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Sophie Binet :« Il faut que les salariés puissent intervenir sur les choix stratégiques des entreprises »
PORTRAIT. Sophie Binet, un profil qui détonne à CGT ...

Sophie Binet :« Il faut que les salariés puissent intervenir sur les choix stratégiques des entreprises »

La CGT est en première ligne face à la montée des périls sociaux, politiques, écologiques.

Rentrée sociale, services publics, aides aux entreprises, pouvoirs des salariés… nous avons recueilli le point de vue de sa secrétaire générale sur l’actualité économique (propos recueillis par Denis Durand).

Après la mobilisation du 1er octobre, quelles perspectives se fixe le mouvement syndical ?

Il faut regarder en face la gravité de la situation sociale, économique, écologique, internationale, politique. La mobilisation citoyenne, à laquelle la CGT a contribué, a contenu la menace d’une accession au gouvernement du Rassemblement national mais le poids de l’extrême-droite pèse plus que jamais sur la politique du pays.

L’action syndicale a forcé le Premier ministre à reconnaitre l’échec de la politique économique sociale et environnementale d’Emmanuel Macron et à faire plusieurs annonces, comme la remise en cause d’une petite partie des exonérations de cotisations sociales en reconnaissant qu’elles représentent des trappes à bas salaires, ou l’enterrement de la violente réforme de l’assurance chômage (les plus de 4 milliards que le gouvernement voulait imposer aux plus précaires) et la relance d’une négociation. C’est une grande victoire intersyndicale qui va éviter à un million de privé·es d’emploi de tomber dans l’extrême précarité. La CGT appelle à continuer de multiplier les luttes pour gagner l’augmentation des salaires et des pensions, l’abrogation de la réforme des retraites, le financement de nos services publics et la relance de notre industrie.

Mais « le premier remède contre la dette, c’est de réduire les dépenses », a dit le Premier ministre. La réparation des services publics n’exige-t-elle pas, au contraire, plus de moyens financiers ?

En cette rentrée, il y a des milliers de classes privées d’enseignants, 1 000 élèves handicapés ne sont pas scolarisés. La situation de l’enseignement supérieur et de la recherche est honteuse en comparaison des principaux pays développés avec une paupérisation scandaleuse de nos chercheurs, de nos étudiants et de nos meilleurs talents. Quant à la situation de la santé, comment la qualifier ? On meurt aujourd’hui à l’hôpital ! Pourquoi le nouveau Premier ministre consacre-t-il son premier déplacement à un hôpital si c’est pour nous dire qu’il va falloir faire des économies ? Non seulement il ne faut pas réduire les dépenses pour les hôpitaux publics mais il faut un plan pluriannuel, avec des milliards, pour financer les embauches indispensables, la formation des personnels et les investissements matériels qui vont avec.

L’état de nos services publics dégrade de façon insupportable les vies de toutes celles et tous ceux qui habitent notre pays et nourrit la montée de l’extrême-droite. Leur consacrer plus de moyens est indispensable, y compris pour l’économie et pour la compétitivité de la France. La CGT a fait de nombreuses propositions pour trouver les ressources fiscales qui permettraient de le faire. La dette publique s’est creusée en partie à cause des politiques menées par Emmanuel Macron. Sous son mandat, plus de 70 milliards d’euros ont été consacrés à des baisses d’impôts, principalement au bénéfice des plus riches et des grandes entreprises. Réviser une partie de ces décisions contribuerait à redresser les finances publiques.

Pour les mêmes raisons, il y a urgence à augmenter les salaires. Depuis 2020, on constate une dégradation très forte du pouvoir d’achat de tous les salariés. En comparaison avec 2021, le pouvoir d’achat du salaire mensuel médian a perdu 143 euros par rapport à ce qu’il serait si les salaires avaient continué d’augmenter au même rythme qu’avant 2020 : autrement dit, la perte de pouvoir d’achat depuis 2020 a annulé toutes les augmentations de salaire obtenues depuis 2012.

Et il y a un problème spécifique sur les bas salaires, notamment ceux des femmes qui sont beaucoup plus nombreuses à être à temps partiel. Lorsque le Premier ministre espère calmer la colère sociale en annonçant que l’augmentation de 2 % du SMIC attendue pour janvier serait avancée au mois de novembre, il se moque du monde.

Le patronat vous répond que pour distribuer des richesses, il faut les produire, et qu’il faut pour cela mener une « politique de l’offre »

Voilà près de douze ans que les gouvernements successifs ont pratiqué ce qu’ils appellent une « politique de l’offre », avec un coût énorme pour les finances publiques : 170 milliards, voire 220 milliards d’aides aux grandes entreprises.  Cela ne fonctionne pas !

Il faut une politique de relance, augmenter les salaires : c’est de la consommation et c’est un levier de croissance économique. Mais n’oublions pas que c’est le travail, principalement celui des salariés, qui crée les richesses. Autrement dit, pour créer des richesses, il faut des emplois qualifiés ! Ce n’est donc pas en baissant le prix de notre travail qu’on rendra la France plus compétitive, c’est en investissant dans la recherche, dans l’innovation, dans la formation, dans ses infrastructures, dans ses services publics – ce que les entreprises privées, pour leur part, ne font pas assez. L’investissement des entreprises dans la formation professionnelle a baissé depuis dix ans.

En dix ans, Sanofi a reçu un milliard de crédit impôt-recherche, et a divisé par deux ses effectifs de chercheurs ! Ce n’est qu’un exemple. Le crédit impôt recherche coûte 7 milliards par an et la France est un des pays qui a le moins de dépenses de R&D.

La CGT mène campagne pour la production en France d’un véhicule électrique qu’on pourrait vendre à 15 000 euros. Mais pour cela, il faudrait des financeurs, et il faudrait un engagement des grands groupes de l’automobile, Renault et Stellantis. Nissan sait construire ce véhicule au Japon, pourquoi Renault n’est-il pas capable de faire la même chose en France ?

Nos grands groupes, plus internationalisés que dans les pays comparables, considèrent que l’emploi en France n’est pas leur problème. Ils préfèrent supprimer des emplois et distribuer des dividendes plutôt que d’augmenter les salaires, d’investir ou d’assumer leur responsabilité envers le tissu de leurs sous-traitants. L’UIMM (Union des Industries métallurgiques et minières) a annoncé 80 000 emplois supprimés dans l’automobile à l’horizon 2030.

L’État doit rappeler aux grands groupes du CAC40 qu’ils ont des responsabilités sociales. On a besoin d’un État stratège qui s’impose sur les questions industrielles et agisse pour de vraies filières industrielles avec une solidarité entre donneurs d’ordres et sous-traitants, comme en Allemagne, en mettant les entreprises de taille intermédiaire et les PME au centre de notre stratégie.

Le levier majeur est la conditionnalité des aides publiques. France 2030, c’est 35 milliards d’aide à l’investissement des entreprises. Il faut que les aides publiques soient ciblées sur les entreprises qui en ont besoin et conditionnées à des engagements clairs en matière sociale et environnementale. En revanche, les entreprises qui ne jouent pas le jeu ne doivent pas avoir accès aux aides.

Reste qu’en dernière instance ce sont les patrons qui décident si les entreprises vont embaucher, former, investir, ou non. N’y a-t-il pas un problème de pouvoir dans l’entreprise ?

On ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle en matière de démocratie sociale dans l’entreprise.

Les luttes sociales, les initiatives des salariés pour élaborer et faire adopter des projets alternatifs aux gestions patronales contribuent de façon importante à la solution des problèmes auxquels la société est confrontée. Quand les entreprises ferment, nous sommes les premiers à nous battre, souvent bien seuls, pour retrouver des repreneurs. Les représentants du personnel défendent l’emploi et l’avenir de moyen long terme de l’entreprise : La Chapelle Darblay, Gardanne, Cordemais, Thales, Axel, ATOS… les expériences porteuses d’avenir abondent mais nous devrions disposer de prérogatives pour faire prévaloir les solutions avancées par les salariés.

Contrairement à ce qu’on entend souvent dire, il n’est donc pas vrai que dans les entreprises les salariés n’auraient plus envie de s’engager. Ce qui les en dissuade en premier lieu, comme l’ont montré les rapports du Défenseur des Droits, c’est la discrimination syndicale, la peur du licenciement. En outre, être représentant du personnel aujourd’hui, c’est mission impossible, il y a un vrai problème de burn out.  Ce n’est pas seulement une question d’aménagements individuels et d’accompagnement des élus, c’est que le mandat est intenable, d’autant qu’il comporte un haut niveau de technicité. Une seule et même personne ne peut pas maîtriser à la fois les enjeux économiques, les enjeux de harcèlement sexuel, de santé, de sécurité au travail, de stratégie économique, d’activités sociales et culturelles…  tout en étant au travail et en étant proche de ses collègues.  Un dirigeant patronal important, Jean-François Pillard, a remis un rapport très critique au nom du comité de suivi des ordonnances travail mises en place au début du précédent mandat d’Emmanuel Macron. Celui-ci a réagi en supprimant le comité de suivi des ordonnances ! Plutôt que de soigner le malade, on casse le thermomètre ! Bravo !

Il faut abroger les ordonnances Macron et les lois El Khomri, ce qui aura entre autres effets de rétablir la hiérarchie des normes en matière sociale. Mais il ne suffira pas de rétablir la situation antérieure.

Il faut que les salariés puissent intervenir sur les orientations stratégiques des entreprises, qu’ils puissent donner des avis conformes (c’est-à-dire que les décisions doivent obligatoirement les prendre en compte) sur les aides publiques pour pouvoir les suspendre si elles ne vont pas là où elles devraient aller, qu’ils puissent donner des avis conformes sur les orientations stratégiques, les investissements, les cessions d’activités. Il faut aussi 50 % de représentants du personnel dans les conseils d’administration, dans les comités d’audit et dans les comités de rémunération.

Au-delà de la représentation institutionnelle des salariés, n’y a-t-il pas un risque, dans le capitalisme financiarisé qui règne aujourd’hui, que le dernier mot reste aux acteurs qui ont le pouvoir de décider de l’utilisation de l’argent : les actionnaires, les banques, les marchés financiers ? Que préconise la CGT en la matière ?

Un domaine de l’action syndicale est de conquérir les moyens de définanciariser l’entreprise, pour en finir avec le Wall Street management. Cela passe par de nouveaux pouvoirs des salariés dans l’entreprise mais aussi par une nouvelle orientation du système financier.

Nous portons par exemple depuis longtemps la proposition d’un pôle financier public (proposition reprise dans le programme du Nouveau Front populaire). Les banques et autres institutions financières publiques constitueraient un réseau, tirant sa cohérence d’une mission commune : mobiliser le crédit et l’épargne au service de l’emploi et d’un développement humain durable. Ils travailleraient en coopération avec la Banque européenne d’investissements et, en France, avec les réseaux mutualistes qui doivent retrouver la vocation sociale et solidaire qui a motivé leur création. L’organisation démocratique des pouvoirs au sein de ces établissements, en particulier BPI France avec son comité national d’orientation et ses comités régionaux d’orientation, leur permettrait d’impulser une réorientation du crédit selon des critères d’efficacité économique (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociale (emploi, formation, salaires, conditions de travail) et écologique (économies d’énergies et de ressources naturelles).

Ce pôle financier public jouerait un rôle stratégique pour que le système bancaire et financier apporte sa contribution à une nouvelle industrialisation, et aussi pour avancer les fonds nécessaires à la réparation et au développement des services publics….

 Lu dans Économie et  Politique du PCF, Sophie BINET….

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Budget 2025  le doute autour de Barnier

                             

Budget 2025  le doute autour de Barnier

« Les députés, écrit Le Monde ont rejeté samedi  la partie recettes du budget 2025, après l’avoir largement modifiée par rapport à la copie du gouvernement, qui se retrouve au pied du mur avant le débat dans l’hémicycle, ce lundi ». Cela ne préjuge pas du vote global mais la signification n’en est pas moins importante.

Le conseil des ministres du jeudi précédent avait validé le projet de M. Barnier. Pas les députés qui l’avaient adopté  en commission et deux ministres qui ont déclaré ne pas le voter en l’état : celui de la justice Didier Migaud et la ministre de  la transition écologique, de l’énergie et du climat, Agnès Pannier-Rusacher.

Pour le président de la commission des finances Eric Coquerel (LFI)« :Les amendements adoptés en commission montrent qu’une autre voie est possible. Ils créent de nouvelles recettes…qui font porter l’effort exclusivement sur les plus aisés, les revenus du capital et les superprofits des grandes entreprises au profit des classes moyennes et populaires. Une autre série d’amendements répond aux besoins des plus défavorisés, du logement et des collectivités locales»…

Plusieurs mesures ont été adoptées par la commission, augmentant la fiscalité des plus riches afin de financer notre contrat social, elles feront l’objet d’un vote en séance plénière. Le principe de faire payer les très riches, donc les très hauts revenus a été maintenu et sera pérennisé, pas éphémère comme prévu initialement par l’exécutif. Ce n’est pas négligeable.

Sauf que si c’est pour rapporter 2 mds sur les 20 mds de recettes nouvelles, c’est absolument dérisoire, en même temps que réduire de 40 mds les dépenses publiques c’est excessif et récessif. Pas pour tout le monde.

Les 500 milliardaires ont doublé leurs patrimoines en 5 ou 6 ans, portés à 1220 mds. Les taxer chaque année de 3%  rapporterait 36 mds. Un impôt climatique sur la fortune   15 mds. Il y a bien d’autres sources.

Au  total le NFP propose 49 mds de recettes  nouvelles sans hausse d’impôts sur les classes moyennes et populaires ce qui permet de réduire les dépenses publiques prévues. Ce que les partisans de Macron, Barnier, la droite et l’extrême-droite n’entendent pas cautionner car contraire à leurs dogmes: « Tout pour le capital, le reste au travail». Mais il y a parmi leurs députés.es beaucoup d’interrogations, des refus qu’il leur faudra assumer devant les citoyens.es.

Les amis de Ciotti et le RN mais aussi d’autres macroniens et LR dans l’exécutif  parlent de « faire la grève de l’impôt… ils veulent la suppression de l’ADEME chargée de la transition écologique, du CESE, conseil économique social et environnemental ou encore de l’Autorité de régulation des communications, la fin du statut des intermittents du spectacle et celle de la taxe sur les logements vacants, ils veulent aussi réduire le coût de l’Aide médicale d’Etat… « préférence nationale », bien sûr !

Pourvu que « l’effort sur les dépenses publiques soit considérable»  comme le disait  J-Ph Tanguy (RN) qui parlait de 25 mds de dépenses publiques liées à l’immigration et aux collectivités territoriales. Ils font partie des austéritaires, ne leur en déplaise. Le problème c’est qu’ils réussissent à l’esquiver, à donner le change.

Ils ne comptent pas soutenir la gauche mais ils disent qu’il leur suffit de surveiller Barnier pour qu’ils se déterminent au cas par cas, fiers de posséder un double des clés du camion.

Comme le dit Sylvie Binet, «le monde  du travail va devoir  passer à la caisse, il a déjà payé !» en ciblant la catastrophe des 40 mds que l’exécutif veut supprimer dans les services publics. Impensable. Pour les emplois, les salaires, les retraites, le niveau de vie, les protections sociales, les droits…

Et l’on nous ferait payer les privilèges donnés avec notre argent, aux grands patrons,  par ceux qui nous gouvernent et qui nous ont trompés ?

Il serait temps que les payeurs se fassent respecter. Macron nous a menti mais il n’est pas le seul, ce n’est qu’une figure d’un système libéral fondé sur la toute-puissance de l’argent et sur la manière de se le procurer et de le gérer.

Vaste question qu’une majorité, élue démocratiquement, paraît il, s’efforce de ne pas mettre en débat mais de perpétuer en divisant les peuples en deux grandes familles: les possédés et les possédants, ces derniers étant ultra minoritaires autant qu’ultra-riches. Et inversement.

On n’a jamais été aussi incertains quant à notre avenir et à celui de nos enfants. Ce n’est pas une raison pour désespérer. Bien au contraire.

Juste une coïncidence.

 

René Fredon

Actualités, International

Pour une politique migratoire d’accueil et de solidarité

 

Pétition femmes migrantes

 

 

Déclaration de la CIMADE :Pour une politique migratoire d’accueil et de solidarité

 

Nous, associations, collectifs de personnes exilées, collectivités accueillantes et syndicats, faisons part de notre vive préoccupation quant aux intentions du gouvernement Barnier en matière d’immigration. Après le feuilleton de la loi sur l’asile et l’immigration, nous nous opposerons à toute nouvelle dégradation des droits des personnes exilées en France et continuerons à défendre une politique migratoire d’accueil et de solidarité. 2 octobre 2024

 

A peine nommé, le Gouvernement fait de l’immigration son cheval de bataille et multiplie les annonces outrancières et dangereuses. Le ministre de l’Intérieur a déjà annoncé réunir les préfets « des dix départements où il y a le plus de désordre migratoire pour leur demander d’expulser plus, de régulariser moins ».

 

Nous dénonçons cette représentation mensongère des migrations : non, il n’y a pas de désordre migratoire, ni de crise migratoire. Nous assistons à une crise de l’accueil et de la solidarité, et une mise en danger des personnes exilées par des politiques de restriction et d’exclusion dont les gouvernements successifs se font les champions. Collectivement, nous revendiquons la régularisation des personnes sans-papiers, la protection des mineur·es non accompagné·es, le respect de la dignité et des droits humains.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé vouloir remettre en cause l’Aide médicale de l’État (AME). La santé des personnes exilées est à nouveau instrumentalisée pour venir alimenter des considérations de politique migratoire. Nous  rappelons que l’AME est un dispositif de santé, essentiel pour l’accès aux soins des personnes et qu’elle répond à des enjeux de santé publique. A ce titre, cette politique publique se décide au ministère de la Santé.

Nous nous inquiétons de voir nos gouvernant·es s’approprier la rhétorique d’extrême droite basée sur l’appel d’air et les dépenses incontrôlées, pourtant largement pourfendue par nombres d’études et rapports récents.

Enfin, nous alertons sur le fait qu’environ un quart des bénéficiaires de l’AME sont mineur·es,  il est intolérable de vouloir priver des enfants de l’accès aux soins.

 

Rien ne sera épargné aux personnes issues de parcours d’exil. Le gouvernement envisage même une nouvelle loi sur l’asile et l’immigration pour promouvoir des mesures pourtant censurées par le Conseil constitutionnel en début d’année. Ceci, à l’heure où nous constatons déjà les premières conséquences dramatiques de la loi promulguée le 26 janvier 2024.

 

Ce gouvernement s’est lui-même placé sous la tutelle de l’extrême droite et a choisi de faire des personnes exilées le bouc-émissaire de tous les maux. Ses propositions s’inscrivent dans l’intensification du climat de peur pesant sur les personnes étrangères, et plus généralement sur toutes les personnes victimes du racisme.

 

Le programme est clair : restrictions des droits, criminalisation des migrations et des personnes solidaires, répression des personnes exilées, enfermement à tout-va.

 

Dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale ce mardi 1er octobre, le Premier ministre a annoncé vouloir « lutter contre le racisme » et traiter le sujet de l’immigration avec dignité, mais il se contredit aussitôt en prévoyant d’augmenter la durée maximale légale de rétention, d’empêcher les personnes exilées de franchir les frontières, et en faisant peser sur elles toutes les suspicions.

 

En revanche, Michel Barnier ne remet à aucun moment en question les déclarations inquiétantes du ministre de l’Intérieur. Nous dénonçons l’orientation du gouvernement, et rappelons notre attachement à un État de droit qui respecte les personnes et les considère avec humanité, pas comme des indésirables.

Nous, associations, collectifs de personnes exilées, collectivités accueillantes, et syndicats, appelons à mettre fin à cette obsession migratoire xénophobe et dangereuse, et à respecter les droits de chaque personne, indépendamment de sa nationalité, de son origine, de sa religion, de son orientation sexuelle et de genre.

Nous appelons chacun·e à la vigilance et à la solidarité, à continuer à soutenir et à participer aux actions, comme les luttes des travailleur·ses Sans Papiers pour leur régularisation. Nous resterons mobilisé·e·s contre tout nouveau coup porté au respect des droits et à la dignité des personnes étrangères.

 

Signataires

Organisations nationales :

Ah Bienvenue Clandestin·es ! / Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie  – L’ACORT / Les Amoureux au ban public / Anafé / ANVITA / Ardhis / Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) / ATTAC / CCFD-Terre Solidaire / CGT / La Cimade / CNAJEP / CRID / Dom’Asile / Emmaüs / FCTR / Femmes Egalité / FSU / Gisti / Grdr – Migrations-Citoyenneté-Développement / Humanity Diaspo / J’Accueille / LDH / Ligue de l’Enseignement /  Limbo / Madera / Médecins du Monde / MIF / Mouvement de la Paix / MRAP / On Est Prêt / Organisation de Solidarité Trans (OST) / Oxfam / Pas Sans Nous / Patrons Solidaires / PLACE Network / Planning Familial / Polaris 14 / RAAR / Réseau Féministe « Ruptures » / RESF / Ripostes, pour une coordination antifasciste / SAF (Solidarités Asie France) / Singa / SOS Racisme / Thot / UEE / Union syndicale Solidaires / UniR Universités & Réfugié.e.s / Utopia 56 / Visa – Vigilance et initiatives syndicales antifascistes / Watizat / Weavers

  • Organisations locales :

Association Bretillienne des Familles / AMPB-Accueil Migrants Pays Bigouden / ASTI Les Ulis / Accueil Réfugiés Bruz / L’Auberge des migrants / Bienvenue Fougères / Centre social Accueil Goutte d’Or / Collectif Ile-de-France Bouge ta Pref / Collectif Migrants 83 / Collectif pour le Respect des Droits des Étrangers – 93 (RDE93) / COPAF / Droit à l’Ecole / Fédération Etorkinekin Diakité / Fontenay Diversité / Forum Social des Quartiers – Rennes le Blosne / Grigny Solidarité Palestine / Groupe accueil et solidarité (GAS) / L’Hirondelle de Martigné-Ferchaud / Intercollectif : Coordination Sans-Papiers 75, CSPM, CSP 17e / L’IOSPE – InterOrga de soutien aux personnes exilées de Rennes / LDH Section d’Arles / LDH de Martigues / LDH – Pays de Rennes / Maison de l’Hospitalité de Martigues / Migrants en Bretagne Romantique – QMS / Pantin Solidaire / Paris d’Exil / Plouër Réfugié-e-s / La Pourtère / Réseau Territoires Accueillants 35 /  RESF 75 / Rosmerta (Avignon) / Solidarité Jean Merlin / Solidarité sans papiers Creil / Soutien Migrants Redon / Tous Migrant / UD CGT 35 / Un Toit c’est Un Droit Rennes / VIAMI Val d’lle-Aubigné Accueil Migrants / La Vigie de la Laïcité 13

 

 

 

Actualités, National

Le gouvernement des perdants

l'Humanité - L'Humanité du 11 septembre. Barnier à... | Facebook

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                                      Le gouvernement des perdants

Ils ont beau, sur les plateaux, souhaiter «bon vent» au gouvernement et à son chef, on assiste à une véritable mise en scène soigneusement élaborée par Macron méprisant le vote des Français.es avec l’assentiment du RN et bien sûr, de Michel Barnier à la tête d’une équipe la plus à droite qui soit, à travers quelques ministres LR dont le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau qui en est l’incarnation.

Suppléant de Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), lui aussi très à droite, il lui succède comme député après sa démission en 1994, il deviendra sénateur de la Vendée en 2004, puis rejoindra Sarkozy et l’UMP en 2012. Très proche de Fillon, il veut réécrire la loi Taubira de 2013 qui autorise le mariage homosexuel, une avancée sociétale considérable. Il soutient la manif pour tous, s’oppose à l’IVG et considère que « la droite n’est pas soluble dans le macronisme», il votera «blanc» à la présidentielle de 2 022 ! Plus qu’un symbole. La droite «dure» à un poste régalien d’importance.

 

Comment faire avaler la couleuvre au peuple dans toute sa diversité qui a bien compris que, vu l’état de la France et les tabous des LR dominants, ils n’ont que faire du résultat des urnes qui aurait dû, démocratiquement, se traduire par l’appel du NFP, le groupe arrivé en tête.

Le seul à s’engager à faire évoluer le pouvoir d’achat des salariés.es, à commencer par le SMIC ainsi qu’à remettre à plat la réforme des retraites, arrachée au 49-3. Et à sauver nos services publics qu’ils négligent par dogmatisme, leur libéralisme nous amenant à la situation qu’on connaît et qu’il faut dépasser. De l’argent il y en a, il faut affronter la finance

Ce ne sont les priorités d’aucune des autres coalitions. Ils y voient des dépenses supplémentaires à éviter, bien sûr, mais ne veulent pas qu’on les prend chez ceux qui se gavent à longueur d’années en nous enfumant de leurs réussites et de leurs prélèvements  jamais suffisants ! Ils dissimulent tout ce qu’ils peuvent et pleurent pour que l’Etat les aide de multiples façons.

Macron est l’exemple même des gâchis financiers dû à ses propres choix : le recours au cabinet américain de conseils, Mac Kinsey, qui l’a aidé gratuitement en 2015 pour accéder à l’Elysée. Il a retourné l’ascenseur et les a choisis et sollicités pendant sept ans, les factures successives ont atteint 350 millions d’euros, sans payer un euro d’impôt ?!  Et il nous donne des leçons pour nous préparer aux « efforts à faire » ?

Un rapport de la Cour des comptes de 2018 note que « en matière de conseils stratégiques, la qualité des travaux de Mac Kinsey est souvent faible, les préconisations très générales et laconiques…»  Le parquet financier a du pain sur la planche depuis quelques années. Macron fait encore « mieux » que Fillon ?

Peut être une image de 2 personnes et texte qui dit ’enman Benyamin Netanyahou étend sa guerre au Liban L'armée israélienne conduit une vaste attaque contre les positions du Hezbollah. Devant cette escalade, les Nations unies redoutent une «catastrophe imminente>.P.1 P.12 LUNDI BEPTEMBR 2024IN 2403212 www.h www.hemenite.fr l'Humanité FONDE JEAN JAURES GOUVERNEMENT BARNIER PAR LA GRÂCE DU RN La composition du nouvel exécutif été dévoilée samedi. Les postes reviennent espstsseseeess des ministresL connus pour urlurspsisutosrvrte ices comme Bruno Retail illeau, qui arrive น ninistère l'Intérieur.P P.2 2’

Après le casting

Les passages de témoins ont eu lieu dimanche en fin de journée. Chacun avait poli son discours et ses bonnes intentions : une overdose de promesses qui ne dévoilaient pas le discours du 1er ministre attendu notamment sur la question taboue d’une augmentation des impôts qu’oserait Barnier, mais qui ne toucherait pas les classes moyennes. Rien n’est officiel, on ne s’attend pas du tout à un changement de politique dans une situation très dégradée…par les droites.

Dimanche soir sur la 2, Michel Barnier a laissé entendre qu’il n’excluait pas « de solliciter les plus riches, les plus fortunés pour redresser la France ». Dont acte. Tandis qu’Attal faisait savoir qu’il allait demander à son successeur de ne pas toucher aux avancées sociales (sic), la PMA, le droit à l’Ivg, les droits LGBT….La confiance règne ! La barque vacille avant de prendre la mer qui s’annonce tumultueuse avec l’examen du budget 2025 laissé par Le Maire.

La séquence qui vient promet des débats animés. Le NFP  a confirmé qu’il demanderait la censure du gouvernement, pour que tous les groupes et chaque député puisse exprimer leur confiance -ou pas- envers un premier ministre et son gouvernement issus du bloc des perdants et prolongeant la politique de Macron rejetée aux européennes et à la législative.

Samedi 21 09 2024 , la CGT appelle à des rassemblements pour porter ses priorités sociales : pouvoir d’achat, abrogation de la loi sur les retraites, redressement des services publics en grandes difficultés.

 René Fredon

 

Actualités

Toulon : La Poste ne répond plus..

 

Bureaux de Poste et points de contact

Il arrivait que le journal était distribué le samedi. Ce ne fut pas le cas. Lundi non plus mais mardi le journal du jour y était ainsi que les trois jours suivants. Le vendredi 16, encore rien dansToulon : La Poste ne répond plus

 

Vendredi 9 août, pas de journal et de courrier dans la boîte aux lettres. Cela faisait longtemps que ça n’était plus arrivé. Enfin…quelques mois, après des démarches serrées auprès du service « courrier » qui changeait de lieu et de responsable. Au moins avait-on un nom, un e.mail et un téléphone.

 

 la boîte ! Passé midi je cherche à joindre la distribution postale car mes références passées ne répondent plus.

 

Pas moyen d’avoir  par internet le lieu de la distribution à Toulon pour pouvoir signaler le dysfonctionnent à quelqu’un ?! Juste le 36 31 national qui vous tient des minutes en vous répétant d’appuyer sur un chiffre pour vous aiguiller -sans succès- et de vous renvoyer  au point de départ et ainsi de suite, sans avoir tenu compte du chiffre que j’avais tapé ?!

 

Pas de journal distribué le lendemain, samedi, pas de journal ni de courrier lundi 19. Je me déplace à la Poste des Routes  -d’où partaient il y a longtemps les facteurs du quartier- pour savoir où se tient le service toulonnais de distribution. L’employée -en CDD-qui me renseigne me renvoie sur la Rode tout en levant les sourcils pour partager mes propos qui ne la visaient pas concernant la dégradation des conditions de travail des personnels et donc des services rendus aux «clients»

 

La Poste est censée distribuer votre courrier  une fois par jour x 6, c’est même sa vocation. Du moins c’était…car elle change beaucoup depuis qu’elle n’est plus un service public avec un personnel sans statut, le plus souvent en CDD. Sa direction privilégie la banque postale et la réduction des effectifs des autres activités.

 

Mardi 20, je vais donc à la Rode où une employée était en train de répondre à plusieurs personnes à la fois qui attendaient un colis ou un courrier qui avaient beaucoup voyagé et qui se trouvaient ailleurs. Il n’y avait eu aucun «retour» me concernant.

 

A mon retour, je tombe sur le facteur en motocyclette jaune, à quelques mètres de chez moi, qui allait déposer le journal dans ma boîte. Un jeune intérimaire qui venait juste d’être embauché la veille. Il savait que la tournée n’avait pas été faîte depuis le début de la semaine précédente. Il avait pris la suite au pied  levé. Il avait une formation…ébéniste, un métier de moins en moins sollicité. Son intérim très éclectique dure depuis plusieurs années.

 

Lorsque je demandais à voir le chef de service, je n’ai pu obtenir ni son nom, ni son téléphone, ni son e-mel, pas davantage de rendez-vous ? J’ai juste l’adresse de son lieu de travail. J’ai donc écrit à « Mr le responsable de la distribution, La Rode, 16, rue Bartolini

Toulon.» Cela peut toujours servir.

 

Voilà comment l’éclatement de la Poste et des télécommunications fait de nous des clients que la nouvelle société anonyme -à capitaux publics- n’a pas besoin de connaître. Sauf si l’on ouvre un compte à la banque postale !

 

Oubliant sans doute que des millions de personnes âgées seules ne sont pas connectées et que chaque utilisateur des télécommunications a les mêmes droits à être respecté, informé et entendu.

 

L’image du facteur allant à domicile dans les campagnes et dans les villes apporter les mandats, voire même l’argent car la confiance régnait, le courrier, prendre les lettres à poster…une relation qui sentait bon la chaleur humaine qui se perd aujourd’hui. Même si les technologies nous simplifient sans cesse nos modes de communication.

 

Il n’y a rien de fatal à ce que d’anciens services publics perdent leur vocation et soient gérés comme des sociétés privées, avec comme critères, le profit donc le rendement et les bas salaires, la précarité, la réduction des effectifs et des bureaux de poste, l’augmentation des produits et services, des coûts des abonnements dans un contexte de crises profondes, de pertes de pouvoir d’achat et d’avenir incertain.

 

La banque postale vise tous les continents ou presque

 

La Poste compte sur ses activités financières -banque et assurance- pour compenser le déclin de la lettre et la baisse du courrier. Ainsi que sur la distribution des colis dont elle n’a plus le monopole. Elle participe à des entreprises privées en France et à l’étranger pour avoir plusieurs fers au feu sans avoir la surface des grandes entreprises supra-nationales.

 

C’est le cas de Géopost créée par La Poste pour la livraison des colis de moins de 30 kg, elle  est présente dans 50 pays, leader européen. Elle ambitionne d’étendre la distribution de produits frais, sous contrôle sanitaire, dans nos villes mais aussi à nos frontières et au-delà.

 

Il se trouve que dans ce monde de haute concurrence sauvage, 2023 n’a pas été une année fertile notamment pour Géopost qui a stagné et qui représente 53% de l’activité du groupe…à capitaux publics. Il est aussi question que la branche La Poste télécoms soit rachetée par Bouygues et que la banque 100% en ligne « Ma French Bank », récemment créée, cesse ses activités.

 

Heureusement, sa filiale CNP Assurances a dégagé 1,5 milliards de bénéfices nets, ce qui lui a permis de virer 1,9 milliards à la Banque postale.

 

Cela va faire encore des emplois supprimés ailleurs et un resserrage de vis côtés salaires et effectifs ! Le nouveau directeur se veut optimiste, forcément. Rappelant que La Poste a investi en Asie du sud-est, dans le Golfe persique et en Amérique latine. A son origine il s’agissait de s’en tenir aux usagers de la France et de nous relier entre nous et au monde. Quitte à faire deux tournées par jour, à pied et avec une bôite bien chargée en bandouillère !

 

Aujourd’hui, on est sur-informés et dés-informés à la fois mais une lettre peut mettre deux ou trois jours dans la même ville, peu importe on a tous internet, le téléphone-photo-vidéo pour se parler et se voir à distance ou s’envoyer des SMS. C’est un progrès, incontestablement. Mais qui en sont les laissés-pour-compte ? Et qu’entend-on par « services publics » ? Des activités qui coûtent plus qu’elles ne rapportent ?

 

Peut-être mais ce n’est pas leur vocation. C’est avant tout une avancée vers l’égalité et à disposition des usagers  pour que chacun puisse s’éduquer, se soigner, se déplacer, se loger, s’éclairer, se chauffer, disposer d’eau potable, de traitement et d’enlevement des déchets…

Ce que d’aucuns, à l’aise dans leurs fins de mois, appellent de l’assistanat. Pourtant, on en est loin et on s’en éloigne un peu plus chaque jour. Le système capitaliste faisant de tout, une finalité marchande mettant en concurrence, quand ils ont un emploi, de plus en plus éphémère… les salariés.es payés au gré de leurs patrons.

 

Ce n’était pas le cas dans les services publics mais le statut des fonctionnaires n’existe plus,  les CDD ont effacé les droits et garanties des personnels. Les cabinets-conseils se sont incrustés au sommet des administrations. Le gouvernement qui vient enfin de démissionner insiste encore sur la réduction des dépenses publiques, (sauf les dépenses d’armement !), ce qui va accroître les inégalités déjà très fortes. 70%des Français se disent en perte de pouvoir d’achat. Au bas de l’échelle, c’est de survie qu’il s’agit.

 

La Poste n’est qu’un exemple de ce qui se passe dans nos «démocraties républicaines».

 

Les gagnants sont, comme toujours, les très riches…si on laisse faire .

 

René Fredon

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8Oe anniversaire du débarquement ,Macron à genoux devant l’Afrique

 

Quatre-vingt ans après avoir débarqué en Normandie, Warren Goss, 99 ans, a la mémoire vive. Le vétéran américain se confie sur son expérience du D-Day, aussi terrible que spectaculaire.

8Oe anniversaire du débarquement ,Macron à genoux devant l’Afrique

La cérémonie a commencé le matin à St Raphaël, à la nécropole de Boulouris où Macron a prononcé un discours avant de remettre la légion d’honneur à trois des six résistants prévus…d’un âge très avancé qui auront attendu très longtemps pour l’obtenir et qui ne la méritait pas moins.

La météo a modifié le programme des cérémonies et spectacles du 80è débarquement en Provence.

La patrouille de France a surplombé la cérémonie  quelques dixièmes de secondes. Les présidents des Etas africains ne se sont pas bousculés, seul, celui du Cameroun a prononcé quelques mots convenus. Il es vrai que les rapports de la France avec ses anciennes colonies africaines sont devenus franchement marginaux.

Cela ne tient pas qu’à lui mais il n’améliore pas les relations avec le Niger et le Butrkina-Faso par exemple parmi bien d’autres qui ont visiblement mal vécu la colonisation. Il vient de se mettre en porte-à-faux avec l’Algérie qui n’apprécie pas son soutien au roi du Maroc lequel revendique le Sahara occidental, ce que conteste le Front Polisario et ne reconnaît pas l’ONU. Les chefs d’Etats sahéliens n’ont pas apprécié sa convocation, fin 2020 à Pau. Il prétendait rétablir la politique de la France en Afrique…Une Afrique très sollicitée et qui n’a pas besoin de lui en particuier.

Son discours, est-ce un hasard, a porté sur le devoir de mémoire de tous ceux -quelles que soient leur origine et leur nationalité- qui ont participé aux débarquements et à la guerre contre le nazisme aux côtés des résistants regroupés dans l’affontement avec l’ennemi commun. Le Var rouge, à l’époque, était très à gauche.  Avec d’autres courants de pensée ils se sont retrouvés dans une Résistance très pluraliste et de longue date.

Macron n’a pas fait dans la dentelle :”Officiers de l’Empire ou enfants du Sahara, natifs de la Casamance ou de Madagascar, (…) ils n’étaient pas de la même génération, ils n’étaient pas de la même confession, (…) ils étaient pourtant l’armée de la nation, armée la plus fervente et la plus bigarrée“...« en appuyant sans modération sur le rôle joué par l’armée d’Afrique. Comme si tous ceux qui n’avaient jamais foulé la terre de France étaient là de leur plein gré.

Comme s’ils étaient là comme Français poussés par un élan national irrésistible ? Et Ma cron dit çà à trois générations plus tard, 70 ans après leur indépendance et le vécu de leurs parents, grands parents, arrières grands parents à qui l’on disait que la France était leur pays et les « protégeait », ils devaient surtout obéir et se contenter de peu.

Nécessité oblige , le chef de l’Etat en a rajouté une grosse louche :  “la part d’Afrique en France est aussi ce legs qui nous oblige, c’est le même geste de reconnaissance, de fraternité, d’espérance pour l’avenir que la Nation accomplit aujourd’hui.”La France n’oublie rien des sacrifices des Congolais, des Béninois, ni ceux des peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger“. Paroles, paroles...

Ajoutant que “leurs noms doivent continuer d’être donnés à nos rues, à nos places pour inscrire leur trace impérissable dans notre histoire“.

 

On saura le lui rappeler en ces moments très inquiétants où, en France -et à sa politique-, un tiers des suffrages suit un parti pro-fasciste qui excite à craindre  «le grand remplacement  de la population  française » par celle qui vient d’Afrique et d’Afrique du Nord ! En plus de celle qui y est déjà installée et pas considérée comme Française à part entière par certains qui revendiquent « la préférence nationale » anti-constitutionnelle.

Macron lui préfère un gouvernement à l’arrêt plutôt que donner au NFP, arrivé en tête aux législatives, la possibilité de mettre en œuvre un tout autre contenu progressiste et une autre méthode de gouvernement à l’opposé du présidentialisme qu’il dit plus «démocratique» et encore plus inefficace ?

Bien entendu qu’il nous faut cultiver la mémoire des peuples -et surtout le respect- qui ont vécu nombre de guerres, locales, régionales et mondiales, pas seulement pour mettre des héros en avant mais surtout pour se demander comment les éviter et donc pourquoi on n’y arrive pas ?  On est en plein dedans, à l’échelle mondiale, avec un haut degré de risques majeurs.

Autre interrogation : comment se fait-il que les mêmes forces politiques qui ont émergé dans les années trente et provoqué la 2è guerre mondiale épouvantable, aux 60 millions de morts, à la Shoah, aux génocides permanents, à la déshumanisation totale…puissent aujourd’hui refaire surface, être banalisées, cachées derrière leur petit doigt, niant leurs origines, prêtes à tous les compromis et procès en diffamation ?

On ne pourra plus dire: « on ne savait pas ».

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

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HLM Bellevue : des locataires stupéfaits ,THM les met en demeure et sème la colère..

 

                       

HLM Bellevue : des locataires stupéfaits ,THM les met en demeure et sème la colère

                         La trentaine de locataires des petits logements RDC, accolés de la bien nommée cité Bellevue dominant Toulon, jouxtant la cité GENIN, a été saisie d’une véritable mise en demeure de remettre dans l’état initial les petits logements inspirés des cités populaires de l’abbé Pierre en 1954 qui ont en effet été agrandis et rénovés aux frais de leurs occupants !

                          Il y a de quoi ne pas comprendre ni accepter une telle information qui vous tombe dessus en plein mois d’aout, sans la moindre information aux intéressés ! Si bien que l’association des locataires, plutôt proche des responsables politiques de THM, tente de les rassurer et de faire cause commune avec des locataires qui se sentent tenus à l’écart d’une telle décision qu’ils ne sauraient cautionner.

                          Ils ont alerté la presse locale qui a répercuté la réaction des locataires concernés, par des textes et photos substantiels, La Marseillaise le 7 août et Var-Matin le 8 qui fait état de la surprise de la nouvelle directrice de THM Christel Mondolini qui a lancé des audits -dans tout le parc HLM- et donc à Bellevue dont elle dit qu’»il y a des situations alarmantes» tout en précisant «qu’on ne va expulser personne»…

                          Encore heureux ! Mais là n’est pas le problème. Que la nouvelle directrice veuille vérifier que la sécurité de tous les locataires soit assurée, cela va de soi. Ce qui ne l’est  pas c’est que les intéressés découvrent dans la presse qu’il n’y a pas de fumée sans feu et qu’ils auraient dû être au courant en amont. THM a décidé de revoir un bail signé depuis près de 70 ans et que ces travaux étaient connus et tolérés par les directions successives des HLM de Toulon, aux missions élargies depuis peu. (Documents à la clé détenus par les locataires).

                           Et ils apprennent, sans qu’ils aient été consultés, que la nouvelle direction est en train de leur imposer de remettre dans l’état initial les logements qu’ils ont embellis et agrandis au fil du temps, payés de leurs deniers, moyennant le maintien du loyer, ce qui ne pouvait être ignoré du bailleur.

                           Ce vendredi 9 une vingtaine de personnes échangeaient à partir de 8h30, en présence de soutiens de LFI et du PCF, du collectif  INDECOSA CGT, de Droit au logement, de l’Aval…ils ont constaté que deux agents techniques de THM et d’un huissier étaient missionnés pour visiter des logements. 

                            Il y a de quoi s’interroger ? Une telle précipitation n’a pas de raison d’être, cette dimension humaine et sociale paraît échapper à THM qui décide d’abord et applique ensuite, sans se soucier de l’avis de celles et ceux qui n’ont commis aucune faute en prenant en charge l’amélioration de leur habitat, ce que personne ne peut leur contester.

                            Un procédé qui en dit long sur la manière dont sont gérés les anciens offices d’HLM par ceux qui s’arcboutent pour ne pas construire de logements sociaux parce qu’ils s’accommodent de la cherté de l’immobilier qui permet de sélectionner la sociologie  de nos communes avec celles et ceux qui peuvent accéder à la propriété, tandis que s’allongent les listes et l’attente de logements sociaux, comme c’est le cas notamment dans le bassin méditerranéen             

                       Ce n’est qu’un exemple mais sur qui tombent ici les nouvelles décisions antisociales en cours ? Sur des gens modestes qui payent des loyers modestes après avoir amélioré leur habitat ? THM cherche quoi ? Les écœurer, les faire partir, pour remettre à jour les loyers, supprimer, élever, agrandir l’habitat social, y faire quoi à la place ?

                          THM ouvre ainsi la porte à de multiples interrogations. D’autant que le rapport prévisions (de logements sociaux) à mises en location ne peut atteindre les objectifs dans un département qui ne veut pas de minima par commune. Et se passerait aisément du logement social. A méditer

 

René Fredon

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Trêve de plaisanterie : Macron est aux J.O..

 

Trêve de plaisanterie : Macron est aux J.O

 

Le NFP  venait enfin de se mettre d’accord sur une candidature inédite, venant de la société civile, qui a fait l’unanimité : Lucie Castets, jeune haute fonctionnaire, 37 ans, issue des grandes écoles (Sciences-po, ENA), directrice des finances de la mairie de Paris, particulièrement compétente et très attachée aux services publics…

 

Macron en a été informé pendant son interview du 23-7-24 sur la 2  et écartait tout entretien éventuel, il était là pour nous proposer une trêve politique justement jusqu’à la fin des Jeux olympiques, le 11 août, (les jeux paralympiques prenant le relais du 28 août au 8 septembre) pour qu’on passe aux choses sérieuses qu’il laisse volontairement en suspens.

 

Vite un sondage, commandé le 24 à Elabe pour BFM-TV et qui donne 58% de sondés défavorables. Pardi, on sait très bien que, quelle que soit la candidature du NFP, elle n’obtiendra pas la majorité absolue, comme aucun groupe ou parti. A plus forte raison si la candidate est inconnue du grand public. Malgré cela, 41% considèrent qu’elle devrait être appelée pour former un gouvernement de la gauche unie, arrivée en tête.

 

 

Il déploie tous ses efforts pour discréditer le NFP  jusqu’à faire appel «aux gens de gauche respectables» qui, comme en 2017 pour certains, ont entendu les sirènes du pouvoir qui se disait «ni de gauche, ni de droite» réhabilitant la notion de «centre» tout aussi libérale qu’hypocrite. Ce qui a laminé l’électorat de gauche qu’il nous faut remobiliser, tandis que le RN n’a cessé de progresser sur un territoire où la droite dominait depuis 60 ans.

 

Les choix politiques de cet ex-directeur de banque d’affaires étaient, bien entendu, d’inspiration très libérale mais trop timide pour le RN qui vise beaucoup plus loin : adieu les libertés et la République !Vive la préférence nationale et la chasse aux immigrés, surtout musulmans ?

 

Lucie Castets ne mâche pas ses mots à ce propos : elle rejette toute idée de coalition et se dit confiante sur la solidité d’un gouvernement issu du Nouveau Front Populaire. «Il n’y a pas de coalitions possible entre des personnes qui pensent qu’il faut financer davantage les services publics et celles qui pensent qu’il est urgent de réduire les moyens…Pas d’accord entre ceux qui veulent que chacun paie sa juste part d’impôts et ceux qui proposent plutôt des allègements d’impôts aux personnes les plus favorisées…»

 

 

Elle a promis dès son arrivée à Matignon «de signer un décret reportant la mise en oeuvre de la réforme portant à 64 ans l’âge légal de départ à la retraite.»

Il s’agit, a-t-elle détaillé, de «rendre caduque la réforme la plus emblématique et la plus contestée du deuxième quinquennat Macron. Dans un second temps viendra un projet de loi de suppression pure et simple, présenté par mon gouvernement»

 

                    Elle n’évacue pas la question de «défendre, projet par projet,  des coalitions de vote».

 

                   Très engagée dans la sauvegarde des services publics, Lucie Castets a également l’intention «d’augmenter les bas salaires, ainsi que le point d’indice des fonctionnaires et de “s’attaquer à la pauvreté qui est subie par les Français, en revalorisant les minima sociaux”. Pour cette approche générale, elle n’a pas exclu de passer par décret mais «après des concertations et des consultations, en particulier avec le monde syndical”.

 

              “Un changement de méthode face à la brutalité des années Macron, a-t-elle ajouté. Elle a très bien compris que le NFP n’avait pas eu la majorité absolue mais il est arrivé en tête des trois blocs et il est à l’origine du barrage au RN  mis en échec au second tour : ni majorité absolue, ni majorité relative mais groupe renforcé.

 

Le NFP est le seul groupe dont le programme est en phase avec l’attente des Français qui l’ont exprimé par leurs luttes et par leurs votes répartis sur des projets antinomiques.

Même si on adore le sport et les JO de Paris, on ne peut pas suivre Macron dans la trêve politique illusoire qui ne peut exister. D’autant qu’il est parti le plus loin qu’il pourra dans la persistance de ne pas recevoir la candidate NFP et de se réfugier derrière les devoirs de sa charge.

 

                         Il est vrai que le dynamisme de Lucie Castets, sa connaissance et sa vision de la haute administration ne laissent à Macron que peu d’arguments sérieux à lui opposer. Il persiste : elle n’est pas sur son agenda.

 

Mêlons-nous de ce qui nous regarde ! Comme l’a dit Denis Durand au dernier Comité National :»L’urgence est donc, dans un rapport de forces très défavorable, de tout faire pour faire grandir les mobilisations populaires en faveur des revendications sociales et écologiques exprimées par l’intersyndicale, qui figurent plus ou moins dans le programme du Nouveau Front populaire. Cela suppose de mener bataille sur les moyens économiques et financiers, de les réaliser. Mais rien n’est acquis, l’intervention populaire est vitale. Les gens attendent des actes tout de suite, pas dans six mois.»

 

 

René Fredon

 

 

           

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L’immodeste Chènevard

 

Photo La Marseillaise

 

                                                            L’immodeste Chènevard

Dans la 1ère circonscription de Toulon -la seule qui échappe au RN-  le député sortant a réussi à conserver son siège sous les couleurs d’Ensemble, depuis qu’il avait suivi Falco et Estrosi, les deux présidents des deux métropoles, toulonnaise et niçoise ainsi que Muselier le président de la Région, tous les trois détachés des LR qui commençaient à décliner au profit du RN écrasant la concurrence dans le Var avec 7 députés sur huit depuis 2022  dont 5 élus dès le 1er tour il y a deux semaines.

 

Chènevard (31,37%) était devancé très nettement au 1er tour par un candidat RN, S. Soulé, qui faisait 42,28. Il y a deux ans Chènevard était en tête avec le même pourcentage. En 2024, il était second mais, heureusement, le candidat NFP, Eric Habouzit qui avait fait 22,38 %, beaucoup mieux qu’en 2022 se retirait pour qu’aucune voix n’aille au RN. C’est cela qui a permis au sortant macronien de conserver son siège.

Croyez vous qu’au soir de «sa victoire» il aurait eu un mot pour reconnaître le geste décisif de son adversaire de gauche ? Pas du tout, il s’est voulu le seul qui a résisté au RN, comparant Toulon à un village gaulois et lui à  Astérix ayant battu l’ennemi ? Ridicule et prétentieux quand on sait que, dans la 2è de Toulon, la députée RN avait été élue au 1er tour ? Faï de ben à Bertrand…

Heureusement Mme Massi, maire de Toulon s’est chargée d’atténuer la goujaterie de son ex-1er adjoint en remerciant et nommant, Eric Habouzit pour son retrait :»”Je remercie toutes celles et ceux qui ont voté pour Yannick Chenevard au-delà de leur préférence politique. Je pense notamment à Éric Habouzit qui a fait le choix de se retirer. Je salue leur sens des responsabilités qui les honore et que d’autres n’ont pas eu..»

Elle devait préciser qui étaient «les autres» : ni plus ni moins que le président des Républicains du Var, J-L Masson, maire de La Garde et président du conseil départemental qui n’a pas soutenu Y. Chènevard au second tour et qui le justifie ? Elle n’arrive pas à le digérer.

Quelques jours plus tard le député sauvé-malgré-lui précisait son rejet de la gauche qu’il n’hésiterait pas à sanctionner de son vote, à la moindre occasion si elle parvenait à gouverner. On n’en doutait pas. Le NFP c’est évident, lui fait beaucoup plus peur que le RN, comme Macron, le MEDEF et nombre de LR dont leur ex-président Ciotti. A moins qu’on leur laisse trier les «modérés» et les «dangereux» et qu’on allège le programme destiné à sortir de leurs politiques libérales désastreuses, rejetées par une très large majorité?

De son côté J-L Masson confirmait, magnanime, qu’il ne mettrait pas de candidats LR dans les deux circonscriptions de Toulon tout en précisant sur BFMtv que c’était «à la maire de Toulon de mener campagne pour son candidat« ! Qu’en termes galants ces choses-là sont dites…disait Molière. La réalité est encore plus cynique : ils n’ont pas trouvé de volontaire pour aller au casse-pipe ! Même Vitel, l’ancien député LR a décliné l’invitation. Il se dit qu’il aurait fait campagne pour le…RN, comme Ciotti.

A Toulon c’est donc la guerre ouverte au sein de l’ex-majorité LR en train d’exploser, ce qui  fait les affaires du RN dans la perspective des municipales en 2026.

Cela peut aussi donner des idées au NFP local et aux forces vives progressistes et humanistes rassemblées de s’inscrire dans la conquête d’une majorité pour gérer la ville préfecture aux mains d’Arreckx à Falco en passant par Le Chevallier et son épouse royaliste (FN), aussi menteurs que tricheurs. Ils finiront très mal leur carrière politique depuis 43 ans.

Avec son lot de scandales, de violences, de meurtres, de corruption, de détournements d’argent public concernant des élus de haut vol, d’anciens ministres, de parlementaires, de maires proches de caïds ou de donneurs d’ordres reconnaissants, d’abus de pouvoirs et j’en oublie. La rubrique des faits divers est toujours aussi prolifique. Les maires RN de Fréjus, Cogolin et l’ex maire de droite de Sanary…sont aujourd’hui sous l’œil de la justice.

Les 6 ans de FN, de 1995 à 2001 n’ont pas été renouvelés tellement ils se sont mis de casseroles où je pense et se sont écharpés en trois groupes furieux les uns contre les autres, un festival de mise en œuvre de la «préférence nationale» qui ressemblait plutôt à la préférence familiale jusqu’au droit de cuissage pour l’adjoint, président des HLM !

Les candidats LR aux législatives 2 024 dans le Var  n’ont pas atteint les 10 %, leur électorat a glissé massivement vers le RN au plus haut de leur étiage dans la France entière, plus encore dans le Var. Ils influencent aussi le monde du travail.

La gauche est en progression mais elle est encore loin de retrouver son influence, pour avoir trop vite renoncé à ses promesses électorales (1981, 2012) emboitant le pas au libéralisme. Le NFP ne changera pas le cours des politiques d’austérité d’un coup de baguette magique. Il  parle de fractures nécessaires avec les choix imposés par les intérêts capitalistes qu’il va bien falloir affronter en s’appuyant sur un mouvement social puissant et exigeant en train de se faire entendre.

A nous de l’amplifier

 

René Fredon

 

N.B Le 18, la CGT appelle à un rassemblement devant la préfecture à 17h30

PJ :

https://www.francebleu.fr/infos/politique/municipales-2026-a-toulon-comment-la-droite-se-fissure-de-plus-en-plus-6334770

https://www.varmatin.com/politique/legislatives-jean-louis-masson-lr-n-appelle-pas-a-voter-contre-le-rn-931119