Tu es malade ? Attends !

Une étude récente menée par Doctolib et la Fondation Jean-Jaurès vient mettre des chiffres sur ce que des millions de Français vivent déjà : en France, se soigner devient trop souvent une épreuve d’attente, de distance… et parfois de renoncement.

L’étude repose sur plus de 230 millions de rendez-vous médicaux réalisés en 2025 et près de 8 000 patients interrogés. Elle révèle des délais qui explosent pour certaines spécialités et surtout des inégalités territoriales de plus en plus fortes.
Quelques jours pour un généraliste dans certains endroits.

Plusieurs semaines, parfois plusieurs mois ailleurs pour un dermatologue, un cardiologue ou un psychiatre.
À l’échelle nationale, le problème n’est donc plus seulement médical.
Il devient territorial, social et profondément humain.

Selon l’endroit où nous vivons, selon notre âge, notre mobilité, notre capacité à utiliser les plateformes numériques ou à avancer certains frais, nous n’avons déjà plus tout à fait le même accès aux soins.
Et dans le Var, cette fracture prend une forme très concrète.

Bien sûr, notre département n’est pas le plus désertifié de France sur le papier. Le littoral concentre encore davantage de structures et de professionnels de santé. Mais cette moyenne masque une réalité bien plus brutale : délais qui s’allongent, spécialistes saturés, médecins qui ne prennent plus de nouveaux patients, dépassements d’honoraires, déplacements compliqués… Et dès que l’on s’éloigne des grands pôles urbains et du bord de mer, l’accès aux soins devient encore plus fragile.

Entre certaines communes du littoral et l’intérieur des terres, les écarts deviennent énormes.
Moins de médecins.
Plus de kilomètres.
Plus d’isolement.

Et souvent davantage de personnes âgées ou vulnérables.
Mais cette crise n’est pas seulement visible dans les statistiques.
Elle se voit aussi dans l’état même de notre hôpital public.

 

À La Seyne-sur-Mer, le CHITS Toulon–La Seyne a connu au printemps 2026 une mobilisation importante autour de la psychiatrie publique. L’intersyndicale a annoncé une grève illimitée pour alerter sur le départ annoncé de plusieurs psychiatres et sur les conséquences pour tout le secteur ouest toulonnais.

Et comment ne pas évoquer également l’unité de soins palliatifs Les Colibris, à l’hôpital George Sand de La Seyne, indiquée comme temporairement fermée ?
Douze lits.
Douze places pour accompagner dignement des personnes en fin de vie et leurs familles.

Quand la psychiatrie publique craque, quand les soins palliatifs ferment, même temporairement, quand les délais deviennent interminables, nous ne sommes plus face à un simple problème d’organisation.
Nous sommes face à une société qui laisse peu à peu ses plus fragiles au bord du chemin.
Depuis des décennies, les gouvernements successifs ont géré l’hôpital comme une ligne comptable.

On ferme des lits.
On “rationalise”.
On “optimise”.

On demande toujours plus à des soignants déjà épuisés.
Et pendant ce temps-là, les patients attendent.

Ils attendent un rendez-vous.
Ils attendent un spécialiste.
Ils attendent aux urgences.

Ils attendent parfois simplement qu’on puisse encore prendre soin d’eux dignement.

La santé n’est pas un marché.

La santé n’est pas un privilège réservé à ceux qui habitent au bon endroit ou qui ont les bons moyens.
Un pays se juge à la manière dont il soigne ses habitants.
Et aujourd’hui, beaucoup de Français ont le sentiment que ce pays les fait attendre de plus en plus longtemps avant de les écouter, avant de les accueillir, avant de les soigner.

📌 Et vous ?
Dans le Var ou ailleurs, avez-vous déjà renoncé à un soin, attendu des mois un spécialiste ou eu le sentiment que l’accès aux soins devenait un parcours d’obstacles ?

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En 2027, ne laissons plus la santé devenir un privilège géographique, social ou financier. Convainquons autour de nous. Votons.
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Tu es malade ? Attends !