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Etudiants (es) : quand l’État décide que papa et maman paieront

Etudiants (es) : quand l’État décide que papa et maman paieront!

Il a 20 ans. Ou 22. Il a quitté sa ville parce que l’université, l’école ou la formation qu’il a choisie se trouve à cent, trois cents ou six cents kilomètres de chez lui. Il loue un studio minuscule, parfois une chambre, quelquefois une place en résidence universitaire lorsqu’il a eu la chance d’en obtenir une. Chaque mois, il compte.

Le loyer, l’électricité, les transports, le téléphone, les courses. Il regarde le prix des légumes avant de regarder leur provenance. Il hésite devant un rendez-vous chez le dentiste.

Il travaille peut-être quelques heures le soir ou le week-end. Et dans ce budget tenu à coups de calculatrice, 150 ou 200 euros d’aide au logement ne constituent pas de « l’argent de poche ». Ils peuvent être la différence entre un mois qui passe et un mois qui ne passe pas. Or voilà qu’un rapport remis au gouvernement envisage une idée assez simple sur le papier : pour calculer désormais cette aide, on pourrait regarder non plus seulement ce que gagne l’étudiant, mais aussi ce que gagnent ses parents.

Il faut commencer par être précis, car le sujet est suffisamment sérieux pour éviter les slogans faciles. Rien n’est encore décidé. Nous parlons d’une recommandation figurant dans un rapport de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale des affaires sociales, susceptible d’alimenter les arbitrages du budget 2027.

La simulation officielle estime qu’environ 310 000 foyers étudiants verraient leur aide diminuer, dont quelque 200 000 la perdraient complètement. L’Union étudiante avance, de son côté, le chiffre de 350 000 jeunes concernés. L’économie attendue pourrait atteindre environ 550 millions d’euros par an. Voilà donc le débat posé : plusieurs centaines de milliers d’étudiants pourraient perdre tout ou partie de leur APL parce que leurs parents auraient des revenus jugés suffisamment élevés.

Et reconnaissons tout de suite ce qui doit l’être : la question soulevée n’est pas complètement absurde. Aujourd’hui, les revenus des parents ne sont pas pris en compte pour calculer l’aide au logement d’un étudiant. Il est donc possible qu’un jeune issu d’un foyer très aisé touche une APL comparable à celle d’un étudiant dont les parents disposent de revenus beaucoup plus modestes.

Le rapport rappelle même qu’une part importante des bénéficiaires appartient à des familles situées dans les catégories supérieures de revenus. Il existe donc bel et bien une question de justice redistributive. Vouloir mieux cibler l’argent public n’a rien de scandaleux en soi. Ce serait même plutôt souhaitable. Mais encore faut-il savoir **sur qui** on décide de récupérer cet argent.

Car c’est ici que l’affaire devient beaucoup moins simple. Le revenu des parents n’est pas le revenu de l’étudiant. Cette évidence semble presque enfantine, et pourtant tout le mécanisme envisagé repose sur le contraire. Un père et une mère peuvent gagner correctement leur vie sans verser chaque mois plusieurs centaines d’euros à leur enfant. Ils peuvent avoir deux ou trois enfants poursuivant simultanément des études. Ils peuvent être séparés, remariés, endettés. L’un des deux peut refuser d’aider. Une rupture familiale peut exister.

Un jeune peut avoir quitté son foyer après un conflit profond, voire des violences. Il existe aussi des familles dans lesquelles, sans drame particulier, les parents considèrent tout simplement qu’un enfant devenu majeur doit progressivement subvenir lui-même à ses besoins. Le fisc connaît les revenus d’un ménage. Il ne connaît ni les relations familiales, ni les virements réellement effectués, ni les portes parfois définitivement fermées.

Mais au fond, le sujet va bien au-delà des APL. Il pose une question beaucoup plus dérangeante : **à quel âge considérons-nous réellement un jeune comme un adulte ?** À 18 ans, il peut voter. Il peut travailler. Signer un bail. Payer des impôts. Emprunter. Se marier. Être juridiquement responsable de ses actes.

On lui explique volontiers qu’il doit devenir autonome, mobile, entreprenant, adaptable. Mais lorsqu’il demande quelques centaines d’euros pour pouvoir habiter près de son université, soudain la République se retourne vers ses parents : « Et papa et maman, ils gagnent combien ? » Majeur pour les obligations, mineur pour certains droits : voilà une conception assez singulière de l’émancipation.

Cette question devient encore plus importante lorsque l’on quitte Paris et quelques grandes métropoles pour regarder la réalité des territoires. Un jeune vivant à Guéret, Draguignan, Aurillac, Gap, Mende ou dans une commune rurale n’a pas toujours le choix de rester chez ses parents pour suivre les études qu’il souhaite. Il doit partir. Trouver un logement. Payer une caution. Acheter des meubles. Se déplacer.

Dans ces situations, l’APL n’est plus seulement une prestation sociale : elle devient une aide à la mobilité, donc une aide à l’égalité d’accès aux études. Si l’on réduit fortement cette aide en fonction du revenu familial, on prend le risque de fabriquer progressivement une société dans laquelle certains jeunes choisiront leur formation selon leurs compétences et leurs envies, tandis que d’autres devront d’abord regarder le compte en banque de leurs parents. L’égalité républicaine mérite peut-être mieux qu’un logiciel de calcul familial.

D’autant que la situation économique des étudiants n’a rien d’un long fleuve tranquille. Beaucoup connaissent déjà des difficultés pour se loger, se nourrir correctement, se soigner ou simplement participer à une vie sociale normale. Les enquêtes successives sur la vie étudiante montrent des renoncements aux soins, des budgets extrêmement serrés et une dépendance familiale déjà forte.

Et c’est précisément là que réside un paradoxe français : nous parlons sans cesse d’autonomie des jeunes, tout en organisant une grande partie de leurs droits autour des revenus de leurs parents. Les bourses sur critères sociaux fonctionnent déjà largement ainsi. Ajouter les aides au logement à cette logique reviendrait à renforcer encore cette « familialisation » de la jeunesse.
Pour autant, défendre les étudiants ne signifie pas défendre aveuglément chaque euro versé à l’identique, y compris aux enfants des familles les plus favorisées.

Ce serait manquer la question. Si l’on considère qu’un ménage disposant de revenus très élevés bénéficie trop largement du système parce qu’il peut à la fois conserver certains avantages fiscaux liés à son enfant et voir celui-ci percevoir une aide publique au logement, alors corrigeons l’injustice **là où elle se trouve**. Réexaminons le rattachement fiscal, les avantages consentis aux foyers les plus aisés, la progressivité de l’impôt. Demandons davantage à ceux qui disposent effectivement des ressources. Mais pourquoi partir du principe que l’argent se trouve nécessairement dans la poche de l’étudiant sous prétexte qu’il existe sur la feuille d’impôt de ses parents ?

C’est peut-être là l’alternative qu’il faudrait sérieusement examiner : permettre progressivement aux jeunes adultes d’accéder à des droits sociaux fondés sur **leur situation personnelle réelle**, sur leurs revenus, leur logement, leurs études, leur autonomie effective, plutôt que continuer à les considérer comme l’annexe économique de leur famille jusqu’à 23, 24 ou 25 ans. Et parallèlement, utiliser l’impôt pour corriger les écarts entre les familles selon leurs capacités contributives. Autrement dit : davantage de redistribution, oui ; davantage de dépendance familiale, non.

Il y a enfin quelque chose d’assez révélateur dans la manière même dont cette réforme apparaît. Le rapport a été produit dans le cadre d’une revue des dépenses publiques. Avant de parler autonomie, jeunesse, mobilité ou réussite universitaire, on cherche donc d’abord plusieurs centaines de millions d’euros d’économies.

Ce n’est pas illégitime qu’un État regarde ses comptes. Mais lorsqu’il faut économiser 550 millions, une question devrait toujours précéder le coup de rabot : **quelles conséquences humaines produirons-nous ?** Combien d’étudiants devront travailler davantage ? Combien renonceront à une chambre pour multiplier les transports ? Combien changeront d’orientation ? Combien resteront chez leurs parents non par choix mais faute d’argent ? Et combien de familles dites « aisées » découvriront qu’elles sont désormais officiellement désignées pour payer une dépense qu’elles n’avaient jamais prévu d’assumer intégralement ?

Nous pouvons donc entendre la volonté de rendre les APL étudiantes plus justes. Nous pouvons même considérer qu’il serait choquant qu’un enfant de millionnaire bénéficie exactement des mêmes soutiens publics qu’un étudiant élevé par une mère au SMIC. Mais une politique de justice ne consiste pas seulement à réduire une dépense : elle consiste à choisir intelligemment qui doit contribuer davantage et qui doit être protégé.

Alors posons la question simplement. Lorsqu’un jeune quitte son foyer pour étudier, voulons-nous construire une société qui lui permet progressivement de devenir un adulte autonome ? Ou voulons-nous lui expliquer qu’il pourra être indépendant… à condition que papa et maman puissent encore payer ?

Parce qu’au bout du compte, derrière cette réforme apparemment technique des APL, c’est bien cela qui se joue : notre conception de la jeunesse, de l’autonomie et de l’égalité d’accès aux études. 

par Guy CALMES 

National

Municipales 2026 et Abstentions !

                                                                                                                 Daniel Gaxie ,Professeur émérite à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne

L’abstention électorale enregistrée lors des élections municipales de 2026 s’inscrit dans un mouvement de progression régulière engagé depuis plusieurs décennies.

Des records d’abstention ont été battus en 2022 pour les législatives et en 2021 pour les départementales et régionales. S’agissant des municipales, le record remonte à 2020, avec 55 % au premier tour, quand l’explosion d’une pandémie angoissante dissuadait de se rendre dans un lieu public.

Mais avec 43 % d’abstentions au premier tour, les élections de 2026 marquent une progression par rapport à celles de 2014 (36,5 %). Si l’on ajoute les électeurs qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales (6 % du corps électoral selon l’Insee), près d’un citoyen sur deux ne s’est pas déplacé pour élire le maire et le conseil municipal de sa commune.

L’abstention progresse également pour l’élection présidentielle, mais à des niveaux plus faibles : 26 % au premier tour en 2022, pas très loin du record de 2002 (28 %), à comparer avec les 15 % des années 1970. Seules les élections européennes font exception, avec une tendance à la baisse depuis 2009, mais à des niveaux élevés (encore 48,5 % en 2024).

Jusqu’à la fin des années 1970, les écarts des niveaux d’abstention entre les divers types d’élections étaient limités : 15 % pour les présidentielles, 20 % pour les législatives et 25 % pour les municipales. La plupart des électeurs votaient à toutes les élections. Ces écarts se sont accrus, allant par exemple de 26 % pour le premier tour de la présidentielle de 2022 à près de 67 % pour les départementales et régionales de 2021.

Un nombre croissant d’électeurs, notamment parmi les plus jeunes, estiment que seule la présidentielle est importante et mérite que l’on se déplace, alors que les autres scrutins sont secondaires et peuvent être négligés. Tel qui s’abstient aux municipales votera à la prochaine présidentielle. L’abstention progresse, mais elle est surtout intermittente.

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Le sentiment du devoir électoral s’est un peu émoussé, spécialement chez les plus jeunes, mais il n’a pas pour autant disparu : au premier tour des municipales de 2026, dans les 19 300 communes où il n’y avait qu’une seule liste, du même coup assurée d’être élue, 59 % des électeurs ont participé au scrutin.

L’abstention résulte d’une perte d’attractivité de l’ensemble des élections aux yeux d’un nombre croissant d’électeurs qui appartiennent plutôt aux catégories les moins politisées. Pour un ensemble complexe de raisons, seule la présidentielle constitue une relative exception. Une partie significative de l’abstention résulte aussi de négligences dans la réinscription sur les listes électorales d’une partie de ceux qui ont changé de domicile, par défaut d’intérêt, de temps ou d’information.

La perte d’attractivité des élections est en relation avec la progression de sentiments de défiance à l’égard de la politique. Ce phénomène est complexe et plus ambigu que ne le suggèrent les enquêtes commerciales et les commentaires courants. Les arguments invoqués pour justifier les critiques sont très divers mais, pour les catégories les plus abstentionnistes, ils reposent principalement sur la perception d’une incapacité des politiques à trouver des remèdes aux multiples difficultés de leur vie quotidienne.

La montée de l’abstention est donc fondamentalement une conséquence de la progression du chômage, de la pauvreté, de la précarité, de l’insuffisance du pouvoir d’achat, des fins de mois difficiles, des sacrifices, des difficultés de logement et des régressions des services publics qui frappent surtout les ouvriers, les employés, une partie des catégories intermédiaires et des retraités.

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Les catégories populaires ont toujours été plus abstentionnistes, mais toutes les enquêtes montrent que les écarts avec les privilégiés se sont accrus, spécialement pour les plus vulnérables, moins qualifiés, chômeurs, précaires, issus de l’immigration, handicapés et femmes cheffe de famille monoparentale. Ces difficultés touchent aussi les plus jeunes, qui sont les plus exposés au chômage, aux difficultés de trouver un emploi en rapport avec leurs qualifications, à la précarité, aux stages non rémunérés, aux bas salaires et à l’impossibilité d’accéder au logement personnel.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets et les interminables polémiques autour des votes des motions de censure, de l’adoption du budget ou de la composition des listes électorales n’ont évidemment pas dissipé la défiance politique.

Le seul élément véritablement nouveau réside dans la généralisation du mode de scrutin proportionnel avec des listes paritaires bloquées. Elle a privé les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants du pouvoir d’ajouter ou de rayer des noms et affaibli l’attractivité de cette élection particulière.

Les plus « petites » communes sont toujours les plus mobilisées, mais c’est dans leurs rangs que l’abstention a le plus progressé.

 

Actualités, National

La droite dans la niche de l’extrême droite et le macronisme les couve
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                                                                                                          La droite dans la niche de l’extrême droite et le macronisme les couve !

Le règlement de l’Assemblée nationale prévoit que chaque groupe politique se voit attribuer une journée par session parlementaire pour présenter une ou plusieurs propositions de loi. C’est ce qui est vulgairement dénommé « niche parlementaire ».

Ce 22 janvier était réservé aux propositions de « la droite républicaine » de messieurs Retailleau et Wauquiez. L’examen de la dizaine de textes proposé illustre l’inquiétante dérive de leur navire vers les eaux boueuses et brunâtres de l’extrême droite.

Les coucous pondent leurs œufs dans le nid d’autres oiseaux.  Retailleau et Wauquiez vont chercher leurs œufs réactionnaires et avariés dans les puanteurs de la niche de l’extrême droite. Tout en modération, le site de la chaîne parlementaire LCP est contraint de relever que, sur plusieurs sujets, le parti LR n’entend pas « abandonner des fondamentaux aux troupes de Marine Le Pen et d’Éric Ciotti ».

Effectivement, le « copier-coller » dépasse ce que nous pouvions imaginer. Pour être certains que leur marqueur politique soit bien compris, les députés LR reprennent une proposition de résolution européenne visant à “inscrire la mouvance des Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes“. Parce qu’il est une résolution et non d’une proposition de loi ce texte n’aura aucun effet. Mais la balise politique est posée en agitant le spectre d’« un réseau idéologique structuré prônant l’instauration d’un ordre politique fondé sur la charia ». Une fois de plus, l’objectif est d’amalgamer Islam avec islamisme politique et terrorisme. Il n’est pourtant pas si loin le temps où M. Sarkozy demandait à la télévision de pouvoir dialoguer tranquillement en direct avec M. Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans. Dans la même veine, les députés LR déposent un autre texte visant à « interdire aux filles mineures de porter le voile dans l’espace public ».

Toujours plus haut, toujours plus fort, la droite à tribord propose de voter une loi prévoyant de « suspendre les droits aux prestations et aux aides publiques pour les personnes reconnues coupables d’exactions lors de rassemblements ou de manifestations ».

Mais pourquoi simplement les « prestations et aides » qui bénéficient aux plus modestes ? On assiste à la régénération de cette vieille antienne : classes laborieuses, classes dangereuses.LR ne propose pas de légiférer pour supprimer « les droits aux aides publiques » aux forces du capital qui licencient, délocalisent, profitent des paradis fiscaux. Cette violence-là, la droite « républicaine » ne la combat pas. Elle la cautionne, la soutient, la justifie.

En 2007 figurait dans le programme de J. M. Le Pen une demande permettant à chaque policière ou policier qui fait usage de la force ou de son arme d’être considéré en légitime défense. Alors que la droite s’était toujours refusée à reprendre cette proposition, voici qu’en 2026 LR veut une législation visant à  « reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre dans l’exercice de leurs fonctions ». Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, avait refusé une discussion à ce sujet. Mais le nouveau ministre de l’Intérieur, M. Nunez l’approuve. La pollution brune s’épaissit et se répand.

Dans toute l’Europe et dans notre pays, la légitime défense est fondée sur le principe de « l’absolue nécessité ». Elle ne peut être reconnue que si la riposte est jugée indispensable pour protéger son intégrité physique ou celle d’autrui, « proportionnée » au danger et « immédiate ». Ces principes s’appliquent aux policiers et aux gendarmes comme à tous les citoyens.

Or, la présomption de légitime défense, permettrait aux policiers, et aux gendarmes de sortir du cadre commun pour inverser la charge de la preuve : quelles que soient les conséquences de l’usage de leurs armes et ses conséquences – blessures, handicap, mort – celle-ci serait considéré comme légitime par défaut.

La droite ne laisse pas de côté sa fibre antisociale. Ainsi, elle tente une nouvelle fois d’ouvrir la brèche du « travailler toujours plus sans être payé » en ouvrant la possibilité de faire travailler les salariés le 1er mai, férié et rémunéré. Un projet présenté comme une dérogation pour certains secteurs d’activités. Mais, en réalité, toute dérogation est une brèche destinée à s’élargir, comme on le voit pour le travail du dimanche. La perte d’un conquis se fait toujours au détriment de l’ensemble des salariés, notamment avec la fin des majorations salariales. Quant à la carotte du volontariat, il n’est que publicité mensongère dès lors qu’un lien de subordination existe dans le contrat de travail. Le 1er mai est, une journée, exceptionnelle commémorant les luttes internationales pour les droits des travailleuses et travailleurs. Il doit être maintenu et défendu.

À cette liste de textes compatibles avec les orientations des extrêmes droite, il faudrait ajouter une proposition de loi « visant à faire assumer à chacun les conséquences de ses actes en permettant la saisie des amendes non payées sur les minimas sociaux », une autre prônant « l’interdiction du maintien dans l’hébergement d’urgence aux immigrés illégaux », ou encore un texte « visant à concilier la continuité du service public de transports avec l’exercice du droit de grève ». Une nouvelle entaille donc dans un droit constitutionnel : le droit de grève dans les transports.

Cet ensemble de textes, valant programme, n’ont qu’un objectif : chauffer au rouge le fer à souder les droites et les extrêmes droites en vue de leur union « par les urnes », selon la formule de M. Retailleau.

Après N. Sarkozy qui a demandé aux démocrates de bazarder « le front républicain », tout se met en place pour dérouler le tapis rouge aux extrêmes droites vers les centres de décision, au moment où Trump renverse le monde et appelle ouvertement à l’installation de ses amis à la direction des pays européens.

Reprendre les textes de l’extrême droite, – qui vient de voter une diminution des dotations aux collectivités locales de 4,9 milliards d’euros – revient à la crédibiliser et à lui donner de la force tout en engageant un processus de retour des droites républicaine aux vieux démons de l’avant Seconde Guerre mondiale jusqu’à emprunter des chemins s’éloignant du républicanisme. Une fois encore les députés macronistes et plusieurs membres du gouvernement se sont vautré dans ces complaisances et soutiens. Il y a urgence à réagir ! 

En Allemagne dans les années 1930, la droite a donné le pouvoir aux nazis, pensant naïvement le partager et les contrôler. On connaît la suite ! Les partis nationalistes autoritaires ne partagent jamais le pouvoir longtemps et font toujours payer ceux qui ont tenté de les limiter ou de les contraindre.

Ces textes ne sont pas présentés par hasard à la veille des élections municipales. Une partie non négligeable des forces du capital fait pression sur des maires de droite attachés à leur fauteuil pour réaliser des « unions municipales ». Dans d’autres endroits, s’infiltrent dans des listes des personnages téléguidés par des groupes d’extrême droite et par le milliardaire Stérin.

Non seulement la vigilance s’impose, mais l’union des progressistes et des écologiques, jusqu’aux humanistes et démocrates s’imposent.

« Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution en temps de crise » nous enseigne Bertolt Brecht.

Par Patrick LE HYARIC 

Actualités, National

PCF/VAR :POUR UN renouveau industriel au service de l’humain et de la planète.

UN renouveau industriel au service de l’humain et de la planète

La situation internationale est particulièrement anxiogène. La décision des 34 pays membres de l’OTAN de porter à 5% du PIB les efforts militaires à l’horizon 2035, sous les injonctions de TRUMP, est une hérésie dramatique pour la planète, pour l’Humanité.

La France a fait ce choix, alors que sa défense représente déjà plus de 2% du PIB et que le gouvernement entend faire des coupes sombres dans les budgets sociaux et ceux des services publics pour plus de 40 milliards d’euros.

Ce qui est à l’ordre du jour c’est la construction d’une sécurité collective en Europe et dans le monde respectant les souverainetés nationales avec des coopérations mutuellement avantageuses.

CONSTRUIRE LA PAIX CE N’EST PAS ENTREVOIR LA GUERRE !

La paix ne peut se construire dans la course aux armements ! Les va-t’en guerre de toutes parts expliquent à longueur de journée que la paix se construit en se préparant à la guerre !

C’est faux !! Pour être en paix il faut développer une culture de paix à l’échelle internationale ! Il faut prendre des actes forts en ce sens et engager un processus multilatéral de désarmement.

Pour être en paix il faut de la volonté politique et des actions diplomatiques en ce sens.

Mais il faut dans le même temps développer des productions utiles aux peuples et respectant la planète.

Pour être en paix il faut faire reculer le chômage et la précarité et développer le progrès social et tous les outils de solidarité comme les services publics

UNE NOUVELLE INDUSTRIALISATION AU SERVICE DE L’HUMAIN ET DE LA PLANETE

Nous sommes dans le département le plus militarisé de France. A chaque loi de programmation militaire, le budget de la défense augmente et en 2024, la France a été classé 2ème pays exportateur d’armes !

Les lobbies militaro-industriels ont enregistré des profits record.

 

Pour les communistes, les établissements de la défense doivent redevenir de véritables services publics de défense du territoire et dans le même temps ils doivent répondre aux immenses enjeux humains et environnementaux par la diversification de leurs missions.

Une filière de déconstruction des navires civils et militaires pourrait voir le jour traitant dès la construction la question des déchets ; les sites de la base navale de Toulon et de la Seyne avec celui de Fos-sur-Mer sont des atouts pour cela.

De même pour les aéronefs avec le site de Cuers/Pierrefeu. Notre département et les départements de PACA ont les moyens d’un tel développement industriel alliant création d’emplois de qualité, réponse aux enjeux de la transition écologique et environnementaux.

Le Var c’est aussi un département des plus boisés de France et l’un des plus visités.

Les atouts environnementaux sont nombreux, mais le Var est aussi en proie avec le réchauffement climatique à des risques accrus : le feu, le vent, la pluie, la sécheresse qui sévissent de manière plus violente et plus fréquente.

 

Les Varoises et les Varois en sont les premières victimes, tout comme la flore, la faune et un tissu économique qui tire sa substance des joyaux départementaux tels que les chênes lièges, les châtaigniers, la viticulture ou encore la trufficulture.

Le feu est une inquiétude grandissante et la taille réduite de la flotte de bombardier d’eau n’est plus dimensionnée face aux risques et enjeux majeurs que court le département.

Les communistes soutiennent pleinement la proposition du syndicat CGT de l’AIA cp de la création d’une 2ème flotte de « canadairs »ou bombardier d’eau de nouvelle génération, basée sur Cuers ou Hyères et dont l’entretien pourrait être réalisé par les salariés de l’AIAcp.

Avec cette exigence sociétale, il est impératif d’accroître considérablement le corps des sapeurs- pompiers de métier et des volontaires dans un statut protecteur et reconnaissant.

Il s’agit de choix politiques de l’Etat mais aussi de la région, du département et des communes concernées.

 

Le parti communiste français alerte les autorités sur l’urgence de la situation. Anticiper les catastrophes pour être efficaces ou gérer les risques ! C’est l’alternative politique en présence.

 

Cela nécessite des financements lourds mais :

Aux côtés d’un pôle public des industries d’armement, s’engager dans une nouvelle industrialisation au service de l’humain et de la planète ou développer une économie de guerre engouffrant chaque année plus de 50 milliards d’euros telle est là aussi l’alternative.

La fédération du Var du  PCF fait le choix de la paix, de l’humain et de la planète d’abord.

Elle entend porter ces exigences en matière industrielle, d’emploi, environnemental, social et démocratique sur la place publique.

Elle est disponible pour développer des luttes aux côtés des salariés des industries d’armements varoises et de leurs syndicats CGT qui portent des enjeux de développement, de diversification au service de l’intérêt général.

La Valette du Var le 7 juillet 2025

National, Var - La Seyne sur MER

DEMAIREZ-VOUS !

                                                   

DEMAIREZ-VOUS ! Avec l’austérité BAYROU/BARNIER/MACRON: L’austérité gagne du terrain contre nos collectivités locales

Accablés par les coupes budgétaires, la fatigue administrative et la violence physique dont ils sont victimes, les élus municipaux se détournent en masse de leurs fonctions. Depuis la dernière mandature, ils sont 2 400 à les avoir abandonnées et, sur les restants, moins de la moitié va se représenter en 2026.

Ils sont les élus les plus populaires de la République, et certainement ceux qui éprouvent le plus de mal-être. Près de 70 % des Français se disent satisfaits de leur maire, selon les travaux de l’IFOP sur la question. Ils sont d’ailleurs tout autant à se dire attachés à l’échelon municipal. Et, pourtant, leurs élus locaux sont de plus en plus nombreux à décrocher. Épuisés, harassés, écrasés par le poids de leur écharpe.

D’après les données gouvernementales, 2400 élus municipaux ont claqué la porte de leur hôtel de ville depuis leur élection en 2020 et moins d’un maire sur deux envisage de se représenter en 2026. Une vague de démissions en hausse de 30 % par rapport à la période 2014-2020.

« Insultés, menacés, calomniés »

« Je n’ai pas signé pour être un punching-ball », maugrée Marie Cau,ancienne édile de Tilloy-lez-Marchiennes (Nord). Élue en 2020,

8 milliards de « purge » en 2026 pour les collectivités après 7 milliards depuis 2022  sous MACRON et 10 milliards sous HOLLANDE et le gel des dotations sous SARKOZY

Ce mot, « maltraitance », revient sans cesse dans la bouche des maires

C’est d’ailleurs pour protester contre cette nouvelle saignée que l’Association des maires de France (AMF) a décidé de refuser de se rendre à la conférence sur les finances publiques de François Bayrou, ce mardi 15 avril au matin. « Nous ne devons pas devenir une variable d’ajustement des erreurs budgétaires des gouvernements », avertit André Laignel, maire PS d’Issoudun (Indre) et premier vice-président de l’AMF, qui y voit « un contresens économique et démocratique ».

Un statut de l’élu  est en préparation

Au vu du mépris gouvernement sur les échelons  républicains qui concerne les collectivités locales  il nous apparait évident que les associations d’élus locaux, les élus républicains et progressistes montent  au créneau .IL faut se faire entendre   de la puissance publique avant l’asphyxie totale ou les mise sous tutelle.

Dans le var la situation dans les petites communes ne doit guère plus différent.

A la Seyne cette situation grave n’est guère évoquée par la Mairesse MM.BICAIS/LR alors que l’opposition en fait mention comme beaucoup de choses d’ailleurs  ( couts électricité ,en flèche et eau, hausse des fournitures, pas d’orientation politique, politique de COM, etc.)

Mais il y a plus grave, jamais un mot sur les baisses de dotation   des trois derniers présidents de la république et plus particulièrement M.MACRON ,Le Méprisant de la république.

Faut-il que parce que son parti LR (de MM BICAIS) est aux affaires nationales que cette équipe ait l’outrecuidance de se taire ou faire le dos rond  ?

Pourtant cette équipe ne survit que grâce à la  COMM faite à outrance et de plus cette dernière met à son compte les réalisations promises sous la gauche en œuvre.

Aucun  respect de la continuité républicaine !

Elle se gargarise d’équipements qui n’ont été financés que par la métropole au vu du peu de compétences rabougries qu’ont les communes en lien avec la loi  ELAN que seul le PCF a condamnée en 2015  ( mandature HOLLANDE )

En effet cette équipe n’a pas osé faire un bilan de mi-mandat. Et peut-être, il en aura un à la veille des municipales pour brouiller de fumée l’électeur lambda.

Électoralisme ou Populiste oblige !

Pour un changement Historique en 2020  leurs électeurs ont bien été trompés voir cocufiés  tant sur les réalisations promises et non faites que les compositions de ces aréopages d’élus professionnels des chaises musicales bafouant ainsi les électeurs de base.

Juste un exemple du laxisme ou manque d’ambition de cette équipe de droite :

« Les écoles Mabily/verne inscrites en rénovation sous la gauche pour 2021 ou 2022  ne sont  toujours pas réalisées et peut être  le seront-elles après les municipales « 

Mars 2026, l’heure approche du verdict des urnes municipales.

Les forces de gauche auront intérêt à s’y préparer à ce RDV électoral comme le fait la section PCF seynoise .

C’est à un programme rassembleur avec des propositions d’avancées sociales, écologiques et économiques, etc. visant à faire comme les maires communistes  l’ont bien  fait en leur temps : une ville du vivre ensemble, une municipalité de soutien à la population, une équipe de gauche unie pour recréer des espaces de démocratie, de fraternité , un maire de terrain à l’écoute de ses administré(e)s.

Là, c’est sûr, seulement la gauche peut faire cela et aucune force droite ou RN !

Parce qu’à l’expérience la droite seynoise a failli et ATTENTION le RN est en embuscade.

Mais  le passé et surtout le présent de ces dirigeants RN en témoigne sur d’autres villes gérées par la haine, la division et xénophobie, etc.  Les RN sont et seront très mauvais pour notre ville, pour notre departement,notre région ,notre pays . !

Soyez en convaincus seynoises et seynois avant l’irréparable..

« Je porte en mon cœur un rêve de fraternité et de justice, et je veux travailler jusqu’au bout à le réaliser. »

Jean JAURÈS (1859-1914), cité par Max Gallo, Le Grand Jaurès (1984)

 

Christian BARLO  ancien adjoint avec l’aide de l’Humanité

 

 

 

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Macron sort le glaive

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Fréjus: Le maire RN, David Rachline  ,Devant le tribunal correctionnel de Draguignan

Photo du journal LIBERATION du 10 FEVRIER 2025

Fréjus: Le maire RN, David Rachline  ,Devant le tribunal correctionnel de Draguignan

Le 30 septembre prochain le sénateur-maire et vice-président du RN est convoqué devant la justice pour prise illégale d’intérêt suite à l’enquête de la journaliste du Nouvel Obs,Camille Vivogne- Le Coat auteur du livre-enquête « Les Rapaces » particulièrement documenté sur les mœurs, les fréquentations, les frasques et les détournements d’argent public.

Jeune cadre très proche du sommet du parti de Mme le Pen, il ne retient que des erreurs d’encaissement : des rémunérations de ses fonctions de président de SEM (sociétés d’économie mixtes) qu’un sénateur et maire ne peuvent cumuler, ça ne fait jamais que 24 000 euros en plus, par an. Un sénateur et maire ne le saurait pas ?? Peu vraisemblable.

De son côté, Marine Le Pen a été reconnue coupable avec 57 assistants fictifs mais payés par le parlement européen qui demande le remboursement dont le vote va intervenir en mars dans le scandale qui remonte à 2015.

Il ne leur reste plus qu’à se mettre à l’abri sous le parapluie de Trump et Musk, leurs idoles, modèles de l’ultra capitalisme qu’ils voudraient imposer au monde, quitte à doter de leurs milliards les descendants des nazis et d’intervenir en Europe, au plan politique ou électoral pour y faire progresser l’extrême-droite, Musk en levant le bras droit tendu légèrement au-dessus de l’épaule…Qu’y l’eût cru ?

Ce salut, Rachline en parle dans l’enquête de Camille Vigogne Coat, surprise de la chose et  puis ça n’a jamais eu lieu en public mais dans quelques réceptions privées, en mairie mais nocturnes. Pas folle la guêpe !

En décembre 2023, une enquête avait été diligentée et depuis, le maire s’était fait silencieux et discret. Les dépenses plus serrées. Un récit qui n’oublie pas les questions aux mis-en cause ainsi que leurs réponses. Rachline n’a pas manqué de souligner sa sérénité et sa confiance, c’est de bonne guerre.

Le conseil municipal du 25 février 25, s’annonce mouvementé : il y sera question de la prise en charge ou pas de la ville de Fréjus, des frais de l’enquête ouverte par la justice. Il devrait y avoir du monde

René Fredon

https://www.liberation.fr/politique/le-maire-rn-de-frejus-david-rachline-convoque-par-la-justice-pour-prise-illegale-dinterets-20250210_MTG32GGBZBCNZKHU4HJ5VTSMNE/

 

https://www.nouvelobs.com/politique/20250209.OBS100068/info-nouvel-obs-david-rachline-devant-la-justice-pour-prise-illegale-d-interets.html

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Le RN et la justice

 

 

                                                                                                                                        Le RN et la justice

Depuis que la candidate du RN a pris conscience qu’elle pourrait ne pas être éligible à la présidentielle de 2027, vu les réquisitions qu’on connaît : cinq ans de prison dont deux ans ferme, cinq ans d’inéligibilité qui s’applique immédiatement, appel ou pas, l’institution réclame 300 000 euros d’amende et une indemnité de 3,7 millions d’euros.

Mme Le Pen a changé de couleur et lancé une campagne politique directe contre les magistrats accusés d’avoir requis selon des critères strictement…politiques et non selon la justice ! « Je pense que la volonté du parquet est de priver les Français de la capacité de voter pour ceux qu’ils souhaitent  et de « ruiner le parti » a-t-elle lâché

Evidemment ça aurait été beaucoup plus vite si les dix années d’enquêtes à la demande du parlement européen avaient été effacées du calendrier judiciaire ou si les magistrats avaient manqué de preuves et conclu dans le sens qu’attendaient nos innocents justiciables d’une puérilité angélique.

Les chefs du FN et RN, père et fille, ainsi qu’une vingtaine d’assistants.es de députés du parti d’extrême droite  semblaient ne pas savoir qu’ils étaient payés par l’UE sans y avoir mis les pieds, ce qui leur permettait de militer gratuitement pour leur parti. Ils avaient trouvé le bon système, eux qui, comme Trump, se disent « antisystème « ??

Le tribunal correctionnel de Paris l’a qualifié de détournement d’argent public, une fois la très longue enquête bouclée et la décision prise, non pas par les juristes enquêteurs mais par des juges indépendants. Ce jugement est annoncé au début 2025. Donc il faut attendre.

 

 

La stratégie victimaire, déjà mise en route avec une pétition, pourrait-elle influencer les juges ? Le laisser supposer, comme le fait le RN c’est déjà une insulte. On n’est pas aux Etats-Unis et en Israël où les chefs d’Etat spéculent sur les privilèges de leur fonction pour repousser des jugements en cours ! Mais on s’en approche.

D’ailleurs le RN et les extrêmes droite d’Europe se sont réjouis de l’élection de Trump ainsi qu’une partie de la droite. En France aussi. C’est bien les intérêts du capital  qu’ils servent avec ferveur. La République et les classes populaires, ils n’en ont rien à faire, nos manipulateurs chevronnés ! La dictature des milliardaires leur va très bien.

La casse sociale et les 300  000 licenciés.es en cours  ne les émeuvent pas du tout.

On connaît la conception de la justice du RN qui veut instaurer la préférence nationale, c’est-à-dire une France coupée en deux et une justice expéditive elle aussi à deux vitesses et qui ne transige pas avec l’exécution rapide des condamnations sans remise de peine…mais ça dépend pour qui.

En réalité, ils veulent une justice aux ordres du pouvoir politique mais au pouvoir qu’ils incarnent, la dictature de l’argent, ce que Trump, leur idole est en train de muscler !

La principale caractéristique du RN, en ces temps de grande incertitude, c’est de dire tout et son contraire, d’entretenir l’ambiguïté  tout en restant fidèle à ses origines et à ses objectifs ultranationalistes et néofascistes.

Cette séquence peut ouvrir bien des yeux.

René Fredon

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Retraites : l’imposture du RN

                     

Retraites : l’imposture du RN

 

Les députés du parti de Marine Le Pen ont refusé les amendements visant à abroger la réforme des retraites. Et pour cause, le Nouveau Front populaire souhaitait financer celle-ci en faisant cotiser les plus riches.

L’examen du projet de budget de la Sécurité sociale a à peine commencé en commission des Affaires sociales de l’Assemblée et déjà l’imposture sociale du Rassemblement national se révèle au grand jour.

Les députés de gauche ont déposé plusieurs amendements pour abroger la réforme des retraites. Le vote des élus d’extrême droite a été le même que celui des « Républicains » et des macronistes : non.

Le financement proposé par les élus du Nouveau Front populaire (NFP) pour un retour de l’âge de départ à la retraite à 62 ans : une sur cotisation pour les personnes touchant une rémunération supérieure à deux fois le plafond de la Sécurité sociale (7 200 euros). Ils demandaient aussi la convocation d’une conférence chargée de trouver de nouvelles recettes. Ces amendements répondent à « l’aspiration majoritaire du pays », fait valoir Jérôme Guedj, député PS.

«Un enfer fiscal» disent-ils

« Ce n’est absolument pas aujourd’hui possible d’aller vers une augmentation des cotisations quand on est déjà un enfer fiscal », a justifié Thomas Ménagé, député RN. Un argument en phase avec la majorité dont l’extrême droite est la béquille. Le rapporteur général de la commission, Yannick Neuder (« Les Républicains »), a prétendu que l’abrogation de la réforme des retraites «aggraverait le déficit de près de 3,4 milliards d’euros dès 2025 (…) et de 16 milliards en 2032 ».

Le RN souhaite pour sa part un vote sur l’abrogation de cette réforme des retraites lors de sa niche parlementaire, le 31 octobre. « La balle est dans votre camp» affecte Th. Ménagé

Les amendements socialistes, communistes, écologistes et insoumis visaient à prendre de court le RN, la première niche parlementaire de la gauche étant celle de la France insoumise, le 28 novembre. Le vote du 31 octobre est un casse-tête pour les organisations de gauche. Le PS votera contre; la France insoumise et les Verts n’ont pas encore pris position. Le groupe Gauche démocrate et républicaine est « partagé », a reconnu son président, le communiste André Chassaigne, lors d’une conférence de presse mardi 22octobre. »,

 

Le RN a refusé le retour d’un impôt sur la fortune

 « Certains ne veulent pas faire sauter la digue » contre le RN, rapporte-t-il. « D’autres, dont je suis, pensent qu’on ne peut pas ne pas voter ce texte, considérant qu’il y a une attente dans la population », argumente le député du Puy-de-Dôme, qui dit avoir « longtemps hésité ».

Au-delà du symbole, la proposition de loi de la niche RN ne serait pas examinée au Sénat, faute de groupe pour l’inscrire dans son temps parlementaire. Celle de la France insoumise, elle, devrait être reprise dans la niche du groupe communiste CRCE-K pour poursuivre la navette législative.

L’épisode en commission des Affaires sociales n’est pas isolé. Lors de l’examen du budget de l’État, le Rassemblement national a refusé le retour d’un impôt sur la fortune. Si l’extrême droite se nourrit de la colère contre certaines réformes libérales, elle reste dans l’incantation. Lors des mobilisations contre la réforme des retraites, elle fustigeait les syndicats. Aujourd’hui, le RN refuse de trouver les financements nécessaires en imposant les plus riches.

Face à l’extrême droite, ne rien lâcher !

C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. C’est ce que nous tentons de faire chaque jour dans l’Humanité.

Face aux attaques incessantes des racistes et des porteurs de haine, ensemble, faisons porter une autre voix dans ce débat public toujours plus nauséabond.

Gaël de Santis, L HUMANITE du 23 10 2024

 

 

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