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Michel Barnier à Matignon ,A droite toute !

                     Barnier : La compromission de Macron avec l'extrême droite         

Michel Barnier à Matignon ,A droite toute !

 

C’est un LR de 73 ans que vient de choisir Macron pour continuer son œuvre et «sauver» les battus aux législatives qu’il avait, seul, voulues, après l’échec cinglant aux Européennes, LR s’étant scindé avec le ralliement de Ciotti au RN ! Barnier, un professionnel précoce et expérimenté de la politique : engagé à 22 ans à l’UDR, puis au RPR, à l’UMP et à LR, il sera député gaulliste à 27 ans, président du conseil général de Savoie, plusieurs fois ministre, deux fois commissaire européen et président de commission. Il fut même candidat à la présidentielle en 2022, à la primaire LR

 

Un an auparavant, dans le Figaro, Michel Barnier disait que la “gestion de ce pays” devrait être “moins solitaire, moins arrogante“. “Rien n’oblige, sous la Ve République, le président  à agir seul, à parler tout seul…Il faut connaître et aimer les Français et la France, son histoire et sa géographie. Il faut les respecter et faire respecter la France. Le président sortant n’a pas su faire tout cela. Ce n’est pas à l’Élysée que l’on apprend“, disait-il pour fortifier sa campagne pré-présidentielle.

 

Après les élections de 2022, devant les médias il appelait la macronie à “montrer qu’ils ont compris” et à passer “de la culture de l’arrogance à la culture du compromis“, dénonçant un “gouvernement vertical“…» Pas faux.

 

On ne manquera pas de lui rappeler qu’il avait qualifié la stratégie de Macron de “grand déclassement de la FranceL’influence française, en France et dans le monde, a reculé avec Emmanuel Macron“, lâchait-il dans le Figaro. “Le renouveau qu’il prétendait incarner ne s’est pas matérialisé“, regrettait-il dans le Temps en novembre 2021. , “Emmanuel Macron a déconstruit la France“, citant “l’insécurité, les injustices sociales ou les fractures territoriales” qui ont “prospéré“. Sur France-info, en 2022, il tenait également le président de la République pour “responsable de l’effondrement de notre commerce extérieur, de l’explosion de notre dette et de notre déficit, du chômage, de l’insécurité…“. On ne le lui fait pas dire !

 

Et, en bon serviteur, il vient sans rancune, répondre gentiment à Macron qu’il se tient à sa disposition même s’il dira qu’il ne pense qu’à la France. On en a vu passer des beaux parleurs…

 

Barnier aurait-il oublié ses critiques sévères et Macron lui aurait-il donné carte blanche pour réparer ces petites erreurs ? On ne peut le croire. S’ils n’ont pas le même style, ils partagent le même fond : gouverner à droite pour que rien ne change et donc servir les intérêts des puissances financières ce que le RN veut aussi mais pas en avançant les mêmes priorités.

 

Le MEDEF s’est empressé de valider chaleureusement l’arrivée de Barnier à Matignon. On s’en serait douté.

 

Macron a rejeté la candidate du NFP pourtant arrivé en tête à la législative. Son programme prévoit en priorité l’abolition de la loi sur les retraites et le pouvoir d’achat avec un SMIC à 1600 euros notamment, pas par le 49-3 mais par la voie parlementaire, texte par texte.

 

Le RN avait fait savoir qu’il proposerait la censure d’entrée s’il appelait Lucie Castets. Avec Barnier, MLP a approuvé, le pouce levé : »il n’y aura pas de censure…on verra par la suite » ! Plus qu’un symbôle : il y a consensus entre Macron et le RN dès le départ. Barnier a quelques proximités avec le RN, sur quelques thèmes. L’ennemi commun c’est le NFP, la gauche unie. Le RN rend à Macron quelques services car il est en position dominante et a beaucoup d’appétit. « je te tiens, tu me tiens par la barbichette...» vous connaisssez la suite.

 

Censure à gauche

 

Juste avant l’annonce de Macron, la NFP était revenu à la charge, déplorant «qu’Emmanuel Macron enfonce le pays dans l’impasse qu’il a lui-même construite…»

 

Dès l’annonce, tous les groupes parlementaires de la NFP  faisaient savoir qu’ils voteraient la censure tant il est évident qu’on s’attend à la mise en œuvre d’une politique de droite qui ne peut qu’aggraver celle de Macron, dans le même sens des critères libéraux qui entendent sacrifier les dépenses publiques accusées de coûter cher au pays de plus en plus endetté par ailleurs. Tout en mettant en cause les collectivités locales et refusant les augmentations d’impôts visant les grandes fortunes et les très hauts revenus !

 

Ce sont près des trois quarts de la poppulation qui subissent les politiques d’austérité imposées par l’U-E qu’ont toujours soutenues avec zèle, Bernier et Macron. La baisse du pouvoir d’achat du plus grand nombre, de l’emploi, des protections sociales, la privatisation des services pubics au plus mal…ne peuvent que susciter mécontentements et colères dans les villes et les campagnes.

 

Avant la session extraordinaire du parlement -qui ne saurait tarder-, on peut s’attendre à des réactions diverses, d’attente et de frustrations  de celles et ceux qui ont compris vers quoi nous mènent la droite et l’extrême-droite, laquelle ne cesse de vouloir « rassembler les droites » et y met le paquet.

 

Le Var est plus qu’un laboratoire de l’absorption d’une forte partie de l’électorat LR par le RN. Ses gains de voix  interrogent tous les progressistes, hommes et  femmes, jeunes ou moins jeunes, de toutes origines sociales et ethniques et bien sûr , les partis de gauche et écologistes, les syndicats et associations humanistes… Il y a du grain à moudre !

 

La lutte des classes ne s’arrête pas à un premier ministre sorti du chapeau. Reste la question : comment sortir de l’impasse dans laquelle nous nous enfonçons ?

 

 

René Fredon

 

https://actu.orange.fr/politique/quand-le-macron-compatible-michel-barnier-n-etait-pas-tendre-avec-le-president-magic-CNT000002eW5GV.html

 

https://actu.orange.fr/politique/nouveau-premier-ministre-seuls-deux-choix-s-offrent-a-emmanuel-macron-affirme-le-nfp-magic-CNT000002eVLib.html

National

PCF : Michel BARNIER , le choix de la droite par MACRON..

 

Michel Barnier Premier Ministre : le choix de la droite pour poursuivre la politique du Président !

Publié le 05 septembre 2024

Jusqu’au bout, le président de la République a cherché, par tous les moyens, à contourner le résultat des urnes.

En nommant Michel Barnier, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et commissaire européen promoteur des dogmes néolibéraux, le président de la République fait le choix de la continuité dans les politiques mises en œuvre depuis 7 ans.

L’objectif du Président est clair : la construction d’une coalition avec les député·es de son camp qui a été battu et la complicité du Rassemblement national pour appuyer la politique menée.

Alors que les forces de gauche et écologistes, réunies dans la coalition du NFP avaient proposé Lucie Castets en appelant à construire des compromis et des majorités parlementaires à partir des propositions contenues dans notre programme, Emmanuel Macron et la droite font le choix de continuer à servir les intérêts de la finance d’abord.

Ils font le choix d’une union des droites alors que le camp présidentiel a été battu aux dernières élections. Les électeurs et électrices apprécieront. Une fois de plus, comme lors du référendum de 2005, le vote des Français est balayé d’un revers de main.

Pour le PCF, c’est un coup de force, un déni de démocratie. Les Françaises et les Français veulent le changement. Nous ferons tout pour qu’ils l’obtiennent. Dans l’hexagone comme en Outre-Mer, où la situation se dégrade fortement, ils veulent retrouver du pouvoir d’achat, des hausses de salaires, des services publics qui fonctionnent. Ils veulent être respectés ! A l’international, ils ne veulent plus d’une diplomatie française qui entretient la militarisation et les logiques de puissances.

Les communistes veulent être utiles au peuple, au monde du travail. Ils poursuivront leur combat en faveur de la justice sociale et fiscale avec l’ensemble des forces de la coalition. Ils refuseront aussi d’ajouter du chaos au chaos et agiront en toute circonstance par leurs votes, leurs actions, leurs mobilisations, pour obtenir le plus possible d’avancées sociales et démocratiques, de nouveaux droits pour les salariés et un changement de l’utilisation de l’argent.

Nous mettrons en débat les réformes indispensables pour envoyer un signal clair au monde du travail, aux agent·es des services publics, comme à celles et ceux du secteur privé en abrogeant la réforme des retraites, en revalorisant le travail par une hausse des salaires, en refusant l’austérité et en investissant dans nos services publics, en menant une véritable politique énergétique et industrielle dans notre pays pour relever le défi climatique, créer des emplois et des richesses nouvelles pour répondre aux besoins.

Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour combattre une politique qui tournerait le dos aux intérêts de la France, à commencer par la censure du gouvernement.

Paris, le 4 septembre 2024.

Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF

 

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National

Coup de force à l’Elysée

 

 

Coup de force à l’Elysée ,Macron  piétine le résultat des législatives et s’accroche au pouvoir  

 

On avait compris que sa consultation des partis et des groupes n’était que du vent et qu’il n’avait pas l’intention de nommer première ministre Lucie Castets, choisie par le NFP. permis au NFP d’arriver en tête des trois blocs.Ce n’est pas tant la personne qu’il rejette, un peu plus la présence de LFI qu’il s’efforce d’isoler – sans succès- pour faire éclater la coalition de gauche, c’est le contenu très progressiste du programme collectif qui avait

 

Le NFP annonce clairement la couleur et l’urgence de répondre aux attentes sociales : pouvoir d’achat, salaires et pensions indexés sur l’inflation, SMIC à 1 700 euros, annulation de la loi sur la retraite, justice fiscale visant les plus hauts salaires et revenus…De quoi contrarier les très riches largement aidés par  les deniers publics. A »  commencer par le MEDEF dont le président vient de lâcher, sans surprise: «On préférera toujours des élus favorables à l’économie de marché

Depuis le 7 juillet la France n’a plus de gouvernement et le président tient la maison et confisque le pouvoir depuis 40 jours tandis que les Français.es voient leurs conditions de vie se dégrader et les injustices sociales avancer à grand pas. Et il faudrait laisser brader ce qui reste de nos conquis sociaux, sécurité sociale et protections salariales que des ministres communistes ont fait adopter en 1946, au gouvernement d’alors issu de la Résistance dont on salue le rôle de premier plan dans la libération de la France.

Le communiqué de Macron du  26 août, après les rencontres, en annonce d’autres pour faire passer ce qu’il a dans la tête et voir comment réagissent les uns et les autres. Il termine par cette phrase surréaliste: « ma resposabilité est que le pays ne soit ni bloqué ni affaibli. Les partis de gouvernement ne doivent pas oublier les circonstances exceptionnelles d’élection de leurs députés au second tour des législatives. Ce vote les oblige.»

Elle est bien bonne, lui qui ne veut pas appeler  une première ministre NFP  à former un nouveau gouvernement alors que c’est le NFP qui est à l’origine de cette initiative salvatrice pour la Nation et la République ! Le risque d’une majorité de députés RN au second tour était sérieux. Il  demeure. Il est vrai que Macron est  un habitué du double-langage.

«Ni de gauche ni de droite» c’est sa  formule et sa stratégie. On en voit le résultat. Il a entraîné une partie de la gauche et de la droite derrière lui, surtout de la droite et d’une « gauche de  gouvernement » comme on l’appelle, très minoritaire et qui ne cache pas son social-libéralisme. Comme l’avait fait Hollande en son temps…qui avait recruté Macron lequel l’avait planté là pour lui succéder à l’Elysée : jeune, directeur de banque d’affaires, de l’ambition sans limite…en libéral accompli et formé pour ne pas dire formaté.

 

Il nous avait promis de faire reculer l’influence du FN devenu RN. Là aussi le bilan est éloquent. Le Var était déjà sous l’influence de l’extrême-droite gérant la ville de Toulon dès 1 995. Une catastrophe. La droite gangrénée par les mauvaises fréquetations y régnait en maître depuis1981. Aujourd’hui c’est le RN avec 7 députés sur 8. Il a de grosses ambitions pour les municipales et pas que dans le Var.

La population y a presque doublé en 40 ans, surtout dans les villes, sa composition sociale aussi, notamment sur le littoral, l’immobilier privé a beaucoup construit  mais pas pour tout le monde. Le libéralisme a fait monter les prix et les profits des investisseurs, en même temps que reculer les logements sociaux et creuser les inégalités.

L’ascension régulière de l’extrême-droite concerne l’Europe et le monde occidental. A commencer par les E.-U. Avec Trump que soutient le RN ainsi que Poutine qui l’a bien dépanné. On connait leurs « arguments » : immigration, sécurité, préférence nationale…qui leur épargnent de dire du mal du capitalisme dont ils se veulent le rempart, sans le dire trop fort. Ils trouvent le libéralisme macronien «petit bras» vis-à-vis des étrangers qui menacent notre douce France.

 

Ils ne s’indignent guère des profits monstrueux de nos stars du business, les très riches actionnaires qui en dissimulent une partie dans les paradis fiscaux tout ce qu’il y a de légal ! On n’arrête pas le progrès. Vive la transparence. Ils peuvent toujours désindustrialiser la France et polluer le monde, percevoir des dividendes de dizaines de sociétés multinationales, de préférence, il n’y a qu’eux qui en profitent. Les salariés.es n’ont qu’à travailler voyons. Les patrons imposent les effectifs, les conditions de travail et  les salaires. Ils réduisent drastiquement les protections sociales et les droits des travaillleurs.

Bien sûr tous les patrons.es des entreprises petites, moyennes ou grandes, les petits commerçants, les artisans, les agriculteurs…ne sont pas tous à ranger dans la famille des profiteurs  du système capitaliste qu’ils subissent tout en le considérant inchangeable pour beaucoup. Les ralliements récents au libéralisme, sous Hollande, de cadres socialistes et écologistes ont eu des conséquences sur toute la gauche et leur électorat. Il est de bonne augure de retrouver les fondamentaux de la pensée socialiste et communiste.

Les conséquences sociales, écologiques, politiques des crises dans lesquelles nous sommes ne peuvent se résoudre que par la conviction partagée que nous pouvons faire évoluer les rapports de force d’aujourd’hui à condition d’avoir une véritable alternative, sociale, écologique et démocratique. Pas une alternance superficielle

Cela passe par le mouvement social et par les partis de gauche, au plus près des salariés et de toutes les victimes des choix d’austérité.  Pour le stimuler, faire la clarté, l’écouter et renforcer l’union de toute la gauche vers la transformation progressite qu’exige la situation.

Ne laissons pas Macron se servir du RN pour isoler le NFP. Il ne fait que le servir et joue avec le feu, à travers son choix de rester au pouvoir, ne comptant plus que sur une très faible minorité et sur sa propre défaite.

Une alliance tacite et toxique.

René Fredon

PJ: une manifestation est organisée par le NFP du Var, avec toutes ses  composantes le Samedi 31 août à 10 h au bas du cours Lafayette à Toulon

 

 

National

NFP :Apres la rencontre de l’Elysée , « discussion très riche, mais…»

 

Apres la rencontre de l’Elysée« discussion très riche, mais…»

 

La candidate pour Matignon Lucie Castets a indiqué avoir eu «une discussion très riche » avec Emmanuel Macron, lors de la rencontre entre Emmanuel Macron et les responsables du Nouveau Front populaire, ce vendredi 23 août. Il s’agit d’« une série d’échanges », en vue de tenter de constituer un gouvernement. Une manière, pour l’alliance de gauche, de maintenir la pression sur Emmanuel Macron et déjouer son braquage démocratique.

 

Plus d’un mois après que le NFP ait crée la surprise et arrive en tête du second tour des élections législatives, l’alliance de gauche et la candidate pour Matignon Lucie Castets ont rencontré, ce vendredi 23 août au matin, le chef de l’État.

 

Le NFP y voit une  occasion de maintenir la pression sur le chef de l’État, qui ne tient pas compte des résultats des élections, après avoir unilatéralement exigé un mois plus tôt une « trêve politique » pendant les Jeux olympiques.

 

« Nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir été reçus tous ensemble par le président de la République » a déclaré Lucie Castets après la rencontre, saluant « une discussion très riche ». « Nous nous satisfaisons du fait qu’il a reconnu qu’un message avait été envoyé par les Français lors des dernières élections, et que ce message, c’est le souhait d’un changement d’orientation politique » a-t-elle déclaré, ajoutant : « Le président est lucide sur cela «

 

La haute fonctionnaire est cependant restée vigilante : « la tentation semble présente pour le président de composer son gouvernement », rappelant qu’elle se tenait « prête », dans le but de « construire ces coalitions, discuter avec les autres forces politiques pour essayer de trouver un chemin pour assurer la stabilité du pays et permettre enfin de répondre aux urgences exprimées par les Français ».

 

« Il n’y a qu’une seule proposition tangible, c’est la nôtre»

 

Cette rencontre est la première de la série d’échanges organisée par Emmanuel Macron, qui a convié les chefs des groupes parlementaires et les chefs des partis représentés au Parlement, en vue de tenter de constituer un gouvernement. La veille de ces rencontres, l’Élysée avait confirmé, la nomination d’un premier ministre « assez rapidement  » après les échanges, en omettant de fournir un quelconque calendrier.

En sortant de l’Elysée, le coordinateur national de la France insoumise Manuel Bompard a quant à lui déploré :« Le président de la République n’avait pas l’air de considérer particulièrement incongru ou problématique le fait que nous battons aujourd’hui le record de la Ve République sur la durée de vie d’un gouvernement démissionnaire.» 

 

Des échanges qui ont également fait réagir le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure : « Le président a reconnu très clairement que la stabilité qu’il appelle de ses vœux ne signifie pas la continuité de la politique qui a été jusqu’ici conduite par le chef de l’État lui-même » a-t-il déclaré, assénant qu’ « il n’y a qu’une seule proposition tangible, c’est la nôtre ».

 

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a indiqué dans la foulée, au micro de BFMTV, que le Président avait confirmé qu’« à l’issue des discussions Emmanuel Macron nommerait un ou une première ministre».

 

La cheffe de file des Écologistes Marine Tondelier a elle aussi demandé la fin de « ce feuilleton institutionnel » et « qu’il s’agissait d’une forme d’obstruction ».

 

Une volonté pour le NFP: « se mettre au travail »

 

Avant la rencontre à l’Elysée à l’Élysée,Lucie Castets avait déclaré que « le NFP était prêt à gouverner », précisant que si le chef de l’État ne la nommait pas première ministre, celui-ci « enverrait le signal aux Français qu’il n’a pas entendu la demande du peuple français d’un changement de direction et d’un changement de méthode ».

 

Une position partagée par l’ensemble des responsables de l’alliance de gauche.

 

 

Clémentine Eveno

 

extrait de l’HUMANITE numérique d’aujourd’hui

 

https://www.humanite.fr/politique/emmanuel-macron/apres-la-rencontre-avec-emmanuel-macron-et-le-nfp-lucie-castets-salue-une-discussion-tres-riche-mais

Actualités

Toulon : La Poste ne répond plus..

 

Bureaux de Poste et points de contact

Il arrivait que le journal était distribué le samedi. Ce ne fut pas le cas. Lundi non plus mais mardi le journal du jour y était ainsi que les trois jours suivants. Le vendredi 16, encore rien dansToulon : La Poste ne répond plus

 

Vendredi 9 août, pas de journal et de courrier dans la boîte aux lettres. Cela faisait longtemps que ça n’était plus arrivé. Enfin…quelques mois, après des démarches serrées auprès du service « courrier » qui changeait de lieu et de responsable. Au moins avait-on un nom, un e.mail et un téléphone.

 

 la boîte ! Passé midi je cherche à joindre la distribution postale car mes références passées ne répondent plus.

 

Pas moyen d’avoir  par internet le lieu de la distribution à Toulon pour pouvoir signaler le dysfonctionnent à quelqu’un ?! Juste le 36 31 national qui vous tient des minutes en vous répétant d’appuyer sur un chiffre pour vous aiguiller -sans succès- et de vous renvoyer  au point de départ et ainsi de suite, sans avoir tenu compte du chiffre que j’avais tapé ?!

 

Pas de journal distribué le lendemain, samedi, pas de journal ni de courrier lundi 19. Je me déplace à la Poste des Routes  -d’où partaient il y a longtemps les facteurs du quartier- pour savoir où se tient le service toulonnais de distribution. L’employée -en CDD-qui me renseigne me renvoie sur la Rode tout en levant les sourcils pour partager mes propos qui ne la visaient pas concernant la dégradation des conditions de travail des personnels et donc des services rendus aux «clients»

 

La Poste est censée distribuer votre courrier  une fois par jour x 6, c’est même sa vocation. Du moins c’était…car elle change beaucoup depuis qu’elle n’est plus un service public avec un personnel sans statut, le plus souvent en CDD. Sa direction privilégie la banque postale et la réduction des effectifs des autres activités.

 

Mardi 20, je vais donc à la Rode où une employée était en train de répondre à plusieurs personnes à la fois qui attendaient un colis ou un courrier qui avaient beaucoup voyagé et qui se trouvaient ailleurs. Il n’y avait eu aucun «retour» me concernant.

 

A mon retour, je tombe sur le facteur en motocyclette jaune, à quelques mètres de chez moi, qui allait déposer le journal dans ma boîte. Un jeune intérimaire qui venait juste d’être embauché la veille. Il savait que la tournée n’avait pas été faîte depuis le début de la semaine précédente. Il avait pris la suite au pied  levé. Il avait une formation…ébéniste, un métier de moins en moins sollicité. Son intérim très éclectique dure depuis plusieurs années.

 

Lorsque je demandais à voir le chef de service, je n’ai pu obtenir ni son nom, ni son téléphone, ni son e-mel, pas davantage de rendez-vous ? J’ai juste l’adresse de son lieu de travail. J’ai donc écrit à « Mr le responsable de la distribution, La Rode, 16, rue Bartolini

Toulon.» Cela peut toujours servir.

 

Voilà comment l’éclatement de la Poste et des télécommunications fait de nous des clients que la nouvelle société anonyme -à capitaux publics- n’a pas besoin de connaître. Sauf si l’on ouvre un compte à la banque postale !

 

Oubliant sans doute que des millions de personnes âgées seules ne sont pas connectées et que chaque utilisateur des télécommunications a les mêmes droits à être respecté, informé et entendu.

 

L’image du facteur allant à domicile dans les campagnes et dans les villes apporter les mandats, voire même l’argent car la confiance régnait, le courrier, prendre les lettres à poster…une relation qui sentait bon la chaleur humaine qui se perd aujourd’hui. Même si les technologies nous simplifient sans cesse nos modes de communication.

 

Il n’y a rien de fatal à ce que d’anciens services publics perdent leur vocation et soient gérés comme des sociétés privées, avec comme critères, le profit donc le rendement et les bas salaires, la précarité, la réduction des effectifs et des bureaux de poste, l’augmentation des produits et services, des coûts des abonnements dans un contexte de crises profondes, de pertes de pouvoir d’achat et d’avenir incertain.

 

La banque postale vise tous les continents ou presque

 

La Poste compte sur ses activités financières -banque et assurance- pour compenser le déclin de la lettre et la baisse du courrier. Ainsi que sur la distribution des colis dont elle n’a plus le monopole. Elle participe à des entreprises privées en France et à l’étranger pour avoir plusieurs fers au feu sans avoir la surface des grandes entreprises supra-nationales.

 

C’est le cas de Géopost créée par La Poste pour la livraison des colis de moins de 30 kg, elle  est présente dans 50 pays, leader européen. Elle ambitionne d’étendre la distribution de produits frais, sous contrôle sanitaire, dans nos villes mais aussi à nos frontières et au-delà.

 

Il se trouve que dans ce monde de haute concurrence sauvage, 2023 n’a pas été une année fertile notamment pour Géopost qui a stagné et qui représente 53% de l’activité du groupe…à capitaux publics. Il est aussi question que la branche La Poste télécoms soit rachetée par Bouygues et que la banque 100% en ligne « Ma French Bank », récemment créée, cesse ses activités.

 

Heureusement, sa filiale CNP Assurances a dégagé 1,5 milliards de bénéfices nets, ce qui lui a permis de virer 1,9 milliards à la Banque postale.

 

Cela va faire encore des emplois supprimés ailleurs et un resserrage de vis côtés salaires et effectifs ! Le nouveau directeur se veut optimiste, forcément. Rappelant que La Poste a investi en Asie du sud-est, dans le Golfe persique et en Amérique latine. A son origine il s’agissait de s’en tenir aux usagers de la France et de nous relier entre nous et au monde. Quitte à faire deux tournées par jour, à pied et avec une bôite bien chargée en bandouillère !

 

Aujourd’hui, on est sur-informés et dés-informés à la fois mais une lettre peut mettre deux ou trois jours dans la même ville, peu importe on a tous internet, le téléphone-photo-vidéo pour se parler et se voir à distance ou s’envoyer des SMS. C’est un progrès, incontestablement. Mais qui en sont les laissés-pour-compte ? Et qu’entend-on par « services publics » ? Des activités qui coûtent plus qu’elles ne rapportent ?

 

Peut-être mais ce n’est pas leur vocation. C’est avant tout une avancée vers l’égalité et à disposition des usagers  pour que chacun puisse s’éduquer, se soigner, se déplacer, se loger, s’éclairer, se chauffer, disposer d’eau potable, de traitement et d’enlevement des déchets…

Ce que d’aucuns, à l’aise dans leurs fins de mois, appellent de l’assistanat. Pourtant, on en est loin et on s’en éloigne un peu plus chaque jour. Le système capitaliste faisant de tout, une finalité marchande mettant en concurrence, quand ils ont un emploi, de plus en plus éphémère… les salariés.es payés au gré de leurs patrons.

 

Ce n’était pas le cas dans les services publics mais le statut des fonctionnaires n’existe plus,  les CDD ont effacé les droits et garanties des personnels. Les cabinets-conseils se sont incrustés au sommet des administrations. Le gouvernement qui vient enfin de démissionner insiste encore sur la réduction des dépenses publiques, (sauf les dépenses d’armement !), ce qui va accroître les inégalités déjà très fortes. 70%des Français se disent en perte de pouvoir d’achat. Au bas de l’échelle, c’est de survie qu’il s’agit.

 

La Poste n’est qu’un exemple de ce qui se passe dans nos «démocraties républicaines».

 

Les gagnants sont, comme toujours, les très riches…si on laisse faire .

 

René Fredon

Actualités

8Oe anniversaire du débarquement ,Macron à genoux devant l’Afrique

 

Quatre-vingt ans après avoir débarqué en Normandie, Warren Goss, 99 ans, a la mémoire vive. Le vétéran américain se confie sur son expérience du D-Day, aussi terrible que spectaculaire.

8Oe anniversaire du débarquement ,Macron à genoux devant l’Afrique

La cérémonie a commencé le matin à St Raphaël, à la nécropole de Boulouris où Macron a prononcé un discours avant de remettre la légion d’honneur à trois des six résistants prévus…d’un âge très avancé qui auront attendu très longtemps pour l’obtenir et qui ne la méritait pas moins.

La météo a modifié le programme des cérémonies et spectacles du 80è débarquement en Provence.

La patrouille de France a surplombé la cérémonie  quelques dixièmes de secondes. Les présidents des Etas africains ne se sont pas bousculés, seul, celui du Cameroun a prononcé quelques mots convenus. Il es vrai que les rapports de la France avec ses anciennes colonies africaines sont devenus franchement marginaux.

Cela ne tient pas qu’à lui mais il n’améliore pas les relations avec le Niger et le Butrkina-Faso par exemple parmi bien d’autres qui ont visiblement mal vécu la colonisation. Il vient de se mettre en porte-à-faux avec l’Algérie qui n’apprécie pas son soutien au roi du Maroc lequel revendique le Sahara occidental, ce que conteste le Front Polisario et ne reconnaît pas l’ONU. Les chefs d’Etats sahéliens n’ont pas apprécié sa convocation, fin 2020 à Pau. Il prétendait rétablir la politique de la France en Afrique…Une Afrique très sollicitée et qui n’a pas besoin de lui en particuier.

Son discours, est-ce un hasard, a porté sur le devoir de mémoire de tous ceux -quelles que soient leur origine et leur nationalité- qui ont participé aux débarquements et à la guerre contre le nazisme aux côtés des résistants regroupés dans l’affontement avec l’ennemi commun. Le Var rouge, à l’époque, était très à gauche.  Avec d’autres courants de pensée ils se sont retrouvés dans une Résistance très pluraliste et de longue date.

Macron n’a pas fait dans la dentelle :”Officiers de l’Empire ou enfants du Sahara, natifs de la Casamance ou de Madagascar, (…) ils n’étaient pas de la même génération, ils n’étaient pas de la même confession, (…) ils étaient pourtant l’armée de la nation, armée la plus fervente et la plus bigarrée“...« en appuyant sans modération sur le rôle joué par l’armée d’Afrique. Comme si tous ceux qui n’avaient jamais foulé la terre de France étaient là de leur plein gré.

Comme s’ils étaient là comme Français poussés par un élan national irrésistible ? Et Ma cron dit çà à trois générations plus tard, 70 ans après leur indépendance et le vécu de leurs parents, grands parents, arrières grands parents à qui l’on disait que la France était leur pays et les « protégeait », ils devaient surtout obéir et se contenter de peu.

Nécessité oblige , le chef de l’Etat en a rajouté une grosse louche :  “la part d’Afrique en France est aussi ce legs qui nous oblige, c’est le même geste de reconnaissance, de fraternité, d’espérance pour l’avenir que la Nation accomplit aujourd’hui.”La France n’oublie rien des sacrifices des Congolais, des Béninois, ni ceux des peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger“. Paroles, paroles...

Ajoutant que “leurs noms doivent continuer d’être donnés à nos rues, à nos places pour inscrire leur trace impérissable dans notre histoire“.

 

On saura le lui rappeler en ces moments très inquiétants où, en France -et à sa politique-, un tiers des suffrages suit un parti pro-fasciste qui excite à craindre  «le grand remplacement  de la population  française » par celle qui vient d’Afrique et d’Afrique du Nord ! En plus de celle qui y est déjà installée et pas considérée comme Française à part entière par certains qui revendiquent « la préférence nationale » anti-constitutionnelle.

Macron lui préfère un gouvernement à l’arrêt plutôt que donner au NFP, arrivé en tête aux législatives, la possibilité de mettre en œuvre un tout autre contenu progressiste et une autre méthode de gouvernement à l’opposé du présidentialisme qu’il dit plus «démocratique» et encore plus inefficace ?

Bien entendu qu’il nous faut cultiver la mémoire des peuples -et surtout le respect- qui ont vécu nombre de guerres, locales, régionales et mondiales, pas seulement pour mettre des héros en avant mais surtout pour se demander comment les éviter et donc pourquoi on n’y arrive pas ?  On est en plein dedans, à l’échelle mondiale, avec un haut degré de risques majeurs.

Autre interrogation : comment se fait-il que les mêmes forces politiques qui ont émergé dans les années trente et provoqué la 2è guerre mondiale épouvantable, aux 60 millions de morts, à la Shoah, aux génocides permanents, à la déshumanisation totale…puissent aujourd’hui refaire surface, être banalisées, cachées derrière leur petit doigt, niant leurs origines, prêtes à tous les compromis et procès en diffamation ?

On ne pourra plus dire: « on ne savait pas ».

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

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HLM Bellevue : des locataires stupéfaits ,THM les met en demeure et sème la colère..

 

                       

HLM Bellevue : des locataires stupéfaits ,THM les met en demeure et sème la colère

                         La trentaine de locataires des petits logements RDC, accolés de la bien nommée cité Bellevue dominant Toulon, jouxtant la cité GENIN, a été saisie d’une véritable mise en demeure de remettre dans l’état initial les petits logements inspirés des cités populaires de l’abbé Pierre en 1954 qui ont en effet été agrandis et rénovés aux frais de leurs occupants !

                          Il y a de quoi ne pas comprendre ni accepter une telle information qui vous tombe dessus en plein mois d’aout, sans la moindre information aux intéressés ! Si bien que l’association des locataires, plutôt proche des responsables politiques de THM, tente de les rassurer et de faire cause commune avec des locataires qui se sentent tenus à l’écart d’une telle décision qu’ils ne sauraient cautionner.

                          Ils ont alerté la presse locale qui a répercuté la réaction des locataires concernés, par des textes et photos substantiels, La Marseillaise le 7 août et Var-Matin le 8 qui fait état de la surprise de la nouvelle directrice de THM Christel Mondolini qui a lancé des audits -dans tout le parc HLM- et donc à Bellevue dont elle dit qu’»il y a des situations alarmantes» tout en précisant «qu’on ne va expulser personne»…

                          Encore heureux ! Mais là n’est pas le problème. Que la nouvelle directrice veuille vérifier que la sécurité de tous les locataires soit assurée, cela va de soi. Ce qui ne l’est  pas c’est que les intéressés découvrent dans la presse qu’il n’y a pas de fumée sans feu et qu’ils auraient dû être au courant en amont. THM a décidé de revoir un bail signé depuis près de 70 ans et que ces travaux étaient connus et tolérés par les directions successives des HLM de Toulon, aux missions élargies depuis peu. (Documents à la clé détenus par les locataires).

                           Et ils apprennent, sans qu’ils aient été consultés, que la nouvelle direction est en train de leur imposer de remettre dans l’état initial les logements qu’ils ont embellis et agrandis au fil du temps, payés de leurs deniers, moyennant le maintien du loyer, ce qui ne pouvait être ignoré du bailleur.

                           Ce vendredi 9 une vingtaine de personnes échangeaient à partir de 8h30, en présence de soutiens de LFI et du PCF, du collectif  INDECOSA CGT, de Droit au logement, de l’Aval…ils ont constaté que deux agents techniques de THM et d’un huissier étaient missionnés pour visiter des logements. 

                            Il y a de quoi s’interroger ? Une telle précipitation n’a pas de raison d’être, cette dimension humaine et sociale paraît échapper à THM qui décide d’abord et applique ensuite, sans se soucier de l’avis de celles et ceux qui n’ont commis aucune faute en prenant en charge l’amélioration de leur habitat, ce que personne ne peut leur contester.

                            Un procédé qui en dit long sur la manière dont sont gérés les anciens offices d’HLM par ceux qui s’arcboutent pour ne pas construire de logements sociaux parce qu’ils s’accommodent de la cherté de l’immobilier qui permet de sélectionner la sociologie  de nos communes avec celles et ceux qui peuvent accéder à la propriété, tandis que s’allongent les listes et l’attente de logements sociaux, comme c’est le cas notamment dans le bassin méditerranéen             

                       Ce n’est qu’un exemple mais sur qui tombent ici les nouvelles décisions antisociales en cours ? Sur des gens modestes qui payent des loyers modestes après avoir amélioré leur habitat ? THM cherche quoi ? Les écœurer, les faire partir, pour remettre à jour les loyers, supprimer, élever, agrandir l’habitat social, y faire quoi à la place ?

                          THM ouvre ainsi la porte à de multiples interrogations. D’autant que le rapport prévisions (de logements sociaux) à mises en location ne peut atteindre les objectifs dans un département qui ne veut pas de minima par commune. Et se passerait aisément du logement social. A méditer

 

René Fredon

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Trêve de plaisanterie : Macron est aux J.O..

 

Trêve de plaisanterie : Macron est aux J.O

 

Le NFP  venait enfin de se mettre d’accord sur une candidature inédite, venant de la société civile, qui a fait l’unanimité : Lucie Castets, jeune haute fonctionnaire, 37 ans, issue des grandes écoles (Sciences-po, ENA), directrice des finances de la mairie de Paris, particulièrement compétente et très attachée aux services publics…

 

Macron en a été informé pendant son interview du 23-7-24 sur la 2  et écartait tout entretien éventuel, il était là pour nous proposer une trêve politique justement jusqu’à la fin des Jeux olympiques, le 11 août, (les jeux paralympiques prenant le relais du 28 août au 8 septembre) pour qu’on passe aux choses sérieuses qu’il laisse volontairement en suspens.

 

Vite un sondage, commandé le 24 à Elabe pour BFM-TV et qui donne 58% de sondés défavorables. Pardi, on sait très bien que, quelle que soit la candidature du NFP, elle n’obtiendra pas la majorité absolue, comme aucun groupe ou parti. A plus forte raison si la candidate est inconnue du grand public. Malgré cela, 41% considèrent qu’elle devrait être appelée pour former un gouvernement de la gauche unie, arrivée en tête.

 

 

Il déploie tous ses efforts pour discréditer le NFP  jusqu’à faire appel «aux gens de gauche respectables» qui, comme en 2017 pour certains, ont entendu les sirènes du pouvoir qui se disait «ni de gauche, ni de droite» réhabilitant la notion de «centre» tout aussi libérale qu’hypocrite. Ce qui a laminé l’électorat de gauche qu’il nous faut remobiliser, tandis que le RN n’a cessé de progresser sur un territoire où la droite dominait depuis 60 ans.

 

Les choix politiques de cet ex-directeur de banque d’affaires étaient, bien entendu, d’inspiration très libérale mais trop timide pour le RN qui vise beaucoup plus loin : adieu les libertés et la République !Vive la préférence nationale et la chasse aux immigrés, surtout musulmans ?

 

Lucie Castets ne mâche pas ses mots à ce propos : elle rejette toute idée de coalition et se dit confiante sur la solidité d’un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire. «Il n’y a pas de coalitions possible entre des personnes qui pensent qu’il faut financer davantage les services publics et celles qui pensent qu’il est urgent de réduire les moyens…Pas d’accord entre ceux qui veulent que chacun paie sa juste part d’impôts et ceux qui proposent plutôt des allègements d’impôts aux personnes les plus favorisées…»

 

 

Elle a promis dès son arrivée à Matignon «de signer un décret reportant la mise en oeuvre de la réforme portant à 64 ans l’âge légal de départ à la retraite.»

Il s’agit, a-t-elle détaillé, de «rendre caduque la réforme la plus emblématique et la plus contestée du deuxième quinquennat Macron. Dans un second temps viendra un projet de loi de suppression pure et simple, présenté par mon gouvernement»

 

                    Elle n’évacue pas la question de «défendre, projet par projet,  des coalitions de vote».

 

                   Très engagée dans la sauvegarde des services publics, Lucie Castets a également l’intention «d’augmenter les bas salaires, ainsi que le point d’indice des fonctionnaires et de “s’attaquer à la pauvreté qui est subie par les Français, en revalorisant les minima sociaux”. Pour cette approche générale, elle n’a pas exclu de passer par décret mais «après des concertations et des consultations, en particulier avec le monde syndical”.

 

              “Un changement de méthode face à la brutalité des années Macron, a-t-elle ajouté. Elle a très bien compris que le NFP n’avait pas eu la majorité absolue mais il est arrivé en tête des trois blocs et il est à l’origine du barrage au RN  mis en échec au second tour : ni majorité absolue, ni majorité relative mais groupe renforcé.

 

Le NFP est le seul groupe dont le programme est en phase avec l’attente des Français qui l’ont exprimé par leurs luttes et par leurs votes répartis sur des projets antinomiques.

Même si on adore le sport et les JO de Paris, on ne peut pas suivre Macron dans la trêve politique illusoire qui ne peut exister. D’autant qu’il est parti le plus loin qu’il pourra dans la persistance de ne pas recevoir la candidate NFP et de se réfugier derrière les devoirs de sa charge.

 

                         Il est vrai que le dynamisme de Lucie Castets, sa connaissance et sa vision de la haute administration ne laissent à Macron que peu d’arguments sérieux à lui opposer. Il persiste : elle n’est pas sur son agenda.

 

Mêlons-nous de ce qui nous regarde ! Comme l’a dit Denis Durand au dernier Comité National :»L’urgence est donc, dans un rapport de forces très défavorable, de tout faire pour faire grandir les mobilisations populaires en faveur des revendications sociales et écologiques exprimées par l’intersyndicale, qui figurent plus ou moins dans le programme du Nouveau Front populaire. Cela suppose de mener bataille sur les moyens économiques et financiers, de les réaliser. Mais rien n’est acquis, l’intervention populaire est vitale. Les gens attendent des actes tout de suite, pas dans six mois.»

 

 

René Fredon