Pour que cessent la colonisation et les massacres d’Israël

 

SOLIDARITE  AVEC  LA  PALESTINE

 

Tandis que les bombardements sur Gaza redoublent d’intensité et que les pourparlers de cessez-le-feu n’avancent pas d’un pouce, Zorro vient d’arriver, en plein carnage pour  rassurer les Palestiniens de sa sollicitude. Il vient de décrocher son téléphone le 27 décembre et  aurait attiré l’attention de Netanyahou sur “l’importance de mettre un terme aux violences commises…par certains colons sur les civils palestiniens“?!

 

Il ne dérange pas souvent le sioniste fanatique d’extrême-droite au pouvoir, loin de faire l’unanimité de son peuple. Le précédent coup de fil de Macron remonte au 10 novembre et n’avait pas plu au maître d’Israël, souligne l’AFP. Il lui aurait aussi chuchoté qu’un cessez-le-feu durable serait le bienvenu. Quelle audace ?

 

On peut même se demander s’ils ont vraiment échangé ou si ce n’est pas plutôt un communiqué de l’Elysée où le locataire clapote dans un sacré marécage quand on lit que…Netanyahou a remercié la France pour sa  défense de la liberté de la navigation, selon ses services à Jérusalem,est-il écrit.

 

Sur sa Rossinante, Macron voudrait passer pour un pacifiste après avoir soutenu “inconditionnellement” Israël au lendemain du 7 octobre -tuerie atroce pas davantage défendable, suspecte de mise en scène connue des deux parties- qui a servi de prétexte à l’accélération de la colonisation des terres palestiniennes et du massacre de tout un peuple.

 

Avec le soutien concret des E-U, de l’Europe, donc de la France toujours acquise au “droit d’Israël à se défendre” ainsi qu’au droit de fermer les yeux sur ce que l’on ne veut pas voir ni reconnaître depuis des décennies, comme au Moyen Orient, l’impérialisme d’Israël au stade du génocide et aux côtés d’autres impérialismes qui ont dominé le monde mais ne le dominent plus. Il n’en sont que plus dangereux.

 

Macron aurait été mieux inspiré s’il avait fait état du sermon du pasteur de Béthléem Munther Isaac, prononcé la nuit de Noël, (mon dernier envoi), un réquisitoire implacable de ce qui se passe sous nos yeux autant qu’une invitation au respect de la vie, de toutes les vies, sans préjugés, sans discriminations ni stigmatisations d’aucune sorte.

 

Sans naïveté ni angélisme non plus, compte tenu de l’évolution de l’opinion publique occidentale matraquée d’idées nauséabondes ultra nationalistes et racistes où l’on brandit sans complexe les suprématies raciales et religieuses pour justifier les conflits et les guerres entre intérêts privés.

 

D’ailleurs, en France, toutes les formations de droite et d’extrême-droite soutiennent Netanhyaou sans jamais manifester d’indignation et guère plus d’empathie sur ce que subissent les Palestiniens. On vient de voir leurs convergences idéologiques de Macron à Zemmour, à propos de la loi sur l’immigration, soumise au conseil constitutionnel.

Que la situation humanitaire à Gaza soit devenue innommable ne les concerne pas.

 

Ils ne portent aucune considération au fait qu’en 2023 139 pays sur 193 reconnaissent l’Etat palestinien. La France n’en fait pas partie mais soutient qu’il faudrait deux Etats sur la terre de Palestine. C’est dire toute l’ambiguïté de sa position flexible prisonnière de ce que décide l’Union européenne dont 9 pays essentiellement d’Europe centrale sur 27 avaient reconnu la Palestine en 2012. Certains ont fait marche arrière. L’UE se voulant en bons termes avec tout le monde pour que les échanges commerciaux se développent. Proche d’Israël et préoccupée de sa stratégie militaire d’extermination des populations civiles, elle essaie de ménager la chèvre et le chou, sans plus de succès que Macron.

 

Contrairement à ce qui s’est passé en Ukraine (relations commerciales coupées avec la Russie), elle ne va pas jusqu’à sanctionner l’Etat hébreu, bourreau d’un peuple, en cessant d’être son principal fournisseur, par exemple. Ni jusqu’à défendre la légitimité de l’Etat palestinien.

 

La neutralité occidentale est un leurre. Difficile de croire à leur engagement sincère vers un processus de paix incluant la reconnaissance de deux Etats. Après tellement d’échecs qui traduisent la volonté d’un seul Etat, Israël entend faire le vide autour de lui, assuré du soutien que l’on sait. Les E-U le portent à bout de bras avec les autres puissances attachées aux mêmes dogmes. Elles regardent ailleurs -au mieux déplorent les excès- au lieu de se positionner et de passer aux actes, pour aboutir à la paix et à la cohabitation de deux Etats.

 

Ils créent les conditions d’un nouvel échec car Netanyahou est en train de faire grandir une haine entre les deux peuples qui risque de marquer plusieurs générations. Pour que rien ne change de son rêve sioniste intégral. Comme s’il cherchait une extension du conflit avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer ! Et pas seulement régionales.

 

D’où l’urgence  et l’amplification des mobilisations populaires pour le cessez-le-feu et les massacres à Gaza quelle qu’en soient la forme et la fréquence.

 

Soyons nombreux samedi à 15 h du  30 12 2023  devant l’Opéra de Toulon

 

 

René Fredon

Pour que cessent la colonisation et les massacres d’Israël!