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Débat Ukraine-Assemblée nationale -Mardi 12 mars 2024 – Intervention Fabien ROUSSEL

 

 

 

Débat Ukraine Assemblée nationale -Mardi 12 mars 2024 – Intervention Fabien ROUSSEL

Il y a deux ans, quasiment jour pour jour, ici même devant vous, je dénonçais au nom de mon groupe GDR et des députés communistes l’offensive criminelle lancée par le nationaliste Poutine, en violation de toutes les règles du droit international.

Dans ce drame, il y a bien un agresseur, Vladimir Poutine, et un pays en état de légitime défense, l’Ukraine, qu’il faut soutenir. Notre position n’a pas changé depuis. Et sur tous les bancs de l’assemblée, nous sommes d’accord là-dessus.

Oui, il faut donner les moyens à l’Ukraine de se défendre. Nous l’avons fait.

Et je le dis ici au nom de mon groupe: Ce soutien doit se faire dans le strict cadre que nous avons défini au départ.

C’est-à-dire avec des lignes rouges à ne pas franchir. Pour que la France n’entre pas en guerre directe avec la Russie et ses alliés.

Les déclarations va-t-en guerre du président de la République sur l’envoi de troupes françaises en Ukraine, ne mettant aucune limite à notre soutien à ce pays en guerre, et confirmées lors de notre réunion à l’Élysée, ont choqué fortement nos compatriotes.

La perspective de la guerre et son cortège de souffrance sont entrés brutalement en France, dans chaque foyer, dans chaque famille.

La France, je le dis ici avec gravité, a une autre voix à porter que celle de la guerre, quand celle-ci a déjà provoqué la mort d’un demi-million de personnes et semé le chaos aux portes de l’Europe.

C’est une véritable boucherie. Au nom de l’humanité, nous devons tout mettre en œuvre pour qu’elle s’arrête au plus vite ! Dans quelques semaines, nous allons célébrer le 80e anniversaire du Débarquement. Notre pays, avec d’autres, a subi dans sa chair le martyr de deux conflits mondiaux, au 20e siècle, soldés par des dizaines de millions de morts.

Notre responsabilité vis-à-vis des jeunes générations est plus lourde que jamais. Pendant des décennies, nous leur avons promis, haut et fort : « Plus jamais ça ».

N’oublions jamais cet engagement, celui sur lequel précisément est née l’Union européenne.

Rien ne justifie que nous lancions notre jeunesse dans une nouvelle folie meurtrière, placée de surcroît sous la menace du feu nucléaire.

Voulons nous la destruction de notre civilisation ? Car c’est bien de cela dont il s’agit quand nous entrons dans une escalade guerrière dont nul ne peut prétendre maîtriser tous les ressorts.

Tout doit être fait pour éviter une telle escalade. Et ce n’est pas l’accord que vous venez de signer le 16 février avec l’Ukraine qui peut nous conduire vers l’apaisement. Au contraire, il risque de nous entraîner encore plus dans le conflit.

Il prévoit en effet l’intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne et dans l’OTAN. Nous y sommes opposés car cette question figurera en tête des négociations à venir entre les belligérants.

J’ajoute que l’intégration de l’Ukraine dans l’Union européenne va mettre à mal notre agriculture, notre industrie en provoquant un dumping social que les Français rejettent massivement. Comme eux, nous rejetons cette idée.

Tout aussi préoccupante est le volet « coopération militaire de défense », qui est qualifié de « non exhaustifs ». C’est-à-dire sans limites. Comment peut-on ainsi signer un chèque en blanc avec un état en guerre ?

Mes chers collègues, nous le savons tous ici : un jour, nécessairement, des négociations auront lieu, le Président l’a dit lui-même lors de notre échange jeudi dernier.

Mais alors ne perdons pas une minute ! car chaque heure, chaque jour, chaque semaine apporte sont lot de morts et de destructions.

Puisque l’issue est connue, pourquoi attendre des centaines de milliers de morts supplémentaires avant de mettre un terme au conflit ?

Notre seule obsession doit être de tout mettre en œuvre pour trouver les chemins d’un cessez-le-feu, d’une négociation garantissant la sécurité collective des pays d’Europe, de l’Atlantique à l’Oural.

Toutes les voies diplomatiques n’ont pas été exploitées, loin de là. La Chine, le Brésil, l’Inde ou encore l’Afrique du Sud ont déjà fait des propositions.

Vendredi, le président Erdogan indiquait que la Turquie était prête à accueillir un sommet Russie-Ukraine. La Russie elle-même se dit prête à un cessez-le-feu, comme nous l’a indiqué le président de la République. La diplomatie, ce n’est pas de savoir discuter uniquement avec ses amis. C’est aussi avoir le courage de chercher des solutions politiques plutôt que de bomber le torse et d’endosser ses habits militaires !

Enfin, oeuvrer à une issue diplomatique et rapide à la guerre n’est pas faire injure à l’Ukraine. Le peuple ukrainien, lui aussi, aspire à la paix, à la sécurité. Garantissons-lui d’être à ses côtés, de faire respecter sa souveraineté comme les résolutions de l’ONU, sous l’égide de l’ONU et si besoin de casques bleus, comme l’histoire l’a déjà fait.

Pour y travailler, nous appelons à la mise en place d’une conférence sur la sécurité collective des pays européens. Ce n’est bien sûr pas à nous de proposer des solutions précises, elles émergeront dans le cadre d’une négociation durant laquelle tous les éléments devront être mis sur la table.

Oui, la France a une voix forte à porter. J’ajouterai ici que la crédibilité de la France comme de l’Union européenne est aussi liée à nos actes concernant la Palestine.

Car il ne peut y avoir deux poids et deux mesures en matière de droit international, de respect des résolutions de l’ONU et dans la dénonciation des crimes, comme celui subi par le peuple palestinien à Gaza et en Cisjordanie.

Que la France reconnaisse la Palestine dans ses frontières de 1967, comme me l’a encore demandé le Premier ministre palestinien rencontré mardi dernier, serait un acte politique fort qui entraînerait d’autres pays dans ce choix.

Concernant l’aide à l’Ukraine: Oui la France doit encore aider l’Ukraine. Mais pas seulement en lui donnant des armes. Je pense notamment à l’aide financière que l’Union européenne apporte. Là-aussi, quelle hypocrisie ! L’aide d’un montant de 18 milliards d’euros annoncée par l’Union européenne en novembre 2022 est en réalité un cadeau empoisonné, puisqu’elle est versée sous forme de prêts à rembourser avec intérêts !

Vous ne pouvez pas vous empêcher d’être libéral et de vouloir gagner de l’argent sur leur dos.

Pour nous, aider l’Ukraine, c’est prêter à taux 0% et ce ne pas contribuer à un endettement ravageur. Au bout du compte, ce sont les travailleurs ukrainiens qui paieront l’addition, avec des salaires en baisse, une précarisation des conditions de travail, des services publics démantelés…Le peuple est toujours en première ligne lorsque gronde le fracas de la guerre. C’est pourquoi nous devons tout faire pour l’éteindre.

C’est encore possible et nous, députés GDR et communistes, ne cesserons jamais d‘œuvrer pour empêcher la guerre totale, généralisée.

Le 21ème siècle ne doit pas être celui d’une troisième guerre mondiale. Jusqu’à la dernière minute, nous nous y engagerons.

Dans le dernier discours de sa vie, prononcé le 25 juillet 1914 à Lyon, cinq jours avant d’être assassiné, Jean Jaurès y croyait encore et disait :« J’espère encore, malgré tout qu’en raison de l’énormité du désastre dont nous sommes menacés, à la dernière minute, les gouvernements se ressaisiront et que nous n’aurons pas à frémir d’horreur à la pensée du cataclysme qu’entraînerait aujourd’hui pour les hommes une guerre européenne. »

Comme lui, nous appelons le gouvernement à se ressaisir. Voilà pourquoi nous nous prononçons, à l’unanimité de notre groupe, contre cet accord, qui nous engage pour dix ans, avec des objectifs imprécis et dans des termes flous. Un accord, qui ne trace aucune ligne rouge, aucune perspective de paix et participe à l’escalade militaire.

Le vote d’aujourd’hui sera inscrit dans l’histoire car il peut précipiter notre pays dans la guerre.

Encore une fois, malheureusement, une grande majorité de députés s’apprête à voter pour, alors qu’une grande majorité de Français sont contre. Fidèles à leurs convictions, les communistes français porteront la voix de la paix jusqu’au bout, dans cette Assemblée comme dans tout le pays.

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FN-RN : de sa création à sa banalisation

FN-RN : de sa création à sa banalisation

 

La progression de l’extrême-droite en Europe notamment est une réalité qu’on ne peut nier ni sous-estimer. Elle dirige deux pays de l’UE, Italie et Hongrie, participe à deux autres gouvernements en Finlande et en Slovaquie et soutient celui de la Suède, sans y participer.  Aux Pays-bas, le PVV (e-d) a remporté les législatives fin novembre 2023 et devient la première force politque mais il n’a pu, à ce jour, constituer une coalition qu’il dirigerait ou soutiendrait.

 

En France cette poussée électorale avait permis à M. L Pen, la candidate du RN, d’obtenir 41 % des suffrages exprimés à la présidentielle de 2022, au 2èm tour, soit 13,288 686 millions de voix. Le plus gros score enregistré et + 2,6 millions de voix que le total MLP+ Zemmour du 1er tour ?

 

Rien d’étonnant à ce que les pronostics pour le prochain scrutin national et européen du 9 juin 2024, à la proportionnelle, soient favorables à la liste conduite par le nouveau président J. Bardella : 31% contre 18 à la candidate de Macron.(sondage du 11-3-24)

C’est une projection d’avant la campagne mais qui n’en dit pas moins, trois mois plus tôt. La  menace qui pèse sur notre République est très sérieuses. Ses valeurs n’ont jamais été aussi galvaudées ! A un moment où le monde, l’Europe, la France donc, affrontent des guerres et des crises auxquelles on ne croyait plus être confrontées. Sans parler de celles concernant  la survie de notre planète et de ses habitants. Rien que ça !

n’entrerai pas dans le détail des risques énormes qui sont sur notre tête, générant un  sentiment d’impuissance, de fatalité, récupéré par les forces les plus démagogiques et belliqueuses, les plus nationalistes et islamophobes qui plongent leurs racines profondes dans un passé contre-révolutionnaire, collaborationniste et même négationniste qui a débouché sur la barbarie la plus dévastatrice de l’histoire du monde. Ce qui ne les empêche pas de se revendiquer “patriotes” et républicains ?

 

Qui sont ceux qui ont crée le FN ?

La décision a été prise les 11 et 12 juin 1972, lors du 2è congrès d’Ordre nouveau, de participer aux élections législatives de 1973 mais sous un autre nom, le Front national, -sigle “emprunté”  à la résistance communiste- et détourné en vue d’un rassemblement “patriotique” d’une nébuleuse de groupuscules d’extrême-droite plus radicaux les uns que les autres.

Le 5 octobre 1 972, le FN est crée à Paris. Le Pen en était le président, jusqu’en 2011. Il était député poujadiste (UDCA) depuis 1956 et s’était engagé dans l’armée, en Indochine puis en Algérie, justifiant et pratiquant la torture. Niant l’importance des chambres à gaz ! Il devient le directeur de campagne de Tixier-Vignancourt, avocat et candidat d’extrême-droite à la présidentielle de 1965 contre le Gl De Gaulle. Il fera 5,20%. (14% dans le Var après l’arrivée des Pieds noirs d’Algérie).

A ses côtés, François Brigneau, ancien de la milice de Pétain sous Vichy pour traquer les juifs et les résistants. Militant et journaliste à Minute, Rivarol, Présent, Le Pen et le FN n’étaient pas à ses obsèques en 2012 : il avait suivi Mégret dans la scission de 98.

Alain Robert, secrétaire général à la création du FN, sera le fondateur du GUD, groupes union défense en 1968, organisation ouvertement fasciste qui a pour but de “nettoyer” les universités des communistes et étrangers

Roger Holeindre, secrétaire général, ancien membre de l’OAS, organisation de l’armée secrète, terroriste, qui sévissait en Algérie pour qu’elle reste une colonie française.

Pierre Bousquet, trésorier, ancien de la division SS Charlemagne, pendant la 2è guerre mondiale. Il combattit en 1945, l’armée rouge à Berlin, avec 300 Français, pour protéger le bunker d’Hitler.

Pierre Durand, trésorier-adjoint, monarchiste traditionnaliste, fut le responsable de la propagande des comités Tixier-Vignancour, directeur de Présent, organe du FN et co-directeur, ave JM Le Pen, de la SERP, société d’études et de relations publiques, et aussi éditrice de livres d’auteurs très à l’extrême-droite, dont le député  varois F. Boccaletti sait de quoi on parle.

 

Et on voudrait nous faire avaler que le RN d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la maison-mère ?

 

Evidemment l’héritage est lourd et il leur fallait trouver des alliés. Donc surveiller les mots, les slogans trop abrupts, voire provocateurs du père-fondateur, niant les chambres à gaz ! Ils savent surfer sur les politiques libérales qu’ils ne contestent pas mais qu’ils voudraient bien gérer en s’appuyant sur les colères populaires, quitte à revoir leurs formulations mais sans renoncer à leurs fondamentaux et à leurs objectifs.

Quand Ordre nouveau, avant le FN, appelait en 1969 “au grand nettoyage pour que la France revienne aux Français” , quelle différence avec “préférence nationale”  ou “nous sommes chez nous !” en 2024 ? Leur principal objectif  c’est : “sus aux étrangers. A ceux déjà là, qu’ils aiment la France ou qu’ils la quittent ? Ils discréditent les immigrés qu’ils rendent responsables des crises sociales, de nos déficits et de notre insécurité. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas de problèmes.

Diviser les victimes des politiques libérales et faire le silence sur les causes des inégalités et de la grande pauvreté qui nous entoure, ils savent faire…ainsi que rallier nombre d’électeurs en provenance de LR. Le Var en est l’illustration. Ciotti n’avait-il pas dit que si Zemmour avait été au 2è tour de la présidentielle  de 2022, il aurait voté pour lui ?

Ils ont aussi fait évoluer leurs positions sur l’Europe dont ils voulaient sortir et qu’ils ne veulent plus quitter mais qu’ils ambitionnent de gérer avec les partis les plus à l’extrême-droite avec lesquels ils se regroupent dans l’U.E et dont certains ne cachent pas leur idéologie néo-fasciste. A commencer par l’Italie, Meloni assume sa nostalgie de Mussolini. Trump et Poutine ont les faveurs du RN. Au sommet ils s’efforcent d’adoucir les formes mais le fond reste le même.

Bardella se voit déjà en haut de l’affiche, il a trouvé des slogans qui en disent long sur sa modestie : “La France revient, l’Europe renaît”.  Aux agriculteurs il disait : “La France vous aime” ??? C’est déjà eux, la France ! Ils osent pareille auto-publicité sans le moindre complexe. Leur mentalité laisse percer leurs ambitions et leur soif de pouvoir. Ils n’y sont pas encore.

A Fréjus, son grand ami, le sénateur-maire David Rachline, très proche de Marine le Pen  également, est sous le coup d’une enquête consécutive aux révélations du livre de Camille Vigogne-Le Coat, “Les rapaces” qui en dit long sur la gestion de la ville, la corruption et le clientélisme qui y règnent et qui rendent le maire très silencieux. Il n’a pu obtenir l’interdiction du livre.

Leur meilleur faire-valoir c’est Macron et son ultra-libéralisme. D’autant que le président de la République vient de s’isoler sérieusement à propos de l’Ukraine en lançant un appel irresponsable à ses soutiens, visant à envoyer des troupes au sol ! Cela n’a pas convaincu les destinataires et suscité la plus vive opposition de tous les groupes et des Français. La question -paix ou escalade- va beaucoup peser d’ici le 9 juin.

L’enjeu de l’élection européenne est considérable. Pour une gauche qui ne part pas favorite mais se doit de redonner confiance à un électorat populaire moins mobilisé mais qui a le pouvoir de peser sur le contenu d’une institution vouée à la défense des intérêts capitalistes.

En gardant à l’esprit la nécessité d’une transformation sociale et écologique, économique et politique… qui permette aux peuples de prendre la main sur la finance.

Rien n’est encore joué, tout reste à conquérir !

 

 

René Fredon

 

(Prochain volet : l’accès aux médias : quand Tonton reçoit Jean-Marie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://fr.idgroup.eu/rassemblement_national

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Quelle Europe ?Les priorités du communiste Léon Deffontaines

Élections européennes : qui est Léon Deffontaines, le ...

 

Quelle Europe ?  Les priorités du communiste Léon Deffontaines

 

La paix en Ukraine pas l’escalade, l’indépendance énergétique et alimentaire, la justice sociale, la revalorisation du travail et du pouvoir d’achat, l’harmonisation des politiques environnementales, migratoires, agricoles, industrielles, sociales, fiscales…ainsi qu’une ambition, un projet pour l’Europe qui repose sur de tout autres critères que le libéralisme et l’ultra-libéralisme qui nous enfoncent dans les privations, les privatisations, les inégalités sociales, la grande pauvreté…

 

Du haut de ses 27 ans, Léon Deffontaines, tête de la liste PCF-Divers gauche, entend bien incarner la résistance à l’institution très libérale en crises profondes et construire des majorités pour relayer les luttes sociales et sociétales engendrées par les politiques d’austérité supportées par les classes populaires au seul profit des actionnaires. Tout en ouvrant la perspective d’une coopération maîtrisant la finance pour s’attaquer aux enjeux majeurs que constituent le climat, l’emploi, l’économie, le social… avec de nouvelles règles qui privilégient les coopérations et le respect des intérêts collectifs et nationaux.

 

En finir avec la soi-disant “concurrence libre et non faussée” et avec la protection des E-U en train de perdre leur leader-ship mondial en matière économique et monétaire sauf en matière de défense. Interrogé par Var-Matin le 23 février 2024, Léon Deffontaines avait résumé ses trois priorités, indissociables, pouvoir d’achat, paix, environnement.

 

“L’Europe que nous souhaitons construire doit être capable de parler de paix et d’agir fortement pour le travail et sa revalorisation. Cela passe par un désalignement de l’U.E vis-à-vis des E-U pour retrouver une forme d’indépendance en matière de Défanse. Je ne crois pas en une armée européenne pilotée à l’échelle de l’Europe. En revanche je crois en une coopération entre les Etats membres notamment sur l’armement, sur la production des armes de défense et il faudra à terme sortir de l’OTAN mais à condition d’être capables d’assurer notre propre défense.

 

Si nous voulons atteindre la neutralité carbone en 2050, il nous faut, entre autre, développer massivement le frêt ferroviaire, les lignes à grance vitesse, les trains de proximité… besoin de réindustrialiser massivement le pays, réformer en profondeur la politique agricole commune, le libre échange..”.

 

Et, ajouterons-nous, mettre au défi Macron qui, très chahuté au salon de l’agriculture, avait exprimé le souhait “qu’on puisse déboucher véritablement sur ces prix-planchers” . La Confédération paysanne y avait vu “une petite révolution” qu’elle défend de longue date.

 

Macron en a fait la promesse pour calmer les ardeurs et ce, dans chaque filière !

Le groupe communiste, dès 2011 avait déposé une proposition de loi instaurant les prix planchers que la droite, sous Sarkozy avait écartée. En 2018, LFI avait fait de même par un amendement rejeté par les députés LREM et LR. Il a manqué 6 voix

 

Aujourd’hui Macron la trouve pertinente. Mais son ministre de l’agriculture la qualifie de démagogique ! Macron persiste “pour qu’on puisse déboucher sur véritablement ces prix planchers qui permettront de protéger le revenu agricole et de ne pas céder à toutes les pratiques les plus prédatrices qui aujourd’hui sacrifient nos agriculteurs et leurs revenus”, a affirmé le président à la sortie d’un entretien avec des responsables syndicaux. A suivre.

 

Revenons à Léon Deffontaines…

 

Il a illustré deux de ses singularités, la première : l’indépendance énergétique et le coût des énergies, de plus en plus élevé, qui pénalise lourdement les catégories populaires :..”si l’on veut retrouver notre efficacité, notre indépendance énergétiques et faire baisser les factures, il faut sortir du marché européen de l’électricité et reprendre la main sur notre souveraineté énergétique grâce à notre parc nucléaire, véritable énergie verte couplée avec un mix énergétique.”

 

La seconde, quelle politique migratoire ? Contrairement au RN qui en fait sa boussole, dans le capitalisme et masque sa raison d’être identitaire qui nous ramène près d’un siècle en arrière, pour le jeune candidat communiste, calme et déterminé, “la politique migratoire européenne doit reposer sur trois piliers : l’accueil, l’intégration et la coopération, en fonction des règles à établir à l’échelle européenne pour l’accueil et la répartition, l’ensemble des Etats membres devant y prendre part et pas uniquement les Etats du Sud aux frontières. Il nous faut engager une autre coopération avec les pays de l’espace méditerranéen et d’Afrique pour leur permettre de se développer et de réduire les flux migratoires.”

 

Le coup d’envoi de la campagne des Européennes est désormais donné. Dans un contexte  des plus inquiétant, en Europe et au Moyen-Orient où Israël est en train d’exterminer la population palestinienne au prétexte que le Hamas existe encore. Les E-U sont impliqués dans les deux, dont ils sont les principaux pourvoyeurs d’armes, l’U.E également qui révèle des désaccords internes nombreux et variés en son sein. Elle est là pour assurer de gros profits aux grands intérêts privés, elle ne veut rien changer.

 

Macron dégoupille…

 

Le 26 février, à l’issue d’une conférence des chefs d’Etats européens, Macron jetait un énorme pavé dans la mare. Il disait “ne pas exclure les troupes au sol en Ukraine“. Il a reconnu “qu’il n’y avait pas de consensus aujourd’hui pour envoyer de manière officielle, assumée et endossée des troupes au sol”. Bien qu’il n’ait pas été suivi par les alliés américains et européens de Kiev, il persiste et signe : “l’Europe doit se préparer à une attaque russe …il conviendra de ne pas être lâches” !

 

Il ne voit pas d’autre issue ? Hypothèse belliciste s’il en est…qu’il prête à la Russie pour justifier les crédits militaires supplémentaires mobilisés. La recherche de la paix n’est pas à l’ordre du jour. 68% de l’armement fourni par l’UE à l’UKRAINE sont achetés à des fabricants américains.

 

Le chancelier allemand Olaf Scholz avait affirmé ce mardi qu'”aucun soldat ne serait envoyé en Ukraine par des pays d’Europe ou de l’Otan : ce qui a été décidé entre nous dès le début continue à être valide pour l’avenir à savoir qu’il n’y aura aucune troupe au sol, aucun soldat envoyé ni par les Etats européens, ni par les Etats de l’Otan sur le sol ukrainien”.

 

Le couple Franco-Allemand n’est pas sur la même longueur d’ondes. S’y ajoutent il y a peu, les fuites au plus haut niveau de l’armée de l’air allemande portant sur la livraison de missiles longue portée à l’Ukraine, fuites qui circulent sur les réseaux russes ? Une enquête est en cours, Scholz juge “l’erreur” très grave. L’U.E, très ballotée, n’avait pas besoin de ça.

 

Ces derniers jours on apprenait par le Times que 12 bases de la CIA avaient été, très discrètement bien sûr, installées en 2014 aux frontières de la Russie.

 

Léon Deffontaines accuse Macron de s’être « livré à une improvisation diplomatique solitaire, dangereuse et nuisible pour notre sécurité collective… À tous ceux prêts à sacrifier la jeunesse sur un front sur lequel ils n’iront pas, nous leur disons que leur guerre n’est pas la nôtre, comme elle n’est pas celle des jeunes Ukrainiens et Russes.»

 

Dans un tel contexte, la campagne promet d’être rude. Comme disait Georges Séguy, le leader de la CGT de 1967 à 1982 : “il ne suffit pas de s’indigner, il faut s’engager”

 

 

René Fredon

 

 

 

 

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Ukraine : envoi de militaires alliés ?

Ukraine : envoi de militaires alliés ?

Macron persiste

 

On a du mal à concevoir que le New-York Times, à un moment difficile pour l’Ukraine après deux ans de guerre russe, ait eu la bonne idée de révéler que la CIA doublait l’OTAN et y avait, depuis 2014, installé 12 bases…secrètes qui ne le sont plus !

 

A moins que le “grand” journal américain ait été invité à en parler par les hautes instances politiques pour montrer aux russes qu’ils en savent des choses et que Poutine serait bien inspiré de renoncer à ses conquêtes alors que des bruits de bottes laissent clairement entendre que des soldats occidentaux pourraient bien venir, en chair et en os, aux côtés des soldats ukrainiens qui se trouvent en état d’infériorité après deux ans de destruction massive et de pertes humaines considérables.

 

Comme d’habitude, Macron s’est distingué lundi à Paris, à la rencontre de 20 chefs d’Etats pour le soutien à l’Ukraine. Il a cru opportun de lancer l’idée d’y envoyer nos soldats, rien que ça ?! Il y a deux ans il mettait en garde “de ne pas humilier la Russie“. Aujourd’hui défenseur en chef des intérêts de l’Ukraine et de l’Europe ? Quitte à faire de l’OTAN et de l’UE des pays en guerre à part entière contre la Russie et les entraîner avec leurs peuples, dans une spirale hyper-dangereuse vers une guerre mondiale !

 

La proposition a été immédiatement rejetée par les E-U, l’OTAN, l’Allemagne, l’Angleterre, la Pologne, l’Autriche… et suscité le tollé en France sauf dans la macronie…et encore. L’Ukraine ne le demande pas, elle veut armes et munitions qui lui font défaut. Macron veut attirer les micros en jouant avec le feu. L’opinion des Français ne l’intéresse pas.

 

Ce mardi l’assemblée nationale était en ébullition à l’heure des questions sur cette idée pas vraiment géniale de Mr le Président, déjà sérieusement embourbé au salon de l’agriculture.

 

Deux extraits qui, à gauche,  nous en donnent la température

 

André Chassaigne pour le groupe communiste y voit “une fuite en avant militariste totalement irresponsable”...le groupe communiste condamnant depuis deux ans l’invasion de la Russie, faisant le constat que “l’escalade de la guerre n’a apporté de réponse ni à l’aspiration des Ukrainiens à vivre libres et en sécurité, ni à la nécessité de rétablir la paix dans cette partie de l’Europe. Pire, les risques d’engrenage…nous ne pouvons que nous inquiéter face à cette déclaration belliciste de Macron, il nous entraîne dans une escalade guerrière dangereuse pour le continent.

A rebours des va-t’en guerres, nous exigeons que la France prenne, en responsabilité, la tête en Europe d’une coalition pour la paix, sous l’égide des Nations-Unies pour faire cesser cette guerre.”

 

Même opposition ferme pour Bastien Lachaud, LFI…”deux puissances nucléaires qui s’affrontent sur le territoire d’un tiers…ce n’est pas une option, c’est une escalade incontrôlée  irresponsable et insensée qui menace la paix…Déjà en Suède il  avait proposé de partager la dissuasion nucléaire  avec des nations européennes. Une absurdité contraire à la doctrine française qui entame sa crédibilité…La dissuasion doit servir à défendre les intérêts vitaux de la France… Un accord a été signé avec une nation en guerre ! C’est inédit. Quand le parlement pourra-t-il ratifier cet accord ?

Vous parlez de réarmement à toutes les sauces. Cette rhétorique prépare la guerre ! La France est membre  permanent du conseil de sécurité de l’ONU. Elle a toujours eu une voix singulière. .. Elle doit agir pour le respect du droit international…œuvrer à la paix en recherchant des garanties mutuellement acceptables.

 

Vous trouverez dans la PJ (1) l’intégralité des interventions, ce lundi, des députés  et des réponses des ministres, premier compris, mais pas de Macron (1) Le sujet en vaut la peine. On a un président habitué à décider de tout sans savoir ce que pensent ni le peuple ni la représentation parlementaire, si ce n’est après ses annonces. Même s’il  s’agit de participer à une guerre en cours qui va changer de proportions ?

 

Comme il dit tout et son contraire, il trouvera toujours une explication qui le satisfera, lui.

De nous, il n’en a rien à faire. J’ai hésité…

 

 

 

René Fredon

 

(1) https://www.youtube.com/watch?v=wV3xErvjFv8

 

(2) https://www.lalibre.be/international/europe/guerre-ukraine-russie/2024/02/27/la-cia-est-presente-en-ukraine-depuis-10-ans-pour-espionner-les-russes-22GFBY2CXVEIDNCGDBOADRAW3Q/

 

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Discours de bienvenue du secrétaire PCF Seyne en mémoire des Résistants PCF groupe MANOUKIAN

 

 

Bonjour à tous,

Merci pour votre présence pour cette journée exceptionnelle d’hommage à Missak et Mélinée Manouchian, organisée par le Parti communiste, ici à la Seyne, ville où Missak a résidé et travaillé peu après son arrivé en France, à l’occasion de leur entrée au Panthéon le 21 février.

Plus qu’un simple hommage, cette journée sera avant tout un moment culturel et politique, dont nous espérons qu’elle sera riche en débat.

Afin d’animé cette journée de débat, nous avons invité plusieurs intervenant qui ont accepté de faire le déplacement, et nous les en remercions.

Il y aura Jean-Marie Guillon, historien spécialiste de la Résistance, qui nous parlera ce matin du rôle qu’on joué les femmes étrangères dans la Résistance varoise.

Cette après-midi nous recevrons Gérard Streiff, journaliste et essayiste, qui nous présentera son livre Missak et Mélinée, un couple en Résistance, ainsi que Léo Purguette, président de la Marseillaise, et Denis Lanoy, coordinateur national de la commission culture du Parti communiste, qui discuteront autours d’une table-ronde sur les implication politique de cette entrée au Panthéon.

Toute la journée, vous pourrez également admirer l’exposition « De l’Affiche Rouge au Panthéon », produite par les communistes seynois, et à midi vous aurez l’occasion de déguster quelques spécialités arméniennes.

Nous remercions également le journal la Marseillaise, qui fête ses 80 ans cette année, qui est un journal fondé par la Résistance.

Merci aux partenaires de l’ANACR et du CRNC, dont l’exposition sur la Résistance dans les chantiers est visible.

Merci à la librairie Les papier collés, qui vous propose toute une sélection d’ouvrage autours de Manouchian

Merci à tous qui êtes présents aujourd’hui.

 

L’entrée au Panthéon de Missak Manouchian, et avec lui Mélinée, les 23, et toute la Résistance étrangère, juive, communiste, est un moment fort pour tous ceux qui partagent les idées de paix, d’égalité et de transformation de la société portée par les communistes. C’est l’aboutissement d’un juste combat de reconnaissance, notamment porté par Pierre Ouzoulias, sénateur communiste et petit fils d’Albert Ouzoulias, compagnon d’arme de Missak Manouchian.

Il aura fallu un combat tenace, pendant près de soixante ans, des élus communistes au Parlement et d’un comité national de toutes sensibilités à l’exception de l’extrême-droite, pour que l’injustice commise à l’encontre du PCF, soit réparée par l’actuel président de la République.

Sans doute avez regardé la cérémonie d’entrée au Panthéon de Missak Manouchian mercredi soir à la télévision. Vous avez entendu le discours du Président Emmanuel Macron. On ne peut pas en nier la qualité, et l’hommage rendu à Missak, à Mélinée, aux 23. Il n’a rien caché de leur engagement communiste, humaniste, ou internationaliste.

On reconnait là, la maitrise du président de l’art du « en même temps » : être capable, en toute occasion, de produire un discours à même de flatter son auditoire ; et c’est chose faites, les communistes ont été flattés, émus même, que la Nation soit enfin reconnaissante de la grandeur et du sacrifice d’un des leurs, et par la même de tous les autres.

Cependant, On peut déceler dans les propos du Président, une manière de minimiser leur combat. Si comme j’ai l’ai dit, l’engagement des Manouchian y est reconnu, ils sont décrits comme « Enfant de la Révolution Française, guetteurs de la révolution française », c’est ainsi toute une série d’adjectifs qui sont employé, mais dont le sens finit par se perdre, paraissent idéaliste et qui semblent avoir bien peu d’accroche avec le monde contemporain.

Ce discours présente finalement les idées du communisme et de l’antifascisme comme des idées abstraites, historiques, et appartenant à un passé qui est révolu.

Pourtant, la nécessité du combat mené par les héros et héroïnes de l’Affiche rouge perdure encore aujourd’hui. L’extrême-droite est à son plus haut niveau partout en Europe, et porte dans son sillage son lot de projets liberticides, xénophobes, racistes, et anti-sociaux !

 

L’extrême-droite, en ce qu’elle s’accommode parfaitement bien du capitalisme et du libéralisme économique, jouie d’une certaine complaisance de la part du pouvoir. Voyez la manière dont la majorité est aller chercher les voix du RN pour le projet de la loi immigration !

L’idéologie de l’extrême-droite est donc toujours vivante, et influente. L’antifascisme reste donc un combat parfaitement d’actualité.

Il en va de même pour l’idée du communisme, que défendaient les Manouchian

Alors que les crises successives, l’inflation, la libéralisation, le changement climatique et le chômage affectent de plus en plus durement les français ; Alors que certain, dont le RN, tentent chaque jour de tracer un trait d’union entre le communisme et le fascisme, alors que la guerre menace à nouveau d’emporter l’Europe

Alors le communisme reste l’idée la plus novatrice et la plus moderne proposée à l’humanité.

Le communisme, c’est la prise en compte politique concrète de l’humanisme, de la solidarité et de la liberté. C’est la solution aux contradictions du capitalisme, et aux enjeux climatiques. Le communisme c’est la lutte quotidienne, pour un monde au chacun peut vivre en paix, dignement, et qui permette l’émancipation de chaque individu.

Ces combats, c’était ceux de Missak et Mélinée Manouchian, et ce sont des combats que nous continuons de porter aujourd’hui.

Alors j’aimerai terminer par ces mots, qui furent les derniers de nombres de camarades tombés sous les balles des nazis :

Vive la résistance française !

Vive le parti communiste!

Cyril RELIAUD

https://www.lamarseillaise.fr/politique/a-la-seyne-de-quoi-rallumer-la-flamme-de-la-resistance-HF15542432

 

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Manouchian : de l’Affiche rouge au Panthéon

Missak Manouchian — Wikipédia

 

Manouchian : de l’Affiche rouge au Panthéon 

L’hommage rendu par la section de La Seyne du PCF à l’entrée au Panthéon de Missak et Mélinée Manouchian en tant que résistants communistes des FTP-MOI (Main d’Oeuvre Immigrée) a réuni plusieurs centaines de Seynois.es à la Bourse du travail ce samedi 24 tout au long d’une journée  riche et participative, autour de cet évènement national qui, pour la première fois honore la Résistance communiste et les immigrés.es qui ont choisi la France, jusqu’à mourir pour elle

Un autre hommage avait eu lieu le 21 février, le jour de la cérémonie nationale, à l’initiative des anciens des Chantiers et de leurs organisations (CRCN, AMIANS, Argonautes), devant la porte des Chantiers où une stèle a été érigée. Car Missak et son frère, Garabed, y ont travaillé de septembre 1924 à juin 1925.

 

La municipalité y était représentée par  plusieurs adjoints, Mme Paganelli-Argiolas a fait une brève  allocution, avec quelques tournures ambiguësOù est-elle allé chercher que  Missak et Mélinée sont entrés au Panthéon…“au coeur de la plus grande période de paix pour l’Europe et pour notre pays”?!

Dans son allocution d’accueil, Cyril Reliaud le secrétaire de la section du PCF a rappelé que”Missak a résidé et travaillé à La Seyne -aux chantiers- peu après son arrivée en France…” et que les communistes ont voulu lui rendre cet hommage sous la forme d’une journée culturelle et politique dont il a énoncé le déroulé et les intervenants.

Céline Ivaldi a présenté Jean-Marie Guillon, historien de la Résistance très connu dans le Var où il habite. Elle a évoqué le thème de son intervention : “L’histoire de la Résistance a longtemps été une histoire à dominante masculine où le rôle des femmes était, globalement, passé sous silence…d‘autant que dans la France de Vichy elles étaient cantonnées au rôle de mère-épouse ménagère…”

 

J-M Guillon nous a donné un aperçu de son savoir en matière de résistance locale mais pas que, et de sa mémoire des noms attachés à des faits de résistance en Provence et bien au-de là. Chercheur par nature et par profession il avait choisi de parler des femmes dans la résistance et de leur rôle largement sous-estimé. Et particulièrement des femmes au statut d’étrangères.

La salle se remplissait rapidement, l’exposition très documentée, en une dizaine de panneaux portait sur le contexte et le couple Missak-Mélinée, amoureux et résistants jusqu’au bout, couple désormais éternel et indissociable de leurs camarades, dont les portraits seront à leurs cotés. Tous héros malgré eux. Les visiteurs, comme aimantés, y passaient de longues minutes silencieuses…

Il faut dire qu’à la Seyne, les idées révolutionnaires et de résistance ont laissé des traces. Elles dominaient du temps où les Chantiers navals faisaient des bâteaux et donnaient du travail à plus de 6 000 salariés, majoritairement ouvriers et techniciens, fortement syndiqués à la CGT. Sans compter les sous-traitants et un Arsenal qui employait plus de 10 000 personnels d’Etat à la Libération.

 

Rien d’étonnant à ce que les maires communistes qui suivirent aient travaillé aux chantiers…(où son père, dans le cas de Toussaint Merle) Mais le libéralisme allait désindustrialiser la France et  vider nos campagnes de leurs agriculteurs.

En fin de matinée, Danielle Dorel a évoqué une autre grande résistante communiste Martha Desrumeaux qui fut internée à Ravensbruck et dont le parcours syndical et politique, à peine sortie de l’enfance dans son Nord natal, justifierait le Panthéon qui lui a été refusé. “Elle aura été de toutes les luttes, contre le fascisme, contre le capitalisme, pour la reconnaissance des droits des femmes…”

Seule femme à avoir participé aux accords de Matignon en 36, elle finira ses jours dans le Var, à Evenos. Elle se réjouirait, à n’en pas douter, de l’entrée au Panthéon du couple Missak-Mélinée.

 

Un couple qui nous émeut par leur amour intense, leur détermination et leur destin tragique, deux orphelins victimes du génocide commis en Arménie par les Turs en 1915 (plus d’un million de morts) qui les oblige à s’expatrier. Ils choisissent la France pour sa révolution et sa culture, berceau des droits de l’homme, amoureux des arts… Ils vont connaître l’occupation nazie et choisiront la résistance et le parti communiste. Français.

C’est ce que nous relate dans son livre passionnant : ” Missak et Mélinée MANOUCHIAN,  Un couple en Résistance” l’auteur, écrivain et journaliste, Gérard Streiff, présent tout au long de cette journée.  Il répondra aux questions de futurs lecteurs passionnés par cette vie qui commence par un génocide et s’achèvera par une exécution collective au Mont Valérien.

Les moins jeunes connaissaient cette tragédie qui avaient inspiré deux grands poètes, eux-aussi engagés : Louis Aragon qui écrivit en 1955 l’Affiche rouge et qui accepta que Léo Ferré la mette en musique et en fasse une chanson, l’offrant à tout un panel d’interprètes femmes et hommes qui ne cesse de s’étoffer. Le second poète, Paul Eluard, tout aussi célèbre lui dédia “Légion sur l’affiche rouge’ écrit en 1951.

Etaient également présents le président de la Marseillaise, Léo Purguette et le coordinateur de la commission nationale culture du PCF, Denis Lanoy qui ont animé des tables rondes très réactives. Sans oublier la projection du film “La traque de l’affiche rouge“de Jorge Amat et Denis Pechanski.

 

Une journée riche en débats, entrecoupée de dégustation de spécialités arméniennes en partie faites par des militantes locales qui tenaient le stand des gourmets, d’autres celui du café, des livres…

Bref, une organisation impeccable, une initiative réussie, grâce à la motivation de toute une équipe de militants.es. Je ne donnerai pas de noms…pour ne pas risquer d’en oublier.

 

René Fredon

 

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L’HUMANITÉ :MANOUCHIAN AU PANTHÉON, ENFIN

 

 

Pour l'entrée du résistant Missak Manouchian, héros de l'Affiche Rouge, au Panthéon

 

L’HUMANITÉ MANOUCHIAN AU PANTHÉON, ENFIN

 

Missak Manouchian au Panthéon, enfin !

Le combattant FTP-MOI arménien rejoint, ce mercredi 21 février, le temple républicain.

Avec lui, la Résistance communiste, jusqu’ici insuffisamment honorée, y entre aussi. Un événement de portée historique, entaché par la présence annoncée du RN.

Souvent, il a emprunté la légère pente de la rue Soufflot. Puis tourné à gauche, longeant l’université de la Sorbonne qu’il fréquentait en auditeur libre, pour gagner la bibliothèque Sainte-Geneviève. Des heures durant, Missak Manouchian y use les chaises, le nez dans les livres.

D’ici, le poète communiste a une vue imprenable sur les blanches colonnes du Panthéon où, déjà, il peut lire, gravée en lettres d’or sur le fronton, l’inscription « Aux grands hommes la patrie reconnaissante ». Mais sans imaginer qu’un jour ce monument, point culminant de son quartier latin chéri, pourrait être la dernière demeure d’un apatride épris des Lumières, rescapé du génocide arménien qui a demandé en vain, et par deux fois, la nationalité française.

Ce mercredi 21 février, au coucher du soleil, le glorieux résistant y fera son entrée, avec son épouse Mélinée, quatre-vingts ans jour pour jour après être tombé sous les balles des nazis, au Mont-Valérien, en 1944. Une plaque portant le nom de ses 23 camarades exécutés sera rivée à l’entrée du caveau pour que, symboliquement, ils l’accompagnent. La République répare ainsi une vieille injustice.

Elle célèbre le héros qui défia l’occupant et reconnaît, par ce choix, le rôle des résistants communistes et étrangers dans la libération du pays. « C’est une façon de faire entrer (au Panthéon) toutes les formes de la Résistance intérieure, dont certaines trop longtemps oubliées », affirmait Emmanuel Macron dans nos colonnes. « Il s’agit de la reconnaissance attendue depuis longtemps par les communistes pour ceux qui, au nom de notre idéal, ont fait le choix des armes pour défendre notre liberté. Avec ce geste, le président de la République envoie un signal sur ce qu’est être citoyen aujourd’hui en France, se réjouit le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. Nous attendions cela. »

Affront à la mémoire de Manouchian

De par sa fonction, le locataire de l’Élysée est certes le garant de la cohésion nationale. Mais il fait aussi de la politique. Quitte à s’adonner à une forme de braconnage mémoriel. Car, si le chef de l’État assure que le combat antifasciste et internationaliste des 23 est « central », il insiste surtout sur l’aspect patriotique de leur engagement.

C’est un « Français de préférence » qu’il fait entrer au Panthéon, assumant de tordre Strophes pour se souvenir, poème d’Aragon, « Nul ne semblait vous voir français de préférence ».

Manouchian et ses camarades : qui sont les 23 martyrs de l’Affiche rouge ?

Cette panthéonisation rendant hommage à un immigré s’inscrit aussi dans un contexte politique particulier, deux mois après une loi immigration votée avec l’extrême droite et revendiquée comme une « victoire idéologique » par Marine Le Pen. Cette dernière a d’ailleurs décidé de se rendre à la cérémonie, malgré le refus de certains descendant de FTP-MOI de l’y voir et la déclaration d’Emmanuel Macron qui a estimé, dans l’Humanité, que le RN serait « inspiré » de ne pas être présent « compte tenu de la nature du combat de Manouchian ».

« C’est oublier que, dans leur histoire, ils ont du sang sur les mains ! » tranche Fabien Roussel. Une présence impensable, vue comme un affront, voire une profanation de la panthéonisation du résistant. Et le sentiment d’une nouvelle injustice : malgré leur rôle prépondérant dans la Résistance, les communistes ont été écartés des honneurs du Panthéon ; aujourd’hui, ils devront supporter des ennemis à la cérémonie. Aurait-on accepté la présence de l’extrême droite lors de la panthéonisation de Jean Moulin ?

Le tournant « l’Armée du crime »

Rien n’est donc simple quand il s’agit de suivre le cortège de Manouchian. Comme son existence, son chemin vers le mausolée ne tient pas de la ligne droite. Ce n’est qu’en 1951, sous l’impulsion d’Albert Ouzoulias, conseiller PCF de Paris et ex-supérieur hiérarchique du résistant dont il veut faire vivre l’héritage, qu’une rue du 20e arrondissement est baptisée en l’honneur de Manouchian et ses camarades.

Manouchian au Panthéon : voici comment se déroulera la cérémonie 

Quatre années plus tard, Louis Aragon écrit Strophes pour se souvenir, poème sur ces « vingt et trois qui criaient la France en s’abattant », que Léo Ferré met en musique en 1959. Deux œuvres qui sortent de l’ombre les fusillés FTP-MOI du Mont-Valérien. Il faut attendre 1971 pour que Missak, bien qu’ayant reçu la médaille de la Résistance à titre posthume, soit reconnu « mort pour la France ».

Il y a bien le film de Frank Cassenti, l’Affiche rouge (1976), sur ce groupe surnommé « l’armée du crime » par les nazis. Mais le long-métrage, lauréat du prestigieux prix Jean-Vigo, attire moins de 250 000 spectateurs en salle. Personne ne pense encore à envoyer Missak Manouchian parmi les grands hommes.

Présenté en 2009 au Festival de Cannes, un autre film sort, avec Simon Abkarian dans le rôle-titre. L’Armée du crime, de Robert Guédiguian, marque toute une génération d’élèves, à laquelle les professeurs d’histoire transmettent ainsi le flambeau de la mémoire. Jean-Pierre Sakoun, lui, a quitté les bancs de l’école depuis un moment mais, devant cette fresque tragique, ce qui sera une obsession apparaît : et si Manouchian entrait au Panthéon ? L’actuel président de l’association Unité laïque n’est, en revanche, pas le premier à le demander officiellement.

Le député socialiste Jean-Marc Germain publie, en 2014, dans le Monde, une tribune appelant à la panthéonisation des membres de Manouchian et de ses 22 camarades, « bien que communistes ». Le 27 mai 2015, quatre portraits, signés du plasticien Ernest Pignon-Ernest, recouvrent la façade du mausolée républicain, car ce jour-là, quatre résistants gaullistes et de centre gauche y font leur entrée : Pierre Brossolette, Germaine Tillion, Geneviève de Gaulle-Anthonioz et Jean Zay. Un cinquième reste dans les tiroirs de l’Élysée. Celui de Missak Manouchian.

À sa façon, Ernest Pignon-Ernest avait pourtant demandé à François Hollande, alors à la tête du pays, d’y songer, lorsque le président est venu réceptionner, à son atelier, les quatre portraits, auxquels le plasticien avait ajouté celui de Manouchian. « Pas d’ouvrier, pas d’étranger, pas de poète et pas de communiste ? » gronde alors l’artiste.

Sourire poli du chef de l’État socialiste. Mais aucun retour en arrière sur sa décision d’écarter tout un pan de la Résistance, laquelle a suscité l’ire des militants du PCF. « Si j’avais fait un second mandat, il est tout à fait évident que j’aurais mis le groupe Manouchian au Panthéon », évacue aujourd’hui François Hollande auprès de l’Humanité.

« Il a compris notre démarche universaliste »

C’est donc neuf ans plus tard que le chef militaire des FTP-MOI parisiens rejoint le tombeau où il devrait déjà reposer. Et ce, sous l’impulsion d’un président de droite. L’idée lui a été soufflée par un comité transpartisan, créé en septembre 2021. Celui-ci est présidé par Jean-Pierre Sakoun, accroché à sa vieille idée, et composé du sénateur communiste et petit-fils du résistant Albert Ouzoulias, Pierre Ouzoulias, du maire LR de Valence (Drôme), Nicolas Daragon, de l’historien Denis Peschanski, de la secrétaire générale d’Unité laïque, Aline Girard, et de la petite-nièce du couple de panthéonisés, Katia Guiragossian.

Ensemble, ils élaborent une stratégie pour qu’enfin la nation rende cet hommage mérité. « Le président prête une oreille attentive », raconte Pierre Ouzoulias. Ils sont reçus, en mars 2022, à l’Élysée par deux proches du chef de l’État. Ce dernier accepte « tout de suite », assure le palais. « Il a compris qu’il fallait faire entrer des représentants des résistances communiste et étrangères pour l’unité de la nation et pour l’histoire. Il a compris notre démarche universaliste », salue Jean-Pierre Sakoun.

Les Manouchian au Panthéon : l’aboutissement d’un long combat

Le 18 juin 2023, après de longs mois de silence, le président de la République annonce, par un communiqué, sa volonté d’honorer le héros. Pierre Ouzoulias lui soumet alors une idée : que la double nationalité franco-arménienne lui soit accordée de façon posthume par les deux parlements. Emmanuel Macron refuse, « pour des bonnes raisons », admet le communiste : Missak Manouchian entre au Panthéon comme il a vécu, en apatride.

C’est aux alentours de 20 heures, après un hommage populaire organisé dans l’après-midi par le PCF et la CGT, que Missak Manouchian rejoindra le caveau numéro XIII pour l’éternité. Auparavant, porté par des soldats de la Légion étrangère et surmonté d’un drapeau français, son cercueil aura emprunté la légère pente de la rue Soufflot. Au lieu de tourner à gauche, il continuera tout droit, sous les blanches colonnes du Panthéon….

 

Emilio Meslet

 

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Communique de la FD/VAR/PCF et de la section PCF /Seyne : MANOUKIAN

Peut être une image de 2 personnes et texte

 

 

 

 

Madame, Monsieur,

Le 21 février prochain, Missak Manouchian fera son entrée au Panthéon aux côtés de Mélinée Manouchian, 80 ans après avoir été fusillé au Mont-Valérien auprès de ses camarades du Groupe Manouchian.Cette panthéonisation constitue un évènement majeur : elle est une reconnaissance, mieux, une réparation et une réhabilitation du rôle fondamental joué par les étrangers.ères qui ont courageusement libéré la France du fascisme et de l’oppression nazie.

La Fédération du Parti communiste du Var s’inscrit pleinement dans cet hommage national et organise à ce titre une grande journée mettant en avant les étrangers.ères en Résistance dans le sillage du couple Manouchian, le samedi 24/02 à la Bourse du Travail de La Seyne/Mer.

Nous serions assurément honorés que cet évènement reçoive la couverture médiatique qu’il mérite, vu sa résonnance nationale.

Nous vous joignons ainsi un dossier de presse complet de même que l’affiche officielle de l’évènement, pour une annonce de cette journée via vos différents supports.
Nous restons de même à votre entière écoute afin de convenir de votre passage, le jour J, pour un reportage.

Gérard Streiff, journaliste & essayiste, nous fera notamment l’honneur de sa présence pour une rencontre/dédicace autour de son récent ouvrage consacré au couple Manouchian.

Vous trouverez à ce lien la programmation complète de cette journée :
‌
http://www.pcf83.fr/manouchian-24-fevrier/‌

Très cordialement

Pierre Daspre
Secrétaire fédéral PCF Var

Cyril Reliaud
Secrétaire de section PCF – La Seyne/Mer

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GAZA : Assez de crimes de guerre           

Netanyahou – Cartooning for Peace

 

GAZA : Assez de crimes de guerre   ….Netanyahou hors-la-loi

 

Indifférent aux mises en garde bien tardives de l’occident, E-U en tête, Netanyahou a promis d’éradiquer le Hamas…à moins qu’il ne le renforce aux yeux des Palestiniens qui vivent l’enfer. Ils sont autour d’un million et demi, coincés à Rafah, privés de tout, subissant un véritable déluge de feu, femmes et enfants en majorité. Insoutenable. L’état-major du Hamas y serait replié alors qu’il est sensé se trouver en Egypte depuis mardi où se tiennent des négociations au plus haut niveau, en vue de…cesser le feu.  On les espère constructives.

 

L’Afrique du sud a saisi à nouveau la Cour de Justice internationale pour qu’elle constate qu’il y a bien violation de la convention sur le génocide. L’amplification du désastre promis par Israël sur le million et demi de civils conforte l’intention génocidaire tant ce qui se passe, l’est de manière délibérée par la volonté proclamée de la fraction d’extrême-droite du gouvernement israélien, sourde à tous les appels, y compris de ceux qui lui fournissent armes et munitions à la demandeet qui continuent !

 

De leur côté, Madrid et Dublin ont saisi la Commission européenne pour évaluer si Israël remplit ses engagements en matière de droits humains dans le cadre de l’accord d’association. Longtemps inconditionnels d’Israël, les 27 sont partagés sur le financement géré par l’UNRWA (ONU) destiné aux réfugiés sur leur propre sol, une moitié de l’UE a cessé de payer sa quote-part, au prétexte que 12 salariés (sur 13 000) auraient participé aux massacres du 7 octobre. Ils ont été immédiatement licenciés. Une enquête est ouverte par le secrétariat général de l’ONU.

 

Ce jeudi matin les dirigeants de l’Australie, du  Canada et de la Nouvelle Zélande viennent ensemble “d’exhorter Netanyahou à ne pas s’engager dans cette opération terrestre catastrophique…il n’y a nulle part où aller pour les civils”

 

C’est que l’opinion mondiale occidentale est en train de changer de camp, on ne peut plus se voiler la face : la légitime défense évoquée par Israël au lendemain du 7 octobre ne peut pas justifier 4 mois de “nettoyage ethnique” s’en prenant à la population civile et faisant plus de 28 500 morts dont plus de 11 000 enfants et des dizaines de milliers de blessés à vie pour la plupart ! Comme quoi, les terroristes ne  sont pas que d’un côté. Côté Israël on a même entendu un haut responsable dire : “nous combattons des animaux !”

 

Il est de plus en plus clair que leur but c’est de rayer Les Palestiniens de la Palestine ! Et ainsi rendre impossible la co-habitation de deux Etats si leurs dirigeants ne renoncent pas à la disparition de l’autre. Ce qui ne justifie pas la colonisation ininterrompue de la Cisjordanie par Israël et sa volonté de gérer la bande de Gaza et d’en refouler tous les Palestiniens.

 

On en est là “grâce” à l’aide américaine et occidentale considérable : ils n’ont jamais envisagé la moindre critique, la moindre sanction pour atténuer la velléité dominatrice colonialiste et guerrière d’Israël qui est une enclave occidentale au coeur du Moyen-Orient.

 

Les dirigeants des pays arabes -pas les populations mobilisées quotidiennement-, gagnés à la mondialisation capitaliste du commerce, ont  relâché leur solidarité, leur aide diplomatique et politique, de manière diverse. Certains avaient signé à Washington les accords d’Abraham proposés par Trump le 15/9/ 2020, de coopérations dans divers domaines entre Israël et les Emirats arabes Unis, le Bahrein, rejoints par le Soudan et le Maroc. Lors de la signature, Netanyahou avait déclaré que “l’annexion de la Cisjordanie est simplement « reportée » et qu’Israël n’y a  pas renoncé ». Il y pensait bien avant le 7/10/2023. Il n’y a rien d’antisémite à dire cela.

 

Mercredi 14, d’après Le Monde, Macron a dit avoir téléphoné à Netanyahou pour que “cesse l’offensive israélienne à Rafah, qui ne pourrait qu’aboutir à un désastre humanitaire d’une nouvelle magnitude, comme à tout déplacement forcé de populations, qui constitueraient des violations du droit international humanitaire et feraient peser un risque supplémentaire d’escalade régionale...

 

Il a plaidé “l’extrême urgence qu’il y avait à conclure, sans plus de délai, un accord sur un cessez-le-feu qui garantisse enfin la protection de tous les civils et l’entrée massive de l’aide d’urgence…»  On ne saura pas ce que Netanyahou a répondu, éventuellement. Sauf par son compte X : « Nous combattrons jusqu’à la victoire complète, ce qui implique une action puissante à Rafah...“

De quoi motiver les Toulonnais.es ce samedi 17/2 place de l’Opéra

Nos “élites” dirigeantes,  nos inconditionnels de longue date d’un Etat conquérant gangréné par son aile d’extrême-droite ultra-nationaliste, doivent se rendre à l’évidence. Le choix n’est pas entre Israël (version Netanyahou ) et le Hamas mais entre le peuple de Palestine et celui d’Israël qui se reconnaissent mutuellement sur leur territoire d’avant la colonisation.

 

A cause de l’Occident, évitera-t-on le pire  ? Nous le souhaitons ardemment bien sûr.

 

 

René Fredon