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La lutte des races supplante parfois la lutte des classes malheuresement !

 

                                                                      La lutte des races supplante parfois la lutte des classes malheuresement !

Dans le cas occidental, il y a depuis le Moyen Âge un développement des racismes avec l’expansion européenne.

Il y avait eu l’Empire romain, d’accord mais, après la réorganisation européenne de la chrétienté, l’expansion de la colonisation va prendre des formes de préjugés concernant l’ascendance ethnique d’autres populations combinés avec une action discriminatoire, qui sont les deux composantes du racisme. Ces deux points sont très importants du point de vue historique.

Cette expansion déchaîne donc les formes de racisme, d’abord de façon interne à l’Europe, contre les musulmans, les communautés juives et d’autres minorités, y compris au nord de l’Europe.

La fin du XIXe siècle est une période de transition très importante, avec une formation idéologique des idées influencées par Marx mais aussi par les anarchistes, qui mettaient l’accent sur la lutte des classes dans le contexte de l’industrialisation. De l’autre côté, il y avait une vision de compétition non entre classes mais entre races.

EN 1853  La racialisation des minorités par M. GOBINEAU  est un projet pour effacer la lutte des classes et ce, aujourd’hui encore. Il s’agit d’un projet de naturalisation de l’inégalité.

« Le racisme informel existe toujours, et on peut le voir par exemple dans l’emploi, où les minorités sont franchement défavorisées dans certains pays – la France est un cas emblématique en Europe. »

Le fait est que la papauté et la chrétienté en bénéficiaient, et dans tous les domaines : le continent américain a été complètement converti, on l’appelait l’arrière-cour de l’Europe. La papauté n’a jamais eu le courage de contredire le colonialisme de façon nette, et il a fallu attendre le XIXe siècle pour avoir une condamnation claire de l’esclavage.

Il faut rappeler que l’abolitionnisme a été d’abord le fruit de multiples révoltes d’esclaves.

 Après la Seconde Guerre mondiale et la Déclaration des droits de l’homme de 1948, le racisme a été écarté du point de vue institutionnel, sauf aux États-Unis. La déclaration a été reproduite et développée dans différentes régions du monde au cours des dernières décennies.

Mais le racisme informel existe toujours, et on peut le voir par exemple dans l’emploi (le logement, les droits sociaux), où les minorités sont franchement défavorisées dans certains pays – la France est un cas emblématique en Europe. Et la capacité de l’État à faire respecter la loi et lutter contre les discriminations ne se voit pas non plus. Le racisme n’existe donc pas sur le plan formel mais, dans la pratique, il existe encore des formes de discrimination.

Il s’agit d’une question très actuelle, car l’extrême droite a décidé de mobiliser la nostalgie du passé, y compris colonial. 

C’est une vision de pouvoir – le racisme est toujours lié à une question de domination – mais, dans ce cas-là, il s’agit d’une reproduction de ce qui a été fait dans les années 1920 et 1930 dans des configurations d’extrême droite européenne.

La déclaration des droits humains de 1948 n’aurait probablement pas été approuvée aujourd’hui, notamment car elle a intégré non seulement des droits individuels, qu’on pourrait dire plus bourgeois, mais aussi des droits de protection contre l’État, des droits économiques et sociaux, et le droit à l’autodétermination.

Les déclarations des droits humains, de 1789 comme de 1948, ont été prises en main par les mouvements anticoloniaux et sociaux partout dans le monde. C’est quelque chose d’essentiel. Il faut encore aujourd’hui réaffirmer ces droits, car c’est la seule façon de bloquer l’extrême droite et d’encourager les mouvements sociaux pour l’avenir.

 

Christian Barlo

 Source « La racialisation efface la lutte des classes » : Entretien avec l’historien Francisco Bethencourt Humanite du 14 03 2026 

 

 

 

 

 

 

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GUERREet CAPITALISME :Chaque semaine qui passe semble faire monter de nouveaux nuages à l’horizon.

                                                        Urgence  par  Denis DURAND ,membre du conseil national du PCF, codirecteur d’Économie&Politique

Chaque semaine qui passe semble faire monter de nouveaux nuages à l’horizon.

Pendant que les agissements de l’impérialisme américains entraînent le monde dans une effroyable escalade guerrière, l’extrême-droite est au pouvoir aux États-Unis, au Japon, en Italie, peut-être au bord d’y parvenir en Allemagne, en Grande-Bretagne, et en France.

Si une analyse marxiste de la crise de civilisation ne nous avait pas appris que ces monstres sont de ceux qui surgissent lorsqu’un ordre ancien se meurt et que le nouveau tarde à apparaître, on pourrait parfois avoir l’impression que le monde commence à ressembler à ce qu’il aurait été si Hitler avait gagné la Deuxième guerre mondiale – avec cette différence que le suprématie dans les conflits militaires réside aujourd’hui davantage dans la maîtrise des réseaux de traitement et de circulation de l’information que dans les batailles de chars. Et que le nœud des conflits économiques et politiques ne se situe plus seulement dans le pouvoir d’avancer de l’argent pour en faire du capital mais aussi, de plus en plus, dans un monopole de l’information, qu’elle prenne la forme des news ou celle de brevets et de technologies.

L’humanité est-elle encore en état de relever le défi climatique ? L’intelligence artificielle va-t-elle tuer l’intelligence tout court ? Quand s’arrêtera l’asphyxie financière de nos services publics et de notre protection sociale ? Où nous entraînent le carnage sur le front ukrainien, le génocide perpétré en toute impunité contre le peuple palestinien, l’agression tous azimuts de Trump, la frénésie guerrière qui s’est emparée des dirigeants allemands, britanniques et français ?

Replacer la bataille politique sur le terrain de la lutte contre le capital.

En France, ces derniers mois ont vu s’accélérer l’hémorragie d’emplois dans l’industrie et les services, le sabordage systématique des services publics par les gouvernements successifs, les assauts contre la Sécurité sociale et les retraites derrière le paravent commode de péripéties parlementaires. Ces atteintes répétées à ce qu’il y avait de plus porteur d’avenir dans la société française sont devenues vitales pour un capital monopoliste qui n’atteint les objectifs de rentabilité dictés par les marchés financiers qu’en épuisant toutes les sources de la richesse.

Mais elles provoquent une telle crise politique, une telle défiance des citoyens pour les institutions de toute nature, que jamais, depuis 1945, la tentation n’a été aussi forte, dans le camp du capital, d’associer l’extrême-droite au pouvoir pour briser les reins de toute résistance aux exigences des multinationales et des marchés financiers.

Or, jamais il n’a paru aussi difficile, pour les forces démocratiques, d’endiguer cette menace, malgré la vitalité dont elles continuent de faire preuve. Un mouvement venu des profondeurs de notre peuple a réussi, aux élections législatives de 2024, à barrer au Rassemblement National la route du pouvoir grâce à la constitution du Nouveau Front populaire. Mais aujourd’hui, le danger se fait encore plus pressant.

Là où, au XXe siècle, l’affrontement de classes entre forces du capital et du conservatisme, d’une part, et, d’autre part, élan émancipateur héritier des Lumières et du mouvement ouvrier donnait leur sens aux affrontements politiques, ce sont aujourd’hui des régressions nationalistes et racistes, ou des fondamentalismes religieux profondément obscurantistes, qui mobilisent d’énormes moyens pour imposer leur vision du monde et en bannir toute espérance d’émancipation.

S’aventurer sur le terrain des idées réactionnaires et souverainistes dans l’espoir d’y retrouver une écoute dans une partie de l’électorat populaire ne fait – l’expérience des dernières élections européennes l’a encore prouvé – que renforcer encore cette emprise de l’extrême-droite sur les esprits. Tout autant que la tentation gauchiste de répondre à sa violence par une violence qui ne lui donne que des prétextes à s’amplifier impunément.

La profondeur des mouvements à l’œuvre dans la crise de civilisation rend tout aussi dérisoire la tentation d’y répondre par des solutions qui rendraient miraculeusement superflue la construction de rapports de forces, dans les luttes populaires et dans les batailles d’idées, contre le capital. Si, pour résoudre les problèmes économiques et sociaux, il suffisait de « restaurer la souveraineté nationale » en déléguant la tâche à un « État stratège » et planificateur, les échecs de la gauche en 1983, en 2002 ou en 2012 n’auraient pas donné un tel aliment à la « résistible ascension » de l’extrême-droite !

Pour replacer la bataille politique sur le terrain de la lutte contre le capital, l’enjeu est bien de proposer à nos concitoyennes et concitoyens des motifs de s’engager, dès aujourd’hui, dans des mobilisations concrètes, capables de les rassembler largement autour d’objectifs sociaux et écologiques. Les ressources pour y parvenir existent dans notre peuple.

On y parviendra d’autant mieux en rendant visibles les moyens économiques et financiers d’atteindre ces objectifs. C’est dans l’action que les consciences progressent et créent les conditions politiques d’une alternative. Pour se convaincre du potentiel qui pourrait ainsi se libérer, il suffirait de prêter attention à la créativité dont font souvent preuve les luttes sociales pour l’emploi et la transformation écologique des productions, même dans une situation générale aussi défavorable que celle où nous nous trouvons actuellement.

Un projet révolutionnaire, arme pour mieux résister aujourd’hui

C’est là que la cohérence d’un projet communiste trouve une pertinence nouvelle, comme boussole dans un monde troublé. Elle aide à désigner l’adversaire – le capital et son alliance contradictoire avec l’État, que la politique de Trump cherche à reconfigurer.

Alliance contradictoire, car l’État n’est pas seulement l’instrument de la domination des monopoles capitalistes, quelle que soit l’intimité des rapports qu’il entretient aujourd’hui ouvertement avec eux. S’il peut agir en tant qu’État, c’est parce qu’il le fait au nom de l’intérêt général, de toute la société.

D’où l’énorme portée politique de l’émotion qui s’empare du public devant les 211 milliardsd’aides publiques dispensées aux entreprises. Elles devraient être l’objet d’une bataille politique, non seulement pour les dénoncer ou les supprimer mais pour faire de l’argent public, non plus une « béquille du capital » mais un levier servant à réduire sélectivement le coût du capital pour les entreprises, à condition qu’elles développent l’emploi et la création écologique des richesses, au lieu de les encourager à réduire le « coût du travail ». C’est-à-dire une mesure à effet immédiat qui sera, du même mouvement, un premier pas vers une transformation radicale de l’économie et de la société.

La cohérence du projet communiste aide aussi à discerner les forces motrices d’un rassemblement capable de l’emporter sur le capital. C’est-à-dire d’abord le salariat dans toute la complexité des contradictions qui le travaillent, pour le pire – les divisions méthodiquement entretenues par les forces réactionnaires – et pour le meilleur – la possibilité de rassembler l’écrasante majorité de la population dans la lutte contre le capital, jusqu’à la perspective d’un dépassement des classes sociales elles-mêmes.

Mais ce projet communiste, sa cohérence, la réponse qu’il apporte à la colère et aux angoisses de notre peuple, sont aujourd’hui cruellement absents du débat public.

Pour en faire une arme de résistance et un motif d’espérer, il faut un Parti communiste qui réfléchit, qui agit et qui cherche à rassembler en prenant appui sur les luttes populaires et en visant un dépassement du  capitalisme pour construire une nouvelle civilisation. C’est ainsi que le PCF sera fidèle à ce qui, dans son histoire, a fait de lui une référence dans la vie politique française et dans les forces progressistes du monde entier, et c’est ainsi qu’il tirera sa force de ce qui a rassemblé les communistes à leurs 38ème et 39ème congrès.

Il y a urgence !                                                                                8 mars 2026

 

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Hausse du prix des hydrocarbures : à qui profite vraiment la guerre en Iran ?

Analyse

Hausse du prix des hydrocarbures : à qui profite vraiment la guerre en Iran ?

Les États-Unis ont tout à gagner de la guerre en Iran et d’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz. Malgré les sanctions, l’Europe et l’Asie pourraient aussi se tourner vers la Russie.

Comme au Venezuela, la Maison-Blanche ne refuserait pas de mettre la main sur les stocks de Téhéran, d’autant que 80 % de l’or noir iranien est exporté à prix réduit vers le rival chinois. © Jean-Christophe VERHAEGEN / AFP

Comme d’autres avant et après lui, Lénine pourfendait dès 1917 « la guerre provoquée par le conflit entre les rapaces à la chasse de profits ». Le peuple iranien n’y échappe pas, bombardé depuis dix jours par le zélote du capital occidental qu’est Donald Trump.

Économiquement, le président états-unien n’a pas beaucoup à perdre dans ce conflit : Washington est excédentaire en gaz naturel et en pétrole, dont il n’achète qu’une petite portion aux pays du golfe Persique. La hausse du cours du baril est « un très petit prix à payer pour la sécurité et la paix des États-Unis et du monde », reconnaît-il sur ses réseaux sociaux. Il a par contre beaucoup à y gagner.

Comme au Venezuela, la Maison-Blanche ne refuserait pas de mettre la main sur les stocks de Téhéran, d’autant que 80 % de l’or noir iranien est exporté à prix réduit vers le rival chinois, qui aimerait ouvrir le détroit d’Ormuz à ses pétroliers.

Une domination énergétique

Mais le milliardaire partisan de la « paix par la force » orchestre aussi le marché à coups de missiles. La suspension de production de gaz naturel liquéfié (GNL) par le Qatar et les pétroliers bloqués dans le Golfe sont autant d’aubaines pour les producteurs américains, qui pourraient gagner des centaines de millions de dollars de marges supplémentaires, et fournissent déjà 60 % des besoins européens en GNL.

La dépendance du Vieux Continent en serait aggravée si ce dernier ne se tourne pas vers la Norvège, l’Afrique du Nord ou l’Azerbaïdjan. « Les effets secondaires de la campagne militaire correspondent tout à fait au programme de domination énergétique de Trump », affirme Seb Kennedy, rédacteur du site Energy Flux, qui la définit comme « un appareil de politique étrangère qui orchestre la pénurie, instrumentalise les chaînes d’approvisionnement et exploite les rentes d’un monde qu’il a contribué à déstabiliser ».

Le Japon, qui se fournit en pétrole à 90 % au Moyen-Orient, se tournerait également vers l’allié états-unien. Mais l’archipel possède plusieurs mois de réserve qu’il peut débloquer pour éviter une flambée des prix. L’Inde, quant à elle, continue de se fournir en pétrole russe mais est menacée par les sanctions de l’administration Trump. Cette dernière a d’ailleurs accordé une « dérogation » de trente jours au gouvernement de Narendra Modi, ce que le peuple indien considère comme une nouvelle preuve de sa vassalisation. Ce geste est cependant intéressé : « New Delhi intensifiera ses achats de pétrole américain », assure le secrétaire au Trésor Scott Bessent.

La Russie opportuniste

La Russie, elle, pourrait paradoxalement profiter de cette « violation cynique de toutes les normes de la morale humaine et du droit international » par les États-Unis, que vilipende Vladimir Poutine. Lors d’une réunion gouvernementale consacrée à la situation sur le marché des hydrocarbures, le président russe a ainsi assuré être prêt à fournir les pays européens en pétrole et gaz s’ils se déclarent en faveur d’une « collaboration durable et stable ».

Malgré les sanctions internationales, les pays d’Asie et d’Europe pourraient ainsi se tourner vers les raffineries et les unités de liquéfaction russes, au moins dans un premier temps. « Notre pétrole est très demandé, s’est sobrement félicité le ministre de l’Énergie Alexander Novak. S’il y a des acheteurs, nous vendrons. » À la Chine, notamment.

En plein vote du prochain plan quinquennal, l’Assemblée nationale populaire y a d’ores et déjà intégré deux projets de gazoducs en provenance de Russie, dont l’un pourrait être le « Power of Siberia 2 », projet relancé en septembre par Vladimir Poutine et Xi Jinping.

Publié le 9 mars 2026   Axel Nodinot  par L’HUmanité

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Municipale de Toulon : le « grand »débat ?

           

 

                                                                                          Municipale de Toulon : le « grand »débat ?

 

La salle du Palais de la Mer était pleine jeudi à 18 h pour un débat entre cinq candidats -dont quatre femmes et sans celui de L.O, Jean-Michel Ghiotto –  les cinq susceptibles de se qualifier pour la fiinale : Josée Massi, la maire sortante, Michel Bonnus, sénateur, les deux de la liste Falco, ex-adjoints, Magali Brunel de la liste PS-PCF-Ecologistes, Isaline Cornil, LFI et Laure Lavalette députée RN mais sans étiquette pour la circonstance alors qu’elle est porte-parole de son groupe à l’assemblée nationale.

 

Une salle accueillant co-listiers, militants et sympathisants de chacune des listes, pour l’essentiel. Quelques manifestations de soutien et de contestation.

 

Un débat organisé par V-M et BFMTV sur les thématiques classiques  de cette élection : la sécurité, le logement, les transports, la santé, l’école, la culture, le sport…assez bien marqué entre la gauche, les deux de l’ex-liste de droite et la députée RN donnée favorite qui le fait savoir et se dit très « démocratique » et tellement toulonnaise qu’elle est tout sourire et se montre bien élevée.

 

Au point d’appeler Michel Bonnus par son prénom, comme si elle comptait sur lui au 2è tour, jouant sur la division des deux candidats de droite sortants

 

Magali Brunel s’est montrée offensive et très à l’aise sur le logement social, les transports et le recours au tramway, l’aménagement de l’espace maritime en face du stade Mayol, en panne depuis trois ans…n’épargnant pas le sur-place de l’ex-majorité de droite, Falco étant dans la salle.

 

Même combativité chez Isaline Cornil LFI, insistant sur l’absence de volonté politique des sortants ainsi que la députée RN, pour rattraper les retards délibérés en matière de logements sociaux. Leur  prétexte : il n’y aurait plus de foncier ? Pardi, il y en aurait juste pour le logement privé alors que 70% des Toulonnais sont éligibles au logement social. Les attentes étant d’une longueur dissuasive qui n’est pas le fait du hasard.

 

Il y avait beaucoup de convergences entre les deux candidates de gauche sur l’ensemble des thèmes. Et sur l’importance de répondre et d’entendre les urgences de la population à commencer dans les quartiers populaires où le seuil de pauvreté ne cesse de s’élargir.

On pouvait suivre en direct sur l’ordinateur que j’ai abandonné au bout d’une heure n’entendant pas un mot sur ce qui se passe en ce moment : une guerre d’une rare violence décidée par Trump et Nétanyahou, au mépris du droit international contre l’Iran, qui a déjà fait des milliers de morts et s’étend à tout le Moyen-Orient, pour des prétextes multiples et variants et des conséquences de tous ordres  que vont subir pour nos populations, notre Etat et nos collectivités territoriales.

 

Notre objectif : pas de retour du RN à Toulon

 

Etait-ce prévu par les organisateurs de s’en tenir aux municipales ? Je n’en sais rien.  Il m’est également apparu que la candidate d’extrême-droite avait été ménagée pour ce qui concerne non pas sa personne mais ses responsabilités politiques locales, départementales et nationales.

 

Un parti qui soutient Trump, Nétanhyaou, Poutine…quitte à mettre la sourdine le cas échéant, qui nie sa fidélité au créateur du FN maintes fois condamné  pour anti-sémitisme et négationnisme, un parti proche d’une vingtaine de groupuscules poursuivis par la justice, il banalise  les références au pétainisme, voire à Hitler, l’antisémitisme dénié, renvoyé sur les groupuscules officieux souvent dissous puis reconstitués, la face est sauvée,

 

Leur parti lui-même étant dans l’attente d’un jugement pour détournement de fonds publics pour avoir fait payer par le parlement européen les salaires d’une quarantaine « d’assistants » de députés FN puis RN qui n’en étaient pas.

 

Le maire RN de Fréjus, proche de Marine Le Pen et Bardella, a perdu ses responsabilités internes et ne pourra se représenter au nom du RN à sa réélection Dans l’attente d’un jugement en septembre qui pourrait le rendre inéligible.

 

Pour faire court, c’est un parti qui n’a jamais porté les valeurs de la République si ce n’est pour faire semblant et tromper des gens de bonne foi. Les milliardaires peuvent compter sur lui. Et réciproquement.

 

« Le RN  prospère sur le terreau de la haine de l’autre, des minorités, des femmes, des étrangers.  Laisser l’extrême-droite s’emparer des municipalités, c’est la pousser vers l’Elysée » comme le dit Marion d’Allard dans son éditorial de l’Huma.

 

 Les 5 candidats et le second tour

 

Deux jours avant ce débat, VM publiait un sondage auprès de 826 personnes qui a donné dans l’ordre : L. Lavalette 41%, J. Massi 27%, M. Bonnus 14%, M. Brunel 12% , I. Cornil  6%

La question du 2è tour a été  brièvement commentée et L. Lavalette a mis l’accent sur son attente de voix portées sur M. Bonnus, tiens, tiens. Elle n’attend rien de la gauche, encore heureux.

 

Magali Brunel a été claire : « nous engagerons des discussions républicaines avec les concurrents restants parce que nous devons battre le RN »

 

Isaline Cornil a envisagé, en cas de non-qualification, « de fusionner avec la liste de gauche  qualifiée et si elle ne l’était pas,  notre slogan sera pas une voix à l’extrême-droite »

 

Cela va de soi mais ne suffit pas. Au 1er tour on choisit et au 2è on élimine, ce qui est le cas de figure le plus probable, Eviter une triangulaire qui faciliterait la victoire du RN. Si l’on veut lui faire barrage on ne peut y parvenir qu’à condition de voter pour la ou le candidat en situation de rassembler le camp des républicains contre celui des néo-fascistes aux dents longues.

 

Le 1er tour sera décisif pour un vote massif de l’électorat populaire et de tous les républicains au sens propre.

 

 

René Fredon

 

 

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Trump en quête du prix Nobel de la guerre en Iran  

 

                                                                                            Trump en quête du prix Nobel de la guerre en Iran  ,Titrait l’Humanité ce lundi

 

Quand on entend Trump nous dire, la bouche en cul-de-poule et les yeux plissés dans le vide, que « la guerre ne sera pas longue » et qu’il aura réussi à nous délivrer du mal, avec son copain d’Israël, ajoutant qu’il a « les bonnes personnes» pour remplacer « démocratiquement » au pouvoir celles qui ont perdu la vie…bien ciblées dès le premier jour,

Quand Macron s’empresse de nous préparer à augmenter le stock des têtes nucléaires ainsi qu’à faire face aux dépenses supplémentaires qui nous attendent vu l’embrasement du Moyen-Orient, riche en énergies indispensables dont les prix vont flamber, très convoitées, en premier lieu par le gangster de la maison- »blanche »

 

Quand on entend la cohorte des porte-paroles de la macronie, de la droite, de l’extrême-droite et même d’une faible partie de la fausse gauche…qui enfourchent le cheval qui nous dirige vers l’abime,

 

Pas besoin de se demander si l’on ne nous prend pas pour des imbéciles bons à regarder le doigt qui montre la lune. Il y a longtemps que ça dure, trop longtemps.

 

L’UE contribue à enterrer le droit international

 

 

Lisait-on lundi dans le seul quotidien (papier) de la gauche sociale, laïque, pacifiste et progressiste : « Malgré les coups que lui assène Donald Trump en permanence, l’Union européenne peut-elle encore incarner un acteur global et indépendant ? Dans son intervention devant le Conseil de sécurité, réuni en urgence le 28 février, le représentant permanent de la France auprès des Nations unies, Jérôme Bonnafont, a, dans une belle rhétorique d’inversion, fait porter la responsabilité de la guerre à l’Iran : « Cette région a besoin de paix. Et pour y parvenir, elle a besoin que l’Iran respecte ses obligations internationales.  Nous condamnons avec la plus grande fermeté les frappes indiscriminées conduites par l’Iran contre plusieurs pays de la région… »

Autrement dit, le diplomate attribue directement à l’Iran la responsabilité du déclenchement de la guerre décidée par les États-Unis et Israël, sans mandat international ni même l’avis du congrès étatsuniens !

 

Ce qui se traduit par 49 % d’américains qui s’opposent à l’usage de la force militaire contre 27% qui y sont favorables.

 

A l’évidence, les pays arabes du golf qui sont liés aux USA par les accords d’Abraham moyennant les bases américaines sur leurs territoires, ont leur part de responsabilité, même s’ils n’ont guère été consultés par leurs protecteurs, fauteurs d’une guerre dont on ne connait pas la tournure  mais un peu mieux les ambitions des incendiaires.

 

Depuis quand les bombes vont-elles convaincre ceux qui les reçoivent, tant que le pouvoir,  en Iran, même rejeté par une forte partie de la population, n’a change que de têtes mais pas de politique religieuse ultra-conservatrice et violente. Plus il y aura de morts et de dégâts matériels et plus il y aura de rejet des massacreurs.

 D’autant que, comme le dit un chercheur historien militaire et professeur associé à Sorbonne-université, Gorges Lasconjarias « l’Iran peut imposer le prix du temps plus que le prix du sang »

 

 On ne sera pas surpris que Bardella, président du RN, estime, sur X « qu’afin un changement de régime advienne, même rendu possible par ces frappes extérieures, il ne pourra être légitime et durable que s’il émane du soulèvement du peuple iranien”.

 

Il se contorsionne pour ne pas nommer et condamner les E-U violant le droit international pour ne retenir que le changement de régime qui ne s’est pas produit après l’assassinat de Khomenyi le premier jour de guerre.

 S’il est légitimement espéré par une bonne partie de la population il faudra d’abord cessez-le-feu  et que se créent les conditions  véritablement dé-mo-cra-ti-ques, c’est-à-dire un choix libre des Iraniens, pas dicté par Trump qui a déjà dans ses projets plusieurs noms, dit-il ? On n’est jamais si bien servi  que par soi-même…

 

Bardella et le RN cautionnent de fait  le massacre et ce n’était pas le premier. Cela ne peut que réjouir Nétanhyaou co-auteur de cette situation à hauts risques mondiaux qui prolonge son génocide à Gaza et son rôle politique contesté à la tête d’Israël.

 

Quant à l’expression du RN, de ses députés, cadres et candidats, elle se montre entièrement portée sur les municipales, jusqu’à mettre l’étiquette RN de côté, comme à Toulon…

Les conséquences de l’initiative guerrière du duo d’extrême droite sont déjà en cours, on le sait pour l’augmentation du gaz et du pétrole en premier lieu, qui nous concerne directement.

 

Comment faire cesser cette guerre ? L’ONU s’est réunie, Trump s’en fout comme de sa première chemise. Il ment comme il respire, il change de prétextes chaque jour en se mouillant le doigt. On connait sa versatilité et sa suffisance de dictateur de plus en plus ridicule et dangereux.

 Ainsi mardi soir, juste avant l’intervention de Macron, sur la 13 j’ai noté le contenu de la déclaration du directeur de l’AIEA qui disait qu’ » il n’y avait aucune preuve que l’Iran cherche à fabriquer des armes nucléaires… »

 

https://www.youtube.com/watch?v=xq566pF1rN8

 

Exactement le contraire de ce que disait Trump pour justifier sa décision criminelle parmi d’autres objectifs mais celui-là se voulait salvateur. Le dictateur fasciste et milliardaire -c’est très compatible- qui tue le tyran.

 

Comment les chefs d’Etats pro-capitalistes, de partis (pas tous) leurs banques et leurs médias peuvent-ils soutenir de tels énergumènes qui menacent la sécurité des peuples, notre avenir ?

 

Il y a du grain à moudre.

 

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Combattre les inversions

 

                                                                                                                                                         Combattre les inversions

 

Bien sûr, les temps troublés nous obligent à refuser les simplismes, les postures, les outrances. Avec lucidité et hauteur de vue, il s’agit d’affronter ensemble les complexités.

 

De les défricher, de les déplisser jusqu’au fond de leurs replis cachés. Cela exige de penser, de parler, de réfléchir ensemble et de condamner sans ambiguïté toutes les violences, toutes les mises à mort et leurs responsables.

Il est temps de s’interroger. On peut se demander dans quelle mesure le moment ne porte pas la marque brune de l’accélération d’une dangereuse culbute portée par de puissantes forces drapées des habits de la raison et de la bienséance.

Avant que ne s’élance à Lyon samedi dernier une manifestation en mémoire de Q. Deranque, rassemblant nationalistes, identitaires, racistes de toute sorte et néonazis, la tête de liste du parti les « Républicains » à la mairie de Marseille revendiquait le slogan pétainiste « Travail, Famille, Patrie » en lieu et place de la devise républicaine : « Liberté, Égalité, Fraternité ». Quelques heures plus tard, la ministre de l’Agriculture la soutenait ouvertement à la radio.

 

Au dîner annuel du CRIF, le Premier ministre a annoncé qu’il proposerait de légiférer pour faire confondre antisémitisme avec l’antisionisme incluant la contestation des actions criminelles du pouvoir d’extrême droite israélien.

 

Depuis le perchoir, la présidente de l’Assemblée nationale a ouvert les vannes en demandant publiquement la destitution d’un député, permettant plus tard à une ministre de traquer tout électeur de La France Insoumise, puis à une autre de demander l’interdiction de ce parti, puis à d’autres de dresser un trait d’égalité entre l’extrême droite et La France Insoumise après que le ministre de l’Intérieur eut demandé, en dehors de toute jurisprudence, de ranger ce mouvement à l’extrême gauche dans les classifications des listes aux élections municipales. Une autre ministre a pu proclamer que « La France insoumise, c’est l’anti-France » comme jadis, du temps de Pétain, certains criaient « Communistes, pas français. » Injonction est faite à toute force de gauche et écologiste de ne plus s’approcher de La France Insoumise. Curieux non ! Quand on sait que 40% du groupe LR à l’assemblée nationale ont été élus grâce au retrait des candidats du Nouveau Front Populaire. Dans une bonne demi-douzaine de circonscription cela a été le fait de candidat de La France Insoumise participant à ce qui est communément appelé « le barrage Républicain ».

 

Devant l’Assemblée nationale, le ministre des Affaires étrangères s’est permis, sur la base d’une déclaration tronquée de demander la démission de la rapporteure de l’ONU chargée d’enquêter sur la nature des crimes à Gaza. Le ministre de l’Enseignement supérieur demande aux préfets un contrôle sur la nature des conférences organisées dans les universités.

Loin d’être un dérèglement de la pensée républicaine, cet ensemble de paroles et de décisions indique la nature d’une nouvelle déviation politique sapant les fondements de notre République. Les forces dominantes et les possédants ont eu si peur de la victoire du Nouveau Front populaire au début de l’été 2024, qu’ils cherchent tous les moyens d’empêcher son unité et sa progression. Dès lors, chaque événement est exploité en ce sens.

Il convient de redire sans détour, avec fermeté et clarté qu’aucune violence physique, aucun meurtre n’est tolérable, acceptable, banalisable dans une démocratie républicaine. Il ne peut y avoir d’exception.

 

L’antifascisme est une attitude, un combat d’idées, un mouvement large des démocrates et des républicains qui refuse la prise de pouvoir de partis ou de groupuscules autoritaires et fascisants menaçant la République. C’est un mouvement de défense et de protection. Ce n’est ni une milice, ni un groupuscule. Il n’emploie pas les méthodes de ceux qu’il doit combattre. Il vise le mouvement majoritaire mariant l’esprit républicain et la mobilisation pour une radicale perspective de transformation comme au temps du Front Populaire avec ce tryptique « Le Pain, La liberté, La Paix ».

Mais on ne peut prétendre vouloir  panthéoniser Marc-Bloch et stigmatiser au plus haut niveau de l’état l’antifascisme !

 

Le contexte oblige à refuser toute excuse, toute complaisance au meurtre de Q. Deranque militant nationaliste d’extrême droite. L’enquête et la justice doivent établir les faits et les responsabilités et prendre en conséquence les décisions conformes au droit.

 

La force de la politique sera toujours supérieure à la politique de la force, des coups-de-poing et de pieds. 

Faire reculer la force renforce la vitalité démocratique. Il n’y a jamais de circonstances atténuantes au crime. Il convient donc d’être clair, ferme et de se détacher de certaines organisations et de leurs méthodes violentes qui poussent à la mort d’un jeune quelles que soient ses opinions aussi radicalement opposées aux nôtres.

 

Ne pas le faire revient, qu’on le veuille ou non, à délégitimer l’antifascisme.

C’est ce mouvement de renverse qui est en train de se produire. Nous devons en tenir compte dans l’indispensable combat idéologique pour remettre les choses à l’endroit. La France insoumise, n’a évidemment rien à voir avec ce meurtre. Sa mécanique de défense face au rouleau compresseur de la réaction et de quelques autres cercles ne doit pas  ouvrir la voie au poison de suspicions infondées, à de redoutables défiances portant au bout du compte les germes d’une dislocation de la gauche, et de la destruction du bouclier protecteur des classes populaires et de la jeunesse. C’est l’objectif du grand cercle de la raison capitaliste, qui par tous les moyens veut préserver son système.

 

On ne peut plus aborder le débat politique de la même manière qu’il y une dizaine d’années. L’internationale réactionnaire est active. Elle est à la tête de grands États, dont les États-Unis. Elle tisse sa toile aux quatre coins de la planète, particulièrement en France. Des forces importantes des droites républicaines mutent pour mieux défendre, par tous les moyens – non pas les principes républicains – mais le capitalisme miné par ses contradictions. Pour cela, il leur faut absolument, non pas seulement diviser la gauche, mais la détruire.

Dès lors que le rideau de fumée macroniste et sa fumeuse thèse du « ni gauche-ni droite », commune d’ailleurs avec celle du  parti lepéniste, s’est évanouie dans le service zélé aux puissances d’argent et qu’en même temps la droite recomposée après la Seconde Guerre mondiale dérive au fil des eaux brunes de l’extrême droite, le moment est complètement nouveau et ouvre les voies du pouvoir à cette dernière.

 

Il convient de mesurer la puissance de la machine à laver mise au service de la blanchisserie du RN/FN.

 

Quand les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat appellent à une manifestation contre l’antisémitisme en permettant au parti le plus antisémite de défiler à leurs côtés, ils offrent aux héritiers du fascisme, du nazisme et de la collaboration, un blanchiment historique.

 

Quand ces mêmes présidents font se lever députés et sénateurs aux côtés de l’extrême droite pour une minute de silence en hommage à Q. Déranque, alors qu’ils ne l’ont pas fait en hommage, par exemple, au rugbyman Frederico Martin Aramburu criblé de balles le 19 mars 2022 par deux nervis fascistes connus des services de police, on mesure la digue qu’ils sont en train de détruire.

 

Les stratégies de confusionnisme, les opérations d’obscurcissement sont orchestrées sur une musique de fond laissant croire que la vie démocratique serait dans son état normal.

 

Comment la vie politique peut-elle être « normale » quand les forces d’extrême droite devancent toutes les autres aux élections européennes avec le tiers des suffrages, que son groupe est numériquement le plus important à l’Assemblée nationale et qu’elles frôlent les 40 % des suffrages dans certaines enquêtes d’opinion ?

 

Quand tout se bouscule ainsi, sous les apparences de la normalité, la situation est dangereuse. La vaste tentative en cours de prise de pouvoir sur les esprits peut accélérer un mouvement de bascule que nos concitoyens regretteraient rapidement et amèrement.

Ce qui se passe aux États-Unis doit faire réfléchir : une coalition de réactionnaires, d’identitaires, de nationalistes et de libertariens, alliés au grand capital du numérique, du militaire, de l’immobilier, de la pharmacie et de l’extractivisme capitaliste théorise la fin du droit, la fin de la démocratie et le recours à la violence. Au pouvoir, ils aggravent les souffrances sociales des travailleuses et des travailleurs, tout en délégitimant la science et rêvant de mettre la culture au pas. Nous entrons en France aussi dans ce mouvement d’une terrible inversion des responsabilités et des valeurs.

 

Ici, il ne s’agit plus pour le pouvoir et la droite de condamner la violence en politique, mais de l’instrumentaliser, de l’utiliser comme prétexte à l’intimidation médiatique et institutionnelle, à faire taire les contestations sur une multitude d’enjeux sociaux, démocratiques, environnementaux, antiracistes, féministes.

 

Ne mésestimons pas la portée du combat en cours. Lorsqu’une partie de la droite s’empare de l’abominable crime de Lyon pour réclamer la censure de Rima Hassan, elle s’attaque, au fond, à la cause palestinienne et au droit international.

 

Ce même pouvoir qui hier interdisait des manifestations syndicales de défense du code du travail ou pour l’application du droit international en Palestine, a poussé encore plus l’aiguille du cadran de la bascule idéologique en autorisant,  samedi dernier au cœur de Lyon, le défilé de groupuscules d’extrême droite avec ses saluts nazis, ses propos homophobes, masculinistes, racistes et anti-communiste.

 

Dans plusieurs villes, les manifestations des extrêmes droites laissent derrière elles des murs maculés de croix gammées. Des permanences de partis de gauche, notamment celles de La France Insoumise et du Parti communiste, ont été souillées ou vandalisées.

 

On aurait grand tort de ne voir que les apparences de la peinture fraîche sur les masques des extrêmes droites.

 

Nous en sommes, pourtant, au point où dans une unité de vues, des cercles gouvernementaux, des forces de droite et de l’extrême droite se permettent d’appeler à une alliance d’un nouveau type contre La France Insoumise. Le leader du RN/FN a pu, sur cette base – soutenue en toute tranquillité par des ministres et des responsables de droite – appeler à un front commun contre La France Insoumise. Ne nous trompons pas ! De cliquet en cliquet, c’est toute la gauche et l’écologie politique, des syndicats, des associations, des personnalités progressistes qui sont visés dans un engrenage qui vise la destruction des droits humains et sociaux, le pluralisme de la presse, la mise au pas de la justice, la répression des mouvements écologistes. Que nos amis socialistes ne s’y trompent pas. Eux aussi seront dans le collimateur comme le sont les responsables démocrates aux États-Unis. Que certains d’entre eux y réfléchissent et ne hurlent pas avec les loups aux crocs acérés.

 

En 1933, aussi, le parti national-socialiste allemand prenait prétexte de l’incendie du Reichstag pour interdire le Parti communiste et de multiples organisations de gauche pour, au bout du compte, mettre au pas le peuple Allemand et déployer sa stratégie nazie. Les forces qui, aujourd’hui concentrent leurs coups sur La France Insoumise ouvrent, à coup de bulldozer, un boueux boulevard où paraderait un RN/FN avec un visage de la respectabilité et l’apparence – seulement – d’une force capable d’apporter des réponses à la mal-vie, aux crises et aux désordres.

 

Or, ce parti d’extrême droite reste antirépublicain et constitue la dernière béquille du grand capital mondialisé. Il est utile de lire les propositions de loi que le RN/FN a déposées sur le bureau de l’Assemblée nationale, dans lesquelles surgit, entre les lignes, son projet de coup d’État constitutionnel pour imposer la « préférence nationale ».

 

Dans un contexte si inflammable, si désordonné et confus , nos amis de La France insoumise ont la responsabilité de ne pas tendre en permanence les formes du débat, de sortir d’une posture vécue comme trop agressive par une partie conséquente de l’électorat de gauche et au-delà par de larges fractions de celles et de ceux qui ont intérêt au changement progressiste et cherchent une issue à leurs souffrances sociales. De même, le combat contre les fausses informations, les insultes, l’agressivité de discoureurs de plateaux  ne doit pas être confondue avec l’indispensable pluralisme des médias à gagner, le droit d’être informé convenablement et le débat d’idées si indispensable à l’exercice de la citoyenneté.

 

Il n’y a ici aucun propos belliqueux, mais une volonté de construire un large front commun aux progressistes et démocrates pour empêcher le pire d’advenir et pour ouvrir, dans le dialogue, dans le débat avec toutes les forces progressistes, bien au-delà des partis les voies d’un rassemblement majoritaire pour un processus d’émancipation.

 

On ne peut laisser plus longtemps délégitimer les belles et fortes valeurs de la gauche : l’humanisme, le souci de l’autre, l’altérité, la sororité, l’antiracisme, le processus démocratique comme but et moyen à la disposition des citoyens et des salariés pour conquérir des pouvoirs nouveaux dans la cité et sur le travail et la production.

 

Combattons cette musique qui tend à faire passer les valeurs émancipatrices et inclusives pour des projets dangereux, quand la droite extrémisée promeut l’ordre et le compromis contre le travail et la création pour sauver un capitalisme qui a encore plus besoin de les exploiter.

 

Le moment est exigeant pour tout républicain, tout démocrate : ne céder ni à la violence, ni au piège des parallèles tracées entre l’extrême droite et les forces de gauche réunies au sein du nouveau Front populaire.

 

Le moment est exigeant pour toutes les forces de gauche, écologistes et progressistes : ouvrir les mains et les cœurs pour apaiser les débats en les rendant constructifs ; éclairer sur la douloureuse expérience en cours avec le trumpisme; ne rien faire à l’occasion des élections municipales qui fasse perdre des gestions de villes par les forces de gauche qui, depuis 1977, agissent ensemble pour le bien des populations ; ne pas se contenter des débats électoralistes – avec en arrière-pensée l’élection présidentielle – mais se porter au service des combats des travailleurs, si maltraités par l’impérieuse loi de l’argent et ses violences sociales dont on parle si peu ; protéger les plus démunis, celles et ceux que l’on nomme les minorités ; bâtir des initiatives unitaires au service de l’émancipation ; faire prévaloir en toute chose le respect des uns et des autres, le dialogue cordial et fraternel sans gommer les différences et les désaccords.

 

Au contraire, nous devrions nous attacher à les mettre en débat parmi les citoyens et les travailleurs et à entendre leurs aspirations unitaires. Tout doit être mis entre les mains des citoyennes et des citoyens, du monde du travail et de la création qui doivent se mêler des débats pour pouvoir devenir actrices et acteurs d’un nouveau projet d’à-venir.

L’heure est à ne pas laisser vaciller la République.

Le 23 février 2026, La lettre de Patrick LE HYARIC

 

Actualités

Unir le peuple de France contre le fascisme

                 En Photo ( HUMANITE ) le groupe Fasciste NEMESIS avec  ces  femmes  anti-avortement et anti progres sociaux  et/ou societaux 

collectif fémonationaliste Némési  …© Bastien Ohier / Hans Lucas via AFP

 

                                                                                                                      Unir le peuple de France contre le fascisme

 

C’était déjà la préoccupation des communistes en avril 1936. C’est plus que jamais d’actualité. Détour à travers l’Histoire et les similitudes presqu’un siècle plus tard où l’on craint que les mêmes sources idéologiques, à l’œuvre derrière leur leader américain, parviennent à dominer les pays et les peuples qui voient un avenir très sombre se dessiner.

 

Nous nous trouvons devant une crise profonde du capitalisme confronté à un monde multipolaire. Crise dont on ne voit pas la fin, avec le risque d’une troisième guerre mondiale entretenu par la conception impérialiste des E-U, notamment, du droit international quitte à prolonger les guerres en cours, toujours alimentées par les mêmes et leurs soutiens…très à droite et à l’extrême-droite au service des ultras-riches qui ne le sont jamais assez !

L’imminence, en France et ailleurs, de la possibilité d’accession du RN -et autres groupes d’ultra-droite- aux pouvoirs, nationaux et locaux, ne saurait être sous-estimée, ni surestimée car minoritaire à condition que les 2/3 de la population se manifestent lors des élections prochaines sans attendre l’échéance de la présidentielle.

Encore faut-il que l’antifascisme soit clairement inclusif à la démocratie et à la République, ainsi que la laïcité dans toute sa diversité. Que la gestion des problèmes économiques, sociaux, sociétaux et environnementaux soit en dehors de tout privilège avec la volonté de réduire les inégalités sociales qui ne cessent de s’accroître, à la ville comme à la campagne.

Ce qui n’est pas du tout au programme des droites et extrêmes-droites d’hier et d’aujourd’hui. Contradictions existentielles qui ne se résoudront que par les luttes populaires dans les entreprises et dans les lieux de vie.

 

Une situation comparable, à bien des égards, qui m’est revenue en mémoire, condensée dans le discours du 17 avril 1936 de Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, qui n’avait jamais été invité à Radio-Paris, discours qui reste prémonitoire, à mes yeux, non par fétichisme mais par ce qu’il contient de vision communiste dans une période et un contexte des plus difficiles au sein de l’internationale communiste d’alors, dirigée par Staline qui n’avait pas apprécié l’initiative française, à la veille de la seconde guerre mondiale.

Ce discours dont on retient  surtout « la main tendue aux catholiques et aux croix-de-feu…» avait déclenché la stupeur et l’ironie haineuse parmi les classes dominantes et leurs porte-paroles gouvernementaux n’était que la partie finale d’un discours conséquent sur l’état de la France et l’analyse qu’en faisait l’orateur, ancien mineur, d’une clarté et d’une conviction rares. (1)

 

Il y développait « Les 200 familles responsables de la crise. La dictature des banques. Les ouvriers et employés dans la crise. La ruine des paysans. Les fascistes diviseurs de Français. Le fascisme, c’est la guerre. Complices d’Hitler en France. Nous combattons pour l’avenir de notre peuple ».

Ce qui me paraît flagrant, tragique même, ce sont les parallèles avec ce que nous vivons aujourd’hui, 90 avant après, à la veille de la seconde guerre mondiale, l’on voit les mêmes idéologies d’extrême-droite resurgir, banalisées et prêtes à imposer les « valeurs » que l’on sait, tout en se camouflant, déniant ce qu’elles ne veulent pas reconnaître : leur filiation et leurs objectifs qui passent toujours par les guerres et les dictatures.

 

Illustration à Toulon où la députée RN, devient candidate au poste de maire, sur une liste sans étiquette: la gestion d’une commune serait apolitique !

 

« Le ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde » écrivait le poète et dramaturge allemand Bertold Brecht dès 1941. Il avait une autre citation très popularisée : « Celui qui combat peut perdre mais celui qui ne combat pas a déjà perdu ».

 

Bien entendu, ce sont les générations d’aujourd’hui qui trouveront les réponses à ce qui les révolte, d’autres  approuvant où, par l’abstention, laissant faire ceux qui nous gouvernent, à droite et ceux qui, à l’extrême-droite, sont aux portes du pouvoir, aux côtés de Trump et de Poutine deux nationalistes qui veulent agrandir leur territoire par la guerre.

Le premier visant d’annexer et de dominer de grands espaces et des pays entiers, malgré eux, allant jusqu’à kidnapper le chef d’Etat du Venezuela, à priver d’électricité et d’essence Cuba où les E.U disposent toujours d’une base militaire ??

 

On est samedi 28 février, il est bientôt 13 h, j’ouvre la 2 et j’entends que les E-U ont largué des bombes sur l’Iran comme ils nous y préparaient, Trump disant qu’il s’agit « d‘une opération de combat majeure » et que libérer le pays des mollahs c’est bon pour l’avenir !!! De quel droit et pour quels intérêts ? Il a eu l’accord de Nétanhyaou, on s’en doutait, c’est tout le problème. Voilà le Moyen-Orient embrasé et la réplique militaire aussitôt activée de l’Iran. Une guerre de plus !

 

C’est ça l’avenir du monde ?

 

Il est vrai qu’en France, de plus en plus nombreux sont celles et ceux qui ne font pas confiance aux « politiques » de droite et de gauche pour ne pas avoir respecté leurs promesses, non sans raison, ça a commencé il y a longtemps. Une partie essayant le RN qui se dit à l’écoute des couches populaires et des paysans tout en refusant de taxer les ultra-riches, ils défendent leurs fortunes indécentes qui ne manquent pas de leur être reconnaissantes ?! En plus des détournements d’argent public..

 

Ils prennent les immigrés pour des boucs émissaires, responsables des politiques libérales touchant d’abord les plus défavorisés quelles que soient leurs origines et leurs religions. Choix libéraux qui creusent les inégalités financières et sociales. Sans parler des dispositions environnementales nettement insuffisantes, face au réchauffement climatique.

Leur camapgne anti-immigration relève fondamentalement de leur xénophobie :  tout ce qui vient de l’étranger, en particulier noirs et arabes musulmans, empiète sur leur nationalisme très étroit qu’ils confondent avec le patriotisme qu’ils voudraient confisquer.

Que celles et ceux, notamment chez les jeunes, ce qui ne saurait être un reproche, bien au contraire, ne manquez pas de voir et de revoir « le dictateur », véritable chef d’œuvre parmi d’autres, de Charlie Chaplin, son discours de fin est à couper le souffle.

Ce ne sont pas les sujets de préoccupation qui manquent. A commencer par comment créer les conditions d’un barrage de tous les antifascistes, soit un front républicain au second tour après une perspective progressiste, l’affaire des listes de gauche et écologistes au 1er tour à l’élection municipale ? D’où le titre de ce texte.

 

A suivre

 

René Fredon

 

 

 

(1) https://www.gauchemip.org/spip.php?article19319

 

(2) https://www.lhistoire.fr/feuilleton-1936/la-main-tendue-de-thorez

 

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« Un patron-président » Une campagne au service du grand capital!

« Un patron-président » Une campagne au service du grand capital

 

Les grosses caisses de la fanfare du grand patronat français reprennent de plus en plus la rythmique autoritaire trumpiste.

À coup de sondages, de tribunes et d’interventions dans les médias, ils accréditent l’idée d’installer directement les puissances industrielles et financières au cœur de l’État et à l’Élysée pour que « La France soit mieux gérée ».

 

Grossier stratagème. Non pas pour mieux faire France, mais pour la défaire. Non pas pour mieux gérer l’État, mais pour détruire l’État social. Non pas pour la modernisation des services publics mais pour leur privatisation. Non pas pour améliorer la vie des gens, mais pour les enrôler dans l’austère économie de guerre.

Les rodomontades de Trump au sommet de Davos aiguisant la guerre intra-capitaliste, encouragent le grand capital européen dans son exigence d’être débarrassé de toutes entraves à l’amélioration des taux de profits et à l’accumulation. L’Association française des entreprises privées (AFEP) – qui regroupe les 120 entreprises privées les plus importantes du pays – véritable bureau politique du capitalisme français, est à la manœuvre. Ce groupe des « 100 familles » possédantes ne fait plus confiance à M. Macron, à qui ils ne pardonnent pas la dissolution de l’Assemblée nationale le 9 juin 2024. Il cherche désormais à la fois une autre voix et une autre voie pour sécuriser leur domination. Pourtant, l’ancien président du MEDEF, M. Roux de Bézieux, ne cachait pas, en décembre 2024, dans un article de la revue Challenges, que ses comparses avaient été très bien servis. « C’est une période miraculeuse pour les entreprises, se réjouissait-il. On a baissé l’impôt sur les sociétés, supprimé l’ISF, réformé le Code du travail, déployé un plan de compétitivité… Les entreprises n’ont jamais été autant soutenues ».

L’Humanité et d’autres médias ont maintes fois documenté la manière dont les grandes entreprises ont bénéficié depuis 2017 de baisses massives d’impôts, de la suppression partielle de l’Impôt sur les grandes fortunes, de la transformation du CICE en allègement durable de cotisations, d’affaiblissements  du droit du travail et de centaines de milliards d’euros de soutien public. Mais cela ne suffit pas à étancher la soif d’accumulation du capital européen et français.

Comme aux États-Unis, les possédants veulent se protéger par une nouvelle mutation du capitalisme nécessitant une reconfiguration politique des forces conservatrices et réactionnaires, et une division accélérée des forces de gauche. La stigmatisation déchaînée du mouvement réformiste « La France insoumise », repeinte en parti « d’extrême gauche », vise en réalité à faciliter les passerelles entre droite et extrême droite, à en finir avec le « front républicain » pour, au bout du compte, empêcher tout projet de changement.

Le thème central de la bataille idéologique engagée lors des récentes discussions budgétaires avait cet objectif. À partir du gouffre de dettes qu’ils ont contribué à creuser, les forces conservatrices construisent un récit d’un confusionnisme abyssal dans lequel l’État social, la fonction publique et les services publics sont opposés à la « France qui travaille ».

 

S’y ajoute un matraquage idéologique des plus humbles et des dépossédés, les poussant à accepter, comme une évidence, le sort qui leur est réservé, jusqu’à leur demander de se priver de leur capacité d’action politique.

– L’antiparlementarisme, complété d’un épandage industriel de propagande de discrédit de la politique, renforce l’extrémisassions des droites et la normalisation de l’extrême droite compatible avec « les enjeux économiques ».

– Une cohorte d’experts, de journalistes, de cadres de la haute finance en lien avec les journaux économiques – Les Échos, Challenges et l’Opinion, détenus par B. Arnault – défilent en rang serré sur les écrans pour porter la bonne parole pro-business.

 

Qu’est-ce qui justifie, par exemple, que le rédacteur en chef des Échos, journal des milieux d’affaires, D. Seux ait droit chaque matin, depuis des années, à un éditorial économique sur France Inter ?

Des porte-voix, de la galaxie des droites extrémisées, en lien avec les cercles trumpistes, comme l’Institut Thomas More, la Fondation pour l’innovation politique, l’Institut Montaigne, l’Institut Sapiens, l’Ifrap et tant d’autres, présentés comme des « spécialistes », viennent débiter quotidiennement les mêmes thèses gonflées au mépris des classes populaires dans les grands médias.

– Un déluge d’enquêtes d’opinion biaisées valide le dénigrement des forces politiques, de la politique en général, afin d’accréditer la thèse selon laquelle la France serait mieux gérée si elle était dirigée directement par le grand patronat. À l’image des magnats de la Tech, de l’immobilier et du militarisme qui se sont emparés de la Maison Blanche.

 

C’est en ce sens que la très droitière Fondation pour l’Innovation Politique (Fondapol ), associée au Cercle des Entrepreneurs Engagés, fondé par Hervé Novelli, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et figure de la droite libérale favorable à la dérégulation et à la baisse des impôts, ont commandé une enquête sur mesure à l’institut OpinionWay. Celle-ci a fait  la une,  le 1er février dernier, du journal La Tribune, propriété du multimilliardaire Rodolphe Saadé. Cette enquête a été bruyamment reprise par plusieurs médias, dont Le Figaro et Valeurs Actuelles. Et, pour cause. Elle  accrédite l’idée que 58 % de nos compatriotes aspirent à l’élection d’un représentant du grand patronat à la présidence de la République. La conception de cette enquête est un modèle du genre. Des questions de droite appelant des réponses de droite. Ainsi, les sondés n’ont pas à répondre sur leur préférences entre un représentant des possédants et un ouvrier. L’enquête organise l’enfermement dans de faux choix pour obtenir le résultat souhaité par le commanditaire. Ainsi, 69 % des personnes interrogées estiment que les gouvernements ne comprennent pas les entrepreneurs ; 82 % estiment que leur situation se dégrade à cause des impôts, 77 % pensent que la France irait mieux si l’on écoutait davantage les entrepreneurs.

Aucune question évidemment sur la contribution des possédants au bien commun, sur la comparaison entre la rémunération des travailleurs et  la folle  distribution des dividendes. Aucune différenciation entre la petite entreprise sous-traitante, asphyxiée par les taux d’intérêt des emprunts, et la grande multinationale qui l’étouffe. Le travailleur-créateur de richesse est effacé au profit du capitaliste qui ferait soi-disant tourner l’économie.

C’est l’inversion permanente des rôles pour cultiver l’aliénation. On fait croire que le capitaliste donne du travail alors qu’il exploite la force de travail que le salarié est contraint de lui vendre aux conditions de la rentabilité du capital fixe et du capital financier.

– Pour consolider l’ensemble, on a jamais tant vu et tant entendu le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, et le directeur général de la banque publique d’investissement (BPI), Nicolas Dufourq, qui ont –en haut lieu- l’autorisation de sortir de leur rôle pour délivrer la bonne parole, au nom de la réduction de la dette. Leur mission est d’épandre le pâle vernis de la « raison » du savoir, de la bonne gestion; pour faire accepter une super austérité et le démantèlement de tous les conquis sociaux en vue de la prochaine élection présidentielle. Le président de la BPI ne cesse de marteler depuis des semaines sur le ton du sachant le futur programme : « Le coût trop élevé de notre modèle social, l’impératif de la retraite à 65 ans, l’augmentation du reste à charge de l’assurance-maladie, la réduction du nombre de fonctionnaires »…. « L’année 2026 est l’année où l’on doit essayer de peser sur l’opinion pour recentrer l’imaginaire collectif », clame-t-il. Pour solidifier cette propagande, d’autres « sachant » sont mobilisés, à l’image de Patrick Artus, membre du cercle des économistes et conseiller économique d’Ossiam, qui a publié dans Le Monde du 14 février une tribune aux allures d’un manifeste antisocial. Comme ses comparses, il détecte cinq urgences : « L’introduction d’une part de capitalisation dans le système des retraites ; le passage d’une logique de protection de l’emploi à celle d’une protection des personnes et des compétences ; la réforme du système éducatif ; le transfert d’une partie des cotisations sociales vers la TVA ; une réorganisation en profondeur du secteur public ». Tout un programme pour mettre définitivement à bas l’État social construit au fil des luttes sociales et de conquis communistes et de gauche.

 

On est loin ici des discours de « compromis nécessaires », aussi creux que mielleux. Ainsi, ils préparent une campagne électorale présidentielle pour provoquer une nouvelle bascule du capitalisme français. L’économie est placée au-dessus des lois et des droits, car il n’y aurait qu’une seule politique possible. Or, le problème principal est précisément l’économie capitaliste. Non seulement, elle fait entrer le monde dans la crise économique, la crise sociale, la crise écologique accentuée par le militarisme mais elle menace désormais d’anéantir la vie sur terre.

 

À l’opposé de la thèse du  « président patron » les réponses pour l’intérêt humain et environnemental appelle la prise en main par les citoyens et les travailleurs d’un processus communiste de dépassement de ce système, jusqu’à l’abolir, pour porter un nouveau projet de civilisation.

C’est dire l’ampleur de la bataille idéologique et politique à mener et les efforts à déployer pour unir l’immense majorité de celles et de ceux qui n’ont strictement aucun intérêt à élire un « patron-président » et tout à craindre de la nouvelle alliance des sphères du capital et de l’extrême droite. Ce que vit le peuple américain nous sommes d’agir vite.

16 février 2026 ,la lettre de Patrick LE HYARIC 

 

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Le meurtre inqualifiable de Quentin Deranque ,N’occulte pas la stratégie des néo-fascistes..


              

 

Le meurtre inqualifiable de Quentin Deranque ,N’occulte pas la stratégie des néo-fascistes

 

 L’enquête sur la mort d’un jeune militant identaire lyonnais de 23 ans par des agresseurs se réclamant d’un groupuscule de gauche « la jeune garde » donne lieu sur toutes les chaînes, à une à interprétation à sens unique qui non seulement ignore l’existence des objectifs et actes du RN et de l’extrême-droite en général, en fait des procureurs qui se fondent avec la droite et la macronie pour renvoyer sur LFI, ses dirigeants, ses adhérents ses électeurs la responsabilité des auteurs d’un tel acte criminel.

Comme si la menace qui pèse sur notre pays et sur l’Europe en particulier, venait de la gauche fut-elle insoumise et non plus d’une extrême-droite alignée sur Trump et Poutine,   déjà au pouvoir en Hongrie et en Italie et très implantée dans d’autres pays où s’affichent le culte du nazisme et la domination du cercle des ultra-riches.

 

La gauche, dans sa diversité, ne saurait adopter la violence et la terreur propres aux extrêmes-droites telles que nous les avons vues à l’œuvre avant et pendant la seconde guerre mondiale. Les vainqueurs promettaient de construire un monde de paix et de solidarité entre les peuples, l’ONU était créée pour cela.

80 ans après on se retrouve dans une instabilité angoissante et délibérément installée depuis le retour de Trump à la  Maison blanche des E-U (bien mal nommée) ainsi que par les diktats qu’il veut imposer aux peuples en s’appuyant sur les partis d’extrême-droite pour qu’ils prennent le pouvoir dans le plus de pays possible ainsi que dans les départements et les communes.

 

L’argent de quelques milliardaires les aide dans leurs dépenses de campagne et par les chaînes privées imbibées de leur idéologie nationaliste, suprématiste et identitaire.

Cela ne peut pas atténuer les violences meurtrières des sept jeunes personnes se réclamant de « la jeune garde » mis en détention provisoire dont un est assistant d’un député LFI. Ce qui ne fait pas de LFI le commanditaire de cette rixe mortelle sur la voie publique entre deux groupes d’une quinzaine de jeunes militants l’un à l’ultragauche, l’autre d’extrême-droite, à proximité de Sciences-Po Lyon où devait intervenir Rima Hassan franco-palestinienne, députée européenne LFI.

Que faisait la police, interroge l’Humanité ? Elle ne pouvait ignorer la conférence de Rima Hassan à l’intérieur de Sciences-PO qui avait donné son accord, ni ignorer l’intention des groupes  identitaires de perturber la réunion, compte-tenu à Lyon, de leur influence au sein des écoles supérieures et de leur détermination.. Aucune présence policière pour faire respecter l’ordre public et séparer les protagonistes ? Bizarre.

 

Un agent du renseignement confiait à L’Huma  qu’ »il ne fallait pas être grand clerc pour savoir qu’à Lyon capitale des groupuscules d’extrême-droite, il pouvait y avoir du désordre autour d’une conférence de Rima-Hassan…c’est toute l’année qu’ils se tapent régulièrement dessus, sauf que ça a très mal fini. »

C’est ce déni qui s’exprime jusqu’à une partie de la gauche, à la droite, au RN et à tous les groupuscules de l’extrême-droite qui parlent de mettre LFI en dehors de l’arc-républicain : un comble ! Comme si les néo-fascistes assumés, les admirateurs de Le Pen…étaient les gardiens de la République !

Le maire RN de Fréjus, David Rachline, en cours de justice pour affaires très sérieuses de détournements d’argent public et autres marchés truqués, ose réagir à cet événement en portant  « plainte pour injures publiques » à l’égard de Manon Aubry, eurodéputée une fréjussienne qu’il ne voudrait pas voir dans sa ville où elle est venue jeudi soutenir la liste de gauche menée par Christine Romano.

 

La veille à Toulon, Marion Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen et nièce de Marine Le Pen dédicaçait son dernier livre, carrément intitulé « Si tu te sens Le Pen » pour ne pas oublier le nom du tortionnaire négationniste, du fondateur du FN avant que sa fille lui succède pour mieux se détacher de lui et « adoucir » le langage du vieux baroudeur qui l’avait formée et qui, après trois tentatives à la présidentielle s’est trouvée battue mais en progression menaçante.

 

Elle risque fort de ne pas pouvoir être éligibe pour détournements de fonds publics du parlement européen, du temps de son père puis de sa présidence : jugement en juillet.

La permanence de la liste de gauche conduite par Magali Brunel a été tagguée ces derniers jours, l’individu cagoulé a été pris en train de vandaliser le local. Une plainte a été déposée.

 

Le RN se met dans le courant pour rejouer leur hystérique « Tête haute et mains propres ». Ce n’est vraiment pas le moment avec ce qu’ils traînent de casseroles. Ils veulent sauver  la droite en l’aspirant dès les municipales.

Voilà que Méloni s’en mêle en déclarant que c’est « l’extrémisme de gauche qui crée un climat de haine idéologique qui se répand dans l”Europe entière…. » Encore une descendante de Mussolini qui vient de se faire remonter les bretelles par Macron qui aime mettre les deux extrêmes dans le même sac. Il lui a dit, agacé, “Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres“ Et pan sur les doigts !

Ce n’est pas faux mais il gouverne à droite et ça ne marche pas. Ancien directeur d’une grande banque d’affaires, il nous laisse croire qu’il ne faut surtout pas nous en prendre au capitalisme dont la finalité égoïste ne cesse d’accroître les profits d’une minorité qui fait la pluie et le beau temps et creuse les inégalités en culpabilisant les plus pauvres.

 

Ce n’est pas dans la haine qu’il est nécessaire d’en débattre mais dans la sérénité, la libre expression et la bonne foi.

 

René Fredon

Actualités

Détruisez les bombes, pas l’humanité

 

 

 

 

                                                            Détruisez les bombes, pas l’humanité!

Cela ressemble à la banalisation du risque d’anéantissement de notre humanité.

La semaine dernière le plus haut rempart contre la prolifération des armes nucléaires est tombé : New Start, le dernier traité de désarmement nucléaire liant les États-Unis et la Russie a expiré, jeudi 5 février, sans qu’un nouveau cadre de contrôle de ces engins de mort n’ait été mis en place. La bombe atomique reste la plus terrifiante des armes. Son pouvoir de destruction et ses capacités à infliger pour longtemps d’indicibles souffrances humaines sont sans égal.

Avec la fin du « nouveau traité de réduction des armes stratégiques », » nous parlons  bien de la possibilité d’extinction de la vie sur Terre. Cet important texte fixait une limite maximale de 700 lanceurs nucléaires et de 1500 ogives nucléaires stratégiques pour chacun des pays signataires qui détiennent 80 % des ogives nucléaires mondiales. Bien plus qu’il n’en faut pour détruire la planète plusieurs fois en une demi-heure.

Sans initiative nouvelle, rapide, les restrictions à la limitation de la prolifération de ces armes, qui peuvent frapper les centres politiques, militaires et industriels des présupposés adversaires, s’affaibliront jusqu’à s’éteindre.

L’action populaire pour la paix et le désarmement doit donc reprendre, -comme y appelle le mouvement pour la paix  – afin obtenir un nouveau cadre juridique international et empêcher une nouvelle et mortifère course à la fabrication d’armements nucléaires.

Un nouveau traité permettrait la mise en place de mécanismes de vérification, d’échanges de données et de renouer avec une certaine confiance entre pays nucléaires. La fin de la transparence est la porte ouverte à toutes les crises, à tous les risques, à tous les accidents, aggravés par l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies, ajoutant à la complexité et à l’imprévisibilité des dynamiques d’escalade, à l’opposé des canaux diplomatiques humains.

Un puissant sursaut international face à l’amplification des dangers mondiaux doit donc prendre rapidement forme.

Cette urgence frappe aux portes de notre conscience collective et de notre humanité commune à l’heure où le nombre de bombes atomiques augmente ; que des systèmes de lancement aux États-Unis, en Chine, en Russie se modernisent; que les États-Unis déploient un nouveau mécanisme de défense anti-missile jusqu’à pousser la possibilité de guerres dans l’espace, engendrant une nouvelle course à l’armement spatial.

À l’heure où les prédateurs de la Tech sont de plus impliqués dans les industries et les systèmes de défense, que le nucléaire est de plus banalisé, que le droit international est bafoué, il nous faut comprendre que le basculement d’époque nous rapproche de l’apocalypse.

Ces derniers mois ont été marqués par une série d’événements inédits et préoccupants : frappes américaines sur les sites iraniens en juin, présentation à Pékin du nouveau missile balistique Chinois baptisé DF-61, annonce en octobre dernier par le président Poutine d’un test du missile de croisière à propulsion nucléaire dénommé Bourevestnick, puis expérimentation le 8 janvier dernier du nouveau missile Orechnick lancé sur l’Ukraine en même temps que de nouvelles déclarations du président Trump sur la reprise d’essais nucléaires et démonstration de la Corée du Nord avec un missile balistique.

Le directeur de l’Arms Control Association à Washington, M. Daryl Kimbal a alerté sur les dangers dans le  journal anglais The Guardian : « De nombreux responsables du secteur des armes nucléaires souhaitent renforcer rapidement les forces américaines afin de contrer le renforcement stratégique de la Chine. »

Les forces armées françaises se vantaient le 13 novembre dernier des capacités de leur nouveau missile – Air Sol Moyenne portée amélioré, rénové – (ASMPA-R) qui peut être embarqué sur des avions Rafale des forces aériennes stratégiques.

Cet entassement de bombes nucléaires, au nom de la dissuasion, accroît l’insécurité liée à ce que certains qualifient déjà de « nouvel ordre nucléaire », bien différent de celui qui prévalait depuis la fin de la guerre froide. Il se dit même que la guerre déclenchée par le pouvoir russe contre l’Ukraine se déroule en « ambiance nucléaire », s’éloignant du concept de dissuasion qui, du reste, n’a empêché aucun conflit, aucune guerre.

Le nouveau climat qui pèse sur la planète conduit de nouveaux pays – non-nucléaires militaires – de premier plan à revendiquer la possibilité d’acquérir la bombe atomique.

Ce qui est baptisé « ouverture d’un dialogue stratégique » sur la dissuasion nucléaire entre l’Allemagne et la France est la manifestation de ce dangereux changement d’époque. L’actualisation de la doctrine nucléaire française dans le sens d’une « européanisation » est la traduction de ce projet. Il pose de lourdes questions.

Envisager de transférer ou de faire stationner des armes nucléaires françaises dans un autre pays revient à contrevenir au Traité de Non-Prolifération (TNP). Doit-on accepter que La France aussi bafoue les traités internationaux ? Pour nous, c’est non !

Comment combattre le transfert d’armes nucléaires vers la Biélorussie si notre pays s’engage à transférer des armes similaires vers l’Allemagne et vers la Pologne ? C’est la porte ouverte à toutes les proliférations.

Ajoutons qu’en juillet 2025, le président de la République a signé avec le Premier ministre de la Grande-Bretagne, une déclaration (de Northwood) officialisant la mise en place d’une « coordination des moyens de dissuasion des deux puissances nucléaires membres du Conseil de sécurité de l’ONU.. » aussi bien au plan politique qu’opérationnel. Voilà qui ajoute encore aux redoutables défis en cours. En effet, la Grande-Bretagne a déjà des accords de coopération militaire et nucléaire bilatéraux très contraints avec les États-Unis.

Personne ne peut donc sérieusement faire valoir l’indépendance de cette coordination franco-britannique dans un contexte où les velléités de Trump sur le Groenland, le Canada et l’Union européenne, comme sa tentative de façonner un nouveau droit international du plus fort ne sont plus un mystère.

Les enjeux si graves posés par la dissuasion nucléaire française, à l’heure où l’on parle de plus en plus de « troisième âge nucléaire » sur fond de polycrises du capitalisme, ne peuvent pas être abordés en dehors du Parlement et du débat citoyen. Le peuple doit être saisi sur la possibilité pour notre pays de signer le Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN).

Les armes de destruction massive et les modifications climatiques portent les vénéneux germes de l’anéantissement de la vie sur Terre. On ne peut laisser faire ! L’horloge de l’apocalypse indique 85 secondes avant minuit depuis la non-reconduction du traité New Start. Nous appelons au sursaut.

La paix, c’est le bien commun des peuples. Ce combat pour la paix et le désarmement nucléaire peut redevenir le lien vivant, créatif, fraternel, intergénérationnel et international d’une nouvelle chaîne humaine à l’échelle planétaire.

Ce sont les bombes qu’il faut détruire, pas l’humanité.

9 février 2026. La lettre de Patrick LE HYARIC