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La lettre de Patrick Le Hyaric
 

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Toulon : un sondage scandaleux sur les municipales !

                                                                                               

 

Toulon : un sondage scandaleux sur les municipales !

 

 

 

Le  9 mai, Var-Matin nous a offert à la p.6 une « exclusivité » sur les élections municipalités de 2026 avec, dans le titre, le nom d’Hubert Falco  toujours condamné depuis deux ans et inéligible, confirmé en appel en mai 2024,  pour détournement d’argent public, à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et 5 ans d’inégibilité.

 

Un drôle de sondage qui n’a pas été publié, mais commenté  par le rédacteur.

 

Le Conseil constitutionnel a refusé à H. Falco l’arrêt de l’exécution provisoire en cours de son inéligiblité qui le prive de retrouver la mairie. Il compte sur la cour de cassation qui peut seule annuler les sanctions en cours et repartir à zéro : verdict le 28 mai.

 

Le quotidien s’est prêté à un exercice qui frise le coup de pouce au camp de droite de « l’homme fort » du Var du passé pour passer à la droite macronniste, ça peut toujours servir.

 

Il a vécu très longtemps  aux frais du conseil départemental, donc sur les fonds publics, pour ce qui est de la nourriture, matin, midi et soir, du lundi au dimanche inclus, ainsi que pour son  entretien vestimentaire ?!. Il n’a pas été condamné pour rien. Et les tribunaux s’intéressent depuis peu à la légalité d’un emploi dont aurait bénéficié le fils de sa compagne.(1)

 

 

Il a vécu très longtemps  aux frais du conseil départemental, donc sur les fonds publics, pour ce qui est de la nourriture, matin, midi et soir, du lundi au dimanche inclus, ainsi que pour son  entretien vestimentaire ?!. Il n’a pas été condamné pour rien. Et les tribunaux s’intéressent depuis peu à la légalité d’un emploi dont aurait bénéficié le fils de sa compagne.(1)

 

Le sondage vient rappeler qu’il n’a pas renoncé à la politique et à faire valoir ses trois victoires sur le RN à Toulon, 2001, 2008 et 2014, Jean-Pierre Colin -1er adjoint LR  démissionné à La Seyne-avec d’autres amis, ont commandité un sondage à Elabe, après avoir mijoté un thème permettant de mettre en exergue l’ancien maire, ministre, député…, interdit de mairie…(en principe), devenu inéligible et privé de ses mandats.

 

Faudrait-il le plaindre, l’aider à faire disparaître cette humiliante sentence qu’il  ne supporte pas . A 77 ans, il veut repartir à la conquète de ce qui n’était pas sa ville mais celle conquise par le FN en 1995 à 2001, qui a fait un mandat calamiteux dont les Toulonnais se souviennent. Falco a saisi l’occasion. Mais le contexte a beaucoup changé. Mais rien que de pouvoir se présenter lui retirait ses condamnations.

 

Est-ce le rôle d’un « grand « quotidien, un an avant une élection ? D’effacer les délits commis par un « grand »élus qui ont failli et banaliser leurs actes en les aidant à redorer leur blason  ? Avant la décision de la Cour de cassation.

 

Falco nous refait le coup de Mme Le Pen qui court la même chose, nie les faits  de détournement d’argent public, fait passer les juges pour des politiques et reconnaît devoir beaucoup à son père, ses valeurs et ses idéaux politiques d’extrême-droite

 

Une autre candidate maire est mise en scène  : l’une des porte-paroles du groupe RN à l’assemblée nationale, Laure Lavalette, patronne du Var, fidèle parmi les fidèles, que Bardella est venu présenter comme la future maire de la préfecture du Var ? Le titre du sondage la présente comme « la mieux placée » pour quoi faire ? Sinon ce que Trump nous offre en apéritif : islamophobie, nationalisme, chasse aux immigrés, tout pour le capital, le reste pour les plus modestes, sus aux dépenses sociales et culturelles…

 

Que demandent le RN et ses satellites, plus ultra-conservateurs que les multimilliardaires ? Leurs dirigeants  sont les fantassins  de Trump qui met la planète, déjà  mise à mal, par le productivisme, à la merci de sa folie des grandeurs et de son impérialisme, de ses contradictions journalières et du danger qu’il représente pour les peuples et même par ceux qui lui courent après pour signer des accords, selon ses humeurs et ses appétits. Serions-nous les moutons de Panurge ?

 

Le « grand » quotidien vous dira qu’il ne prend pas position. Il donne à voir. Bientôt on saura grâce à l’I.A aussi géniale que potentiellement dangereuse, qui va l’emporter, pour nous « aider » sans nous forcer à choisir les «meilleurs ?»

 

Falco a reçu l’aide qu’il espérait pour redevenir encore éligible malgré ses abus et ses privilèges indéfendables. Serait-ce cela l’exemplarité des initiateurs des lois ? Le respect de l’Etat de droit ? Un autre maire et sénateur, celui de Fréjus, David Rachline, vice-président du RN, sérieusement inquiet par la plainte étayée qu’examine la justice depuis de longs mois. Il rase les murs et marche à l’ombre !

 

Du coup, le RN se voit aussi bénéficier du coup de pub  et ne peut que s’en féliciter. La veille, à la cérémonie du 80e anniversaire de la capitulation des nazis, Laure Lavalette, née dans une famille très pétainiste et militante à l’extrême-droite, a vu deux conseillers municipaux de gauche lui tourner le dos lorsqu’elle a déposé une gerbe.

 

Qu’Hubert Falco et Marine Le Pen, utilisent leurs droits, c’est une chose. Que la seconde s’en prenne aux juges-qui sont indépendants-pour les accuser d’avoir davantage de pouvoirs que les élus, c’est inadmissible, juste un abus de pouvoirs d’une personne qui se croit au-dessus des autres et nie les faits qu’elle et son prédecesseur de père ont réussi à différer le procès pendant plus de vingt ans.

 

Imaginons s’ils étaient au pouvoir ?

 

 

René Fredon

 

 

  1. https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/toulon/on-vous-explique-l-enjeu-du-pourvoi-d-hubert-falco-examine-ce-mercredi-par-la-cour-de-cassation-3145526.html

 

https://www.facebook.com/reel/1390390141983461

 

 

 

 

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LA MARSEILLAISE DU 12 05 2025 : Le billet par andré ciccodicola..

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                                                                                                             Le billet par andré ciccodicola

La macronie aura laissé une empreinte : celle de la fourberie. François Rebsamen vient de nous en administrer une nouvelle preuve. Pour tenter de corriger les manquements financiers de l’État à l’égard des communes et les méfaits non compensés de l’inflation, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation veut restaurer la taxe d’habitation. Celle-là même que le gouvernement avait supprimée en 2023 en jurant qu’il s’agissait de « redonner du pouvoir d’achat aux Français ».

Ses initiateurs avaient soigneusement masqué le fait que cette suppression priverait les communes d’un revenu essentiel, les contraignant à rogner sur les services à la population, à accroître le prix de certains d’entre eux et à augmenter la taxe foncière payée par les propriétaires.

Pour justifier ce retour de cet impôt, François Rebsamen invoque le rétablissement de « l’égalité » entre les habitants, qu’ils soient propriétaires ou locataires, ainsi que la volonté de « renouer le lien » entre les collectivités et les citoyens ! Hypocrisie sur toute la ligne.

Afin d’accroître les recettes de l’État et de réduire son déficit, c’est encore au nom de « l’égalité entre les citoyens » qu’Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, a présenté le projet de suppression de l’abattement fiscal de 10% appliqué aux revenus des retraités. Ce n’est pas un privilège comme le prétendent la ministre et ses porte-voix. Il a été mis en place en 1978 par le Premier ministre Raymond Barre afin de compenser partiellement la perte de revenu entre le dernier salaire et le montant de la pension.

La suppression de cet abattement aura pour conséquence de rendre plus de 500 000 retraités imposables, les privant au passage de droits liés à la non-imposition et réduisant ainsi le niveau de leur pension. Répondant au principe « diviser pour régner », la ministre s’est employée à dépeindre les retraités comme des nantis et des profiteurs, les accusant de « mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement ».

Ces annonces antisociales s’inscrivent dans une offensive généralisée contre les couches populaires. Elles visent notamment à éponger à leurs dépens la dette faramineuse dans laquelle notre président, alias « le Mozart de la finance », a plongé la France.

Cette dette résulte pour en grande partie des réductions fiscales* et des aides directes accordées sans contrôle ni condition aux entreprises pour leur assurer un taux de profit censé les rendre attractives aux yeux des « investisseurs ». Cette mise sous perfusion, sans contrepartie ni contrôle, atteint en moyenne 7% du PIB par an, soit 184 milliards d’euros.

Afin de contrebalancer ces pertes de recettes et abonder les largesses, le président a donc choisi de faire les poches de la majorité des citoyens. Et pour tenter de faire passer les pilules, amères, ses ministres, sous-ministres et députés se succèdent sur les plateaux des chaînes de télévision. Ils y invoquent « l’égalité » jusqu’à la nausée, sachant pertinemment de quoi il retourne. Ce ballet cynique des fourbes se déroule sous l’œil d’une extrême droite réjouie des frustrations et des colères qu’il provoque.

Face à cette situation et aux menaces qu’elle charrie, on voudrait voir les responsables de la gauche proposer, dans l’unité, une alternative placée sous le sceau de l’Égalité, et répondant concrètement aux besoins matériels et aux aspirations démocratiques profondes d’une large part de nos compatriotes. Les législatives anticipées de 2024 ont révélé qu’une force de résistance et de progrès pouvait se lever de façon inédite pour enrayer les desseins mortifères des tenants du pouvoir, et ceux du couple Le Pen-Bardella et des forces obscures qui les soutiennent.

Qui prendra l’initiative de la mobiliser et de l’élargir sur la base d’un pacte populaire de confiance et de progrès capable d’ouvrir la voie à un avenir enfin désirable ?

André Ciccodicola

* Jusqu’au 31 décembre 1985, le taux d’imposition des bénéfices des entreprises était de 50%. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, il plafonne à 25%. La flat tax limitant hors contribution exceptionnelle à 30% les prélèvements sur les hauts revenus.

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BAYROU : la saigné en 2026 ..

 

Mettre fin aux situation d’impayés de salaires pour les assistantes maternelles

 

On savait le Premier ministre partisan d’une austérité lourde. Les annonces de difficultés économiques par Bercy avaient préparé le terrain d’une austérité que veut imposer le socle commun. Des Républicains à Horizon en passant par le Modem ou Renaissance, tous ces partis sont animés par le dogme d’un capitalisme dérégulé, de la casse des services publics et des solidarités. Les plus brutaux diront qu’il faut couper à la hache, métaphore anti environnementale et violente s’il en est. Il faut servir le marché roi au nom de la lutte contre les mauvaises dépenses. Telle la saignée qui vide le patient de son sang, la dépense publique serait une pathologie. Le gouvernement voit l’investissement comme une maladie contre laquelle il faudrait lutter.

La dépense publique, mantra des néolibéraux, n’est utile que pour servir une politique de l’offre. Toute autre dépense serait contreproductive et serait responsable de la faiblesse de la croissance française.

Utilisant le fardeau d’une dette écrasante, le (toujours) maire de Pau va même jusqu’à utiliser une image absolument mensongère, symbole de cette post-vérité qui devient malheureusement coutumière. Chaque personne serait ainsi dépositaire d’une dette de 50 000 euros…auprès de sa banque. Au-delà de l’image ridicule puisque toutes les dettes ne se valent pas, le fait de dire qu’elle appartient aux banques démontre la servilité du pouvoir à l’égard de la finance. Par ailleurs, la question n’est pas celle d’une dette qu’il faut gérer avec sérieux mais de sa finalité. Investir demain pour la recherche, les besoins sociaux, la nécessaire et vitale planification écologique sont autant de dépenses utiles. Plutôt que de se laisser dicter la commande des affaires par les marchés, il faut affronter ces derniers et reprendre la main par une politique monétaire au service du progrès humain. La Banque centrale européenne doit servir les investissements d’avenir et non ceux de la guerre. C’est le chemin pour retrouver une indépendance stratégique pour produire bien ici et satisfaire les besoins sociaux.

Malgré un calendrier de concertation qui se tiendra jusqu’au 14 juillet, nous connaissons déjà le programme. Avec des poncifs éculés sur le temps de travail, la productivité et les dépenses sociales, la feuille de route  présentée par François Bayrou fait office de plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) à la Commission européenne. 40 à 50 milliards d’économies sont annoncés pour 2026. Ce qui était programmé avant la censure du gouvernement Barnier va revenir dans ce projet funeste de destruction sociale. Baisser les dépenses publiques de 6% d’ici à 2029 revient à fermer une nouvelle fois des services publics, à remettre en cause l’universalité de certaines prestations sociales, de à réduire l’autonomie des collectivités locales. C’est la notion même d’une égalité républicaine et de cohésion sociale qui se jouent ici.

La tonalité grave du propos n’y fera rien et les libéraux n’iront pas chercher ce qu’ils ne peuvent justifier par des sondages : les travailleurs rejettent déjà la retraite à 64 ans, la baisse des allocations chômage, toute augmentation du temps de travail. Ce logiciel est impopulaire et totalement rejeté. On ne peut pas prétendre réarmer nos services publics comme l’école ou l’hôpital en coupant tout ce qui fait du commun. On ne peut pas évoquer l’avenir en coupant tout investissement. Les collectivités locales, les acteurs associatifs, les syndicats rejettent toutes et tous en bloc cette accélération d’une austérité XXL car tous devront faire des choix douloureux et dangereux socialement.

C’est ce qui a conduit à la montée de l’extrême droite en favorisant des destructions d’emploi au nom de la compétition économique mondiale, à une violence sociale et à une désaffection de nos concitoyens pour le bien commun.

Prétendant défendre une souveraineté économique et une adaptation à l’environnement économique hostile initié par Donald Trump, François Bayrou ne fait en réalité ne fait qu’épouser le sillon de cette guerre commerciale. Il n’y aura pas de croissance supplémentaire avec de nouvelles mesures d’austérité qui plongeront encore plus la France et l’Union européenne dans la dépendance économique et industrielle, nous laissant spectateurs de cette nouvelle étape de la mondialisation.

Alors qu’a été annoncée une hausse du budget de la défense de 3% avec l’objectif d’atteindre 100 milliards par an en 2030, nous avons la confirmation des priorités données à la guerre au détriment des besoins sociaux.

Cette guerre aura donc son pendant social pour les travailleurs par des régressions contre leurs droits sociaux, par une nouvelle réforme des retraites. C’est pourtant tout cela qui a déjà conduit à la crise politique actuelle et a provoqué la dissolution, la censure du gouvernement Barnier. Pire, une hausse des impôts est présentée comme injuste. Ce qui est vrai…puisque ce sont les travailleurs qui paient toujours plus ! D’ailleurs, pendant qu’on bannit toute hausse d’impôt des plus riches (qui paient déjà moins proportionnellement à leurs richesses), le patron du MEDEF appelle à la création d’une TVA sociale ! Ce sont encore les plus modestes qui doivent payer !

Les discours infantilisants sur les déremboursements de médicaments sont absolument insultants quand on sait qu’un tiers du pays est classé en désert médical et que les pénuries de médicaments sont nombreuses. Ce message s’ajoute aux discours de division qui veulent faire porter le fardeau du coût social sur les étrangers ou de diversion, parlant de la fraude sociale (réelle) à environ 8 milliards quand la fraude fiscale est de plus de 80 milliards !

Seul totem : les aides publiques aux grandes entreprises et au capital ne sont évidemment pas remises en cause, un budget pourtant supérieur à celui de la défense, alors même que leur efficacité et leur contrôle restent largement à démontrer.

Le capital sait que l’ensemble de ces mesures sont est impopulaires et a donc besoin d’un tour de vis autoritaire et brutal. A l’instar de ce qui se passe en Europe et ailleurs dans le monde, l’alliance avec l’extrême droite devient une perspective crédible et effrayante. Les forces de progrès, républicaines et démocratiques doivent voir cette menace et se mobiliser en responsabilité.

Il faut empêcher de ce nouveau tour de force brutal et antidémocratique. Ouvrons les voies d’une économie de paix.

Par Fabien GAY , senateur PCF 

https://www.instagram.com/reel/DJEtc_-PPzY/?utm_source=ig_web_copy_link

 

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Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe…

 

Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe…

Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe d’Aboubakar à la mosquée de La Grand-Combe

Face à un crime qui ne laisse guère de place au doute sur ses motifs, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau est sous le feu des critiques pour son peu d’empressement à réagir et manifester la solidarité de la nation envers la communauté musulmane.

Il a mis le temps, lui d’habitude si prompt à exploiter politiquement les faits divers les plus choquants. Il a fallu attendre dimanche 27 avril, en début d’après-midi, pour qu’on apprenne que le ministre de l’Intérieur et des Cultes Bruno Retailleau se rendrait finalement dans le Gard pour, selon ce que son entourage indiquait à l’AFP, rencontrer la communauté musulmane.

Mais pas à La Grand-Combe, ébranlée par le meurtre qui s’y est produit le matin du vendredi 25 avril. Avant le rassemblement « contre l’islamophobie » dans la soirée du dimanche 27 avril place de la République, à Paris, environ 2 000 personnes, selon Ici Gard Lozère (anciennement France Bleu), ont formé une marche blanche allant de la mosquée où s’est produit le meurtre jusqu’à la mairie, dans cette commune de 5 000 habitants. Selon les mêmes sources, le ministre était « très attaché » à ne pas perturber ce moment de recueillement.

La piste d’un acte antimusulman privilégiée, selon le procureur…

La victime, prénommée Aboubakar, est un jeune Malien de 23 ans installé depuis plusieurs années à La Grand-Combe, où, selon les témoignages recueillis par les médias locaux, il était connu et apprécié des habitants. Vendredi matin, il s’est rendu comme d’habitude à la mosquée Khadidja pour y faire le ménage, avant l’arrivée des fidèles pour la prière. C’est à 8 h 30 qu’il y a rencontré le suspect, Olivier H., un Français d’une vingtaine d’années, né à Lyon dans une famille d’origine bosnienne – des sources policières précisent qu’il n’est pas musulman. C’est là que, sous l’œil des caméras de surveillance, il a frappé Aboubakar de 40 à 50 coups de couteau. Selon le procureur de la République d’Alès, il se serait ensuite filmé avec son téléphone devant la victime agonisante, répétant : « Je l’ai fait, (…) ton Allah de merde. »

« 81,5 % des actes islamophobes sont commis contre des femmes » : les femmes musulmanes à la croisée des oppressions

La recherche de l’auteur présumé se poursuivait dimanche. Soulignant « la très grande froideur » et « la grande maîtrise de lui » de l’individu, le procureur l’a décrit comme « potentiellement extrêmement dangereux », ayant, au fil des « propos très décousus » tenus dans la vidéo, « manifesté l’intention de recommencer ». Pour lui, « toutes les pistes » devaient être envisagées pour expliquer son geste, mais celle d’un « acte antimusulman est privilégiée ». Dès samedi soir sur le réseau social X (ex-Twitter), le premier ministre François Bayrou a dénoncé une « ignominie islamophobe ». Dimanche après-midi, c’est le président de la République Emmanuel Macron qui finissait par signifier « le soutien de la nation » aux proches de la victime et « à nos compatriotes de confession musulmane », ajoutant que « le racisme et la haine en raison de la religion n’auront jamais leur place en France ».

À gauche, la dénonciation du crime islamophobe était unanime, les Verts, la France insoumise, le PCF… se joignant à l’appel au rassemblement place de la République. « C’est une religion tout entière qui a été visée », affirmait ainsi le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel : « Nous apportons tout notre soutien à nos concitoyennes et concitoyens de confession musulmane », ajoutait-il, ainsi qu’« aux habitants de cette commune minière du Gard » qu’est La Grand-Combe. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) appelait de son côté « à déclencher immédiatement un plan national de protection renforcée des lieux de culte musulmans ». Son vice-président, Abdallah Zekri, également recteur de la mosquée Sud-Nîmes, soulignait dans le Parisien « une inquiétude chez les fidèles » du Gard : « Ils ont hâte que l’auteur soit arrêté (…) et veulent aussi connaître les raisons » du meurtre.

De plus, lors de la manifestation organisée dimanche 27 avril à Paris, Ritchy Thibault, assistant parlementaire de l’élue de Seine-et-Marne, Ersilia Soudais, a appelé à « constituer partout dans le pays des brigades d’autodéfense populaire » pour se défendre contre « l’islamophobie ». « On ne peut pas compter sur les institutions. La police, la justice véhiculent l’islamophobie et le racisme. On ne peut compter que sur nous-mêmes », a-t-il lancé. Il a aussi accusé « [la chaîne] Cnews, Monsieur [Vincent] Bolloré, [le média] Frontières et tous les sortants d’extrême droite » d’avoir « du sang sur les mains ». « L’extrême droite tue. On l’a vu à Nantes avec un adorateur d’Adolf Hitler, on l’a vu avec cet islamophobe qui a tué un homme dans son lieu de culte », a-t-il dit encore. Suite à ces déclarations, Bruno Retailleau lui-même a saisi, dimanche 27 avril au soir, la justice pour des appels « à l’insurrection » a annoncé le ministère.

« Un climat de haine amplifié par le silence des responsables politiques »

 

 

Déplorant encore « que le préfet ne se déplace pas pour leur apporter son soutien et les rassurer », le responsable religieux dénonçait également « les conséquences dramatiques de la banalisation et de la médiatisation de la haine antimusulmane ». Il rejoignait ainsi Fabien Roussel, expliquant « à quel point la haine antimusulmans peut armer le bras de criminels en puissance », ou le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), qui rappelait « plusieurs attaques récentes contre des lieux de culte » musulmans, comme l’incendie de la mosquée de Jargeau (Loiret) fin février ou des coups de feu sur le local d’une association franco-maghrébine à Morteau (Doubs) début mars.

Pour le mouvement, ces actes s’inscrivent « dans un climat de haine amplifié par le silence des responsables politiques, quand ils ne sont pas eux-mêmes à l’origine d’une stigmatisation inadmissible d’une partie de la population ». Bruno Retailleau est en droit de se sentir visé, lui dont SOS Racisme a dénoncé « l’entreprise politique qui est la sienne », consistant « à présenter les musulmans comme un groupe représentant une menace pour notre pays ».

Publié le 27 avril 2025

Olivier Chartrain sur L’Humanité du 29 04 2025 

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La Seyne sur mer est malmenée par les affaires des Droites !

                                                                                                      La Seyne sur mer est malmenée par les affaires des Droites !


En plus d’une gestion pour le moins plus ou moins chaotique, pleine de suffisance et sous perfusion de TPM, l’équipe de droite de MM.BICAIS est sous les fourches caudines de la justice à cause de leurs anciens coéquipiers de droite.

Les plaignants sont leurs ennemis d’aujourd’hui et amis en 2020 sur la liste de la dite MM.BICAIS.

Drôle d’attelage et vogue la galère de cette droite en recomposition permanente et sous tutelle autoritaire d’une mairesse qui tient au pouvoir comme à la prunelle de ses yeux.

MM BICAIS a fait preuve d’amateurisme pour se laisser mettre dans cette situation aussi complique que’injusticiable !

C’est bien la première fois de l’histoire seynoise contemporaine qu’un maire (e) de la Seyne sur mer se retrouve si gravement compromis à punition par la justice.

Mais de mémoire de gauche et plus particulièrement des maires bâtisseurs communistes, ces choses-là ne se sont jamais passées, ni enrichissement personnel, ni faute juridique, ni intérêts personnel ou copinage. Mais nous sommes en 2025 à l’heure des procès tous azimuts de Marine LE PEN au maire de Fréjus, au maire de Cogolin, etc.

Pour le RN  « Mains Sales et têtes   basses «  et pour la droite locale avec M. FALCO et maintenant Mm. BICAIS . il nous porter Attention après ces épisodes navrants que les TRUMPISTE du RN ne retrouvent une certaine virginité  pour emporter dans le malheur notre ville  aux Municipales 2026. 

Quelle piètre image véhicule notre département varois gérés hégémoniquement par la droite et sa cousine RN !

Voilà où nous mène le changement historique (2020) de la droite seynoise (ou du RN  « allez voir sur Fréjus ou Toulon en 1995 « ) .

Je cite l’article de France Bleu parue aujourd’hui sur leur site pour une meilleure compréhension des problématiques juridiques soulevés par ce procès :

“””Deux ans de prison avec sursis et cinq ans d’inéligibilité ont notamment été requis contre Nathalie Bicais ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Toulon. Le ministère public a surtout demandé l’exécution provisoire de la décision dans cette affaire de prise illégale d’intérêts.

À la sortie de cette très longue journée de débats, Nathalie Bicais, la maire de la Seyne-sur-mer, n’arborait plus le même sourire (peut-être de façade) qu’à son arrivée ce jeudi matin au palais de justice de Toulon. L’avenir de la première magistrate de la ville est en effet suspendu à la décision du tribunal correctionnel de Toulon qui sera rendue le 16 mai dans cette affaire de prise illégale d’intérêts.

Pour justifier cette demande d’exécution provisoire, le représentant du ministère public a insisté sur la longue période pendant laquelle l’infraction a été commise, son enrichissement personnel, et notamment que le risque de récidive était avéré par l’absence de reconnaissance de culpabilité de Nathalie Bicais.

“Deux ingrédients dans cette affaire” selon le Parquet

“Il y a une confusion entre le privé et le public et une dérive autoritaire du maire à qui on ne peut pas dire non. Une confusion totale qui continue. Et des mauvaises habitudes, des récompenses pour les uns, des punitions pour les autres” souligne le Parquet qui évoque une hiérarchie dans les responsabilités, évoquant “l’administration qui a bon dos”.

Plutôt discret, l’un des trois prévenus, Laurent Régné, s’excuse presque de s’être trompé : “j’ai consacré ma vie à essayer de faire les choses bien dans les règles, en respectant la loi ” déclare ce haut fonctionnaire qui n’est plus directeur général des services à la mairie de la Seyne-sur-mer, contrairement à Christophe Riqueau, qui a gardé ses liens de proximité très forts avec Nathalie Bicais

Le parquet a requis à l’encontre de Christophe Riqueau : 18 mois de prison avec sursis, 50.000 euros d’amende, une inéligibilité et une interdiction d’exercer une fonction publique pendant cinq ans, assortie de l’exécution provisoire. En revanche, le représentant du ministère public n’a pas demandé l’application immédiate de la condamnation pour Laurent Régné, et a requis six mois de prison avec sursis, 5.000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité de deux ans.

La décision a donc été mise en délibéré au 16 mai.”””

Conclusion :

À l’aube de ces scénarios politiques affligeants pour notre ville et son image, la gauche doit vite tirer enseignements, et surement dénoncer et faire l’État des lieux à moins d’un an des municipales.

Les récupérateurs démagogues sont là à l’affut pour récupérer le bébé seynois.

Oui, il y a urgence à se rassembler, à assainir le climat délétère qui prend corps sur la ville.

Oui. Il y a urgence à démystifier le RN local qui n’a aucune leçons à donner vu les tripatouillages de leurs élus locaux, département, nationaux ou européens .

Car Le RN est en embuscade non pas pour faire mieux (c’est impossible, mais pire surement) mais surtout défaire toujours les conquêtes sociales et sociétales des maires de gauche et communistes

L’alerte est lancée à la gauche. Elle est en ordre de marche dans le var.

La Seyne progressiste a un devoir, celui de revenir aux affaires et un droit imprescriptible servir les seynoises  et seynois  hors des palais de justice.

Mais elle a aussi comme préalable d’éclaircir les consciences, faire agir nos concitoyens, sortir sur le terrain, animer des débats, construire des majorités et des programmes solides face à la menace Trumpiste qui s’avance, qu’elle soit de droite ou du RN.

Rassemblons-nous Vite et Fort, la Seyne est à un tournant de son histoire :  soit le déclin et l’affairisme Trumpiste, soit le renouveau progressiste ! 

                                                “Le temps nous est compté, L’histoire nous convoque, soyons à la hauteur des enjeux .”

                                                                             Christian BARLO, ex-adjoint PCF

 

 

                                                                          “La valeur d’un homme tient dans sa capacité à donner et non dans sa capacité à recevoir.”

                                                                                                                D’Albert Einstein ..Né le 14 mars 1879 ,Décédé le 18 Avril 1955

 

 

 

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C’est plus fort qu’eux!      

                     lhumanite-magazine

 

C’est plus fort qu’eux !      

Ainsi, Le Monde titre son tout récent numéro « Droits de douane : les États-Unis et la Chine se renvoient la balle… » comme si la Chine était coresponsable de la panique qui secoue la planète depuis l’arrivée au pouvoir de Trump. La Chine était-elle consentante ?? Nullement.

Mais c’est précisément parce que Trump n’a rien demandé à personne et qu’il a fixé tout seul les tarifs qu’il comptait imposer à chacun des pays, ce qu’il voulait percevoir et avant, il entendait s’annexer des territoires, des terres

Riche, le canal du Panama, le Canada, le Groenland, la bande de Gaza qu’il veut

Interdire aux Palestiniens pour en faire une petite Californie ou Floride.

 

Le tout  étant bien entendu qu’il valait mieux accepter rapidement, faute de quoi les E.-U avaient de quoi faire plier les « résistants » qui tenaient juste à ne pas subir la domination et le chantage à la guerre qui a laissé beaucoup de traces au 20ᵉ siècle. Et pas mal au 21ᵉ…

Évidemment, face à la Chine, Trump fait preuve de prudence, il a à qui parler en termes de croissance économiques et de capacités de défense. Ainsi qu’avec la Russie qui devait signer la paix en huit jours ?

Il jouait la carte Poutine et voulait lâcher l’Ukraine dont il est toujours le représentant, il n’obtint pas les terres « riches ». Pas encore. L’empereur américain d’extrême-droite  veut conserver le leadership de la production, de la consommation et de la finance, ce serait faire tourner à l’envers la roue du progrès social, républicain et démocratique. Et aller dans le sens des aspirations populaires de liberté, d’égalité, de fraternité.

La crise du capitalisme est très inquiétante, Trump l’accélère et provoque  aussi la colère aux E.-U et dans la plupart des pays où on craint le pire de la part d’un tel ultranationaliste qui incarne le pouvoir des milliardaires.

Il veut alléger les E.-U de dépenses en Ukraine pour les transférer sur les européens déjà en grandes difficultés pour réduire leur endettement et leurs investissements nécessaires que supporteront leurs peuples pour alimenter les profits de quelques-uns qui devront « réduire leurs dépenses sociales dont la France n’a pas à être fière » comme le dit si bien Christian Martin  président du  MEDEF.

La cheffe d’extrême-droite du gouvernement d’Italie, Giorgia Méloni, a rencontré jeudi 17,Trump, avant la présidente de la conférence européenne. Elle a abondé dans son sens, l’Italie étant le second État exportateur d’Europe derrière l’Allemagne. Les autres partis néo-fascistes d’Europe-dont le RN constituent les soutiens de Trump de longue date, même s’il arrive qu’il les embarrasse, comme pour soutenir, du bout des lèvres, le peuple d’Ukraine lâché par Trump au profit de Poutine soutenu aussi par le RN avant l’invasion.

En France et dans de nombreux pays, une partie de la classe capitaliste n’apprécie pas l’initiative de Trump qui n’est mandaté que par lui-même. Serait-ce une avancée démocratique ?

Il menace d’utiliser sa force militaire, quitte à générer des réactions à la hauteur de la provocation historique dont nous sommes les témoins et, pour une forte majorité, à coup sûr, des victimes et des risques très élevés de guerre mondiale.

Encore faudrait-il qu’ils se dressent contre un tel danger pour faire respecter tous les peuples, tous souverains, et pas seulement négocier » le niveau de la liberté du renard dans le poulailler libre ?

La gauche et les écologistes, LFI gagneraient en puissance et en popularité de contribuer à la mobilisation la plus large qui ne peut qu’accélérer le rythme des reculs sociaux que Trump et ses néo-fascistes veulent imposer au monde : balayer le monde multipolaire en train de se construire et qui affole les ultra-conservateurs qui en préfèrent les commandes et ne veulent pas les quitter.

Pour que rien ne change et que les acquis soient bien protégés.  Ne laissons pas banaliser ce qui n’a que trop duré.  Trump va bien au RN : le mensonge permanent. Les condamnations récentes pour détournements d’argent public… près de 20 ans d’instruction étirée ! Un appel de plus : les juges  sont« politisés »(sic) : « on n’est plus coupables ». Non, les juges vont revoter.

René Fredon

 https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/04/16/etats-unis-et-chine-se-renvoient-la-balle-sur-la-question-des-droits-de-douane_6596543_3234.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=a_la_une&lmd_send_date=undefined&lmd_email_link=a-la-une-points-forts-lire-la-suite&M_BT=56064101136620

 

https://www.novethic.fr/environnement/climat/desinformation-climatique-medias-france-quota-climat?utm_source=mailpoet&utm_medium=email&utm_source_platform=mailpoet

Actualités

Guerre à Gaza et disparition…. ET Guerre en Ukraine 

 

Lu dans L’HUMANITÉ: Guerre à Gaza et disparition….

Disparition….

Guerre à Gaza : la photojournaliste Fatima Hassouna assassinée dans le bombardement de sa maison par Israël

La photojournaliste palestinienne, héroïne d’un documentaire sélectionné à Cannes en mai prochain, a été tuée le mercredi 16 avril dans le bombardement de sa maison familiale à Gaza.

Fatima Hassouna. Ce nom ne vous dit sans doute rien. Et pourtant, cette photo journaliste gazaouie documente la guerre au quotidien. Elle en est devenue l’une des victimes après le bombardement ciblé, par l’armée israélienne, de sa maison familiale le mercredi 16 avril, au cours duquel dix personnes ont trouvé la mort. Ce décès porte à 157 le nombre de journalistes palestiniens et travailleurs des médias tués depuis le déclenchement de l’offensive israélienne.

Pour l’heure, l’armée israélienne n’a pas souhaité répondre aux questions concernant ce bombardement dans le quartier d’Al Tuffah dans le nord est de Gaza. Amande Bazerolle, coordinatrice d’urgence de MSF à Gaza a déclaré dans un communiqué : « Gaza est devenue une fosse commune pour les Palestiniens et ceux qui leur viennent en aide. Nous assistons en temps réel à la destruction et au déplacement forcé de toute la population de Gaza ».

Son documentaire sélectionné au Festival de Cannes

Dans un triste écho de l’actualité, l’ACID (association pour le cinéma indépendant et sa diffusion) venait d’annoncer le mardi 15 avril, la sélection à Cannes du documentaire de Sepideh Farsi, Put your soul on your hand and walk. Dans ce film, fruit d’un échange d’un an par vidéos interposées entre la cinéaste iranienne exilée et la photojournaliste gazaouie, Fatima Hassouna apparaît en pleine lumière.

« Journalistes, nous nous déclarons solidaires de nos collègues de Gaza »

Un projet à propos duquel Sepideh Farsi explique : « Ce film est une fenêtre, ouverte par le miracle d’une rencontre avec Fatem (Fatima Hassouna), qui m’a permis de voir des fragments du massacre en cours des Palestiniens. Fatem est devenue mes yeux à Gaza, et moi, un lien entre elle et le monde extérieur. Nous avons maintenu cette ligne de vie pendant presque un an. Les bouts de pixels et de sons échangés entre nous, sont devenus le film que voici ».

Si le festival de Cannes pourrait devenir une caisse de résonance pour Put your soul on your hand and walk, Fatima Hassouna ne verra hélas pas le film achevé.

Publié le 16 avril 2025

Michaël Mélinard

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Lu dans L’HUMANITÉ: Guerre en Ukraine, Macron relance les liens….

 

Guerre en Ukraine : à l’Élysée, Macron relance les liens avec l’administration Trump….

Le secrétaire d’État américain Marco Rubio et l’émissaire spécial Steve Witkoff ont rencontré leurs homologues européens, à Paris, jeudi. La guerre en Ukraine et la position face à la Russie ont été discutées.

À l’Élysée, la venue ce jeudi du secrétaire d’État américain Marco Rubio et de l’émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, devait servir à reprendre une alliance transatlantique sur la question de l’Ukraine. C’est le souhait émis par le président français.

Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, une volonté de se rapprocher de Moscou pour faire avancer un certain nombre de dossiers – Ukraine, Iran, énergie, Proche-Orient – a déstabilisé de nombreux alliés européens. Depuis le 18 février et la première rencontre majeure entre Marco Rubio et son homologue russe, Sergueï Lavrov, qui s’est déroulée en Arabie saoudite, à Riyad, deux autres réunions se sont tenues fin mars. Elles avaient abouti à deux cessez-le-feu provisoires sur les infrastructures énergétiques et en mer Noire.

Les alliés européens de Kiev à Paris…

Ces derniers mois, Emmanuel Macron, qui s’impose comme un proche du président Volodymyr Zelensky, ne veut pas que l’Europe et la France soient tenues à l’écart des négociations trilatérales sur l’Ukraine. Plusieurs sommets ont eu lieu à Paris, Londres et Bruxelles sur les garanties de sécurité de l’Ukraine, les livraisons d’armes, l’aide économique.

Depuis le mois de février, les administrations britanniques et françaises ont pris la tête d’une « coalition des volontaires », composée d’une trentaine de pays alliés, visant à la création d’une « force de réassurance » destinée à garantir un éventuel cessez-le-feu et empêcher toute nouvelle attaque de la Russie.

En amont de cette rencontre à l’Élysée, le président français a d’ailleurs eu un échange téléphonique avec son homologue ukrainien. Kiev ayant dépêché sur place le chef de l’administration présidentielle, Andriy Yermak, accompagné des ministres des Affaires étrangères Andriy Sybiga et de la Défense Roustem Oumerov. Deux autres délégations, allemandes et britanniques, se trouvent au même moment dans la capitale française.

Guerre en Ukraine : la Russie tue plus de 30 civils à Soumy, une « erreur » pour Donald Trump

En marge de ces rencontres, la réaction du Kremlin reste la même : les Européens veulent « la poursuite de la guerre ». Pour le directeur adjoint de l’Observatoire franco-russe, Igor Delanoë : « Les négociations n’avancent pas. Le moratoire sur les attaques contre les centres énergétiques et le cessez le feu en mer Noire sont en échec.

Sur ce dernier point, des rumeurs évoquent une prochaine rencontre à Ankara entre Russes et Ukrainiens.

Sur le terrain, Moscou aurait déclenché l’offensive de printemps avec les récentes attaques sur Kharkiv au sud de la ligne de front. Sur Soumy, les frappes font partie d’une opération visant à créer une zone tampon de 40 kilomètres pour protéger les villes russes de Belgorod et Koursk ».

Publié le 17 avril 2025

Vadim Kamenka

Actualités

Denis Durand économiste, ce n’est pas la dette ,c’est de savoir à qui on emprunte »

 

 

Lu dans L’HUMANITÉ: Denis Durand économiste, ce n’est pas la dette….

Entretien

Denis Durand, économiste : « Le problème, ce n’est pas la dette, c’est de savoir à qui on emprunte »

L’économiste communiste Denis Durand analyse l’impasse dans laquelle nous conduit l’austérité

tout en appelant de ses vœux une autre politique.

Le gouvernement évoque 40 à 50 milliards d’euros de nouvelles économies : ces annonces vous surprennent-elles ?

Hélas non ! À en croire le gouvernement, il y a toujours une bonne raison de faire des économies : quand ce n’est pas pour financer « l’effort de guerre », c’est pour réduire la dette publique. L’objectif avancé est toujours le même : repasser sous la barre des 3 % de déficit en 2029. Pourtant, on sait bien que ce critère, inventé sur un coin de table dans les années 1980, n’a pas la moindre justification économique.

Par ailleurs, arrêtons de faire comme si la France était sommée urgemment par Bruxelles de réaliser des économies : la Commission européenne a explicitement dit qu’elle laissait du temps aux gouvernements de la zone euro pour se conformer à ses objectifs. Autrement dit, si on voulait se donner des marges de manœuvre par rapport au pacte de stabilité, on pourrait très bien le faire.

En quoi cette nouvelle salve de mesures austéritaires serait une mauvaise nouvelle pour l’économie ?

Notre pays est au bord de la récession, en raison notamment de la guerre commerciale déclenchée par les États-Unis de Donald Trump. N’oublions pas que nous sommes très dépendants de l’Allemagne, qui va être touchée de plein fouet par les hausses de tarifs douaniers. Le gouvernement français lui-même a revu à la baisse ses prévisions de croissance pour 2025. Cette dernière est de toute façon très fragile depuis des années : il suffit de pas grand-chose pour que la France bascule.

Or il est absurde, dans ce contexte, de mener une politique austéritaire, car ce type de politique pèse sur l’activité. La demande va être touchée, mais l’offre aussi : les 50 milliards d’euros vont être ponctionnés sur les services publics, ce qui va limiter notre capacité à créer des richesses – pour être performants sur le plan économique, nous avons besoin d’une main-d’œuvre bien formée, d’une population en bonne santé, d’une recherche universitaire performante, d’infrastructures solides, etc.

À l’arrivée, la politique gouvernementale risque de peser sur l’activité et donc de dégrader notre ratio « dette publique-PIB », soit l’inverse de l’objectif affiché ! On sait pourtant depuis les années 1930 que les politiques d’austérité sont inefficaces, mais on ne tire jamais les leçons du passé.

Pour autant, pensez-vous qu’il faille laisser filer nos déficits publics et notre endettement ?

Je n’ai pas dit cela. Mais le problème, ce n’est pas la dette en tant que telle, c’est de savoir à qui on emprunte : ce sont les marchés financiers qui nous prêtent de l’argent aujourd’hui. Nous sommes donc doublement liés à eux. Déjà parce que nous sommes à la merci d’une flambée des taux d’intérêt, qui renchérirait la charge de notre endettement.

Ensuite, parce que les marchés financiers ont leur mot à dire dans nos choix de politiques publiques : si nous demandons à BlackRock ou Goldman Sachs de nous prêter de l’argent pour embaucher massivement des médecins et des chercheurs, pensez-vous qu’ils accepteront ? Il faut donc s’affranchir de cette dépendance pour réaliser les investissements considérables dont nous aurions besoin.

Budget : Bercy prolonge en catimini la cure d’austérité en gelant 9 milliards d’euros de crédits supplémentaires

Comment ?

L’urgence, c’est d’embaucher massivement dans les services publics : nous avons besoin de recruter des enseignants, des soignants, des chercheurs, des juges, etc. Les gouvernements successifs ne font qu’entretenir une forme de misère des services publics, qui tire toute la société vers le bas et fait le lit de l’extrême droite. Le danger est bien de continuer à dévitaliser le pays.

Mais il est évidemment exclu de se tourner vers les marchés pour financer les embauches dont je parle. Il nous faut créer un fonds ad hoc pour le développement des services publics, qui se refinancerait auprès de la Banque centrale européenne (BCE). Ce refinancement se ferait soit de manière directe (si le fonds se dote du statut d’établissement financier), soit en passant par exemple par la Caisse des dépôts, qui peut aujourd’hui parfaitement recevoir de l’argent de la BCE.

Publié le 14 avril 2025

Cyprien Boganda l Humanité