animateurs d associations  ?

*Etc..Etc.

Voilà quelques points qu’ils nous  faut rappeler pour être en phase avec  la réalité  du vécu de nos concitoyens seynois  alors que les discours de la mairesse  sont toutes et tous des « coup de COM » dont elle s’affuble trop souvent et qui sont en réalité des bouées de sauvetages des collectivités de droite autour de la seyne sur mer  .

CONCLUSION :SI changement il y a eu en Seyne  c’est  sùrement un bouleversement néfaste  pour les services municipaux  , le service public , un recul de l’emploi et de la vie associative en opposition au paraitre  théâtral  MM BICAIS joue la «  grande  Seyne »  au détriment de la majorité des seynois et seynoises et en cocufiant les électeurs seynois  .

ET tout cela se passe dans un silence citoyen et associatif assourdissant mise à part les partis de gauche, leurs 4 élus  et la CGT en mairie  avec comme aiguillon la section PCF de la seyne sur mer ?

La bataille des municipale en 2026 s’annonce  vraiment  comme décisive ?

Puisses la vrai gauche se remonter les manches et s’écarter des « Petrentreger  de pacotille de la fausse gauche  du jardinage vert liberal ” et bâtir  un programme et le faire vivre auprès des associations et  du peuple seynois pour  se crédibiliser  à nouveau ?

Nous avons trois ans pour cela, et pas une minute  à perdre ?

La Seyne sur mer mérite mieux que cette majorité de compromission parce la seyne peut et doit redevenir un havre progressiste et rebelle comme un porte-drapeau  de la  gauche combattive dans ce département livré aux appétits macronistes ou LR de complaisances et de méfaits politiciens quand cela ne se finit  pas aux tribunaux..  .

 

« Instruisez-vous parce que nous aurons besoin de toute votre intelligence, agitez-vous parce que nous aurons besoin de tout votre enthousiasme, organisez-vous parce que nous aurons besoin de toute votre force. »

Antonio GRAMSCI  (Parti Communiste  Italien /22 01 1891 /27 AVRIL 1937 mort dans les geoles facistes )

 

Christian BARLO ancien adjoint PCF/Seyne

 

LR : Les  républicains

REN : Renaissance ( macronistes )

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L’hégémonie du dollar à bout de souffle

 

 

L’hégémonie du dollar à bout de souffle

Dans un monde en ébullition, en crises multiples profondes où les guerres se superposent et menacent la sécurité collective il y a urgence à faire prévaloir le besoin de paix, de coopération  et d’en finir avec toute vélléité de domination entre Etats.  On en est loin. Raison de plus de s’y atteler.

 

L’un des moyens de domination est d’ordre monétaire : les échanges mondiaux se font obligatoirement en…dollars, ce qui a donné au pays le plus industrialisé et militarisé, le moins touché au sortir de la 2ème guerre mondiale, une hégémonie économique, financière, militaire et politique à travers les prêts en dollars et les intérêts qui s’y rattachent. Cette hégémonie du dollar est de plus en plus contestée.

 

Avec le temps, les rapports de force économiques et les aspirations des peuples ont beaucoup évolué. Dans le sens d’en finir avec les rapports de domination qui leur ont été imposés et qui freinent leur développement, voire aboutissent à des régressions par les pénuries et les taux d’intérêts censés éviter l’inflation.

 

La financiarisation capitaliste de l’économie assure des profits records aux actionnaires des multinationales. L’armement, le luxe, les énergies -y compris les plus polluantes- y trouvent leur compte. La spéculation bat son plein. Les majors de l’agroalimentaire achètent des récoltes avant qu’elles soient semées !

 

Les BRICS partisans d’une monnaie mondiale commune

 

Depuis une dizaine d’années un bloc, les BRICS, qui réunit le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, en vue d’une coopération équilibrée -et non sous tutuelle- a envisagé de  sortir du dollar pour aller vers la création d’une monnaie commune mondiale comme réponse aux  bouleversements économiques et politiques  et comme alternative  à l’hégémonie du dollar, la monnaie du pays le plus riche en pleine tourmente, au point que son endettement colossal (31 000 millards de $) risque de mettre les E-U en défaut de paiement d’ici le 1er juin !

 

C’est à dire en situation de ne pas pouvoir payer ses dettes…à moins d’augmenter encore son endettement comme le craignent la FED, banque centrale des E-U et la secrétaire d’Etat au Trésor. Démocrates et Républicains n’ayant pu trouver un accord pour éviter le risque de récession aux conséquences redoutables au plan mondial vu la dépréciation du dollar.

 

D’où l’insistance des Brics, dont les libéraux aiment régulièrement annoncer la mort. Le bloc des cinq dispose depuis  2014 d’une banque à Shangaï.

 

Treize pays, aux systèmes économiques et politiques très différents, viennent de marquer leur volonté de rejoindre les BRICS, l’Algérie, l’Égypte, l’Iran, le Bahreïn, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, la Turquie, l’Afghanistan, l’Indonésie.. « Tous les pays des Brics voient l’expansion d’un bon œil. L’Afrique du Sud également, mais nous avons besoin de trouver les modalités et les critères appropriés », explique l’ambassadeur d’Afrique du Sud, dont le pays assure la présidence tournante.

 

A eux cinq, les Brics représentent déjà près de la moitié de la population de la planète et 31,5% du PIB mondial ce qui en fait un concurrent sérieux du G7 (Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, Royaume-Uni et E-U) 30,7% du PIB, indique le JDD, le 5-4-23 titrant que “pour la première fois les BRICS sont devenus plus puissants économiquement que le G7″.

 

Inutile de dire le dilemme devant lequel se trouvent les E-U dont l’économie et la finance battent de l’aile avec une monnaie qu’ils imposent au monde entier depuis 1973, ce qui leur permet de faire gagner beaucoup d’argent aux banques privées -et à leurs actionnaires- par la spéculation et la domination des pays émergeants “arrosés” de dollars très chers.

 

Les dogmes du capitalisme reposent sur le choix (?) entre intérêts plus chers sinon inflation inévitable, dans les deux cas c’est plus d’inégalités, de chômage et de précarité, de corruption, de guerres payées par les peuples pour sauver le système ! Finalement on a les deux à la fois. Ce que déplore un rapport du CNUCED, branche de l’ONU chargée du commerce et du développement qui constate l’appauvrissement des pays du Sud et leur endettement au profit des multinationales, banques comprises…du Nord.

 

Le président du Brésil, Lula, lors de sa visite en Chine, a insisté pour que soit finalisée une monnaie commune mondiale, dont il est question depuis très longtemps. Objectif partagé par d’autres pays séduits par la perspective d’en finir avec l’hégémonie du dollar et de ses effets négatifs sur la croissance, le niveau de vie et l’indépendace des Etats !

 

L’Occident en général et les E-U en particulier y voient une conséquence de la montée en puissance de la Chine, même freinée par les crises mondialisées, elle prend une trop grande place aux yeux et au détriment des intérêts américains singulièrement embourbés dans des guerres et dépenses militaires énormes qui les endettent jusqu’au cou.

 

Trois fois plus qu’en 2007 !  Malgré le secteur militaire très actif, le ralentissement de l’économie américaine est reconnu par ses propres institutions, la FED  dit vouloir ramener l’inflation vers sa cible de 2% mais “ce sera un effort long et difficile” prévient son président. Les taux des intérêts viennent de passer au-dessus des 5%, à 5,25% pour la première fois depuis 2007 et une quatrième banque vient d’être mise en faillite, la Pacific Western Bankénorme

 

Des voix s’élèvent en occident

 

Pour souligner l’état de l’économie et de la finance qui ne saurait être minoré par des annonces de circonstances affirmant, comme Lemaire la “solidité”  de la France et de l’occident libéral comme si les crises n’existaient pas. Le système capitaliste n’est pas à l’agonie mais il est en train de perdre son leader-ship sur le monde parce qu’il ne veut pas admettre que le monde est multipolaire et qu’il va falloir s’y habituer.

 

Ainsi de William Bonner, économiste américain, éditeur, auteur, conseiller financier qui écrit que “le dollar est de plus en plus fatigué” et qu’il va falloir dire “au-revoir à tout cela…cette époque est révolue“. (https://la-chronique-agora.com/dollar-plus-fatigue)

 

Un laboratoire européen d’anticipation politique, “le GEAB caractérise depuis 17 ans, une à une, les phases du processus global de transition systémique. En avril 2023, il est très clair que le « nouveau monde » (dirigé par les BRICS), après un décollage lent et incertain il y a près de 15 ans, entame désormais sa phase de décollage.

Le nouveau monde s’affranchit des freins qui l’ont à la fois alimenté et retenu (l’Occident, le dollar, la technologie occidentale, etc.), et l’ancien monde devra poursuivre sa propre transformation avant de pouvoir décoller en lui-même.” (2)

Le site français Novéthic titre sur “les millliards de dollars qui partent en fumée“, il donne la parole au directeur d’étude de l’EHESS, Pierre Cyrille Hautcoeur qui fait le constat que “La résolution des crises bancaires par des fusions conduisant à des géants incontrôlables pourrait provoquer des catastrophes financières, économiques et même politiques.”

Ces trois témoignages laissent cependant entendre que, s’il faut évoluer avec son temps, la “transition systémique” à laquelle il est fait clairement allusion, n’invalide pas le système capitaliste, il leur est suggéré de s’adapter à une transition qu’il s’agit de maîtriser !

Résistance et perspective politique

Nous vivons une série de crises profondes économiques politique sociale, écologique, financière, sociétale…pas seulement en France mais en Europe et dans le monde. On doute de ce que sera notre avenir et celui de nos enfants. L’Europe, théâtre d’une guerre insoutenable de la Russie de plus d’un an, dont l’escalade a de quoi inquiéter.

Une très forte majorité de la population voit son niveau de vie stagner ou régresser alors qu’une infime minorité s’enrichit comme jamais et ne veut surtout rien changer de ce système très libéral incarné par un Macron de plus en plus isolé mais toujours aussi content de lui.

Il représente un système à la source des inégalités qui se creusent, en même temps que se réduisent les droits des salariés.es et les protections sociales, que les services publics sont privatisés et vidés de leur vocation, les retraites dégradées, portées à 64 ans et promises à la capitalisation…contre l’avis de plus de 70% de la population !

Une nouvelle journée d’action de l’intersyndicale est programmée le 6 juin, à la veille d’un nouveau vote à l’assemblée nationale par le groupe LIOT qui pourrait rendre sans fondement législatif la réforme-Macron.

Pour le PCF, “Les forces de gauche et écologistes ont une responsabilité importante : celle de poursuivre ce combat en restant unis, à l’image de l’intersyndicale, et en continuant de porter des propositions alternatives à la réforme des retraites du gouvernement.

Quant à la question de la monnaie commune mondiale, elle avait été évoquée dès les années 1980, à l’initiative de la section économique que présidait le chercheur marxiste, Paul Boccara, maître de conférences en économie et agrégé d’histoire.

Un hommage lui sera rendu le 17 juin, à Paris, au siège du PCF, de 13h30 à 18h30, sous la forme d’un séminaire d’études et de recherches marxistes intitulé : “la pensée de Paul Boccara, un apport révolutionnaire pour une civilisation de partage pour toute l’humanité.

Dans un entretien à l’Humanité du 2 avril 2009 (1) il faisait la genèse de cette question de monnaie commune mondiale qui était à l’ordre du jour d’un prochain G20 et rappelait ses propositions, partagées par les économistes communistes et le PCF

Un document qui vaut le détour.

René Fredon

(1)

https://www.humanite.fr/node/414265?amp

(2)GEAB :

https://geab.eu/en/editorial-global-systemic-crisis-the-new-world-is-dumping-the-old-one/?utm_source=sendinblue&utm_campaign=GEAB%20-%20The%20Anticipation%20Brief%2027%20April&utm_medium=email

 

 

 

Actualités

Falco et Giraud en appel ,Giran et Albertini sous la menace de plaintes sérieuses et multiples..

 

 

Falco et Giraud en appel

        Giran et Albertini sous la menace de plaintes sérieuses et multiples

 

Merci à TV 83 et à la conseillère municipale et métropolitaine d’Hyères,  Chantal Portuese (Modem) pour leurs révélations publiques et leur rigueur, concernant les faits évoqués, stupéfiants, mettant en cause les pratiques et les fréquentations du maire qui vient de succéder à Hubert Falco à la tête de la métropole !

Le site satirique “le gabian déchaîné” apporte des révélations fortement étayées et avec beaucoup d’humour qui mettent  Jean-Pierre Giran dans une fureur noire, ce qui n’est pas difficile, selon celles et ceux qui ont le privilège de le fréquenter. (1)

Ce qui vaut à ce site et à son directeur de publication -qui ne cache pas son identité- d’être l’objet d’une dizaine de plaintes pour diffamation, toutes sans suite.

Décidément le Var cultive une réputation sulfureuse de la majorité de droite, qui remonte aux années 1980 et aux frasques de Maurice Arreckx l’ancien maire décédé de Toulon et ex-président du conseil général. Il avait, dans sa ville, pour trésorier de camapagne le caïd Fargette qu’il retrouvait en vacances en Grèce, dans le même hôtel…Interrogé par des journalistes, il y voyait une coïncidence suivie d’un éclat de rire, histoire de banaliser la chose.

Dans le Var il était le “patron”, adulé par devant par ses courtisans dans l’attente d’une circonscription, d’un canton ou d’une commune, il n’acceptait pas que des compliments.

Il avait choisi Hubert Falco comme 1er vice-président de l’assemblée départementale, au style plus discret qui se sculptait un profil de bosseur, de bâtisseur, de rassembleur d’une droite qui s’était fracturée avant que le FN collaborationniste, (RN aujourdhui) ne vienne s’auto-proclamer du titre de “vrais patriotes” ?

Les casseroles de Giran...

A peine Falco est-il condamné à trois mois de prison avec sursis et cinq ans d’inégibilité, le démettant immédiatement de ses mandats, pour “détournement d’argent public” notamment, qu’il choisit JP Giran pour le remplacer à la présidence de la métropole, étant sûr qu’il y aura une majorité pour l’élire, quelle qu’elle soit. Il compte sur son appel du jugement qu’il vient de confirmer et qui pourrait lui restituer son honneur et tous ses mandats après nouveau vote des institutions qu’il présidait. C’est son droit.

Le 4 mai dernier, JP Giran a été intronisé président de TPM. Les conseillers communautaires ont entendu la déclaration de Chantal Portuese (2), lue par Basma Bachkara…sans commentaire, ce n’était pas à l’ordre du jour. Giran était seul candidat et a obtenu 62 voix sur les 65 exprimées. Il y a eu 12 votes blancs et 4 votes nuls.

A mi-mandat, il valait mieux qu’il n’y ait pas de “bataille” interne à la majorité de droite bien mal en point. La continuité de façade, fidèle à la politique très libérale de Macron, suffit à faire illusion  pour tenter de sauver les meubles et rassembler les macronistes, leurs satellites et des Républicains syphonnés par le RN !

Le nouveau patron varois de la macronie, l’ancien député Fabien Matras -qui remplace au bout de trois mois, Mourad Boudjellah, l’éphémère équilibriste à la recherche d’un piédestal- a osé ce constat original : “On est en train de faire le lit du RN” !!! En effet, la politique de Macron rend de grands services au RN qui déroule sa démagogie “d’opposant” consistant à aller encore plus à droite et plus vite !

Dans la foulée du remplacement de Falco, Joseé Massi, sa 1ère adjointe, une fidèle parmi les fidèles a été élue maire de Toulon. Elle n’occupait pas beaucoup d’espace, tout reposait sur…Hubert Falco. Elle pourra compter sur lui. Au conseil départemental la succession de Giraud, lui aussi dans la même galère que Falco, a été transférée à Jean-Louis Masson, ex-colonel de gendarmerie, maire de La Garde et président des LR, en apparence pas trop rancunier de la mutation de Falco vers Macron.

 

Reste l’Association des maires du Var qu’il présidait après avoir fait comprendre au précédent, J-P Véran qu’il souhaitait la place. Lequel aimerait bien y revenir et ça ne dépend plus de Falco, du moins en apparence, qui ne peut pas émettre en public ce qu’il souhaiterait. C’est aux maires à choisir leur président. Il y a beaucoup de “sans étiquette” ou d’étiquettes qui changent.

Et celles d’Albertini le maire de La Valette

Pour couronner le tout, voilà que le maire de La Valette, Thierry Albertini, vice-président du conseil départemental et de TPM, est l’objet, depuis le 1er mars 2023, d’une plainte au procureur de la République de trois élus de l’oppostion “La Valette en action”, pour corruption , favoritisme ,  prise illégale d’intérêts, détournements de fonds publics et soustraction de biens publics»  selon les trois élus Mrs Lutersztejn, Eudeline et Lesur.

Je vous invite à dévouvrir l’enquête approfondie sur l’origine de ces plaintes, de Simon Fontvieille pour Médiapart qui commence à faire du bruit dans le landernau. (3)

Et qui démontre à quel point le Var s’enfonce toujours plus dans un système clanique qui mérite mieux que le risque d’un autre système clanique que nous avons aussi vu à l’oeuvre à Toulon il y a 28 ans.

Il n’y a aucune fatalité à cela quand on voit la mobilisation populaire, à treize reprises en trois mois, dans les rues de plusieurs villes du département pour défendre nos retraites mais aussi consciente que la gestion de nos villes et du département peut et doit sortir du clanisme. Le Var a besoin d’une tout autre politique et de pratiques d’une grande rigueur morale.

Il a besoin d’une nouvelle équipe fondée sur la volonté de réduire les injustices sociales, de développer les services publics, de répondre aux exigences environnementales en pleine mutation…de nature à en finir avec la corruption, le clientélisme, les conflits d’intérêts nés de la subordination d’élus aux grandes entreprises qui défraient la chronique des super-profits malgré la crise et celle de la fraude fiscale.

Une gestion exemplaire et collecive s’impose, contrôlée par les habitants et leurs associations aux pouvoirs renforcés, en amont des décisions.

Le soleil et la mer ne suffisent pas. Ils ne sont pas destinés à être “consommés” par les plus riches et à marginaliser les plus pauvres. Et ça c’est notre affaire !

 

René Fredon

(1)

https://www.legabiandechaine.fr/2023/04/le-clan-du-saint-cyrien-partie-1.html

(2)

https://www.tv83.info/2023/05/06/lelue-chantal-portuese-lanceuse-dalerte/

(3)

https://www.mediapart.fr/journal/france/090323/var-un-poids-lourd-du-clan-falco-vise-par-une-plainte-pour-corruption

 

 

 

 

 

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RAPPEL /Retraite : le front commun des syndicats

            

Retraite : le front commun des syndicats

 

Les concertations sur les retraites ont commencé mercredi. Le ministre du travail Olivier Dussopt a présenté aux syndicats et au patronat le calendrier, la méthode et les objectifs qu’ils connaissent par coeur. Le projet de loi est déjà prêt portant l’âge de la retraite à 65 ans à l’horizon 2031 et augmentant la durée des cotisations par la même occasion.

 

Une perspective rejetée par une large majorité des Français.es et tous les syndicats représentatifs qui, à la veille de cette première consultation, se sont réunis et ont adopté un texte commun (1) sans ambiguité sur le fond, tout en participant au “dialogue” proposé pour y faire valoir leurs propositions

 

Macron entend faire adopter son texte “avant la fin de l’hiver“, ce qui est loin d’être acquis, compte tenu de sa minorité à l’assemblée comme au sénat et, surtout, de l’hostilité populaire, de la jeunesse aux retraités en passant par les salariés.es informés de ses intentions et qui ne cessent de le manifester comme l’a montré la journée de mobilisation du 29 eptembre, première grande mobilisation du monde du travail et de la jeunesse qui a permis de prendre la mesure des colères populaires contre “les réformes Macron”.

 

Lorsqu’il avait la majorité, “sa” réforme des retraites a été mise en échec, il a dû la remettre à plus tard, sans y renoncer. Elle ne ferait qu’aggraver la loi Touraine sous Hollande qui avait commencé à “pousser” l’âge de la retraite jusqu’à 62 ans et le nombre de trimestres de cotisations ce qui laisse beaucoup de salariés.es sans retraite “pleine”. Avec Macron la régression serait pire ! Et il ne peut compter que sur la droite pour parvenir à ses fins et encore…ils sont tellement divisés !

 

Les partis constituant la Nupes proposent un référendum précédé d’un grand débat public sur ce sujet ultra-sensible que n’entend pas le chef de l’Etat qui craint d’être mis en minorité et de devoir y renoncer vu sa très inconfortable situation issue de l’élection présidentielle.

 

Le PCF, de son côté, appelle à amplifier la mobilisation sociale, il se félicite de l’unité syndicale sur les retraites et invite à participer à la marche du 16 octobre contre la vie chère et l’inaction climatique ainsi qu’à la semaine d’action initiée par la CGT à partir du 17 octobre. (2)

 

C’est le mouvement social qui tient la clé de l’avenir en ce domaine comme dans tous les autres…

 

Qui s’avèrent redoutables en ces temps d’aggravation de la guerre en Ukraine où les menaces nucléaires brandies par Poutine alimentent les velléïtés occidentales de sur-enchère militaire pour obtenir la reddition russe tout en visant la Chine qui leur fait de l’ombre.

 

Il s’ensuit une accentuation de la crise des énergies avec des pénuries déjà à l’oeuvre et une inflation qui précipite un peu plus les catégories populaires et moyennes dans des privations supplémentaires. Vite, “il faut passer à la sobriété, l’abondance c’est fini” nous assène cyniquement Macron ! Comme si lui et ses millliardaires allaient subir des restrictions ?

 

Mais ils prennent des dispositions visant à réduire l’usage du gaz, de l’électricité et ne font rien contre le renchérissement des produits de première nécessité tandis que les géants du pétrole et de l’armement, entre autre, avec les spéculateurs encaissent des sur-profits exceptionnels que ce pouvoir ne veut pas taxer ! Et sans toucher aux causes, c’est le peuple qu’ils culpabilisent et pénalisent !!

 

Macron a hâte de prolonger la durée du travail passé de 2010 à 2018 de 60,2 ans  à 62,4 aujourd’hui pour les femmes et 62,1 pour les hommes. Il met la barre à 65 ans d’ici 2030 et pourrait aller au-delà. On en entend parler, c’est déjà le cas dans de nombreuses professions libérales mais ce n’est pas obligatoire.

 

Des chefs d’orchestres, des musiciens, des plasticiens, des acteurs, des praticiens…des deux sexes, meurent très tard dans l’exercice de leur art qui les aide à vivre : c’est un autre sujet. De petits paysans, commerçants et artisans ne comptent plus leurs années de travail, pour une retraite de misère, souvent pour deux, qui ne les aura pas aidés à vivre.

 

Ajoutons qu’augmenter sa durée alors que la productivité du travail a fait des bonds considérables est tout sauf logique et convaincant. La France se trouve par ailleurs dans le peloton de tête mondial parmi les plus productifs mais elle connaît un chômage plus élevé. Macron veut aussi réduire l’assurance-chômage, autre gros dossier qui frappe les catégories populaires. Comment peut-il oser dire que les chômeurs sont trop bien lotis et que certains préfèrent leur statut plutôt que chercher un emploi !

 

Dix syndicats, une détermination commune

 

Le communiqué adopté le 3 octobre par la CFDT, la CGT, FO,  la CFE-CGC, la CFTC, l’UNSA, Solidaires, la FSU, l’UNEF, la Voix lycéenne, la FAGE, F!DL et le MNL prend acte de l’ouverture d’une consultation concernant notre système de retraite et demande au gouvernement de “préciser ses intentions, ses éléments de diagnostics, la méthode de concertations et ses objectifs“. Affirmant d’emblée que ces organisations syndicales sont attachées au système de répartition et qu’elles souhaitent des concertations loyales et transparentes pour plus de justice sociale...”

 

“…qu’elles sont, comme la majorité de la population, fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite et à une augmentation de la durée de cotisation….que des alternatives y compris financières existent et doivent faire l’objet de discussions.

 

Elles appellent les actuels et futurs travailleurs et les travailleuses à se réunir et débattre, et n’hésiteront pas à construire tous les moyens d’action nécessaires si le gouvernement demeurait arcbouté sur son projet.”  

 

Les dix organisations ont clairement annoncé la couleur, pas de compromis sur l’âge de départ à la retraite et de la durée de cotisation et elles ont des idées pour améliorer le financement de la sécurité sociale. Quant aux caisses de retraites complémentaires, elles sont en bonne santé financière et la sécurité sociale loin d’être à l’agonie. Elle a besoin de financements, l’accès de tous au travail en serait la source la plus sûre tout en augmentant les cotisations patronales en rapport avec leurs créations d’emplois ou non.

 

Il n’est pas admissible d’allonger la durée du travail encore moins de réduire le montant des pensions pour toutes celles et ceux qui auront des “trous” dans leur carrière.

 

Si la stratégie de Macron consiste à faire durer le plaisir d’une consultation-alibi où rien ne bougerait vraiment, les syndicats au complet viennent de faire un grand pas pour clarifier l’enjeu de cette “réforme” qui piétine l’esprit de ses créateurs, le CNR, sigle que Macron vient de détourner en “Conseil  national de la “refondation”.

 

Le grand patronat et les fonds de pensions en rêvent. La sécurité sociale n’est pas, à sa fondation, une institution financière. Elle appartient à celles et ceux qui la financent : employeurs et employés ! Rendons-lui son originalité, son efficacité, son humanisme. Et faisons la évoluer dans le même esprit.

 

 

René Fredon

 

(1) le texte collectif des syndicats sur les retraites

Communiqué Intersyndical – Déterminé.e.s pour nos retraites

 

(2)

https://mail01.orange.fr/appsuite/#!&app=in8/office/preview

Actualités

39è congrès du PCF , L’ambition communiste .. 

 

39è congrès du PCF      :   L’ambition communiste

 

C’est une ambition pour la France, émanant de la réflexion collective d’un parti qui propose une analyse approfondie de l’état du pays et du monde, suivie de propositions concrètes visant à dépasser un système obsolète, le capitalisme.

 

Ce système, économique, politique et idéologique, a engendré et géré la révolution industrielle au début du 19è siècle et ses incontestables progrès technologiques qui ont aussi poussé la population vers les villes, où hommes, femmes et enfants travaillaient et vivaient dans des conditions épouvantables.

 

La lutte des classes a fait évoluer les rapports salariés-patrons mais si nous sommes entrés dans l’ère de la révolution informationnelle, le même système demeure, à l’origine de la double surexploitation des humains et de la planète, entraînant la course débridée et sélective au productivisme et au consumérisme.

 

Avec toutes les conséquences sociales infligées aux peuples qui ont migré vers les villes, de plus en plus peuplées, accentuant -ne serait-ce que par les transports et l’artificialisation des sols- une situation climatique et environnementale qui a déjà dépassé le seuil critique. Pourtant la consommation de charbon, de pétrole et de gaz continue à croître dans le monde !

 

Comment inverser la tendance sans des dispositions immédiates et d’ampleur à l’échelle mondiale ? Les catastrophes naturelles deviennent plus fréquentes et plus intenses, d’où inondations, sécheresses, incendies, pénuries d’eau, agriculture fortement affectée…On mesure l’urgence d’accélérer le rythme de la transition écologique à tous les niveaux. Enjeu majeur incluant celui de la préservation de la biodiversité.

 

La France et le monde sont placés devant des défis colossaux. L’enjeu est de les relever, de tourner la page d’un ordre pris de convulsions, celui du capitalisme globalisé et financiarisé. L’humanité est à un tournant de son histoire…” peut-on lire dans le préambule de la résolution adoptée au 39è congrès du PCF par plus de 80% des congressistes.(1)

 

Or, nous vivons dans un contexte de crises multiples qui accroissent partout les inégalités et la justice sociale…en  même temps que les profits des plus grandes fortunes. Mais la stabilité financière des plus grands Etats occidentaux s’avère des plus fragiles.

 

Ce n’est pas un paradoxe, c’est dans l’essence même du capitalisme de privatiser la production et sa distribution au profit de leurs propriétaires qui poussent à la consommation les biens et les services les plus rentables, quitte à “oublier” les besoins des classes populaires dont les revenus modestes ne font pas des clients à privilégier. La volonté du pouvoir de sacrifier le logement social en est une illustration. .

 

Les “grands” médias publics et privés ont été très discrets sur le contenu de ce congrès tenu à Marseille du 7 au 10 avril. C’est le contraire qui nous aurait étonnés. Ils étaient plus diserts sur l’opinion de Fabien Roussel, réélu secrétaire national, concernant l’évolution de la NUPES selon LFI qui voudrait lui donner le statut de parti politique ? Ce que refusent les trois autres partenaires..

 

L’un des défis à relever par la gauche en France, alors que Macron est durablement isolé par un exceptionnel mouvement social, tous syndicats unis qui ne lâchent rien sur les retraites et promettent un 1er mai historique, c’est pour les communistes, le moment de faire émerger une alternative au capitalisme et de construire une majorité sociale et politique qui réponde aux aspirations populaires, à commencer par le refus de la loi sur les retraites…

 

Quand il a été promu président en 2017, il avait remercié les Français.es qui n’avaient pas voté pour lui mais pour faire barrage au RN. Il les avait salués…le lendemain, promettant d’en tenir compte. “Les promesses n’engagent que ceux qui y croient”, c’est bien connu. C’est le moment de lui rafraîchir la mémoire, d’autant que, par sa politique conservatrice et son bonapartisme, il aide beaucoup le RN qui en veut toujours plus ! Le capital leur est sacré : drôle de barrage ?

 

Remettre la France en marche avant

 

Aujourd’hui, la démocratie et la république sont en marche arrière, pas en “renaissance”, en panne. Les 100 jours de Macron relèvent de la fuite en avant. Il est inaudible comme ses ministres.

 

L’abstention, le scepticisme, la méfiance vis-à-vis de la politique sont en progression. Le racisme, le nationalisme, la xénophobie, l’homophobie, le sécuritaire orienté…s’étalent au grand jour dans l’espace public et nombre de médias traditionnels !

 

Le nouveau Front populaire que vise le PCF va au-delà de l’addition des scores actuels des partis de gauche. D’autant que le PS et EELV ont fourni quelques-uns de leurs dirigeants à la macronie et que la gauche dans son ensemble y a laissé des plumes, de l’ordre de 20% selon les élections. Pour le PCF c’est sa référence au communisme, confondu avec le stalinisme, le maoïsme et d’autres expériences…qui a joué contre lui, dans un contexte mondial de retour et de banalisation de l’extrême-droite et d’anticommunisme redoublé.

 

Pour le PCF le communisme n’existe nulle part, ce qui n’est pas nier la portée de la révolution russe d’Octobre 1917, son influence considérable sur les peuples et leur soif d’indépendance et de progrès social. Ni la place de la Chine dans le monde devenu multipolaire, ni celle des peuples qui ont pris leurs distances avec l’impérialisme américain. L’histoire est passée par là. Il n’y a pas de mode d’emploi à partir d’un modèle universel.

 

C’est un but et un chemin, “un processus pour vaincre la résistance du capital, fondé sur la paix, la coopération entre les peuples et le développement des capacités humaines en harmonie avec l’environnement”,  vers une nouvelle civilisation.

 

Comment ne pas évoquer, pour les jeunes générations, la concomittence de nos conquis sociaux uniques au monde, en 1936, en 1945, en 1968 avec l’influence du parti communiste d’alors, jusqu’à la victoire de la gauche en 81 laquelle, hélas, changea de cap  et se rendit à  la “loi” du marché et au libéralisme prédateur.

 

Ce n’est point par nostalgie que j’évoque cela mais pour en tirer une leçon politique : faire l’union, c’est un combat et c’est le contenu qui compte s’il est en adéquation avec les exigences portées par le mouvement populaire le plus large possible.

 

La gauche retrouvera des couleurs si chacune de ses composantes progresse à partir de son projet. Encore faut-il le soumettre à tous les citoyens.es. Le mode électoral et les rapports de force poussent à des pactes législatifs ou à des accords locaux. Ils n’impliquent pas l’ hégémonie de l’un des partenaires. Bien entendu ces accords s’inspirent des attentes populaires et des luttes sociales, écologiques, sociétales…en cours. Elles  ont pris une dimension historique.

 

Nous vivons une crise de civilisation

 

Les partis politiques n’existent pas pour eux-mêmes. Ils sont porteurs d’une vision de la société et de son avenir. Il est naturel qu’ils cherchent à en informer et y associer les citoyens.es.

 

On ne peut plus continuer à vivre comme avant sans avoir prise sur nos vies, sur l’état de la planète, des risques avérés, révélés par les scientiques. Pas plus que laisser faire les maîtres de la finance occupés à diviser les peuples tandis qu’ils se servent abondamment. Les peuples ont besoin d’être respectés, d’exercer leur souveraineté, d’exprimer leur aspiration à être entendus et à compter pour un, dans la société. Ils sont saturés de promesses et ne veulent plus subir, ils veulent agir.

 

D’où les propositions communistes d’un autre partage des pouvoirs et des savoirs, des richesses, d’une autre conception du travail, de la gestion des entreprises et des services publics à développer, de la possibilité d’éradiquer le chômage et la pauvreté…pour que vivent la Démocratie et la République.

 

Les forces existent pour que les peuples prennent leur destin en mains”

 

 

René Fredon

 

(1)

https://assets.nationbuilder.com/pcf/pages/15896/attachments/original/1681891180/Texte_adopt%C3%A9_39e_Congr%C3%A8s_congr%C3%A8s_VDEF_corrig%C3%A9.pdf?1681891180

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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N’en déplaise au président du chaos

 

 

N’en déplaise au président du chaos

 

        La page des retraites est plus ouverte que jamais

 

 

A peine la décision prévisible  du conseil constitutionnel était-elle connue que Macron s’empressait de promulguer la loi, dans la nuit de samedi à dimanche, en même temps qu’il décidait de s’adresser aux Français dès le 17 avril…tout seul comme un grand, sans personne pour lui poser les questions qui fâchent..

 

Quel aveu ? Après avoir refusé de recevoir les syndicats il les convoque pour leur parler de l’avenir et de sa feuille de route, mais pas de la question des retraites, réglée à ses yeux ! Si c’est ça le dialogue..? C’est qu’il ne veut rien comprendre de ce qui se passe dans le pays.

 

Un mouvement social soutenu par plus de 70% de la population qui a compris que “sa réforme” ne garantit nullement au plus grand nombre des salariés.es une amélioration des pensions, loin s’en faut, mais seulement un allongement de la durée du  travail à 64 ans avec des annuités de cotisations qui atteindront 43 ans en 2027 ! L’on sait qu’ils iront plus loin.

 

Une véritable provocation qui n’a fait que mettre le feu aux poudres et amplifier les colères sociales face à un tel mépris vis-à-vis d’une majorité de citoyens.es qui se considère à juste titre légitime et veut être écoutée, pas humiliée et contrainte. Ce qui se traduit par une volonté encore plus forte de se faire entendre, à travers les initiatives d’une intersydicale solide, unie et renforcée dans ses convictions face à un coup de force devant lequel le peuple a été placé.

 

Plus que jamais Macron se conduit comme un monarque qui dicte ses volontés et ses choix tactiques prévus dans la constitution. Or c’est lui et les présidents des deux chambres qui nomment les neufs “sages”. On n’est jamais si bien servi que par soi-même.

 

Ils ont pris une position politique et constitutionnelle. Mais c’est justement la constitution qui n’est plus adaptée à l’exigence démocratique qui porte sur un partage des pouvoirs par une reconnaissance de la souveraineté du peuple et non d’un monarque, pour être fidèle à la Révolution française dont tout le monde -ou presque- se réclame.

 

Une VIè République s’impose. Elle ne réglera pas tout. C’est la volonté populaire qui, par les luttes, fera évoluer les rapports de force permettant de sortir des dogmes libéraux privatisant à tour de bras pour satisfaire les intérêts d’une minorité de privilégiés dominant l’éconnomie et imposant ses choix. De nouveaux pouvoirs citoyens à tous les niveaux sont à conquérir.

 

Le chaos ne vient donc pas de l’expression populaire, très largement majoritaire, mais du président-monarque minoritaire qui décrète que c’est lui et lui seul qui décide des choix qu’il prétend bons pour le pays. Ce fumeux conseil constitutionnel a même rejeté le référendum d’initiative partagée (RIP). Un déni de la démocratie, sans cesse brandie par ceux qui la foulent aux pieds.

 

Quelques députés de la droite macronienne reconnaissent l’isolement du pouvoir, les manques et souhaitent plus de dialogue…après avoir soutenu la réforme du chef ! Quatre députés ont même quitté leur groupe.

 

LR également a permis à Macron de passer en force mais avait promis d’aller jusqu’à…65 ans. De son côté, Xavier Bertrand n’en accuse pas moins Macron d’attiser le chaos, pour être dans l’air du temps.

 

Le RN n’a strictement rien fait dans ce combat continu pour les retraites, mais il se dit “opposé à la réforme Macron“, il observe et utilise le malaise social, démocratique, politique, climatique…pour attirer l’électorat populaire en jouant la mouche du coche…derrière le masque de l’ultra-libéralisme anti-républicain.

 

Des socialistes comme Thierry Pech, fondateur de Terra Nova, qui avaient rallié Macron en 2017, trouvent qu’il s’y prend mal et souhaitent un apaisement tout en rejetant les “extrêmes” ? D’autres se font élire par l’électorat de droite, voire RN pour battre un sortant LFI…

 

Des débats à la télé emboitent le pas de la critique des méthodes de Macron en mauvaise posture, au point d’embraser le pays. Mais il y est très rarement mis en cause la nature des politiques que nous infligent Macron et ses condisciples européens, à savoir le système économique capitaliste qui les impose.

 

Ce qui crée l’insécurité sociale, un contexte d’inflation, de restrictions alimentaires pour des millions de familles, de pénurie des énergies et même de l’eau, de salaires et pensions trop bas, d’emplois de plus en plus insuffisants et précaires, en même temps que s’étalent les profits insolents de quelques-uns battant des records !

 

C’est ce contexte et la perspective de le dépasser qui étaient au coeur du 39è congrès des communistes à Marseille il y a quelques jours. Sortir la France -et l’Europe- de la nasse et de l’impasse libérale et construire un avenir de progrès social et démocratique. Pour et avec le peuple, réussir l’urgente transition écologique et y consacrer les moyens. Ils existent pour peu que la finance soit maîtrisée. Tout ne saurait être marchandise par ailleurs. De même associer les salariés.es aux décisions, avec des droits nouveaux, dans les entreprises publiques et privées ne peut qu’améliorer les rapports au travail et lui donner du sens.

 

Partager les richesses et co-décider à tous les niveaux du local au national, des grands investissements respectueux des objectifs bas-carbonne. Porter des initiatives de paix en Ukraine et partout où les conflits perdurent. Promouvoir toutes les émancipations qui nous libèrent de toutes les exploitations et humiliations…Vers plus d’égalité, de liberté et de temps pour vivre.

 

Il ne s’agit pas d’un catalogue à cocher mais d’une ébauche d’une construction plurielle à enrichir, la plus large possible.

 

J’aurai l’occasion d’y revenir.

 

 

René Fredon