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Toulon : un sondage scandaleux sur les municipales !

                                                                                               

 

Toulon : un sondage scandaleux sur les municipales !

 

 

 

Le  9 mai, Var-Matin nous a offert à la p.6 une « exclusivité » sur les élections municipalités de 2026 avec, dans le titre, le nom d’Hubert Falco  toujours condamné depuis deux ans et inéligible, confirmé en appel en mai 2024,  pour détournement d’argent public, à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et 5 ans d’inégibilité.

 

Un drôle de sondage qui n’a pas été publié, mais commenté  par le rédacteur.

 

Le Conseil constitutionnel a refusé à H. Falco l’arrêt de l’exécution provisoire en cours de son inéligiblité qui le prive de retrouver la mairie. Il compte sur la cour de cassation qui peut seule annuler les sanctions en cours et repartir à zéro : verdict le 28 mai.

 

Le quotidien s’est prêté à un exercice qui frise le coup de pouce au camp de droite de « l’homme fort » du Var du passé pour passer à la droite macronniste, ça peut toujours servir.

 

Il a vécu très longtemps  aux frais du conseil départemental, donc sur les fonds publics, pour ce qui est de la nourriture, matin, midi et soir, du lundi au dimanche inclus, ainsi que pour son  entretien vestimentaire ?!. Il n’a pas été condamné pour rien. Et les tribunaux s’intéressent depuis peu à la légalité d’un emploi dont aurait bénéficié le fils de sa compagne.(1)

 

 

Il a vécu très longtemps  aux frais du conseil départemental, donc sur les fonds publics, pour ce qui est de la nourriture, matin, midi et soir, du lundi au dimanche inclus, ainsi que pour son  entretien vestimentaire ?!. Il n’a pas été condamné pour rien. Et les tribunaux s’intéressent depuis peu à la légalité d’un emploi dont aurait bénéficié le fils de sa compagne.(1)

 

Le sondage vient rappeler qu’il n’a pas renoncé à la politique et à faire valoir ses trois victoires sur le RN à Toulon, 2001, 2008 et 2014, Jean-Pierre Colin -1er adjoint LR  démissionné à La Seyne-avec d’autres amis, ont commandité un sondage à Elabe, après avoir mijoté un thème permettant de mettre en exergue l’ancien maire, ministre, député…, interdit de mairie…(en principe), devenu inéligible et privé de ses mandats.

 

Faudrait-il le plaindre, l’aider à faire disparaître cette humiliante sentence qu’il  ne supporte pas . A 77 ans, il veut repartir à la conquète de ce qui n’était pas sa ville mais celle conquise par le FN en 1995 à 2001, qui a fait un mandat calamiteux dont les Toulonnais se souviennent. Falco a saisi l’occasion. Mais le contexte a beaucoup changé. Mais rien que de pouvoir se présenter lui retirait ses condamnations.

 

Est-ce le rôle d’un « grand « quotidien, un an avant une élection ? D’effacer les délits commis par un « grand »élus qui ont failli et banaliser leurs actes en les aidant à redorer leur blason  ? Avant la décision de la Cour de cassation.

 

Falco nous refait le coup de Mme Le Pen qui court la même chose, nie les faits  de détournement d’argent public, fait passer les juges pour des politiques et reconnaît devoir beaucoup à son père, ses valeurs et ses idéaux politiques d’extrême-droite

 

Une autre candidate maire est mise en scène  : l’une des porte-paroles du groupe RN à l’assemblée nationale, Laure Lavalette, patronne du Var, fidèle parmi les fidèles, que Bardella est venu présenter comme la future maire de la préfecture du Var ? Le titre du sondage la présente comme « la mieux placée » pour quoi faire ? Sinon ce que Trump nous offre en apéritif : islamophobie, nationalisme, chasse aux immigrés, tout pour le capital, le reste pour les plus modestes, sus aux dépenses sociales et culturelles…

 

Que demandent le RN et ses satellites, plus ultra-conservateurs que les multimilliardaires ? Leurs dirigeants  sont les fantassins  de Trump qui met la planète, déjà  mise à mal, par le productivisme, à la merci de sa folie des grandeurs et de son impérialisme, de ses contradictions journalières et du danger qu’il représente pour les peuples et même par ceux qui lui courent après pour signer des accords, selon ses humeurs et ses appétits. Serions-nous les moutons de Panurge ?

 

Le « grand » quotidien vous dira qu’il ne prend pas position. Il donne à voir. Bientôt on saura grâce à l’I.A aussi géniale que potentiellement dangereuse, qui va l’emporter, pour nous « aider » sans nous forcer à choisir les «meilleurs ?»

 

Falco a reçu l’aide qu’il espérait pour redevenir encore éligible malgré ses abus et ses privilèges indéfendables. Serait-ce cela l’exemplarité des initiateurs des lois ? Le respect de l’Etat de droit ? Un autre maire et sénateur, celui de Fréjus, David Rachline, vice-président du RN, sérieusement inquiet par la plainte étayée qu’examine la justice depuis de longs mois. Il rase les murs et marche à l’ombre !

 

Du coup, le RN se voit aussi bénéficier du coup de pub  et ne peut que s’en féliciter. La veille, à la cérémonie du 80e anniversaire de la capitulation des nazis, Laure Lavalette, née dans une famille très pétainiste et militante à l’extrême-droite, a vu deux conseillers municipaux de gauche lui tourner le dos lorsqu’elle a déposé une gerbe.

 

Qu’Hubert Falco et Marine Le Pen, utilisent leurs droits, c’est une chose. Que la seconde s’en prenne aux juges-qui sont indépendants-pour les accuser d’avoir davantage de pouvoirs que les élus, c’est inadmissible, juste un abus de pouvoirs d’une personne qui se croit au-dessus des autres et nie les faits qu’elle et son prédecesseur de père ont réussi à différer le procès pendant plus de vingt ans.

 

Imaginons s’ils étaient au pouvoir ?

 

 

René Fredon

 

 

  1. https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/toulon/on-vous-explique-l-enjeu-du-pourvoi-d-hubert-falco-examine-ce-mercredi-par-la-cour-de-cassation-3145526.html

 

https://www.facebook.com/reel/1390390141983461

 

 

 

 

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LA MARSEILLAISE DU 12 05 2025 : Le billet par andré ciccodicola..

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                                                                                                             Le billet par andré ciccodicola

La macronie aura laissé une empreinte : celle de la fourberie. François Rebsamen vient de nous en administrer une nouvelle preuve. Pour tenter de corriger les manquements financiers de l’État à l’égard des communes et les méfaits non compensés de l’inflation, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation veut restaurer la taxe d’habitation. Celle-là même que le gouvernement avait supprimée en 2023 en jurant qu’il s’agissait de « redonner du pouvoir d’achat aux Français ».

Ses initiateurs avaient soigneusement masqué le fait que cette suppression priverait les communes d’un revenu essentiel, les contraignant à rogner sur les services à la population, à accroître le prix de certains d’entre eux et à augmenter la taxe foncière payée par les propriétaires.

Pour justifier ce retour de cet impôt, François Rebsamen invoque le rétablissement de « l’égalité » entre les habitants, qu’ils soient propriétaires ou locataires, ainsi que la volonté de « renouer le lien » entre les collectivités et les citoyens ! Hypocrisie sur toute la ligne.

Afin d’accroître les recettes de l’État et de réduire son déficit, c’est encore au nom de « l’égalité entre les citoyens » qu’Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, a présenté le projet de suppression de l’abattement fiscal de 10% appliqué aux revenus des retraités. Ce n’est pas un privilège comme le prétendent la ministre et ses porte-voix. Il a été mis en place en 1978 par le Premier ministre Raymond Barre afin de compenser partiellement la perte de revenu entre le dernier salaire et le montant de la pension.

La suppression de cet abattement aura pour conséquence de rendre plus de 500 000 retraités imposables, les privant au passage de droits liés à la non-imposition et réduisant ainsi le niveau de leur pension. Répondant au principe « diviser pour régner », la ministre s’est employée à dépeindre les retraités comme des nantis et des profiteurs, les accusant de « mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement ».

Ces annonces antisociales s’inscrivent dans une offensive généralisée contre les couches populaires. Elles visent notamment à éponger à leurs dépens la dette faramineuse dans laquelle notre président, alias « le Mozart de la finance », a plongé la France.

Cette dette résulte pour en grande partie des réductions fiscales* et des aides directes accordées sans contrôle ni condition aux entreprises pour leur assurer un taux de profit censé les rendre attractives aux yeux des « investisseurs ». Cette mise sous perfusion, sans contrepartie ni contrôle, atteint en moyenne 7% du PIB par an, soit 184 milliards d’euros.

Afin de contrebalancer ces pertes de recettes et abonder les largesses, le président a donc choisi de faire les poches de la majorité des citoyens. Et pour tenter de faire passer les pilules, amères, ses ministres, sous-ministres et députés se succèdent sur les plateaux des chaînes de télévision. Ils y invoquent « l’égalité » jusqu’à la nausée, sachant pertinemment de quoi il retourne. Ce ballet cynique des fourbes se déroule sous l’œil d’une extrême droite réjouie des frustrations et des colères qu’il provoque.

Face à cette situation et aux menaces qu’elle charrie, on voudrait voir les responsables de la gauche proposer, dans l’unité, une alternative placée sous le sceau de l’Égalité, et répondant concrètement aux besoins matériels et aux aspirations démocratiques profondes d’une large part de nos compatriotes. Les législatives anticipées de 2024 ont révélé qu’une force de résistance et de progrès pouvait se lever de façon inédite pour enrayer les desseins mortifères des tenants du pouvoir, et ceux du couple Le Pen-Bardella et des forces obscures qui les soutiennent.

Qui prendra l’initiative de la mobiliser et de l’élargir sur la base d’un pacte populaire de confiance et de progrès capable d’ouvrir la voie à un avenir enfin désirable ?

André Ciccodicola

* Jusqu’au 31 décembre 1985, le taux d’imposition des bénéfices des entreprises était de 50%. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, il plafonne à 25%. La flat tax limitant hors contribution exceptionnelle à 30% les prélèvements sur les hauts revenus.