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Au travers des flammes on voit celles et ceux qui tiennent le pays!

 

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« Par ses alchimies silencieuses, la mondialité diffuse en nous la présence d’un invisible plus large que notre lieu, d’une partie de nous plus large que nous-mêmes. […] Citoyens de cette mondialité (qu’ignorent toujours les géographies capitalistes), les voici inclassables – à la fois clandestins bannis expulsés expurgés exilés désolés voyageurs tapageurs réfugiés expatriés rapatriés mondialisés et démondialisés, dessalés ou noyés, demandeurs d’asile, demandeurs de tout ce qui peut manquer aux vertus de ce monde, demandeurs d’une autre cartographie de nos humanités ! ».

Patrick Chamoiseau

Dans Frères migrants publié en 2017 aux Éditions du Seuil.

 

Au travers des flammes on voit celles et ceux qui tiennent le pays!

Comme aux heures sombres et pénibles de la pandémie de Covid-19, une puissante lumière transperce les fumées noires qui polluent et obscurcissent le ciel. Loin des discours fumeux d’autosatisfaction du gouvernement, resplendit une tout autre réalité : celle de la solidarité humaine, concrète, sensible. Elle a la force d’action des cœurs populaires. Loin des hypocrisies politiciennes désignant des boucs émissaires, l’intelligence collective et solidaire se hisse à la hauteur d’humanité. Avec la volonté de prendre soin de « l’autre » et de la nature, l’entraide et la générosité balayent les égoïsmes pour faire advenir le bien commun.

Ensemble, par-delà les différences et les générations, pompiers et anciens pompiers, agents publics des collectivités locales et de l’État, actrices et acteurs de la santé, travailleurs-paysans, artisans, restaurateurs et tant d’autres bénévoles rassemblent leurs forces, s’unissent pour conjurer le pire : sauver des vies humaines et animales, protéger des villages, des quartiers, des petites entreprises et des usines menacées. Ensemble, ils font face alors que les pouvoirs successifs se sont acharnés à affaiblir et démembrer les services publics de secours, de santé, de transports et de mobilité, d’entretien et de protection de la nature…

Oh, reconnaissons-le : en pareille circonstance, certains hommes de pouvoir ne manquent jamais ni de vocabulaire guerrier, ni d’éloges pompeux des héros anonymes qu’ils méprisent le reste de l’année. « Ces gens qui ne sont rien », selon l’expression du président de la République, personnels de santé ou pompiers qu’ils font matraquer lorsqu’ils osent réclamer de quoi vivre mieux et les moyens de travailler au bien commun.

Et comment oublier le qualificatif d’« éco-terroristes » accolé à une jeunesse en action refusant que le monde se meure sous les effets de la bombe climatique ?

Une fois leur parade terminée, les mêmes s’en retournent dans leurs bureaux climatisés. Ils y préparent les tableaux comptables et les phrases toutes faites aseptisées dans les bocaux de quelques conseillers, visant à faire accepter de nouvelles réductions de moyens, de nouveaux sacrifices au nom de la sacro-sainte réduction de la dette monétaire – qu’ils contribuent pourtant à alourdir par leurs divers cadeaux sonnants et trébuchants en faveur des dominants et des possédants.

Pour cela, ils sacrifient casernes de pompiers, moyens aériens de lutte contre les feux de forêts, gendarmeries, services de protection civile et de santé, services hospitaliers, agences de protection de la nature et de la biodiversité. Ils saignent les collectivités locales, laissent se dégrader routes et voies de chemins de fer, étouffent l’Office national des forêts. Pire encore : quand ils annoncent un « plan de relance forestière », c’est pour subventionner des coupes rases accaparées par des multinationales du bois. Ces dernières éradiquent des forêts complexes riches en feuillus au profit de monocultures de résineux plus profitables.

Non contents de ne tirer aucune leçon des feux extrêmes pour repenser le développement des territoires et promouvoir l’agroforesterie, le pouvoir cherche à profiter du drame pour pousser les pions d’une vaste redistribution du territoire entre public et privé. C’est précisément le sens du projet révélé par la ministre de la Transition écologique, qui a annoncé la semaine dernière la création d’un fonds, associant acteurs publics et entreprises privées, pour préserver et replanter les massifs forestiers en France.
Pourtant, toutes les expériences récentes de « partenariat public-privé » prétendument pour défendre des enjeux climatiques ou environnementaux, qu’il s’agisse de l’énergie, de l’automobile, des transports, des hôpitaux ou d’autres secteurs, aboutissent immanquablement aux mêmes résultats : ce sont toujours les intérêts privés qui priment tandis que le public assume les coûts, surtout en cas d’échec.

Face à de telles logiques, les mouvements de solidarité en cours et les colères populaires doivent se transformer en une vaste action unitaire. Il s’agit de défendre, d’améliorer, de démocratiser nos biens communs, nos services publics pour l’intérêt général humain et environnemental.

Toutes les catastrophes en cours ne font que souligner l’urgence de bâtir de grands services publics démocratisés et de nouvelles appropriations sociales et citoyennes. Un projet qui doit aller bien au-delà des anciennes nationalisations qui, trop souvent, n’ont fait que perpétuer un capitalisme d’État sans maîtrise de la production et du travail par les travailleurs. C’est pourtant l’indispensable condition pour préserver l’environnement et combattre les bouleversements climatiques.
Ce nouvel élan populaire appelle aussi la recherche de nouvelles solidarités de combat en Europe et à l’échelle planétaire. Il y a urgence à une grande mobilisation politique, sociale et écologique ! On ne peut laisser les institutions européennes détricoter une à une les avancées du droit de l’environnement.

Chaque progression, même minime, obtenue ces dernières années pour protéger les écosystèmes, est trop souvent rayée des textes et des actes gouvernementaux. Les forces du capital veulent surtout ne rien changer à un modèle économique fondé sur la combustion d’énergies fossiles et désormais sur la course à la création de centres de données (data centers) voraces en eau et en énergie.

Tous les événements dramatiques de cet été 2026 – le désastre écologique et économique qui frappe la Gironde, les Landes ou le Var, le traumatisme de milliers de foyers, le vol spectaculaire au Louvre il y a quelques mois, les révélations accablantes sur l’insuffisance des moyens de la justice mis au jour après l’abominable crime de Lyhanna – pointent d’un doigt accusateur le mur et les impasses de ce système qui privilégie les puissances d’argent. C’est un vaste mouvement citoyen qui peut inverser les priorités.

Les vagues de chaleur étouffantes, les températures insoutenables dans les salles de classe, l’arrêt des trains… Chaque crise, chaque catastrophe révèle la paupérisation continue des services publics, ceux de la santé, de la culture, de la justice, de l’éducation ou de la lutte contre les dérèglements climatiques.

Le pouvoir privilégie les marchés financiers et la militarisation au détriment des sécurités humaines. Songeons que les budgets de la sécurité civile avoisinent 7 milliards d’euros quand les frais financiers qui engraissent les spéculateurs de tout acabit sont dix fois supérieurs. Les forêts brûlent, cette même semaine où les marchés financiers font flamber les taux d’intérêt à 4 % sur les emprunts que contracte le pays. À ce rythme, le service de la dette équivaudra dans quelques années à 25 fois les investissements consacrés à la sécurité civile. La nation consacre soixante fois moins d’argent à sa protection civile qu’au budget de l’armée. Révoltant !

C’est le dévouement des personnels de santé pendant la pandémie, celui des pompiers aujourd’hui, et la solidarité citoyenne qui forme l’ultime rempart quand le pouvoir politique s’éloigne chaque jour un peu plus du bien commun et de l’intérêt général.
Face au phénomène d’insécurité globale que représentent les feux extrêmes et les bouleversements climatiques, se pose l’urgence d’imaginer le projet d’un grand pacte, populaire et citoyen, social, progressiste, écologique, démocratique. Un tel pacte, à construire dans les usines et les universités, dans les villages et les bureaux ou centres de recherche, viserait une transformation structurelle de la société pour un plus haut degré de civilisation.

Les drames de l’actualité font mûrir dans la société de nouvelles idées, de nouvelles prises de conscience, le souhait de nouveaux liens. Il convient d’aider à les faire fructifier.
Les engagements citoyens, les solidarités concrètes, les systèmes d’entraide, les actions communes sur le terrain portent en germe de nouvelles politisations cherchant des issues aux impasses du capitalisme. Des centaines de milliers de citoyennes et de citoyens, des travailleurs de toutes professions, autour des pompiers, prennent conscience de leur capacité, ensemble, à écarter le pire tout en mesurant les dégâts de politiques gouvernementales se faisant sans elles, sans eux, contre elles et eux.

Dans ces actions et ces débats émergent de nouvelles aspirations, de nouveaux enjeux : un nouveau « rééquilibrage-développement » des territoires et de nouveaux liens urbains, périurbains et ruraux, une autre façon d’y habiter et de les faire vivre. Une place centrale accordée à l’agro écologie et à l’agroforesterie pour une agriculture nourricière de qualité. Une nouvelle manière d’habiter fondée sur les solidarités, les liens de proximité, la convivialité et une relation étroite et respectueuse de l’ensemble du vivant. Le souhait d’un avenir désirable pour toutes et tous et pour les générations futures.

Ces dynamiques rejoignent l’action de collectifs engagés dans la lutte pour la réappropriation des biens communs, dans la création de coopératives de production ou encore dans l’expérimentation de sécurité sociale alimentaire ou environnementale. Elles s’appuient aussi sur des tiers-lieux culturels et des projets économiques alternatifs où se nouent des liens nouveaux entre producteurs et acheteurs. Elles confortent le vivant et vivifiant tissu associatif, culturel, social, syndical. Celui aussi des collectivités locales porteuses de progressisme et de démocratie en acte.

Ainsi se dessinent les bases de résistances concrètes, esquissant le portrait d’une nouvelle organisation sociale innovante et autogestionnaire, portant les germes d’un processus communiste visant à dépasser le capitalisme. Pour l’abolir enfin.
Ce projet « d’adaptation-transformation », indispensable à la poursuite de la vie, constitue une puissante évolution révolutionnaire. Il appelle à une grande mobilisation pour les services publics, les sécurités sociale, économique et écologique, mais il nous interpelle aussi sur les enjeux de la décarbonation des activités. Ils nous obligent à penser une civilisation affranchie des énergies fossiles — la plupart importées — qui nous rendent désormais si vulnérables, si fragiles.
Il s’agit bien d’imaginer et de construire une société, un monde, où il fait bon vivre. Un monde où la sécurité humaine serait garantie, où la vie serait moins chère, plus saine, plus autonome et en pleine harmonie avec l’ensemble du vivant. Un monde désirable.

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http://patrick-le-hyaric.fr/
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La Lettre du 8 Août 2026

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Chaque jour, en France, plus de sept bébés meurent avant d’avoir fêté leur premier anniversaire.

 

Chaque jour, en France, plus de sept bébés meurent avant d’avoir fêté leur premier anniversaire.

Prenez simplement le temps de laisser ce chiffre s’installer. Sept aujourd’hui. Sept demain. Sept après-demain.
À la fin de l’année, cela représente près de 2 700 nourrissons. L’équivalent de 27 écoles maternelles entières qui disparaissent chaque année avant même que ces enfants aient soufflé leur première bougie.

Cette publication n’a pas été écrite pour provoquer, encore moins pour faire le buzz. Les réseaux sociaux regorgent déjà de polémiques fabriquées pour attirer quelques clics supplémentaires. Ce n’est pas mon intention. Si je prends aujourd’hui la plume, c’est parce qu’il existe des sujets qui devraient tous nous rassembler, bien au-delà de nos opinions politiques.

La vie des nouveau-nés en fait partie.
Ces 2 700 décès ne signifient évidemment pas que toutes ces vies auraient pu être sauvées. Aucun médecin sérieux ne l’affirmerait. La médecine ne peut pas tout. Certaines naissances sont marquées par des malformations, des pathologies extrêmement lourdes ou une prématurité extrême contre lesquelles les équipes médicales se battent chaque jour avec un engagement admirable. Mais c’est précisément parce que ces professionnels connaissent la réalité du terrain qu’ils alertent depuis plusieurs années : la France décroche.

La mortalité infantile n’est pas une statistique parmi d’autres.

Depuis des décennies, elle est considérée par les démographes, les épidémiologistes et les grandes organisations internationales comme l’un des indicateurs les plus fiables de l’état de santé d’une nation. Elle mesure bien davantage que le seul destin de quelques milliers de nourrissons. Elle révèle la qualité du suivi des grossesses, l’organisation des maternités, la capacité de l’hôpital public, l’efficacité de la prévention, les inégalités sociales et l’attention qu’un pays porte à ceux qui sont les plus fragiles.

Pendant longtemps, la France faisait figure d’exemple. Aujourd’hui, avec environ 4,1 décès pour 1 000 naissances vivantes, elle se situe parmi les pays les moins performants de l’Union européenne en 23e position sur 27 ! La Suède, la Finlande, l’Espagne, l’Italie ou encore la Slovénie obtiennent de meilleurs résultats. Tous connaissent pourtant, eux aussi, le vieillissement de la maternité, les contraintes budgétaires et les difficultés de recrutement hospitalier. Dès lors, une question s’impose : pourquoi la France fait-elle désormais moins bien que tant de ses voisins ?

Les spécialistes ne parlent pas de fatalité. Ils décrivent l’accumulation de décisions prises au fil des décennies. Des maternités ont fermé au nom d’une concentration des moyens censée améliorer la sécurité des accouchements. L’intention pouvait paraître légitime. Mais une politique publique se juge à ses résultats, pas à ses intentions. Or les résultats sont là. À cette concentration se sont ajoutés des services hospitaliers sous tension permanente, une pénurie de sages-femmes, de pédiatres, d’obstétriciens et d’infirmières spécialisées, un affaiblissement progressif de la Protection maternelle et infantile, des difficultés croissantes d’accès aux soins dans certains territoires et des inégalités sociales qui continuent de peser lourdement sur les grossesses les plus fragiles.

Aucun de ces facteurs, pris isolément, n’explique la situation. Ensemble, ils dessinent le portrait d’un système qui s’est progressivement fragilisé.
C’est précisément pour comprendre cette évolution que l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) a été chargée d’une mission d’enquête.

Pendant plusieurs mois, ses inspecteurs ont auditionné des professionnels, analysé les données, étudié les organisations et formulé des recommandations. Leur travail n’avait rien d’un manifeste politique. Il avait pour seul objectif d’établir un diagnostic, afin que les responsables publics disposent des éléments nécessaires pour agir.

Or, selon les informations révélées par Le Canard enchaîné, ce rapport ne sera pas rendu public.
Si cette information est confirmée, alors le débat change de nature. Il ne s’agit plus seulement de mortalité infantile. Il s’agit de transparence démocratique.

Depuis quand un rapport financé par l’argent public, consacré à l’un des indicateurs les plus fondamentaux de la santé d’un pays, pourrait-il être soustrait au regard des citoyens ? Un rapport d’inspection n’est ni un programme électoral ni un tract militant. C’est un outil de compréhension. On peut en discuter les conclusions, en contester certaines analyses, proposer d’autres solutions. Mais encore faut-il que chacun puisse le lire.

Le plus troublant est peut-être ailleurs. Ces enfants ne manifesteront jamais. Quant à leurs parents, ils traversent souvent l’une des épreuves les plus dévastatrices qu’un être humain puisse connaître. Leur priorité n’est pas d’aller réclamer des comptes devant les caméras ou d’alimenter une polémique nationale. Leur priorité est d’essayer de survivre à l’impensable. C’est précisément pour cette raison que cette question ne peut pas reposer uniquement sur leurs épaules.

Elle devrait être portée par l’ensemble de la société.
Notre époque se mobilise volontiers et à juste titre devant une catastrophe spectaculaire. Une explosion, un attentat, une catastrophe naturelle bouleversent immédiatement l’opinion publique. Mais lorsqu’un drame se répète silencieusement, sept fois par jour, tous les jours de l’année, il finit par disparaître derrière le bruit de l’actualité. Pourtant, au terme de douze mois, le bilan humain est bien réel.

Il serait trop facile d’accuser un seul gouvernement. Le recul de la France est le produit de décisions, de renoncements et d’arbitrages accumulés depuis de nombreuses années, sous des majorités de sensibilités légèrement différentes, mais toutes libérales. C’est précisément ce qui devrait nous inquiéter. Lorsqu’une même logique finit par produire des résultats qui se dégradent, c’est un modèle économique et social qu’il devient urgent de réinterroger.

À moins d’un an de l’élection présidentielle, chacun parlera de pouvoir d’achat, de sécurité, d’immigration, de dette, de fiscalité ou de retraites. Tous ces sujets méritent un débat sérieux. Mais il en est un qui devrait tous nous obliger : que vaut la richesse d’une nation si elle protège moins bien les premiers jours de la vie qu’hier et moins bien que nombre de ses voisins ?
Une démocratie ne s’affaiblit pas parce qu’elle reconnaît ses difficultés. Elle s’affaiblit lorsqu’elle préfère détourner le regard. Car un rapport que l’on ne publie pas ne sauve aucun enfant. Il ne recrute aucune sage-femme. Il ne rouvre aucune maternité. Il n’améliore aucun suivi de grossesse. Il ne réduit aucune inégalité.

En revanche, il prive les citoyens d’un débat auquel ils ont droit.

Et lorsqu’un pays commence à considérer la mort de près de 2 700 nourrissons par an comme une donnée statistique dont on peut différer la discussion, il est peut-être temps de se demander si ce n’est pas notre conception même des priorités nationales qui mérite d’être profondément réexaminée. 

Par Guy CALMES

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Lettre au préfet pour le bilan des feux de forêts varois !

 

Fédération du Var du PCF – Espace Bâle Nuée, avenue Emile Blanc, 83160 La Valette du Var – 

À Monsieur le préfet du

Vous venez de dresser le bilan de deux semaines de feux intenses qui ont touché notre département.
Nous ne partageons pas votre bilan.

Bien sur la fédération du Var du Parti communiste français tient à saluer l’engagement exceptionnel des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires, des forces de l’ordre, des agents des collectivités, des personnels de la
Sécurité Civile, des forestiers, des soignants, et de l’ensemble des bénévoles qui, jour et nuit, meHent tout en œuvre pour protéger les populations et lutter contre les flammes.

Nous saluons aussi le formidable élan de solidarité qui s’exprime dans nos communes. Habitants, associations, élus, agriculteurs, entreprises.

Cette solidarité nous honore. Mais elle ne peut pas tout. Elle ne remplacera jamais les poli?ques publiques dont notre pays a besoin pour faire face à des catastrophes que le changement climatique rend plus fréquentes et plus violentes. Les politiques actuelles d’austérité de l’État aboutissent à une augmenta?on de la vulnérabilité des populatioons et donc à leur mise en danger.

Le dérèglement climatique ne crée pas à lui seul les incendies, mais il en augmente la probabilité, la durée et la violence. Il assèche les sols et la végétation, allonge la saison des feux et rend possibles des incendies simultanés ou hors saison.

La réponse ne peut donc pas reposer uniquement sur les comportements individuels : elle exige un service public puissant, des collectivités soutenues, une gestion forestière de long terme et une sécurité civile dotée de moyens humains, terrestres et aériens suffisants.

Alors que des incendies ont impacté à nouveau, ces derniers jours, plusieurs communes de la Provence Verte , que 7 450 hectares de forêts ont été incendiés, plus d’une quarantaine d’habitations détruites , de nombreux pompiers blessés et une population trauma?sée , particulièrement celle de Correns, il est temps que l’État reconnaisse ses manquements.

Et malgré vos propos, il y a bien des manquements graves de l’État en matière de prévention et de lutte contre les incendies !
L’État doit prendre ses responsabilités et agir immédiatement pour anticiper les conséquences du réchauffement global sur nos territoires, en s’en donnant les moyens et sans reporter toujours les décisions à plus tard : il est temps ! Les vagues caniculaires qui précèdent les grands incendies touchent désormais l’ensemble du pays.

Or, l’État n’a pas suffisamment anticipé alors qu’il a les moyens pour prévoir ces évolutions. Sur les 12 canadairs seuls 7 sont réellement en service pour toute la France en incluant la Corse. Comment se fait-il que les commandes de 4 nouveaux bombardiers d’eau aient été reportées, et ne seront livrés qu’en 2028, dans le meilleur des cas? où sont les promesses du président Macron de 16 canadairs livrés en 2027?

Notre département, le 2ème plus boisé de la France hexagonale, avec 67 % de sa surface est particulièrement exposé au risque.
70 % de la forêt varoise est privée, ce qui complique considérablement la prévention et l’intervention lors d’incendies. Également, la surface boisée dans le Var a augmenté de 17 % entre 1980 et 2013, sans le développement parallèle de son exploitation et de son entre?en. Cela contribue à fragiliser ce domaine en le rendant vulnérable.

Parallèlement les moyens de prévention, de la sécurité Civile, des SDIS, de l’ONF, des collectivités et les investissements nécessaires pour adapter nos territoires n’ont pas été renforcés à la hauteur des enjeux.

La baisse continuelle des moyens des SDIS et de la protection civile en matériel et en moyens humains, les dotations toujours diminuées aux communes, départements et autres collectivités territoriales, aux services publics tels que l’ONF qui a connu une suppression de 4 000 postes à l’ONF en 20 ans au niveau national . Il faut donner aux acteurs de terrain les financements et les recrutements qui permettent de faire de la prévention.

Il y a également des manquements importants de moyens de lutte contre les feux de forêt .
Le manque de disponibilité des canadairs et autres moyens aériens a été fortement ressenti? lors du grand feu du Gros Bessillon, et des reprises… samedi 25 juillet, les canadairs étaient absents car engagés en Corse !!!

Ces moyens, présents lors du feu de Camps-la source, ont démontré leur immense efficacité, en particulier quand ils sont présents dès le départ de feu, et quand ils sont en nombre suffisant.

Les sapeur-pompiers sur le terrain sont épuisés par 2 semaines de lutte acharnée. Des conditions opérationnelles rendues encore plus complexes par le manque de disponibilité connue des moyens aériens. Au sol, les forces sont également insuffisantes ainsi que le manque de matériel lourd, adapté ; et malgré l’envoi de plusieurs marins- pompiers de Toulon, la mobilisation de nos forces armées apparaît comme trop faible.

Pourtant une mobilisation plus importante , comme celle en Gironde, notamment pour inspecter les lisières afin d’éviter les reprises n’a pas été mise en place.

Notre département est un des plus militarisé de l’hexagone : la mobilisation des forces armées, en renfort , devrait être facilitée.
Nous avons besoin d’un vaste chantier national, à décliner au niveau du département du Var, associant forestiers, salariés de la filière bois et leurs organisations syndicales , propriétaires , élus locaux, scientifiques, associations et citoyens pour organiser le changement de modèle qui permettra de relever les défis sociaux et écologique du 21ème siècle.

Il est nécessaire :

  • – De renforcer durablement les moyens des SDIS et de revoir leur financement.
  • – De développer une filière française de production et de maintenance des bombardiers . Des projets industriels existent dans notre région : celui de la société Hynaero , à Istres dans les Bouches du Rhone avec son bombardier d’eau Frégate F-100 ou dans le VAR, à Cuers-Pierrefeu avec l’Atelier Industriel Aéronautique (AIA) qui propose l’implantation d’une floqlle de bombardiers sur la base de Cuers ou Hyères et en assurerait la maintenance.
  • – De renforcer l’ONF, Météo France, et la prévention dans les massifs forestiers.
  • – De donner davantage de moyens aux communes , aux départements et aux régions pour prévenir les risques climatiques.
  • – De revoir la politique d’aménagement du territoire et d’adapter la gestion forestière en prenant en compte l’évolution climatique
  • – D’avoir une contribution accrue des assurances : prévenir un incendie coûte toujours moins chers que réparer ses dégâts.
  • Des financements existent :
    Dans le cadre de la Loi de Programmation militaire, l’État consacre des moyens exceptionnels avec 36 milliards d’euros supplémentaires encore débloqués cette année pour porter ce budget à 2,5 % du PIB et se plier aux
    injonctions de l’OTAN.
  • Des dépenses qui serviront notamment à construire des forces de projection inutiles pour les intérêts du peuple de France comme le prochain porte-avion à propulsion nucléaire qui nécessitera à lui seul 10 milliards d’euros.
  • Réorientons ces dizaines de milliards pour investir dans la protection des populations, dans les services publics et les collectivités locales.

La Fédération du Var du Parti communiste français est disponible pour construire et apporter des propositions d’alternatives concrètes pour le département.

Je vous prie de croire , Monsieur le préfet , en l’expression de ma considération républicaine,

Sylvie Vinceneux
Secrétaire départementale
Fédération du Var du PCF

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Quand le Sénat découvre ce que les cheminots annonçaient depuis des années…

Quand le Sénat découvre ce que les cheminots annonçaient depuis des années…

Il y a des rapports parlementaires qui font avancer un débat. Et puis il y a ceux qui donnent l’impression de découvrir, avec plusieurs années de retard, ce que d’autres annonçaient depuis longtemps. Celui que vient de publier le Sénat sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence appartient malheureusement à la seconde catégorie.

Pendant des années, les syndicats de cheminots ont alerté. Ils parlaient d’un risque d’éclatement du réseau, de coûts cachés, d’abandon progressif des lignes les moins rentables, de la fin de la solidarité entre les territoires et, au bout du compte, du retour inévitable de l’argent public pour réparer ce que le marché ne ferait pas. On leur répondait qu’ils défendaient leurs privilèges, qu’ils étaient hostiles au changement, que la concurrence ferait naturellement baisser les coûts, améliorerait le service et profiterait à tous.

Aujourd’hui, ce ne sont pourtant plus les syndicats qui le disent. Ce sont deux sénateurs issus de formations politiques qui ont largement accompagné cette ouverture à la concurrence. Et quel aveu ! Ils reconnaissent que l’État s’est lancé « comme s’il s’était jeté dans le bain de la concurrence sans savoir y nager ». Ils découvrent des coûts largement sous-estimés, alertent sur une possible « balkanisation » du réseau, s’inquiètent du sous-financement chronique des petites lignes et réclament finalement… une intervention plus forte de l’État.

Difficile de ne pas sourire devant un tel grand écart. Reconnaître ses erreurs est une qualité. Reconnaître que certains avaient vu juste depuis le début serait encore plus élégant.

Bien sûr, les appels d’offres ont parfois permis de diminuer certains coûts de production. Personne ne le conteste. Mais où sont réellement passées ces économies ?

Les régions doivent désormais recruter de nouveaux personnels spécialisés, financer des compétences juridiques, techniques et financières, construire de nouveaux centres de maintenance, acheter leur matériel roulant et assurer des missions autrefois mutualisées par un opérateur unique. Les dépenses n’ont pas disparu. Elles ont simplement changé de colonne dans les budgets publics. Et pendant que l’on se félicite de quelques gains comptables, on oublie l’essentiel : derrière chaque ligne ferroviaire, il y a des femmes, des hommes, des familles et des territoires.

Prenons un exemple très concret. Un Toulonnais qui monte dans un TGV pour Paris ne percevra peut-être pas immédiatement les conséquences de cette réforme. Mais imaginons un habitant d’Aups, de Régusse ou d’un autre village du Haut-Var. Demain, il souhaite simplement rendre visite à sa fille installée dans un village de Charente.

Son voyage commence par des dizaines de kilomètres de route ou d’autocar avant même d’atteindre une gare. Puis viennent les correspondances, Aix-en-Provence ou Toulon, et puis Paris avec un changement de gare avant de redescendre vers Angoulême ou Bordeaux, puis un dernier train régional, un car ou quelques kilomètres supplémentaires en voiture de location. Au total, ce déplacement peut mobiliser douze, treize, parfois quatorze heures.

Pendant ce temps, un sénateur quittant le Palais du Luxembourg peut rejoindre Rome en une dizaine d’heures, Budapest en environ treize heures ou même Varsovie en moins de quatorze heures. Autrement dit, il peut traverser plusieurs pays européens plus rapidement qu’un habitant d’un village du Haut-Var ne rejoint sa propre famille installée en Charente.

Voilà le véritable sujet.

PCF - 🚆 Il y a urgence ferroviaire ! Face à la casse ...

 

À l’heure où l’on nous parle d’hyperconnexion, de télétravail, de revitalisation des campagnes et de qualité de vie, nous continuons à fragiliser les services publics qui rendent justement cette vie possible. Une école ferme, une maternité disparaît, un bureau de poste réduit ses horaires, une gare perd ses dessertes, une ligne devient « insuffisamment rentable »… Puis on s’étonne que les habitants quittent les territoires ruraux.

La désertification ne commence pas lorsque les maisons sont vides. Elle commence bien avant, lorsque vivre dans un village devient chaque année un peu plus compliqué que l’année précédente. Une connexion Internet ne remplace ni un train, ni un médecin, ni une école. Elle ne permet pas à des grands-parents d’aller embrasser leurs petits-enfants ni à un étudiant de rentrer plus facilement chez ses parents.

Le rail n’est pas seulement une affaire de trains. C’est une affaire de cohésion nationale. Jusqu’à présent, les lignes les plus rentables contribuaient au financement des dessertes moins fréquentées. C’était le principe même de la solidarité territoriale. Avec la concurrence, les opérateurs privés se concentrent logiquement sur les axes les plus rentables. Ils ne font, au fond, que ce pour quoi ils existent : créer de la rentabilité pour leurs actionnaires.

Qui ira spontanément exploiter les lignes déficitaires ? Personne. Alors il faudra bien que quelqu’un paie : le contribuable… ou les territoires, par leur abandon progressif.

Et l’on connaît déjà cette mécanique. Les premières années, les prix baissent, les offres se multiplient et le consommateur a le sentiment d’être gagnant. Puis, lorsque les positions sont acquises et que la concurrence s’affaiblit, les tarifs remontent progressivement. La téléphonie nous a déjà offert cette démonstration. Beaucoup de privatisations ont suivi cette trajectoire. Le risque est grand de voir demain le ferroviaire emprunter le même chemin.

Au fond, cette histoire dépasse largement le chemin de fer. Qui finance les écoles qui forment les ingénieurs ? Qui entretient les universités où se forment les chercheurs ? Qui équipe les laboratoires publics d’où naissent tant d’innovations scientifiques et technologiques ? Qui construit les routes, les voies ferrées, les ports, les aéroports, les réseaux électriques et numériques sans lesquels aucune entreprise privée ne pourrait prospérer ?

La réponse est simple : la collectivité. C’est l’impôt de tous. C’est l’investissement public patient, souvent discret, parfois critiqué, mais toujours indispensable. Sans lui, il n’y aurait ni infrastructures modernes, ni main-d’œuvre qualifiée, ni recherche publique, ni réseaux de transport performants sur lesquels les entreprises bâtissent ensuite leur développement.

Et pourtant, quel paradoxe ! Certains des plus ardents défenseurs d’un État toujours plus discret sont parfois aussi ceux qui profitent le plus de ce qu’il finance : aides publiques, subventions, crédits d’impôt, infrastructures collectives, commandes publiques… sans oublier ceux qui excellent à réduire leur propre contribution grâce aux niches fiscales, à l’optimisation fiscale ou, pour les plus puissants, aux paradis fiscaux.

Autrement dit, les citoyens financent les fondations. Les entreprises prospèrent grâce à ces fondations. Puis, lorsque l’ensemble devient performant, stratégique et rentable, on explique que le secteur privé l’exploitera plus efficacement. Les investissements sont publics. Les bénéfices deviennent privés. Et lorsque le modèle atteint ses limites, lorsque les petites lignes ferment, que les territoires s’isolent ou que les infrastructures vieillissent, c’est encore vers l’État que l’on se tourne pour réparer ce que le marché n’a ni intérêt ni vocation à prendre en charge.

Voilà sans doute le véritable débat. Il ne s’agit pas d’opposer caricaturalement secteur public et secteur privé. Les deux sont indispensables. Mais il est temps de cesser de présenter l’État comme un poids lorsqu’il investit, puis comme une bouée de sauvetage lorsqu’il faut réparer les conséquences de choix dictés par la seule rentabilité financière.

Car un train n’est pas seulement un moyen de transport. Il est parfois le dernier lien qui rattache un territoire à la République.
Petit bonus « Savez-vous ? » :

Depuis janvier 2026, l’Espagne propose un abonnement national permettant, pour 60 euros par mois — et 30 euros pour les moins de 26 ans — de voyager de façon illimitée sur les trains de proximité, les lignes régionales et de moyenne distance, certains trains rapides Avant, ainsi que sur les autocars interrégionaux dépendant de l’État. La démarche politique est claire : faire du transport collectif un service accessible et encourager concrètement les citoyens à laisser leur voiture au garage.

Pendant qu’en France on découpe le réseau, qu’on multiplie les opérateurs et qu’on s’interroge sur la rentabilité de chaque desserte, l’Espagne consacre de l’argent public à rapprocher les territoires et à réduire le coût de la mobilité. Voilà aussi ce que peut être une politique ferroviaire : non pas attendre du marché qu’il organise spontanément l’égalité, mais décider collectivement que se déplacer doit rester un droit. 

par Guy CALMES 

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La santé encore de plus en plus chère !

                             

La santé encore de plus en plus chère !

 

La ministre de la santé vient d’annoncer le doublement des franchises médicales qui passent de 100 à 200 euros par an que vont subir les malades, histoire de les « responsabiliser » ?

On connaît la chanson et le cynisme d’un gouvernement qui ne veut pas taper dans les sur-profits des milliardaires, il épargne aussi les industries du médicament mais il sanctionne les plus modestes qui abuseraient de notre système de santé alors qu’il l’essore de budgets en budgets ?

Cela devrait rapporter 750millions d’euros, selon les Echos, après que le budget de 2026 ait réduit ses dépenses de…6milliards par rapport au précédent !

 

Lecornu avait prévenu que le budget de la sécurité sociale (PLFSS) serait « austéritaire », n’hésitant pas à stigmatiser les patients qui consomment trop, à ses yeux, qu’il oppose « aux plus fragiles socialement  », la démagogie ne lui est pas étrangère.

 

Il oublie juste de nous rappeler que la hausse du budget de la défense est en train de doubler en dix ans, il atteindra 63,4 mds en 2027 contre 32,7 en 2017. Initié par le chef de l’Etat, le 1er ministre et le ministre des comptes publics, validé par le parlement à travers les débats sur les budgets et celui particulier de la défense sur la loi d’actualisation de la programmation militaire (LPM) de 2024 à 2030.

 

Cette loia été adoptée à l’Assemblée nationale le mardi 19 mai 2026 par une large coalition allant du PS au RN aux côtés du bloc gouvernemental (Ensemble) et de la droite (Les Républicains). Ont voté contre : LFI, les communistes et les écologistes.

 

On a beau dire que «  c’est pour adapter la défense française aux nouvelles menaces mondiales »le vote PS ne va pas doper l’union de la gauche, d’autant que le RN a voté dans le même sens.

Cela ne va pas simplifier les rapports à gauche. Ni nous rassurer sur l’avenir des guerres qui ont pris une tournure des plus insoutenables. Et cela forcément aux dépens de nos économies, de notre pouvoir d’achat, de nos services publics et à cause du manque de moyens pour faire face à toutes les catastrophes naturelles ou pas, qui révèlent les insuffisances de nos moyens décidées par un pouvoir au service de la haute finance.

 

Nos hôpitaux publics subissent un sous-financement permanent : suppression massive de lits, pénuries de personnels, infrastructures dégradées, la concurrence privée ne va pas mieux, bien qu’elle se soit jetée sur les services les plus rentables et pratique largement les dépassements d’honoraires, parkings payants, chambres seules à la charge de certaines mutuelles…

 

  Selon la FHP, fédération hospitalière privée, 46 % des 1030 établissements privés seraient en déficit. D’ailleurs les personnels se battent pour le maintien de leurs postes, de leurs salaires, de leurs primes, de leurs conditions de travail…révélait l’Humanité du 23 juillet dernier.

 

Une autre moitié des cliniques privées, parfois baptisées « hôpital privé » est entre les mains de puissants groupes multinationaux motivés par le degré de rentabilité.

 

J’ai même pu constater que l’hôpital public Ste Anne peut, sans être débordé, diriger ses malades vers le privé alors que cet hôpital public dispose d’un service de radiographie mais pas pour vous, si vous n’êtes pas militaire, Cela coûtera dix euros de plus non remboursables. Ce n’est rien, direz-vous. Certes, c’est le principe. Demain ça sera encore plus cher…Ils viennent de nous le prouver.

 D’année en année, juste en même temps que le covid-19, « les budgets sont en diminution constante et les hôpitaux transformés en usines à actes »,déclarait Marie Desplechin, journaliste et écrivaine. «  Le combat des personnels pour hôpital public, c’est le mien. Il porte une idée très haute de cette société qui a choisi de ne pas faire de la vie et de la mort principalement une affaire d’argent.

 

La société peut-être, aspire à cette haute vision de la République. Pas celles et ceux qui sont au pouvoir ni ceux qui veulent aller beaucoup plus loin dans l’ultra-conservatisme, le néo-fascisme pour être clair.

 

Comme l’écrit la sociologue Monique Pinçon-Charlot, « le chaos c’est maintenant.Il n’y a pas d’autre solution que de rompre avec un capitalisme devenu irresponsable. »

 

 

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le vivant nous appelle

 

 

Le vivant nous appelle

De champs en forêts, de collines en lits de rivières asséchés, de routes fracturées en murs de maisons fissurés, les bouleversements climatiques rongent la nature, paralysent trains et réseaux, bousculent le réel. Les feux ne se contentent plus de lécher les jardins et les toits : ils dévorent. Des millions de troncs noircis d’arbres, tels des bras inertes tendus vers nous, implorent. Les inondations succèdent aux dessèchements, tandis que les veines secrètes de la Terre, que sont les nappes phréatiques, continuent d’agoniser, silencieuses et oubliées.

La fournaise fauche des vies par milliers dans un assourdissant silence, use et épuise les corps, ruine des années de labeur. Des fissures zèbrent les murs des maisons. Les alternances de pluies diluviennes, de soleil brûlant, de grêles dévastatrices anéantissent les récoltes ou en empêchent la croissance. Ici, des élevages de poulets étouffent sous la chaleur asphyxiante ; là, vaches et chèvres meuglent et bêlent de soif, ajoutant encore à la détresse et à la souffrance des travailleurs paysans.

Les conséquences de ces dérèglements climatiques, tant niées depuis si longtemps par des irresponsables aux yeux rivés sur les courbes des taux de croissance et de profit, précipitent le désastre.

Nos vies en sont déjà bouleversées. D’intimes détresses nées dans les plis des dévastations environnementales nous submergent.

Et les scientifiques préviennent inlassablement que nous n’en serions qu’au début de la catastrophe.

Pourtant, les réalisateurs du capitalocène veulent faire croire que la fuite en avant dans la technique, dans ce qu’ils appellent le technosolutionnisme, nous permettrait de nous en sortir. Ainsi, les forces capitalistes continueraient à produire des marchandises faisant du désastre une opportunité pour poursuivre l’accumulation du capital et à augmenter la rentabilité de celui-ci. Mieux, ils font la guerre pour ce qu’ils appellent de l’or noir.

Évidemment, il faut d’urgence aider à supporter les canicules : refroidir l’air dans les maisons et bâtiments publics ou, plus fondamentalement, réhabiliter ou construire des bâtiments mieux isolés. Ces grands chantiers, comme celui des transports ou de la construction de véhicules accessibles à toutes et à tous, durables et fonctionnant sans énergies carbonées, devraient être prioritaires, comme l’investissement dans les services de santé. Mais c’est le système lui-même qui engendre la crise climatique qu’il faut remettre en cause.

Pour y parvenir, il devient urgent d’ouvrir un processus de transformation structurelle de l’économie en se libérant des chantages organisés autour de la dette. Bien au contraire, ce sont d’immenses investissements dont nous avons besoin pour affronter les désastres qui se profilent. Nous sommes bien loin des propos de politiciens à courte vue, aux idées simplistes qui sacrifient l’avenir des générations futures sur l’autel des marchés financiers et, accessoirement, de leur course vers l’Élysée.

La vie de nos enfants et petits-enfants vaut le combat immédiat pour la maîtrise sociale, publique et citoyenne de la création monétaire, le contrôle des banques, la démocratisation et le renforcement des services publics.

Un changement progressiste et écologiste structurel doit bien sûr s’attaquer aux conséquences des bouleversements en cours. Il doit surtout devenir une révolution culturelle, une révolution dans la manière de penser l’avenir humain commun, de concevoir le monde.

La réduction des émissions de gaz à effet de serre doit s’accompagner d’une refonte radicale de notre rapport au vivant et à la biodiversité. Ce complexe tissage d’êtres vivants se défait sous nos yeux : sols artificialisés, arbres absents, haies arrachées, zones humides effacées, bourdonnements d’insectes éteints, oiseaux silencieux.

Le vivant est notre allié, notre associé, notre protecteur, notre partenaire de vie et de travail. Il est à la fois un moyen d’adaptation et un levier de transformation du monde. Le préserver, le protéger, le nourrir, le chérir sont donc un choix politique de capitale importance.

Celui-ci s’oppose frontalement à la grande industrie des engrais et de la chimie, aux malfaisants traités de libre-échange capitaliste, à la privatisation de l’eau, aux détricotages de toutes les avancées environnementales européennes, à la fameuse loi dite « d’urgence agricole » qui n’est que l’autre nom de choix favorables à l’agrobusiness, soumettant toujours plus le travailleur paysan aux implacables lois du capitalisme mondialisé et financiarisé.

Victime collatérale des soubresauts climatiques, la biodiversité est pourtant notre atout pour y faire face. Or, depuis des années, les projets d’aménagement du territoire, les choix budgétaires nationaux et européens, les contre-réformes engagées n’ont eu de cesse d’affaiblir ou de détruire les exigences sociales et environnementales. Le résultat est aussi tragique qu’affolant : nos territoires et lieux de vie perdent leurs capacités de résistance aux effets des bouleversements climatiques.

La vie nous appelle à agir ensemble pour transformer radicalement le mode de production et le modèle économique afin de réduire drastiquement l’utilisation des énergies carbonées. C’est la condition pour commencer à stabiliser, puis à réduire le réchauffement de la planète.

Une telle transformation révolutionnaire doit nous conduire à concevoir une solidarité internationaliste pour le climat et la protection des humains comme des non-humains.

Elle appelle à porter le projet d’un monde commun où priment les coopérations, l’impulsion d’ une diplomatie pour la paix et d’une diplomatie climatique.

La vie hurle la nécessité de placer la biodiversité au cœur de tous les choix : agroécologie et agroforesterie, production de nourriture de qualité, eau potable, santé, sécurité humaine, transports, logements, éducation, infrastructures nouvelles combinées, articulées à la restauration de la nature.

La vie crie la nécessité d’une politique globale de civilisatio n. Plus qu’un simple changement de pouvoir, elle a besoin d’une autre conception de la politique, d’une démocratie authentique reliant entre eux tous les enjeux et cessant de traiter les enjeux contemporains en silos étanches : le climat, la biodiversité, l’eau, l’alimentation, la santé, l’énergie, les mobilités, le développement des territoires sont interdépendants.

Ensemble, dans une véritable citoyenneté active, experts des centres de recherche scientifiques et experts du quotidien doivent pouvoir construire une nouvelle cohérence : progressiste, écologique, démocratique.

Il s’agit de relier les êtres humains entre eux et avec l’ensemble du vivant pour forger des solidarités nouvelles, coélaborer ensemble un avenir durable, désirable, une terre commune vivable.

Ce serait un processus communiste du vivant alliant allègrement la permanente quête de la paix et l’action pour le désarmement, la maîtrise collective des orientations de la production dans le cadre de la conquête de leur souveraineté sur le travail. Un processus combiné à la restauration des écosystèmes dont dépend notre capacité à vivre, à produire, à nous nourrir, à nous protéger.

Biodiversité, travail, justice sociale et climatique : même combat immédiat pour l’après-capitalisme.

20 juillet 2026 par Patric LE HYARIC 

 

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Dérèglement climatique :Quelle étrange contradiction !

 

Quelle étrange contradiction !

Jamais l’humanité n’a disposé d’autant de connaissances scientifiques, d’autant de moyens technologiques, d’autant de capacités pour comprendre ce qui l’attend. Et pourtant, rarement nous aurons autant donné l’impression de courir après les événements.
Les canicules succèdent aux sécheresses. Les incendies ravagent des milliers d’hectares. Les inondations deviennent plus brutales. Les ressources en eau se tendent. Nos littoraux évoluent. Notre agriculture doit déjà s’adapter.

La biodiversité s’appauvrit. Aucun de ces phénomènes n’est véritablement nouveau. Ce qui change, c’est leur fréquence, leur intensité et leur accumulation.

Pendant trop longtemps, nous avons abordé ces questions par le petit bout de la lorgnette. Pour faire simple, les uns ont voulu réduire l’écologie à une succession d’interdictions ou de contraintes. Les autres ont préféré repousser les décisions en expliquant que le problème serait traité plus tard, ou qu’il finirait bien par se résoudre de lui-même grâce au progrès technique.
Ces deux attitudes ont un point commun : elles nous ont fait perdre un temps considérable.

Le véritable défi n’est pas de choisir entre l’économie et l’écologie, entre le pouvoir d’achat et la planète, entre la protection de l’environnement et le développement des territoires. Cette opposition est devenue stérile. Le défi consiste désormais à réinventer un modèle de développement capable de répondre simultanément à ces exigences.

Adapter nos villes aux fortes chaleurs. Renaturer les espaces urbains. Réduire l’artificialisation des sols. Préserver la ressource en eau. Moderniser nos infrastructures. Soutenir une agriculture plus résiliente. Accélérer la rénovation énergétique des bâtiments. Miser massivement sur la recherche, l’innovation et les nouvelles technologies. Former les générations qui auront à vivre dans ce monde nouveau.

Tout cela ne relève plus de l’écologie au sens étroit du terme. Il s’agit désormais d’un véritable projet de société.
Car derrière le climat se cachent des questions beaucoup plus vastes : la santé publique, la souveraineté alimentaire, l’indépendance énergétique, l’aménagement du territoire, la justice sociale, l’emploi, l’industrie, la sécurité civile, la cohésion nationale.
Une République forte ne se contente pas de réparer les dégâts après chaque catastrophe. Elle les anticipe. Elle investit. Elle planifie. Elle protège. Elle prépare l’avenir.

Or c’est précisément ce qui nous a le plus manqué depuis plusieurs décennies.
Combien de rapports, de plans, de conventions, de stratégies, d’annonces et de promesses se sont succédé ? Combien de fois avons-nous entendu que « cette fois-ci », les choses allaient réellement changer ? Pendant ce temps, les retards se sont accumulés, les investissements ont souvent été insuffisants, les politiques publiques ont changé au gré des alternances, sans jamais donner au pays une direction stable et lisible.

Le changement climatique n’est pourtant ni de droite, ni de gauche. Il ne connaît ni les échéances électorales ni les clivages partisans. Il nous oblige simplement à retrouver ce que la politique devrait toujours être : la capacité de penser plus loin que le prochain scrutin.
À moins d’un an de l’élection présidentielle de 2027, cette question devrait d’ailleurs être au cœur du débat démocratique.

Non pas pour savoir quel candidat saura prononcer les plus beaux discours sur l’écologie, mais lequel proposera une vision cohérente de la France des trente prochaines années. Une France capable de produire, d’innover, de protéger, d’éduquer, de préserver ses ressources et de garantir à chacun des conditions de vie dignes malgré les bouleversements qui s’annoncent.
Les Français auront un choix à faire.

Celui de poursuivre les hésitations, les demi-mesures, les promesses sans lendemain et les oppositions artificielles qui nous ont déjà fait perdre tant de temps.

Ou celui d’exiger enfin une République stratège, humaniste et ambitieuse, capable de réconcilier l’exigence écologique, la justice sociale, le développement économique et l’intérêt général.

Le climat, lui, n’attendra pas 2032.

Les générations qui nous suivront non plus.

En 2027, nous ne voterons pas seulement pour un programme ou pour une personnalité. Nous choisirons la manière dont la France décidera — ou non — de préparer son avenir.

Et cette fois, personne ne pourra dire qu’il ne savait pas.

 

Par Guy CALMES

 

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Le comité «Trump-France» sort de l’ombre

 

Le comité «Trump-France» sort de l’ombre

Un certain Philippe Karsenty, homme d’affaires, ancien maire-adjoint LR de Neuilly-sur-Seine occupe à son aise le plateau de BFM-tv où il renforce les généraux et autres «experts» de la guerre de Trump au Moyen-Orient devenue bienfaitrice à leurs yeux pourvu que Trump la gagne et « nous » débarrasse de cet Iran qui tire sur les Etats arabes voisins. Et pour cause, ils ont si bien accueilli les bases militaires américaines qui l’entourent. Et pas l’inverse.

 

Ce comité, né à la veille de la réélection de Trump en 2024, aussitôt adoubé par Zemmour et son parti « Reconquête «toujours au pas et ne négligeant pas les «aides» sonnantes et trébuchantes du mécène obscène. Trump considéré comme un modèle servant à gagner la bataille idéologique sur tous les continents.

Il vient d’envoyer en petites coupures 45 millions de $ aux talibans d’Afganistan. Mais il veut éradiquer ceux d’Iran ! Dans son camp ils ne comprennent pas, ça ne va rien arranger. Le chef a toujours raison, ce n’est pas l’argent qui lui manque, ni le pouvoir. Pour combien de temps ?

 

Tout récemment, il se brouille avec sa plus fidèle cheffe de gouvernement et -admiratrice de Mussolini-, Georgia Méloni a rué dans les brancards, déjà trahie par sa majorité au parlement voilà que Trump qui ne cessait de lui faire la bise, l’a quelque peu lâchée parce qu’elle s’était démarquée de ses taxes et autres déclarations de plus en plus impopulaires et pas qu’en Italie.

 

Il reprend les bombardements en Iran et ses conséquences à grande échelle sur le coût des énergies et sur le pouvoir d’achat des plus modestes. Il laisse faire son ami génocidaire d’Israêl et lui vend toujours des armes…et il n’est pas le seul.

Aux Etats-Unis et dans le monde, sa popularité est en train d’en prendre un sérieux coup, Trump et sa bande craignent le prochain vote à la mi-session en octobre.

 

Le comité francais, dédié à cet énergumène, est sorti de sa boite pour jurer de leur fidélité au moment où il met le chaos dans toutes les parties du monde au profit des marchands d’armes et autres profiteurs, tandis que les inégalités sociales et le niveau de vie se dégradent encore plus et plus vite.

L’UE libérale, France comprise, se prépare à la guerre contre la Russie et nous impose des dépenses militaires qui accentuent nos dettes et nos déficits, ce qui baisse le niveau de vie du plus grand nombre mais pas celui des milliardaires, les présidents libéraux refusent de taxer leurs revenus exhorbitants.

 

Macron lui offre un dîner royal obséquieux à Versailles, il ne veut pas rompre avec le leader du système capitaliste dans le monde qui sent bien, sans le reconnaître, que le monde est en train d’évoluer vers la multipolaritéet non plus sous la coupe d’un leader impérialiste voyou qui domine et fixe partout les conditions de prix à son gré, servant des intérêts privés dont il fait partie, dans son rôle de prêteur aux dents longues. piétinant chaque jour le droit international.

 

Seul le président socialiste du gouvernement espagnol, Pedro Sanchezest à contre-courant de l’UE depuis huit ans et l’opposant le plus politique à Trump qui vient de réitérer ses menaces de «cesser tout échange commercial avec l’Espagne». De quel droit ?

 

Ce qui n’a pas empêché le 1er ministre d’Espagne de savourer le titre de champion du monde de foot-ball obtenu par la victoire de l’équipe d’Espagne sur l’Argentine et de dire que« notrepays entretient d’excellentes relations sociales, culturelles et économiques avec les Etats-Unis, et nous n’avons aucunement l’intention que cela change.»Trump n’est pas cité, nuance.

WASHINGTON, DC – AUGUST 18: U.S. President Donald Trump and Ukrainian President Volodymyr Zelensky pose for a picture with European leaders following a meeting in the Oval Office at the White House on August 18, 2025 in Washington, DC. From Left to right are British Prime Minister Keir Starmer, Finnish President Alexander Stubb, Ukrainian President Volodymyr Zelensky, U.S. President Donald Trump, French President Emmanuel Macron, Italian Prime Minister Giorgia Meloni, German Chancellor Friedrich Merz, and NATO Secretary-General Mark Rutte. President Trump hosted President Zelensky at the White House for a bilateral meeting and later an expanded meeting with European leaders to discuss a peace deal between Russia and Ukraine. (Photo by Win McNamee/Getty Images)

Pedro Sanchez soutient depuis longtemps que «les immigrés sont indispensables pour l’économie, l’Etat-providence, les retraites...» dans un contexte de vieillissement et de dépeuplement rural.

 

Il dirige un pays qui est l’un des premiers, en termes de croissance, ces dernières années.

 

Le RN entre silence et fureur

 

Tiens, tiens, on ne les entend plus sur ce sujet. Depuis 15 jours ils font beaucoup de bruit sur leur condamnation confirmée. Ils prennent quelque distance stratégique avec Trump en train de se faire pas mal de déçus qui quittent le navire qui prend l’eau. Le RN se dit «maître chez lui» vu les actes de leur «modèle» et leurs conséquences humaines et sociales. Et l’on ne sait pas jusqu’où il ira !

 

Rappelez-vous, à la première réélection du grand manitou de toute l’extrême-droite, le RN était à la Maison-Blanche, au premier rang, inconditionnel de l’idéologie néo-fasciste triomphante et assumée, les milliardaires d’abord, c’est la moindre des choses et puis ils ne les oublieront pas, leurs coffres-forts sont pleins.

Non seulement la présidente du FN-RN et nombre de cadres ont été condamnés pour détournement d’argent public au préjudice du parlement européen (voir le texte de Patrick Le Hiaric) mais elle ose se présenter à la présidence de la France ? Véritable provocation.

 

En ces jours de commémoration de la Libération et donc de la victoire des alliés sur le nazisme qui aura coûté la vie à 60 millions de victimes, dont une partie dans les camps de concentration atroces, rappelons que le fondateur du FN Jean-Marie Le Pen a qualifié les chambres à gaz de détail de l’histoireet a été condamné pour propos antisémites.

 

Si ce n’est pas du négationnisme et du racisme en même temps, car les Juifs étaient tous recherchés pour leur origine, qu’est-ce alors ? D’autres pour leur résistance et leur opposition au nazisme

 

Le FN est devenu RN pour essayer de faire oublier cette insistance du père-créateur et surtout de ce que fut la collaboration avec les nazis pour, de nouveau, promouvoir les idées les plus conservatrices qui ont nourri les actes ignobles les plus inhumains comme dans toutes les guerres. Non sans progrès électoraux inquiétants.

 

  Un danger majeur pour notre République qui peut et doit être évité. Un enjeu civilisationnel pour sauver la terre par celles et ceux qui l’habitent et qui veulent partager ses richesses dans la paix, la justice, la liberté, la solidarité…

 

René Fredon

 

 

 

 

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Le puissant réquisitoire de Patrick Le Hyaric (1) contre M. Le Pen

Le puissant réquisitoire de Patrick Le Hiaric (1) contre M. Le Pen

                                         Son masque tombe

  « …. Le monde gouverné par cette pourriture,

 Les peuples l’ont maté et pourtant attention :

 N’exultez pas trop tôt, la victoire n’est pas sûre,

 Car ce terreau putride est encore fécond.

 Il engendre chaque jour de nouveaux bourreaux…..”

 Bertolt Brecht

La résistible Ascension d’Arturo Ui.(Extrait)

 

Voici sans doute la phrase qui résume le mieux la nature profonde de ce parti, prononcée par l’un des lieutenants de la cheffe de l’extrême droite : « Marine Le Pen est la mieux placée pour savoir si elle est innocente ou coupable. »

 

Autrement dit, vous pouvez commettre un crime, détourner de l’argent public, c’est à vous qu’il appartient de juger de votre innocence ou de votre culpabilité. Il n’y a pas de degré plus élevé dans la brutalisation et la négation de la justice. Voici étalé le putride terreau où germe le pire.

 

Les élus de l’extrême droite courent  après les voleurs de pommes, après un gamin de 13 ans qui fait l’imbécile avec un pistolet à eau au bord du canal Saint-Martin à Paris, traquent  tout ce qui ressemble pour eux à un immigré, mais ils dénient le droit aux juges de faire leur travail au service de la société quand il s’agit d’eux.

 

 Mieux, opposant les magistrats au peuple, la responsable en chef d’un détournement de fonds qui a duré plus de dix ans au Parlement européen affirme que « les Français » seraient les seuls « juges ». En apparence, cette sentence semble de « bon sens », comme on le répète  dans les  ensileuses à dépolitisation. On pourrait donc être élu au nom de la démocratie… qu’on bafoue allègrement.

 

L’égalité juridique* entre tous les citoyens est noyée dans le marigot de la corruption et des affaires afin d’échapper à toute sanction pénale. L’impunité des « puissants » violant les lois et l’État de droit qui leur permet d’accéder et de rester au pouvoir serait naturelle.

 

Nous  entrons ici dans ce sombre dédale où le droit  d’association, le droit syndical, le droit de manifestation, le droit de la presse sont comprimés alors que la violation du droit par un parti d’extrême droite est largement accompagnée par une multiplicité de grands médias et de journaux armés de ces  nouvelles disciplines : le confusionnisme organisé autour du jugement et  la sondologie ou la sondomanie.

 

À peine sortie d’un tribunal qui condamne un détournement financier  en bande organisée au détriment de l’intérêt public, voilà que des sondages sont commandés pour certifier que celle-là même qui pille des deniers publics est apte à les gérer.

 

L’affaire est d’une gravité extrême. Elle lèse les citoyennes et les citoyens qui, au travers de leurs impôts, contribuent aux caisses communes pour l’intérêt général. L’héritière des fondateurs du Front national sollicite le vote de celles et ceux qu’elle est accusée d’avoir floués.

Et les grands médias, voyageant toujours avec dans leurs bagages ces spécialistes patentés  de « l’opinion », accréditent l’idée qu’il ne sert à rien d’aller aux urnes puisque la condamnée serait élue dans tous les cas de figure.

 

 ces Derrièreglissements trop banalisés, trop acceptés, c’est la démocratie qu’on enchaîne, c’est la destruction méthodique des contre-pouvoirs censés protéger les citoyens d’un pouvoir autoritaire, qui sont imperceptiblement mais sûrement déchiquetés.

 

Se présenter en étant à la fois poursuivie et condamnée par deux tribunaux, dans l’espoir qu’une majorité d’électrices et d’électeurs élira la cheffe de la fraude, revient à revendiquer  un privilège ou une immunité permanente.

 

L’élection présidentielle est prise en otage,  transformée en un référendum « pour ou contre le bracelet électronique » pour Mme Le Pen et pour son immunité  permanente. Fidèle à sa vieille nature, l’extrême droite menace les juges de la cour de cassation et est prête à instrumentaliser les institutions pour s’auto-amnistier de ses délits financiers dès son installation à l’Élysée, avant de modifier 14 articles de la Constitution, comme le prévoient les trois lois constitutionnelles déposées par le RN/FN sur le bureau de l’Assemblée nationale**.

 

     Pourquoi cet assourdissant silence autour de ce coup de force ?

 

Contre cette privatisation engagée de la future élection présidentielle, les citoyennes et les citoyens doivent être largement prévenus, éclairés, instruits, initiés, affranchis, mobilisés.

 

Je sais les nombreuses et nombreux amis, voisins, travailleurs désabusés par la politique politicienne, la lutte des places, les promesses jamais tenues, les postures justifiant les désunions stériles qui veulent donner un coup de pied « dans la fourmilière », comme ils disent.

 

Je sais aussi l’affligeante et pénible situation de celles et ceux qui triment pour un maigre salaire quand tous les prix montent en flèche, puis n’ont qu’une retraite de misère après une vie de dur labeur, angoissés par l’avenir de leurs enfants et petits-enfants face aux guerres, aux bombes à retardement du  réchauffement climatique et cette envie de « secouer le système ». 

 

À toutes et tous, je me permets ces suggestions : attention à ne pas se laisser noyer dans le lac de la victimisation des extrêmes droites pour évacuer du débat public et des actions populaires tous les enjeux liés à vos conditions d’existence.

 

Comment votre souveraineté, s’exerçant dans l’isoloir au moment de l’élection présidentielle, pourrait-elle inclure l’élection de quelqu’un qui a proclamé qu’elle « avait les mains propres et la tête haute », a demandé l’inéligibilité à vie des corrompus, s’oppose aux réductions et aux aménagements de peines,  et se trouve aujourd’hui condamnée pour avoir organisé le vol des deniers publics ?

 

La probité est l’une des conditions premières à la possibilité de choisir ses représentants, d’exercer donc son choix démocratiques.

 

Lorsque s’éteint ce principe, la république s’abîme, la liberté électorale perd son sens.  

Ce qui vient de se passer dit tout  de la suite si, par malheur, le RN/FN, coalisé à l’ensemble des droites et à une partie des forces capitalistes, accédait au pouvoir suprême. Nous entrerions bien dans un autre régime, autoritaire et dictatorial, pour préserver les privilèges des forces de l’argent. C’est du reste ce qui est recherché désormais par des sphères importantes de la haute bourgeoisie capitaliste.  On ne peut être condamnée pour avoir pillé l’argent public et être éligible pour le gérer !

 

Nous avons, ensemble, à agir, à défricher des chemins nouveaux pour faire taire les armes, pour stabiliser le climat et régénérer la biodiversité, pour initier un nouveau projet alimentaire et le droit à une alimentation de qualité pour toutes et tous, pour prendre possession du travail et de la production, condition de meilleurs salaires et retraites, pour faire reculer les inégalités et les discriminations, ouvrir la voie à une nouvelle étape dans la création des services publics de la santé, de l’école, des transports, la culture.

 

Premières victimes de ces violences imposées à l’État de droit, les citoyennes et les citoyens doivent pouvoir se parler, dialoguer en toute franchise, élaborer des propositions progressistes dans des comités  locaux de débat et d’actions, des comités de la fraternité et de la sororité, contre les extrêmes droites et pour construire leur union populaire pour changer la vie, changer le monde.

 

Ce n’est pas parce que tout se disloque qu’il faut laisser gonfler les passions mauvaises. Au contraire ! Organisons le sursaut unitaire, pour le bien commun.

 

Le 13 juillet 2026

 

(1) ancien directeur de l’Humanité

* le principe de la soumission d’un ou une responsable politique à l’autorité judiciaire et à la loi commune. Il s’agit d’une violation de l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 aout 1789) selon laquelle la loi « doit être le même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse »

 

**projet de loi constitutionnelle présentée le 28 septembre 2021 : « Citoyenneté Identité immigration » (inclut un scénario de mise en œuvre en utilisant l’article 11 de la constitution)

2018 « Proposition de loi constitutionnelle sur le rétablissement de la maitrise souveraine de la politique migratoire et la protection de la nationalité française »

25 janvier 2024 » nouvelle proposition de loi constitutionnelle après l’annulation par le conseil constitutionnel d’un tiers de la loi immigration du gouvernement de décembre 2023.