Actualités

PCF : Europe, que faire!
Frédéric BOCCARA
économiste, membre du comité exécutif national du PCF
La campagne des élections européennes va être rude et exiger de bien conjuguer combat « contre » l’Europe néo-libérale actuelle et « pour » une autre Europe. Elle va exiger de conjuguer bataille pour la souveraineté des peuples, luttes nationales, et projet pour l’Europe.

Elle prend place à la sortie d’une intense mobilisation sociale sur les retraites, mais aussi à travers l’UE sur les salaires, au moment où se profile un nouveau tour de vis ultra-austéritaire, répressif et une possible crise financière.

Elle prend place après une expérience de masse où, durant la pandémie, tout le monde a expérimenté qu’une création monétaire massive, appuyant les entreprises peut avoir un effet considérable… Le problème est de faire comprendre que nous sommes en profondes difficultés ― inflation, poids de la dette, récession qui se profile, désindustrialisation, hyper-tension internationale ― parce qu’elle a finalement appuyé les profits et non l’emploi, la formation et les services publics. Les dirigeants européens, de la commission aux chefs d’Etat en passant par la BCE, veulent refermer ce « quoiqu’il en coûte », au motif ces crises. Ce faisant, ils vont les renforcer, décuplant l’austérité pour le social, l’emploi, les services publics, le potentiel d’efficacité tout en lâchant du lest pour le capital à chaque moment où ils craindront que la crise n’éclate pleinement. … Ceci, jusqu’où ? Difficile de le dire. Mais il est décisif d’alerter. Et donc d’éclairer, de faire comprendre. Pour mobiliser.

S’engage ainsi une nouvelle étape d’austérité. Macron se cache derrière l’Europe pour l’entamer et mobiliser pour le grand capital, tout particulièrement en récupérant l’aspiration écologique et à un autre monde, mais aussi en poussant son projet de flexibilisation massive du travail (« plein-emploi » néo-libéral) au nom des aspirations à un emploi pour toutes et tous.

Dans l’enchevêtrement des crises, les règles de la construction européenne actuelle mises en cause

La campagne se déroulera au moment où l’entremêlement des crises ― écologique, civilisationnelle, d’identités, et bien sûr sociale et économique ― amène une crise de la construction européenne et l’ouverture d’un débat dans l’UE sur de nouvelles règles et traités. Cet entremêlement des crises a conduit l’impérialisme étatsunien à se repositionner agressivement. Il contribue à fracturer le monde tandis que son dollar est de plus en plus mis en cause. Il y a absolument besoin d’une Europe non alignée et pacifique et l’Europe, comme la France, pourrait être un pivot avec le « sud global » où vit à présent la majorité de l’humanité.

Or, l’UE telle qu’elle fonctionne actuellement alimente ces crises. Les décisions de la BCE sont en train de la plonger en récession. L’UE elle-même est en crise : un changement de ses règles est à l’ordre du jour. Nous avons besoin de règles et d’institutions entre pays européens pour coopérer, pour financer ces coopérations et s’attaquer aux enjeux majeurs (climat, emploi, nouvelle industrialisation, culture, autre monde et autres relations avec le « sud global ») et non pas de règles de concurrence libre et non faussée.

L’Union Européenne vit aussi une crise démocratique et de représentation, accompagnée d’une exaspération sociale sur laquelle prospèrent toutes les extrêmes-droites.

La colère grandit ― emploi, services publics, pouvoir d’achat, industrie, délocalisations, concurrence anti-sociale avec l’Est, guerre. Cette colère ne doit pas être stérilisée, ni déviée. Elle peut se transformer en force pour changer l’Europe. N’écoutons pas les sirènes du découragement et du nationalisme, qui nous disent qu’on ne peut rien faire ! Bien au contraire, les peuples, notre peuple, s’interrogent comme jamais.

Cette campagne est aussi une opportunité pour poursuivre la bataille politique engagée dans le pays depuis la réorientation du PCF ― avec le 38ème congrès, puis la candidature de Fabien Roussel à la présidentielle ― et contribuer à installer notre projet de société dans le paysage politique et électoral. Notre originalité, c’est aussi d’avoir une vision radicale tout en proposant un chemin pour y arriver.

L’originalité communiste sur l’Europe, nous venons de la réaffirmer à notre congrès, c’est de proposer « une Europe union des peuples et des nations libres et solidaires, reposant sur la mise en commun des forces et des potentiels des différents pays qui la composent au service d’un modèle de progrès social, écologique, partagé, solidaire, d’émancipation démocratique, de coopération, de paix et de co-développement ».

L’entrée par « le social » est fondamental : nous voulons conquérir des pouvoirs sur l’argent, pour développer les services publics, les coopérations et récuser la concurrence libre et non faussée. Ceci aussi bien au sein de l’UE qu’avec le monde. Nous voulons une souveraineté populaire sur l’argent pour d’autres buts sociaux que l’Europe actuelle. C’est ce qui nous oppose au souverainisme, idée de droite, qui prétend qu’il faut avant tout un « État fort », qui sera au service du capital, et fait croire qu’il faudrait avant tout s’entendre avec notre bourgeoisie nationale ! Ni souverainisme national, ni fuite devant les sujets majeurs des moyens et des pouvoirs changement profond (au contraire des Verts et du PS). Mais pas non plus « renverser la table » et casser, à la Mélenchon, pour finir par ne pas faire grand-chose. Notre position est à la fois radicale et propose un chemin ! Il ne s’agit pas de laisser à d’autres ou dans la nature les électeurs qui, depuis la bataille contre le TCE, pour une autre Europe, puis le Front de Gauche, ont été sensibles à ce que nous avons développé, et à la bataille pédagogique sur la BCE effectuée à l’élection de 2012 grâce à notre apport.

L’originalité communiste c’est aussi d’affronter Macron sur sa récupération néolibérale des aspirations et des colères pour cacher les enjeux et orienter vers le capital. C’est de mener la bataille face à ses projets de fédéralisme renforcé accompagnés d’une austérité très dure pour le social et l’emploi, d’un appui financier accéléré au capital et au tournant vers une « économie de guerre », tout en « faisant de la mousse » sur l’écologie et la réindustrialisation.

Le PCF porte un projet sur l’Europe

Nous portons un projet original sur l’Europe. Un projet radical et émancipateur, de coopération ― et non de concurrence exacerbée ― de maîtrise démocratique et de mise en commun, au service d’un nouveau modèle social et écologique ambitieux. Une Europe de co-développement et non au service du marché et des profits, en phase avec l’orientation adoptée à notre 39ème congrès. Avec cette démarche nous pouvons construire des majorités sur des points importants de notre projet, comme notre proposition d’un fonds européen pour les services publics, démocratique et alimenté par la BCE.

D’où l’intérêt de députés européens, capables de s’opposer et de révéler, de mobiliser et de construire des rassemblements, voire des majorités.

Les européennes sont un enjeu très important pour donner à voir l’originalité communiste, notre projet mais aussi parce que les politiques européennes ont des effets très concrets : inflation attisée par la BCE, attaque contre les services publics (fret ferroviaire mis en cause par la commission européenne), austérité. Elles sont d’autant plus importantes que nous avons besoin de règles et d’institutions entre pays européens pour coopérer, pour financer ces coopérations et s’attaquer aux enjeux majeurs (climat, emploi, nouvelle industrialisation, culture, autre monde et autres relations avec le « sud global ») et non pas de règles de concurrence libre et non faussée.

Ce ne sera pas et ne doit pas être pour nous une bataille réduite à une bataille « d’image », mais une bataille de contenu précis et mobilisateur.

Il est d’autant plus nécessaire d’y avoir un candidat communiste que c’est une élection à la proportionnelle, dernière élection nationale avant les élections présidentielles, que la gauche est donnée avec plus de députés si les formations de la Nupes y vont séparément. Enfin, nous avons besoin de députés qui dévoilent, qui construisent des majorités partielles sur des sujets précis, qui sont un relais des luttes, mobilisent et aident les travailleurs à se rencontrer, se concerter.

Or une ligne stratégique persiste qui non seulement tend à opposer France et Europe ― alors que les deux sont traversées sur même enjeu, la domination du capital à combattre ― mais aussi donne à croire que nous ne pourrions rien faire. Nous avons d’ailleurs entendu certains dirigeants le dire quasiment ainsi au CN du PCF. Ce serait en outre un virage à 180 degrés vis à vis de notre électorat et des militants progressistes sur lesquels nous devons nous appuyer pour les mobiliser, et pour peser bien au-delà d’une conception électoraliste des élections.

L’entrée par « une France libre » n’emmène pas la bataille où il faudrait, alors que la question est : d’autres principes, d’autres règles en Europe.

Entrer dans la campagne européenne par le social

Nous devons imposer une « entrée par le social », dans la bataille européenne. Notre bataille doit donc être tendue vers cela : conquérir des pouvoirs sur l’argent pour d’autres coopérations, pour une nouvelle industrialisation, pour développer les services publics, pour l’emploi, le climat et la protection sociale et porter l’enjeu d’un autre monde.

On dit « c’est difficile » ? Mais c’est un processus politique. Une bataille. Il faut la commencer. IL y a un sens à donner : celui d’une autre Europe avec un but et un chemin.

En ce sens, notre proposition de Fonds européen est structurante. Elle doit avoir une place structurante dans la campagne, contrairement à la campagne européenne de 2019. Il est très important de faire connaître cette proposition à l’appui des luttes, contre les désespérances et pour combattre le souverainisme, illusion mortelle qui nourrit les nationalismes et détourne du combat face au capital comme de l’unité populaire nécessaire à travers l’Europe, et même le monde, pour d’autres pouvoirs et d’autres buts.

Au risque de répéter, il faut voir à quel point l’UE est en crise, à la fois les pays qui la composent et la construction européenne. Est donc à l’ordre du jour une remise à plat de ses règles. Au contraire de celles et ceux qui veulent désespérer, disant qu’il n’y aurait rien à faire rien à gagner, nous pouvons porter le fer et faire monter nos idées et avons une opportunité de mettre en cause de façon populaire le cœur financer la construction européenne, à savoir la BCE, sa politique et ses critères qui appuient le capital contre le social et l’écologie.

L’enjeu des européennes, c’est une bataille sociale de fond, pas une bataille de souveraineté nationale, mas de souveraineté populaire sur l’argent et sur les buts de son utilisation. Une bataille pour mobiliser, pas seulement pour un vote. Ce serait donc une erreur à la fois tactique (il ne s’agit pas d’élections présidentielles) et de fond que de prétendre que pour changer l’Europe il faut avant tout une « France libre », ou une « France forte et libre ». Ce serait fuir la bataille sur l’argent et sur le social. Changer l’Europe est notre projet. La résistance, la mobilisation et des propositions structurantes précises sont notre chemin, telles celle d’un Fonds européen démocratique et social pour les services publics, alimenté par la création monétaire de la BCE. Il est grand temps de la porter de façon populaire.

Nous voulons faire progresser l’exigence de « changer l’Europe pour répondre aux urgences sociales, climatiques, de paix et pour un monde de partage ».

Actualités

13 octobre: les organisations syndicales appellent à manifester
Augmentation des salaires

13 octobre: les organisations syndicales appellent à manifester

PUBLIÉ LE 30 AOÛ. 2023
Après le passage en force de la réforme des retraites, le pouvoir d’achat et l’augmentation des salaires, des pensions et des minimas sociaux sont toujours les revendications prioritaires pour le monde du travail. L’intersyndicale appelle à la mobilisation le 13 octobre contre l’austérité, pour les salaires et l’égalité femmes-hommes !
Imagette

 Un meilleur partage des richesses est impératif

Alors que les profits explosent dans la plupart des grandes entreprises, avec 25 000 millionnaires supplémentaires entre 2021 et 2022, la France devient médaille de bronze mondiale et se distingue des autres pays européens où leur nombre diminue, plus que jamais un meilleur partage de la richesse produite est impératif.

Des mesures ponctuelles et majoritairement financées par l’État sont insuffisantes pour répondre à l’inflation et l’augmentation des coûts tels que l’énergie, l’alimentation, le logement…

Les organisations de l’intersyndicale réaffirment ensemble que ce sujet nécessite une augmentation du SMIC et des politiques salariales dans les branches, les entreprises et la Fonction publique.

Les employeurs doivent ouvrir des négociations salariales à tous les niveaux.

Cette meilleure répartition des richesses au profit des salariés constitue également un levier puissant d’action pour la lutte contre les inégalités, notamment entre les femmes et les hommes.

Cette année encore, l’été a mis en lumière les conséquences dramatiques du changement climatique, avec des températures records relevées dans le monde entier, et la nécessité d’engager une transition écologique socialement juste.

Les impacts de cette transition écologique juste sont multiples et concernent à la fois les activités, les conditions de travail, les métiers, les emplois, les qualifications et les compétences.

Pour répondre à ce défi majeur, il faut dès aujourd’hui apporter des solutions immédiates, anticiper les impacts et préparer les investissements nécessaires, sécuriser l’emploi des travailleuses et travailleurs et les associer aux choix qui les concernent. Au lieu de cela la fragilisation de l’industrie continue sous la pression des actionnaires.

Le PLF (projet de loi de finances) et le PLFSS (projet de loi de finances de la Sécurité sociale) en cours de préparation doivent être à la hauteur des enjeux de la période et de demain et doivent être porteurs de justice sociale.

La conditionnalité des 150 à 200 milliards annuels d’aides aux entreprises doit être débattue.

Le PLF et le PLFSS doivent renforcer nos services publics, à commencer par l’hôpital, l’école, l’enseignement supérieur et la recherche…

Les négociations nationales qui vont se tenir, notamment en matière de retraites complémentaires et d’assurance chômage, dans les mois à venir seront capitales pour créer et renforcer les droits sociaux des travailleurs. Il est urgent de répondre aux aspirations démocratiques des travailleurs pour une meilleure représentation collective en revenant sur les ordonnances travail et la loi de transformation de la fonction publique.

Une lutte à l’échelle européenne.

Les organisations de l’intersyndicale, avec le mouvement syndical européen, sont mobilisés pour la solidarité, la transition écologique juste et contre les politiques d’austérité.

La CGT et l’ensemble des ces organisations appellent à une journée de mobilisations et de manifestation le vendredi 13 octobre 2023 contre l’austérité et pour l’augmentation des salaires, des pensions et l’égalité femme-homme.

Pour la CGT, le gouvernement doit d’urgence faire d’autres choix politiques et sociaux pour répondre aux besoins de la population, notamment en termes d’augmentation des salaires et d’emploi.

La CGT les a regroupés dans ses 100 propositions* pour protéger et améliorer la vie des salariées publiées avant l’été.

https://www.cgt.fr/100propositions

Actualités

Une rentrée sous haute tension

                                                     Ecole MABILY  fermée volontairement par MM BICAIS !

Une rentrée sous haute tension

 Dans un contexte mondial climatique et militaire très inquiétant, la rentrée politique en France est déjà placée sous le signe de l’aggravation de l’austérité et de ses conséquences pour une majorité d’un peuple pressuré par les tenants du capitalisme et leurs serviteurs au pouvoir ou dans “l’opposition “de droite et d’extrême-droite qui se veut plus radicale encore.

La macronie en mal de popularité fait tout ce qu’elle peut pour détourner le débat public sur les conditions de vie insoutenables pour les plus démunis. Le ministre de l’Education nationale a trouvé le moyen, croit-il, de rassembler (?) les Français en interdisant…l’abaya à l’école ??? Au nom de la laïcité, bien sûr ! Une robe longue traditionnelle qui ne couvre ni la tête, ni les mains, ni les pieds, une forme de mode et non un signe religieux, d’autant qu’elle n’est pas portée dans tous les pays musulmans.

On peut tout interpréter, dans un contexte où l’islamophobie, comme l’antisémitisme ou encore le racisme et sa variante suprémaciste reprennent des couleurs dans nombre de pays occidentaux où la nostalgie des colonies est loin d’avoir disparu. Ce que pratique également l’islamisme -et non pas l’islam- à l’égard de tous les “mécréants”.

Coïncidence ? Ciotti LR et Bardella RN viennent de réclamer un référendum sur l’immigration pour essayer de démontrer qu’une majorité de Français.es ne veut pas de l’entrée d’étrangers dans les pays d’Europe, le leur en particulier… “sérieusement métissé, disent-ils, il est temps d’arrêter !” C’est tout de même nauséeux “leur humanisme”…Les marchandises et l’argent, pas de problème, ils peuvent circuler mais pas les personnes, enfin pas celles qui n’ont rien ou si peu.

Les milliardaires étrangers y sont les bienvenus, pardi : ils peuvent investir en France autant qu’ils veulent. Ils peuvent même acheter de grands clubs et offrir des fortunes à des sportifs,  les plus recherchés, qui voient des ponts d’or leur tomber dans les poches…

Un référendum…pourquoi pas ?

Sur l’annulation de la loi à l’esbrouffe sur les retraites à 64 ans et revenir à 60 ans, et pourquoi pas, sur l’abolition des privilèges de quelques-uns, aux dépens de tous les laissés pour compte, pour enfin faire la clarté sur l’origine, la transparence, le montant de leurs profits et de leur patrimoine qui en découle.

 

Autrement dit, sur l’urgence d’en finir avec le capitalisme prédateur et de lui substituer un autre pouvoir fondé sur l’humain, l’égalité, la justice sociale par le partage des résultats du travail, moins long et mieux payé, avec la garantie à vie d’une sécurité d’emploi et de formation, la finance réorientée, une recherche publique dynamisée, tournée vers le mieux vivre ensemble sur une planète respectée.

 

Macron et Borne à l’inverse, confirment que le gouvernement a toujours “la fibre pro-business. Au MEDEF Macron a naturellement flatté le patronat français : “j’ai besoin de vous pour gagner la bataille du plein emploi…et de la réindustrialisation” alors que ses prédécesseurs ont laissé filer notre industrie et qu’il n’a rien fait pour inverser la trajectoire, bien au contraire. Les faits sont là.

Il prolonge la durée du travail jusqu’à 64 ans, précarise l’emploi et réduit les indemnités-chômage…il justifie toutes les atteintes à ce qui faisait notre modèle social, dont les retraites et la sécurité sociale. Il accélère la privatisation de nos services publics dont on voit les résultats dans tous les domaines. Il réduit délibérément le pouvoir d’achat donc les conditions de vie d’une large majorité de familles. Sans toucher au capital toujours aussi florissant ! De qui se moque-t-il ?

La gauche marque ses différences

L’union des partis de gauche aux dernières législatives, concrétisée par la NUPES et l’élection de 75 députés très majoritairement issus de LFI, laissait à chaque parti la possibilité de faire un groupe autonome tout en respectant les accords législatifs signés par tous. La NUPES n’ayant pas vocation à être le parti politique unique de la gauche.

Les convergences y sont très nombreuses mais il existe des divergences sérieuses qui ne font pas l’unanimité, comme la question des énergies, par exemple, qui conditionne aux yeux du PCF, la crédibilité de notre indépendance nationale énergétique dans le contexte actuel qui n’en prend pas le chemin.

Pour réduire les gaz à effet de serre, il est nécessaire de réduire beaucoup plus vite l’usage des énergies carbonées (charbon, pétrole, gaz…) tout en augmentant celles qui sont décarbonées (énergies renouvelables, hydrauliques, nucléaires…) sans les opposer d’autant que la demande d’électricité ne peut que s’accroître. C’est ce que nous disent les scientifiques du Giec.

Divergences encore dans la vision européenne très libérale et des traités qui en découlent. Ou dans la conception de l’union qui, pour les uns, est la condition suffisante. Pour d’autres tout aussi unitaires, elle doit être assortie d’un contenu préalable susceptible de mobiliser des électeurs au-delà du seul effet unitaire.

 

LFI défend le principe d’union de la gauche à toutes les élections pour des raisons d’efficacité, les autres partis ayant fait savoir qu’ils allaient ou avaient décidé de présenter une liste pour défendre leurs idées propres à l’élection européenne de 2024, élection à la proportionnelle, donc à un seul tour.

C’est le cas des Verts, du PS et du PCF qui n’a plus d’élus au parlement européen. N’est-ce pas le moyen de faire élire davantage d’élus de gauche et écologistes ?

Comment, par ailleurs, expliquer la candidature sur-réaliste de Ségolène Royal qui s’offre comme tête de liste de la gauche à la prochaine élection européenne ? Elle fut candidate à la présidentielle en 2007 et ancienne ministre, ex-PS qui, plus récemment, voulait faire intervenir l’armée contre les Gilets jaunes et qui trouvait en 2018, que l’humiliation de 151 lycéens de Mantes-la-Jolie, maintenus à genoux par terre, les mains sur la tête, parce qu’ils protestaient contre les violences policières : “cela leur fera un souvenir” avait-elle commenté !

Et comment expliquer l’accueil très favorable de JL Mélenchon à une telle candidature ? Si ce n’est qu’il partage la même conception d’une candidature unique de toute la gauche, dont elle s’est passablement détachée tout en soutenant la candidature de JLM en 2022.

D’où l’importance d’un contenu transformateur et d’une volonté politique pour y associer les citoyens.es dont la mobilisation sera déterminante pour redonner l’espoir et construire une autre société, authentiquement démocratique et Républicaine, d’égalité, de partage, de paix et de solidarité.

Et du même coup, écarter le danger, à ne pas sous-estimer, que fait peser, notamment en France et en Europe, le néofascisme incarné par le RN.

Du côté de Strasbourg, à l’Université du PCF, F. Roussel dont la popularité à gauche a fait un bond spectaculaire, a développé les priorités des communistes pour la rentrée : la paix, la transition écologique et la question sociale.

Nous pouvons défendre chacun notre projet, avoir chacun un groupe et nous retrouver sur des combats politiques…Nous sommes plus forts en convainquant sur nos projets qu’en cherchant à en rabattre sur nos idées au nom d’une union de façade.”

 

 René Fredon

 

 

Actualités

EDITO :LE MOKO ROUGE…29 aout 2023
Var (83):
Port de Toulon

 

Edito

Nous pensons aussi que Toulon n’est pas une ville bien gérée et nous le montrerons.

Nous pensons que nous pouvons mieux vivre à Toulon. Logement, transports, éducation, culture, dans tous ces domaines, et d’autres, qui relèvent de la politique municipale nous pouvons faire beaucoup mieux.

Car d’autres villes le font. Cessons de comparer au passé, marqué par l’impéritie, l’incompétence et le clientélisme qui corrompt.
Tournons-nous vers les possibles, vers ce qui se fait déjà ailleurs et que nous exposerons. Adaptons les réalisations vertueuses.

Inventons aussi. Des méthodes démocratiques, consultons sans cesse.

Le Moko rouge ouvertement de gauche ouvertement communiste, s’adresse, tout
à fait naturellement, à tous ceux qui aiment Toulon. Parce que les idées que nous exposerons, les propositions que nous ferons s’inscrivent dans notre philosophie : la politique c’est l’intérêt général et pas une addition d’intérêts particuliers. Et l’intérêt général n’est pas partisan, il relève de l’analyse, de la logique et d’une honnêteté scrupuleuse.

Notre belle ville est affectée par les condamnations d’élus, les meurtres, la corruption. Ce n’est pas une fatalité.
Toulon souffre de plus de pauvreté, de chômage que la moyenne française. Se loger est un sérieux problème pour beaucoup.

NUMÉRO 0

LE MOKO ROUGE | PCF TOULON

………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..

UNE AUTRE VOLONTE,
UNE AUTRE VISION POUR TOULON

SOMMAIRE

DOSSIER “LOI DE

PROGRAMMATION MILITAIRE”

L
INTERVIEWLA SORBESUR LES RAILS CLASSE DE LUTTE
LE MOT DE L
ÉLU :Didier Quattropani ,André De Ubeda Gérard Permingeat ,Nathalie Marin ,Didier Quattropani
* toulonnais

Inventons,
à partir du concret des atouts
naturels de notre ville, des solutions, des

services, des
équipements. Sans vaine
comp
étition avec dautres métropoles,
faisons de Toulon une ville moderne,

agr
éable à vivre pour tous, débarrassée
du fl
éau de la corruption. Nous voulons
une ville riche pas seulement de ses

atouts naturels, mais par sa qualit
é de vie
pour tous. Un Toulon attirant pour les

entreprises mais aussi pour les salari
és,
les retrait
és, les jeunes. Un Toulon
exemplaire dans sa lutte contre les

fum
ées inutiles, les pollutions.
R
êvons Toulon. soit une augmentation de 35 % par
rapport au pr
écédent exercice (2019-
2025).
Surtout, il occupera alors la
place hautement symbolique de

premier budget de l
État,
a loi de programmation

militaire (LPM) pr
évoit
de consacrer, sur la

p
ériode 2024-2030, 413
milliards d
euros pour
nos arm
ées,L
devant celui de l
Éducation, de la Santé ou
de la Justice. Il sera aussi vingt fois

sup
érieur à celui de la diplomatie, signal
inqui
étant de la prédominance accordée
au recours
à la force.
Une telle trajectoire ne peut convenir aux

communistes, d
autant plus quelle traduit
une doctrine et une strat
égie dominées
par une arm
ée de projection au service de
l
Otan et par un renforcement de notre
arsenal nucl
éaire.
Le mod
èle darmée proposé par cette
LPM est en effet celui d
une armée
dimensionn
ée pour développer des
op
érations extérieures, dans le cadre
d
une alliance dominée par les États-Unis.
Il est temps de tirer le bilan de notre

pr
ésence en Afrique comme au Sahel ou
de nos interventions en Afghanistan ou en

Libye.

Elles ont provoqu
é du ressentiment, le chaos et nont en rien fait reculer les
forces islamistes, au contraire. Les
compétences exceptionnelles et la
bravoure de nos soldats ne sont bien s
ûr pas en cause, mais elles seraient plus
utiles au sein des Casques bleus.

Un porte-avions coûteux

Ce modèle expéditionnaire na jamais été
questionn
é. Il soulève pourtant une
question fondamentale : avons-nous les

moyens de nous payer une telle arm
ée
d
intervention sur des terrains lointains et
en m
ême temps une armée capable
d
assurer pleinement la sécurité de tous
nos territoires ainsi que la protection de

tous nos concitoyens, sur tous les

continents ? Assur
ément non.
LOI DE

PROGRAMMATION

MILITAIRE

02


UNE « GUERRE
D’AVANCE » À 413MILLIARDS AU RISQUE D’AVOIR UNE PAIX DE RETARD…EN 2030,
L’INVESTISSEMENT
DANS LE NUCLÉAIRE MILITAIRE COUTERA 21 MILLIONS D’EUROS PAR
JOUR, SOIT LE COÛT
D’UN COLLÈGE !et pour la protection de nos concitoyens,
en Oc
éanie, dans locéan Indien, en
Am
érique ou en Europe. Il ne sagit en aucun cas de baisser la garde. Notre armée doit être forte, efficace, pour nous
prot
éger de toute attaque extérieure comme du terrorisme. Elle doit être capable de sécuriser nos zones
é
conomiques exclusives, danticiper les
attaques cyber et de pr
émunir lespace de
toute militarisation.

C
est la raison pour laquelle toutes les
d
épenses permettant à nos armées de
disposer des meilleurs mat
ériels, à la
pointe des nouvelles technologies et
à nos
soldats d
être bien équipés, bien formés,
mieux entra
înés et mieux rémunérés sont
pleinement justifi
ées. Face au contexte de
guerre et de tensions internationales, il

fallait augmenter le budget des arm
ées,
mais certainement pas le doubler !

L
objectif prioritaire doit rester la recherche de la paix, le respect du droit international assorti dun soutien sans
failles aux actions impuls
ées par les
Nations unies.

M
ême sil nest mentionné nulle part en toutes lettres, ce qui pose un sacré problème de transparence, le coût de
cette
« voûte » nucléaire représente 13 %
de la LPM, selon l
indication donnée à
l
oral par le ministre Sébastien Lecornu.
Soit une somme de 54 milliards d
euros
sur sept ans, un niveau de d
épenses là
aussi in
édit.
En 2030, l
investissement dans le
nucl
éaire militaire coutera 21 millions
d
euros par jour, soit le coût dun collège !
UNE ÉCONOMIE DE
GUERRE QUI LAISSE PLEIN DE GENS SUR LE CÔTÉ 03
La France a aussi un r
ôle diplomatique
majeur
à jouer, en participant par
exemple, comme
État observateur, aux
prochaines r
éunions du Traité sur
l
interdiction des armes nucléaires. Il est
donc plus que temps d
organiser un
v
éritable débat devant les Français sur
une politique d
écidée dans les années
soixante et jamais rediscut
ée depuis.
Pour un modèle d’armée exclusivement

défensif

Il est
également urgent, pour les communistes, dadopter un modèle darmée bien différent de celui proposé par cette LPM. Libéré des influences du commandement américain de lOtan, le nouveau schéma devra être taillé exclusivement pour la défense de notre territoire national et pour la protection denos concitoyens, en Océanie, dans
l
océan Indien, en Amérique ou en Europe. Il est également urgent, pour les
communistes, d
adopter un modèle
d
armée bien différent de celui proposé
par cette LPM. Lib
éré des influences du
commandement am
éricain de lOtan, le
nouveau sch
éma devra être taillé
exclusivement pour la d
éfense de notre
territoire national

La construction d
un porte-avions nouvelle
g
énération pour dix milliards deuros, objet
de prestige, n
est à cet égard pas
indispensable. Il faudra aussi revoir notre

mod
èle industriel de larmement, trop
pr
écaire, trop dépendant dautres pays,
comme de l
exportation et la vente
d
armes à létranger. Un pôle public de
l
industrie de larmement serait un meilleur
garant de notre souverainet
é.
 
Guerre en Ukraine
© L’Humanité
Entretenir la dissuasion nucléaire, pas la

développer

L
engagement financier de cette LPM
dans la dissuasion nucl
éaire est tel quil
vampirise le reste des d
épenses.
Les communistes ont toujours appel
é à
d
ébarrasser la planète de larme
nucl
éaire. Bien sûr, ce désarmement doit
se faire de mani
ère multilatérale, avec
l
ensemble des puissances nucléaires.
Mais dans l
attente, nous ne pouvons pas
nous d
ésengager, seul, au risque
d
affaiblir notre défense. Cest pourquoi
nous d
éfendons le principe dentretenir es
moyens de notre dissuasion nucl
éaire
sans pour autant la d
évelopper.

Cette semaine est marquée par la venue sur la
base navale de Toulon, du ministre des

Armées M.Lecornu. Quelle réaction ?

Comme
à chaque fois, aucun rendez-vous
n
est pris avec les représentants
syndicaux locaux et il y a une absence

totale d
intérêt vis-à-vis des personnels
civils qui
œuvrent au service des armées.
Comme
à son habitude, la CGT Arsenal
Toulon et antennes demandera une

entrevue au Ministre pour amener nos

revendications locales d
embauches et de
salaires. Car d
éfendre les salariés et loutil
de travail est notre quotidien.

04
L’INTERVIEW A LE MOT DE L’ÉLU LE MOKO ROUGE | PCF TOULON
Au-del
à de limpact politique et
financier, que dire de cette

augmentation de 40% du budget du

minist
ère des armées ?
L
analyse des lignes directrices
n
est pas favorable au personnel
civil qui travaille dans ce secteur.

Pour la base navale Toulonnaise,

soit 6500 personnels
étatiques et
2000 personnels Naval Group (ex-

DCAN-DCN-DCNS) qui est

l
industriel historique de la Marine,
rien sur le plan RH en termes

d
embauches ou de revalorisations
de salaires.

u-delà de l’impact politique

et financier, que dire de

cette augmentation de 40%

du budget du ministère des

armées ?

En l
état, cette LPM namènera aucune
plus-value
économique au bassin
Toulonnais et Varois, hormis
à quelques
industriels priv
és dont les actionnaires se
frottent d
éjà les mains !!!
DIDIER QU ATTROPANI

Secr
étaire général
CGT Arsenal

ans ce budget pluriannuel

rien n
est prévu pour
l
augmentation des
salaires, l
amélioration des Dconditions de travail des salariés
de l
arsenal. Les seules «
injections
» économiques
vertueuses seraient celles-l
à. Or
ce sont les multinationales de

l
armement qui, seules, tirent les
marrons du feu
sans la fable du
ruissellement.

Songeons
à la fameuse phrase
d
Anatole France : « On croit
mourir pour la patrie on meurt

pour des industriels
».
Oui, une augmentation du plan de

charge de la base navale est

souhaitable pour l
emploi,
notamment par le maintien d
une
flotte efficace. Mais non

seulement il faut viser la paix, il

faut
également prévoir lavenir
avec des possibilit
és de
reconversion partielle, par

exemple : d
ésamiantage des
navires, civils et militaires,

construction de mat
ériel de lutte
contre les effets des catastrophes

naturelles etc. Les savoirs faire

sont l
à.
ANDR
É DE UBEDA
TOULON PROFITERA PEU DE CE BUDGET DE GUERRE

Quelle est la position générale de la CGT sur la

défense ?

La CGT demande un v
éritable débat
citoyen sur la Loi de Programmation

Militaire. Elle tient l
à toute sa place en
repr
ésentante des travailleur-euses, en
particulier des salari
é-e-s des industries
d
armements.
Pour la CGT, il est temps partout dans le

monde de faire taire les armes, d
ouvrir la
porte
à des négociations, à la diplomatie
et surtout en premier lieu de bloquer cette

course folle au surarmement, qu
il soit
conventionnel ou nucl
éaire.
Photo de l’arsenal de Toulon© Jesfr
Sur la Base de d
éfense Toulon, il faut
prioriser les embauches statutaires, qui

permettront aux personnels de travailler

dans de meilleures conditions, et les

augmentations de salaires pour une

meilleure reconnaissance du travail

effectu
é.
Cot
é industriel Naval Group (65%
é
tatique), la perte de contrats majeurs au
profit de soci
étés privés à un impact direct
sur l
emploi local. Là aussi, la perte de
savoir-faire historique va se faire sentir

rapidement au profit d
entreprises qui
embauchent principalement des

int
érimaires.
05

Depuis la r
éforme de la Fonction Publique
de 2021, la grande majorit
é des
recrutements se fait de mani
ère
contractuelle et non statutaire, ce qui a

pour effet de ne pas fid
éliser les
personnels au poste de travail et pr
écarise
l
emploi au sein même de nos Directions.
Perte de savoir-faire interne et manque

d
attractivité salariale, en comparaison du
priv
é, en sont les conséquences directes.
pendant six mois par une intersyndicale

sans failles.

PERTE DE SAVOIR-
FAIRE INTERNE ETMANQUEDATTRACTIVITÉSALARIALE, EN COMPARAISON DUPRIVÉ, SONT LESCONSÉQUENCES DIRECTES DE LA PRÉCARITÉ DANS LES EMBAUCHES.
LA SOR
BE
Le premier septembre

marque l
entrée en
vigueur de la r
éforme des
retraites fortement

combattue


DIDIER QUATTROPANI
CONTRE LA PRECARITÉ
Le coup fatal au statut denseignant
fonctionnaire. La voie professionnelle est

particuli
èrement attaquée.
Le projet communiste pour l
école a cette
sp
écificité à gauche de poser un double
enjeu : l
élévation du niveau de
connaissance de toute une classe d
âge
avec une culture commune de haut niveau

pour toutes et tous, et le combat contre les

in
égalités sociales de réussite scolaire.
Une troisi
ème spécificité, nous défendons
fortement le statut de fonctionnaire d
État
des personnels de l
éducation pour un
service public de l
éducation géré par
l
État, en lien avec les collectivités.
06

Toulon et dans le Var il y

a beaucoup de retards.

Nous proposons :

SUR LES
RAILS
À
© BraunS
NATHALIE MARIN

La gratuit
é des transports en commun
urbains. Plus de 47 villes le font en

France.

R
éouverture des petites lignes SNCF.
D
éveloppement des transports en
commun.

La nouvelle ligne SNCF est une

absolue n
écessité pour permettre non
seulement un meilleur caden
çage des
TER, la ponctualit
é mais aussi le
transfert du fret routier sur le

ferroutage.

S
il y a un domaine où le « quoi quil en
co
ûte » doit être appliqué cest bien celui-
ci. Combien co
ûte la planète ? Combien
co
ûtent les vies humaines perdues ? Ny
a-t-il pas de l
argent qui pourrait servir à
cette transition ? Les profits ph
énoménaux
des p
étroliers ne doivent-ils pas être mis à
contribution par obligation et pas laiss
és
au bon vouloir des millionnaires voraces

qui, eux, sont
à labri de la pollution ?
Pourrons-nous enfin avoir un v
éritable
d
ébat sur ces questions ?
Les transports en commun
à Toulon
sont loin d
être incitatifs.
Le retard pris par la municipalit
é Falco
pour un transport en site propre est

gravissime Nous nous pronon
çons
pour un tramway, il est encore temps

Il est temps de prendre des mesures

vraiment efficaces : navettes directement

dans l
arsenal, parkings relais en nombre
suffisant, facilitation des transports doux,

densification des lignes, contraintes

é
cologiques renforcées pour les croisières
et les ferries, etc.

CLASSE DE

LUTTE

a rentr
ée est marquée
par un contexte de crise

du syst
ème éducatif,
aujourd
hui palpable avec
la crise des vocations,

l
aggravation des
L

La crise de l
école que nous vivons
aujourd
hui est le fruit de 20 années de
politique en mati
ère éducative et des
r
éformes successives marquées par la
baisse de la d
épense publique et un
certain nombre de renoncements et de

reculs.

Ces 20 ann
ées de réformes successives
qui ont transform
é lécole, ont été
accompagn
ées dune baisse importante
de la r
émunération des enseignants, de
leur niveau de vie, d
une dégradation de
leurs conditions d
exercice et de leur
formation initiale et continue, le tout

accompagn
é dun discours délétère
concernant le m
étier.
Cette crise de vocations est utilis
ée par le
gouvernement pour s
attaquer et porter un
in
égalités sociales de réussite scolaire, le
manque criant d
enseignants etc. Elle est
é
galement marquée par la poursuite et
l
amplification de la casse de léducation
nationale.
LE MOKO ROUGE | PCF TOULON
DROIT À LA MOBILITÉ, DROIT DE RESPIRER

Elle permettra
également la réalisation du
«
RER toulonnais » et le maillage des
petites lignes autour des grandes villes du

d
épartement.

Actualités

De Marseille à gauche à la Seyne sur mer à droite !
La municipalité de gauche marseillaise offre des kits de fournitures gratuites à toutes les classes primaires de la ville pour la rentrée scolaires 2023/2024 , la municipalité marseillaise (grâce au soutien de l’état obtenu apres interventions municipales) va restaurer, rénover et construire pour plus de 1,5 milliards d’investissements dans ces écoles d ici 2026 fin du mandat .Elle offre la gratuité des piscines aux marseillaises et marseillais durant l ete !
C ‘EST BIEN
voir  ci dessous La Marseillaise du vendredi 25 08 2023
Quant à la Seyne avec MM.BICAIS et son équipe de plays MObils,Quelques exemples pour en mesurer leur nocivité  :
1.Nous attendons toujours les reconstruction des écoles MABILY/VERNE ?
2. Voir aussi avant la fin de mandat 2026 :effectuer un appel d’offres pour reconstruction de l’école VAILLANT au quartier de la Rouve ?
3. Que la majorité de droite combattent les fermetures de classe ( plus de 4 classes primaires ont été fermées  tant au Nord qu’au SUD sans aucune réaction de cette municipalité ?
4. Que la municipalité de MM BICAIS ne suive pas aveuglement les instructions de l’académie scolaire du var (voir les écoles LEO LAGRANGE aux Sablettes et l’école Rousseau avenue Auguste RENOIR ).
5.Que cette municipalité elle aussi aide financièrement les familles seynoises en cette rentrée scolaire de tous les dangers des augmentations de prix ( plus de 10% sur toutes les fournitures scolaires! rappel l’aide de l’état pour la rentrée scolaire n’a été augmentée que 5,6 % ).
6. Quant à la piscine AQUASUD :elle est fermée et le cinéma est repoussé aux calendes grecques .
“ET oui la gauche ce n’est pas la droite”
BARLO Christian ancien adjoint PCF ..

Actualités

« Il faut avoir le courage de la cohérence »

« Il faut avoir le courage de la cohérence »

Ian Brossat, porte-parole du PCF, appelle la gauche française à s’inspirer du modèle d’union espagnol,qui respecte les différences de chaque parti.

24/08/2023 | 08H36

La rentrée politique est actée cette semaine avec l’ouverture des différentes universités d’été. L’occasion pour chaque parti de réunir responsables politiques et militants, d’échanger, de débattre et de définir une base commune. À gauche, au lendemain de la bataille contre la réforme des retraites, la Nupes est ébranlée par des stratégies divergentes quant aux futures échéances électorales. Toute la semaine, La Marseillaise interroge ses différents représentants. Ce mercredi, la parole est donnée à Ian Brossat, porte-parole du Parti communiste français.

La Marseillaise: Marseille, et récemment Nîmes, comptent leurs victimes sur fond de trafic de drogue. Comment le PCF se saisit de ce sujet ?

Ian Brossat : La question de la sécurité est majeure. La gauche aurait tort de considérer que c’est un thème qui doit être laissé à la droite à fortiori. Elle qui, comme le gouvernement actuel échoue lamentablement sur ce terrain-là. Les catégories les plus populaires souffrent le plus de l’insécurité. Il y a besoin d’un retour à la police de proximité, comme l’a proposé Fabien Roussel pendant la campagne de la présidentielle. Elle a été détruite par Nicolas Sarkozy quand il a été président de la République et aucun gouvernement ne la remise sur pieds. De plus, le besoin de s’attaquer aux trafics et notamment au trafic de drogue en remontant les filières. Mais cela suppose des moyens, notamment du côté des douanes, qui ont été complètement dépouillées depuis une dizaine d’années en France.

Que pensez-vous des polémiques autour de la présence de la Médine aux universités d’été de LFI et d’EELV, lui qui sera aussi à la Fête de l’Huma?

I.B. : Pour ce qui concerne le PCF, nous sommes sans ambiguïté aucune sur la nécessité de lutter contre l’antisémitisme, le racisme et toutes les formes de discrimination. Nous continuerons à mener ce combat sans relâche. Quant à Médine, il s’est expliqué sur ses expressions passées dans diverses interviews récentes. Dont acte. Je pense qu’il faut rester concentré sur les préoccupations des Français en cette rentrée. La première étant le pouvoir d’achat, la lutte contre l’inflation, la rémunération du travail : nous avons bien l’intention d’enfoncer le clou sur ces questions-là. La deuxième c’est le changement climatique, dans cette période où la France est traversée par une canicule qui atteint des niveaux absolument considérables. Cela révèle deux choses : l’inaction coupable du gouvernement face au changement climatique et une fragilisation sans précédent de notre service public de santé. Ces politiques libérales ont saccagé le service public et donc devient urgent un changement pour obtenir que l’hôpital public soit remis sur pieds.

En réponse au défi climatique vous proposez un mix énergétique. De quoi s’agit-il?

I.B. : Si on veut lutter contre le dérèglement climatique il faut se débarrasser des énergies fossiles. Il est vain d’imaginer que l’on puisse le faire en ne s’appuyant pas sur le nucléaire mais uniquement sur les énergies renouvelables. Nous considérons effectivement que pour sortir des énergies carbonées, il faut s’appuyer sur un mix énergétique : d’une part le nucléaire, de l’autre part les énergies renouvelables. C’est comme cela que nous parviendrons à réaliser cette transition.

L’exemple espagnol, de coalition de gauche, vous inspire?

I.B. : Il est intéressant car la coalition de gauche a su faire vivre son union dans le respect de sa diversité. Ce qui contraste singulièrement avec le climat qui existe à gauche en France. C’est une coalition qui, au pouvoir, a fait la preuve de sa capacité à changer la vie du monde du travail. Le gouvernement espagnol a augmenté le SMIC de plus de 40% au cours de ce dernier mandat, grâce à la vice Première ministre chargée du Travail issue des rangs du Parti communiste, Yolanda Diaz. Les réformes qui ont permis de diminuerdrastiquement le recours aux contrats précaires. Et, ainsi, transformer ensalariés les employés ubérisés, les livreurs à vélo etc. On a un exemple en Espagne qui est extrêmement riche d’enseignements. Si la gauche pouvait prendre ce chemin-là en France, elle s’en sortirait assurément mieux.

Ne craignez-vous pas une dilution des voix ?

I.B. : D’abord, le mode de scrutin est à la proportionnelle et sur les enjeux européens, les différentes composantes de la gauche disent des choses très différentes. Le PCF s’est opposé à l’ensemble des traités européens libéraux qui nous ont été imposés depuis plusieurs décennies. Et les faits nous donnent raison, il suffit de voir le secteur de l’énergie. C’est l’Union européenne qui nous a obligés à le démanteler et à tout livrer à la concurrence. On voit bien aujourd’hui que les Français sont littéralement étranglés par le niveau de leurs factures. Je nous vois mal, demain, participer à une liste pour les élections européennes avec des gens qui, ont défendu et continuent de défendre tous ces traités européens, la concurrence libre et non faussée ettoutes ces lubies qui nous ont menés dans le mur. Il faut avoir le courage de la cohérence et c’est de défendre nos positions à l’occasion des électionseuropéennes. Les Français trancheront par leur vote.

Comment, dans ce cadre-là, renouer le dialogue entre les partenaires de la Nupes et l’élargir au peuple?

I.B. : Il ne faut pas faire une fixette sur la question de l’union aux élections européennes, ce n’est pas une bonne manière d’avancer. Par le passé, nous avons toujours présenté des listes distinctes, même quand les différentes composantes de la gauche gouvernaient ensemble, entre 1997 et 2002. Aller sur des listes différentes aux élections européennes ne doit pas nous empêcher de nous unir sur d’autres combats.

Fabien Roussel est la personnalité la plus populaire à gauche. Quelles sont les ambitions du PCF ?

I.B. : Ces études d’opinion nous encouragent et entrent en écho avec ce que les militants communistes ressentent dans leurs contacts avec la population. Fabien Roussel est populaire, la personnalité de gauche la plus populaire, c’est vrai chez les Français et c’est vrai aussi désormais parmi les électeurs de gauche. C’est lié, en mon sens à deux choses : sa personnalité, les Français le sentent, il est sincère, il ne joue pas un rôle. Deuxièmement, il défend avec les militants, une ligne qui est celle d’une gauche populaire, authentique, du monde du travail, de la feuille de paye, on a besoin de ça aujourd’hui. Notre ambition en s’appuyant sur cette force-là, c’est d’être utile au peuple, au plus grand nombre et de mettre cette popularité-là au service des Français, de ceux qui ont le plus besoin que ça change.

Entretien réalisé par Laureen Piddiu

« On a un exemple en Espagne qui est extrêmement riche d’enseignements. »

la marseillaise du jeudi 24 février 2023

Actualités

Transition et perspectives

 

 

 

Transition et perspectives

 

La transition climatique commence à être prise au sérieux. Elle est de plus en plus vécue, notamment dans la jeunesse, comme une nécessité urgentissime et comme la conséquence directe du productivisme et du consumérisme stimulés par la recherche du profit à court terme de la classe des possédants et de celles et ceux qu’ils influencent.

Le système économique capitaliste repose sur l’exploitation de la main d’œuvre, l’appropriation des moyens de production et des résultats, le tout provoquant l’épuisement de la planète et les inégalités sociales à grande échelle. Ses partisans sont à la tête des grandes entreprises et institutions financières ainsi qu’aux commandes des Etats, depuis l’ère industrielle à la fin du 18è siècle.

Identifier les causes

Peut-on laisser perpétuer le même système de production et de consommation qui creuse les inégalités en même temps que s’accumulent les profits d’une minorité…et les gaz à effets de serre ?

Ce sont bien, en effet, les activités humaines qui sont responsables des pollutions, des pénuries d’énergies, des phénomènes dévastateurs dont nous sommes les témoins quotidiens…le niveau de responsabilité entre les décideurs, possesseurs des richesses et les consommateurs massivement sous-payés, voire privés d’une vie digne, ne se situe pas à la même échelle. On est à un moment de l’aggravation des conditions de vie de milliards d’humains devant qui on brandit les milliards de profits d’une poignée de décideurs ?!

N’est-ce pas cela qui doit changer radicalement ? En même temps, l’état de la planète se dégrade même si, après plusieurs décennies d’alerte des scientifiques, la menace climatique commence à être prise très au sérieux en France et dans le monde. Une menace intimement liée à l’exploitation capitaliste qui suscite de nombreux mouvements populaires très mal vus du pouvoir.

Petit retour en arrière

C’est bien pour changer le monde qui subissait l’oppression des maîtres de forges et des marchands aux quatre coins du monde que, quelques décennies après la Révolution française de 1789, un certain Marx, issu d’une famille aristocratique, consacra sa vie, avec Engels, à l’émancipation des peuples opprimés, confrontant avec les penseurs de l’époque, sa vision matérialiste du monde puisée aux sources de la pensée des matérialistes de l’Antiquité (Démocrite, Epicure, Lucrèce…)  : Est-ce la matière qui procèderait d’un Etre surnaturel ou le contraire : l’Etre, l’idée, le créateur.. qui procèdent de la matière ?

L’unité réelle du monde, écrivait-il, consiste en sa matérialité et celle-ci se prouve par un long et laborieux développement de la philosophie et de la science de la nature…Le  mouvement est le mode d’existence de la matière” Cela bien avant la découverte du radium (par Pierre et Marie Curie en 1903, partageant avec Henri Becquerel le prix Nobel de physique), des électrons, de la transformation des éléments…et des effets multiples de la découverte de la radioactivité jusqu’à nos jours.

Pas plus qu’il ne dissociait l’écologie et l’agriculture du processus d’exploitation de la main d’œuvre et de la nature… Il avait lumineusement exprimé son point de vue sur l’appropriation de la nature comme sur celles des hommes : « du point de vue d’une organisation économique supérieure de la société, le droit de propriété de certains individus sur des parties du globe paraîtra tout aussi absurde que le droit de propriété d’un individu sur son prochain”.

On comprend pourquoi ses théories et leur attraction sur les exploités ont été -et sont toujours- autant combattues par les grands propriétaires des moyens de production et leur armée de porte-voix.

Demain nous appartient

A la fin du XXè siècle, l’éclatement de l’ex-URSS a jeté un très grand trouble dans le mouvement ouvrier mondial, exploité par ses adversaires qui y voyaient “la fin du communisme”  discréditant leurs initiateurs et le communisme lui-même. Mais est-ce bien  le communisme qui a échoué ou sa caricature sous la férule de Staline. Ce que les communistes soviétiques ont reconnu devant le monde en 1956. Les inconditionnels du capitalisme et leurs maîtres-à-penser ont été un peu vite en besogne, le communisme n’a existé et n’existe nulle part.

Il y a des communistes au pouvoir qui s’efforcent de créer les conditions d’une société nouvelle dans leurs propres conditions historiques et dans le contexte d’une domination mondiale encore favorable au capitalisme.

L’écologie ne se substitue pas à la lutte des classes. Elle est un élément incontournable du combat révolutionnaire contre le capitalisme, responsable de la dérive hyper-productiviste, de la soif de profits et de pouvoirs de ses “élites” anti-sociales, liberticides, et destructrices de notre planète.

Attendre de ces “élites” des avancées sociales et écologiques, c’est entretenir une illusion dangereuse. Imaginons ce qu’il adviendrait avec le RN au pouvoir, dernier recours d’un capitalisme aux abois ?! Evidemment c’est au quotidien qu’il faut refuser l’inacceptable en les faisant reculer…comme l’association du Soulèvement de la terre que DARMANIN voulait dissoudre et que le conseil d’Etat a débouté

Jean JOUZEL, l’un des climatologues du GIEC, attirait l’attention ces derniers jours sur le fait qu’il ne suffit pas de faire face aux dégâts des canicules qui se renforcent d’année en année, “C’est aujourd’hui qu’il faut préparer un monde auquel les jeunes pourront s’adapter dans la deuxième partie de ce siècle”…

Ce sont les peuples qui font l’histoire

Ce qui se fait dans un seul pays peut avoir -ou pas- un effet d’entraînement autour de lui ou plus largement. L’attentisme, c’est la négation du mouvement et le statu quo garanti. Les conservateurs savent en jouer : il est plus facile de garder ce qu’on a que de partir à l’aventure…mais le problème c’est qu’on a de moins en moins de quoi vivre décemment.

Ce que les gens les plus délaissés attendent ce sont des réponses concrètes à leurs besoins quotidiens non satisfaits qui s’aggravent. Ils rejettent les “politiciens” professionnels et la politique en général qu’ils mettent dans le même sac. Ils sont près d’un sur deux à ne plus voter !

Et pourtant ils étaient 70 % à soutenir le mouvement syndical dans son combat pour le retrait du projet sur les retraites et l’allongement de la durée du travail. Le pouvoir l’a fait passer et le met en application. Est-ce la démocratie qui l’a emporté ? En aucune façon, c’est  le bon vouloir d’un homme au pouvoir et des institutions sur mesure qui lui permettent de tels détournements. Il a refusé que le parlement vote parce qu’il se savait minoritaire !

On n’attend pas la venue d’un homme providentiel mais une majorité progressiste unie sur des valeurs et objectifs précis, strictement dans l’intérêt général, visant l’éradication de la pauvreté et dans la perspective de redonner au peuple les moyens de vivre et de contrôler l’action du gouvernement dans tous les domaines. Et ce, à tous les niveaux.

Ce qui nécessite de redonner confiance aux citoyens par le respect de leur dignité et par leur écoute, ils aspirent à un autre monde de paix, de solidarité et de coopérations sur une planète restaurée.

C’est ce qui vient de se dire au 15è sommet des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) qui vient de se tenir à Johannesburg et vise à regrouper les pays du Sud pour établir un nouvel ordre mondial. 23 pays ont déjà fait part de leur volonté de rejoindre les BRICS pour se libérer de la mainmise des grandes puissances du Nord sur les instruments économiques, financiers et monétaires.

Six nouveaux pays ont décidé de s’y joindre : Argentine, Arabie saoudite, Egypte, Emirats arabes unis, Ethiopie et Iran. Un élargissement historique et un poids économique considérable.

Aussi importantes que soient les élections qui se succèdent, c’est par le mouvement populaire lui-même que changeront les rapports de forces entre progressistes et conservateurs RN compris.

Les raisons de la colère ne manquent pas : le coût de la vie explose, l’alimentation, les énergies, les fournitures scolaires…tout augmente fortement ! Inadmissible. Et voilà que la 1ère ministre en sursis nous annonce que les franchises sur les médicaments et les consultations vont doubler …où va-t-on ??

De quoi soulever de fortes et légitimes colères. Là encore ce n’est pas la faute du voisin ou de l’étranger, c’est le capitalisme en actes, la guerre en Ukraine en prime entre deux impérialismes qui n’arrivent pas à se parler ni à écouter les partisans de la paix. Les marchands d’armes y trouvent leurs comptes.

Le capital coûte cher, très cher à la France et aux Français.es

 

René Fredon

 

 

 

Actualités

La crise du logement s’amplifie

 

La crise du logement s’amplifie

 

S’y ajoutent la précarité énergétique et les 1,4 million de jeunes hors du cadre social. Les plus pauvres sont les premiers concernés

 

Commentant le 27è rapport sur le mal-logement de la fondation Abbé Pierre dont il est le délégué général, Christophe Robert qualifiait le logement de “grand oublié du quinquennat”, loin des promesses faites en 2017, il rappelait les coupes budgétaires inédites sur les APL d’un montant de 15 milliards dont 4 mds en 2022 !

 

Ainsi que l’insuffisance des mesures de financement de logements sociaux accessibles aux catégories sociales les plus concernées par le mal-logement, éligibles au PLAI (prêt locatif aidé d’intégration).

 

Dans le Var on sait le refus assumé et donc le non-respect de la loi SRU (Solidarité et Renouvellement Urbains) par une majorité de maires de droite et des quelques maires RN.  On n’est pas très fiers de savoir qu’au 3 juillet 2023 il n’y avait que 6% de logements sociaux loués vides -soit 41 008 logements- sur les 494 743 résidences principales. Pour nous faire avaler la pilule on nous annonce que depuis 5 ans on en compte…6 371 de plus ! La belle affaire quand les plus grandes communes varoises freinent des quatre fers pour ne pas construire les logements sociaux nécessaires sous prétexte que le foncier est trop cher ! Il n’a cessé de grimper dans les régions les plus attractives dont la Provence.

 

Autrement dit, la spéculation immobilière n’a cessé d’exploser depuis une dizaine d’années.

Elle est la bienvenue pour les libéraux qui cherchent à réduire les dépenses publiques, donc les constructions sociales et à les remplacer par une clientèle plus solvable qui peut accéder à la co-propriété ou à la location privée inaccessibles à la majorité des familles dans l’attente d’un logement de qualité à vocation sociale et non lucrative.

 

Voilà que l’inflation et la perte de pouvoir d’achat qui frappent d’abord les populations les plus fragiles, s’étendent à d’autres couches sociales qui ne peuvent plus accéder à la co-propriété avec des intérêts plus chers, des revenus moindres et un avenir assez sombre. Le niveau des prix de l’immobilier et la baisse des revenus se répercutent sur la demande, le marché “se tasse” comme on dit en langage pro de l’économie pour nous faire garder le moral !

 

Les transactions, dans le Var, marquent le pas dans le neuf comme dans l’ancien. Les promoteurs et acteurs de l’immobilier se rongent les ongles : ils ne vont plus gagner autant et se demandent combien ça va durer car jusqu’à présent les affaires marchaient très fort.

 

Et comme le libéralisme c’est la recherche des profits, des propriétaires de logements viennent même de faire signer des contrats à des locataires qui devront quitter leur logement fin juin pendant deux ou trois mois, pour que les propriétaire louent leurs biens à la semaine ? Ce qui leur rapportera autant et plus que la location à l’année ! Le locataire ne compte plus. Il cherchera une autre location vide en septembre. A lui les frais de stockage !

 

Sauf qu’il est interdit de louer un appartement pour une durée inférieure à 12 mois. La durée légale est de trois ans, renouvelable si rien n’autorise le propriétaire à donner congé à son locataire qui a aussi des droits. AirBnb ne s’occupe que des locations de durée limitée les plus rentables, dissuadant des propriétaires de louer en longue durée.

 

Le Var n’en a pas moins continué d’enregistrer de nouveaux habitants, il passe allègrement le cap du million d’habitants en 2012, tout en réduisant les constructions sociales ce qui  aggrave la situation des mal-logés et les discriminations sociales. Sans parler des pas-logés-du-tout estimés à 300 000 en France, les lieux d’accueil progressent certes un peu, sans suffire à atteindre les objectifs prévus compte tenu de la dégradation du pouvoir d’achat et de l’élargissement de la précarité des couches sociales les plus touchées, les coûts de l’alimentation et des énergies devenant insupportables et sources de privations encore plus graves.

 

La dérive des prix des énergies

 

Après une hausse de 15% le 1er février 2023, le gouvernement a annoncé une nouvelle hausse de 10% le 1er août. Evoquant la crise sanitaire, la guerre en Ukraine, l’état du parc nucléaire…Soit, pour les 22 millions de clients d’EDF une augmentation de 160 euros après les 260 de février ! C’est énorme et c’est encore pire pour les clients du fournisseur italien ENI qui ont reçu des factures doublées en un an, à consommation égale.

 

Tel est le résultat de la privatisation d’un de nos services publics essentiels, sacrifié sur l’autel de la soi-disant “concurrence libre et non faussée” ?! Alors que grâce à ses 56 réacteurs nucléaires la France produisait largement et sans carbone, ce dont elle avait besoin à des prix les plus bas d’Europe. Le 1er réacteur a été mis en service en janvier 1956. Aujourd’hui, est-ce un hasard, la moitié du parc est à l’arrêt ?

 

Ce sont encore les couches populaires qui en font les frais et il y a tout lieu de croire que cela a toutes les chances de s’aggraver : la flambée des prix des énergies va peser de plus en plus lourd sur les budgets insuffisants des couches populaires. Les riches et les très riches n’en ont que faire ? Leur zone de confort  a tendance à augmenter et ils y tiennent mais à quel prix pour les autres ? Et quelle conception de l’intérêt national ?

 

Comment n’y aurait-il pas de corrélation avec les colères et les conditions de vie dans nos quartiers populaires où plus de 30% des foyers sont en-dessous du seuil de pauvreté, une partie de la jeunesse prématurément sortie de l’école, sans formation ni emploi donc sans autonomie, à la charge des familles et hors du champ social ? Avec en prime, si l’on peut dire, des relents de racisme pour peu qu’ils soient d’origine arabe, trop nombreux sont ceux les considérant comme “pas chez eux” !!

 

La loi DALO  (Droit Au Logement Opposable) de mars 2007 est sensée garantir le droit au logement, à lutter contre le mal-logement et à mieux informer les bénéficiaires de leurs droits. Ce qui  implique l’intervention de l’Etat et des préfets dans les départements.

 

Or, constate la FAP, la loi “sécurité globale” adoptée le 15 avril “précarise et criminalise davantage les personnes sans-logis qui occupent ou se maintiennent dans des locaux vacants sans titre locatif”. Faute de logements d’accueil, comment peut-on éviter que des sans-toît se mettent à l’abri sans l’intention de se prendre pour les propriétiares des lieux.

 

Des associations les défendent : la solidarité n’est pas un délit. D’autant que l’on voit qu’un certain nombre d’élus locaux conservateurs préfèrent payer les pénalités (par les contribuables) plutôt que de réaliser des logements sociaux et d’accueil. Peut-être que si les pénalités étaient à la charge de ces élus décisionnaires, il en irait autrement ?

 

De même pour les expulsés et leurs familles, même s’ils ont pu négliger les mises en garde, la sanction ne peut laisser indifférents voisins.es et militants.es de la solidarité, pour obtenir un délai et un réexamen de l’étalement des dettes à l’organisme public.

 

L’évacuation par la force publique ne sera jamais une solution humaine. Elle ne peut qu’ajouter des problèmes aux problèmes si des propositions de relogement même provisoires ne sont pas faites à la famille qui, par discrétion, n’a pas pu éviter le pire et en parler plus tôt autour d’elle.

 

Le ministre de l’intérieur, patron des collectivités locales, vient de recevoir un camouflet mémorable de la part du Conseil d’Etat annulant sa décision de dissoudre l’association “les soulèvements de la Terre”, une coalition qui regroupe des dizaines d’associations, de syndicats, d’ONG…et quelques 190 comités locaux.

 

Comme quoi la désobéissance civile peut avoir de saines motivations.

 

 

René Fredon

Actualités

La GRS ( gauche républicaine et socialiste ) monte aux créneaux contre l équipe municipale recomposée de MM.BICAIS

 

Amis Seynois,

Aujourd’hui le tissu associatif (plus de 1400 associations) de notre ville est en souffrance dû aux coupes budgétaires pratiquées par Mme Bicais.

Les difficultés rencontrées par l’association Nelson Mandela en en sont l’exemple. Ces associations sont des liens vitaux pour notre commune, elles permettent le vivre ensemble.

Par ailleurs la municipalité dépense sans compter pour Bonaparte et autres festivités, sans retombée économique pour notre ville uniquement pour parader. ????

 

Actualités

MM BICAIS s’attaque au monde associatif seynois !

 

Bilan de mi-mandat :

MM BICAIS s’attaque au monde associatif seynois !

 

La ville de la Seyne sur mer à direction progressiste ou communiste (37 ans) durant des années a pu se féliciter d’avoir construit un tissu associatif  important dans notre ville par la démocratie et le soutien aux associations.

EN 2012  et ensuite  jusqu’en 2020 plus de 250 associations    étaient inscrites, répertoriés , et vivant entre nos murs municipaux .Un bureau centralisateur municipal  dédié au monde associatif  gérait administrativement  ces associations  sous forme d’aide ( subventions , aides diverses ou logistiques , présence aux AG des élus de gauche pour suivi  ,  aides juridiques , etc.  )

Aujourd’hui et à mi-mandat de droite libérale et sous l’autorité de MM BICAIS, cette municipalité s’attaque en douceur ou plus surement parfois directement  à réduire la voilure  associative  seynoise qui ne leur convienne pas .

1.Tout d’ abord en diminuant progressivement et durement en 2023 les subventions (-30 %) ce qui revient  à étouffer  bon nombres d’associations ou bien à leur limiter leur champ d’action.

2. Puis c’est ensuite la coercition qui s’ajoute  comme la fermeture du local des anciens au square  Aristide BRIAND  sans relogement  à la hauteur des besoins de cette association qui  est  fossilisée maintenant

3. Puis c’est la mise en veilleuse des boulistes seynois  concomitant à ce  ex-foyer d’anciens qui  sont eux aussi   au niveau zéro d’activité  sans compter par exemple le challenge GIOVANNINI municipal non subventionné par MM BICAIS  donc acte ..

4. Puis c’est l’exclusion du CSMS tennis  de l’enceinte BARBAN  vouée à être privatisée en 2024 ou 2025 par DSP ( Délégation de service public ) . .Sous la mandature VUILLEMOT nous avions gardé ce trésor tennistique sous tutelle municipale, le CSMS  avait encore accès. Nous refusions alors toute DSP..

5.Aujourd’hui c’est l’existence même du club  de rugby seynois USS( union Sportive Seynoise Rugby )  qui en suspend  d’activité pour un déficit de 250 000 euros. Aucune initiative municipale de l’équipe de MM BICAIS  n’est à l’horizon  pour venir en aide à ce club mythique seynois

6.Enfin la réduction drastique des subventions municipales en 2023  doublé d’un mépris affirmé par l’adjoint aux sports  ( refus de coopérer  avec la mairie , absence de subventions depuis 2021 ,etc.; ) font que L OSDS  ( office seynois des sports : organisme  fédérant les associations sportives seynoises adhérentes  ) association essentielle au mouvement sportif local   voit ses ressources se réduire à peau de chagrin et donc impossibilité de continuer à vivre  Elle se voit contrainte de baisser le rideau au plus grand malheur du monde associatif sportif seynois

Aujourd’hui  c’est l’OSDS qui ferme , demain : « Quelle autre association  culturelle , socioéducatives  ou sportives se verront elles dans les mêmes situations  ou remises en cause par cette politique ségrégationniste ou sélective  menée  de la part de cette municipalité qui se choisit  ces associations qui doivent vivre et étranglent celles qui ne leur plait pas . »

CONCLUSION :

Décidemment  la démocratie  associative a du plomb dans l’aile droitière de MM BICAIS.
Décidemment la démocratie vue par la droite c’est surtout du clientélisme politique et de la  discrimination menée à marche forcée.

Les 4 élus de gauche, les partis de gauche dont le PCF  en aiguillon devront s’emparer et combattre ces politiques anti-associatives par la  droite se concluant en grande partie de destruction de vie associative à l’’échelle d’une ville.

Elles et ils doivent s’y opposer fermement à la rentrée.

Quant aux associations  diverses seynoises  si le réveil est douloureux la riposte s’impose plutôt  que « le laisser faire «  coupable pour votre avenir.

C’est presque un apartheid associatif à un niveau communal que cette droite orchestre patiemment.

Le monde associatifs seynois est un bijou longtemps préservé par les progressistes et communistes  et aujourd’hui  MM BICAIS veut le vendre à la découpe ou le faire disparaitre ;

IL y a urgence à se mobiliser  tout azimut politique, syndicats et  associations, tous ensemble contre ces tsunamis libéraux.

 

« La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité  mais la protection  de la minorité « 

Albert CAMUS

 

Christian BARLO, ancien adjoint  seynois du  PCF