Var : rien n’est joué ! Un sursaut républicain se dessine pour barrer la route au RN

 

Avec ses 7 députés sur 8, le RN confirme dans le Var son implantion nationale. Il peut conquérir des villes dont Toulon, La Seyne, Six-Fours, La Garde….où ses candidats sont devant les remplaçants des sortants ou du maire comme c’est le cas à Six-Fours de peu, ce qui ne veut pas dire que le match est plié.

La gauche, par ses divisions, n’a pas atteint les niveaux espérés. Le RN continue d’absorber une  partie des électeurs LR et de ses cadres. Leur ancien président Ciotti a crée un micro-parti agrégé au RN, il devance, à Nice, Estrosi passé chez Macron, en même temps que Falco et Muselier. Ciotti n’a pas pour autant gagné.

 

A Toulon, H.Falco avait battu, en 2001, le FN d’alors au bilan désastreux puis il avait été réélu trois fois au 1er tour ! En 2020, il avait obtenu 61,3% des exprimés et 19 072 voix, avec 69,33% d’abstentions ! Énorme. Dimanche dernier, L.Lavalette a obtenu 42,1% et

24 696 voix, avec davantage d’exprimés et tout de même 42,05 d’abstentions

 

Les deux listes de droite qualifiées, issues de celle de Falco, J. Massi et M. Bonnus ont totalisé 45,05% et 26 574 voix, soit plus de 3 % et plus de 2 000 voix que la candidate RN. Le sénateur Bonnus s’est immédiatement désisté pour sa co-listière maire sortante.

 

Magali Brunel, tête de la liste de gauche PS-PCF-Ecologistes…ne s’est pas qualifiée au second tour, (8,32%), elle a exprimé la volonté de sa liste de contribuer concrètement par le vote à battre l’extrême-droite. La candidate LFI Isaline Cornil a obtenu 3,82% ? Il n’y aura pas de conseillers municipaux de gauche.

 

La politique n’est pas de l’arithmétique, il reste que des deux candidates finalistes, la candidate RN, qui avait laissé de côté son étiquette, ne peut compter sur aucun désistement.  Elle a essayé de compromettre celui qu’elle appelle si facilement « Michel «  Bonnus pour en faire un allié  proche en même temps qu’elle cherche à faire passer Josée Massi pour « une socialiste qui trahit son camp» ?! Tous les coups sont permis.

 

Dans son dernier tract, elle est au comble du ridicule : « je veux saluer mes concurrents et notamment Michel Bonnus pour sa belle campagne auprès des Toulonnais. Je connais l’attachement sincère que ses équipes et ses électeurs ont envers Toulon et à nouveau je veux leur tendre la main. » 

 

On mesure la démagogie manipulatrice de la « catho-traditionnaliste » née dans un milieu royaliste d’extrême-droite et ses engagements politiques au FN à la faculté de Bordeaux,  admiratrice de J-M Le Pen le négationniste anti-sémite qu’elle vénère toujours ainsi que ses méthodes musclées dont elle est imprégnée. Le GUD, groupe union défense, elle connaît. Il a été dissous en juin 2024 mais ses militants restent très actifs, à peine plus discrets.

 

Et elle pourrait devenir maire de notre ville ? Impensable mais pas impossible.

 

Elle aime tellement Toulon… mais elle sent aussi très bien que le barrage des républicains toulonnais authentiques peut et va, on l’espère, lui couper la conquête d’une grande ville que ses prédécesseurs FN avaient de surcroît mis à sac il y a 30 ans.

 

  1. Lavalette ne pense qu’à conquérir la ville, qu’elle n’habite même pas, elle est en mission pour gagner par n’importe quels moyens et atteindre un palier pour mieux conquérir l’Etat et y faire régner le néo-fascisme qu’on subit déjà, grâce à leur modèle américain dont elle ne parle pas en ces circonstances. Elle soutient le gangster de la Maison-blanche et son acolyte israëlien.

 

Raison suffisante pour que le plus possible de citoyens.es attachés à nos valeurs républicaines s’expriment et prennent la mesure de l’enjeu politique qui dépasse la dimension communale, indissociable d’un contexte guerrier des plus inquiétants, sur tous les plans dont le financement des collectivités locales.

 

A La Seyne, deuxième ville du Var, dont la maire LR, Nathalie Bicais avait été inéligible. Le candidat RN Dorian Munoz est en tête avec 35,30% et 8 332 voix, il devance le maire remplaçant Joseph Minniti, 15,91% et 3754 voix et un adjoint Cheik Mansour 13,25% et  3127 voix.

 

Seule la liste de gauche de Stéphane SACCO, 11,93%  a été qualifiée et se maintient audacieusement, les trois listes de gauche, certes en recul, représentent néanmoins près de 30% des exprimés. Encore faut-il une gauche unie. Comment se désister pour une droite très libérale et divisée pendant 6 ans, dès le début de son dernier mandat ce qui a fait le lit du RN ?

Les Seynois.es peuvent éviter le pire et s’unir dans le seul vote crédible pour barrer la route aux néo-fascistes ultra-libéraux, complices des criminels de guerre.

 

L’extrême-droite décomplexée est un danger existentiel.

 

 

René Fredon

Var : rien n’est joué!