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Le bourbier iranien des États-Unis    et l’échec de la mémoire stratégique

Le bourbier iranien des États-Unis et l’échec de la mémoire stratégique

                                      Par Léon Hadar,  publié le 24 Mars 2026 par Vendémiaire in Etats-Unis, Moyen Orient-Asie Mineure

 

Il y a une frustration particulière à jouer les Cassandre à Washington.

Vous passez trois décennies à écrire des livres intitulés « Quagmire» et « Sandstorm » , vous avertissez dans magazine après magazine, tribune après tribune, que l’implication compulsive de l’Amérique dans la politique du Moyen-Orient produirait un jour une catastrophe qu’elle aurait elle-même engendrée — et puis vous assistez, en temps réel, au déroulement de l’opération Epic Fury, exactement comme annoncé.

Les bombes s’abattent sur Téhéran. Des soldats américains meurent au Koweït et en Arabie saoudite. Le détroit d’Ormuz est bloqué. Les marchés pétroliers s’effondrent. Et l’establishment de la politique étrangère qui a entraîné les États-Unis dans cette guerre s’affaire déjà à rédiger les arguments qui expliqueront pourquoi ils n’y sont pour rien.

« Les paradigmes de politique étrangère ont la vie dure », écrivais-je dans la préface de « Quagmire »  en 1992. J’ignorais alors qu’ils étaient immortels.

Soyons clairs sur ce qui s’est passé. Les États-Unis et Israël, estimant que la position affaiblie de l’Iran après des années de sanctions, la guerre de 12 jours de 2025 et l’effondrement de ses alliés régionaux offraient une opportunité stratégique, ont lancé près de 900 frappes au cours des 12 premières heures de ce qu’ils ont baptisé Opération Epic Fury, le 28 février 2026.

Les justifications avancées changeaient presque quotidiennement. Les responsables de l’administration Trump ont fourni des explications contradictoires, allant de la nécessité d’éviter une menace iranienne imminente à la prévention des représailles après une attaque israélienne attendue, en passant par la destruction des capacités de missiles, la prévention du développement de l’arme nucléaire, la sécurisation des ressources naturelles de l’Iran et la réalisation d’un changement de régime.

Lorsqu’un gouvernement ne parvient pas à s’entendre sur un casus belli unique, c’est généralement parce qu’aucun d’eux n’est pleinement honnête. Ce qui est honnête, c’est le prix déjà payé.

Une seule frappe de drone iranienne contre une base au Koweït a coûté la vie à six militaires américains. Des soldats américains ont également été tués en Arabie saoudite, et six aviateurs ont péri dans le crash d’un avion ravitailleur KC-135 dans l’ouest de l’Irak – une attrition lente et ingrate qui accompagne inévitablement le déploiement de forces dans une région qui ne les souhaite pas.

La guerre a perturbé les transports et le commerce internationaux, interrompu le trafic aérien au Moyen-Orient et contraint les navires à dévier leurs routes pour éviter le détroit d’Ormuz et la mer Rouge. Avec plus de 3 000 navires immobilisés, le golfe Persique est devenu un immense parking pour les bateaux attendant une solution à l’arrêt quasi total du trafic dans le détroit.

Voilà la facture qui arrive quand la stratégie américaine est externalisée à Jérusalem.

Je n’emploie pas cette expression à la légère. Le ministre omanais des Affaires étrangères et principal médiateur, Badr bin Hamad Al Busaidi, a déclaré après le début des hostilités que les négociations nucléaires progressaient et que la guerre américano-israélienne contre l’Iran n’était qu’une tentative de réorganiser le Moyen-Orient en faveur d’Israël.

Cette évaluation a été renforcée par des informations selon lesquelles des diplomates du Golfe ont affirmé que les intermédiaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner agissaient dans l’intérêt d’Israël pour faire pression sur les États-Unis afin de provoquer une confrontation militaire.

Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Netanyahu, apparemment « de plus en plus inquiet » quant à la réussite des négociations, a rencontré Trump pour faire pression en faveur d’une action militaire, au moment même où la diplomatie montrait des signes de reprise.

Le schéma est familier. C’est le même scénario qui a précédé l’invasion de l’Irak en 2003 : une voie diplomatique délibérément sabotée par ceux qui voulaient la guerre, et une administration américaine trop engagée idéologiquement, ou trop désorientée stratégiquement, pour résister.

L’ironie est presque insoutenable. Cette administration est arrivée au pouvoir en partie grâce à une promesse de modération — la promesse de faire passer les intérêts américains avant tout, de mettre fin à l’ère de la construction nationale et des guerres sans fin.

Et pourtant, nous voici face au plus important déploiement militaire américain au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak, avec deux groupes aéronavals, des bombardiers furtifs B-2 et environ les deux tiers de la flotte AWACS de l’armée de l’air déployés dans le cadre de l’opération Epic Fury. Ces ressources sont mises à rude épreuve, ce qui affaiblira considérablement la capacité opérationnelle américaine sur tous les autres théâtres d’opérations mondiaux, y compris dans le Pacifique, où se joue la véritable compétition stratégique de ce siècle.

C’est là la blessure stratégique la plus profonde infligée ici, et elle est auto-infligée. La Chine a condamné la guerre. La Russie s’est abstenue de défendre l’Iran à l’ONU. Mais Pékin observe avec un vif intérêt la consommation des forces militaires américaines dans le Golfe persique, l’effondrement de sa crédibilité politique dans le monde musulman et les bouleversements des marchés de l’énergie qui affectent bien plus les alliés des États-Unis que la Chine, laquelle achète du pétrole iranien de toute façon.

Le président chinois Xi Jinping n’a pas eu besoin de tirer un seul coup de feu pour tirer une valeur stratégique énorme de l’opération Epic Fury.

L’establishment de la politique étrangère à Washington, bien sûr, ne sera pas d’accord. Il soutiendra que le programme nucléaire iranien devait être détruit, que la fenêtre d’opportunité était étroite et que la faiblesse invite à l’agression. Tous ces arguments méritent une réponse.

Le programme nucléaire iranien, comme l’a reconnu l’AIEA elle-même, ne présentait aucune preuve d’un programme d’armement nucléaire structuré au moment des largages de bombes – même si les niveaux d’enrichissement étaient préoccupants et la transparence insuffisante. Plus important encore, l’argument selon lequel une solution militaire au problème nucléaire serait viable ignore trente ans d’expérience : les bombes ne modifient pas le comportement d’un régime.

La situation évolue grâce à des compromis politiques, des incitations économiques et le travail de longue haleine de la diplomatie. L’Iran est peut-être militairement affaibli aujourd’hui. Mais ce qui nous attend ensuite – la succession du Guide suprême Ali Khamenei, la reconstitution du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), la colère populaire désormais mêlée à la fureur nationaliste – représente un problème bien plus complexe que celui que nous pensions résoudre.

C’est là l’essence même de ce que j’ai appelé, dans « Tempête de sable » , « le désengagement destructeur » — le pire des scénarios, où l’Amérique est trop impliquée pour ignorer la région, mais trop impulsive et idéologiquement confuse pour la gérer avec sagesse.

Une véritable stratégie de désengagement constructif aurait été différente : renforcer les canaux diplomatiques à Oman, faire pression sur Israël pour qu’il accepte des contraintes en échange de garanties de sécurité, travailler avec les partenaires européens à un cadre nucléaire crédible et reconnaître que le régime iranien – aussi répressif soit-il – était plus dissuasif que menaçant pour l’existence même de l’Iran.

Au lieu de cela, l’administration a laissé les angoisses israéliennes, les ambitions néoconservatrices et l’instinct du président pour la confrontation théâtrale faire s’effondrer un processus diplomatique qui, selon le médiateur principal d’Oman, progressait en réalité.

Le 20 mars, Trump a laissé entendre qu’il envisageait une sortie de crise, écrivant que les États-Unis étaient «sur le point d’atteindre leurs objectifs» et qu’il envisageait de « réduire progressivement » leurs efforts militaires. On espère que cette décision est sincère et non une simple pause avant une nouvelle escalade. Mais une « réduction progressive » ne constitue pas une stratégie.

Le détroit d’Ormuz demeure un point de passage contesté. L’identité du successeur de l’Iran reste inconnue. Les milices irakiennes et libanaises observent attentivement ses prochains mouvements. L’équilibre régional, déjà instable, a été davantage déstabilisé par l’assassinat de Khamenei et le flou d’une guerre sur plusieurs fronts que personne ne maîtrise pleinement.

J’écris sur l’enlisement des États-Unis au Moyen-Orient depuis 1992. Je regrette profondément de m’être trompé. Les tombes des soldats américains et les visages des civils iraniens ensevelis sous les décombres ne donnent pas raison à ceux qui, pendant des décennies, ont prédit que ce moment arriverait.

                                                                        Ils sont simplement le prix d’une culture politique qui refuse d’apprendre de ses erreurs.

Les paradigmes de la politique étrangère ont la vie dure. Mais s’il reste quelque chose de la sagesse stratégique américaine, la leçon de l’opération Epic Fury doit être retenue avant que la prochaine crise ne soit orchestrée : le Moyen-Orient ne récompense pas les croisés.

Cela n’a jamais été le cas. Et aucune puissance aérienne ne saurait remplacer un engagement patient, guidé par les intérêts de la nation et d’une grande rigueur diplomatique, engagement que Washington a toujours refusé d’entreprendre. La tempête de sable persiste. Nous l’avons nous-mêmes provoquée.

 

Cet article a été initialement publié sur Global Zeitgeist de Leon Hadar et est republié avec son aimable autorisation. Abonnez-vous  ici.

 

 

Actualités, Var - La Seyne sur MER

Municipales : les vainqueurs ont gagné !

 

Municipales : les vainqueurs ont gagné !

 

Une heure à peine après la fermeture des bureaux de votes des grandes villes, les leaders de la plupart des partis de gauche, du centre, de droite et au-delà se sont vite dépêchés.es d’occuper les plateaux de télé pour nous dire leur satisfaction des résultats du 2è tour plus positifs que prévus.

 

Ce n’était pas l’euphorie pour tout le monde mais le soulagement de conserver «sa» mairie ou de la conquérir, là où les pronostics n’étaient pas évidents.

 

Paris, Marseille et Lyon, nos trois plus grandes villes, conservent leur majorité de gauche

 

A Marseille, 2è ville de France, nos voisins, le printemps marseillais et son leader Benoit Payan ont nettement battu Franck Allisio, proche de Bardella. A Nîmes, c’est le communiste Vincent Bouget à la tête d’une liste de gauche qui bat le maire sortant et le candidat RN.

A Nice, E. Ciotti, nouveau maire parrainé par le RN a appelé les électeurs LR à le suivre…

 

La ville de Toulon était une prise particulièrement convoité par le RN, sa candidate, la députée L. Lavalette, porte-parole du groupe à l’assemblée nationale, était arrivée en tête au 1er tour avec 42,05%. Elle a été nettement battue au second tour par la maire sortante Josée Massi, droite sans étiquette avec 29,54%, qui a bénéficié du désistement ou du retrait des quatre autres listes. Il n’y avait que 58% de votants et pas de fusion de listes.

 

A La Seyne, le RN Dorian Munoz, jeune apparatchik de 34 ans, assistant parlementaire, devient maire de cette ville ouvrière symbole, longtemps dirigée par un maire communiste issu de la Résistance jusqu’aux années 1980 où la désindustrialisation a fait des ravages. Des municipalités de droite prendront le pouvoir local, jusqu’au retour d’une gauche de plus en plus fragile.

 

Les divisions originelles de la droite seynoise sortante au pouvoir en 2020 se sont avérées inconciliables. Celles des gauches refusant l’union dès le 1er tour ont sabordé une occasion de rassembler à gauche Seynoises et Seynois pour construire une majorité  progressiste et écologiste gagnante. Les divisions ne mobilisent pas. Le pire est arrivé.

 

A Six-Fours le député RN Boccaletti a détrôné de justesse le maire LR Vialatte. Il serait un enfant de chœur. L.Lavalette était venue le soutenir à Six-Fours trois jours avant, en termes chaleureux : «vous avez là un candidat extraordinaire, infatigable, une machine de guerre, un militant acharné… ». Sa biographie mérite quelques précisions.

 

A Draguignan le député RN, P.Schreck, a été mis en échec par le maire sortant R.Strambio obtenant 50,64%. L’avocat député et dépité, parle de déposer un recours, «ils ont lâché les chiens» avance-t-il. Tiens, tiens…à suivre. Le champagne sera pour plus tard.

 

De toute manière, même si le RN n’a pas réussi tout ce qu’il comptait gagner, on ne peut contester son avancée générale notamment dans le Nord-Pas-de-Calais et dans le sud-méditerranéen qui va se traduire en nombre de maires, de conseillers municipaux et communautaires. Et inversement pour les partis de gauche, LFI comprise, il y en aura moins. Mais il y a aussi  des reconquêtes en faveur des partis traditionnels dont leur

Raisons d’être c’est de répondre aux besoins urgents de leurs concitoyens que l’extrême-droite ignore : les logements sociaux, les services publics, l’action populaire à travers les associations et les syndicats.

 

Ce qui ne peut s’obtenir que par les luttes et par la conscience de ce qui, par exemple, prend des proportions insoutenables au Moyen-Orient depuis près d’un mois : la guerre américaine irresponsable qui s’étend, sans mandat de personne, pour massacrer les peuples d’Iran, du Liban en plus de Gaza et des Etats concernés par les conséquences économiques énormes qui nous affectent déjà.

 

Ce qui met les Français.es les plus modestes et les collectivités locales à rude épreuve. Tandis que la guerre russe en Ukraine s’éternise.

 

Nous ne disons pas que ce sont les maires de France qui sont en charge de la paix aux quatre coins du monde mais il ne leur est pas interdit de savoir qu’un chef d’Etat américain puisse par sa force militaire, enlever ou assassiner d’autres chefs d’Etat et décider d’annexer des territoires selon ses propres intérêts, au mépris du droit international ?

 

Or nous savons que les maires d’extrême-droite soutiennent les intentions et les actes de Trump, ils en parlent très rarement. Ils ne sont nullement apolitiques et font beaucoup de bruit à propos des immigrés qu’ils veulent expulser, « la France aux Français » en dit assez long. Ils sont en osmose avec leur mentor qu’ils ont été félicités.

 

Une autre page se tourne, on connaît la prochaine élection, la plus décisive. Aux plus jeunes  de relever les défis alors que le capitalisme n’a plus de souffle.

 

Protégeons la planète et osons le pluralisme, le partage, la justice sociale et les solidarités

 

 

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

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Municipales 2026 : le PCF fait front contre le Rassemblement national et célèbre sa victoire à Nîmes…

L’HUMANITÉ: Municipales 2026, le PCF fait front contre le RN…

Récit Municipales 2026 : le PCF fait front contre le Rassemblement national et célèbre sa victoire à Nîmes…

Hors des métropoles, les têtes de liste PCF ont souvent affronté des candidats d’extrême droite au second tour. Principal succès : Nîmes, avec Vincent Bouget. En banlieue, les communistes conservent, entre autres, Villejuif et Vitry-sur-Seine.

Forte de ses 150 000 habitants, Nîmes devient la première ville communiste de France et deuxième ville communiste d’Europe derrière Graz en Autriche. © Gabriel BOUYS / AFP

La géographie communiste change, à l’issue de ce second tour des élections municipales. Forte de ses 150 000 habitants, Nîmes devient la première ville communiste de France, devant Montreuil, et deuxième ville communiste d’Europe derrière Graz en Autriche.

À la tête d’une liste d’union de la gauche, Vincent Bouget (PCF) l’emporte dans le chef-lieu du Gard devant le député européen RN et ex-maire de Beaucaire Julien Sanchez. Leurs scores respectifs étaient, selon les estimations Ifop dont nous disposons à l’heure où nous écrivons ces lignes, de 40,6 % et 38 %. La liste du maire sortant de droite Jean-Paul Fournier flanche à 21,4 %. Cette victoire est d’abord le fruit d’une plus forte participation avec une hausse de 6 à 7 points par rapport au premier tour.

Des premiers tours déjà remportés face au RN

Hors des grandes métropoles, le PCF affrontait le Rassemblement national (RN) ou d’autres formations d’extrême droite dans plusieurs villes. En Isère, avec 58,62 %, Amandine Demore est reconduite, face au candidat RN Enzo Billon (27,3 %). À Aubagne, le candidat soutenu par les communistes, Jean-Pierre Squillari, arrache la victoire avec 36,28% des voix, l’emportant face au RN (33,71 %), et à la droite sortante (30,01 %). Gaby Charroux, maire de Martigues, est réélu avec 44,14 % des voix face au candidat d’extrême droite Emmanuel Fouquart (35,05 %). Edith Pugnet est reconduite, dans les Pyrénnées Orientales, à la tête de Cabestany.

PCF : 250 maires élus au 1ᵉʳ tour et personne n’en parle….

Des premiers tours avaient déjà été remportés face à l’extrême droite comme à Saint-Amand-les-Eaux (Fabien Roussel, 51,06 % contre 22,85 % pour Éric Castellain) ou à Méricourt (Fabrice Planque, 57,15 %, contre 42,85 % pour Laurent Dassonville), à Avion (Jean Létoquart, 66,99 %, contre 25,77 % pour Joël Bernard).

Tous les combats contre l’extrême droite n’ont pas été gagnés. À Vierzon, un candidat proche de Reconquête succédera à Corinne Ollivier, maire communiste qui ne se représentait pas. Yannick Le Roux s’impose dans cette ville du Cher avec 46,86 %, contre Maryvonne Roux (39,36 %), à la tête d’une liste d’union de la gauche. À Lillers, Raphaël Eraldi bat la communiste Carole Dubois de 161 voix dans le Pas-de-Calais.

À Montargis (Loiret), malgré l’union réalisée au second tour, le communiste Bruno Nottin reste derrière l’extrême droite de seulement 59 voix : Côme Dunis obtient 33,89 % des voix (29,47 % au premier tour), contre 32,28 % pour l’union de la gauche (18,08 % au premier tour ; une autre liste de gauche avait fait 15,38 %). LR, qui dirigeait jusqu’alors la mairie, fait 31,56 % des voix.

Le PCF reconduit à Ivry, Villejuif, Sevran

Le PCF s’était fixé des ambitions, grâce aux listes d’union de la gauche qu’il conduisait. Mais à Arles, Nicolas Koukas trébuche et ne parvient pas à battre le maire sortant Patrick De Carolis. La France insoumise n’avait pas appelé à voter pour l’union, bien qu’elle ne pouvait pas se maintenir au second tour. Au Havre, Jean-Paul Lecoq trébuche face au maire et ancien premier ministre Édouard Philippe.

Le député communiste progresse de 2 700 voix entre les deux tours, passant de 33,25 % au premier tour à 43,76 % ce dimanche. Édouard Philippe passe, lui, de 43,76 % à 47,64 % voix (+ 2 684 voix). Le RN, avec seulement 11,08 % des suffrages, perd 2 117 voix et 4 points sur le premier tour.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, les résultats dans les agglomérations n’étaient pas encore tous connus. À Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, fort de son bon résultat au premier tour, a été reconduit avec 53,17% des voix. Villejuif devait conserver son maire, Pierre Garzon (autour de 46 % des voix). Azzédine Taïbi, étiqueté PCF, est reconduit à Stains, avec 52,8 % des suffrages. À Nanterre, Raphaël Adam l’emporte, tout comme Sonia Figuères à Malakoff. À Sevran, Stéphane Blanchet, présenté par le PCF, est réélu avec 48,7% des voix. Olivier Sarrabeyrouse, maire de Noisy-le-Sec, est reconduit avec 46,75 % des voix. Fatah Aggoune obtient 49,33 % des suffrages à Gentilly (Val-de-Marne).

Dans des duels face à LFI, les communistes perdent de 25 voix à Vénissieux et l’emportent avec 46 % des voix à Vitry-sur-Seine. À Corbeilles-Essonnes, l’apparenté communiste Bruno Piriou, maire sortant, a été battu par Samira Kefti (divers-droite).

2ᵉ tour des municipales 2026 : ce qu’il faut retenir à gauche

Le PCF à la tête de 2,5 millions d’habitants avant ce scrutin

Au premier tour, le PCF avait conservé Fontenay-sous-Bois, avec Jean-Philippe Gautrais (55,5 %), Grigny, avec Philippe Rio (65,8 %), élu meilleur maire du monde en 2021 par la City Mayor Foundation. Autres succès : David Queiros (51,07 %) à Saint-Martin-d’Hères (Isère), Charlotte Blandiot-Faride (60,85 %) à Mitry-Mory, Stéphanie Daumin (58,34 %) à Chevilly-Larue, Denis Öztorun (63,03 %) à Bonneuil, Mathieu Gallois à Saran (50,07 %), Laurent Belsola à Port-de-Bouc (70,48 %)…

Des passages de témoins se sont bien passés. Hélène Cillières, qui remplace avec succès (62,41 %) Marie-Hélène Amiable à Bagneux (Hauts-de-Seine), Virginie De Carvalho (63,9 %) ; qui remplace François Assensi à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Au total, 250 villes avaient été remportées dès le premier tour, faisait valoir le PCF la semaine dernière.

Cela n’a pas empêché des pertes au premier tour, comme à Fleury-Mérogis, Villerupt, Rive-de-Gier (Loire). À Harfleur (Seine-Maritime), l’extrême droite a ravi la mairie de 10 voix. Au second tour, Champs-sur-Marne passe à droite, Maud Tallet, s’inclinant, avec 40,33% des voix face au candidat de droite Michel Colas (41,14 %), à la faveur du maintien de la liste insoumise (18,52%).

Avant ce scrutin, le PCF était à la tête de près de 700 communes administrant 2,5 millions d’habitants. Avec ses 7 000 conseillers municipaux, il disposait du troisième réseau d’élus derrière « Les Républicains » et le Parti socialiste. Une position qu’il devrait conserver au lendemain de ce second tour.

Publié le 22 mars 2026.   Mis à jour le 22 mars 2026 à 23:40

Gaël De Santis

L’HUMANITÉ aux côtés de celles et ceux qui luttent !

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  • En donnant des clés de compréhension et des outils aux salarié.es pour se défendre contre les politiques ultralibérales qui dégradent leur qualité de vie.

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Invasion terrestre, blocus, passage en force du détroit d’Ormuz…

L’HUMANITÉ: Invasion terrestre, passage en force du détroit d’Ormuz…


Invasion terrestre, blocus, passage en force du détroit d’Ormuz… Donald Trump veut mettre un terme à la guerre en Iran selon ses conditions

Le président des États-Unis est prêt à l’escalade militaire avec l’Iran malgré les risques sécuritaires et économiques mondiaux. Le site Axios indique le milliardaire pourrait envisager une opération contre l’île stratégique de Kharg. Une fuite en avant inquiétante.

Quatre sources proches du dossier expliquent que Donald Trump « ne peut pas mettre fin à la guerre, du moins selon ses propres conditions, tant qu’il n’aura pas brisé l’emprise de l’Iran sur le trafic maritime dans le détroit » alors les prix mondiaux de l’énergie ne cessent d’augmenter.
© Aaron Schwartz – Pool via CNP/ZUMA-REA

Donald Trump s’entête dans sa guerre au Moyen-Orient. Lancé dans un engrenage avec le bombardement mercredi 18 mars, du gisement gazier offshore de South Pars, partagé entre Téhéran et le Qatar, le président des États-Unis et le premier ministre israélien laissent planer le doute sur une possible invasion terrestre. Le milliardaire républicain et son administration envisageraient d’occuper ou de bloquer l’île de Kharg, en Iran, afin de faire pression sur ce pays pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz.

Le site d’information Axios révèle cette hypothèse, ce vendredi. Quatre sources proches du dossier expliquent que Donald Trump « ne peut pas mettre fin à la guerre, du moins selon ses propres conditions, tant qu’il n’aura pas brisé l’emprise de l’Iran sur le trafic maritime dans le détroit » alors les prix mondiaux de l’énergie ne cessent d’augmenter. Pour un haut responsable de l’administration à Axios, « S’il doit s’emparer de l’île de Kharg pour y parvenir, cela se fera. S’il décide de mener une invasion côtière, cela se fera. Mais cette décision n’a pas encore été prise ».

Ciblé l’île de Kharg

De nombreux militaires restent sceptiques sur une telle opération. À environ 25 kilomètres au large des côtes iraniennes et une cinquantaine de la ville de Bouchehr, l’île est lieu stratégique pour Téhéran car elle constitue son principal terminal pétrolier avec de grands réservoirs et des installations portuaires reliés aux champs pétroliers du sud-ouest du pays. 90 % des barils de bruts iraniens transitent par Kharg pour être exportés majoritairement en direction de la Chine.

Une telle opération ne serait pas lancée immédiatement et nécessiterait davantage de troupes. L’arrivée de deux groupes d’assaut amphibies, et celle, très probable, au Koweït, d’au moins une brigade d’assaut aérien de l’US Army indique que le scénario est clairement envisagé. « Il nous faut environ un mois pour affaiblir davantage les Iraniens par des frappes, prendre l’île et s’en servir pour les négociations », a déclaré une source proche de la Maison Blanche.

Guerre au Moyen-Orient : « Les belligérants ne ciblent plus seulement une armée mais aussi les écosystèmes dans une logique de dissuasion »

Le général Olivier Kempf pointe les risques d’un tel choix : « les côtes iraniennes, montagneuses, permettent de se cacher facilement. L’armée peut lancer des drones aérien et naval, des micro-vedettes extrêmement rapides, des mini-sous-marins, des missiles antinavires. Téhéran a disséminé des capacités de tir à travers un territoire qui est immense et ils disposent encore des stocks de missiles et de dizaines de milliers de drones qui leur permettent de tenir dans la durée. Le régime iranien joue sa survie, s’est préparé à cette guerre ».

Le contre-amiral à la retraite Mark Montgomery interrogé par Axios, se pose la question de la pertinence d’une telle opération. cette mission pourrait « exposer les troupes américaines à un niveau de risque inutile compte tenu des avantages incertains. Si nous saisissons l’île de Kharg, ils fermeront le robinet de l’autre côté. Ce n’est pas comme si nous contrôlions leur production pétrolière », note-t-il. Trois sources ont également précisé qu’une autre option pourrait consister à imposer un blocus naval et à empêcher les pétroliers d’atteindre l’île. Les juristes du Pentagone auraient même été « consultés pour donner leur avis sur la légalité de telles mesures potentielles », explique Axios.

Trump s’en prend à l’Otan

Trois semaines après le début de l’offensive illégale d’Israël et des États-Unis en Iran, Donald Trump semble prêt à tout pour débloquer le détroit d’Ormuz. Le dirigeant s’en est pris une nouvelle fois aux membres de l’Alliance atlantique qui refusent de rejoindre sa coalition. Le milliardaire a critiqué les membres de l’Otan pour ne pas avoir proposé de navires de guerre afin d’aider à patrouiller cette voie navigable stratégique. Dans un nouveau message publié, vendredi, sur les réseaux sociaux, il a déclaré : « Sans les États-Unis, l’OTAN N’EST QU’UN TIGRE DE PAPIER ! (…) ils se plaignent des prix élevés du pétrole qu’ils sont contraints de payer, mais ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d’Ormuz, une simple manœuvre militaire qui est la seule raison de ces prix élevés. C’est si facile pour eux, avec si peu de risques. LÂCHES, et nous nous en SOUVIENDRONS ! ».

Echec de sa stratégie militaire, démission de son responsable du contre-terrorisme, blocage du détroit d’Ormuz… Donald Trump s’enlise dans sa guerre contre l’Iran

Lors du sommet européen qui a débuté jeudi 19 mars, le président Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un « cadre onusien » pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz une fois que les armes se seront tues, estimant que cela « pourrait aider ».

Devant cette escalade majeure et le risque sécuritaire mondial, la diplomatie française a démontré encore ses limites. Plutôt que de condamner l’engrenage et la guerre illégale menée par Washington et Tel-Aviv en Iran et au Liban, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a appelé « le régime iranien doit se résoudre à des concessions majeures et à un changement radical de posture permettant (…) la coexistence pacifique de l’Iran avec son environnement régional ».

Lors d’un échange téléphonique, entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi et Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron, Pékin a interpellé la France pour « travailler ensemble » à une résolution du conflit. « Malgré les difficultés, la voie juste pour sortir de la crise reste le dialogue et la négociation. », a affirmé Wang Yi.

Publié le 20 mars 2026     Vadim Kamenka par L’Humanité

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Var : rien n’est joué!

 

                                                                                                                                                           Var : rien n’est joué ! Un sursaut républicain se dessine pour barrer la route au RN

 

Avec ses 7 députés sur 8, le RN confirme dans le Var son implantion nationale. Il peut conquérir des villes dont Toulon, La Seyne, Six-Fours, La Garde….où ses candidats sont devant les remplaçants des sortants ou du maire comme c’est le cas à Six-Fours de peu, ce qui ne veut pas dire que le match est plié.

La gauche, par ses divisions, n’a pas atteint les niveaux espérés. Le RN continue d’absorber une  partie des électeurs LR et de ses cadres. Leur ancien président Ciotti a crée un micro-parti agrégé au RN, il devance, à Nice, Estrosi passé chez Macron, en même temps que Falco et Muselier. Ciotti n’a pas pour autant gagné.

 

A Toulon, H.Falco avait battu, en 2001, le FN d’alors au bilan désastreux puis il avait été réélu trois fois au 1er tour ! En 2020, il avait obtenu 61,3% des exprimés et 19 072 voix, avec 69,33% d’abstentions ! Énorme. Dimanche dernier, L.Lavalette a obtenu 42,1% et

24 696 voix, avec davantage d’exprimés et tout de même 42,05 d’abstentions

 

Les deux listes de droite qualifiées, issues de celle de Falco, J. Massi et M. Bonnus ont totalisé 45,05% et 26 574 voix, soit plus de 3 % et plus de 2 000 voix que la candidate RN. Le sénateur Bonnus s’est immédiatement désisté pour sa co-listière maire sortante.

 

Magali Brunel, tête de la liste de gauche PS-PCF-Ecologistes…ne s’est pas qualifiée au second tour, (8,32%), elle a exprimé la volonté de sa liste de contribuer concrètement par le vote à battre l’extrême-droite. La candidate LFI Isaline Cornil a obtenu 3,82% ? Il n’y aura pas de conseillers municipaux de gauche.

 

La politique n’est pas de l’arithmétique, il reste que des deux candidates finalistes, la candidate RN, qui avait laissé de côté son étiquette, ne peut compter sur aucun désistement.  Elle a essayé de compromettre celui qu’elle appelle si facilement « Michel «  Bonnus pour en faire un allié  proche en même temps qu’elle cherche à faire passer Josée Massi pour « une socialiste qui trahit son camp» ?! Tous les coups sont permis.

 

Dans son dernier tract, elle est au comble du ridicule : « je veux saluer mes concurrents et notamment Michel Bonnus pour sa belle campagne auprès des Toulonnais. Je connais l’attachement sincère que ses équipes et ses électeurs ont envers Toulon et à nouveau je veux leur tendre la main. » 

 

On mesure la démagogie manipulatrice de la « catho-traditionnaliste » née dans un milieu royaliste d’extrême-droite et ses engagements politiques au FN à la faculté de Bordeaux,  admiratrice de J-M Le Pen le négationniste anti-sémite qu’elle vénère toujours ainsi que ses méthodes musclées dont elle est imprégnée. Le GUD, groupe union défense, elle connaît. Il a été dissous en juin 2024 mais ses militants restent très actifs, à peine plus discrets.

 

Et elle pourrait devenir maire de notre ville ? Impensable mais pas impossible.

 

Elle aime tellement Toulon… mais elle sent aussi très bien que le barrage des républicains toulonnais authentiques peut et va, on l’espère, lui couper la conquête d’une grande ville que ses prédécesseurs FN avaient de surcroît mis à sac il y a 30 ans.

 

  1. Lavalette ne pense qu’à conquérir la ville, qu’elle n’habite même pas, elle est en mission pour gagner par n’importe quels moyens et atteindre un palier pour mieux conquérir l’Etat et y faire régner le néo-fascisme qu’on subit déjà, grâce à leur modèle américain dont elle ne parle pas en ces circonstances. Elle soutient le gangster de la Maison-blanche et son acolyte israëlien.

 

Raison suffisante pour que le plus possible de citoyens.es attachés à nos valeurs républicaines s’expriment et prennent la mesure de l’enjeu politique qui dépasse la dimension communale, indissociable d’un contexte guerrier des plus inquiétants, sur tous les plans dont le financement des collectivités locales.

 

A La Seyne, deuxième ville du Var, dont la maire LR, Nathalie Bicais avait été inéligible. Le candidat RN Dorian Munoz est en tête avec 35,30% et 8 332 voix, il devance le maire remplaçant Joseph Minniti, 15,91% et 3754 voix et un adjoint Cheik Mansour 13,25% et  3127 voix.

 

Seule la liste de gauche de Stéphane SACCO, 11,93%  a été qualifiée et se maintient audacieusement, les trois listes de gauche, certes en recul, représentent néanmoins près de 30% des exprimés. Encore faut-il une gauche unie. Comment se désister pour une droite très libérale et divisée pendant 6 ans, dès le début de son dernier mandat ce qui a fait le lit du RN ?

Les Seynois.es peuvent éviter le pire et s’unir dans le seul vote crédible pour barrer la route aux néo-fascistes ultra-libéraux, complices des criminels de guerre.

 

L’extrême-droite décomplexée est un danger existentiel.

 

 

René Fredon

Actualités

Echec de sa stratégie militaire, démission de son responsable du contre-terrorisme, blocage du détroit d’Ormuz… Donald Trump s’enlise dans sa guerre contre l’Iran

L’HUMANITÉ: Echec de la stratégie militaire de Donald Trump…

Analyse

Echec de sa stratégie militaire, démission de son responsable du contre-terrorisme, blocage du détroit d’Ormuz… Donald Trump s’enlise dans sa guerre contre l’Iran

Le détroit bloqué par Téhéran symbolise l’échec de la stratégie militaire du président états-unien. Le responsable du contre-terrorisme de son administration démissionne, dénonçant le « mensonge » quant à une menace imminente iranienne.

Pourtant, le secrétaire d’État, Marco Rubio, a lui-même justifié l’engagement de Washington par un soutien « préventif » à Tel-Aviv, qui avait décidé de lancer une guerre contre l’Iran. © REUTERS/Kylie Cooper

Enlisé dans une guerre qui ne produit pas lePs effets attendus, incapable de justifier auprès de l’opinion publique sa décision, isolé sur le plan diplomatique, Donald Trump doit désormais affronter une première défection au sein de l’appareil d’État : Joe Kent, responsable du contre-terrorisme, a rendu publique sa décision dans une lettre adressée directement au locataire de la Maison-Blanche et rendue publique sur les réseaux sociaux.

Il y affirme notamment que l’Iran ne représente pas une « menace imminente » pour les États-Unis. « C’est un mensonge, assène-t-il. Au début de ce mandat, de hauts responsables israéliens et des personnalités influentes des médias américains ont mené une campagne de désinformation qui a complètement sapé votre programme « l’Amérique d’abord » et a attisé les sentiments bellicistes afin d’encourager une guerre contre l’Iran. »

Son ciblage d’une influence israélienne lui vaut les accusations d’antisémitisme de la part de certains élus républicains. Pourtant, le secrétaire d’État, Marco Rubio, a lui-même justifié l’engagement de Washington par un soutien « préventif » à Tel-Aviv, qui avait décidé de lancer une guerre contre l’Iran.

Joe Kent, un ancien militaire devenu isolationniste

Le profil très Maga (Make america great again) du démissionnaire gêne la Maison-Blanche. Impossible de le dépeindre en fou furieux gauchiste. Joe Kent est un ancien militaire de carrière, déployé à 11 reprises à l’étranger, principalement en Irak. C’est la mort de son épouse, chiffreuse dans l’armée, dans un attentat djihadiste près d’Alep (Syrie), qui le fait basculer dans le camp de la critique de la « guerre contre le terrorisme ». Il se rapproche alors des milieux libertariens puis de Donald Trump, lorsque ce dernier mène sa première campagne des primaires républicaines en s’opposant notamment aux « guerres sans fin ».

Isolationniste convaincu, c’est à ce titre qu’il est nommé au contre-terrorisme auprès de la directrice de la sécurité nationale, Tulsi Gabbard, une ancienne démocrate soutien de Bernie Sanders en 2016, convertie au trumpisme par conviction pacifiste illusoire. Cette dernière, totalement marginalisée au sein de l’administration Trump depuis plusieurs mois, s’est fendue d’un communiqué mou dans lequel elle assure que, « après avoir examiné attentivement toutes les informations dont il disposait, le président Trump a conclu que le régime islamiste terroriste iranien représentait une menace imminente et il a pris des mesures en conséquence ».

L’administration Trump fait bloc. À l’image du vice-président, J. D. Vance, supposément le plus hostile aux aventures guerrières, qui a assuré, mardi 17 mars, le service minimum en se disant« convaincu » que Donald Trump « fera du bon travail pour le peuple américain et qu’il veillera à ce que les erreurs du passé ne se reproduisent pas ». Alors qu’une majorité des États-Uniens se déclarent opposés à la guerre (56 %, selon un sondage Quinnipiac réalisé le 9 mars), l’électorat républicain (85 %) demeure fidèle à son « champion ». Seul l’envoi de troupes au sol semble constituer une « ligne rouge ». La démission de Joe Kent produira-t-elle un appel d’air au sein de la coalition républicaine ? Ou la dégradation de la situation contribuera-t-elle à dégrader le soutien aveugle de la base à un Donald Trump empêtré dans sa propre guerre ?

L’Otan refuse d’aider à débloquer le détroit

Si les annonces d’assassinat de dirigeants iraniens se succèdent presque quotidiennement, la situation s’apparente de plus en plus à un bourbier. Marin en l’occurrence : le détroit d’Ormuz incarne la faillite stratégique du président états-unien. Selon plusieurs médias, il presse les généraux de faire quelque chose. Ces derniers tentent de lui expliquer qu’aucune opération militaire n’est possible dans cette configuration. Ormuz est une souricière. Il se tourne alors vers des alliés de l’Otan qu’il rudoie en temps habituel.

Blocage du détroit d’Ormuz : Trump veut enrôler l’Otan, ses alliés en Asie et la Chine dans la guerre quitte à les menacer

Ceux-ci déclinent. Une « erreur vraiment stupide » de leur part, accuse-t-il, mardi 17 mars. « J’ai longtemps dit que je me demandais si l’Otan serait jamais là pour nous. Donc ceci était un grand test, parce que nous n’avons pas besoin d’eux mais ils auraient dû être là. » Aucune puissance européenne ou atlantiste ne veut rejoindre Donald Trump dans le piège qu’il s’est lui-même tendu.

Pour couronner le tout, le plus grand porte-avions au monde et le plus cher (13 milliards de dollars), le Gerald Ford, actuellement déployé en mer Rouge, souffre de plusieurs problèmes. Il devra mettre le cap sur la Crète pour des réparations, ôtant une pièce maîtresse à un dispositif états-unien déjà impuissant à faire plier le pouvoir à Téhéran.

Publié le 18 mars 2026   Christophe Deroubaix

Actualités

COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DU PCF VAROIS POUR LE SECOND TOUR Á LA SEYNE
                                                                                                                LA GAUCHE PEUT GAGNER A LA SEYNE !
La liste de gauche GRS-PCF-Après- MRC emmenée par Stéphane Sacco est arrivée en quatrième position au premier tour des élections municipales à La Seyne-sur-mer.
La Fédération et la section du PCF prennent acte et remercient les centaines d’électrices et d’électeurs seynois qui ont voté pour cette liste et l’ont placé en tête de la gauche malgré la division à gauche avec la présence de trois listes.
Le Rassemblement national est arrivé en tête du premier tour. Il représente un grand danger, il n’est aucun cas un défenseur du peuple au contraire !
Les deux listes de droite se maintiennent et obtiennent des scores à peine supérieurs à celui de la liste de la gauche.
Dans ces conditions le front républicain n’existe plus.
En conséquence la liste GRS-PCF-Après-MRC emmenée par Stéphane Sacco a décidé de se maintenir.
Cette campagne a été menée par des militants progressistes, des citoyens engagés de façon dynamique avec une orientation politique clairement à gauche autour des valeurs populaires de solidarité, de justice et de progrès social, d’antiracisme.
Il est donc impératif au second tour d’empêcher l’arrivée de l’extrême droite à la mairie de La Seyne. Ce serait catastrophique.
Le total des voix de gauche en ajoutant les scores des trois listes est important, bien supérieur à celui des listes de droite qui n’ont aucune chance de battre le RN.
Nous savons que de nombreux électeurs se sont abstenus en particulier dans les quartiers populaires. Cela constitue des réserves de voix pour la gauche.
Nous appelons à la mobilisation générale de tous les progressistes et tous les républicains seynois à voter en masse au second tour le 22 mars pour la seule liste celle conduite par Stéphane Sacco qui porte les valeurs humanistes, populaires et de progrès social.
 C’est La seule en mesure de battre le RN au second tour.

Actualités

PCF :Municipales 2026, mobilisation pour le second tour

 

                                                                                                                   Municipales 2026, mobilisation pour le second tour

Premier tour : l’abstention s’aggrave, la droite gagne, le PCF est présent, le RN progresse en
dessous de ses objectifs, Reconquête rate en dehors de Paris, LFI perce dans quelques Métropoles
et ne réussit pas au-delà, et le PS et les Écologistes sont en difficulté, notamment dans les
Métropoles.

Ces lignes directrices de lecture des municipales sont celles du premier tour, et le second tour au vu des
incertitudes énormes sur les grandes villes, des écarts faibles et de l’absence de vagues d’aucune force,
donnera peut-être une autre lecture. Il n’y a qu’une partie des enseignements de ces élections. Restons
prudents et humbles, concentrés sur l’élection de nos candidats et de tous ceux que nous soutenons d’ici
dimanche pour confirmer notre résistance et infirmer la progression de la droite et de l’extrême droite.
L’analyse réelle, fine, se fera plus tard après le second tour qui réservera aussi des éléments
d’appréciations, et les résultats auront définitivement parlés ce dimanche soir. Nous prendrons le temps
ensuite, y compris sur chaque territoire, de faire une véritable analyse ; mais vu le battage médiatique il est
important de mesurer que les droites sont très présentes à ces municipales.

La droite progresse

Aux législatives de 2024 nous avions un rapport de force très favorable à la droite et à l’extrême droite ; on
reste lors de ces municipales dans un rapport de force comparable mais plus favorable aux droites, LR en
tête et Renaissance, même si le RN et l’UDR gagnent des villes.

Le vote de dimanche confirme un rapport de force politique défavorable à la gauche en dehors de quelques
très grandes Métropoles. Les résultats sont favorable à la droite qui progresse fortement, y compris dans
quelques Métropoles (Bordeaux, Besançon, Nantes, Brest…) mais surtout dans tous les départements sur
les villes moyennes, y compris autour de Toulouse, de Lyon, de Clermont. La droite gagne ou va gagner des
villes entre 10 000 habitants et 100 000. Sur les grandes Métropoles il faut attendre le second tour, mais
comme je le souhaite, si la droite échoue dans nos grandes villes ce sont des résultats qui masqueront
potentiellement une réalité sur l’implantation de la droite dans le pays.

Plus de 90 % des communes ont élu leur maires au premier tour et nous assistons en dehors des
Métropoles a une poussée de la droite LR ou des partis macronistes qui pourraient y compris se voir à
nouveau le 22 mars, même si nous allons tout faire pour l’empêcher. Dans les communes de moins de 1 000
habitants, si la constitution de liste a permis une avancée considérable avec plus de maires et d’élues
femmes, nous avons un phénomène important de liste divers centre qui se sont imposées, et la fin du
panachage a posé des difficultés aux personnalités de gauche qui sur leur nom gagnaient l’élection.

Le PCF n’a pas disparu mais la sphère médiatique ne le voit pas
Je souhaite avant toute chose saluer les militants et militantes communistes, les milliers de candidats et
candidates qui ont conduit nos listes ou qui étaient présents dans des listes de rassemblement. Ceux qui ont
été élus ou battus ou qui sont en campagne pour le second tour.
Dans un contexte de multiplication des listes de gauche ou de droite, bien au-delà des grands partis
implantés dans les territoires, le PCF restera la 3e force politique des communes derrière LR et le PS. Le silence des médias sur cette réalité s’est confirmé le 15 mars.
La réalité c’est l’élection de près de 200 maires communistes, soit beaucoup beaucoup plus que le RN qui
en annonce 25 ou même des Écolos, et très très au-dessus des maires LFI.

Avec des difficultés dans les villes de moins de 1 000 habitants où dans une centaine de petites communes,
des camarades n’ont pas souhaité se représenter. Avec des relèves difficiles ou des défaites, nous restons
un parti implanté sur tout le territoire, aussi bien au niveau départemental qu’à l’échelle des grandes villes et
petits villages. C’est plus de 6 millions d’habitants de notre pays qui ont pu voter pour un candidat
communistes. Près de 600 000 voix, malgré le fait de n’avoir que 4 têtes de listes dans les plus grandes
villes : Le Havre, Nîmes, Montreuil et Vitré. C’est un bon résultat, avec une moyenne de notre score autour
de 20 % sur des centaines de villes pas facile comme Versailles. Sur les villes de plus de 3 500 habitants
nous résistons, comme dans les communes autour de 10 000 habitants, avec la perte de 5 villes et 5
conquêtes, même si tout est à relativiser avec beaucoup de communes au second tour.

Nous perdons La Courneuve, le changement de maire comme les divisions à gauche nous font perdre la ville ; à Vierzon le
RN pourrait remporter le second tour avec le maintien de la liste Modem, et il y a à Nîmes une mobilisation
importante pour que le PCF, face au RN, gagne la plus grande ville LR de 2020.
Je veux souligner deux évènements invisibilisés par les médias : celui de l’élection dès le premier tour de
Fabien Roussel qui fait reculer le RN, et de Patrice Bessac, seul maire sortant de gauche réélu au premier
tour des villes de plus de 100 000 habitants et qui résiste aux fracturations à gauche décidée par LFI.

Le RN réalise des percées mais doit confirmer son implantation
L’extrême droite aura progressé à ces élections mais en dessous de ses objectifs affichés. Elle est audessus de 10 % dans beaucoup de villes de plus de 10 000 habitants ; elle regagne ses villes dont
Perpignan et arrive en tête à Nice, Toulon et plusieurs villes moyennes. L’enjeu sur Marseille, que nous
avions souligné en appelant à l’union dès le premier tour, est de faire battre le RN, car cette victoire serait un
gain politique majeur, plus que Toulon déjà gagné par le RN ou Nice au travers de Ciotti, Leurs victoires
possibles ou leur présence au second tour soulignent une progression dans de nombreux départements.

Ils vont échouer à gagner à Martigues, ils ont échoué à Avion, mais ils progressent et gagnent des villes
moyennes, même si ce n’est pas les résultats qu’ils escomptaient. Nous devrons analyser ces résultats et
regarder là où nous les empêchons de gagner, notamment face à des maires communistes et pas seulement
Fabien Roussel, mais beaucoup d’autres. Dans le Nord où nous maintenons la grande majorité de nos
communes, nous espérons aucune commune RN après ce second tour.

L’union des droites avance mais reste minoritaire. En Moselle des rassemblements républicains vont
affronter le RN au second tour, la candidate de droite à Marseille se maintient. Malgré les appels du pied de
Retailleau et de Bardella, les collusions restent minoritaires mais existent et ouvrent de plus en plus la porte
à cette union des droites.

PS et Écologistes en difficulté dans les grandes villes
C’est au niveau des Métropoles et du second tour que la réalité de ces élections municipales sera analysée
par le PS et les Écologistes. Pour les écolos, car c’est la vague verte de 2020 qui se joue dans les villes de
Lyon, Bordeaux, Besançon, Strasbourg, Grenoble, Tours, s’ils peuvent les conserver beaucoup sont
menacées et les résultats de dimanche dans ces villes vont déterminer le bilan de ces élections pour les
Écologistes. Ailleurs, comme le PS et nous avec beaucoup moins de villes, ils sont en difficulté comme à
Annecy face à la montée de la droite.

Le PS est en partie dans la même situation avec l’attente des résultats sur Paris, Marseille, Nantes,
Clermont et d’autres grandes villes où il est en difficulté face à la droite, comme dans de nombreuses villes,
ce qui explique sa fusion avec LFI dans quelques Métropoles. Au-delà de ces Métropoles dans les villes
moyennes ou plus petites, il fait face comme nous à la montée de la droite.
LFI des percées importantes pas uniformes

Les scores importants de LFI à Saint-Denis, Roubaix, Toulouse, Lille ou Rennes marquent ces élections
avec une implantation de LFI dans des grandes villes qui constitue un marqueur du premier tour. Et la fusion
faite par le PS et LFI à Toulouse en faveur de LFI a ouvert en dehors des déclarations d’Olivier Faure et de
Jean-Luc Mélenchon des fusions dans 5 autres villes. Ce débat fut celui de quelques Métropoles, mais la
moyenne des scores autour de 11 % dans d’autres grandes villes ou en dessous de 10 ou 5 % dans les
villes moyennes ou plus petites ne permettra pas, à la différence du RN, que cette implantation de LFI
déborde les grandes Métropoles. Là aussi les résultats de dimanche seront des marqueurs des analyses à
venir. LFI aura refusé les unions de premier tour et de fait créé des situations de difficulté pour de
nombreuses mairies de gauche sortantes, et ensuite se sera présentée pour sauver ces majorités.

Ce choix sera jugé au vu des résultats, car les fragilités du premier tour peuvent ne pas être rattrapées au second ; et
l’objectif de prendre des mairies à la gauche est réussi à Saint-Denis au PS, et à La Courneuve au PCF ;
mais 2 échouent ailleurs. Le maintien des candidats LFI malgré le fait qu’ils soient arrivés deuxième à Vitry
et à Vénissieux montre que ce choix de s’implanter dans les communes de gauche est toujours le leur,
comme dans leur détermination à faire perdre la gauche à Paris.
Une abstention qui s’accentue
57 % de participation, parfois 40 % de moyenne dans les départements avec de petites communes. 2026
confirme la crise politique et une prise de distance de nos concitoyens. Au-delà des rapports de force
politique et des résultats définitifs, c’est la vraie question posée au Parti communiste quand on voit qui sont
les abstentionnistes.

La non-médiatisation, les guerres, le non-débat sur le projet, la méfiance, voire le rejet de la politique, la
colère, le sentiment que cela ne sert à rien doivent nous alerter ; mais plus encore peut être au travers des
débats qui ont marqué sur la violence et/ou l’antisémitisme, les positionnements à gauche, on a un électorat
moins mobilisé que la droite. Et nous avons peut-être le même phénomène sur le non-engagement comme
tête de liste de personnalités de gauche qui a nous comme au Parti socialiste va conduire à la perte de
mairies.

Les jeunes largement en retrait des urnes
Selon le sondage Ipsos-BVA, chez les 18-24 ans plus d’un électeur sur deux s’est abstenu (56 %). La
participation chute encore chez les 25-34 ans, où 60 % des inscrits ne sont pas allés voter, ce qui constitue
le niveau d’abstention le plus élevé. À l’inverse, la participation augmente nettement avec l’âge. Elle atteint
64 % chez les 60-69 ans, et culmine chez les 70 ans et plus, dont 74 % se sont rendus aux urnes.
Des écarts marqués selon la situation sociale et politique la droite plus mobilisée
Les ouvriers les plus abstentionnistes : 55 % d’entre eux ne se sont pas déplacés. Les employés sont
également très partagés, avec autant de votants que d’abstentionnistes. Les chômeurs ont aussi un taux
d’abstention élevé, atteignant 55 %.

Des différences selon les préférences politiques

L’étude met aussi en évidence des écarts selon les orientations politiques. Parmi les électeurs ayant voté
pour Jean-Luc Mélenchon lors du premier tour de la présidentielle de 2022, 44 % se sont abstenus lors de
ce premier tour des municipales. À l’inverse, les électeurs de Valérie Pécresse en 2022 apparaissent parmi
les plus mobilisés, avec 71 % de votants. Au sein de l’ensemble de la gauche (PS, LFI, écologistes),
l’abstention atteint 43 %, contre 30 % parmi les sympathisants du bloc central (Renaissance, MoDem,
Horizons).

Méthodologie : Ces données proviennent d’une étude sociologique sur l’abstention au premier tour des
municipales du 15 mars 2026, réalisée par Ipsos-BVA
La clef du second tour et au-delà de dimanche dans les mois ou années qui viennent, pour le PCF comme
pour toute la gauche, est à mon sens dans le travail en direction de ces abstentionnistes, notamment pour
les salariés ouvriers, employés, qui attendent un positionnement politique qui corresponde à leurs attentes.

 

Villes de plus de 1000 habitants :Mairie communiste ou apparentée :
28 maires élus au 1er tour représentant
Mairie communiste ou
apparentée Population Maire ou tête de liste de file
PCF
Montreuil 110 758 Patrice Bessac
Fontenay-sous-Bois 52 646 Jean-Philippe Gautrais
Gennevilliers 50 874 Patrice Leclerc
Bagneux 43 647 Hélène Cillières
Tremblay-en-France 38 210 Virginie De Carvahlo
Saint-Martin-d’Hères 38 022 David Queiros
Saint-Étienne-du-Rouvray 28 653 Joachim Moyse
Dieppe 28 599 Nicolas Langlois
Grigny 26 500 Philippe Rio
Mitry-Mory 20 393 Charlotte Blandiot-Faride
Chevilly-Larue 19 826 Stéphanie Daumin
Bonneuil-sur-Marne 18 270 Denis Öztorun
Limay 17 885 Djamel Nedjar
Avion 17 435 Jean Létoquart
Saran 17 316 Mathieu Gallois
Saint-Amand-les-Eaux 15 974 Fabien Roussel
Port-de-Bouc 15 802 Laurent Belsola
Montataire 14 257 Jean Pierre Bosino
Tergnier 13 045 Aurélien Gall
Tarnos 12 957 Marc Mabillet
Oissel 12 317 Stéphane Barré
Raismes 12 199 Aymeric Robin
Septèmes-les-Vallons 11 995 André Molino
Méricourt 11 619 Fabrice Planque
Ploufragan 11 507 Bruno Beuzit
Boulazac Isle Manoire 10 759 Fanny Castaignede
Allonnes 10 739 Gilles Leproust
Fosses 10 570 Jacqueline Haesinger

5 défaites au premier tour   Mairie communiste ou apparentée Population Maire ou tête de liste de file
PCF
Rive-de-Gier 15 242 ,Vincent Bony
Fleury-Mérogis 13 721 Olivier Corzani
Pierrelaye 10 130 Claude Cauet
Villerupt 10 102 Pierrick Spizak

21 ballotages :
Mairie communiste ou
apparentée Population
Nanterre 98 119
Vitry-sur-Seine 95 282
Vénissieux 66 701
Ivry-sur-Seine 64 526
Villejuif 58 142
Bobigny 55 270
Sevran 51 640
Martigues 48 818
La Courneuve 47 086
Noisy-le-Sec 45 915
Stains 40 600
Échirolles 36 708
Malakoff 30 183
Champs-sur-Marne 26 661
Vierzon 25 254
Gentilly 19 963
Châlette-sur-Loing 12 677
Somain 11 766
Cabestany 10 465
Lillers 10 193
Douchy-les-Mines 10 109

Actualités

FABIEN ROUSSEL :« Pour construire des villes apaisées, il faut des majorités apaisantes » 

L’HUMANITÉ: Pour construire des villes apaisées il faut des majorités apaisantes…

Entretien

« Pour construire des villes apaisées, il faut des majorités apaisantes » 

Le secrétaire national du PCF invite à l’amplification des dynamiques de gauche au premier tour pour l’emporter face à l’extrême droite et la droite. Il déplore la polarisation des débats au niveau national, au détriment des enjeux locaux qu’il place au cœur des élections municipales.

Fabien Roussel vote à Saint-Amand-les-Eaux (Nord), le 15 mars 2026. Il a été élu au premier tour avec 51% des votes. © Francois LO PRESTI / AFP

Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, a remporté les élections municipales de Saint-Amand-les-Eaux (Nord) dès le premier tour, dimanche 15 mars, avec 51 % des voix, face à Éric Castelain, candidat Rassemblement national (RN). En aparté, il se dit content d’une « victoire importante » qui « donne du poids à Saint-Amand pour être entendue et respectée ». Il se réjouit des 250 maires communistes élus « dès le premier tour » et « invite au rassemblement » pour qu’il y en ait davantage au second.

Quel regard portez-vous sur le premier tour ?

Fabien Roussel

Secrétaire national du PCF

Nous assistons à un renforcement du vote en faveur des listes d’extrême droite et de droite extrême, ces têtes de liste de droite qui flirtent avec les candidats du RN au second tour et qui leur tendent la main. C’est dangereux pour la République et pour nos communes. Nous avons besoin de maires qui apaisent, rassemblent, protègent.

Au second tour, l’enjeu est de poursuivre les dynamiques de gauche et républicaines afin que l’extrême droite ou que la droite extrême ne remportent pas plus de villes. À Nîmes (Gard), face au candidat RN Julien Sanchez, j’appelle au second tour au rassemblement le plus large autour du communiste Vincent Bouget. Et je suis inquiet du taux d’abstention, qui est le signe d’un malaise démocratique dans notre pays.

Quelle forme doit prendre l’amplification des rassemblements pour battre l’extrême droite et la droite ?

Les listes de gauche affrontent des configurations différentes. C’est localement qu’il faut déterminer le meilleur moyen de l’emporter. Les dynamiques se construisent à partir des listes de premier tour. Tout doit être fait pour qu’elles soient poussées et qu’elles l’emportent au second tour.

Cela passe-t-il par des fusions de listes ?

Dans chaque ville, les têtes de listes et leurs équipes choisiront le meilleur moyen de poursuivre une dynamique. Cela ne dépend pas que des rapports de force. Cela dépend aussi du climat pendant la campagne, des programmes et des valeurs que nous défendons et que nous voulons partager.

Le gouvernement impose une économie de guerre aux Français. La crise de l’énergie est là. Nous avons besoin de maires, de majorités qui protègent le pouvoir d’achat et les services publics locaux, défendent les communes, mais défendent aussi les valeurs républicaines qui nous rassemblent.

L’heure est à mettre dehors les politiques libérales qui fracturent, divisent, et mettre dehors également tout ce qui brutalise la vie politique et divise nos concitoyens. Pour construire des villes apaisées, il faut des majorités apaisantes.

Comment faire pour faire reculer le RN localement ?

À Saint-Amand-les-Eaux, le débat s’est fait sur les programmes. J’ai choisi de ne jamais attaquer les listes adverses, mais de parler exclusivement de ce que nous proposons à la population. Je n’ai pas fait campagne contre les autres, mais pour le programme. Diaboliser l’extrême droite n’est pas une politique.

Le meilleur moyen de l’emporter est de convaincre les gens de ce que nous pouvons changer dans leur vie, et de prouver que la gauche apporte les bonnes réponses. Je déplore qu’aujourd’hui, la gauche ne soit pas assez forte dans un grand nombre de villes. Nous devons travailler à inverser cette tendance.

« Le RN joue sur les colères, nous apportons des réponses » : à Montargis, le communiste Bruno Nottin réunit la gauche pour reconquérir la ville…

Quels thèmes la gauche doit-elle mettre en débat ?

La question des services publics, du pouvoir d’achat, de communes qui protègent, apaisent, rassemblent. La société est fracturée, la France est fracturée. Nous avons besoin de protection, d’apaisement, de fraternité.

Nous devons incarner cette politique-là. Et c’est pour cela que je parle autant de programmes économiques, sociaux, que des vertus de nos valeurs républicaines. Je défends le principe du mariage des luttes ouvrières, du drapeau rouge et du drapeau bleu-blanc-rouge. Il faut savoir tenir les deux bouts.

Le climat de la campagne répond-il aux enjeux ?

Le rôle des médias est de plus en plus pesant. Certains militent pour des candidats et des idéologies. Des responsables politiques ont tout fait pour nationaliser et polariser le débat. Cela ne contribue pas à se concentrer sur les enjeux locaux, qui sont au cœur d’une élection locale.

Chaque candidat avait la responsabilité de mettre en avant les thèmes du pouvoir d’achat, des services publics. Mais ces sujets-là n’ont pas été abordés nationalement. À aucun moment, il n’a été question dans le débat national des budgets des communes, des moyens en moins, de ce que cela implique de développer des polices municipales alors que la police nationale recule. Cela coûte cher. Quand les débats ne sont pas menés nationalement, il est difficile de le faire localement….

Publié le 16 mars 2026    Gaël De Santis   par Humanité 

Actualités

Il y a urgence ,Par Denis Durand..

                                                                                                                                  Il y a urgence !   Par Denis Durand/PCF

 

Chaque semaine qui passe semble faire monter de nouveaux nuages à l’horizon.

Pendant que les agissements de l’impérialisme américains entraînent le monde dans une effroyable escalade guerrière, l’extrême-droite est au pouvoir aux États-Unis, au Japon, en Italie, peut-être au bord d’y parvenir en Allemagne, en Grande-Bretagne, et en France.

Si une analyse marxiste de la crise de civilisation ne nous avait pas appris que ces monstres sont de ceux qui surgissent lorsqu’un ordre ancien se meurt et que le nouveau tarde à apparaître, on pourrait parfois avoir l’impression que le monde commence à ressembler à ce qu’il aurait été si Hitler avait gagné la Deuxième guerre mondiale – avec cette différence que la suprématie dans les conflits militaires réside aujourd’hui davantage dans la maîtrise des réseaux de traitement et de circulation de l’information que dans les batailles de chars.

Et que le nœud des conflits économiques et politiques ne se situe plus seulement dans le pouvoir d’avancer de l’argent pour en faire du capital mais aussi, de plus en plus, dans un monopole de l’information, qu’elle prenne la forme des news ou celle de brevets et de technologies.

L’humanité est-elle encore en état de relever le défi climatique ? L’intelligence artificielle va-t-elle tuer l’intelligence tout court? Quand s’arrêtera l’asphyxie financière de nos services publics et de notre protection sociale ? Où nous entraînent le carnage sur le front ukrainien, le génocide perpétré en toute impunité contre le peuple palestinien, l’agression tous azimuts de Trump, la frénésie guerrière qui s’est emparée des dirigeants allemands, britanniques et français ?

Replacer la bataille politique sur le terrain de la lutte contre le capital :En France, ces derniers mois ont vu s’accélérer l’hémorragie d’emplois dans l’industrie et les services, le sabordage systématique des services publics par les gouvernements successifs, les assauts contre la Sécurité sociale et les retraites derrière le paravent commode de péripéties parlementaires. Ces atteintes répétées à ce qu’il y avait de plus porteur d’avenir dans la société française sont devenues vitales pour un capital monopoliste qui n’atteint les objectifs de rentabilité dictés par les marchés financiers qu’en épuisant toutes les sources de la richesse.

Mais elles provoquent une telle crise politique, une telle défiance des citoyens pour les institutions de toute nature, que jamais, depuis 1945, la tentation n’a été aussi forte, dans le camp du capital, d’associer l’extrême-droite au pouvoir pour briser les reins de toute résistance aux exigences des multinationales et des marchés financiers.

Or, jamais il n’a paru aussi difficile, pour les forces démocratiques, d’endiguer cette menace, malgré la vitalité dont elles continuent de faire preuve. Un mouvement venu des profondeurs de notre peuple a réussi, aux élections législatives de 2024, à barrer au Rassemblement National la route du pouvoir grâce à la constitution du Nouveau Front populaire. Mais aujourd’hui, le danger se fait encore plus pressant.

Là où, au XXe siècle, l’affrontement de classes entre forces du capital et du conservatisme, d’une part, et, d’autre part, élan émancipateur héritier des Lumières et du mouvement ouvrier donnait leur sens aux affrontements politiques, ce sont aujourd’hui des régressions nationalistes et racistes, ou des fondamentalismes religieux profondément obscurantistes, qui mobilisent d’énormes moyens pour imposer leur vision du monde et en bannir toute espérance d’émancipation.

S’aventurer sur le terrain des idées réactionnaires et souverainistes dans l’espoir d’y retrouver une écoute dans une partie de l’électorat populaire ne fait – l’expérience des dernières élections européennes l’a encore prouvé – que renforcer encore cette emprise de l’extrême-droite sur les esprits. Tout autant que la tentation gauchiste de répondre à sa violence par une violence qui ne lui donne que des prétextes à s’amplifier impunément.

La profondeur des mouvements à l’œuvre dans la crise de civilisation rend tout aussi dérisoire la tentation d’y répondre par des solutions qui rendraient miraculeusement superflue la construction de rapports de forces, dans les luttes populaires et dans les batailles d’idées, contre le capital. Si, pour résoudre les problèmes économiques et sociaux, il suffisait de « restaurer la souveraineté nationale » en déléguant la tâche à un « État stratège » et planificateur, les échecs de la gauche en 1983, en 2002 ou en 2012 n’auraient pas donné un tel aliment à la « résistible ascension » de l’extrême-droite !

Pour replacer la bataille politique sur le terrain de la lutte contre le capital, l’enjeu est bien de proposer à nos concitoyennes et concitoyens des motifs de s’engager, dès aujourd’hui, dans des mobilisations concrètes, capables de les rassembler largement autour d’objectifs sociaux et écologiques. Les ressources pour y parvenir existent dans notre peuple. On y parviendra d’autant mieux en rendant visibles les moyens économiques et financiers d’atteindre ces objectifs.

C’est dans l’action que les consciences progressent et créent les conditions politiques d’une alternative. Pour se convaincre du potentiel qui pourrait ainsi se libérer, il suffirait de prêter attention à la créativité dont font souvent preuve les luttes sociales pour l’emploi et la transformation écologique des productions, même dans une situation générale aussi défavorable que celle où nous nous trouvons actuellement.

Un projet révolutionnaire, arme pour mieux résister aujourd’hui

C’est là que la cohérence d’un projet communiste trouve une pertinence nouvelle, comme boussole dans un monde troublé. Elle aide à désigner l’adversaire – le capital et son alliance contradictoire avec l’État, que la politique de Trump cherche à reconfigurer.

Alliance contradictoire, car l’État n’est pas seulement l’instrument de la domination des monopoles capitalistes, quelle que soit l’intimité des rapports qu’il entretient aujourd’hui ouvertement avec eux. S’il peut agir en tant qu’État, c’est parce qu’il le fait au nom de l’intérêt général, de toute la société. D’où l’énorme portée politique de l’émotion qui s’empare du public devant les 211 milliards d’aides publiques dispensées aux entreprises.

Elles devraient être l’objet d’une bataille politique, non seulement pour les dénoncer ou les supprimer mais pour faire de l’argent public, non plus une « béquille du capital » mais un levier servant à réduire sélectivement le coût du capital pour les entreprises, à condition qu’elles développent l’emploi et la création écologique des richesses, au lieu de les encourager à réduire le « coût du travail ». C’est-à-dire une mesure à effet immédiat qui sera, du même mouvement, un premier pas vers une transformation radicale de l’économie et de la société.

La cohérence du projet communiste aide aussi à discerner les forces motrices d’un rassemblement capable de l’emporter sur le capital. C’est-à-dire d’abord le salariat dans toute la complexité des contradictions qui le travaillent, pour le pire – les divisions méthodiquement entretenues par les forces réactionnaires – et pour le meilleur – la possibilité de rassembler l’écrasante majorité de la population dans la lutte contre le capital, jusqu’à la perspective d’un dépassement des classes sociales elles-mêmes.

Mais ce projet communiste, sa cohérence, la réponse qu’il apporte à la colère et aux angoisses de notre peuple, sont aujourd’hui cruellement absents du débat public.

Pour en faire une arme de résistance et un motif d’espérer, il faut un Parti communiste qui réfléchit, qui agit et qui cherche à rassembler en prenant appui sur les luttes populaires et en visant un dépassement du  capitalisme pour construire une nouvelle civilisation.

C’est ainsi que le PCF sera fidèle à ce qui, dans son histoire, a fait de lui une référence dans la vie politique française et dans les forces progressistes du monde entier, et c’est ainsi qu’il tirera sa force de ce qui a rassemblé les communistes à leurs 38ème et 39ème congrès.