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Lu dans L’HUMANITÉ Enquête H à faire circuler….

 

 

Objet : Lu dans L’HUMANITÉ Enquête H à faire circuler….

  1. Pierre-Édouard Stérin, saint patron de l’extrême droite française…
    Depuis son exil fiscal en Belgique, le milliardaire français, encore largement inconnu du grand public, a décidé de mettre une partie de sa fortune au service de ses convictions religieuses et libertariennes. À la tête d’un vaste écosystème philanthropique qui s’est arrogé l’estampille du « bien commun », l’homme d’affaires pourrait débloquer, dans les prochaines années, jusqu’à un milliard d’euros pour des programmes attaquant les droits des femmes, mais aussi l’école publique.
    Pierre-Édouard Sterin est le cofondateur et le principal actionnaire du groupe Smartbox.
    © Stephane LAGOUTTE/Challenges-REA
    Fonds du bien commun, Nuit du bien commun, Maison du bien commun, Voyage du bien commun, Foncière du bien commun, charte pour les ressources humaines du bien commun, coffret cadeau du bien commun, apéros du bien commun, Génération bien commun… Milliardaire français, désormais 104e au palmarès des fortunes de « Challenges », mais encore inconnu du grand public, Pierre-Édouard Stérin, patron du fonds d’investissement Otium Capital et propriétaire de Smartbox – sa véritable machine à cash dont il a délocalisé le siège en Irlande –, a en quelques années réussi une OPA magistrale sur le « bien commun ».
    Il en a presque fait sa marque déposée. Surtout, c’est lui qui donne à cette notion sa définition, très loin, en vérité, de l’intérêt général. Mais au plus près des névroses des ultraconservateurs sur l’histoire, la famille ou la patrie. Revendiquant crânement son exil fiscal en Belgique, l’investisseur qui prétend on ne peut plus sérieusement – il l’a dit et répété – « sauver la France » et « devenir un saint », a la visée à la fois démiurgique et messianique de redéfinir l’action publique et de réveiller une civilisation, selon lui, oublieuse d’elle-même.
    Catho, tradi, réactionnaire et libertarien…
    Dans cet objectif, Stérin, catho bien tradi, réactionnaire patenté et fieffé libertarien, serait prêt, promet-il, à renoncer à une part de sa fortune et même à « déshériter » ses enfants, pour tout donner non pas, évidemment, à l’État, qu’il abhorre, mais, via son écosystème philanthropique en circuit fermé, à ceux qui servent sa vision du monde.
    Non sans frayer toujours côté Zemmour et Le Pen, Stérin rudoie une « classe politique qui ne propose plus de solutions ». Lui qui, selon sa propre légende, note entre 0 et 10 ses interlocuteurs, ne dissimule pas son mépris pour le petit personnel au pouvoir : le « business angel » chrétien voit plus loin, tout à son ambition galopante sur le terrain métapolitique des batailles culturelles prisées par l’extrême droite.
    Bolloré et les médias, la stratégie de l’araignée….

2. Dans une tribune publiée mi-décembre sur les réseaux sociaux, l’homme d’affaires, qui n’a pas donné suite aux sollicitations de l’Humanité magazine, développe son refrain, entre charabia apocalyptique et envolées exaltées, contre les « tableaux morbides d’un monde en désolation ». « Dans les tréfonds de notre société, au plus proche du peuple de France, se trouvent de nombreuses braises qui, attisées, pourraient faire émerger des flammes propices à l’embrasement du pays, écrit-il. Embrasement de valeurs longtemps oubliées, évacuées de nos sociétés car déléguées à notre État-providence, relais inefficace de nos solidarités naturelles. »
Entre 23 et 40 millions d’euros en 2023, 60 de plus en prévision pour 2024, 80 pour 2025, et ainsi de suite… Dans les années qui viennent, ce sont des centaines de millions – un milliard, au total, prophétisent même les collaborateurs de Pierre-Édouard Stérin au Fonds du bien commun, le vaisseau amiral de sa charité bien ordonnée, lui-même alimenté directement par Otium Capital – qui devraient être investis.
Une manne qui suinte vers des programmes, lucratifs ou pas, dûment sélectionnés pour leur apport en matière d’« éducation intégrale », de patrimoine ou de « croissance humaine et spirituelle ». Le tout – corrosive ironie de l’histoire, hélas –, avec une contribution non négligeable de l’État puisque les fonds versés ouvrent droit à une défiscalisation, à hauteur de 66 %, pour l’impôt sur le revenu, ou de 60 % pour l’impôt sur les sociétés…
Applis anti-IVG, start-up et ritournelles pétainistes….
Des pépètes pour restaurer les calvaires dans les villages. De la maille pour la coproduction d’un navet à la gloire des Chouans. Du grisbi pour une appli encourageant les femmes à ne pas recourir à l’IVG ou pour une autre recensant des chants traditionnels, ritournelles pétainistes comprises. De l’oseille pour étendre l’enseignement privé ou ressusciter de bons vieux patronages dans tout le pays. Du blé pour un Institut libre de journalisme qui prétend lutter « contre le conformisme dans les médias ».
Du pognon pour des sites comme le Crayon, une plateforme de « débats » qui met en avant, par exemple, une jeune femme témoignant sur le féminisme, qui « ne lui a apporté que des traumatismes ». De la thune pour la création de start-up visant tantôt à « proposer une formation anthropologique, philosophique et théologique pour les étudiants en journalisme », tantôt à « créer une plateforme qui diffuse les réponses d’inspiration chrétienne aux questions existentielles »… Et mille autres trouvailles du même acabit.
Sées, nouvelle terre promise des catholiques intégristes…..
Comme l’Humanité magazine a pu le constater en s’invitant à la Nuit du bien commun, organisée le 11 décembre dernier à l’Olympia, avec le soutien de CNews mais aussi de la Fondation Bettencourt-Schueller, le système Stérin s’appuie largement sur l’endogamie. Sur le papier, les entités peuvent être séparées, mais l’ombre du grand patron plane de tous les côtés… Quand ils n’en émanent pas directement, les « projets » retenus passent, pour la plupart, au guichet du Fonds du bien commun. Puis dans la foulée, ils sont présentés comme des « lauréats », avec présentations chronométrées, drolatiques ou tire-larmes, puis enchères du public, lors des Nuits du bien commun, déclinées dans de nombreuses villes en France.

3 . Bon chic bon genre et bons sentiments… Ce soir de décembre, munis dès l’entrée d’un petit panneau numéroté leur permettant de manifester des promesses de dons échelonnées entre 5 000 et 100 euros, 1 500 personnes se pressent à l’édition parisienne de la manifestation, dans la fameuse salle appartenant à Vincent Bolloré. Devant les buvettes fermées pour l’occasion, un abbé en soutane et doudoune sans manches salue ses ouailles de Versailles et d’ailleurs.
À l’intérieur, des officiers de la Légion étrangère, venus quémander des fonds pour leur foyer d’entraide afin d’« accompagner des hommes qui sont devenus fils de France non par le sang reçu, mais par le sang versé », promènent leurs tenues d’apparat. Sur scène, quelques notes jouées par une pianiste, et un chanteur lyrique qui, avec emphase mais sans blague, interprète un air fameux de Bourvil : « On peut vivre sans richesse, presque sans le sou (…) Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas. Non, non, non, on ne le pourrait pas. » Le duo reviendra ensuite entonner « Larmes d’ivoire », un hymne dédié au sacrifice militaire.
Extrême droite : une armée au service de la bataille culturelle….
« Vous êtes les élites qui aiment ceux qui souffrent, mais ne se plaignent pas »
Entre le sabre et le goupillon, ça dégouline à l’Olympia, et les messages passent, plus ou moins bien camouflés. À l’applaudimètre, et au palmarès des fonds recueillis – pour un montant total sur la soirée de 1,25 million d’euros –, le porte-parole de l’association À bras ouverts, fondée par Tugdual Derville (une personnalité bien connue dans les réseaux Manif pour tous), fait un tabac quand il décrit « Médéric, haut cadre dans l’industrie automobile, déguisé en princesse des neiges » pour faire rigoler son « binôme » atteint d’un handicap, lors d’un week-end à la campagne.
Délégué général d’Excellence ruralités, Jean-Baptiste Nouailhac raille, lui, « une école qui a troqué Péguy contre Bourdieu » pour mieux vendre ses établissements hors contrat « dans la France périphérique que l’on entend jamais ». « On fait mentir la sociologie, et à chaque étape, on a pu compter sur le Bien commun, flagorne-t-il. C’est la preuve que les territoires oubliés sont dans les coeurs de Parisiens généreux. Un pays, qu’est-ce que c’est ? Eh bien, c’est un peuple, et une élite qui l’aime… Vous êtes les élites qui aiment ceux qui souffrent, mais ne se plaignent pas. »
« Dans l’univers feutré de la philanthropie, on ne peut plus détourner le regard face à Pierre-Édouard Stérin », dénonce Alice Barbe
« Donner procure de la joie, jure Sixtine Pegat, de la Maison du bien commun. Faisons du bruit pour ceux qui font le bien et non pour ceux qui déconstruisent, déboulonnent et critiquent ! » Derrière l’écran de fumée des encensoirs, malgré la bruine d’eau bénite, difficile de ne pas voir le grand dessein de Pierre-Édouard Stérin, bien au-delà de son hypothétique canonisation…
Il y a un an, dans les accueillantes colonnes de Valeurs actuelles, Michel Valadier, le directeur de la Fondation pour l’école (privée, bien sûr), livrait cash une des clés de l’offensive qu’il faut sans doute observer non comme un gala, mais plutôt comme une guérilla. « La Nuit du bien commun rend possible un ruissellement d’initiatives qui passe
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sous les radars de la bien-pensance, se réjouissait-il. Le jour où ces jeunes pousses sont suffisamment sorties de terre, il n’est plus possible de les déraciner. » Et, là, le mal (commun) est fait.
Mise à jour le 25.01.24 Thomas Lemahieu

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La CIJ ( Cours Internationale de justice ) fait un grand pas en avant

                       

 

La CIJ fait un grand pas en avant

 

 N’en déplaise à Nétanyahou et à son clan d’extrême-droite, la Cour internationale de Justice vient de valider la plainte déposée par l’Afrique du Sud. 17 des 18 juges ont reconnu la violence extrême qui a été imposée à la population palestinienne. Si elle n’a pas prononcé de jugement global et définitif, la Cour a demandé à Israël  “des mesures immédiates et efficaces pour permettre l’entrée  de l’aide humanitaire à Gaza ainsi que de prévenir et de punir toute incitation génocidaire”.  

 

Un positionnement historique sur la responsabilité d’Israël et l’urgence du cessez-le-feu, grâce à l’Afrique du Sud dont  les responsables ont salué une victoire décisive pour l’État de droit international et une étape importante dans la quête de justice pour le peuple palestinien”. En tant que puissance occupante et par l’ampleur des dommages causés aux Palestiniens, “Israël ne peut pas jusifier la légitime défense. «Ont démontré les juristes sud-africains.

 

D’ailleurs Netanyahou et son clan vivent très mal leur convocation devant le tribunal de l’ONU, leur image en a pris un sérieux coup dans l’opinion mondiale. Aggravée par le motif dont ils se moquaient avec leur cynisme habituel et le soutien, affirmé ou discret, de leurs précieux alliés. Ajoutons-y l’absence d’initiatives diplomatiques des pays arabes dont quelques-uns cherchaient à “normaliser” leurs relations avec Israël. Les affaires d’abord !

 

 Mais côté palestinien, si on apprécie la démarche de l’Afrique du Sud, solidaire de la cause de la Palestine depuis Mandela et la fin de l’apartheid, on attendait plus de la CIJ, au moins l’exigence du cessez-le-feu immédiat après trois mois de massacres des populations civiles et qui se poursuivent…grâce au soutien politique et militaire des occidentaux. Ils cherchent à le faire oublier au fur et à mesure que l’Etat sioniste s’isolait par ses crimes de guerre.

 

Ceux du Hamas le 7 octobre, tout aussi horribles, ne justifiaient pas une telle escalade qui s’apparente à un génocide. D’autant plus que le chef de la diplomatie de l’U.E confirmait  ces derniers jours “qu’Israël avait créé et financé le Hamas pour affaiblir le Fatah d’Arafat” qui présidait l’Etat de Palestine.

 

Comme l’exprimait le maire de Ramallah, Issa Kassis : à Gaza, ils ont perdu espoir. Alors oui, ce n’est pas à la hauteur de nos espérances, mais ce n’est pas mauvais du tout. Je pense que ce sont de très petits pas vers la libération…

 

Certes un pas en avant a été fait sur le terrain diplomatique par la plus haute institution judiciaire de l’ONU. Mais le conseil de sécurité est verrouillé par les E-U et ses alliés…jusqu’à aujourd’hui ils ont ignoré les résolutions concernant la Palestine pourtant représentée à l’ONU ?

 

Ne serait-ce pas le moment de faire s’exprimer la prise de conscience qu’un nouveau droit international se dessine et qu’il est temps que tous les peuples exigent le droit du peuple palestinien à disposer enfin d’un territoire -le sien- reconnu et que cesse immédiatement son occupation et l’extermination engagée par Israël.

Une nouvelle résolution pourrait concrètement isoler ce pays et le contraindre à participer enfin à un partage des terres annexées et à garantir à chacune des parties les mêmes droits à l’existence et à la sécurité. Précédée d’un élan de mobilisation populaire le plus large possible.

 

Parlons enfin de paix…

 

 

René Fredon

 

 

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CRC : La Seyne : une situation particulièrement dégradée”

 

La cour régionale des comptes ,La Seyne : une situation particulièrement dégradée”

 

Ainsi résume la synthèse du dernier rapport de la CRC pour la période 2015 à 2022 inclus,

Les cinq premières sous la municipalité gauche et verte conduite par Marc Vuillemot, les deux autres sous la municipalité de droite et de la maire Nathalie BICAIS qui devait éclater très vite et se recomposer dans la douleur.

 

Le rapport de la CRC n’entre pas dans la polémique et n’établit aucune comparaison période par période. Il fait des constats comparatifs d’un rapport à l’autre et, qu’en l’occurrence, depuis des décennies la tendance reste toujours dans le rouge concernant la situation financière.

 

En gros, depuis le début des années 1980 et le tournant de la désindustrialisation qui a même contaminé un gouvernement de gauche s’est traduit ici par la fin des Chantiers navals et immédiatement par la privatisation de services publics, histoire de réduire les dépenses publiques. A La Seyne la droite privatisa le service des eaux et celui des ordures ménagères.

 

Les finances communales ne s’en sont toujours pas relevées. Plusieurs municipalités de droite ont entamé la mutation vers le tourisme balnéaire, les emplois tertiaires et le ciblage d’une population qui puisse accéder à la propriété.

 

Aujourd’hui, les gouvernements de droite nous serinent qu’on réindustrialise tout en continuant à privatiser à tour de bras ! Dans un contexte de crises multiples qui génèrent encore plus d’inégalités, de pauvreté et de précarité.

 

Il y aurait encore trop de dépenses de fonctionnement ne permettant pas de couvrir la dette qui cumule tous les remboursements des emprunts et de leurs intérêts, ajouterons-nous.

 

Les dépenses de personnels représentent 76% du total des dépenses de fonctionnement ! Il y a bien eu des transferts de compétences vers TPM mais “seulement une légère réduction des effectifs” écrit la CRC qui propose d’entrée “la pédale de frein”, vu le peu de marges de manœuvre en matière de recettes qu’elle attribue à “une pression fiscale plus forte que la moyenne”. Qui en est responsable ? A longueur d’années les villes et départements se plaignent des transferts de charges au profit de l’Etat et au détriment des populations.

 

Par exemple : l’habitat social que refusent de programmer les maires de droite. Ils veulent attirer les habitants solvables et pas les ayant-droits ! C’est illégal mais ces maires préfèrent payer -par les contribuables- les amendes que de respecter la loi ? La Seyne qui était au-delà des 25%, a fait un bond en arrière, bien que toujours au-dessus de la moyenne du Var.

 

La CRC fait son travail de contrôle des dépenses publiques et signale les risques d’excès, de dérapages, voire d’abus. Elle fait aussi des recommandations à caractère technique dans le détail duquel nous n’entrerons pas.

 

Les décisions de la municipalité -dont on connaît les crises internes permanentes- peuvent aussi donner lieu à des délibérations contraires à l’intérêt général. Des diversions peuvent intervenir, comme cette polémique publique ouverte à propos des indemnités des élus. Certains, à droite, visaient la précédente municipalité. Voir la réponse de Marc Vuillemot (2)

 

Autre exemple concernant le projet urbain du centre-ville, il a été initié par la précédente municipalité en avril 2017, après avis favorable de l’ANRU et  du comité de. Pilotage sous la responsabilité de la  ville et de TPM qui financent l’essentiel.

 

Suite au changement de municipalité, le projet a été modifié et cela a pris 14 mois de plus sur le calendrier initial, a acté le rapport sans porter de jugement.

 

“Le comité d’engagement de l’ANRU du 25 juin 2019 a validé l’octroi de 15 M€ de concours financiers, soit moins que sollicités mais plus que prévus à l’origine. Cette décision a permis de ré-calibrer le projet présenté “.

 

Le rapport conclut  de “mettre en regard les projets et les capacités de la ville à investir“.

 

Nous y ajouterons  la nécessité pour l’Etat de donner aux collectivités locales et à leurs habitants les pouvoirs et les moyens de répondre à leurs besoins et à leur désir de vivre mieux dans leur cité, accueillante à tous et sensible aux inégalités sociales.

 

René Fredon

Christian BARLO

 

(1)

https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-01/PAR2023-1274_0.pdf

 

(2)

http://www.marcvuillemot.com/2023/06/reunion-du-conseil-municipal-une-inexactitude-sur-les-indemnites-des-elus.html

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M. BOCCALETTI :fier de la loi immigration votée récemment

Frédéric Boccaletti, porte-flingue de Mariani - Charlie Hebdo

 

Boccaletti fier de la loi immigration

 

Dans la grande salle Scarantino de Six-Fours, ce dimanche et avec le concours de la musique de la flotte, le député RN de la 7è circonscription a présenté ses voeux de bonne année qu’il destine à ses invités.es et à son parti d’extrême-droite que les sondages mettent sur un petit nuage après le cadeau que leur a fait Macron avec l’adoption de la loi immigration pas encore promulguée.

Il a  estimé le contenu initial “catastrophique”, mais heureusement Zorro est arrivé…”le contenu a pu être largement revu, prenant en compte des mesures qui consacrent la priorité nationale chère à notre groupe…” et obtenant la suppression des allocations familiales aux parents de criminels ou délinquants ! 

Vous avez dit “délinquants” ? Boccaletti peut vous renseigner, il en connaît un rayon, c’est un sanguin et le voilà avec son bâton de….maréchal au sommet de sa carrière. Avant il  vendait des livres faisant l’apologie d’un autre maréchal, dans sa librairie négationniste Anthinéa à proximité de la place d’Armes !

Justement il en portait, des armes, et sans permis, du temps de sa jeunesse FN à Toulon, porteur des mêmes “valeurs” antirépublicaines sur lesquelles leurs dirigeants d’aujourd’hui pactisent et se nourrissent des politiques néo-libérales ultraconservatrices donc antisociales et liberticides. Le père-fondateur du FN avait entre autre qualifié la shoah de “détail de l’histoire”  Il n’a depuis jamais changé d’avis. C’était un militaire volontaire acquis au colonialisme et à la torture de ceux qui, chez eux, luttaient pour leur indépendance, en Indochine et en Algérie que la France a dû quitter.

Sa fille en a biberonné des slogans plus nationalistes les uns que les autres, elle a choisi d’adoucir la forme et le discours du père et détourne une partie du mécontentement généré par les choix libéraux. Elle en fait porter le mal-être, non pas sur la cause, le capital, mais sur les immigrés et leurs intentions fantasmées. Le RN trouve à droite des partenaires politiques qui les banalisent…pour faire passer les mauvais coups.

Sa nièce, auprès de Zemmour, joue sa partition : faire passer sa tante pour une “modérée «qui s’est éloignée du père incarnant un passé révolu pour mieux sensibiliser les nouvelles générations au repli identitaire et au faux “patriotisme” suprémaciste encore plus passéiste d’inspiration néo-fasciste.

 

Dans sa fièvre d’optimisme,  vendant la peau de l’ours avant de l’avoir tuée, Boccaletti  a remis la médaille de l’assemblée nationale à sept de ses connaissances qu’il a jugés “méritants” ? Mais, renseignements pris, il ne s’agit pas d’une décoration ni d’une cérémonie officielle mais d’un cadeau que peut faire un député ! Une copie, quoi, qu’il a voulu solenniser en jouant le maître de cérémonie.

Rien à voir avec la médaille de l’assemblée nationale remise en début de législature à chaque député, médaille qui est en argent et gravée par les Monnaies et Médailles de Paris.

 

Le député RN aurait-il anticipé ses prérogatives ? Il en est capable.

 

 

René Fredon

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MM BICAIS : son modèle de gestion libérale sans fond mais BCP de forme et de mensonges !!

 

MM BICAIS : son modèle de gestion libérale sans fond mais BCP avec de  forme !

(Par des contrevérités pour la plupart )!

Apres le dernier conseil municipal du jeudi 18 janvier 2024 mais aussi bien d’autres avant celui-ci  les scenarios des luttes intestines de droite continuent lamentablement à exister obérant l’essentiel politiqué  Il s’en suit des menaces d’opposants de droite  , des convocations  au commissariat de Toulon pour  la mairesse MM BICAIS.

    « Tous ses scenarios ridicules et peu sérieux dont la Seyne aurait pu se passer ? »

Enfin on se dispute  en conseil municipal  comme des chiffonniers   alors que les questions  importantes   sont absentes  du vrai  débat politique.

Ceci est un des aspects négatifs de la vie politique signée  par cette équipe recomposée  de Playmobil avec MM BICAIS.
Chaque  conseil  municipal est un théâtre ambulant de joutes oratoires qui a plombé les seynoises et seynois leurs véritables besoins ou inquiétudes

La Seyne sur mer sous le mandat  de « MM BICAIS  and Compagnie « est   un véritable  pugilat ou cours d’écoles.

Pauvre Seyne ?

Il est plus que temps d’y mettre de l’ordre républicain  et une vraie vie municipale au grand jour et de la sérénité.

IL  est urgent de faire cesser ce théâtre d’ombre  de droite.

Les forces de gauche doivent en tirer les conséquences et quelques réflexions  offensives pour les prochaines municipales de 2026

Le passé par pour le présent et permet de corriger le futur de nos erreurs  ou égarements

La Seyne souffre avec ces droites là  recomposées ou pas y compris avec le RN

Le bulletin  récrit sur le dernier journal municipal  est éclairant  et mérite notre attention.

Voir ci-dessous :

 

Rien des promesses  électorales de MM BICAIS n’a vu  le jour, mais MM BICAIS  navigue  pour rester au pouvoir coute que coute.

Les communistes seynois  sont dans l’action permanente  ce qui a souligné positivement.
La GRS  aussi  travaille aux futurs rassemblements  des  forces progressistes.

Que sera  ce futur rassemblement nul ne le sait pour le moment  mais souhaitons-lui  une bonne année 2024, Souhaitons nous d’être opérationnel pour mars 2026

Voilà  notre feuille de route  toute tracée  un objectif à faire vivre celui d’une liste de large  rassemblement à gauche .Les obstacles ne manqueront pas.

La Seyne doit redevenir un phare  progressiste  qui doit éclairer tout  notre département aux mains  des forces libérales, macronistes ou   d’extrême droite .

 

  1. Liberté et démocratie
  2. Egalite avec le confortement des services publics
  3. Fraternité avec l’égalité des droits pour toutes et tous et halte aux  faiseurs de Haine de tous genres.

 

Le pouvoir  se conquiert sur le terrain des idées « 

Antonio GRAMSCI

« Une seule certitude suffit à celui qui cherche. « 

Albert CAMUS

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Discours du 1 secrétaire fédéral du PCF à la manif du 06 01 2024 en soutien au peuple palestinien !

Pierre Daspre

 

Bonjour à tous,

Cela fait plus de deux mois que nous manifestons notre solidarité au peuple palestinien et que nous appelons à la paix en Israël et en Palestine à Gaza et en Cisjordanie.

Nous demandons toujours un cessez le feu immédiat total et permanent.

La bande de Gaza est «tout simplement devenue inhabitable» s’alarme le coordinateur des affaires humanitaires des Nations unies à propos du territoire palestinien, dévasté par les bombardements israéliens meurtriers déclenchés par l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre.

«Trois mois après les atroces attaques du 7 octobre, Gaza est devenue un lieu de mort et de désespoir» et ses habitants «font face à des menaces quotidiennes sous les yeux du monde», ajoute Martin Griffiths dans un communiqué.

Nous en sommes à plus de 26 000 tués palestiniens à Gaza.

 

La France ne joue pas son rôle au niveau international.

Nous avons interpelé le Préfet du Var, nous avons été reçus par des représentants du Préfet pour qu’il s’adresse au président Macron.

Pour l’instant rien ne bouge.

Il faut accentuer la pression sur les autorités françaises pour qu’elles fassent pression sur le gouvernement d’Israël.

Comment se fait-il que des sanctions économiques ont été prises en quelques semaines contre la Russsie de Poutine et par contre aucune sanction n’est prise contre l’Etat d’Israël qui commet des crimes de guerre, qui s’en prend de façon totalement disproportionnée à la population civile et mène une politique de nettoyage ethnique ?

La réalité c’est que la France s’est alignée dans le camp occidental derrière les Etats-Unis.

La réalité c’est que la France vient d’adopter ces derniers jours une loi immigration scandaleuse qui stigmatise les étrangers. Une loi qui reprend des propositions de l’extrême droite.

La France n’est plus le pays des Droits de l’Homme.

Honte à Macron et à son gouvernement, à ses députés, à son ministre Darmanin.

Aujourd’hui les palestiniens paient un très lourd tribut à cette orientation politique globale impérialiste. On se croirait revenu du temps de la colonisation des pays africains. Les forces capitalistes reprennent le dessus. Quel recul !

L’avenir de la bande de Gaza se joue maintenant.

Certains évoquent la possibilité d’envoyer les palestiniens dans d’autres pays (pourquoi pas en Afrique ?) et d’installer des colons israéliens dans la bande de Gaza.

Ce serait une deuxième Nakba pire que la première.

Nous demandons toujours que la France reconnaisse la Palestine ce serait un geste fort sur la scène internationale.

Les palestiniens ont droit à une terre il faut encore le répéter.

Ils ont droit à vivre en paix.

Ils ont droit à bâtir un Etat démocratique, progressiste, respectueux des droits des femmes, avec un gouvernement non corrompu.

Gaza est une terre palestinienne qui doit être administrée par les palestiniens.

Le peuple palestinien est un grand peuple, avec sa propre culture, ses traditions.

Il faut libérer le peuple palestinien de la colonisation, de l’oppression comme il faut libérer les peuples opprimés partout dans le monde victimes des politiques de colonisation pour s’accaparer leurs richesses.

La France peut jouer un grand rôle au sein du camp occidental car elle est la 6ème puissance économique mondiale. Elle a un poids politique important. Elle doit agir pour sortir du Vieux monde.

A nous de peser en manifestant, en pétitionnant pour que la France se range du bon côté celui des peuples opprimés comme elle a sur le faire par le passé.

Pierre DASPRE secrétaire départemental du PCF /VAR

 

 

 

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La tension monte au Moyen-Orient,Israël : le comble du cynisme ..

 

La tension monte au Moyen-Orient

 

                   Israël : le comble du cynisme

 

Non content d’intensifier les massacres de civils à Gaza malgré les appels verbaux de l’UE et des E-U conscients de l’isolement croissant du gouvernement d’extrême-droite d’Israël. Il vient de sortir une “proposition” concernant un éventuel après-guerre qui démontre, s’il en était besoin, qu’il ne veut pas arrêter les massacres et la guerre.

 

Le plan consiste à “poursuivre les opérations à Gaza jusqu’au retour des otages, au démantèlement des capacités militaires et de gouvernance du Hamas et à l’élimination des menaces militaires“, a déclaré le ministre israëlien de la défense Galant, précisant que “l’armée garderait sa liberté d’action”.

 

Cela avant que Blinken, représentant Biden, ait quitté Israël sans avoir contrarié leur protégé et client à qui les E-U fournissent tout ce qu’il demande ? Ils voudraient aussi que les Etats pétroliers et gaziers ne leur tournent pas le dos ni ne perturbent leur transit dans une zone maritime adossée à leurs pays.

 

En réalité ils se parlent en privé et jouent chacun leur rôle avant de communiquer en public ce sur quoi ils se sont mis d’accord. Telle est leur mise en scène. Les E-U leur donneraient de “sages” conseils et surtout beaucoup d’armes plus son véto à l’ONU et son soutien inconditionnel. Israël les remercie et continue son extermination du maximum de civils palestiniens pour mieux coloniser toute la Palestine qui ne l’est pas encore, y compris Gaza !

 

Les E-U n’en sont toujours pas à les priver de leurs moyens militaires ni à voter contre Israël à l’ONU, ce qui obligerait leur gouvernement d’extrême-droite à renoncer à ses objectifs génocidaires faute de munitions.

 

Des paroles aux actes

 

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borell a réagi fortement le 3 janvier  à la déclaration de deux ministres israéliens qui appelaient les Palestiniens à quitter la Palestine tandis que le ministre de la sécurité (?) appelait à un retour des colons juifs à Gaza ???

 

  1. Borell a eu des mots très sévères :”Je condamne fermement les déclarations incendiaires et irresponsables des ministres israéliens Ben Gvir et Smotrich insultant la population palestinienne de Gaza et appelant à leur départ massif…des déplacements forcés sont strictement interdits et considérés comme une grave violation du droit international humanitaire et les mots ont un sens…”

 

La ministre française des affaires étrangères a repris ces très sévères et pertinentes paroles à l’encontre d’Israël. Le constat reflète le réel. A quand les actes concrets de…la bien impuissante communauté internationale que certains soutiens inconditionnels d’hier implorent aujourd’hui. La tragédie du 7 octobre demeure, elle ne pouvait que susciter l’horreur et la condamnation du Hamas. Mais pas justifier trois mois de massacres d’Israël qui ont fait 20 fois plus de victimes du côté des civils palestiniens !

 

Il est urgent de passer aux actes et de répondre aux exigences populaires qui s’expriment au Moyen-Orient et dans le monde entier. Encore faut-il que les pays occidentaux qui dominent l’ONU convainquent les E-U d’émettre  un vote unanime d’arrêt du cessez-le-feu et des dispositions à prendre, en même temps que l’arrêt des attaques des mouvements islamistes concernés, la libération de tous les otages des deux côtés, entre autre, avant d’ouvrir les négociations garantissant la création d’un Etat palestinien et la cohabitation des deux Etats, c’est-à-dire la paix dans toute la région.

 

Ce n’est pas gagné

 

Plus Israël s’accrochera à son objectif funèbre, plus il sera difficile de l’y faire renoncer sauf si ses soutiens occidentaux cessent par leurs actes de lui fournir les armes et la logistique dans toute sa dimension : des multinationales comme Mac Do fournissent des repas aux militaires de Tsahel (merci à Serge Raynaud). Ce n’est qu’un exemple, pas si anodin que ça.

 

Et surtout, plus ils persisteront dans leur haine viscérale des Palestiniens plus ils susciteront celle de l’ensemble du monde arabe et des progressistes de tous les continents. Il faudra bien en finir avec 75 ans de refus de reconnaître leur existence et leur légitimité d’avoir un Etat toujours promis jamais obtenu.

 

Ce n’est pas la mort du n°2 du Hezbollah et de cinq autres cadres islamistes le 2 janvier à Beyrouth au Liban bombardé au sud par l’artillerie d’Israël qui ne l’a pas démenti et qui va  faire baisser la tension et les risques d’embrasement voulus par ceux qui soufflent sur les braises.

 

Le leader du Hezbollah a prévenu : “Si la guerre est déclarée contre nous, l’intérêt national nous obligera à la mener jusqu’à la fin.” Perspective bien sombre, nous en sommes là.

 

A Toulon la 12è manifestation du samedi pour la paix et la justice en Palestine a bravé le froid, mobilisant à peine moins que d’habitude avec toujours beaucoup de dynamisme de toute une jeunesse essentiellement féminine et déterminée.

Une idée me vient à l’esprit : pourquoi pas une manifestation encore plus transpartisane, contre l’antisémitisme et les racismes, contre l’acharnement de l’extrême-droite d’Israël qui multiplie les crimes de guerre et nous éloigne de la paix, pour la reconnaisance d’un Etat palestinien cohabitant avec l’Etat d’Israël ?

 

Une idée parmi d’autres.

 

 

René Fredon

 

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Comment la crise du logement plombe l’emploi…

 

Comment la crise du logement plombe l’emploi…

L’an dernier, un employeur sur cinq cherchant à recruter n’a pu trouver de personnel faute d’accès à un toit. Pour résoudre la situation, l’exécutif renvoie la balle aux collectivités. Les syndicats, eux, appellent à augmenter les salaires.

Le nombre de logements en construction a chuté de 20% sur un an.

Et surtout, le logement ! Puisqu’il est d’usage, en ce début d’année, de nous souhaiter le meilleur, espérons pour tout le monde un appartement ou une maison. Car, au vu des derniers chiffres publiés par le gouvernement en catimini, le 29 décembre, 2023 fut une bérézina.

Le nombre de logements mis en construction a chuté de 20 % sur un an quand, dans le même temps, les autorisations de chantier diminuaient d’un quart par rapport à 2022. Le logement social devrait suivre la même tendance tant il décroche depuis 2017 (84 000 constructions en 2022, contre 120 000 six ans plus tôt).

La production générale d’habitations est ainsi passée de 450 000, en 2017, à 377 000, l’an dernier. Or, il faudrait en construire entre 400 000 et 500 000 chaque année et pendant cinq ans, dont 200 000 à 300 000 dans le parc social, si l’on veut résorber durablement la crise du logement.

Habitué à regarder ailleurs, le patronat commence à tordre du nez. Car le dicton « quand le bâtiment va, tout va » a du plomb dans l’aile. La FFB, l’une des fédérations d’employeurs du secteur, alerte sur la disparition estimée de 90 000 emplois en 2024. « Il est possible que les créations d’emplois liées à la rénovation énergétique ne rééquilibrent pas totalement la glissade des mises en chantier, reconnaît Jean-Pascal François, de la CGT construction, bois et ameublement. Mais les collègues sur le terrain ont un autre ressenti. Le prêt de main-d’œuvre peut jouer les vases communicants. Derrière ces chiffres, il y a une campagne de communication et un chantage à l’emploi. »

« Infaisable de payer un loyer de 800 à 1 000 euros quand on est au Smic »

Au-delà de ces jeux d’infos-intox dont les gros bonnets du BTP raffolent pour peser sur les pouvoirs publics, les organisations patronales alertent plus globalement sur le fait que les difficultés d’accès au logement aggravent leurs problèmes de recrutement. Selon l’enquête de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) publiée fin novembre, près d’un dirigeant questionné sur deux indique chercher à embaucher.

Or, pour 85 % d’entre eux, le processus est très compliqué. Parmi les raisons invoquées : ils sont un sur cinq à affirmer que leur candidat a renoncé à rejoindre leur entreprise « pour des raisons liées à l’accès au logement ». Dans le baromètre précédent d’avril, ils n’étaient qu’un sur dix à citer ce frein à l’embauche.

7 millions de logements à rénover….

Les besoins liés à la rénovation énergétique sont colossaux. Mais les moyens ne suivent pas: seuls 500 000 l’ont été en 2022.

Déjà en panne de toits pour loger les personnels avant la crise Covid, le secteur n’a pas vu d’amélioration depuis. Un petit tour en Savoie permet de s’en rendre compte. Alors que les stations de ski battent des records de fréquentation durant ces vacances de Noël, Antoine Fatiga, responsable national CGT des remontées mécaniques et saisonniers, estime entre 5 et 10 % le nombre de postes vacants dans les restaurants, hôtels, magasins et autres tire-fesses.

« Il y a toujours des patrons qui jouent le jeu et intègrent le logement dans le contrat de travail. Mais d’autres organisent maintenant des colocations pour libérer des studios qu’ils louent au prix fort aux vacanciers. Et il y a tous les autres qui préfèrent profiter de l’explosion des loyers, quitte à perdre un peu de chiffre d’affaires en manquant de personnel. Sans solution, les saisonniers ne viennent plus. Payer un loyer de 800 à 1 000 euros quand on gagne le Smic, c’est infaisable », explique le syndicaliste savoyard.

Ce dernier souligne que les travailleurs locaux embauchés à l’année souffrent, eux aussi, du non-accès au logement. Et ce n’est pas le décret publié le 26 août dernier qui a changé la donne. Ce texte autorise près de 2 600 communes supplémentaires, le plus souvent en zone touristique, à majorer jusqu’à 60 % le montant de leur taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Mais le coup de bâton n’a pas contraint les propriétaires à remettre leurs biens sur le marché locatif. Si bien que, « malgré les navettes mises en place entre les vallées et les stations, certains qui vivent en Maurienne doivent faire 60 à 80 km pour rejoindre les montagnes de la Tarentaise », déplore Antoine Fatiga.

« Je suis un SDF actif » : Patrick, conducteur de bus dort tous les soirs dans sa voiture…

Autre secteur à conjuguer tensions dans l’hébergement et recrutement : la santé. En Île-de-France, l’AP-HP est pourtant un employeur qui dispose d’un parc immobilier conséquent, en propre ou réservé dans le logement social. Mis à part les directions d’établissements et les personnels techniques logés « pour nécessité absolue », du fait de leurs astreintes, c’est toujours la foire d’empoigne pour tous les autres personnels.

« Il y a eu des effets d’annonces sur des créations de logements, notamment sous la présidence de Martin Hirsch (jusqu’en 2022 – NDLR), se souvient Joran Jamelot, de la CGT AP-HP. Mais la seule évolution tangible, c’est que nous sommes passés d’une politique sociale du logement, avec des critères sociaux et familiaux, à une politique d’attractivité et de fidélisation jouant de l’accès au logement comme d’une compensation aux faibles salaires proposés dans les métiers en tension : infirmières, manipulateurs techniques, kinés… Résultat, les aides-soignants, les agents hospitaliers et tous les salariés des catégories C se retrouvent dans des appartements les plus éloignés, en grande couronne. Quand ils en ont. »

30 000 logements annoncés… sur trois ans…

Face à l’augmentation du taux de chômage, la première ministre s’est rendue, mi-novembre, à Dunkerque (Nord), pour proclamer qu’elle faisait rimer plein emploi et habitat. Seize mille nouveaux postes industriels devraient débarquer ces prochaines années dans la cité du corsaire Jean Bart et sa région. « Sans nouveaux logements abordables, les gigafactories de batteries qui sont construites ici ne pourront pas tourner à plein régime, reconnaissait Élisabeth Borne. En conséquence, nous devrons plus que doubler le rythme de création de nouveaux logements. »

Dans la foulée, la locataire de Matignon a annoncé la production prochaine de 30 000 logements… sur trois ans et pour seulement vingt territoires parmi les 154 communes considérées comme en double tension emploi-logement. Comme on n’est jamais mieux servi que par les autres, l’État compte aussi pousser Action Logement (ex-1 % logement) et la filiale habitat de la Caisse des dépôts et consignations à financer des plans de construction abandonnés, pour un total de 50 000 logements. Et un prêt à taux zéro spécialement musclé pour ces zones incitera, à n’en pas douter, les projets de mise en chantier.

Le printemps devrait également voir arriver deux lois. L’une instaurant des dérogations au Code de l’urbanisme pour accélérer les demandes de permis. L’autre « donnera de nouveaux outils de maîtrise du foncier, d’attribution des logements sociaux (…) aux maires, qui sont en première ligne sur ces questions de logement », expliquait Élisabeth Borne au Figaro, le 7 décembre….

« Il n’y a que la feuille de paye qui permette de vivre dignement »

Nathalie Bazire, en charge du logement à la CGT

 

Pour la Macronie, les déréglementations et le désengagement de l’État demeurent l’alpha et l’oméga de ses politiques. La diminution des aides publiques à la construction et des prestations sociales (- 11 % entre 2017 et 2019) ne dérange d’ailleurs pas le patronat des PME et TPE, pourvu que l’exécutif adopte une fiscalité « incitative et non punitive » au BTP, dixit la CPME, qu’il desserre la réglementation pour remettre sur le marché les passoires thermiques et qu’il propose quelques ristournes aux particuliers afin de « faciliter la mobilité professionnelle ».

Côté syndical, les remèdes sont d’une tout autre nature. « Pour que le logement ne soit plus la première dépense du budget des ménages, ni un frein à l’emploi ou le premier émetteur de gaz à effet de serre », la CFDT demande un soutien financier massif au logement social. « La première des solutions pour recruter est de proposer un salaire à la hauteur des qualifications demandées. « Il n’y a que la feuille de paye qui permette de vivre dignement », insiste Nathalie Bazire, en charge du logement à la CGT.

La syndicaliste, qui voit d’un mauvais œil le renouveau de la mise à disposition d’habitations par l’employeur – car « cela accroît le lien de subordination et la perte de l’emploi implique celle du logement » –, appelle plutôt à la constitution « de lieux de dialogue au niveau des bassins d’emploi, où les organisations de travailleurs puissent intervenir dans la définition des besoins afin de mettre en adéquation les politiques du logement, en lien avec les offices HLM et les collectivités locales ». Et de prévenir que « la nouvelle vague de décentralisation ne doit pas asphyxier un peu plus financièrement les collectivités locales ». Ce n’est pas gagné : l’effort public pour le logement est passé de 2,2 % du PIB en 2010 à 1,5 % en 2022.

Stéphane Guérard

 

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 Macron : une allocution hors-sol

 

Macron : une allocution hors-sol

 

On ne s’attendait pas à autre chose à vrai dire, venant d’un auto satisfecit permanent. On ne le voyait pas en train de se frapper la poitrine et reconnaître l’état réel de la France profonde qui vit de plus en plus mal, à cause de l’inflation et de revenus insuffisants. Il n’y serait pour rien, voyons, mieux il en limiterait la casse sociale ? Il vit dans un autre monde.

 

Il nous promet une année de détermination, de choix, de régénération, de fierté” …comme si le pays n’était pas en crises climatiques, sociales, démocratiques, politiques…multiples et profondes. Non, il considère gérer au mieux les intérêts de la nation sans jamais considérer le vécu de l’immense majorité des couches populaires et celui des classes dominantes dont les profits ne cessent de battre des records. C’est juste qu’il ne veut pas souligner qu’il est au service de ces intérêts-là.

 

Il est même très fier d’avoir réussi à faire adopter la réforme des retraites et toute une série de lois plus liberticides et rétrogrades les unes que les autres ainsi qu’à faire passer la loi sur l’immigration tout en étant minoritaire au parlement et au sénat ?

 

Quelle performance quand on s’allie avec la droite, il en fait partie, et avec le RN ? Il nie la réalité du contenu de cette loi fortement imprégnée des slogans de l’extrême-droite, notamment sur le droit du sol et le regroupement familial, martelés depuis des décennies. Pour lui c’est une bonne loi dont il revendique le contenu !! Jusqu’où va sa bonne foi ?

 

Il joue toujours au “rempart” contre les extrêmes, mettant dans le même sac une partie de la gauche et l’extrême-droite (Le Pen- Zemmour !) C’est sa stratégie de division à gauche et à droite chez les “Républicains” (LR) où le glissement vers l’extrême-droite se poursuit. Le Var en sait quelque chose.

 

Macron a évoqué les peurs du retour de la guerre, le déclassement, citant les conflits en Ukraine et en Palestine, les 41 otages français assassinés le 7 octobre par le hamas mais ne disant rien des plus de 22 000 civils palestiniens.es assassinés par Israël en deux mois de massacres ! Ce qui ne relève pas de la distraction mais d’un positionnement politique qui ira droit au coeur du peuple palestiniens et des peuples arabes.

 

Il s’est voulu positif et a lâché que “dans un contexte de crise peut naître le meilleur“. Ce qu’il a développé ne prête pas à l’euphorie. Pas plus que son annonce de grands chantiers concernant les énergies “qui vont nous donner 10 ans d’avance d’ici à 2027″ Rien que ça !

Alors que la France se fait épingler pour son inertie climatique, comparée à ses engagements de Paris en 2015.

 

Qu’à cela ne tienne, il n’hésite pas à s’attribuer “les fondations d’une planification écologique inédite”. Il insiste sur “l’efficacité de ses résultats et sur sa détermination à continuer dans l’intérêt de la Nation…pour l’école, l’enfance et l’éducation, afin de rétablir le niveau de nos élèves ainsi que l’autorité des professeurs, la force de notre enseignement laïque et républicain” Il promet un “réarmement civique“.

 

Mais alors pourquoi un tel constat d’échecs ? Qui gouverne depuis 2017 ?  Après “un réarmement économique,  “un réarmement de l’Etat et de nos services publics”.

Il réarme surtout le budget de la défense alimentant de très grosses multinationales, au détriment de tous les autres services publics de santé, d’éducation, de transport, des énergies, du sport, de la culture…privilégiant à outrance la privatisation à grande échelle dont il ne dit mot. Il lui faut taire les conséquences sociales des faillites de petites et moyennes entreprises  dans l’industrie, l’agriculture, le petit et grand commerce.

 

Séquence sur l’Europe : l’occasion de rendre hommage à un de ses fondateurs libéraux , J. Delors, et à “une Europe plus forte et souveraine  qui renforce nos démocraties  libérales” sinon c’est le chaos. On voit plutôt que nos “démocraties libérales sont les garantes d’un système au service des grands intérêts privés indissociables du creusement des inégalités sociales entretenant des guerres d’intérêts inter-impérialistes, la Russie en faisant partie.

 

Son dernier mot sur les J.O de Paris et sur la fin des travaux de Notre-Dame de Paris dans les temps pour finir en beauté. Il s’est attribué une décoration.

 

Notons qu’il n’a pas reparlé de Depardieu comme il l’avait fait sur la 5 à la surprise générale, venant d’un chef d’Etat qui juge avant la justice et qui se voulait le chantre de l’action contre les violences faites aux femmes ! Son intervention intempestive consistait à dire que l’apport de Depardieu à l’art méritait d’atténuer ses agissements dénoncés par ses victimes ? Inouï !

 

Il n’avait pas besoin de ça pour aggraver son impopularité. L’extrême-droite se frotte les mains.

 

Ce qui ne suffira pas à résoudre les crises ni même à en réduire la malfaisance, si l’on veut vivre mieux.

 

“Le présent est fait de luttes, l’avenir nous appartient” Ernesto Guevara

 

 

René Fredon

 

 

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Pour que cessent la colonisation et les massacres d’Israël!

Pour que cessent la colonisation et les massacres d’Israël

 

SOLIDARITE  AVEC  LA  PALESTINE

 

Tandis que les bombardements sur Gaza redoublent d’intensité et que les pourparlers de cessez-le-feu n’avancent pas d’un pouce, Zorro vient d’arriver, en plein carnage pour  rassurer les Palestiniens de sa sollicitude. Il vient de décrocher son téléphone le 27 décembre et  aurait attiré l’attention de Netanyahou sur “l’importance de mettre un terme aux violences commises…par certains colons sur les civils palestiniens“?!

 

Il ne dérange pas souvent le sioniste fanatique d’extrême-droite au pouvoir, loin de faire l’unanimité de son peuple. Le précédent coup de fil de Macron remonte au 10 novembre et n’avait pas plu au maître d’Israël, souligne l’AFP. Il lui aurait aussi chuchoté qu’un cessez-le-feu durable serait le bienvenu. Quelle audace ?

 

On peut même se demander s’ils ont vraiment échangé ou si ce n’est pas plutôt un communiqué de l’Elysée où le locataire clapote dans un sacré marécage quand on lit que…Netanyahou a remercié la France pour sa  défense de la liberté de la navigation, selon ses services à Jérusalem,est-il écrit.

 

Sur sa Rossinante, Macron voudrait passer pour un pacifiste après avoir soutenu “inconditionnellement” Israël au lendemain du 7 octobre -tuerie atroce pas davantage défendable, suspecte de mise en scène connue des deux parties- qui a servi de prétexte à l’accélération de la colonisation des terres palestiniennes et du massacre de tout un peuple.

 

Avec le soutien concret des E-U, de l’Europe, donc de la France toujours acquise au “droit d’Israël à se défendre” ainsi qu’au droit de fermer les yeux sur ce que l’on ne veut pas voir ni reconnaître depuis des décennies, comme au Moyen Orient, l’impérialisme d’Israël au stade du génocide et aux côtés d’autres impérialismes qui ont dominé le monde mais ne le dominent plus. Il n’en sont que plus dangereux.

 

Macron aurait été mieux inspiré s’il avait fait état du sermon du pasteur de Béthléem Munther Isaac, prononcé la nuit de Noël, (mon dernier envoi), un réquisitoire implacable de ce qui se passe sous nos yeux autant qu’une invitation au respect de la vie, de toutes les vies, sans préjugés, sans discriminations ni stigmatisations d’aucune sorte.

 

Sans naïveté ni angélisme non plus, compte tenu de l’évolution de l’opinion publique occidentale matraquée d’idées nauséabondes ultra nationalistes et racistes où l’on brandit sans complexe les suprématies raciales et religieuses pour justifier les conflits et les guerres entre intérêts privés.

 

D’ailleurs, en France, toutes les formations de droite et d’extrême-droite soutiennent Netanhyaou sans jamais manifester d’indignation et guère plus d’empathie sur ce que subissent les Palestiniens. On vient de voir leurs convergences idéologiques de Macron à Zemmour, à propos de la loi sur l’immigration, soumise au conseil constitutionnel.

Que la situation humanitaire à Gaza soit devenue innommable ne les concerne pas.

 

Ils ne portent aucune considération au fait qu’en 2023 139 pays sur 193 reconnaissent l’Etat palestinien. La France n’en fait pas partie mais soutient qu’il faudrait deux Etats sur la terre de Palestine. C’est dire toute l’ambiguïté de sa position flexible prisonnière de ce que décide l’Union européenne dont 9 pays essentiellement d’Europe centrale sur 27 avaient reconnu la Palestine en 2012. Certains ont fait marche arrière. L’UE se voulant en bons termes avec tout le monde pour que les échanges commerciaux se développent. Proche d’Israël et préoccupée de sa stratégie militaire d’extermination des populations civiles, elle essaie de ménager la chèvre et le chou, sans plus de succès que Macron.

 

Contrairement à ce qui s’est passé en Ukraine (relations commerciales coupées avec la Russie), elle ne va pas jusqu’à sanctionner l’Etat hébreu, bourreau d’un peuple, en cessant d’être son principal fournisseur, par exemple. Ni jusqu’à défendre la légitimité de l’Etat palestinien.

 

La neutralité occidentale est un leurre. Difficile de croire à leur engagement sincère vers un processus de paix incluant la reconnaissance de deux Etats. Après tellement d’échecs qui traduisent la volonté d’un seul Etat, Israël entend faire le vide autour de lui, assuré du soutien que l’on sait. Les E-U le portent à bout de bras avec les autres puissances attachées aux mêmes dogmes. Elles regardent ailleurs -au mieux déplorent les excès- au lieu de se positionner et de passer aux actes, pour aboutir à la paix et à la cohabitation de deux Etats.

 

Ils créent les conditions d’un nouvel échec car Netanyahou est en train de faire grandir une haine entre les deux peuples qui risque de marquer plusieurs générations. Pour que rien ne change de son rêve sioniste intégral. Comme s’il cherchait une extension du conflit avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer ! Et pas seulement régionales.

 

D’où l’urgence  et l’amplification des mobilisations populaires pour le cessez-le-feu et les massacres à Gaza quelle qu’en soient la forme et la fréquence.

 

Soyons nombreux samedi à 15 h du  30 12 2023  devant l’Opéra de Toulon

 

 

René Fredon