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L’HUMANITÉ :MANOUCHIAN AU PANTHÉON, ENFIN

 

 

Pour l'entrée du résistant Missak Manouchian, héros de l'Affiche Rouge, au Panthéon

 

L’HUMANITÉ MANOUCHIAN AU PANTHÉON, ENFIN

 

Missak Manouchian au Panthéon, enfin !

Le combattant FTP-MOI arménien rejoint, ce mercredi 21 février, le temple républicain.

Avec lui, la Résistance communiste, jusqu’ici insuffisamment honorée, y entre aussi. Un événement de portée historique, entaché par la présence annoncée du RN.

Souvent, il a emprunté la légère pente de la rue Soufflot. Puis tourné à gauche, longeant l’université de la Sorbonne qu’il fréquentait en auditeur libre, pour gagner la bibliothèque Sainte-Geneviève. Des heures durant, Missak Manouchian y use les chaises, le nez dans les livres.

D’ici, le poète communiste a une vue imprenable sur les blanches colonnes du Panthéon où, déjà, il peut lire, gravée en lettres d’or sur le fronton, l’inscription « Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». Mais sans imaginer qu’un jour ce monument, point culminant de son quartier latin chéri, pourrait être la dernière demeure d’un apatride épris des Lumières, rescapé du génocide arménien qui a demandé en vain, et par deux fois, la nationalité française.

Ce mercredi 21 février, au coucher du soleil, le glorieux résistant y fera son entrée, avec son épouse Mélinée, quatre-vingts ans jour pour jour après être tombé sous les balles des nazis, au Mont-Valérien, en 1944. Une plaque portant le nom de ses 23 camarades exécutés sera rivée à l’entrée du caveau pour que, symboliquement, ils l’accompagnent. La République répare ainsi une vieille injustice.

Elle célèbre le héros qui défia l’occupant et reconnaît, par ce choix, le rôle des résistants communistes et étrangers dans la libération du pays. « C’est une façon de faire entrer (au Panthéon) toutes les formes de la Résistance intérieure, dont certaines trop longtemps oubliées », affirmait Emmanuel Macron dans nos colonnes. « Il s’agit de la reconnaissance attendue depuis longtemps par les communistes pour ceux qui, au nom de notre idéal, ont fait le choix des armes pour défendre notre liberté. Avec ce geste, le président de la République envoie un signal sur ce qu’est être citoyen aujourd’hui en France, se réjouit le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Nous attendions cela. »

Affront à la mémoire de Manouchian

De par sa fonction, le locataire de l’Élysée est certes le garant de la cohésion nationale. Mais il fait aussi de la politique. Quitte à s’adonner à une forme de braconnage mémoriel. Car, si le chef de l’État assure que le combat antifasciste et internationaliste des 23 est « central », il insiste surtout sur l’aspect patriotique de leur engagement.

C’est un « Français de préférence » qu’il fait entrer au Panthéon, assumant de tordre Strophes pour se souvenir, poème d’Aragon, « Nul ne semblait vous voir français de préférence ».

Manouchian et ses camarades : qui sont les 23 martyrs de l’Affiche rouge ?

Cette panthéonisation rendant hommage à un immigré s’inscrit aussi dans un contexte politique particulier, deux mois après une loi immigration votée avec l’extrême droite et revendiquée comme une « victoire idéologique » par Marine Le Pen. Cette dernière a d’ailleurs décidé de se rendre à la cérémonie, malgré le refus de certains descendant de FTP-MOI de l’y voir et la déclaration d’Emmanuel Macron qui a estimé, dans l’Humanité, que le RN serait « inspiré » de ne pas être présent « compte tenu de la nature du combat de Manouchian ».

« C’est oublier que, dans leur histoire, ils ont du sang sur les mains ! » tranche Fabien Roussel. Une présence impensable, vue comme un affront, voire une profanation de la panthéonisation du résistant. Et le sentiment d’une nouvelle injustice : malgré leur rôle prépondérant dans la Résistance, les communistes ont été écartés des honneurs du Panthéon ; aujourd’hui, ils devront supporter des ennemis à la cérémonie. Aurait-on accepté la présence de l’extrême droite lors de la panthéonisation de Jean Moulin ?

Le tournant « l’Armée du crime »

Rien n’est donc simple quand il s’agit de suivre le cortège de Manouchian. Comme son existence, son chemin vers le mausolée ne tient pas de la ligne droite. Ce n’est qu’en 1951, sous l’impulsion d’Albert Ouzoulias, conseiller PCF de Paris et ex-supérieur hiérarchique du résistant dont il veut faire vivre l’héritage, qu’une rue du 20e arrondissement est baptisée en l’honneur de Manouchian et ses camarades.

Manouchian au Panthéon : voici comment se déroulera la cérémonie 

Quatre années plus tard, Louis Aragon écrit Strophes pour se souvenir, poème sur ces « vingt et trois qui criaient la France en s’abattant », que Léo Ferré met en musique en 1959. Deux œuvres qui sortent de l’ombre les fusillés FTP-MOI du Mont-Valérien. Il faut attendre 1971 pour que Missak, bien qu’ayant reçu la médaille de la Résistance à titre posthume, soit reconnu « mort pour la France ».

Il y a bien le film de Frank Cassenti, l’Affiche rouge (1976), sur ce groupe surnommé « l’armée du crime » par les nazis. Mais le long-métrage, lauréat du prestigieux prix Jean-Vigo, attire moins de 250 000 spectateurs en salle. Personne ne pense encore à envoyer Missak Manouchian parmi les grands hommes.

Présenté en 2009 au Festival de Cannes, un autre film sort, avec Simon Abkarian dans le rôle-titre. L’Armée du crime, de Robert Guédiguian, marque toute une génération d’élèves, à laquelle les professeurs d’histoire transmettent ainsi le flambeau de la mémoire. Jean-Pierre Sakoun, lui, a quitté les bancs de l’école depuis un moment mais, devant cette fresque tragique, ce qui sera une obsession apparaît : et si Manouchian entrait au Panthéon ? L’actuel président de l’association Unité laïque n’est, en revanche, pas le premier à le demander officiellement.

Le député socialiste Jean-Marc Germain publie, en 2014, dans le Monde, une tribune appelant à la panthéonisation des membres de Manouchian et de ses 22 camarades, « bien que communistes ». Le 27 mai 2015, quatre portraits, signés du plasticien Ernest Pignon-Ernest, recouvrent la façade du mausolée républicain, car ce jour-là, quatre résistants gaullistes et de centre gauche y font leur entrée : Pierre Brossolette, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Jean Zay. Un cinquième reste dans les tiroirs de l’Élysée. Celui de Missak Manouchian.

À sa façon, Ernest Pignon-Ernest avait pourtant demandé à François Hollande, alors à la tête du pays, d’y songer, lorsque le président est venu réceptionner, à son atelier, les quatre portraits, auxquels le plasticien avait ajouté celui de Manouchian. « Pas d’ouvrier, pas d’étranger, pas de poète et pas de communiste ? » gronde alors l’artiste.

Sourire poli du chef de l’État socialiste. Mais aucun retour en arrière sur sa décision d’écarter tout un pan de la Résistance, laquelle a suscité l’ire des militants du PCF. « Si j’avais fait un second mandat, il est tout à fait évident que j’aurais mis le groupe Manouchian au Panthéon », évacue aujourd’hui François Hollande auprès de l’Humanité.

« Il a compris notre démarche universaliste »

C’est donc neuf ans plus tard que le chef militaire des FTP-MOI parisiens rejoint le tombeau où il devrait déjà reposer. Et ce, sous l’impulsion d’un président de droite. L’idée lui a été soufflée par un comité transpartisan, créé en septembre 2021. Celui-ci est présidé par Jean-Pierre Sakoun, accroché à sa vieille idée, et composé du sénateur communiste et petit-fils du résistant Albert Ouzoulias, Pierre Ouzoulias, du maire LR de Valence (Drôme), Nicolas Daragon, de l’historien Denis Peschanski, de la secrétaire générale d’Unité laïque, Aline Girard, et de la petite-nièce du couple de panthéonisés, Katia Guiragossian.

Ensemble, ils élaborent une stratégie pour qu’enfin la nation rende cet hommage mérité. « Le président prête une oreille attentive », raconte Pierre Ouzoulias. Ils sont reçus, en mars 2022, à l’Élysée par deux proches du chef de l’État. Ce dernier accepte « tout de suite », assure le palais. « Il a compris qu’il fallait faire entrer des représentants des résistances communiste et étrangères pour l’unité de la nation et pour l’histoire. Il a compris notre démarche universaliste », salue Jean-Pierre Sakoun.

Les Manouchian au Panthéon : l’aboutissement d’un long combat

Le 18 juin 2023, après de longs mois de silence, le président de la République annonce, par un communiqué, sa volonté d’honorer le héros. Pierre Ouzoulias lui soumet alors une idée : que la double nationalité franco-arménienne lui soit accordée de façon posthume par les deux parlements. Emmanuel Macron refuse, « pour des bonnes raisons », admet le communiste : Missak Manouchian entre au Panthéon comme il a vécu, en apatride.

C’est aux alentours de 20 heures, après un hommage populaire organisé dans l’après-midi par le PCF et la CGT, que Missak Manouchian rejoindra le caveau numéro XIII pour l’éternité. Auparavant, porté par des soldats de la Légion étrangère et surmonté d’un drapeau français, son cercueil aura emprunté la légère pente de la rue Soufflot. Au lieu de tourner à gauche, il continuera tout droit, sous les blanches colonnes du Panthéon….

 

Emilio Meslet

 

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Communique de la FD/VAR/PCF et de la section PCF /Seyne : MANOUKIAN

Peut être une image de 2 personnes et texte

 

 

 

 

Madame, Monsieur,

Le 21 février prochain, Missak Manouchian fera son entrée au Panthéon aux côtés de Mélinée Manouchian, 80 ans après avoir été fusillé au Mont-Valérien auprès de ses camarades du Groupe Manouchian.Cette panthéonisation constitue un évènement majeur : elle est une reconnaissance, mieux, une réparation et une réhabilitation du rôle fondamental joué par les étrangers.ères qui ont courageusement libéré la France du fascisme et de l’oppression nazie.

La Fédération du Parti communiste du Var s’inscrit pleinement dans cet hommage national et organise à ce titre une grande journée mettant en avant les étrangers.ères en Résistance dans le sillage du couple Manouchian, le samedi 24/02 à la Bourse du Travail de La Seyne/Mer.

Nous serions assurément honorés que cet évènement reçoive la couverture médiatique qu’il mérite, vu sa résonnance nationale.

Nous vous joignons ainsi un dossier de presse complet de même que l’affiche officielle de l’évènement, pour une annonce de cette journée via vos différents supports.
Nous restons de même à votre entière écoute afin de convenir de votre passage, le jour J, pour un reportage.

Gérard Streiff, journaliste & essayiste, nous fera notamment l’honneur de sa présence pour une rencontre/dédicace autour de son récent ouvrage consacré au couple Manouchian.

Vous trouverez à ce lien la programmation complète de cette journée :

http://www.pcf83.fr/manouchian-24-fevrier/

Très cordialement

Pierre Daspre
Secrétaire fédéral PCF Var

Cyril Reliaud
Secrétaire de section PCF – La Seyne/Mer

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GAZA : Assez de crimes de guerre           

Netanyahou – Cartooning for Peace

 

GAZA : Assez de crimes de guerre   ….Netanyahou hors-la-loi

 

Indifférent aux mises en garde bien tardives de l’occident, E-U en tête, Netanyahou a promis d’éradiquer le Hamas…à moins qu’il ne le renforce aux yeux des Palestiniens qui vivent l’enfer. Ils sont autour d’un million et demi, coincés à Rafah, privés de tout, subissant un véritable déluge de feu, femmes et enfants en majorité. Insoutenable. L’état-major du Hamas y serait replié alors qu’il est sensé se trouver en Egypte depuis mardi où se tiennent des négociations au plus haut niveau, en vue de…cesser le feu.  On les espère constructives.

 

L’Afrique du sud a saisi à nouveau la Cour de Justice internationale pour qu’elle constate qu’il y a bien violation de la convention sur le génocide. L’amplification du désastre promis par Israël sur le million et demi de civils conforte l’intention génocidaire tant ce qui se passe, l’est de manière délibérée par la volonté proclamée de la fraction d’extrême-droite du gouvernement israélien, sourde à tous les appels, y compris de ceux qui lui fournissent armes et munitions à la demandeet qui continuent !

 

De leur côté, Madrid et Dublin ont saisi la Commission européenne pour évaluer si Israël remplit ses engagements en matière de droits humains dans le cadre de l’accord d’association. Longtemps inconditionnels d’Israël, les 27 sont partagés sur le financement géré par l’UNRWA (ONU) destiné aux réfugiés sur leur propre sol, une moitié de l’UE a cessé de payer sa quote-part, au prétexte que 12 salariés (sur 13 000) auraient participé aux massacres du 7 octobre. Ils ont été immédiatement licenciés. Une enquête est ouverte par le secrétariat général de l’ONU.

 

Ce jeudi matin les dirigeants de l’Australie, du  Canada et de la Nouvelle Zélande viennent ensemble d’exhorter Netanyahou à ne pas s’engager dans cette opération terrestre catastrophique…il n’y a nulle part où aller pour les civils”

 

C’est que l’opinion mondiale occidentale est en train de changer de camp, on ne peut plus se voiler la face : la légitime défense évoquée par Israël au lendemain du 7 octobre ne peut pas justifier 4 mois de “nettoyage ethnique” s’en prenant à la population civile et faisant plus de 28 500 morts dont plus de 11 000 enfants et des dizaines de milliers de blessés à vie pour la plupart ! Comme quoi, les terroristes ne  sont pas que d’un côté. Côté Israël on a même entendu un haut responsable dire : “nous combattons des animaux !

 

Il est de plus en plus clair que leur but c’est de rayer Les Palestiniens de la Palestine ! Et ainsi rendre impossible la co-habitation de deux Etats si leurs dirigeants ne renoncent pas à la disparition de l’autre. Ce qui ne justifie pas la colonisation ininterrompue de la Cisjordanie par Israël et sa volonté de gérer la bande de Gaza et d’en refouler tous les Palestiniens.

 

On en est là “grâce” à l’aide américaine et occidentale considérable : ils n’ont jamais envisagé la moindre critique, la moindre sanction pour atténuer la velléité dominatrice colonialiste et guerrière d’Israël qui est une enclave occidentale au coeur du Moyen-Orient.

 

Les dirigeants des pays arabes -pas les populations mobilisées quotidiennement-, gagnés à la mondialisation capitaliste du commerce, ont  relâché leur solidarité, leur aide diplomatique et politique, de manière diverse. Certains avaient signé à Washington les accords d’Abraham proposés par Trump le 15/9/ 2020, de coopérations dans divers domaines entre Israël et les Emirats arabes Unis, le Bahrein, rejoints par le Soudan et le Maroc. Lors de la signature, Netanyahou avait déclaré que “l’annexion de la Cisjordanie est simplement « reportée » et qu’Israël n’y a  pas renoncé ». Il y pensait bien avant le 7/10/2023. Il n’y a rien d’antisémite à dire cela.

 

Mercredi 14, d’après Le Monde, Macron a dit avoir téléphoné à Netanyahou pour que cesse l’offensive israélienne à Rafah, qui ne pourrait qu’aboutir à un désastre humanitaire d’une nouvelle magnitude, comme à tout déplacement forcé de populations, qui constitueraient des violations du droit international humanitaire et feraient peser un risque supplémentaire d’escalade régionale...

 

Il a plaidé “l’extrême urgence qu’il y avait à conclure, sans plus de délai, un accord sur un cessez-le-feu qui garantisse enfin la protection de tous les civils et l’entrée massive de l’aide d’urgence…»  On ne saura pas ce que Netanyahou a répondu, éventuellement. Sauf par son compte X : « Nous combattrons jusqu’à la victoire complète, ce qui implique une action puissante à Rafah...

De quoi motiver les Toulonnais.es ce samedi 17/2 place de l’Opéra

Nos “élites” dirigeantes,  nos inconditionnels de longue date d’un Etat conquérant gangréné par son aile d’extrême-droite ultra-nationaliste, doivent se rendre à l’évidence. Le choix n’est pas entre Israël (version Netanyahou ) et le Hamas mais entre le peuple de Palestine et celui d’Israël qui se reconnaissent mutuellement sur leur territoire d’avant la colonisation.

 

A cause de l’Occident, évitera-t-on le pire  ? Nous le souhaitons ardemment bien sûr.

 

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

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Attal à l’attaque…

                   Dessins de presse - Illustrations : ICONOVOX - Source d'iconographie                  

 

Attal à l’attaque…

 

Ses cibles : les salariés.es, les chômeurs, les retraités, les immigrés, les mal logés, les sans-abri, les services publics, les protections sociales…Pas un mot sur les dividendes records des multinationales qui devraient contribuer à réduire les déficits publics.

Un mois après son choix de 1er ministre, Macron a, enfin, remanié son gouvernement. Non sans mal, ce qui va fragiliser davantage la “majorité” toute relative dont il dispose. Bayrou refusant d’y participer pour cause “d’absence d’accord profond sur la politique à suivre” et le camouflet d’avoir été contraint par les réactions populaires -et d’abord chez les enseignants- de renoncer à maintenir à ce poste de ministre de l’Education nationale, Amélie Oudéa-Castéra, aux multiples casseroles qui avait été nommée et protégée par Macron et Attal en toute connaissance de cause.

De passage à Toulon, Hollande s’est vu offrir ce jeudi 9/2, trois pages de VM pour cultiver sa courtoisie et son air bon enfant mais pas détaché de la politique. Neuf lecteurs lui posaient des questions, donc il a eu l’occasion de promouvoir la candidature de Glucksmann ratifiée par le PS pour les “Européennes”. Mais il n’aura pas eu de question sur pourquoi il a renoncé à se représenter et à laisser Macron prendre sa place et laisser croire que c’était l’homme de la situation alors que lui-même a pratiqué une politique libérale pour être en conformité avec l’U-E ? Au second tour s’est refermé le piège du barrage à l’extrême-droite.

Il a aussi expliqué que pour barrer la route au RN il faut un Ps qui ne suive pas son aile gauche “radicale” ! Ainsi justifie-t-il les alliances “sans les extrêmes” qui peu à peu glissent sur les idées les plus à droite, en même temps qu’il met un signe d’égalité entre “extrême-gauche et extrême-droite” ?!

C’est justement ce raisonnement qui, depuis plus de cent ans, empêche une gauche de transformation sociale de rassembler une majorité, sauf pour de faibles durées comme lors du front populaire et à la Libération.

Hollande non plus n’évoque pas le contexte de luttes de classes intenses entre le capital et le travail à l’échelle nationale et mondiale, comme si le libéralisme était l’unique système qui ne pouvait être dépassé. Dans la gestion au profit du capital, certainement. Au service du peuple c’est tout autre chose, à conquérir par les luttes, dans le pluralisme et la démocratie participative. Il y a urgence.

Un nouveau pôle de santé…privée à St Jean du Var

 La droite toulonnaise, bien mal en point, n’a pas attendu ni Macron ni Attal pour privilégier la santé et l’école privées. Coïncidence, le même jour, on nous confirme qu’un nouvel établissement privé de consultations médicales, DocCity, va entrer en service sous peu, à proximité des cliniques Saint-Jean et Saint-Michel également privées. Sous le libéralisme, on n’arrête pas le “progrès” qui consiste à faire de l’argent avec la santé des gens. Donc tendance à privilégier les pathologies les plus rentables.

La société parisienne propose aux médecins des locaux, clés en mains, ils se chargent de tout, c’est leur métier, même de trouver des clients. C’est tout à fait légal et cela permet disent-ils, de “soulager” les hôpitaux qui, eux, n’ont plus les moyens d’accueillir et de soigner dans de bonnes conditions. Des cliniques privées s’appellent  “Hopitaux privés” sans complexe mais n’ont pas les mêmes obligations sociales. La plupart ont un but lucratif.

Elles inspirent et s’appuient sur les critères de Macron et d’Attal, deux anciens membres du PS  qui, soudain, se décrètent ni de droite, ni de gauche. Comment ne pas troubler une partie de l’électorat populaire qui s’abstient de voter, se disant :”tous les mêmes” ou cèdent à l’argument “et si on essayait le RN” ? Lequel se place surtout sur les terrains de l’identité, de la sécurité, de l’immigration, de la chasse aux étrangers non européens et autres “destructeurs” de notre civilisation ! Toute haine, racismes et violences déployés.

Toujours à Toulon deux grands ensembles La Rode et Saint-Jean du Var viennent d’être labellisés QPV (quartiers prioritaires de la politique de la ville) c’est-à-dire quartiers reconnus habités par des personnes à bas revenus comparés à la moyenne du quartier, de la ville…qui donneront lieu à des dotations spécifiques.

Sauf que le discours d’Attal et la nomination d’un dénommé Kasbarian au logement  sonnent comme une provocation vis-à-vis des locataires et candidats à un logement social. D’autant que les préfets sont chargés de veiller à ce que les plus bas-revenus ne soient pas acceptés dans les QPV au prétexte de veiller à la mixité sociale.

Attal a proclamé qu’il allait “faire  évoluer le logement social pour qu’il réponde davantage aux classes moyennes” il proposera d’ajouter “une part des logements intermédiaires accessibles à la classe moyenne dans le calcul des 25%“. C’est ce qu’il appelle “soutenir le monde du logement social”.

Quant à son ministre au logement il est très connu des offices HLM, des acteurs sociaux et de la fondation Abbé Pierre dont le directeur des études y voit “un signal clairement négatif qui fait craindre une rupture en faveur d’une politique encore plus hostile aux plus pauvres…” Ce ministre est à l’origine d’une loi anti-squatts et anti expulsés. Il prévoyait même six mois de prison pour les mauvais payeurs !

C’est le moment de ne pas se laisser gagner par la fatalité et le sentiment d’impuissance mais de faire preuve de lucidité et de combativité pour résister à la démagogie, aux mensonges et aux “réarmements” qui nous sont promis pour faire de nous des adeptes de la “ servitude volontaire”, chère à La Boétie, ou du retour des pires régressions humaines.

La France a des traditions révolutionnaires dont elle peut être fière. Elles  ne sont pas à brader sur les sacro-saints marchés.

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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MM BICAIS/Conseil Municipal  ou Pugilat municipal ?

 

MM.BICAIS/Conseil Municipal ou Pugilat municipal ?

A la Seyne sur mer, chaque jour, nous découvrons les arcanes de cette majorité municipale  ou bien les affres des entre soi ?

Aujourd’hui sur Var matin /BICAIS  nous apprenons  des luettes intestines ou plutôt le scénario  entre l’adjoint  à l’urbanisme et un élu d’opposition de droite qui se réfère  à des questions personnelles mais qui n’ont rien à voir avec la gestion municipale. Aujourd’hui nous apprenons  la privatisation  du patrimoine culturel : le fort napoléon avec la privatisation du cadre idyllique  de BARBAN pour la suite ..,

HIER nous apprenions la privatisation de la piscine sous DSP, et elle est toujours fermée ?

Hier  c’était le patrimoine municipal livré au privé en ce qui concerne le Fort Napoléon laissant le service municipal de la culture un peu plus orphelin.

Hier nous apprenions que l’atelier mécanique avec cinéma était abandonné et réduit à un spectacle «  lumières et  vidéos   ? » Pauvre Seyne

Hier nous constations  la précarisation de la maison des services publics  avec  en soutien de larges bandes de population pour affirmer  qu’ils ne  veulent pas sa disparition avec le PCF et la CGT !

Aujourd’hui nous constatons  l’appauvrissement de la discussion en interne mairie  avec  les responsables  syndicaux ?

Aujourd’hui nous constatons le peu et le manque de moyens  à rénover le patrimoine  Municipal.

Aujourd’hui jour hui nous constations de cette municipalité de droite  hétéroclite la volonté de ne régler aucune problématique lié à l’intérêt général des seynoises et seynois.

Aujourd’hui nous constatons  que les priorités sont  loin du bien commun municipal.

Aujourd’hui nous réalisons que les priorités municipales de cette équipe  sont toutes tournées vers le sud de la ville  laissant le centre-ville  et le Nord en attente, voir  abandon. ;;

Aujourd hui les oppositions sont malmenées.

Aujourd’hui la mairesse fait régner un climat  qui est de plus en plus antidémocratique.

Aujourd’hui les logements sociaux  à la Seyne sur mer   sont à l’arrêt  de construction  voir régresse et donc à  l’opposé des besoins en mal  logements.( moins 2 % )

Aujourd’hui les associations sont dans l’expectative.

Aujourd’hui le service culturel  est en survie  voir  +  par  l’ouverture  aux délégations au privé

Aujourd’hui. À suivre.

 

Voilà quelques exemples pour comprendre le fond politique, prendre conscience de ce retour  réactionnaire de ce pouvoir communal  aux mains d’une seule personne  qui tire toutes  les ficelles

Au final ce théâtre affligeant  n’est que le résultat  de choix libéraux d’une seule personne  adossé à un besoin  de pouvoir absolu

Pour la Gauche rassemblée  l’actualité est frappante et les réponses doivent s’organiser non pas parfois mais  tout le temps comme le fait la section PCF/  la Seyne sur mer.

Retrouvons des partis de gauche  combatifs ..

L’espoir  n’est pas que dans les faits que nous dénonçons mais bien plus dans les consciences qui agissent  sur les terrains politiquement  qu’elles soient dans les partis, associations, syndicats ou  citoyennes..

La Seyne doit revivre  dans notre république localement, dans le progrès pour toutes et tous    et dans le vivre ensemble.

« Le temps n’attend pas »  LENINE

 

 

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De nouveaux mauvais coup par le COUPLE ATTAL/MACRON !

KAK_Attal Education Ministre des classes moyennes_web

 

Objet : Lu dans L’HUMANITÉ, Les chômeurs dans la pauvreté et Qui sont « les manifestants du lundi » ?  (2 articles)

Allocation de solidarité spécifique : comment le gouvernement va plonger les chômeurs dans la pauvreté….

En s’attaquant à l’allocation de solidarité spécifique, le filet de sécurité destiné aux chômeurs en fin de droits, pour la remplacer par le revenu de solidarité active, l’exécutif poursuit sa politique délibérée de précarisation des chômeurs et de démantèlement de l’assurance-chômage. Leur horizon : le contre-modèle allemand.

Selon les derniers chiffres de la Drees, le service statistique ministériel, datant de fin 2022, 322 000 personnes sont bénéficiaires de l’ASS, une allocation créée en 1984 et destinée à des privés d’emploi ayant épuisé leurs droits au régime d’assurance-chômage (dix-huit mois d’indemnisation au maximum pour les moins de 53 ans).

© Bruno Levesque / IP3 Paris

On peut reprocher beaucoup de choses à Emmanuel Macron, mais pas de manquer de constance :

Après avoir entamé son premier quinquennat en expliquant aux chômeurs qu’ils n’avaient qu’à « traverser la rue » pour retrouver du boulot et poursuivi en menant les réformes les plus régressives de l’histoire de l’assurance-chômage, le voici qui relance son second mandat en rouvrant le chantier de démolition.

Lors de son discours de politique générale du 30 janvier, le premier ministre Gabriel Attal a annoncé qu’il comptait supprimer l’allocation de solidarité spécifique (ASS), filet de sécurité destiné aux chômeurs en fin de droits, pour la remplacer par le revenu de solidarité active (RSA).

Vu de loin, cette mesure peut paraître purement technique. Il n’en est rien : les quelques phrases prononcées à l’Assemblée nationale par le premier ministre, assorties du couplet de rigueur sur la nécessité de « chercher un modèle social plus efficace et moins coûteux », ont dû faire trembler environ 322 000 personnes.

L’allocation de solidarité spécifique, c’est 18 euros par jour, soit environ 540 euros par mois….

Selon les derniers chiffres de la Drees (le service statistique ministériel), datant de fin 2022, c’est le nombre de bénéficiaires de l’ASS, une allocation créée en 1984 et destinée à des privés d’emploi ayant épuisé leurs droits au régime d’assurance-chômage (dix-huit mois d’indemnisation au maximum pour les moins de 53 ans). Le montant de l’ASS n’a rien de somptuaire : 18 euros par jour, soit environ 540 euros par mois ; 58 % des bénéficiaires ont 50 ans et plus. « Les chômeurs de longue durée qui perçoivent l’ASS sont souvent des seniors, confirme la sociologue Claire Vivès. Le gouvernement part d’un problème réel (le chômage des plus de 50 ans), mais rend les personnes qui le subissent responsables de leur situation, plutôt que de remettre en cause, par exemple, le comportement des employeurs. »

Le basculement programmé de ces personnes au RSA risque de faire des dégâts pour au moins deux raisons. La première, c’est que les personnes à l’ASS cotisent automatiquement pour leur retraite, contrairement aux bénéficiaires du RSA. La seconde, c’est qu’il est plus facile pour une personne en couple de percevoir l’ASS, même si son conjoint travaille. Pour le dire autrement, un chômeur vivant avec une personne payée au Smic peut toucher l’ASS, mais n’aura pas le droit au RSA si l’ASS vient à être supprimée. Selon les calculs de l’économiste Michaël Zemmour, la décision de Gabriel Attal pourrait faire perdre entre 100 et 150 euros par mois à un ménage dont un des conjoints travaille au Smic, soit 5 à 10 % de ses revenus.

Chômage : le gouvernement charge les seniors pour justifier son échec

Au fond, cette décision s’inscrit dans le droit-fil de la politique macroniste de démantèlement de l’assurance-chômage menée tambour battant depuis 2017. Cette politique s’appuie à la fois sur un présupposé idéologique (le mythe du chômage « volontaire » ), un objectif financier de réduction de la dépense publique et un mot d’ordre implicite, selon lequel un travailleur précaire vaut mieux qu’un chômeur indemnisé. « Il s’agit de rendre la situation des salariés plus enviable que celles des chômeurs, mais sans augmenter les salariés, résume la sociologue Claire Vivès. Ce qui revient en fait à dégrader les conditions de vie des chômeurs, tout en mobilisant un discours glorifiant la ”dignité“ du travail. »

« Mais qu’est-ce que les chômeurs ont fait à Macron ? »

Dans l’histoire de la Ve République, aucun pouvoir ne s’était attaqué à l’assurance-chômage avec un tel systématisme. Les gouvernements macronistes ont joué sur tous les paramètres : dégressivité des allocations pour les cadres (entrée en vigueur en juillet 2021) ; modification du calcul de l’allocation (octobre 2021) ; durcissement des conditions d’accès (décembre 2021) ; réduction de 25 % de la durée maximale d’indemnisation pour les nouveaux inscrits (février 2023). Avec un double objectif : faire baisser le nombre d’inscrits et réaliser des économies.

La dernière réforme, entrée en vigueur en février 2023, va faire « économiser » 4,5 milliards d’euros par an à l’assurance-chômage. Selon les estimations de l’Unédic, le nombre d’allocataires indemnisés chuterait mécaniquement de 12 % à horizon 2027, soit environ 300 000 personnes en moins. Sans indemnités, des milliers de chômeurs seront poussés à accepter n’importe quel boulot, ce qui n’est peut-être pas pour déplaire à l’Élysée : après tout, Emmanuel Macron s’est fixé pour objectif d’atteindre le plein-emploi en 2027, mais sans préciser les modalités pour y parvenir.

Le chef de l’État n’a pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Lors du récent sommet de Davos, il a redit son intention d’ouvrir « un deuxième temps sur la réforme de notre marché du travail en durcissant les règles de l’assurance-chômage ». De quoi susciter une levée de boucliers généralisée parmi les syndicats. « Mais qu’est-ce que les chômeurs ont fait à Macron ? » fait mine de s’interroger la dirigeante de la CFDT, Marylise Léon, tandis que Sophie Binet, son homologue de la CGT, prévient l’Élysée que « si, encore une fois, il s’agit de remettre en cause les droits des travailleurs », ce serait « un casus belli ».

Emmanuel Macron a souvent vanté les mérites de la « flexisécurité » danoise, mais le « modèle » allemand l’inspire au moins autant. C’est probablement un hasard, mais Gabriel Attal a annoncé le prochain tour de vis en moquant « le droit à la paresse » devant les députés : c’est en dénonçant ce même « droit à la paresse » que le chancelier Gerhard Schröder préparait les esprits, dès 2001, aux réformes du marché du travail. En 2005, la loi Hartz IV (du nom de l’ex- DRH, Peter Hartz) prévoit que les chômeurs ne seront plus indemnisés que pendant douze mois (contre trente-six mois au maximum auparavant), pour basculer ensuite sur une indemnité forfaitaire très faible. Par ailleurs, les contrôles sont durcis.

Il est difficile de ne pas percevoir l’écho de cette politique (au moins dans son esprit), dans les récentes mesures macronistes : réduction de la durée d’indemnisation, remplacement de l’ASS par le RSA, renforcement du contrôle des chômeurs. Reste que la comparaison avec l’Allemagne est cruelle. C’est précisément au moment où la France s’engage dans cette voie pied au plancher que le voisin allemand fait prudemment machine arrière : il y a quelques semaines, Hartz IV a été édulcorée par la coalition au pouvoir.

Cyprien Boganda

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Le RN au sommet de l’ignoble

Le RN au sommet de l’ignoble

Les places de prison compteront pour des logements sociaux !!

Incroyable mais vrai…Le député de la 8è circonscription du Var, Philippe Schreck a déposé  une proposition de loi datée du 17-10-23 signé par son groupe, destinée à “faciliter et à accélérer la construction de nouveaux établissements pénitentiaires.”

 

Mais son objet vise à faire entrer les constructions de ces lieux de détention dans la loi SRU ! Dès les articles 1 et 2 c’est écrit en toutes lettres (1)

 

“L’article 1er permet de comptabiliser les établissements pénitentiaires au titre des logements relevant de l’article L. 302-5 du code de la construction et de l’habitation (article 55 de la loi SRU). Il s’agit d’une mesure incitative dans un contexte de raréfaction du foncier et alors que le non-respect des quotas de logements sociaux entraîne de facto des retenues financières sur la dotation globale de fonctionnement de certaines communes qui pourraient pourtant être retenues pour accueillir un projet pénitentiaire. Pour les mêmes motifs,

 

L’article 2 permet d’inclure les établissements pénitentiaires dans les logements entrant dans le calcul de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale. L’objet de cet article étant de permettre au Gouvernement de respecter ses engagements, il lui est demandé de lever le lever le gage.”

 

D’ailleurs il n’y a que 3 articles, le fond c’est d’emboiter le pas de la plupart des maires de droite et RN pour en finir avec la loi SRU qui prévoit de construire 25 % de logements sociaux, loi qu’ils refusent d’appliquer préférant payer les amendes s’ils ne prévoient pas un calendrier sur plusieurs années !

 

Et pour y arriver plus vite ils ont trouvé ce moyen ignoble (et dérisoire) de satisfaire ces maires qui ne veulent pas construire pour les catégories sociales les plus modestes, de plus en plus en souffrance. Elles ne peuvent pas accéder à la location privée, encore moins à la copropriété qui stagne en raison de l’inflation et du coût du crédit.

Ils disent à travers cette initiative, tout leur mépris vis-à-vis de ces catégories sociales défavorisées -qui représentent 70% des ayant-droit à un logement social- et qu’ils ne veulent plus recevoir dans un département  voué au tourisme de luxe et à un habitat de classes… “Supérieures” ?

Considérer par ailleurs qu’un habitat de détention peut équivaloir à un logement social sent la comparaison insupportable avec du racisme social : une cellule de prison égale un logement !!! Quelle honte de suggérer que ce sont les quartiers populaires qui alimentent les prisons !

 

Et dire que des gens puissent se laisser prendre au discours policé du RN qui laisse croire qu’il résoudra les crises,  qu’il fera mieux que les politiques libérales de la droite et du social-libéralisme. Il veut prendre leurs places pour aller plus vite dans le même sens : tout pour le capital et les très riches.

 

Qu’on regarde du côté de Trump, de Poutine, de Miéli, le fou de l’Argentine et quelques autres, le FN les admire et les soutient. Cela nous rappelle les années 30, la montée du fascisme en Europe, jusqu’en Allemagne qui commence à en prendre la mesure.

Assez de beaux discours et de bonimenteurs. Comme par hasard, Attal dans le sien a fait un gros cadeau aux maires et au RN récalcitrants : il a ouvert le logement social aux classes moyennes ce qui baissera automatiquement le nombre des logements les plus sociaux qui manquent cruellement. La fondation Abbé Pierre s’en indigne fortement.

Plus il y a de pauvres et de précaires, plus il y a d’inégalités…et de très riches, toujours plus riches ! Cherchez l’erreur.

Ne laissons pas banaliser les fantômes de leurs grands-pères qui voulaient prendre l’Assemblée nationale le 6 février 1934. On a vu le fascisme au pouvoir à l’oeuvre  par la suite.

 

René Fredon

 

(1) https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/16/textes/l16b1764_proposition-loi.

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Colère des Agriculteurs : FNSEA et JA suspendent le blocage des routes  ..

   

 

Colère des Agriculteurs : FNSEA et JA suspendent le blocage des routes

 

https://actu.orange.fr/france/colere-des-agriculteurs-la-fnsea-et-les-jeunes-agriculteurs-appellent-a-suspendre-les-blocages-magic-CNT000002c0EN5.html      

 

Satisfaits des gages et des avancées tangibles du gouvernement...” les présidents de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs ont annoncé jeudi au cours d’une conférence de presse à à 15 h, qu’ils appelaient à arrêter les blocages de routes, alors que les manifestants se disaient près à encercler la capitale et parlaient même de pousser les tracteurs jusqu’à Bruxelles où l’essentiel se décide.

 

Ce que les puissants présidents ont confirmé, lançant un” haro sur la surdité de l’Europe” tout en disant “L’europe c’est notre avenir“…Quelle Europe ?  Celle où domine le libéralisme ? Ils la soutiennent, c’est le fond de toutes nos colères et de leur proximté avec Macron-Attal.

 

Ils essaient de ne pas perdre la confiance de la majorité des manifestants révélant leurs conditions de vie et de travail qui ne leur permettent pas de vivre décemment.”Il y a des choses qui ne sont pas au rendez-vous et qu’il faudra éclairer...” C’est ça, on verra plus tard, tout en appelant à cesser le mouvement, “il faut changer de formes d’actions…Ils sentent monter la colère des agriculteurs, leur détermination, les convergences de luttes qui se profilent avec les salariés.es des autres secteurs de l’économie eux-aussi en perte de pouvoir d’achat.

 

Attal veut en finir avec le SMIG comme avec l’alignement des salaires sur les prix, rien que ça ! Finies les accolades avec les forces de l’ordre d’une tolérance des plus suspecte qui laissait M. DARMANIN  se détendre en famille pendant qu’il testait les “bonnes” causes des mauvaises !

 

Les indispensables paysans -sans aucun doute- qui nous nourrissent et protègent notre environnement mais aussi la désertification de nos territoires  que d’aucuns opposent à d’autres défenseurs de la nature qui luttent contre des projets préjudiciables à nos sites, à leur survie, à notre environnement, à notre santé alimentaire mais pas que…

 

A la décarbonations de notre consommation, de l’air que nous respirons, de nos modes de productions y compris agricoles qui ont massivement disparu avec le faux “libre échange” qui oppose tous les producteurs et salariés locaux à la concurrence internationale forcément dévastatrice à terme pour les petites “unités” face à de gros investisseurs plus financiers qu’agriculteurs.

 

Les salariés de l’industrie et des services mieux rémunérés et protégés par leur concentration dans leurs entreprises et dans les villes, voient se dégrader leur niveau de vie pour les mêmes critères de gestion inégalitaires. Le ratio des agriculteurs familiaux ou salariés bat tous les records rapporté au temps de travail et à leurs moyens d’existence, à leurs contraintes de toutes natures s’agissant d’une activité aussi déterminante pour chacun et pour le pays.

 

Elle est sérieusement dévalorisée quand, en plus, on pense aux retraites qui, pour le plus grand nombre, les attend et plus encore les femmes. Ils nous l’ont fait mieux comprendre.

 

La consigne aura-t-elle satisfaite et suivie par les  milliers de manifestants particulièrement motivés ? On ne tardera pas à le savoir. La Confédération paysanne a appelé à “poursuivre la mobilisation” car “la question fondamentale du revenu n’est toujours pas prise à bras-le-corps par le gouvernement”. La “coordination rurale”, indépendante des syndicats, est partagée : “pourquoi céder si vite, on n’a rien obtenu ?” Le risque existe que les promesses  très vagues tardent à se concrétiser ou à ressembler à des chèques en blanc. La déception et la colère n’en seraient que plus fortes.

 

Cela pourrait se payer aux élections européennes prochaines. Mais si le mouvement paysan s’était renforcé et/ou avait dégénéré, l’attelage fragile Macron-Attal l’aurait aussi payé.

 

Il devient clair que, contrairement aux provocations policières envers les salariés.es en lutte, le pouvoir avait lâché la bride aux manifestants à condition que leurs représentants se montrent calmes pendant une durée raisonnable et que leurs engagements soient tenus.

Ce qui devrait l’être c’est d’abord ce que le gouvernement leur a promis.

René Fredon

https://actu.orange.fr/economie/levee-de-blocages-mais-certains-agriculteurs-veulent-poursuivre-le-mouvement-CNT000002c1GmE.html

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Oudéa-Castéra contre-attaque

 

Amélie Oudéa-Castéra, au cœur d’une polémique sur la scolarisation de ses enfants, inspire Chaunu.

Oudéa-Castéra contre-attaque

Tout juste après le discours volumineux et creux de G. Attal, mardi 30 janvier, sa remplaçante à l’EN,  Mme Oudéa-Castéra au micro de BFMtv a tenu à confirmer qu’elle était prête à honorer sa fonction, regrettant  que “même au sein du Parlement, on voudrait faire de moi le symbole d’une caste privilégiée à combattre, à abattre”…

Décidément, plus elle parle plus elle s’englue. Que n’a-t-elle pas démissionné comme elle l’avait dit, pour nous apitoyer ? Il n’est pas trop tard. Elle a préféré suivre les conseils des chefs : la voilà victime de celles et ceux auxquels elle avait dû faire des excuses publiques pour ses paroles inadmissibles au lendemain de sa nomination au poste de ministre de l’Education nationale, le 11 janvier !

A tel point que les principaux syndicats d’enseignants (1) ont appelé à la grève ce 1er février pour des hausses de salaires, la démission de la ministre et contre les mesures annoncées par le gouvernement.

Les déclarations d’Amélie Oudéa-Castéra, qui a justifié l’inscription de ses enfants dans le privé par “des paquets d’heures pas sérieusement remplacées” dans le public, ont laissé des traces”, souligne Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, premier syndicat du second degré (collèges et lycées)… “On sent une grande colère avec le sentiment d’être baladés par l’exécutif, qui “se soucie assez peu du quotidien des enseignants…”

 

Quant à incarner “un symnbole de la caste des riches”, malheureusement elle n’est pas seule mais elle est beaucoup plus privilégiée que ce que nous en avons dit.

Avant d’être nommée ministre elle était directrice générale de la FFT (fédération française de tennis) de mars 2021 à mai 2022. Coïncidence la commission d’enquête sur les défaillances de fonctionnement au sein des fédérations sportives “archaïsme, omerta, entre-soi, gouvernance…) a pointé le salaire de l’ancienne tenniswoman avant qu’elle ne soit nommée “ministre de la Jeunesse et des Sports…Elle touchait 500 000 euros brut/an ! Ce que la commission a considéré “très élevé, anormal…” pour des associations. La commission avait demandé en février 2022 de reconsidérer les plus hauts salaires.

Mme Oudéa-Castéra n’allait pas brader son standing (35 à 40 000 euros/mois). Ce n’est pas sa faute si elle est née dans un milieu très aisé, père directeur de Publicis et mère DRH, mari directeur de la Société générale puis PDG de Sanofi depuis mai 2023. Il fut conseiller de Sarkozy au ministère du budget…

A part ça, elle ne supporte pas qu’on la prenne pour ce qu’elle est, socialement : de la caste des riches. Elle fait rigoler d’elle. Elle démontre qu’on ne vit pas dans le même monde. Il lui est naturel que les “très riches” veillent à leurs intérêts personnels selon leur modèle, le capitalisme , dont ils ne parlent que comme  facteur de progrès technologique, politique et social respectant leur propriété privée matérielle et immatérielle.  Ils y tiennent vraiment. Il n’ y a que leurs profits qui augmentent par ces temps de crises multiples…pour les autres.

 

Que leurs politiques d’austérité fassent des ravages et génèrent pauvreté, précarité, injustices , inégalites et régressions sociales flagrantes, ils le savent mais ne le subissent pas. Ils sont largement sécurisés, du moins matériellement et pour plusieurs générations qui n’auront qu’à protéger “leur” patrimoine? Tant pis si on parlera davantage de guerres que de paix.

C’est justement de modèle qu’il faut changer -ça ne se fera pas du jour au lendemain- sans quoi il ne peut y avoir de véritable changement. A droite, RN compris, on n’en parle jamais.  Une partie de la gauche est hésitante à répondre à ces questions : quels droits et pouvoirs nouveaux pour les citoyens et les salariés pour partager les richesses qu’ils produisent et qu’ils veulent gérer sans intermédiaires privilégiés déjà très riches ?

Le discours d’Attal creuse le chemin du passé qui nous mène dans le mur. On n’attendait rien, on n’est pas déçus.

 

René Fredon

 

 

(1) (FSU, CGT, FO, SUD Education, UNSA Education, SGEN CFDT)

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Oudéa-Castéra…encore là !

La polémique Oudéa-Castéra et la colère des agriculteurs inspire Chaunu.

 

Oudéa-Castéra…encore là !

 

Son mensonge délibéré lui est revenu comme un boomerang. Il a révélé d’énormes scandales qui en disent long sur sa conception de la laïcité : sa critique d’une école publique pour les “paquets d’heures non remplacées” a-t-elle osé, sa promotion d’une école privée catholique d’élite, “Stanislas”, objet d’un rapport de l’inspection générale de l’Education nationale pour des faits de sexisme et d’homophobie resté sur le bureau de son prédécesseur, Gabriel Attal qui était à ses côtés au lendemain de sa nomination au poste de ministre de l’Education nationale en plus de celui de ministre de la Jeunesse et des Sports, des JO et paralympiques !

 

Elle a reconnu son mensonge pour justifier son changement d’établissement vers le fameux lycée “où ses enfants se trouvent bien et la qualité des savoirs assurée…” ! (1. sa déclaration)

 

Elle a voulu en limiter la casse, ce n’était qu’une maladresse, voyons. Non, trop tard, c’était un choix délibéré, son réquisitoire est indigne d’une républicaine laïque et plus encore de la ministre de l’EN ! Elle y avait mis le paquet, le  ton offensif, en écho à l’assurance dont font preuve ses deux mentors au sommet de l’Etat.

 

La voilà porte-parole des parents qui ont mis leurs enfants dans une école privée, c’est leur droit. De là à ce qu’une ministre de l’EN en fasse l’apologie en dénigrant l’école publique c’est inadmissible.

 

Si l’école publique va mal c’est  à cause des conceptions du pouvoir libéral et des moyens portés par la ministre. Personnels insuffisants, conditions de travail tendues, promotion de la concurrence entre établissements, entre enseignants, entre élèves pour être plus “performants” afin d’accéder à l’élite des décideurs. Le contraire de l’égalité des chances. Ils en sont au port de l’uniforme. Il vaudrait mieux mettre un enseignant devant chaque classe, en prévoyant les remplaçants. S’il en manque davantage dans le public c’est d’abord de sa responsabilité.

 

Madame évolue dans les hautes sphères de la société capitaliste. Ses valeurs boursières sont à la hauteur de ses ambitions. Jetons de présence, actions gratuites, assurances-vie…Tout y est dans sa déclaration de patrimoine. Un patrimoine estimé à 7 millions d’euros. Elle a de quoi mettre de côté, elle n’est peut-être pas milliardaire mais elle y pense.

 

Ses valeurs morales républicaines ont leurs limites. Vite, le patron a bondi à son secours, il ne supporte pas que son choix puisse être discuté, encore moins reconsidéré. C’est dire à quel point son orgueil dépasse ce qui semble tomber sous le bon sens car il ne s’agit pas d’une faute mais d’une question d’exemplarité et de crédibilité, à un tel poste.

 

Mesurant l’ampleur des dégâts en interne, l’ex directrice générale de la FFT est allée crier “au secours” à ses anciens collègues présidents de fédérations dont une partie a signé une tribune invitant à “prendre le temps de mieux connaître” la super ministre qui succède au ministre prodige qui, forcément, la soutient. Des anciens collègues qui ne pouvaient guère lui refuser un tel service…subventions obligent. (2)

 

La macronie est empêtrée dans le retoquage de sa loi sur l’immigration et surprise par la manifestation du monde agricole, soutenue par une très large majorité de Français.es. Des voix s’élèvent pour dire leurs inquiétudes se multiplier vu les choix d’austérié renforcés par Macron  peu enclin à l’autocritique et grand spécialiste du dire “blanc” le matin et “noir” le soir, sa définition du “en même temps” !

 

Madame Ouvéa-Castéra peut compter sur la confiance que lui témoigne son collègue de promotion à l’ENA. Il sait qu’il peut compter sur elle pour démanteler nos services publics à commencer par l’Education nationale. Elle a débuté par de hautes fonctions à la Cour des comptes puis chez AXA et Carrefour…

 

Son recyclage ne nous préoccupe pas. Son maintien à ce poste relève de la provocation, du mépris et de l’irresponsabilité.

 

René Fredon

 

 

(1)

https://www.francetvinfo.fr/sports/amelie-oudea-castera/video-la-nouvelle-ministre-de-l-education-justifie-d-avoir-scolarise-ses-enfants-dans-le-prive-par-des-paquets-d-heures-pas-serieusement-remplacees-dans-le-public_6299298.html

 

(2)

https://actu.orange.fr/politique/castera/prendre-le-temps-de-la-decouvrir-une-cinquantaine-de-dirigeants-sportifs-apportent-leur-soutien-a-amelie-oudea-castera-magic-CNT000002bRJKF.html