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  Droite et extrême-droite à l’assaut de l’audiovisuel public

 

                                                                           Droite et extrême-droite à l’assaut de l’audiovisuel public ,Laure Lavalette à l’avant-garde

 

Le rapport de la commission d’enquête du parlement sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel vient d’être publié ce mardi 5 mai. Un texte très décrié qui fait beaucoup de bruit, à commencer dans l’hémicycle, dans l’audiovisuel public. dans les médias hormis ceux du groupe Bolloré et autres du même camp

 

Le rapporteur ciottiste, Charles Alloncle, allié du RN et porte-flingue du dit Bolloré, visant  l’épuration de France-télévision et Radio-France : suppression de France 4, du Mouv’ et France TV Slash, fusionner France 2 et France 5 en une grande chaîne généraliste, De même pour France-info et France 24 et encore de soumettre les animateurs de l’audiovisuel public à une stricte neutralité sur leurs réseaux sociaux….

 

Il préconise « d’économiser » 1 milliard d’argent public, au détriment du seul audiovisuel public, histoire d’offrir des espaces privés qui n’attendent que ça et qui seraient plus nombreux à y distiller leurs idéologies  ultra-capitalistes, guerrières, impérialistes, nationalistes creusant les inégalités et détournant les budgets vers la militarisation tandis que les peuples, donc les Français, sont obligés de se serrer la ceinture dans un contexte très inquiétant.

 

La porte-parole du RN, Laure Lavalette a félicité son allié et s’est dite fière de son travail de six mois, elle veut aller plus loin : » il faut faire le ménage et  qu’on en privatise une très grande partie”, elle ne doute pas qu’ »on trouverait acheteur assez rapidement si l’audiovisuel public était privatisé ». Elle savait que M. le Pen et J. Bardella l’avait publiquement évoqué avant que le rapport soit connu. Elle était moins tranchée aux municipales de Toulon où sa liste se prétendait « d‘intérêt général, apolitique et pluraliste» ? Et dire que ça leur réussit ?

 

Le 1er ministre S. Lecornu considère, lui, que « c’est une occasion manquée qui passe à côté de l’essentiel » et qui n’a pas de vision crédible ». Il ne peut cautionner la privatisation à grande échelle ne serait-ce que pour se démarquer de l’extrême-droite qui masque son ultra-conservatisme, ses origines, son passé et ses buts aux relents de fascisme.

 

Dans la foulée et sur France-culture, Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons et président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public déclarait que « l‘objectif du rapport était de préparer les esprits à la privatisation de l’audiovisuel public. » Ils ne peuvent être suspectés de gauchisme, pas plus qu’ils sont devenus allergiques aux privatisations, mais trop c’est trop, ils ont assez asséché les services publics !

 

Sur Franceinfo, la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte réagit sur X au rapport du député ciottiste Charles Alloncle sur l’audiovisuel public, publié mardi matin. Elle dénonce “un rapport à charge, construit sur des insinuations, des approximations et des contre-vérités”. Selon elle, les recommandations qui y figurent visent “un affaiblissement historique” de l’audiovisuel public.

 

Une plainte pour trafic d’influence

 

Le 1er ministre sait aussi que le rapport est l’objet d’une plainte contre X pour « trafic d’influence  passif », plainte déposée le 2 mai par l’association « AC!! Anti-Corruption »  estimant que le rapporteur, Charles Alloncle, a influencé la teneur des débats en posant des questions suggérées par la direction de Lagardère News afin qu’ils en tirent tous deux des intérêts.

 

Cette plainte contre X, pour prise illégale d’intérêts et trafic d’influence, a été envoyée au procureur national financier, a affirmé l’avocat de l’association à l’AFP.

 

Dès lundi, le Figaro, du groupe Dassault avait dévoilé 10 des mesures proposées, un jour avant la prononciation du rapport, ce que Le Monde, le lendemain, qualifiait de « tentative de déstabilisation grotesque », l’Humanité de « cabale contre France Télévisions», citant

LFI qui y voit « un pamphlet idéologique, une série de mensonges »…et du « parti-pris » pour le PS, les écologistes soulignant que « le rapporteur doit s’appliquer à lui-même le principe de neutralité qu’il revendique… »

Charles Alloncle, député de l’Union des droites lors de la commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » à l’Assemblée nationale, le 8 avril 2026.                                    © Raphaël Lafargue/ABACAPRESS.COM

 

A ce propos de neutralité, je pense au rôle de BFMtv du groupe CMA-CGM, l’armateur français vient de s’ allier avec le fonds d’investissement américain Stonepeak, qui doit investir 2,4 milliards de dollars dans dix grands ports dont New York et Los Angeles ainsi que d’autres terminaux au Brésil, en Espagne, en Inde, à Taïwan et au Vietnam…

 

Cela explique le parti-pris de ce média…»d’informations« (?) qui, à longueur de journée, se montre d’une bienveillance assumée pour ne pas contrarier le gangster de la Maison blanche et appuyer sur la puissance et le rôle des E-U et d’Israël, seuls responsables de leur guerre illégitime au Moyen-Orient comme le sont la capture du chef d’Etat légitime du Vénézuela, le blocus de Cuba et autres désirs de domination et d’intérêts privés manifestes.

 

Au prix de génocides permanents à Gaza et au sud du Liban, et au détriment des peuples du monde victimes des privations d’énergies, de l’inflation, de la spéculation, du chômage et du coût des guerres en cours y compris en Ukraine.

 

En Europe, seul Pedro Sanchez, président socialiste du gouvernement d’Espagne a clairement refusé de cautionner le président des E.-U en train de perdre son influence tandis que l’UE est loin de faire l’unanimité. Elle se tourne vers la militarisation de l’économie pour sauver le capital, l’OTAN, sans abandonner les relations avec le leader américain.

 

Stratégie qui est celle du rapporteur et de ses choix à l’extrême-droite. Tout se tient.

 

 

René Fredon

 

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 Monsieur le Maire :Faire “cinéma d’été” ou bien faire culture toute l’année !

 

 

Faire du cinéma d’été ou faire culture  toute l’année ! Le cinéma en plein air ne doit pas cacher le cinéma que La Seyne attend toujours ,Un écran sous les étoiles, c’est agréable.

 

Un film en plein air, un soir d’été, dans un parc, avec des familles, des enfants, des amis, des chaises pliantes, quelques rires et le bruit de la ville autour : personne ne va faire semblant de trouver cela scandaleux. Il y a des combats plus urgents que la guerre civile contre le projecteur estival.

 

Mais justement : puisque l’idée est sympathique, regardons-la sérieusement.

La Ville de La Seyne-sur-Mer vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour l’installation et l’exploitation d’un cinéma de plein air au parc de la Navale, entre mi-juillet et mi-août 2026. Le principe annoncé : une ou deux soirées par semaine, sur un espace d’environ 3000 m², avec une jauge maximale de 300 personnes.

La Ville prévoit notamment la mise à disposition du lieu, d’un point électrique, d’un espace barriéré, d’un agent de sécurité et de 50 chaises. Le reste relève de l’opérateur retenu : installation, projection, exploitation, billetterie éventuelle, conditions financières, tarifs, redevance.

 

Voilà le premier point important : le cinéma en plein air n’est pas une nouveauté à La Seyne.

Les “Cinés du mardi” ont déjà existé. En 2025 encore, des séances étaient annoncées sur le parvis de Tisot, avec jeux, animations, projection à 22h, buvette, restauration sur place, et surtout une mention claire : entrée libre.

 

Le parc de la Navale lui-même a déjà accueilli du cinéma gratuit, par exemple lors des Journées italiennes, avec une projection de Mon nom est Personne annoncée comme gratuite.

Donc ne racontons pas d’histoire : La Seyne ne découvre pas soudain le cinéma en plein air, comme si l’écran venait d’être inventé entre deux mâts du parc de la Navale.

Ce qui change, ce n’est pas l’existence de séances en plein air.

Ce qui change, c’est la logique.

 

Hier, nous avions des séances municipales annoncées en entrée libre.

Aujourd’hui, l’appel à manifestation d’intérêt parle d’installation et d’exploitation, de billetterie, de tarifs à présenter, de redevance à verser à la commune.

Ce n’est pas forcément scandaleux en soi. Une organisation coûte de l’argent. Un opérateur doit équilibrer son activité. Les droits, le matériel, la sécurité, la technique, tout cela ne tombe pas du ciel, même par une douce nuit d’été.

 

Mais cela mérite d’être dit clairement.

Passons-nous d’une logique d’accès libre à une logique d’exploitation estivale ?

Voilà la vraie question.

Car une animation culturelle n’a pas le même sens selon qu’elle est pensée comme un service public accessible ou comme une activité ponctuelle confiée à un opérateur. Et dans une ville populaire, ce n’est jamais un détail. Le prix d’une sortie, même modeste, peut décider qui vient et qui ne vient pas. Qui profite de la ville. Qui reste à distance.

Un écran en plein air peut rassembler.

Mais une billetterie peut aussi trier, doucement, sans bruit, sans grand discours.

Et puis il y a l’autre sujet, plus profond encore.

La Seyne attend depuis des années un vrai cinéma.

 

Pas seulement un écran quelques soirs d’été.

Pas seulement une animation saisonnière.

Pas seulement un événement sympathique quand la météo coopère.

Un vrai cinéma. En dur. Ouvert toute l’année. Accessible. Populaire. Capable d’accueillir des familles, des jeunes, des scolaires, des associations, des débats, des films grand public, des films d’auteur, des séances jeune public, des rencontres, des moments partagés.

Une ville de plus de 60 000 habitants ne devrait pas être condamnée à considérer le cinéma comme une parenthèse estivale.

Bien sûr, on nous parlera d’attractivité, d’animation, de rayonnement, de soirées au parc, de “films du moment”. Très bien. Mais l’animation ne remplace pas une politique culturelle. Elle peut l’accompagner. Elle peut l’enrichir. Elle peut la rendre visible. Mais elle ne doit pas lui servir de décor.

 

C’est toute la différence entre faire vivre une soirée et construire une ville.

Une soirée de cinéma en plein air, c’est une parenthèse.

Un cinéma permanent, c’est un équipement culturel.

Une projection estivale, c’est un rendez-vous.

Une salle ouverte toute l’année, c’est une présence.

Et cette différence compte.

 

Elle compte pour les enfants qui découvrent leur premier film sur grand écran.

Elle compte pour les adolescents qui n’ont pas toujours les moyens ou la facilité d’aller ailleurs.

Elle compte pour les familles qui cherchent une sortie accessible hors saison.

Elle compte pour les enseignants qui veulent organiser des séances scolaires.

Elle compte pour les associations qui pourraient prolonger un film par un débat.

Elle compte pour une ville populaire qui ne veut pas réduire la culture à quelques événements visibles sur affiche.

 

Dans le programme du nouveau maire, la culture semblait déjà beaucoup passer par l’animation, l’événementiel, les grands rendez-vous, les images fortes, les moments visibles. Cela peut plaire. Cela peut même être utile. Mais cela ne suffit pas.

Une ville n’a pas seulement besoin d’être animée.

Elle a besoin d’être cultivée.

 

Et la culture, ce n’est pas seulement remplir l’agenda. C’est remplir les vies.

Nous ne critiquons donc pas le cinéma en plein air. Nous disons simplement qu’il ne doit pas devenir un substitut commode à ce que les Seynois attendent depuis longtemps : un vrai cinéma, pensé comme un équipement culturel durable, populaire, accessible, ouvert toute l’année.

Parce qu’au fond, la question est simple.

 

Voulons-nous seulement des images d’été ?

Ou voulons-nous une politique culturelle qui tienne aussi en novembre, en février, un mercredi après-midi, un dimanche pluvieux, une soirée de débat, une sortie scolaire, une séance pour les enfants, une projection partagée dans une ville qui manque encore cruellement de lieux de culture accessibles ?

 

Un écran sous les étoiles peut faire une belle soirée.

Mais il ne remplace ni une salle, ni une ambition, ni une politique culturelle.

 

Une animation éclaire une soirée. Un équipement culturel éclaire une ville.

 

Par Guy CALMES  de l’APRES 

https://l-apres.fr

Rejoignez le groupe Pour un front républicain seynois pour continuer à discuter, proposer, vérifier les faits et défendre une ville où la culture ne soit pas seulement un décor d’été, mais un droit vivant toute l’année :

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Aimez, partagez, discutez autour de vous. Et aux prochaines élections, votons, faisons voter, convainquons contre l’abstention : une ville ne se résume pas à ceux qui programment les animations, elle appartient d’abord à celles et ceux qui veulent y vivre pleinement.

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