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Quatre élu·es, ce n’est pas une majorité. Mais cela peut être une boussole.

 

 

                                                                               Quatre élu·es, ce n’est pas une majorité. Mais cela peut être une boussole.

Le premier mini-journal des élu·es de gauche d’Alternative Progressiste est disponible (dans les commentaires ci-dessous).

Il rend compte d’un travail concret au Conseil Municipal de La Seyne-sur-Mer : santé, psychiatrie publique, école, budget, services publics, personnels mobilisés, habitants concernés.

 

Au niveau national, nous voyons bien la même logique revenir partout : suppressions de postes, hôpital fragilisé, école sous tension, services publics sommés de fonctionner avec moins. Puis, localement, les communes héritent des conséquences : familles inquiètes, personnels épuisés, associations fragilisées, habitants qui voient les réponses publiques reculer.

Mais une commune n’est pas condamnée à subir en silence.

 

Un Conseil Municipal peut alerter. Il peut interpeller l’État. Il peut soutenir les personnels. Il peut défendre les équipements publics. Il peut refuser que le budget devienne seulement un tableau Excel où l’humain disparaît entre deux colonnes.

Il peut choisir de mettre la santé, l’école, la culture, l’enfance, la solidarité et la vie associative au cœur de ses priorités.

 

Force est de constater que ce n’est pas le choix visible de la majorité actuelle. On nous répond parfois : “Le maire vient à peine d’arriver.”

C’est un peu court.

D’abord parce qu’un maire n’arrive jamais seul. La liste de M. Munoz a obtenu 37 sièges au Conseil Municipal. 37 élu·es de majorité, ce n’est pas une personne isolée avec un trousseau de clés et une pile de dossiers trop lourds. C’est une équipe, des délégations, des responsabilités, des indemnités, une capacité d’action. Alors une vraie question se pose : où sont-ils ? Que font-ils ? Qui travaille les dossiers ? Qui répond aux habitants ? Qui porte publiquement les sujets essentiels ?

Autre refrain commode : “les caisses sont vides”. C’est sonore, mais c’est trop simple. La Chambre régionale des comptes parle d’une situation financière dégradée, pas d’une ville sans ressources. Elle relève aussi une baisse de l’encours de dette entre 2015 et 2021 : de 134,95 M€ à 110,79 M€, soit 24,16 M€ de dette en moins.

Et dans sa réponse au rapport, Marc Vuillemot rappelle que, hors effets comptables liés à la sécurisation des emprunts structurés, la capacité de désendettement suivait aussi une trajectoire d’amélioration : 24 ans en 2015, 19 ans en 2016, 18 ans en 2017, avec une tendance générale à la baisse jusqu’en 2020. Bref : les finances restent fragiles, oui. Mais transformer cette fragilité en slogan des “caisses vides”, c’est surtout préparer les renoncements avant même d’avoir vraiment agi.

Gérer une ville, ce n’est pas seulement dire non.

C’est choisir où mettre l’énergie publique.

 

Défendre la psychiatrie de l’hôpital de La Seyne, ce n’est pas brandir un grand principe abstrait : c’est penser aux patients, aux familles, aux soignants, à l’accès aux soins pour tout un bassin de population.

 

Défendre l’école publique, ce n’est pas ressortir une vieille affiche jaunie de la République : c’est se battre pour des classes ouvertes, des enfants mieux accompagnés, des enseignants respectés, des conditions d’apprentissage dignes.

 

Contester un budget d’austérité local, ce n’est pas faire de l’opposition automatique : c’est rappeler qu’une ville se construit par ses choix. Derrière chaque ligne budgétaire, il y a une priorité assumée… ou un renoncement bien emballé.

 

C’est précisément là que le travail de Stéphane Sacco, Brigitte Cheinet, Cédric Turco et Florence Guaddacha est utile.

 

Ils ne promettent pas de régler tous les problèmes d’un claquement de doigts — même avec quatre élu·es motivés, la baguette magique reste en rupture de stock. Ils font mieux : ils écoutent, ils se déplacent, ils rencontrent, ils lisent les dossiers, ils prennent la parole, ils soutiennent les mobilisations, ils rendent compte.

 

Une équipe à hauteur d’homme.Proche du terrain.

Présente auprès des soignants, des enseignants, des personnels municipaux, des associations, des habitants.

 

Ce mini-journal a donc une vraie utilité démocratique : il rend visible un travail souvent discret, mais indispensable. Il permet aux habitants de savoir qui agit, qui alerte, qui défend quoi, et avec quelle cohérence.

Dans une ville, la démocratie ne vit pas seulement le soir des élections.

Elle vit aussi dans le suivi des dossiers, dans les comptes rendus, dans les alertes, dans les débats, dans la présence sur le terrain.

Par Guy CALMES  de L’APRES avec l’accord de christian BARLO! 

Le mini-journal est à lire dans les commentaires ci-dessous. Lisez, partagez, discutez.

Rejoignez-nous pour suivre et participer aux débats locaux :

 

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En 2027, votons et convainquons autour de nous pour une ville plus juste, plus humaine et plus démocratique.

 

#LaSeyneSurMer #ConseilMunicipal #ServicesPublics #ÉcolePublique #SantéPourTous

 

Images IA utilisées uniquement comme supports d’illustration et de débat.

Stéphane Sacco, Brigitte Cheinet Brès, Cédric Turco, Flo Guad

 

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Taïwan : Trump dit suivre la Chine

 

                                                                                                                                            Taïwan : Trump dit suivre la Chine

 Avant de quitter Pékin et le tête-à-tête avec Xi jinping, Trump a tenu à rassurer le président de la République populaire de Chine, son rival, aussi calme et sobre qu’il est, lui,  exhibitionniste vulgaire et de plus en plus impopulaire, à commencer dans son pays.

 

« Nous n’avons pas envie  que quelqu’un se dise : proclamons l’indépendance parce que les E.-U nous soutiennent ». Washington étant le principal soutien militaire de Taïwan. Il veut que Taïwan et la Chine fassent baisser la température.

 

Trump a évoqué « des accords commerciaux fantastiques » à savoir une commande de la Chine de 200 Boeing et une volonté commune de rouvrir le détroit d’Ormuz, sans pour autant préciser de quelle manière et quand ?

 

L’aspect positif de cette rencontre qui avait été reportée, c’est qu’elle a eu lieu et que, côté chinois on y voit « une relation de stabilité stratégique constructive….et une visite historique qui fera date » comme l’a dit le président chinois appelant à un cessez-le-feu complet et durable.

 

A défaut d’une déclaration commune, compte tenu de la diversité contradictoire des paroles et des actes de Trump qui s’est mis, avec son compère israélien, dans une impasse guerrière aux conséquences humaines tragiques et catastrophiques sur le plan économique et social à l’échelle mondiale.

 

Des Etats arabes ne vivant que du pétrole et du gaz, très liés à Trump et aux E-U se posent  des questions sur ce qu’ils sont en train de subir, tout en ayant laissé faire le grand stratège de la première puissance du monde en train de s’isoler des peuples foulés aux pieds tandis que les ultra-riches à la tête des multinationales se remplissent les poches !

 

La résistance des peuples est déterminante pour faire cesser les guerres cyniquement déclarées par les pires conservateurs et de l’extrême-droite entretenue par les mêmes.

 

En France l’exemple de Total-Energie relève de la provocation : au premier trimestre, le groupe français a annoncé des profits record de 5,4 mds $ soit 4,6 mds d’euros, +29% sur le 1er trimestre de 2025 ! Le PDG décide dans la foulée d’en consacrer 3,18 mds d’euros à ses actionnaires, soit 69% en doublant les rachats d’action. Il refuse toute taxation de l’Etat, tout en mécontentant une majorité de ses salariés en France. Il prétend plafonner les hausses  de prix des énergies après avoir spéculé sur les marchés. Il n’est pas le seul.

 

Sur sa feuille d’impôts 2025 Patrick Pouyanné a déclaré 5,5 millions d’euros dont 4 millions de salaire/an et 1,5 million de dividendes…sans compter les primes variables et les frais de bouche et de déplacements payés par l’entreprise.

 

Tandis que le niveau de vie, par l’inflation et les bas salaires, met à mal des dizaines de millions de salariés.es et de familles en France où le chômage atteint plus de 8% qui affecte en premier les petites et moyennes entreprises et exploitations agricoles. Les multinationales en profitant pour réduire les effectifs au-dela des nécessités et les services publics gérés par une droite qui ne cesse de réduire les dépenses sociales et de prêcher l’austérité.

 

Sauf pour les milliardaires et les très riches, vitrines du capitalisme en crise profonde, qui développe les inégalités et les guerres interminables en faisant ressusciter une extrême-droite aux références fascistes, financée par des milliardaires qui partagent leur idéologie et dirigent des médias sans complexes pour les admirateurs de nos occupants nazis à la fin des années 30.

 

C’est bien le RN et le rapporteur ciottiste du parlement qui viennent ces derniers jours de partir en guerre contre l’audiovisuel public…avec le soutien du milliardaire Bolloré propriétaire de Canal+ et de nombreux éditeurs, entre autre.

 

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 Source photos Getty Images 

Les manifestations de rue (pas toutes autorisées) et les initiatives dans de nombreuses villes conquises par le RN en disent long sur leur sectarisme, leur xénophobie, leur violence, leur intolérance antirépublicaine.

 

Par contre, ils sont d’une « discrétion »suspecte sur la rencontre au sommet de Trump et Xi Jinping qui a posé cette question :

 

« Pouvons-nous relever ensemble les défis mondiaux et assurer une plus grande stabilité au monde ? »

 

« Reste à savoir si l’intelligence l’emportera du côté américain » comme le dit Esteban  Evrard sur Vendémiaire.

 

 

René Fredon

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Actualités

L’écologie en miettes!

 

 

                                                                                                        L’écologie en miettes

Pendant la campagne, Dorian Munoz avait trouvé la formule : « stop au tout-béton ».

Très bien.

Mais maintenant que la campagne est terminée, que reste-t-il de cette promesse ? Où est la grande orientation écologique ? Où est la stratégie climatique ? Où est le projet global pour préparer La Seyne au monde qui vient ?

Pour l’instant, nous voyons surtout autre chose.

 

Dans le programme du candidat devenu maire, la colonne vertébrale était ailleurs : sécurité, ordre public, police municipale, vidéo protection, propreté, commerces, stationnement, attractivité, finances. L’écologie apparaissait, mais elle ne structurait pas l’ensemble. Elle passait dans le décor, comme une plante verte dans une salle de réunion.

Depuis l’installation de la nouvelle municipalité, même logique.

Le discours de départ a parlé du quotidien, de la sécurité, des écoles, des commerces, de la piscine, du centre-ville, des animations, de TPM. Tout cela compte, bien sûr. Mais le climat, lui, était où ?

 

Dans le budget primitif 2026, même photographie : priorité aux écoles et à la sécurité. Le document municipal parle d’ordre, de protection, de sécurisation des écoles, de recrutement de policiers municipaux, de rigueur budgétaire.

Nous y trouvons bien une mesure utile : la réimperméabilisation de l’école Rousseau.

Très bien.

Mais une mesure ne fait pas une politique. Une cour dés imperméabilisée ne suffit pas à transformer une ville en commune réellement préparée aux canicules, aux incendies, à la raréfaction de l’eau, aux sols bétonnés, aux quartiers étouffants, aux écoles surchauffées, aux personnes âgées vulnérables.

 

Et surtout, il y a un signe qui ne trompe pas : l’écologie est éclatée.

 

Un élu pour l’environnement, les déchets, l’eau, les espaces naturels et le développement durable.

Un autre pour la transition énergétique.

Un autre pour la sécurité civile, les risques et le débroussaillement.

Un autre pour la mer, la vie nautique et les ports.

Un autre pour le logement et la rénovation urbaine.

Une autre pour le plan de circulation et la mobilité.

En clair : chacun tient un morceau du puzzle.

Mais qui tient l’image d’ensemble ?

 

Face au dérèglement climatique, nous ne pouvons plus gérer l’écologie comme une addition de petits tiroirs administratifs. Un tiroir pour l’eau. Un tiroir pour les arbres. Un tiroir pour les déchets. Un tiroir pour les risques. Un tiroir pour l’énergie. Et, dans le dernier tiroir, la notice du meuble Ikea que personne ne retrouve.

Le climat n’est pas une compétence parmi d’autres.

Il traverse tout.

 

Quand nous parlons d’écoles, nous parlons aussi d’ombre, de fraîcheur, de cours végétalisées, de bâtiments adaptés.

 

Quand nous parlons de sécurité, nous parlons aussi d’incendies, de canicules, de risques naturels, de personnes isolées.

Quand nous parlons de logement, nous parlons aussi d’isolation, de précarité énergétique, de quartiers minéraux.

Quand nous parlons d’urbanisme, nous parlons aussi de béton, d’eau, de sols vivants, d’arbres, de respiration.

Quand nous parlons de mobilité, nous parlons aussi de pollution, de bruit, de chaleur, de santé publique.

Quand nous parlons de la mer, nous parlons aussi de Méditerranée fragilisée, de littoral, de biodiversité, de tourisme et de protection.

 

Voilà pourquoi les événements de sensibilisation, les ateliers, les fêtes autour de la forêt, de la mer, des abeilles ou des déchets verts sont utiles, mais ne suffisent pas.

Une ville ne devient pas écologique parce qu’elle organise quelques rendez-vous autour du vivant.

Elle ne le devient pas non plus en répétant aux habitants qu’ils doivent faire attention, faire un effort, faire leur part, faire mieux, faire moins, faire autrement.

 

Bien sûr que chacun peut faire sa part. Trier ses déchets, économiser l’eau, éviter le gaspillage, marcher davantage quand c’est possible, protéger la forêt, respecter le vivant : tout cela compte.

Mais à force de répéter aux habitants qu’ils doivent être de bons petits colibris, nous finissons parfois par leur demander d’éteindre l’incendie avec une goutte d’eau pendant que d’autres continuent tranquillement à vendre les allumettes, l’essence et les permis de construire.

 

Le petit colibri qui fait sa part est une belle image. Mais elle devient dangereuse quand elle sert à faire oublier la responsabilité des grands acteurs : l’État, les grandes entreprises, les aménageurs, les choix budgétaires, les politiques énergétiques, les décisions d’urbanisme, les logiques de profit, les renoncements publics.

 

Nous demandons aux citoyens de fermer le robinet pendant que certains organisent les fuites à grande échelle.

Nous demandons aux enfants de trier une barquette pendant que les industries produisent des montagnes d’emballages.

 

Nous demandons aux habitants de supporter la chaleur pendant que nous continuons parfois, collectivement, à bétonner, artificialiser, minéraliser, couper les arbres, repousser les décisions difficiles.

 

La responsabilité individuelle existe. Mais elle ne doit jamais devenir l’alibi commode de l’irresponsabilité collective organisée.

 

Une écologie sérieuse ne culpabilise pas les habitants pour mieux dédouaner ceux qui ont le pouvoir d’agir.

 

Elle dit clairement les choses : chacun peut contribuer, mais ce sont d’abord les décisions publiques, les règles imposées aux entreprises, les investissements collectifs et les choix municipaux qui changent réellement l’échelle du problème.

Et il faut aller encore plus loin.

 

 

Une écologie qui ne remet jamais en cause le système libéral reste souvent une écologie de surface : gestes individuels, affiches vertes, petits ateliers, pots de fleurs, nudges citoyens, culpabilité douce et bonne conscience municipale.

 

En clair : sans remise en cause du système qui produit l’épuisement du vivant, l’écologie finit par devenir du jardinage.

 

Et le jardinage, c’est très bien.

Mais quand la maison brûle, il faut autre chose qu’un arrosoir.

Le problème n’est pas seulement que des habitants oublient parfois d’éteindre la lumière ou de trier correctement un emballage.

 

Le problème, c’est un système qui transforme tout en marchandise : les sols, l’eau, l’énergie, le logement, les mobilités, les paysages, parfois même le silence, l’ombre et le temps long.

Le libéralisme économique a une obsession : faire croire que le marché finira par réparer les dégâts qu’il a lui-même organisés.

 

C’est un peu comme demander à un pyromane de gérer la caserne des pompiers. Avec un beau logo vert, évidemment.

Voilà pourquoi l’écologie municipale ne peut pas se limiter à accompagner les comportements individuels.

Elle doit interroger les choix d’aménagement, les logiques de bétonisation, les partenariats privés, la pression foncière, les choix budgétaires, le rapport aux grandes entreprises, les priorités d’investissement, la place donnée au vivant face à la rentabilité immédiate.

 

À La Seyne comme ailleurs, l’écologie sérieuse commence quand nous cessons de traiter le climat comme un décor et le vivant comme une variable d’ajustement.

Une commune écologique le devient quand chaque décision municipale se demande : est-ce que cela protège mieux les habitants dans le monde qui vient ?

 

Est-ce que cela protège les enfants dans les écoles ?

Est-ce que cela protège les anciens pendant les fortes chaleurs ?

Est-ce que cela protège les quartiers populaires, souvent les plus exposés ?

Est-ce que cela protège Janas, Fabrégas, le littoral, les sols, l’eau, les arbres ?

Est-ce que cela évite de continuer à bétonner ce qui devrait respirer ?

C’est là que le bât blesse.

 

Pour l’instant, nous voyons une écologie en miettes : quelques mots dans le programme, quelques événements utiles, quelques délégations dispersées, quelques mesures ponctuelles.

Mais nous ne voyons pas encore une boussole.

Or La Seyne n’a pas besoin d’une écologie décorative. Elle a besoin d’une écologie de protection, de transformation et de justice. Une écologie populaire, concrète, municipale, sociale. Une écologie qui ne parle pas seulement aux convaincus, mais aux familles, aux enfants, aux retraités, aux habitants des immeubles mal isolés, aux quartiers sans ombre, aux personnes qui n’ont pas les moyens de compenser par la climatisation, la résidence arborée ou la maison bien placée.

Planter trois fleurs ne suffira pas.

 

Dire « stop au tout-béton » pendant la campagne ne suffira pas non plus.

Maintenant, il faut des actes cohérents.

Une ville comme La Seyne devrait avoir une stratégie climatique lisible : écoles fraîches, cours végétalisées, plan arbres, fontaines, ombrières, protection des massifs, désimperméabilisation des sols, lutte contre les îlots de chaleur, mobilité apaisée, rénovation énergétique, accès à la fraîcheur, soutien aux associations environnementales, préservation du littoral, préparation réelle aux risques.

Pas un saupoudrage.

Une direction.

 

Le climat ne doit pas être rangé dans une case du conseil municipal. Il doit devenir une manière de gouverner.Parce qu’une ville qui traite l’écologie en petits morceaux finit toujours par laisser les habitants affronter seuls les grands chocs.

Et les chocs arrivent.

 

Aimez, partagez, discutez : La Seyne mérite mieux qu’une écologie d’affichage. Elle mérite une écologie de courage, de justice et de protection.

 

Le sujet n’est pas de nier les actions environnementales existantes. Le sujet est de savoir si elles forment une véritable stratégie. Aujourd’hui, entre le programme, les premières décisions municipales et la répartition des délégations, nous voyons surtout une écologie dispersée. Or le climat n’attendra pas que chaque tiroir administratif ait retrouvé sa clé.

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Par Guy CALMES  avec l’accord de Christian BARLO

 

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#LaSeyneSurMer #ÉcologiePopulaire #Climat #Janas #JusticeSociale

 

 

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Un musée de la Navale, oui. Mais pas un musée sans mémoire.

          Un musée de la Navale, oui. Mais pas un musée sans mémoire.

 

À partir d’une publication récente de Francis Lyon, que je remercie pour cette alerte nécessaire, une idée mérite d’être reprise, développée, portée plus loin.

Depuis quelque temps, l’idée d’un espace mémoriel consacré à la construction navale seynoise revient dans le débat local.

 

Tant mieux. Il serait temps.

Mais à une condition : que ce futur lieu ne soit pas seulement une vitrine patrimoniale sage, avec quelques maquettes sous verre, des photos alignées, deux panneaux explicatifs et des discours bien polis sur “le passé industriel de La Seyne”.

 

Nous ne devons pas construire un musée poussiéreux.

Nous ne devons pas davantage construire un musée minimaliste, conçu au rabais, comme si la mémoire ouvrière devait se contenter d’un coin de salle, de trois cartels et d’une nostalgie bien rangée.

 

La Navale mérite mieux

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Elle mérite un lieu vivant, ambitieux, moderne, populaire, capable de faire revenir dans la ville la vigueur de ce qu’elle fut : une énergie collective, une puissance de création, une intelligence technique, une fierté partagée.

Parce que les chantiers navals ne furent pas seulement des bateaux.

Ils furent des vies.

 

Des milliers d’ouvriers, de techniciens, d’ingénieurs, de familles, de gestes transmis, de savoir-faire immenses, de luttes sociales, de solidarités populaires, de fierté collective.

Ils furent une ville debout autour d’un outil industriel majeur.

Et leur disparition ne fut pas un accident météorologique.

 

Ce n’est pas la pluie qui est tombée sur les chantiers.

Ce sont des choix politiques, économiques et industriels qui les ont frappés.

Alors oui, un musée de la Navale devra raconter les grands navires, les prouesses techniques, les Forges et Chantiers de la Méditerranée, les CNIM, la NORMED, les grands bassins, les grues, le Pont levant, l’Atelier mécanique, la Porte des Chantiers.

Mais il devra aussi aller au cœur du sujet : la fermeture, ses causes, ses responsables, ses conséquences.

 

La mise en concurrence des territoires.

Les choix européens et gouvernementaux.

Les restructurations successives.

Les liquidations.

Les promesses de reconversion.

Les emplois supprimés.

Les familles bousculées.

Les quartiers meurtris.

Et face à cela, les luttes.

 

Les luttes des salariés, des syndicats, des associations, des militants, des habitants, de tous ceux qui ont refusé que l’on ferme un morceau entier de la ville comme nous fermerions un entrepôt devenu inutile.

 

Depuis des années, l’AMIANS, le CRCN, Les Argonautes, Les Amis du Laborieux, Histoire et Patrimoine Seynois, Les Amis de La Seyne ancienne et moderne, et d’autres encore, travaillent, collectent, transmettent, alertent, proposent.

Photographies, témoignages, maquettes, archives, récits ouvriers, mémoire des gestes, mémoire des combats sociaux : une grande partie du matériau existe déjà, grâce à ce travail patient, souvent bénévole, trop rarement reconnu à sa juste valeur.

 

Lorsque j’étais candidat sur la liste conduite par Stéphane Sacco, cette ambition faisait partie des projets que je souhaitais voir aboutir avec force. Le programme d’Uni·e.s à gauche pour La Seyne portait la création d’une Maison de la mer et de l’industrie, avec un véritable lieu de mémoire des chantiers, ainsi que la recherche de financements pour créer, à terme, un Musée-mémorial de La Navale et de l’industrie seynoise.

 

Mais il faut le reconnaître sans se raconter d’histoires : ce projet ne naît pas dans un programme électoral.

Il vient de beaucoup plus loin.

Il vient des anciens des chantiers, des familles, des associations, des bénévoles, de celles et ceux qui ont sauvegardé ce que d’autres auraient parfois laissé disparaître dans l’indifférence.

Une municipalité digne de ce nom ne devrait pas récupérer ce travail.

 

Elle devrait le reconnaître, le fédérer, lui donner les moyens, l’espace et la visibilité qu’il mérite.

Il ne faudrait pas que cette patience serve seulement à décorer une inauguration.

D’ailleurs, ce projet dépasse désormais les appartenances politiques du moment.

Le programme de Dorian Munoz, devenu maire, abordait lui aussi cette perspective, en évoquant une Maison de la mer et de l’industrie, un lieu de mémoire des chantiers, et la recherche de financements pour un Musée-mémorial de La Navale et de l’industrie seynoise.

Très bien.

 

Alors prenons cette convergence au sérieux. Mais ne la réduisons pas à une annonce.

Le véritable enjeu n’est pas seulement de savoir si un musée verra le jour. Le véritable enjeu est de savoir quel musée nous construirons.

Un lieu vivant ou une vitrine figée.

Un espace ambitieux ou une opération minimale.

Une mémoire populaire ou un décor patrimonial bien inoffensif.

Un vrai musée de la Navale ne doit pas neutraliser l’histoire.

Il doit l’assumer.

 

Et pour l’assumer pleinement, il doit être conçu comme un lieu de vie.

Un musée où nous n’entrerions pas seulement pour regarder le passé derrière une vitre, mais pour comprendre, écouter, toucher, expérimenter, débattre, transmettre.

 

Un musée capable d’utiliser les technologies modernes sans tomber dans le gadget : projections immersives, récits sonores, témoignages d’anciens, cartes interactives, reconstitutions des gestes du travail, maquettes augmentées, archives numérisées, parcours pour les enfants, ateliers de construction, d’histoire sociale, de dessin industriel, de mémoire orale.

Un musée ouvert toute l’année.

 

Un musée où les classes ne viendraient pas seulement “faire une sortie”, mais travailler.

Apprendre ce qu’était une ville industrielle.

Comprendre comment naît un navire.

 

Découvrir les métiers, les outils, les solidarités, les conflits, les conquêtes sociales, les blessures aussi.

Relier l’histoire locale à l’histoire nationale, européenne, économique et sociale.

Ce lieu pourrait accueillir des ateliers scolaires, des rencontres avec les anciens, des expositions temporaires, des conférences, des projections, des résidences artistiques, des parcours urbains, des travaux de recherche, des collectes de mémoire, des créations numériques, des projets avec les écoles, les collèges, les lycées professionnels, les associations culturelles et patrimoniales.

Voilà ce que pourrait être un vrai musée de la Navale.

 

Pas un petit monument commémoratif pour se donner bonne conscience.

Pas une salle figée où la mémoire prendrait la poussière entre deux visites officielles.

 

Un lieu suffisamment ambitieux pour devenir une attraction culturelle forte, capable d’intéresser les Seynois, les enfants, les familles, les anciens salariés, les nouveaux habitants, les chercheurs, les touristes, les passionnés d’histoire industrielle et maritime.

La Seyne a connu la modernité industrielle.

 

Elle n’a aucune raison de proposer aujourd’hui une mémoire étriquée.

Nous devons retrouver, dans la manière même de raconter cette histoire, la modernité et la vigueur d’antan.

Ce musée devrait permettre à une jeune Seynoise, à un jeune Seynois, à une famille arrivée récemment dans la ville, de comprendre pourquoi La Seyne porte encore cette mémoire dans ses murs, dans ses noms de lieux, dans ses blessures, dans sa fierté.

 

Pourquoi une entreprise capable de faire vivre toute une région a pu être fermée.

Pourquoi une ville ouvrière, maritime, industrielle, populaire a été poussée à se reconvertir dans l’urgence, parfois dans le désordre, souvent sans que les habitants aient réellement la main sur leur avenir.

 

Un musée qui ne parlerait que des coques, des grues et des lancements serait incomplet.

Un musée qui oublierait les hommes et les femmes serait injuste.

Un musée qui tairait les responsabilités serait confortable.

 

Et la mémoire n’est pas faite pour être confortable.

Elle est faite pour transmettre, pour comprendre, pour relier les générations, pour empêcher que les mêmes logiques reviennent sous d’autres noms.

La Seyne n’a pas besoin d’un mausolée touristique.

 

Elle a besoin d’une Maison de la mer et de l’industrie, d’un véritable musée-mémorial de la Navale et du monde ouvrier seynois, un lieu vivant, exigeant, populaire, pédagogique, capable d’accueillir les anciens, les scolaires, les chercheurs, les habitants, les visiteurs.

Un lieu où nous puissions admirer ce qui fut construit. Mais aussi comprendre ce qui fut détruit.Car il y a des silences qui ressemblent à une seconde fermeture des chantiers.Et nous n’avons pas à fermer deux fois la même histoire.

 

Par Guy CALMES de l’APRES   avec l’accord de Christian BARLO

 

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#LaSeyne #Navale #MémoireOuvrière #Patrimoine #ReconquêteRépublicaine

Image créée par IA à des fins d’illustration uniquement, sans valeur documentaire.

 

Un musée de la Navale ne doit pas être un album souvenir. Il doit être un lieu de transmission, de vérité historique, de mémoire sociale et de création culturelle. Les bateaux furent magnifiques. Mais celles et ceux qui les ont construits méritent autant de place que les navires eux-mêmes.

 

 

 

Actualités

RN : L’Europe dehors, les subventions dedans

 

 

L’Europe dehors, les subventions dedans

À La Seyne, il semble que le drapeau européen et le drapeau seynois aient disparu du fronton de la mairie à l’occasion du 9 mai, Journée de l’Europe. Si ce constat se confirme, le symbole mérite d’être regardé en face.

 

Le 9 mai n’est pas une journée décorative. C’est la date qui rappelle la déclaration Schuman, la volonté de reconstruire une paix durable après les ruines de la guerre, et l’idée qu’un continent ravagé par les nationalismes pouvait choisir autre chose que la revanche, la frontière et le ressentiment.

Nous pouvons critiquer l’Union européenne. Nous pouvons dénoncer ses choix libéraux, ses lenteurs, ses hypocrisies sociales, son incapacité trop fréquente à protéger les peuples contre les logiques de marché. Mais critiquer l’Europe pour la transformer n’a rien à voir avec effacer son symbole pour flatter une vieille tentation nationaliste.

 

Et surtout, il y a les faits.

À La Seyne, l’Europe n’est pas seulement un drapeau. Elle finance des équipements, des services, des lieux utiles. La Métropole TPM indique que les fonds européens FEDER-ITI ont accompagné ou programmé 422 600 € pour la crèche des Colombes à Berthe, 301 202,56 € pour un laboratoire de production et d’insertion à Berthe, 194 000 € pour l’embarcadère Espace Marine, 1 035 700 € pour le tiers-lieu sportif Scaglia, et 217 000 € pour un tiers-lieu éducatif, scientifique et numérique dans les anciens locaux de la gare SNCF de La Seyne. Total identifié : 2 170 502,56 € de financements européens pour des projets seynois ou situés à La Seyne.

Alors regardons la contradiction en face : l’Europe serait indésirable sur le fronton de la mairie, mais bienvenue dans les dossiers de subvention ?

L’Europe invisible sur la façade, mais bien visible dans les lignes budgétaires : drôle de souveraineté.

 

Ce n’est pas un détail. C’est une méthode.

À Liévin, le nouveau maire RN a fait retirer des drapeaux alliés installés pour les cérémonies du 8-Mai. À Carpentras, le chant pétainiste Maréchal, nous voilà ! a été diffusé dans les haut-parleurs de la ville en marge des commémorations ; la mairie parle d’un accident et annonce une plainte contre la radio prestataire. À Vierzon, la nouvelle municipalité d’extrême droite a annulé la commémoration de l’abolition de l’esclavage, officiellement pour réaliser environ 1 500 € d’économie.

 

Drapeaux retirés. Mémoire triée. Syndicats poussés dehors. Cérémonies annulées. Europe effacée quand elle gêne, encaissée quand elle finance.

Voilà le fil.

 

Ils ne commencent pas toujours par casser la porte. Ils commencent par déplacer les repères. Un drapeau en moins. Une cérémonie jugée coûteuse. Un contre-pouvoir prié d’aller voir ailleurs. Une mémoire réduite à ce qui arrange. Et quand nous protestons, ils répondent : “Vous exagérez.”

Non. Nous observons.

 

Nous observons que la République ne s’abîme pas seulement dans les grands discours de rupture. Elle peut aussi se défaire par petits gestes, par décisions de façade, par arbitrages budgétaires, par effacements symboliques, par choix administratifs présentés comme neutres.

Une ville ne bascule pas toujours dans le fracas.

Parfois, elle bascule dans le rangement.

 

On décroche ce qui dérange.

On annule ce qui rappelle.

On finance ce qui flatte.

On assèche ce qui résiste.

 

Puis on appelle cela “remettre de l’ordre”.

Et puisque nous parlons d’Europe, parlons aussi de l’argent européen.

Le RN aime dénoncer Bruxelles en meeting. Mais son histoire avec le Parlement européen est beaucoup moins propre que ses affiches bleu-blanc-rouge.

 

Dans l’affaire des assistants parlementaires européens du FN/RN, Marine Le Pen a été condamnée en première instance, le 31 mars 2025, pour détournement de fonds publics. Elle a fait appel, la procédure continue, mais le jugement existe. Il ne s’agit donc pas d’une rumeur lancée entre deux cafés au comptoir : c’est une décision de justice de première instance.

Et voici qu’une nouvelle affaire surgit. Le parquet européen enquête désormais sur des soupçons de fraude liés à des dépenses de media training qui auraient bénéficié notamment à Jordan Bardella.

Selon les éléments publiés par la presse, plus de 130 000 € issus de fonds européens auraient servi à perfectionner ses prestations médiatiques en amont de la campagne présidentielle de 2022. Le RN conteste, la justice fera son travail. Mais le symbole est savoureux : ceux qui dénoncent l’Europe à longueur de discours se retrouvent encore une fois sous le regard des enquêteurs pour l’usage de l’argent européen.

 

Il faut donc résumer leur grand numéro.

L’Europe, ils la retirent du fronton quand il faut flatter les instincts nationalistes.

L’Europe, ils l’acceptent quand elle finance les équipements locaux.

L’Europe, ils l’utilisent quand elle donne des sièges, des moyens, des assistants, des tribunes.

 

Et quand les juges s’en mêlent, ils crient au complot.

Beaucoup de posture. Beaucoup de communication. Beaucoup de drapeaux quand il faut faire campagne. Beaucoup moins de pudeur quand l’argent public européen passe par les caisses.

Et que dire de Jordan Bardella, champion des vidéos léchées et des mentons levés ? Ses soutiens aiment mettre en avant sa présence lors des votes en séance plénière.

 

Mais le travail parlementaire ne se résume pas à appuyer sur un bouton quand la caméra n’est jamais très loin. TF1 Info rappelait en 2024 que Manon Aubry lui reprochait 21 amendements déposés depuis 2019, contre plus de 3 000 pour elle, tout en précisant que ce chiffre, à lui seul, ne suffit pas à juger l’ensemble d’un mandat. Traduction politique : beaucoup de plateau télé, beaucoup de communication, mais une production parlementaire qui ne donne pas exactement le vertige.

 

À La Seyne, cette contradiction doit être dite.

 

 

Notre ville n’est pas une abstraction administrative. C’est une ville portuaire, populaire, ouvrière, méditerranéenne, traversée par des histoires de travail, de migrations, de luttes, de culture et de solidarité. Une ville comme celle-là ne devrait pas se réduire à une mise en scène nationale raide, froide, fermée.

 

Le drapeau seynois rappelle une histoire locale.

Le drapeau européen rappelle une paix construite contre les nationalismes.

Le drapeau français rappelle la République.

Ces symboles ne s’annulent pas. Ils se répondent. Ils disent qu’une commune peut être à la fois locale, nationale, européenne et ouverte au monde. C’est peut-être cela qui gêne : une identité vivante, multiple, populaire, impossible à enfermer dans un slogan.

 

La vraie fidélité à la République ne consiste pas à multiplier les poses martiales devant les monuments. Elle consiste à respecter toute l’histoire, y compris celle qui dérange. La Résistance. La Libération. L’abolition de l’esclavage. Les luttes ouvrières. Les droits sociaux. Les coopérations européennes. Les solidarités locales.

 

Quand l’extrême droite touche aux symboles, elle ne fait jamais seulement du protocole. Elle prépare une manière de gouverner.

À nous de répondre sans panique, mais sans naïveté. Avec des faits. Avec de la mémoire. Avec de l’organisation. Avec du lien. Avec cette vigilance calme qui ne crie pas plus fort que les autres, mais qui refuse de détourner le regard.

 

Parce qu’une ville qui oublie devient plus facile à tenir.

Et une ville qui se souvient reste plus difficile à mettre au pas.

Si ce texte vous parle, aimez, partagez, discutez autour de vous. La bataille démocratique ne se gagnera pas seulement dans les grands discours nationaux.

Elle se gagnera ici, dans nos rues, nos associations, nos écoles, nos cérémonies, nos conversations, et bientôt dans nos votes.

Rejoignez-nous pour faire vivre une gauche républicaine, sociale, écologique et populaire à La Seyne :

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#LaSeyne #République #Mémoire #Europe #FrontRépublicain

 

 

 

  • Une ville ne perd pas sa mémoire d’un seul coup. Elle la perd quand nous acceptons qu’un drapeau disparaisse, qu’une cérémonie s’efface, qu’un contre-pouvoir se taise, qu’un symbole soit vidé de son sens. C’est précisément là qu’il faut rester debout.

Image générée par intelligence artificielle à des fins d’illustration politique et symbolique. Elle ne représente pas une scène documentaire réelle.

 

 

 

Actualités

Une société qui prend l’eau

Une société qui prend l’eau

Il y a un chiffre qui devrait nous arrêter deux minutes. Pas un chiffre spectaculaire. Pas un chiffre qui hurle. Un chiffre presque discret, comme ces signaux d’alarme que nous préférons parfois ne pas entendre parce qu’ils dérangent un peu trop.

En 2025, moins d’un Français sur deux a fait un don à une association. 47 %. Et le montant moyen des dons baisse lui aussi.

 

Alors évidemment, nous pourrions sortir le commentaire facile : “Les gens sont devenus plus individualistes.” Ce serait confortable. Ce serait pratique. Ce serait même parfait pour ceux qui aiment expliquer la société avec trois idées toutes faites et un vieux tournevis rouillé.

Mais ce serait faux.

 

Parce que ce que dit le baromètre Ipsos / Apprentis d’Auteuil, ce n’est pas que les Français ne voient plus la misère, la précarité, les enfants en difficulté, les familles qui décrochent, les associations qui tiennent à bout de bras des morceaux entiers de solidarité.

Ils les voient.

 

Mais ils ont peur. Peur du pouvoir d’achat qui serre. Peur de l’avenir. Peur de l’instabilité politique. Peur de ne plus pouvoir faire face eux-mêmes demain.

Quand une société inquiète ses citoyens en permanence, elle affaiblit aussi leur capacité à être généreux.

 

La solidarité n’est pas une jolie décoration morale que nous sortons les jours de discours. Elle a besoin d’air, de confiance, de services publics solides, d’associations soutenues, de salaires décents, de politiques publiques qui ne transforment pas chaque fin de mois en petit exercice de survie.

 

Bien sûr, il y a les Restos du Cœur. Il y a le Téléthon. Il y a les grandes collectes, les appels aux dons, les concerts solidaires, les tombolas associatives, les paniers alimentaires, les coups de main discrets. Il y a toutes ces actions admirables, très grandes ou toutes petites, très visibles ou presque anonymes, qui disent quelque chose de magnifique de notre société.

Mais il faut aussi regarder l’autre face de cette beauté-là : ces solidarités prospèrent souvent là où l’État se montre défaillant. Elles réparent, elles compensent, elles amortissent. Elles empêchent parfois le pire. Mais elles ne devraient jamais devenir le substitut permanent d’une politique publique qui se retire.

 

Et pendant ce temps, nous endormons les citoyens avec la dette. La dette partout. La dette comme début, milieu et fin de toute pensée économique. La dette comme alpha, oméga, catéchisme et punition collective. Mais nous parlons beaucoup moins des recettes possibles. Pas des chimères. Pas des lunes roses en papier crépon. Des recettes réelles : justice fiscale, lutte contre l’évasion, contribution des patrimoines les plus élevés, partage plus équitable de l’effort national.

Seulement voilà : la solidarité des très riches, il ne faudrait surtout pas trop en parler. “Allons, taisez-vous, vous n’y connaissez rien.” La charité, oui, éventuellement. Une belle photo, un gala, un chèque symbolique, un sourire. La solidarité organisée, durable, démocratique ? Là, soudain, les mines se ferment et les experts froncent les sourcils.

 

En revanche, la solidarité des plus modestes, elle, est magnifiée. Un reportage au journal de 20h, une caméra sur une collecte alimentaire, une larme dans les chaumières, et tout le monde trouve cela très beau. Puis, cinq minutes plus tard, les éditorialistes se relaient pour dénoncer le “fléau de l’assistanat”. Comment ne pas avoir les bras qui tombent ? À ce niveau-là, ce n’est plus une contradiction, c’est un numéro de contorsionniste.

Nous ne pouvons pas, d’un côté, réduire les moyens publics, fragiliser les collectivités, pressurer les associations, laisser grimper les inégalités, et de l’autre nous étonner que les dons reculent. Quand la coque sociale se fissure, les citoyens peuvent bien écoper avec leurs petits seaux de générosité : à un moment, il faut aussi arrêter de faire des trous dans le bateau.

Et cela nous parle directement ici, à La Seyne. Derrière ces chiffres nationaux, il y a notre vie locale. Les associations qui accompagnent, nourrissent, éduquent, font chanter, jouer, apprendre, respirer. Les bénévoles qui tiennent encore debout des activités que la puissance publique ne devrait jamais abandonner. Les familles qui auraient besoin d’aide mais qui n’osent plus toujours la demander. Les enfants, les jeunes, les anciens, les personnes seules, celles et ceux que les grands discours oublient dès que les micros s’éteignent.

 

Et là, je ne parle pas d’une idée abstraite. Je parle aussi de ce que j’ai vu, de ce que j’ai vécu, de ce que beaucoup d’entre nous connaissent ici : des femmes et des hommes qui donnent du temps, de l’énergie, de la patience, parfois bien plus qu’ils ne devraient, pour que quelque chose continue à tenir debout.

 

Dans l’éducation, dans la culture, dans les associations, dans les collectifs locaux, nous savons très bien ce que cela veut dire : préparer, organiser, accompagner, accueillir, rassurer, transmettre, souvent avec peu de moyens et beaucoup de bonne volonté. Et quand cette bonne volonté s’épuise, ce n’est pas seulement une activité qui disparaît. C’est un lien qui casse.

Le Mouvement associatif | Paris

 

Une ville ne tient pas seulement avec des caméras, des arrêtés, des effets d’annonce et trois animations bien emballées.

Elle tient quand ses liens tiennent. Quand ses associations respirent. Quand ses habitants ne sont pas mis en concurrence entre eux. Quand la solidarité n’est pas traitée comme une variable d’ajustement ou une gentille activité du dimanche après-midi.

La baisse des dons n’est pas une petite information économique. C’est un thermomètre social. Et le thermomètre dit ceci : les gens ne sont pas devenus moins humains. Ils sont devenus plus inquiets.

 

Alors, localement, la vraie responsabilité politique n’est pas de faire semblant de découvrir que les associations sont utiles quand elles compensent les dégâts. C’est de les soutenir avant qu’elles ne s’épuisent. C’est de défendre les services publics avant qu’ils ne craquent. C’est de reconstruire de la confiance avant que chacun ne se replie sur son petit radeau personnel.

Mais cette affaire dépasse largement La Seyne. Elle nous parle du pays que nous sommes en train de devenir.

 

Dans quelques mois, la présidentielle ouvrira une séquence décisive. Derrière elle viendra la bataille législative, celle qui déterminera concrètement quelle majorité fera les lois, votera les budgets, décidera des moyens donnés — ou retirés — aux services publics, aux collectivités, aux associations, à l’école, à la santé, à la jeunesse, à la culture.

 

Voilà pourquoi ce chiffre de 47 % n’est pas anecdotique. Il raconte une France qui voudrait encore être solidaire, mais qui doute de pouvoir tenir. Une France où les besoins augmentent pendant que les moyens reculent. Une France où l’État demande trop souvent à la générosité privée de réparer ce que les politiques publiques abîment.

 

Et quand la peur s’installe, nous savons très bien ce qui peut arriver. L’extrême droite arrive toujours avec la même vieille recette : désigner des coupables au lieu de reconstruire des protections. Opposer les pauvres aux plus pauvres. Transformer la colère sociale en méfiance généralisée. Faire croire que la solidarité serait un luxe, alors qu’elle est l’une des dernières digues qui nous empêche de sombrer chacun dans notre coin.

C’est précisément pour cela que nous devons déjà regarder vers la présidentielle et les législatives. Pas avec des slogans creux. Pas avec des querelles d’appareils. Pas avec des ego qui se disputent le micro pendant que le pays se fatigue. Mais avec une idée simple : si nous voulons une société encore capable de solidarité, il faudra une gauche capable de gouverner, de protéger, de rassembler et de redonner confiance.

 

Une gauche qui parle du pouvoir d’achat sans oublier les associations. Une gauche qui parle de sécurité sans oublier la sécurité sociale, humaine, éducative, culturelle. Une gauche qui ne se contente pas de dénoncer l’extrême droite, mais qui reconstruit concrètement les raisons d’espérer.

Ça ne tient plus ! 💥⛓️‍💥 Les associations se mobilisent pour leur survie samedi 11 octobre dans toute la France ! Ça ne tient plus car les associations rencontrent de grandes difficultés

Je n’ai pas envie de vivre dans un pays où chacun baisse les yeux, serre son portefeuille et espère simplement ne pas être le prochain à tomber. Je préfère encore croire à une France où l’on protège mieux, où l’on partage mieux, où l’on ne demande pas aux associations de réparer seules ce que les politiques publiques ont laissé se défaire.

 

La solidarité ne tiendra pas toute seule. Elle aura besoin de voix. Elle aura besoin de votes. Elle aura besoin d’une majorité. Et cela commence maintenant, ici, dans nos discussions, nos partages, nos engagements, nos refus de céder à la résignation.

 

Parce qu’une société solidaire ne se décrète pas. Elle se construit. Elle se finance. Elle s’organise. Et surtout, elle se protège des politiques qui confondent la solidarité avec une rustine.

 

Rejoignez-nous, discutez, partagez, invitez autour de vous. Plus nous serons nombreux à reconstruire une gauche utile, concrète et populaire, moins la résignation aura de place.

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#Solidarité #Associations #ServicesPublics #LaSeyneSurMer #Présidentielle2027

 

Par Guy CALMES  de l’Apres (avec l’accord  de M. BARLO christian responsable du Blog )

 

Actualités

Le 8 mai on se souvient vraiment ce que fut le nazisme ,le fascisme ,la peste brune ,la haine de l’autre ,le racisme constitionnalisé!

 

 

                                                                                                           Écoutez-moi, les amis. Écoutez-moi vraiment.

Il y a des choses que l’on comprend d’abord avec le ventre, avant de réussir à les formuler avec des mots.

Depuis quelques jours, quelque chose me dérange profondément autour du 8 mai. Au départ, je n’avais pas vraiment mis le doigt dessus. Le 8 mai, je connais. Les cérémonies patriotiques, je connais. Les monuments aux morts, les gerbes, les drapeaux, les enfants un peu intimidés, les élus en écharpe, les anciens combattants, les silences qui pèsent davantage que les discours : je connais.

 

Pendant des années, comme enseignant, j’ai volontairement participé activement, avec mes élèves et leurs parents, à ces cérémonies. Nous y avons interprété maintes fois La Marseillaise et Le Chant des partisans. Nous avons travaillé en classe l’Éducation morale et civique, les valeurs de la République, les séances d’Histoire, avec un grand H, et ce que nous appelons le devoir de mémoire. Nous avons essayé d’expliquer, avec les mots justes, ce que signifiaient la Résistance, la Libération, l’Occupation, le courage, la peur, la trahison, l’espérance.

 

Et, très honnêtement à cette époque, la couleur politique du maire m’importait peu. Je l’écris sincèrement : pendant longtemps, cela ne m’avait même pas effleuré l’esprit. Pourtant, des élus du Front national puis du Rassemblement national, il y en a en France depuis des années. Des maires, des députés, des conseillers municipaux, des élus locaux. Ce n’est pas nouveau.

Et c’est peut-être cela, le plus terrible.

 

Ces idées n’avancent pas toujours au bruit des bottes. Elles avancent souvent au bruit des pantoufles. Elles s’installent doucement. Elles deviennent familières. Elles se glissent dans le paysage. Elles finissent par paraître normales. Et puis un jour, nous réalisons qu’un élu du Rassemblement national va présider une cérémonie du 8 mai. Là, quelque chose coince.

 

Parce qu’à cet instant-là, il n’y a pas seulement un protocole. Il y a la République. Il y a l’école. Il y a les enfants. Il y a les morts. Il y a cette transmission fragile qui consiste à dire : “Regardez bien. Ce n’est pas du folklore. C’est une mémoire que nous vous confions.”

Je veux être clair. Je ne confonds pas tout.

Je n’ai jamais pensé que toute personne de droite était d’extrême droite. Ce serait absurde, injuste, et historiquement faux. Il y a eu de Gaulle et d’autres avec lui. Il y a eu des résistants de droite. Il y a eu des gaullistes sincères.

Il y a encore aujourd’hui des femmes et des hommes de droite qui refusent cette trop fumeuse “union des droites”, cette soupe où l’on voudrait faire mijoter conservatisme républicain, nationalisme autoritaire et vieilles nostalgies brunes dans la même marmite. Heureusement qu’il y en a encore.

 

Parce que le 8 mai n’appartient ni à la gauche, ni à la droite. Mais il ne peut pas être offert sans frémir à l’extrême droite.#

 

 

Le 8 mai, c’est la victoire des peuples contre le nazisme. Et en mai 1945, l’extrême droite française, dans ses courants dominants, n’était pas du côté des vainqueurs. Elle n’était pas du côté des résistants, des maquisards, des déportés, des fusillés, de celles et ceux qui ont refusé Pétain, Vichy, la collaboration et l’ordre nazi.

Elle était, très largement, du mauvais côté de l’Histoire.

Alors oui, nous allons entendre les réponses habituelles : “Le RN a changé.” “Vous êtes dans la haine.” “Vous ressassez le passé.” “Il faut tourner la page.” Et puis, on nous dira aussi : “Regardez donc ce jeune maire si souriant, qui emmène ses enfants à l’école et joue à la pétanque avec ses concitoyens…”

 

Très bien. Qu’il sourit. Qu’il joue à la pétanque. Qu’il accompagne ses enfants à l’école. Mais une photo attendrissante ne lave pas une histoire politique. Un sourire ne dissout pas une filiation. Une partie de pétanque ne transforme pas l’extrême droite en humanisme local avec supplément pastis. Et à côté de chez nous, le nouveau maire RN, un homme qui a tenu une librairie dont la presse a rappelé qu’elle vendait des ouvrages antisémites et négationnistes, cet homme-là présidera la cérémonie, fera un discours et pourra réécrire l’histoire ?

Si nous nous trompons sur leurs idéologies profondes : alors qu’ils se positionnent clairement et publiquement ! Que des mots s’élèvent contre la Bête immonde, celle que nous chante encore Michel Fugain.

 

Je ne hais personne. Je refuse seulement l’amnésie.

Et ce refus de l’amnésie n’est pas un réflexe de circonstance. Ce n’est pas par hasard si, à l’invitation de Charles Berling, je me suis retrouvé à diriger des choristes dans Les Événements, avec Romane Bohringer et Antoine Reinartz, à Châteauvallon, un spectacle inspiré par la tuerie commise en Norvège par Anders Breivik, extrémiste de droite qui a assassiné des dizaines de personnes, notamment sur l’île d’Utøya.

 

Ce n’est pas par hasard si je me suis retrouvé à diriger des choristes dans un spectacle marathon consacré à Léon Blum, cette vie immense, cette vie héroïque, cette vie d’homme d’État, de juif, de socialiste, de républicain, de prisonnier de Vichy, d’homme debout face à la haine.

Ce n’est pas par hasard non plus si nous avons participé à Nous, l’Europe, Banquet des peuples, ce grand récit poétique de Laurent Gaudé, mis en scène par Roland Auzet, qui raconte une Europe traversée par ses blessures, ses guerres, ses exils, ses espérances, ses peuples mêlés, ses langues différentes, ses promesses trahies et ses promesses encore possibles. Là encore, il y avait des voix, des corps, du chant, et cette idée simple et immense : aucun peuple ne se sauve seul.

 

Et ce n’est pas par hasard si, pour le 80e anniversaire du débarquement de Provence, j’ai créé, avec des choristes et des musiciens amis, un spectacle pour célébrer cette libération. Ce n’est pas par hasard si, dans ce spectacle, j’ai interprété un slam autour de l’Affiche rouge.

 

L’Affiche rouge, c’était cette affiche de propagande placardée par les nazis et les collaborateurs pour salir les résistants étrangers du groupe Manouchian. Ils voulaient en faire des criminels. L’Histoire en a fait des héros.

Des Arméniens, des Polonais, des Italiens, des Juifs, des Hongrois, des Espagnols, des étrangers, des communistes, des hommes et des femmes venus d’ailleurs, mais morts pour la France. “Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant.” Voilà ce que dit la mémoire quand elle n’est pas mutilée.

 

Et je n’ai pas oublié, moi, que la Provence n’a pas été libérée seulement par des images d’Épinal en noir et blanc avec trois drapeaux bien repassés. Je n’ai pas oublié les résistants du Sud, si actifs, si courageux. Je n’ai pas oublié nos alliés. Je n’ai pas oublié les soldats français. Mais je n’ai pas oublié non plus les hommes venus d’Afrique du Nord, d’Afrique centrale, des colonies, de loin, parfois de très loin, pour libérer une France qui, ensuite, les a souvent renvoyés à l’ombre.

 

Sans eux, Toulon, Marseille, la Provence, la France n’aurait pas été libérées de la même manière.

Voilà pourquoi tout cela me touche autant. Parce que, dans mon parcours d’enseignant comme dans mon parcours de chef de chœur, je n’ai jamais séparé la mémoire de la transmission. Faire chanter des élèves, des choristes, des citoyens autour de Blum, de Manouchian, de l’Europe, du débarquement de Provence ou d’un attentat commis par un extrémiste de droite, ce n’est pas seulement faire de la musique ou du théâtre.

 

C’est travailler la matière fragile de ce qui nous tient debout collectivement. C’est rappeler que la culture n’est pas un supplément d’âme. C’est une digue. Et les digues, en période de montée des eaux brunes, il vaut mieux ne pas les confier à ceux qui trouvent la marée sympathique.

 

Alors oui, j’ai beaucoup de mal. Beaucoup de mal. J’ai du mal à voir l’écharpe bleu-blanc-rouge portée par un élu du Rassemblement national devant un monument aux morts, comme si tout cela allait de soi. Comme si l’histoire ne pesait rien. Comme si les mots, les filiations, les nostalgies, les obsessions, les exclusions, les humiliations, les propos racistes, les propos anti-LGBT, les relais de contenus nauséabonds n’avaient aucune importance.

 

À La Seyne-sur-Mer, Libération a récemment épinglé plusieurs membres de la liste conduite par Dorian Munoz pour des contenus racistes, complotistes, anti-IVG, homophobes ou transphobes. Dans un cas, le journal signale même des relais de messages d’un néonazi.

 

Alors non, ce n’est pas un détail. Et vraiment, ne venez pas me parler du “détail de l’histoire”. Cette formule-là, nous la connaissons trop bien. Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national, a osé qualifier les chambres à gaz de “détail” de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Il a été condamné pour ces propos. Et cette blessure-là n’est pas un accident de langage oublié au fond d’une vieille archive.

C’est une trace. Une trace politique. Une trace morale. Une trace historique.

Parce que le 8 mai n’est pas une photo officielle. Le 8 mai, ce n’est pas l’art de déposer une gerbe en oubliant ce que l’on piétine le reste de l’année. Le 8 mai, ce n’est pas repeindre les vieux murs bruns en bleu-blanc-rouge.

 

Serge Reggiani me revient en mémoire. Les loups sont entrés dans Paris.

Les loups n’entrent pas toujours en hurlant. Parfois, ils entrent doucement. Par les habitudes. Par les colères mal dirigées. Par les peurs entretenues. Par les mots que l’on finit par trouver acceptables. Par les cérémonies que l’on vide de leur sens. Par les écharpes que l’on porte sans assumer vraiment l’histoire qu’elles représentent.

 

Les loups peuvent entrer avec des crocs. Mais ils peuvent aussi entrer avec un sourire, une promesse d’ordre, un discours de protection, une gerbe de fleurs et une main sur le cœur.

Voilà ce qui me dérange.

Les morts pour la France étaient des patriotes. Mais le patriotisme n’appartient pas à l’extrême droite. Pas plus que le drapeau bleu-blanc-rouge.

Les résistants aimaient leur pays. Mais ils ne l’aimaient pas contre l’humanité. Ils ne se sont pas battus pour que la République devienne un soupçon permanent, une frontière mentale, une chasse aux pauvres, aux étrangers, aux différents, aux faibles, aux artistes, aux militants, aux associations, aux voix qui dérangent. Ils se sont battus pour que la France reste autre chose qu’un territoire : une promesse.

 

Alors, ce 8 mai, je penserai à mes anciens élèves. À leurs voix parfois hésitantes. À leurs regards devant les monuments aux morts. À cette manière qu’ont les enfants de sentir très vite quand les adultes trichent avec les symboles. Et je me dirai que notre devoir est peut-être là : ne pas tricher.

Dire clairement que le 8 mai n’est pas seulement une date. C’est une ligne de partage. Entre mémoire et récupération. Entre patriotisme et nationalisme. Entre République et extrême droite. Entre vigilance et sommeil confortable.

 

Les loups sont déjà entrés une fois dans Paris. Nous savons ce que coûte le moment où l’on comprend trop tard qu’ils étaient là.

 

Alors oui, le 8 mai, souvenons-nous. Mais souvenons-nous vraiment.

Et je le dis tranquillement à celles et ceux qui viendraient ici défendre l’extrême droite, salir cette mémoire, relativiser le nazisme, banaliser les propos racistes, se moquer des résistants étrangers ou venir jouer les procureurs de comptoir : passez votre chemin. Merci de ne pas venir salir les commentaires de ce texte. Il y a d’autres endroits pour recycler les vieilles haines. Ici, nous parlons de mémoire, de République, de résistance et de dignité.

 

Par M.  GUY CALMES  de L’Apres  !

 

Rejoignez-nous, partagez, discutez autour de vous. Et surtout, ne laissez pas la mémoire devenir une cérémonie sans conséquence. À La Seyne-sur-Mer comme ailleurs, voter, convaincre, refuser l’abstention et défendre la République vivante, c’est aussi prolonger ce que le 8 mai nous demande encore de comprendre.

 

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#8Mai #Résistance #Mémoire #République #LaSeyneSurMer

 

Actualités

  Droite et extrême-droite à l’assaut de l’audiovisuel public

 

                                                                           Droite et extrême-droite à l’assaut de l’audiovisuel public ,Laure Lavalette à l’avant-garde

 

Le rapport de la commission d’enquête du parlement sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel vient d’être publié ce mardi 5 mai. Un texte très décrié qui fait beaucoup de bruit, à commencer dans l’hémicycle, dans l’audiovisuel public. dans les médias hormis ceux du groupe Bolloré et autres du même camp

 

Le rapporteur ciottiste, Charles Alloncle, allié du RN et porte-flingue du dit Bolloré, visant  l’épuration de France-télévision et Radio-France : suppression de France 4, du Mouv’ et France TV Slash, fusionner France 2 et France 5 en une grande chaîne généraliste, De même pour France-info et France 24 et encore de soumettre les animateurs de l’audiovisuel public à une stricte neutralité sur leurs réseaux sociaux….

 

Il préconise « d’économiser » 1 milliard d’argent public, au détriment du seul audiovisuel public, histoire d’offrir des espaces privés qui n’attendent que ça et qui seraient plus nombreux à y distiller leurs idéologies  ultra-capitalistes, guerrières, impérialistes, nationalistes creusant les inégalités et détournant les budgets vers la militarisation tandis que les peuples, donc les Français, sont obligés de se serrer la ceinture dans un contexte très inquiétant.

 

La porte-parole du RN, Laure Lavalette a félicité son allié et s’est dite fière de son travail de six mois, elle veut aller plus loin : » il faut faire le ménage et  qu’on en privatise une très grande partie”, elle ne doute pas qu’ »on trouverait acheteur assez rapidement si l’audiovisuel public était privatisé ». Elle savait que M. le Pen et J. Bardella l’avait publiquement évoqué avant que le rapport soit connu. Elle était moins tranchée aux municipales de Toulon où sa liste se prétendait « d‘intérêt général, apolitique et pluraliste» ? Et dire que ça leur réussit ?

 

Le 1er ministre S. Lecornu considère, lui, que « c’est une occasion manquée qui passe à côté de l’essentiel » et qui n’a pas de vision crédible ». Il ne peut cautionner la privatisation à grande échelle ne serait-ce que pour se démarquer de l’extrême-droite qui masque son ultra-conservatisme, ses origines, son passé et ses buts aux relents de fascisme.

 

Dans la foulée et sur France-culture, Jérémie Patrier-Leitus, député Horizons et président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public déclarait que « l‘objectif du rapport était de préparer les esprits à la privatisation de l’audiovisuel public. » Ils ne peuvent être suspectés de gauchisme, pas plus qu’ils sont devenus allergiques aux privatisations, mais trop c’est trop, ils ont assez asséché les services publics !

 

Sur Franceinfo, la présidente de France Télévisions Delphine Ernotte réagit sur X au rapport du député ciottiste Charles Alloncle sur l’audiovisuel public, publié mardi matin. Elle dénonce “un rapport à charge, construit sur des insinuations, des approximations et des contre-vérités”. Selon elle, les recommandations qui y figurent visent “un affaiblissement historique” de l’audiovisuel public.

 

Une plainte pour trafic d’influence

 

Le 1er ministre sait aussi que le rapport est l’objet d’une plainte contre X pour « trafic d’influence  passif », plainte déposée le 2 mai par l’association « AC!! Anti-Corruption »  estimant que le rapporteur, Charles Alloncle, a influencé la teneur des débats en posant des questions suggérées par la direction de Lagardère News afin qu’ils en tirent tous deux des intérêts.

 

Cette plainte contre X, pour prise illégale d’intérêts et trafic d’influence, a été envoyée au procureur national financier, a affirmé l’avocat de l’association à l’AFP.

 

Dès lundi, le Figaro, du groupe Dassault avait dévoilé 10 des mesures proposées, un jour avant la prononciation du rapport, ce que Le Monde, le lendemain, qualifiait de « tentative de déstabilisation grotesque », l’Humanité de « cabale contre France Télévisions», citant

LFI qui y voit « un pamphlet idéologique, une série de mensonges »…et du « parti-pris » pour le PS, les écologistes soulignant que « le rapporteur doit s’appliquer à lui-même le principe de neutralité qu’il revendique… »

Charles Alloncle, député de l’Union des droites lors de la commission d’enquête sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public » à l’Assemblée nationale, le 8 avril 2026.                                    © Raphaël Lafargue/ABACAPRESS.COM

 

A ce propos de neutralité, je pense au rôle de BFMtv du groupe CMA-CGM, l’armateur français vient de s’ allier avec le fonds d’investissement américain Stonepeak, qui doit investir 2,4 milliards de dollars dans dix grands ports dont New York et Los Angeles ainsi que d’autres terminaux au Brésil, en Espagne, en Inde, à Taïwan et au Vietnam…

 

Cela explique le parti-pris de ce média…»d’informations« (?) qui, à longueur de journée, se montre d’une bienveillance assumée pour ne pas contrarier le gangster de la Maison blanche et appuyer sur la puissance et le rôle des E-U et d’Israël, seuls responsables de leur guerre illégitime au Moyen-Orient comme le sont la capture du chef d’Etat légitime du Vénézuela, le blocus de Cuba et autres désirs de domination et d’intérêts privés manifestes.

 

Au prix de génocides permanents à Gaza et au sud du Liban, et au détriment des peuples du monde victimes des privations d’énergies, de l’inflation, de la spéculation, du chômage et du coût des guerres en cours y compris en Ukraine.

 

En Europe, seul Pedro Sanchez, président socialiste du gouvernement d’Espagne a clairement refusé de cautionner le président des E.-U en train de perdre son influence tandis que l’UE est loin de faire l’unanimité. Elle se tourne vers la militarisation de l’économie pour sauver le capital, l’OTAN, sans abandonner les relations avec le leader américain.

 

Stratégie qui est celle du rapporteur et de ses choix à l’extrême-droite. Tout se tient.

 

 

René Fredon

 

Actualités

 Monsieur le Maire :Faire “cinéma d’été” ou bien faire culture toute l’année !

 

 

Faire du cinéma d’été ou faire culture  toute l’année ! Le cinéma en plein air ne doit pas cacher le cinéma que La Seyne attend toujours ,Un écran sous les étoiles, c’est agréable.

 

Un film en plein air, un soir d’été, dans un parc, avec des familles, des enfants, des amis, des chaises pliantes, quelques rires et le bruit de la ville autour : personne ne va faire semblant de trouver cela scandaleux. Il y a des combats plus urgents que la guerre civile contre le projecteur estival.

 

Mais justement : puisque l’idée est sympathique, regardons-la sérieusement.

La Ville de La Seyne-sur-Mer vient de lancer un appel à manifestation d’intérêt pour l’installation et l’exploitation d’un cinéma de plein air au parc de la Navale, entre mi-juillet et mi-août 2026. Le principe annoncé : une ou deux soirées par semaine, sur un espace d’environ 3000 m², avec une jauge maximale de 300 personnes.

La Ville prévoit notamment la mise à disposition du lieu, d’un point électrique, d’un espace barriéré, d’un agent de sécurité et de 50 chaises. Le reste relève de l’opérateur retenu : installation, projection, exploitation, billetterie éventuelle, conditions financières, tarifs, redevance.

 

Voilà le premier point important : le cinéma en plein air n’est pas une nouveauté à La Seyne.

Les “Cinés du mardi” ont déjà existé. En 2025 encore, des séances étaient annoncées sur le parvis de Tisot, avec jeux, animations, projection à 22h, buvette, restauration sur place, et surtout une mention claire : entrée libre.

 

Le parc de la Navale lui-même a déjà accueilli du cinéma gratuit, par exemple lors des Journées italiennes, avec une projection de Mon nom est Personne annoncée comme gratuite.

Donc ne racontons pas d’histoire : La Seyne ne découvre pas soudain le cinéma en plein air, comme si l’écran venait d’être inventé entre deux mâts du parc de la Navale.

Ce qui change, ce n’est pas l’existence de séances en plein air.

Ce qui change, c’est la logique.

 

Hier, nous avions des séances municipales annoncées en entrée libre.

Aujourd’hui, l’appel à manifestation d’intérêt parle d’installation et d’exploitation, de billetterie, de tarifs à présenter, de redevance à verser à la commune.

Ce n’est pas forcément scandaleux en soi. Une organisation coûte de l’argent. Un opérateur doit équilibrer son activité. Les droits, le matériel, la sécurité, la technique, tout cela ne tombe pas du ciel, même par une douce nuit d’été.

 

Mais cela mérite d’être dit clairement.

Passons-nous d’une logique d’accès libre à une logique d’exploitation estivale ?

Voilà la vraie question.

Car une animation culturelle n’a pas le même sens selon qu’elle est pensée comme un service public accessible ou comme une activité ponctuelle confiée à un opérateur. Et dans une ville populaire, ce n’est jamais un détail. Le prix d’une sortie, même modeste, peut décider qui vient et qui ne vient pas. Qui profite de la ville. Qui reste à distance.

Un écran en plein air peut rassembler.

Mais une billetterie peut aussi trier, doucement, sans bruit, sans grand discours.

Et puis il y a l’autre sujet, plus profond encore.

La Seyne attend depuis des années un vrai cinéma.

 

Pas seulement un écran quelques soirs d’été.

Pas seulement une animation saisonnière.

Pas seulement un événement sympathique quand la météo coopère.

Un vrai cinéma. En dur. Ouvert toute l’année. Accessible. Populaire. Capable d’accueillir des familles, des jeunes, des scolaires, des associations, des débats, des films grand public, des films d’auteur, des séances jeune public, des rencontres, des moments partagés.

Une ville de plus de 60 000 habitants ne devrait pas être condamnée à considérer le cinéma comme une parenthèse estivale.

Bien sûr, on nous parlera d’attractivité, d’animation, de rayonnement, de soirées au parc, de “films du moment”. Très bien. Mais l’animation ne remplace pas une politique culturelle. Elle peut l’accompagner. Elle peut l’enrichir. Elle peut la rendre visible. Mais elle ne doit pas lui servir de décor.

 

C’est toute la différence entre faire vivre une soirée et construire une ville.

Une soirée de cinéma en plein air, c’est une parenthèse.

Un cinéma permanent, c’est un équipement culturel.

Une projection estivale, c’est un rendez-vous.

Une salle ouverte toute l’année, c’est une présence.

Et cette différence compte.

 

Elle compte pour les enfants qui découvrent leur premier film sur grand écran.

Elle compte pour les adolescents qui n’ont pas toujours les moyens ou la facilité d’aller ailleurs.

Elle compte pour les familles qui cherchent une sortie accessible hors saison.

Elle compte pour les enseignants qui veulent organiser des séances scolaires.

Elle compte pour les associations qui pourraient prolonger un film par un débat.

Elle compte pour une ville populaire qui ne veut pas réduire la culture à quelques événements visibles sur affiche.

 

Dans le programme du nouveau maire, la culture semblait déjà beaucoup passer par l’animation, l’événementiel, les grands rendez-vous, les images fortes, les moments visibles. Cela peut plaire. Cela peut même être utile. Mais cela ne suffit pas.

Une ville n’a pas seulement besoin d’être animée.

Elle a besoin d’être cultivée.

 

Et la culture, ce n’est pas seulement remplir l’agenda. C’est remplir les vies.

Nous ne critiquons donc pas le cinéma en plein air. Nous disons simplement qu’il ne doit pas devenir un substitut commode à ce que les Seynois attendent depuis longtemps : un vrai cinéma, pensé comme un équipement culturel durable, populaire, accessible, ouvert toute l’année.

Parce qu’au fond, la question est simple.

 

Voulons-nous seulement des images d’été ?

Ou voulons-nous une politique culturelle qui tienne aussi en novembre, en février, un mercredi après-midi, un dimanche pluvieux, une soirée de débat, une sortie scolaire, une séance pour les enfants, une projection partagée dans une ville qui manque encore cruellement de lieux de culture accessibles ?

 

Un écran sous les étoiles peut faire une belle soirée.

Mais il ne remplace ni une salle, ni une ambition, ni une politique culturelle.

 

Une animation éclaire une soirée. Un équipement culturel éclaire une ville.

 

Par Guy CALMES  de l’APRES 

https://l-apres.fr

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Aimez, partagez, discutez autour de vous. Et aux prochaines élections, votons, faisons voter, convainquons contre l’abstention : une ville ne se résume pas à ceux qui programment les animations, elle appartient d’abord à celles et ceux qui veulent y vivre pleinement.

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La Dernière Séance — Eddy Mitchell