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Elon Musk soutient la fachosphère allemande

            

 

                 Elon Musk soutient la fachosphère allemand

«Seule l’AfD peut sauver l’Allemagne» c’est le message du milliardaire américain avant même qu’il prenne son poste de n°2 des E.-U aux côtés de l’ultra-vulgaire autre milliardaire, Trump.

  Le Monde met en exergue l’appel d’un personnage à «sauver le Reich»  et nous renvoie de 1933 à 1945, nous qui venions de naître : «Deutschland über alles» -l’Allemagne au-dessus de tout ! Leur führer voulait juste dominer le monde…60 millions de morts ! 80 ans après les guerres se mutiplient, de plus en plus à hauts risques

Qu’un personnage comme Elon Musk, mette l’accent sur ses références, lourdes d’histoire, c’est très inquiétant, voire révélateur, dans un contexte de progression des extrêmes-droites dans toute l’Europe

  « Leur objectif :se donner les moyens d’expulser vers l’Afrique du Nord quelque 2 millions de personnes qui vivent aujourd’hui en Allemagne : des migrants et des demandeurs d’asile, mais aussi des citoyens allemands d’origine étrangère»

(j’ai retrouvé par hasard  l’article de l’Huma sur la réunion clandestine qui a eu lieu fin septembre 2023 à Potsdam pour lancer un réseau soutenu par quelques patrons fortunés, pour opérer un processus  de « remigration »,

               La coalition CDU-SPD-Verts a éclaté en Allemagne. On vote dans deux mois. La crise économique, sociale, politique…y est intense, tout comme en France. En Europe, Trump a promis d’en finir en 24 h avec la guerre en Ukraine. L’avenir de l’Allemagne -et pas que- constitue un enjeu essentiel pour les E-U, il y a des élections au Bundestag fin février 2025. Parmi les partis d’extrême-droite, l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) approche les 20% et a retenu l’attention du couple de milliardaires qui ne pense  qu’aux intérêts de l’Allemagne…à travers ceux des E.-U. Ils ont annoncé la couleur.

                                      Musk déjà sur le coup fin 23

Le 30 septembre 2023  il «twistait» et  critiquait «le soutien de Berlin à des ONG secourant des migrants en Méditerranée, après avoir partagé vendredi un post prônant une victoire électorale du parti allemand d’extrême-droite AfD». Il ajoutait que «cela ressemblait à une invasion!»

  Le  ministère lui répondit : «c’est ce qu’on appelle sauver des vies»

Musk en remit une couche : «Donc, vous en êtes fiers en fait. Intéressant. Franchement, je doute qu’une majorité de l’opinion allemande soutienne cela. Avez-vous fait un sondage? C’est certainement une violation de la souveraineté de l’Italie que l’Allemagne transporte un large nombre d’immigrants illégaux sur le sol italien ?

Ledit  Musk roulait déjà pour Trump et poursuit sa  mission aujourd’hui sur le même fond politique : ancrer l’extrême-droite à la place de la droite fut-elle la plus…extrémiste. Le fascisme ça peut toujours servir…bien camouflé d’abord ?           ?                    

                Les Allemands vont-ils piloter les élections allemandes ou ce sont-ils les maîtres de la finance américains qui vont s’immiscer dans leurs affaires tout en étant en plein conflit d’intérêts. La raison du plus fort est toujours la meilleure. Tout sera fait dans leurs règles. 

Qu’il y ait plusieurs partis d’extrême-droite comme le NPD crée en 1964 considéré comme néo-nazi, raciste, antisémite, révisionniste ou d’autres contre l’immigration islamiste, ne leur fait ni chaud ni froid c’est leur ligne et il la banalise.

D’ailleurs la plupart de l’extrême-droite de France, d’Italie…a chaleureusement salué la victoire du tandem américain pour les suivre dans leur conservatisme, leur gestion au service du capital, des puissants et au détriment des peuples qui voient les inégalités se creuser, les guerres se mutiplier, nos objectifs climatiques s’éterniser, faute de moyens et de volonté politique. Ils sont aussi climato-sceptiques dans une très grande proportion

 

Ce «Mr. Efficacité» propriétaire entr’autre de SpaceX, Tesla, du réseau X -ex twitter- mondial d’informations qu’il dit «en toute liberté», lui a valu d’être nommé aux côtés de Trump pour rationnaliser sa gestion globale et se mêler de tout qui lui paraît exploitable. Et de nature à séduire les investisseurs qui jugeront si le taux de profit tient ses promesses ainsi que le volume et la durée du marché.

Avec une fortune privée plus grosse qu’un Etat, en ajoutant les deux, ça vous donne tous les pouvoirs -ou presque- dans un monde en pleine décomposition.

Il serait temps de relever le défi et à barrer la route pour que chacun ait droit à la paix, au respect et au bonheur. Humanisons la planète.  En conscience.

René Fredon

 https://www.bfmtv.com/international/cela-fait-penser-a-une-invasion-elon-musk-critique-le-soutien-de-berlin-au-secours-de-migrants_AD-202309300270.html                   

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Mayotte et nous avec elle pleure ses morts et ses innombrables blessés.
Fabien Roussel a contacté Emmanuel Macron ce 17 décembre.

 

Mayotte et nous avec elle pleure ses morts et ses innombrables blessés.
Mayotte manquait déjà de tout. Le cyclone tropical Chido lui a enlevé ce qui lui restait. Des vies d’abord, à tel point que les autorités sont incapables de dire à cette heure le nombre de victimes. Paysage d’apocalypse, les bidonvilles ont été transformés en cimetières. Les toits des fragiles habitations se sont envolés comme des feuilles de papier, jetant par milliers les familles dans des rues et des chemins encombrés d’un innommable fatras d’arbres déchiquetés, de planches broyées et de tôles tordues.

Le département le plus pauvre de la sixième puissance mondiale s’est transformé en espace fantôme de désolation et de larmes. La violence du vent, excitée par le réchauffement de l’océan, s’est vue grossie de la précarité humaine, du chômage, de la pauvreté qui frappe les trois quarts des habitants, du manque d’eau potable et du choléra. Voici qui rend ridicules les moulinets d’un ancien ministrion de l’Intérieur, du nom de Darmanin, qui, en ces lieux il y a plusieurs mois, bave aux lèvres et poigne de fer, vantait à la télévision ses mérites de destructeur de bidonvilles et de soldat-chef de la « croisade » contre les migrants. Et, l’actuel ministre, fait savoir son obsession pour l’archipel : L’immigration. Abject !

Ceux qui, depuis quelques heures, versent leurs petites larmes de crocodile et se font filmer la mine sombre, tantôt dans des cellules de crise, tantôt dans des déplacements mis en scène, tantôt dans des prises de parole calibrées… Tous ceux-là sont les mêmes qui ont laissé Mayotte se délabrer, s’affaisser, s’appauvrir jusqu’à la tragédie. Ce sont les mêmes qui veulent nous endormir de leurs funèbres musiques austéritaires et leurs refrains sur la nécessité d’amaigrir l’État jusqu’à l’os.

Les mêmes qui ont déchiré sans les lire les rapports qui alertaient sur la nécessité de mettre en place des dispositifs de prévention des risques naturels. Les mêmes qui ont détruit les quelques structures de prévention des risques qui existaient. Les mêmes qui ont toléré la vie chère à Mayotte et refusé les convergences des droits sociaux entre les Mahorais et les autres Français. Les mêmes qui ont bloqué l’alignement du Smic et des minimas sociaux de Mamoudzou sur ceux de Paris. Ils ont sali la République qui a négligée une partie d’entre nous.

Du reste, ceux qui viennent au secours des populations mahoraises ne sont pas ceux qui apparaissent sur les écrans avec leurs beaux costumes et leurs mots ronflants, mais les agents publics, de l’hôpital, des écoles, de la gendarmerie, des pompiers, de l’armée, de l’équipement, des services préfectoraux aux côtés des grandes associations de solidarité. Ceux que les puissants traitent, en temps normal, de « feignasses » ont agi bien avant toute causerie et toute visite ministérielle.

Les mêmes qui vilipendent les services publics sont ceux qui détricotent tout projet, aussi maigre soit-il, de transition environnementale, comme cela se passe en ce moment même au Parlement européen et à la Commission européenne.

Ils n’ont que faire des êtres humains. Mayotte n’est pour eux qu’un lointain point sur la carte, un laboratoire expérimental de la remise en cause du droit du sol. Mais surtout, pour eux, Mayotte n’est qu’une colonie stratégique au large de Madagascar, au cœur du canal du Mozambique où circule le pétrole, et en Indo-pacifique où, en ces troubles temps, on dépoussière les canons du nationalisme et des guerres. Pour les pouvoirs au service de la haute bourgeoisie, Mayotte est une « zone géostratégique », et non un espace de vie humaine, animale et végétale.

L’ampleur des catastrophes et les terribles effets de celles-ci ne peuvent être pensés sans prendre en compte les rapports sociaux de domination. Un cyclone est d’autant plus puissant que le mode de production capitaliste et le traitement colonial laissent béantes les portes des désastres annoncés. Le capitalocène est le nom de cette ère où un système économique engendre et accentue des perturbations qui compromettent les conditions d’habitabilité de notre planète.

Le comportement colonial détourne regards et projecteurs sur l’immigration et la stigmatise pour mieux laisser les populations vivre dans la misère et des habitats plus que précaires, privées d’eau potable, de services de santé, d’écoles et de services publics. C’est abominable. C’est insupportable.

Si les pouvoirs publics de notre pays avaient une autre conception de leur rôle, ils auraient pu depuis longtemps engager le vaste chantier d’adaptation de l’île aux risques naturels, ils auraient dépollué l’eau, stoppé la déforestation, reconstruit les réseaux. Autant d’actions qui tournent le dos à la restriction austéritaire des crédits publics et au colonialisme.

Toutes et tous Mahorais

Soyons solidaires immédiatement pour apporter les aides indispensables aux Mahorais, avec les associations et les municipalités. Dans l’immédiat, il faut gagner la course contre la montre engagée contre la faim, la soif, les maladies, le soin aux blessés. Agissons pour obtenir une solidarité européenne et, au-delà, la solidarité internationale. Surtout, soyons solidaires dans un combat qui doit être engagé pour obtenir les moyens d’une reconstruction du département.

Il faudra tout réparer, tout reconstruire : les maisons et la nature, les champs et les êtres humains.

Mayotte n’est sans doute pas Notre-Dame de Paris qui a fait l’objet de tant d’engagements financiers, politiques, techniques et humains. Mais la situation de Mayotte exige un engagement de plus grande ampleur et avec la même diligence.

 

par Patric Le Hyaric

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L’HUMANITÉ, NFP, RN, LR, qui votera une motion de censure… (2 articles)

 

Objet : Lu dans L’HUMANITÉ, NFP, RN, LR, qui votera une motion de censure… (2 articles)

 

Analyse : 

François Bayrou nommé premier ministre : NFP, RN, LR… qui votera une motion de censure ?

Alors qu’il vient juste d’être nommé premier ministre, François Bayrou fait déjà face au spectre de la censure. Colère de la gauche et trouble jeu du RN… L’Humanité fait le point sur les déclarations des différents groupes d’opposition.

L’équation est simple, posée sur le papier. Pour espérer tenir plus longtemps que son prédécesseur Michel Barnier, François Bayrou doit compter sur la non-censure d’au moins un des deux blocs d’opposition : le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire. État des lieux des positions de chacun, au jour de sa nomination.

La France insoumise annonce déjà la censure…

À peine François Bayrou nommé à Matignon, le coordinateur national des insoumis, Manuel Bompard a dénoncé « un nouveau bras d’honneur à la démocratie ». « Après avoir perdu toutes les dernières élections, Macron installe son premier et dernier soutien à Matignon. Faire tomber Bayrou, ce sera donc faire tomber Macron », annonce le député. Le groupe FI déposera à l’Assemblée nationale ce qui pourrait être la première censure du gouvernement Bayrou : « Deux choix s’offriront aux députés : le soutien au sauvetage de Macron ou la censure. Nous avons fait le nôtre », prévient Mathilde Panot, cheffe de file des élus FI au Palais Bourbon.

Le PCF dénonce un « déni de réalité » et propose un renoncement au 49.3…

Les communistes regrettent, par communiqué, la nomination de François Bayrou. « Le choix des urnes aurait dû le conduire à nommer un Premier ministre de gauche issu de la coalition arrivée en tête », rappellent-ils. Mais le PCF n’a pas encore pris position sur une éventuelle censure de François Bayrou. « Cette nomination envoie un mauvais signal, car les Français attendent une nouvelle politique, mais nous sommes prêts à débattre s’il renonce à l’article 49.3 », a déclaré Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, reprenant ainsi la proposition faite par la gauche lors des rencontres parlementaires à l’Élysée, en début de semaine (il s’agissait alors, pour un éventuel gouvernement NFP, de renoncer à l’article controversé de la Constitution). « S’il maintient le cap politique de Macron, ce sera la censure », prévient toutefois le porte-parole du PCF, Ian Brossat.

Les écologistes prêts à censurer…

Côté Écologistes, la censure est loin d’être exclue. « On va regarder la teneur de la politique qui se profile. Si c’est pour garder les mêmes aux postes stratégiques, dont M. Retailleau à l’Intérieur, si c’est pour ne rien faire sur les retraites, l’écologie et la justice fiscale, je ne vois pas quel autre choix nous aurions que de le censurer », a indiqué la patronne des Verts, Marine Tondelier. Le député Benjamin Lucas-Lundy, porte-parole du groupe à l’Assemblée, a indiqué plus tôt dans la journée qu’il voterait « à ce stade bien volontiers » une motion de censure contre François Bayrou, dont le choix constitue « un crachat au visage des électeurs et des électrices ».

Le PS « demeure dans l’opposition »…

« Les socialistes ne participeront pas à votre gouvernement et demeureront dans l’opposition », a indiqué le premier secrétaire du PS Olivier Faure à François Bayrou, mettant fin à la rumeur d’un hypothétique décrochage des socialistes du NFP. Le parti à la rose exige du nouveau chef du gouvernement qu’il renonce à l’article en 49.3, sans quoi il se placerait « sous la dépendance du RN » puisqu’il y aurait à nouveau motion de censure. « La poursuite d’une politique et d’une méthode déjà censurées aboutirait au même résultat », menace le PS.

Au Rassemblement national, pas de censure a priori…

« Il n’y a pas de censure a priori », a réagi Jordan Bardella, chef du parti d’extrême droite, après la nomination de François Bayrou. Le RN entend encore jouer l’arbitre des élégances du nouveau gouvernement, en se réservant le droit de censurer au moment qu’il arrange, et en servant de béquille à l’exécutif en attendant. Jordan Bardella a souligné toutefois que les « lignes rouges » du RN, qui ont mené ses députés à voter la censure de Michel Barnier la semaine précédente, restent les mêmes : « Pas de déremboursement des médicaments, ne pas fragiliser la situation économique et sociale des retraités. »

 

Publié le 13 décembre 2024

Cyprien Caddeo

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Objet : Lu dans L’HUMANITÉ, François Bayrou….

 

 

Portrait :

François Bayrou nommé premier ministre : le meilleur allié de Macron à Matignon

Le président du Modem et maire de Pau est devenu le sixième premier ministre d’Emmanuel Macron – le quatrième en un an. Pilier du camp présidentiel, cette figure du centre prônait, cet été, la fermeture aux « extrêmes », renvoyant gauche et RN dos à dos.

François Bayrou est un Jean-Louis Borloo qui a réussi. À l’image de l’ex-ministre de l’Environnement, il était, à chaque remaniement, pressenti pour être le chef du gouvernement mais sans jamais le devenir. Jusqu’à ce vendredi 13 décembre. L’Élysée a annoncé par communiqué nommer le président du MoDem premier ministre. Il devient le sixième locataire de Matignon en sept ans, le quatrième rien qu’en 2024.

Soutien tardif d’Emmanuel Macron lors de sa première campagne présidentielle, après avoir dénoncé dans un premier temps une candidature soutenue par « des grands intérêts financiers incompatibles avec l’impartialité exigée par la fonction politique », François Bayrou a accompagné les deux mandats du président. Le maire de Pau croit fermement à la doctrine du dépassement des clivages, telle que théorisée par Emmanuel Macron et qu’il avait lui-même développée, dix ans auparavant, lors de la campagne 2007. Interrogé récemment par l’Humanité sur sa ligne politique, François Bayrou la définissait ainsi : « Une volonté de dépassement de l’affrontement stupide droite contre gauche et de prendre le monde tel qu’il va. Avec, comme priorité, l’activité économique. Pour que la vitalité économique serve un projet social et républicain. »

Pour le centriste, Matignon est une revanche. Nommé garde des Sceaux dans le premier gouvernement d’Édouard Philippe en mai 2017, chargé de porter une grande loi pour la « transparence de la vie publique », il est contraint de renoncer à rempiler au lendemain des législatives, cité dans l’affaire des assistants parlementaires du Modem – pour laquelle il a été relaxé en première instance en février dernier. La justice coupe alors l’élan de celui qui devait être un des poids lourds de l’exécutif macroniste.

Le bilan peu reluisant des années Balladur…

Toujours incontournable au sein de la majorité présidentielle, fort des 57 députés MoDem élus en 2017, François Bayrou se fait recycler, en septembre 2020, haut-commissaire au Plan. Sa mission : « animer et coordonner les travaux de planification et de réflexion prospective conduits pour le compte de l’État » et « éclairer les choix des pouvoirs publics ». Une fonction imaginée à l’origine par le général de Gaulle, en 1946, et ressuscitée pour l’occasion. Quatre ans plus tard, de nombreux doutes subsistent encore sur l’utilité réelle de l’institution, et la prise en compte de ses travaux.

Ancien ministre de l’Éducation nationale dans les années 1990 sous les gouvernements d’Édouard Balladur et d’Alain Juppé, François Bayrou partage avec eux un bilan peu reluisant, fait d’attaques contre la Sécurité sociale, de gel des salaires des fonctionnaires, des pensions de retraite et des allocations familiales, et de baisse de taux de remboursement des prestations médicales.

Avec Édouard Balladur, François Bayrou participe aux privatisations de la BNP, d’Elf et de Rhône-Poulenc, adoptées par 49.3, qui affaiblissent le rôle et les recettes de l’État. En tant que ministre de l’Éducation, sa grande bataille a été de proposer – sans succès – une réforme de la loi Falloux. François Bayrou voulait déplafonner le montant des subventions que les collectivités locales pouvaient verser aux établissements d’enseignement privé. Des manifestations pour défendre l’école publique et laïque ainsi qu’une censure de la part du Conseil constitutionnel avaient finalement eu raison de ses ambitions.

En 2007, cette figure du centre se lance dans la course à la présidentielle, dans une rhétorique pré-macroniste : il défend une ligne de synthèse au-delà du clivage gauche-droite, qu’il renvoie à « une guerre de clans, une guerre de camps ». François Bayrou obtient alors 18,57 % des voix, son meilleur score, puis quatre ans plus tard, en 2012, il tombe à 9,13 %. Il appelle alors à voter au second tour pour François Hollande plutôt que Nicolas Sarkozy (ce qui lui vaut l’inimitié de LR).

Quelle attitude face au RN ?

François Bayrou porte aujourd’hui le triste bilan d’Emmanuel Macron, le Modem faisant partie de la coalition macroniste au pouvoir depuis 2017.

Les résultats : des milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux grandes entreprises, l’affaiblissement du droit du travail et de la Sécurité sociale, le report de l’âge de départ à la retraite à 64 ans ou encore la suppression de l’ISF. Réformes devant lesquelles le Modem s’est illustré soit par son soutien inconditionnel, soit par son incapacité à faire changer d’avis Emmanuel Macron.

Au lendemain des législatives anticipées, François Bayrou s’était distingué en lançant un appel au « rassemblement » à Emmanuel Macron. Dans un entretien accordé au Figaro, il demandait au président de « former un vrai gouvernement, désintéressé, pluraliste et cohérent ».

Une équipe constituée de membres « représentatifs non pas des appareils de partis, mais des grandes sensibilités du pays », « réformistes, de gauche, du centre et de droite, républicains, hors extrêmes ». « Des personnalités qui se respectent entre elles et suffisamment expérimentées », décrivait-il alors. Un macronisme 2.0, en somme.

Après la censure et la nomination d’un nouveau premier ministre, une opportunité pour un budget plus juste ?

Une fermeture « aux extrêmes », donc au Rassemblement national (RN), qui ne l’a cependant pas empêché de voler au secours de Marine Le Pen à la suite des réquisitions du parquet, lors du procès des assistants du parti d’extrême droite au Parlement européen, qui prévoit notamment une peine d’inéligibilité potentiellement applicable pour 2027. « Je n’aime pas l’injustice, même quand elle est faite à mes adversaires », avait-il déclaré. Une sortie jugée « élégante » dans les rangs frontistes.

Quelle attitude adoptera-t-il face aux 124 députés RN et leurs 16 alliés du groupe d’Éric Ciotti ? Ira-t-il jusqu’à composer une majorité avec eux, au risque de lier son destin aux velléités de Marine Le Pen, comme Michel Barnier, ou regardera-t-il ailleurs ? Après s’être couché devant Marine Le Pen, le macronisme semble vouloir s’offrir une tentative de retour à la case départ. Sa dernière chance de survie ?

 

Publié le 13 décembre 2024

Anthony Cortes

 

 

 

 

Sans virus.www.avast.com

International

La France à la merci des marchés

Diagrammes Forex et lignes de hausse du marché boursier avec des chiffres - Photo de Donnée libre de droits

 

 

La France à la merci des marchés

 

Grâce à l’ambition d’un jeune énarque, un temps membre du parti socialiste, François Hollande, son prédécesseur, en a vite fait son ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique qui accoucha très vite de la…loi Macron, en décembre 2014.

Pour, bien sûr, privatiser l’économie et règlementer la vie des entreprises dans le sens des intérêts patronaux. C’est si vrai que l’ex-directeur de la banque Rotschild la fera adopter par…le 49/3, on ne sait jamais. Le code du travail sera remanié, dans le même sens. Dans la foulée, il devança Hollande et lui souffla la présidentielle. On connaît la suite.

Le social-libéral accompli créa son propre parti « En marche» -aujourd’hui « à l’arrêt »- et disposera en mai 2017 d’une majorité de barrage (66%) au second, tour face à Marine Le Pen, 33,10% et 10,6 millions de voix. Au 1er tour, Macron ne fit que 24,01, MLP, 21,30, Fillon, 20,01, JLM, 19,58…

A la présidentielle qui suivit en 2022, il fit à peine mieux au 1er tour, 27,85%+3,8% et  MLP 23,15%+1,9% avec un autre candidat, Zemmour, 7,07% à l’extrême-droite, JLM, 21,95. Si bien qu’au second tour, le RN obtint 41,45% et 13,2 millions de voix !!

Aux législatives de juillet 2024, le RN arriva en tête au 1er tour avec 10,647 millions de voix, devant le NFP, 8,895 millions qui proposa un désistement républicain pour freiner l’élection de députés RN au second tour possiblement majoritaires avec Bardella à Matignon ? L’appel du NFP au barrage républicain pour le second tour s’est avéré très efficace. Macron l’a oublié ? C’est la gauche de transformation qu’il veut diviser, c’est le ralliement au libéralisme qui l’intéresse.

Le Nouveau front populaire arriva en tête avec 178 sièges (LFI 72, Socialistes 66, écologistes 38, GDR com 17) devant le bloc gouvernemental, 166 Ensemble 2ème groupe et, 3ème groupe, 142 dont RN 126 +16 alliés. Les LR à 5,41% et 41 sièges. Et ce sont eux qui ont été appelés par Macron comme 1er ministre et au gouvernement avec la macronie pour palier l’état laissé par les gouvernements précédents nommés par Macron le modeste surdoué.

Même si l’émergence de l’extrême-droite est un phénomène global en Europe et sur d’autres continents, en France Macron leur a offert sur un plateau l’occasion de contester ses choix très orientés vers les marchés, tournés vers les bonnes affaires privées pour que le RN trouve du grain à moudre et attire des mécontents réels, sans faire le lien avec les finalités libérales qu’il partage naturellement.

Peut-on les prendre au sérieux quand on connaît -et ils ne s’en cachent pas- leur admiration totale de Trump, grand pacifiste, progressiste et humaniste s’il en est ?

Né très riche, son symbole de l’addiction à l’or, l’ultra milliardaire Elon Musk et ses condisciples, veulent nous faire avaler que n’importe qui peut accéder à la richesse, laquelle va nous rendre heureux.se au royaume du capitalisme et de ses « démocraties », celles du fric ! Malgré ce que nous vivons depuis des générations et qui ne fait que s’aggraver pour les peuples.

Au point de s’attaquer à toutes nos avancées sociales au point de faire reculer nos acquis sociaux, nos services publics de santé, d’éducation, de formation, de transport, de logement…bref, d’avoir une vie digne sans passer par des privations qui nous sont imposées ou nous privent des moyens de faire face aux aléas de la vie ainsi que vos proches.

Cela ne préoccupe pas les très privilégiés -pas tous les patrons, évidemment- je parle de ceux qui ne se posent pas les mêmes questions puisqu’ils disposent de revenus dont les écarts avec les salariés sont vertigineux et qu’ils font tout pour les accroître. Sans se demander s’ils ne pourraient pas contribuer à les socialiser. Là, ils ont un blocage, très collectif et persistant.

Un exemple : la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Leroy-Merlin, Kiabi, Flunch…)

près de 2400 emplois menacés en France dont plusieurs magasins Décathlon. Présente dans 78 pays, l’enseigne se porte bien. Les actionnaires, tous familiaux, vont recevoir 1 milliard de dividendes en 2024, après 0,800 milliard en 2023 et depuis un certain temps.

Les salariés touchent à peine 2000 euros/brut par mois après 10 ans de carrière. «C’est indécent» ont réagi les salariés, surtout si l’on ajoute les années précédentes et les autres dividendes perçus : le capital est très bien traité même quand il faut réduire la voilure. Les salariés, on les jette quand on n’en a plus besoin !

Les grands patrons n’aiment pas qu’on leur parle de  «lutte de classe» ! Comment, ils ont la bonté de donner du travail à leurs salariés.es et puis il y en a tellement qui attendent! Ce ne sont pas des assistants(tes) sociaux. Les voyons. La vie est dure pour tout le monde. « On est tous égaux, disait Coluche, mais certains plus que d’autres…»

 

Macron veut garder la main

 

Le pays est au ralenti, il choisira encore dans son camp, donc sans majorité. Mais c’est le contenu qu’il faut sérieusement infléchir et, venant de la gauche, ce ne sont pas les propositions qui manquent pour trouver des recettes nouvelles et substantielles, abroger les retraites serait plébiscité. Il va demander d’ abandonner la censure ? C’est un peu court et c’est lui qui nous a amenés là !

Pas de premier ministre issu du premier des trois groupes politiques minoritaires de l’assemblée nationale, le NFP !

Motif : il serait censuré, il n’a pas d’alliés, donc il ne peut pas en trouver même ponctuellement ?? Sur aucun sujet ? Faux ! Au suivant et  revenons vers un de ceux qui rejettent une partie du NFP. On en est là, Macron est nu comme un ver mais il choisit encore un 1er ministre de droite pour rattraper  le chaos qu’il a semé. Réussi a-t-il à diviser la gauche et ne pas lui laisser sa chance ?

Le RN se régale, il a déjà absorbé LR, il n’est pas rassasié. Vive la République! A bas la gauche ! Merci Macron !? La censure a dépassé les pronostics. La loi sur la réforme des retraites n’a pas été abrogée ! A qui la faute ?

Voilà ce qu’il a fait depuis qu’il a « pris » l’Elysée. Et pourtant il nous faut renforcer la gauche pour éviter l’extrême-droite tout en proposant une alternative de paix et de progrès social, écologique et démocratique, face à cette alternance capitaliste et nationaliste qui nous menace et pas qu’en France.

Parce que, malgré ses débats internes, on ne pourra rien obtenir des droites extrêmes sauf le pire, le libéralisme ne peut pas améliorer les politiques qu’ils imposent aux populations. Il est au service des grandes fortunes, pas des besoins populaires sacrifiés parce qu’ils recherchent les investissements les plus rentables et pas ce qui est le plus utile à la planète et à la vie de ses habitants. Les ultra riches en sont les propriétaires.

A force de ne plus s’interroger sur le fond des problèmes qui nous divisent et nous enfoncent tout en multipliant les profits privés, on laisse le terrain aux pires démagogues xénophobes qui sont au service des puissances financières et de leurs  valeurs conservatrices les plus ancrées. Un danger majeur pour la planète et l’humanisme.

 

Le bond des milliardaires

 

Une récente étude de la banque suisse USB nous éclaire sur l’évolution des dividendes des milliardaires à travers le monde :

 « Entre 2015 et 2024, la fortune cumulée des milliardaires a augmenté de 121%, passant de 6.300 milliards de dollars en 2015 à 14.000 milliards de dollars en 2024, a indiqué jeudi (5-12-24) la banque suisse dans un communiqué.

Leur fortune a donc augmenté davantage que l’indice MSCI AC World, utilisé pour mesurer l’évolution des marchés d’actions au niveau mondial. Durant la même période, cet indice a enregistré une progression de 73%.

Durant ces dix ans, le nombre de milliardaires dans le monde est quant à lui passé de 1.757 à 2.682, le pic ayant été atteint en 2021 avec 2.686 milliardaires.”Depuis, il est resté stable”, précise la banque dont une grande partie de l’activité se concentre sur la gestion de fortunes. »(1)

Il y a des admirateurs qui diront que, ramenés à la population globale, ces capitaux vertigineux ne feraient qu’une somme dérisoire par tête…comme s’il s’agissait de les distribuer individuellement. Cela ferait énormément pour des investissements publics utiles dans tous les pays et les secteurs qui en manquent cruellement.

On ne partage pas chez les très riches, on accumule et on s’approprie une partie du travail des autres, à la rigueur on fait un peu d’humanitaire défiscalisé et on devient bienfaiteur et mécène. Ce qui, bien sûr, est mieux que rien mais tellement insuffisant et inégalitaire, la principale cause de nos gigantesques inégalités.

 

Conclusion…provisoire

 

La volonté de Macron de mettre sur le même plan le RN et LFI est une insulte délibérée qui vise à faire éclater le NFP. La pression publique d’une partie du PS de se démarquer de LFI va dans le même sens. L’empressement de LFI de se projeter dans la présidentielle de 2027 laisse entendre que la campagne ne sera pas collective ?

Débattre, oui, pour clarifier et fortifier une coalition de gauche plurielle avec une stratégie conquérante et perfective.

 

Un dernier mot sur la conférence nationale du PCF. Elle se réunit ce samedi pour tirer les enseignements des années Macron et de la stagnation électorale d’un parti révolutionnaire qui ambitionne de faire partager le projet communiste comme nécessité historique à visée civilisatrice.

Vu l’évolution du système capitaliste prédateur de la planète, guerrier, impérialiste et vu l’aspiration des peuples à la paix, au progrès social, au partage, à la fraternité, à l’indépendance, à la tolérance et au respect…

La fin en vaut les moyens.

René Fredon

 

 

(1)https://www.nicematin.com/economie/la-fortune-des-milliardaires-a-plus-que-double-en-pres-de-10-ans-selon-ubs-961045

Actualités

De L’histoire face aux manipulateurs …Éditorial, par Benoît Bréville

 

Le Monde diplomatique

De L’histoire face aux manipulateur sÉditorial, par Benoît BrévilleMohamed Lekleti. – « Lignes de démarcation », 2018

La capitulation de l’Allemagne était à peine signée que l’Institut français d’opinion publique,
l’IFOP, interrogeait déjà les Français : « Quelle est, selon vous, la nation qui a le plus
contribué à la défaite de l’Allemagne ? »
À l’époque, en mai 1945, chacun avait à l’esprit les millions de soldats soviétiques tombés sur
le front de l’Est, leur rôle décisif dans l’affaiblissement de l’armée nazie et l’engagement tardif
des Américains dans le conflit. Aussi 57 % des personnes interrogées répondirent-elles
« l’URSS », contre seulement 20 % pour « les États-Unis ». Mais quand, en 2024, l’IFOP pose
la même question, les réponses sont inversées : 60 % des sondés désignent les Américains et
25 % les Soviétiques.
La mémoire collective est une construction qui varie au gré des époques, des rapports de forces,
des intérêts du moment. Au fil du temps, Hollywood a érigé les États-Unis en sauveurs de la
planète, avec ses films célébrant l’héroïsme des GI, du Jour le plus long (1962) à Il faut sauver
le soldat Ryan (1998), de Patton (1970) à Au-delà de la gloire (1980), et des dizaines d’autres.
L’URSS a disparu ; le Parti communiste français (PCF), qui contribuait à entretenir le
souvenir du sacrifice soviétique, s’est effondré. Et, depuis quarante ans, l’État célèbre en grande
pompe le débarquement de Normandie, pour en faire le tournant de la seconde guerre mondiale.
L’événement a pourtant longtemps été tenu pour relativement mineur. Le 6 juin 1949 par
exemple, son cinquième anniversaire s’est résumé à une modeste cérémonie : un corps de
clairons local, deux jeunes filles déposant des couronnes de fleurs sur la plage, quelques
bombardiers survolant les lieux tout en larguant des bouquets et en tirant des fusées. Si les
festivités ont ensuite pris plus d’ampleur, aucun président américain n’envisageait de faire le
déplacement.
En 1964, le général de Gaulle lui-même refusait de se rendre en Normandie : « Vous
voudriez que j’aille commémorer leur débarquement, alors qu’il était le prélude à une
seconde occupation du pays ? Non, non, ne comptez pas sur moi (1) ! »
Tout change en 1984, dans un contexte de durcissement des tensions américano-soviétiques.
Désormais calées pour coïncider avec les émissions télévisées matinales aux États-Unis, les
commémorations du 6 juin prennent un caractère spectaculaire et une dimension géopolitique
qu’elles ne perdront plus. François Mitterrand invite alors Ronald Reagan, Élisabeth II, le
premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau, Baudouin Ier de Belgique…
Le « monde libre » affiche son unité et se pose en protecteur de la démocratie. « Les
troupes soviétiques qui vinrent au centre de ce continent ne sont pas parties quand la paix est
revenue, accuse Reagan dans un discours au ton offensif. Elles sont encore là, sans être
invitées, sans être désirées, sans répit, près de quarante ans après la guerre. »
Depuis, chaque célébration est devenue l’occasion de passer un message, à travers la liste des
invités, l’ordre et la teneur des discours, le déroulé des parades militaires… Le 6 juin dernier,
pour le quatre-vingtième anniversaire, pas moins de vingt-cinq chefs d’État ou de
gouvernement et têtes couronnées foulaient les plages de Normandie. Le camp atlantiste est
alors au grand complet.

Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, aucun représentant russe n’est convié,
pas même un conseiller d’ambassade.
« La Russie n’est pas invitée car les conditions ne sont pas réunies, compte tenu de la guerre
d’agression qu’elle mène contre l’Ukraine », justifie l’Élysée.
Le président ukrainien, lui, est bien présent, longuement ovationné par les quatre mille
spectateurs triés sur le volet. Tandis que M. Joseph Biden se prévaut du sacrifice des soldats
américains — « la liberté en vaut la peine, la démocratie en vaut la peine, l’Amérique en vaut
la peine, le monde en vaut la peine » —, M. Volodymyr Zelensky se lance dans une de ces
comparaisons historiques dont il a le secret, en expliquant « combien le débarquement résonne
avec la juste lutte que la nation ukrainienne mène aujourd’hui ». Ainsi la Russie, qui brisa
la machine hitlérienne à Stalingrad, est-elle subrepticement rangée aux côtés du régime
nazi.
Nous travaillons ensemble. – « Nord Sud », 1991
Que des commémorations offrent un miroir déformé du passé, seul un naïf pourrait s’en
étonner. Celles-ci servent avant tout à mettre en scène un récit qui correspond aux intérêts de
ceux qui les organisent. Mais la réécriture de l’histoire de la seconde guerre mondiale est bien
plus vaste.
Elle touche aussi les médias, les manuels scolaires, les musées et, dans certains pays, les
politiques publiques. La Russie a, depuis longtemps, pris l’habitude de voir son rôle
minimisé au profit de la contribution américaine.

Elle est désormais jugée co-responsable du désastre, sur un pied d’égalité avec
l’Allemagne. Ce discours a d’abord émergé en Europe centrale et orientale, et dans les États
baltes, à la faveur du renouveau des mouvements nationalistes de la fin des années 2000. Dans
ces pays occupés par les nazis, dont ils furent débarrassés par les Soviétiques et qui restèrent
après-guerre dans le giron de Moscou, l’idée s’est imposée d’une « double occupation »,
d’abord par l’Allemagne, puis par l’URSS : les « deux totalitarismes ». Pour ancrer ce récit, il
a fallu effacer bien des traces du passé, et notamment celles qui signalaient la victoire de
l’Armée rouge ou la collaboration avec l’occupant allemand…
Affiche conjointe du Front populaire de libération de la Palestine et du Front démocratique pour la
libération de la Palestine, « Deuxième anniversaire de Sabra et Chatila. Les massacres n’arrêteront pas la
lutte des Palestiniens », 1984
Dès 2007, l’Estonie décidait ainsi de détruire une statue érigée au centre de Tallinn en
1947 en l’honneur des soldats soviétiques morts au combat : on avait fait d’elle le symbole
de l’« occupation soviétique ». La minorité russe protesta, la controverse dégénéra en émeutes
et le gouvernement décida de se contenter de la déplacer.
Ce type d’opérations est devenu monnaie courante. Depuis quinze ans, on en effectue des
centaines, en Bulgarie, en Hongrie, en Lettonie, en Pologne, en Roumanie ou en Ukraine. En

2017, le gouvernement polonais donnait ainsi douze mois aux autorités locales pour retirer tous
les monuments publics « rendant hommage à des personnes, des organisations, des événements
ou des dates symbolisant le communisme ou d’autres régimes totalitaires ». L’année suivante, il
faisait passer une loi pour sanctionner « l’imputation mensongère de crimes contre l’humanité à
la nation ou à l’État polonais ». Interdiction de parler de la collaboration avec le nazisme :
l’« Institut de la mémoire nationale » veille. En Ukraine, c’est un livre de l’historien Antony
Beevor sur la bataille de Stalingrad qui fut interdit en 2018. Sa faute ? Quelques paragraphes
évoquant des nationalistes ukrainiens qui, enrôlés dans l’armée nazie, avaient exécuté quatre-
vingt-dix enfants juifs en 1941.

L’idée d’une coresponsabilité de Moscou et de Berlin a progressivement gagné l’ouest du
continent, où elle était jusqu’alors surtout cantonnée aux cercles néo-conservateurs. Elle est
même devenue une doxa officielle du Parlement européen quand, le 19 septembre 2019, sur
initiative des pays de l’Est, les députés ont voté une résolution sur « l’importance de la
préservation de la mémoire historique pour l’avenir de l’Europe ». Ce texte établit que la guerre
fut « la conséquence immédiate du tristement célèbre pacte germano-soviétique de non-
agression ». Il recommande de déclarer le 25 mai (date de l’exécution de Witold Pilecki,
un héros d’Auschwitz) « Journée mondiale des héros de la lutte contre le totalitarisme »,
ce qui associe implicitement l’URSS avec le génocide des Juifs.

Imaginons que le Mexique signe un accord militaire avec la Chine…
Il est en soi contestable que des élus écrivent et figent l’histoire. En 1990, des historiens de
renom, comme Madeleine Rebérioux et Pierre Vidal-Naquet, s’opposaient déjà à la loi
Gayssot, adoptée dans l’émotion deux mois après la profanation d’un cimetière juif à
Carpentras, qui interdit la négation de la Shoah. « Expliquer le crime, lui donner sa dimension
historique, comparer le génocide nazi à d’autres crimes contre l’humanité. C’est ainsi — et
non par la répression — que l’on forme des esprits libres (3) », estimait alors la première. Au
moins, le sujet faisait consensus parmi les chercheurs. Tout comme les lois mémorielles
suivantes sur le génocide arménien de 1915 et sur l’esclavage : aucun historien sérieux ne niait
le caractère génocidaire du premier, ni que le second correspondait à un crime contre
l’humanité. À présent, les législateurs interviennent sur des sujets toujours débattus par les
historiens, dont ils ne connaissent rien, dans un but uniquement politique. C’est ainsi que, sur
demande de Kiev, le 28 mars 2023, quelques semaines après leurs homologues européens, les
députés hexagonaux ont reconnu, à une écrasante majorité, le caractère génocidaire de la
« grande famine » ukrainienne de 1933. Un qualificatif qui fait l’objet d’âpres discussions
parmi les spécialistes. Mais, comme l’a déclaré un parlementaire partisan du texte (4), « même
si je comprends qu’il puisse y avoir débat sur le caractère génocidaire de l’Holodomor, au
bout d’un moment, il faut faire de la politique ! ».
Avec leur résolution de 2019, les élus européens ne se contentent pas de prendre parti dans une
controverse. Ils révisent l’histoire, en supprimant tous les éléments susceptibles d’entraver leur
nouveau récit. Car il faut une mauvaise foi évidente pour rendre Moscou coupable de la
seconde guerre mondiale, tout en occultant les responsabilités françaises ou britanniques.
Lorsque l’Union soviétique signa son pacte avec l’Allemagne, le 23 août 1939, le Royaume-
Uni et la Pologne s’étaient employés à torpiller toute possibilité d’un accord de sécurité
collective incluant l’URSS. Les élites britanniques soutenaient alors une politique
d’« apaisement », pour ne pas dire de compromission, avec les nazis, qu’elles jugeaient bien
plus respectables que les communistes. Cette complaisance de la classe politique, des financiers
de la City, de l’aristocratie et de la presse est un élément déterminant pour comprendre la
marche vers la guerre. Elle est pourtant ignorée des discours publics, absente des manuels
scolaires et des programmes télévisés.

Herman Braun-Vega. – « Bonjour Monsieur de La Tour (Les tricheurs) », 1981

Face à cette offensive idéologique, M. Vladimir Poutine a beau jeu de dénoncer le
« révisionnisme » antirusse. « Le révisionnisme historique, dont on observe les manifestations
en Occident, surtout concernant la seconde guerre mondiale et ses conséquences, est
dangereux parce qu’il déforme de manière grossière la compréhension des principes de
développement pacifique définis lors des conférences de Yalta et de San Francisco en 1945 »,
accuse-t-il en juin 2020, dans un long article sur « Les vraies leçons du soixante-quinzième
7
anniversaire de la seconde guerre mondiale », publié par la revue conservatrice américaine The
National Interest. Pour démonter les manipulations occidentales, le président s’est mué en
professeur d’histoire.
Lors de discours-fleuve, il pointe la responsabilité occidentale dans le déclenchement du
conflit, il pourfend la « trahison de Munich », il dénonce la collusion de la Pologne avec
l’Allemagne nazie, il célèbre l’héroïsme des soldats soviétiques.
Et, comme ses adversaires, il déforme le passé pour servir ses intérêts, en interdisant d’évoquer
les liens entre l’URSS et l’Allemagne, en récrivant les programmes et les manuels scolaires,
notamment pour justifier la « dénazification » de l’Ukraine, et nier sa légitimité historique.
C’est en effet l’une des obsessions du président russe. Archives à la main, M. Poutine s’emploie
depuis des années à contester tout passé propre à sa voisine. En mai 2023, il apparaissait sur les
écrans en train de scruter une carte du XVIIe siècle avant d’en conclure : « Le gouvernement
soviétique a créé l’Ukraine soviétique. C’est bien connu de tous. Jusqu’alors, il n’y a jamais
eu d’Ukraine dans l’histoire de l’humanité. »

Deux ans plus tôt, en juillet 2021, il publiait un texte de quinze pages pour démontrer « L’unité
historique entre la Russie et l’Ukraine », en remontant jusqu’au royaume de la Rous, fondé à
Kiev au IXe siècle. « Dans la plaine de Koulikovo, le grand-prince Dimitri de Moscou a
combattu aux côtés du voïvode Bobrok de Volynie et des fils du grand-duc de Lituanie Olgierd,
André de Polotsk et Dmitri de Briansk. En même temps, le grand-duc de Lituanie Jagellon, fils
d’une princesse Tver, menait ses troupes en aide au Mamaï. Ce sont là les pages de notre
histoire commune », écrit-il par exemple.

Ce à quoi M. Zelensky lui avait répondu, lors d’un long discours le 23 août 2021 : « Notre
hryvnia [la monnaie ukrainienne] a plus de mille ans. Elle existait à l’époque de Volodymyr le
Grand. Notre trident [sur le blason du pays] a été approuvé par la Constitution ukrainienne il y
a vingt-cinq ans. Ce même trident était déjà représenté sur les briques de l’église de la Dîme il
y a mille vingt-cinq ans. »

Ces élucubrations croisées prêteraient à sourire si la guerre des mémoires n’avait pas
dégénéré en un conflit sanglant.
Et si d’autres pays ne faisaient pas ce même usage, aussi farfelu que meurtrier, du passé.
À l’image d’Israël, dont les dirigeants n’hésitent pas à se référer au royaume de Juda,
établi par des Israélites à l’âge du fer, ou à brandir des découvertes archéologiques supposées
démontrer une continuité de la présence juive dans la région. Des pièces de monnaie, des
tombeaux, des stèles vieilles de plusieurs millénaires, mais qui servent aujourd’hui à justifier
une colonisation et une oppression là encore bien réelles.

Guy Le Querrec. – Mur de Berlin, 30 décembre 1989

Manipulée pour alimenter ces conflits, l’histoire devrait servir à les comprendre, à en saisir
les racines, les enjeux. Mais l’instantanéité convient mieux au récit que les commentateurs
souhaitent délivrer au public. Pour eux, l’affaire est donc entendue : la guerre en Ukraine a
commencé le 24 février 2022 et celle de Gaza le 7 octobre 2023 ; dans un cas, la Russie a
agressé l’Ukraine et dans l’autre, le Hamas a attaqué Israël.
Or les victimes ont bien le droit de se défendre, et l’Occident de les y aider. CQFD.
Cela n’est pas faux. Mais un pas de recul offre un tout autre paysage.
La guerre en Ukraine ne peut être comprise sans rappeler qu’au moment de la chute de l’URSS,
tandis que la Russie était à genoux et ne constituait plus une menace, les États-Unis ont choisi
de conserver l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN).

Puis d’y intégrer un nombre croissant de pays jadis membres du pacte de Varsovie, ainsi que
d’anciennes républiques soviétiques, avec pour projet d’intégrer la Géorgie et l’Ukraine. Une
alliance antirusse, un déploiement militaire et stratégique considérable aux portes de la Russie.
Imaginons, ironisait Noam Chomsky que le Mexique signe une alliance militaire avec la
Chine, puis l’autorise à y stationner des troupes et des armes, juste derrière la frontière
américaine, malgré les avertissements de Washington… Et, si les États-Unis réagissaient en
envahissant le territoire mexicain, qui imagine que l’Union européenne, soucieuse de faire
respecter le droit international, livrerait des dizaines de milliards de dollars au pays agressé ?

Une méthode pour briser la gangue des idées reçues
Le massacre perpétré par le Hamas s’inscrit lui aussi dans une histoire. Celle des six
opérations punitives israéliennes organisées contre Gaza en dix-huit ans ; celle d’un
blocus terrestre et maritime parmi les plus sévères de la planète ; celle d’une occupation
illégale des territoires palestiniens, maintes fois dénoncée par les Nations unies depuis
1967.
Plutôt que cette mise en perspective, les médias privilégient une chronologie immédiate qui leur
permet d’omettre les vexations ordinaires infligées aux Palestiniens, les contrôles permanents,
l’occupation militaire, le mur de séparation, le dynamitage de leurs maisons, la colonisation de
leurs terres.
L’attaque du 7 octobre devient ainsi dépourvue de raison, si ce n’est ethnique ou religieuse.
Une tuerie de Juifs, un « pogrom », et même « le plus grand pogrom depuis la Shoah », comme
auront tôt fait de le dire journalistes et dirigeants politiques, plaçant ainsi l’événement dans la
longue histoire de la persécution des Juifs — ce qui autorisera à taxer d’antisémitisme toute
personne qui chercherait à expliquer l’assaut du Hamas…

Ainsi l’histoire est-elle manipulée à foison.
Elle justifie des guerres, disqualifie des adversaires, soude des identités collectives. Chacun
peut l’occulter, la récrire, la distordre, y piocher une analogie, une référence dès lors qu’elles
confortent une démonstration.
Dans cette bataille pour façonner le débat public autour d’un récit ajusté à leurs intérêts, ceux
qui détiennent les grands moyens de communication disposent d’une arme redoutable. Parce
que leur principal pouvoir consiste à cadrer l’espace et à définir le périmètre du débat, les
médias s’emploient à maintenir « hors cadre » les pages susceptibles de ternir l’image des
démocraties libérales.
Qui se souvient, en Occident, de la réticence des États-Unis à engager la bataille contre le
nazisme ?
De la responsabilité de Winston Churchill dans la famine de 1943 au Bengale (trois
millions de morts) ?
Du massacre de centaines de milliers de communistes en Indonésie, avec l’aval de Paris et
Washington ?
Du soutien appuyé des milieux libéraux à la dictature d’Augusto Pinochet ?

Face au rouleau compresseur des médias et de l’édition, la clepsydre de Clio, muse de l’Histoire, et les mots
doux de Mnémosyne, déesse de la Mémoire, ne suffisent pas.
Contrer la pensée dominante requiert toujours un double travail. Car, avant même d’exposer
une vision méconnue du passé, il faut extirper les idées reçues qui obstruent notre clairvoyance.
Les contestataires nagent ainsi à contre-courant contre « les notions implicites, jamais
examinées mais communément admises, qui sont acceptées par auto confirmation, en raison de
leur conformité à ce qui est déjà accepté comme vrai. Cette familiarité établie, cette unanimité
des préjugés sont souvent considérées comme l’“objectivité”, observait l’historien américain
Michael Parenti.

C’est pour cela que les dissidents doivent constamment se défendre et étayer
minutieusement toutes leurs démonstrations ». Fournir une méthode et des outils permettant à
chacun de briser la gangue des idées reçues et de s’orienter dans le maquis des récits, telle est
l’ambition du Manuel d’autodéfense intellectuelle publié en septembre par Le Monde
diplomatique. 

Benoît Bréville

Actualités, International

GAZA : Trump au secours de Netanyahou..

 

 

GAZA : Trump au secours de Netanyahou

Depuis les E-U, un mois et demi avant son entrée en fonction, le 20 janvier 2025 Trump a lancé un ultimatum au Hamas pour qu’il libère les otages israéliens avant cette date …sinon « le prix à payer sera terrible »! Fidèle à son odieux personnage qui  trépigne d’impatience après sa victoire qui lui donne tous les pouvoirs et la sensation de marcher au-dessus des nuages.

Il sera samedi à l’inauguration de Notre-Dame de Paris, après 5 ans de travaux, l’un des monuments le plus visité au monde et qui symbolise un chef d’œuvre digne de lui qui va prêter serment sur la bible. Il sera en compagnie d’une foule de chefs d’Etats et de personnalités civiles et religieuses. Il ne passera pas inaperçu.

Le voilà dans ses bottes prêt à exaucer les volontés génocidaires de Netanyahou à la tête d’un gouvernement d’extrême-droite, comme le sien et qui n’a que faire des sanctions toutes récentes de la cour pénale de justice visant Netanyahou et son ex-ministre de la défense ainsi que le chef du Hamas.

Trump est à l’unisson : Israël décide, les E.-U suivent et en rajoutent, c’est leur fournisseur et leur protecteur inconditionnel. Nétanyahou n’existe que par les E-U qui bloquent l’ONU et le conseil de sécurité, les soldats de l’ONU sont visés par Tsahal, peu importe ! L’avenir s’assombrit. Les faucons continuent. Ils sont au pouvoir dans ces deux pays dont le leader du capitalisme le plus riche et le plus puissant.

Comme par hasard, les djihadistes passent à l’offensive en Syrie, proche du Liban, en conflit difficile avec Israël. Le cessez-le-feu récent est fragile. Les E-U se frottent les mains. La Russie et l’Iran sont les alliés de la Syrie en mauvaise posture. La Turquie s’en félicite, si ça pouvait affaiblir «ses» Kurdes. La situation s’envenime au Moyen Orient. Zorro est arrivé.

Il avait déjà mis sa patte lors de sa précédente mandature 2017 et obtenu que Jérusalem, devienne la capitale d’Israël -et non plus Tel Aviv- sur une terre palestinienne ouverte au grand foyer des trois monothéismes. Il fait transférer illico l’ambassade des E.-U. À Jérusalem !  C’est une chose mais se permettre de décider de toucher au statut de la ville symbole, c’est une provocation digne du personnage et de l’impérialisme qu’il représente. Gare à son euphorie.

Il a jeté beaucoup d’huile sur le feu tout en signifiant le peu de considération qu’il porte au peuple palestinien qu’ils chassent méthodiquement de sa terre  avec les  violences que l’on sait. Près de 50 000 morts civils et plus de 100 000 blessés.es

Les massacres condamnés par la CPJ,  ignorés, les institutions méprisées, les menaces de nouveau affirmées… ont fait réagir l’assemblée générale de l’ONU.

Ecrasante majorité pour un Etat palestinien

157 pays Pour, 8 contre (E.-U, Israël, Hongrie) et 7 abstentions  ont réaffirmé

leur résolution «de créer un Etat palestinien conforme au droit international, au règlement prévoyant deux Etats, Isrël et la Palestine vivant côte à côte dans la paix et la sécurité à l’intérieur de frontières reconnues sur la base de celles d’avant 1 967

Et donc sur la nécessité d’engager des « négociations crédibles» pour le processus de paix au Proche-Orient.»

Trump n’empêchera pas  le droit international de s’appliquer à l’ONU et de finaliser l’Etat palestinien. Une conférence internationale aura lieu en juin 2025

Dans la foulée deux chefs de deux grands Etats, l’Arabie saoudite et…la France viennent d’annoncer qu’ils allaient co-présider la conférence. Ne souriez pas, notre président est très disponible et plus motivé semble-t-il. La France aura mis du temps à convenir de l’urgence de passer aux actes. Et d’appeler un crime, un crime et un  génocide, un génocide. A moins que ça veuille dire qu’il aura démissionné ?

Je doute sérieusement qu’il puisse être le plus solide à cette fonction.

Quant à Trump il a déjà lancé un gros pavé  dans la mare.

René Fredon

 https://www.lemonde.fr/international/live/2024/12/04/en-direct-guerre-au-proche-orient-l-assemblee-generale-de-l-onu-pousse-pour-la-creation-d-un-etat-palestinien_6421682_3210.html

-Emmanuel Macron annonce que la France et l’Arabie saoudite coprésideront en juin 2025 une conférence sur la création d’un Etat palestinien

Le président de la République a annoncé mardi qu’il allait coprésider avec le prince héritier et dirigeant de facto de l’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, une conférence sur la création d’un Etat palestinien en juin 2025.

« On a décidé de coprésider pour juin prochain (…) une conférence pour les deux Etats [l’un israélien, l’autre palestinien]  avec l’idée que dans les prochains mois, ensemble, on multiplie et on fédère nos initiatives diplomatiques pour emmener tout le monde sur ce chemin », a-t-il dit à des journalistes au deuxième jour de sa visite d’Etat en Arabie saoudite.(Le Monde)

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Ukraine : Zelinski lève le drapeau blanc

Un document pointe l’achat par des compagnies offshore (une entreprise enregistrée à l’étranger), appartenant à Kvartal 95, la société de production fondée par Volodymyr Zelensky, « de trois appartements dans le centre de la capitale britannique (…) pour une somme d’environ 7,5 millions de dollars », atteste Slidstvo.info. Photo AFP

 

 

                                                                                                                           Ukraine : Zelinski lève le drapeau blanc

Le 30 novembre dans l’après-midi BFM-tv relayait la déclaration du président  V. Zelinski se disant prêt« à accepter des garanties de protection de l’Otan limitées dans un premier temps aux territoires contrôlés par Kiev afin  de « mettre fin à la phase chaude de la guerre » menée par la Russie.

Autrement dit, d’envisager de cessez-le-feu en attendant les conditions et les termes de l’armistice, compte tenu de l’engagement répété du nouveau président des E.-U. Et de l’avancée des troupes russes qui occupent 22% de l’actuel territoire ukrainien, compte tenu de la différence du potentiel militaire des deux armées et des risques d’escalades mortifères vers un conflit mondial.

Les invités du plateau, politiques et militaires, avaient la parole difficile tant le président ukrainien les prenait de court et semblait se déjuger de ses convictions politiques très occidentales de pousser l’Europe à punir le plus fort, oubliant que, comme disait Jean de La Fontaine «la raison du plus fort est toujours la meilleure » et que la Russie, il y a +30 ans occupait une partie de ces territoires et n’avait pas hésité à envahir un pays qui n’était plus le sien, quitte à s’affaiblir lui-même et à semer la mort de milliers de soldats et de civils de part et d’autre.

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 Déclaration commune OLP-PCF  :Il est temps de libérer la Palestine..

 

 

                                               Déclaration commune OLP-PCF  :Il est temps de libérer la Palestine

 

Tandis que Michel Barnier capitulait devant le RN pour éviter la censure en renonçant à taxer l’électricité ce qui est une une bonne chose -le NFP le voulait aussi- mais Barnier a fait reculer l’Aide médicale d’Etat, obsession de l’extrême-droite, ce que la gauche a qualifié de déshonneur

Ce  même déshonneur a été infligé au peuple palestinien et à la Cour pénale de Justice à travers la réaction du ministère des affaires étrangères, la veille qui, après avoir sondé le « bourreau » de la Palestine, ont trouvé le moyen de lui faire plaisir en parlant d’une « immunité » pour ne pas appliquer le mandat d’arrêt le concernant décidé par la CPJ et visant son ex ministre de la défense ainsi que le chef du Hamas.

Comment se fait-il que le ministère des affaires étrangères vienne précéder L’Elysée et le gouvernement et nous expliquer le contraire de ce qu’il disait deux jours plus tôt : « Nous apportons un soutien continu à l’action de la CPI »

France Palestine Solidarité déplore que «La France d’Emmanuel Macron continue de se discréditer : non seulement elle ne remplit pas son obligation de tout faire pour empêcher le génocide en cours à Gaza, mais elle tente par tout moyen (y compris par des moyens qui lui font perdre le peu de crédibilité qui lui restait sur la scène internationale) de perpétuer l’impunité d’Israël! »

Macron a beaucoup de temps disponible et la France avait été à l’origine de la Cour internationale de justice, Macron en hérite mais Netanyahou y joue sa vie, on le sait, mais il a de  très fidèles fournisseurs. Il n’entend rien céder de ses conquêtes coloniales, il s’agit juste de le mettre en jugement après avoir été reconnus comme criminels de guerre.

Exiger que l’UE et ses Etats se prononcent en faveur de la seule alternative qui soit : la stricte égalité entre tous les peuples, le droit pour chacun à un état indépendant

C’est le sens de la déclaration qui a été partagée le 28 novembre à Ramallah pour La Journée de la Solidarité avec la Palestine pour le respect du droit international et la concrétisation de ce qui ne peut plus rester sans sortir de cette situation qui ne peut être fondée que sur l’égalité et la nécessité

Nous l’entendons beaucoup, nous vivons une longue période où on  va plus mal qu’avant et que les gens sont devenus plus pessimistes, plus individualistes et moins satisfaits de l’évolution de notre niveau de vie et des incertitudes qui nous menacent. Sous l’effet du capital. Au-delà de notre pays, il y a  des guerres de plus en plus organisées, en Europe, au Moyen-Orient, avec des résistances très visibles à Toulon. 

Chacun aimerait voir grandir ce mouvement en faveur de la Paix et de la cause  palestinienne qui vient de faire qualifier de génocidaire un chef d’Etat ultra. Il ne saurait se soustraire à la sanction

Une autre perspective de dessine.

 

René  Fredon

 

 

Déclaration commune de solidarité OLP-PCF

 

Le peuple palestinien subit la plus grande catastrophe de son histoire. Le gouvernement israélien d’extrême droite veut détruire tout espoir d’émancipation du peuple palestinien. Les massacres de masse, les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre, le génocide, dont il est coupable ont été condamnés par la Cour Internationale de Justice et ont donné lieu à l’émission de mandats d’arrêt de la part de la Cour Pénale Internationale. Nous dénonçons également la politique d’épuration ethnique de l’armée et des colons israéliens en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées.

Nous réaffirmons le droit inaliénable du peuple palestinien à la réalisation de ses droits légitimes nationaux, en toute indépendance, en application du droit des peuples à l’autodétermination, et à vivre en paix et en sécurité, dans le cadre d’un État souverain et démocratique, aux côtés du peuple israélien. Seule une solution politique et l’application du droit international permettra une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

    Nous exigeons donc, en application des résolutions de l’ONU :

  • Un cessez-le-feu immédiat et permanent pour l’ensemble de la région
  • La mise en jugement des criminels de guerre en application de l’arrêt de la CPI
  • La protection du peuple palestinien contre les attaques de l’armée et des colons israéliens
  • La reconnaissance par la France et l’Union Européenne de l’État de Palestine sur la base des frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale
  • La libération des prisonniers politiques palestiniens et des otages israéliens
  • Le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et la fin de l’occupation
  • La levée du blocus de Gaza
  • L’exercice du droit au retour des réfugiés.

Telle est la voie pour établir une relation pacifique entre les peuples palestinien et israélien.

Nous demandons à l’UE et à la France de condamner les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par le gouvernement israélien. Elles doivent faire appliquer les arrêts de la CPI. Nous appelons à la suspension de l’accord de libre-échange UE-Israël tant que l’État d’Israël ne se plie pas au droit international, et à la fin immédiate de toute livraison d’armes, de matériel militaire et de la coopération militaire entre les pays européens et l’État d’Israël.

Alors que l’extrême droite israélienne a annoncé l’annexion unilatérale et illégale d’une partie de la Cisjordanie pour 2025, qui s’ajouterait à l’annexion illégale de Jérusalem-Est, il y a urgence à agir !

En cette Journée internationale de solidarité envers le peuple palestinien, le PCF et l’OLP annoncent donc s’engager dans la construction d’une campagne large de solidarité à l’échelle européenne et française pour la réalisation des droits nationaux du peuple palestinien.

Ramallah et Paris, 29 novembre 2024
Parti Communiste Français
Organisation de Libération de la Palestine

 

https://www.pcf.fr/declaration_commune_de_solidarite_olp_pcf?utm_campaign=olp&utm_medium=email&utm_source=pcf         

Actualités

Un mandat Municipal perdu 2020/2026  pour les seynoises et seynois !

 

 

Un mandat Municipal perdu 2020/2026  pour les seynoises et seynois !

 

  1. Délation.

Cette équipe municipale orchestre la délation citoyenne  avec l’assentiment des forces policières comme un  principe de base .  Ce qui peut paraitre un peu limite , voir  pétainiste quand même et surtout inutile pour une démocratie apaisée. Une configuration policière  ardemment développée avec un nouveau  directeur de la police municipale et une salle télévisuelle pour suivre les méfaits   en ville

2. Piscine :

C’est la Fermeture de la DSP/Piscine /UCPA  à cause  des prix  d’entretien exorbitant et en particulier les fournitures électriques. Rien à l’Horizon pour les seynoises et seynois et pour une ville de plus de 65 000 habitants ?  Quelle  belle image seynoise  alors que Six fours et bientôt  Ollioules ont ou vont avoir  une  piscine ?

Carton Rouge

3.Cinéma.

Même effet et même résultat : Ce n’est pas de cinéma alors que le projet Atelier mécanique «   était sur les rails avec la précédente municipalité de gauche

Quelle  belle image seynoise  alors que Six fours et bientôt  Ollioules ont ou vont avoir  un  CINEMA ?

 Carton Rouge

 

4.Brigades d’Intérêt Général.

Nous (droite)  offrons du travail gratuit aux seynoises et seynois .Cela va à l’encontre    de nos fonctionnaires   et  ces citoyens sont-ils assurés et protéger   en cas d’accidents ?

5.Aucune intervention politique sur le national ou international.

C’est Aucune démarche administrative, ou motion, ou  lettres sur les problématiques politiques en direction du national ou international  de la part de cette majorité de droite  lors de conseil municipal ou autres instants

6.Le logement  le parent politique abandonné de la politique municipale de MM BICAIS et    ce dernier est alloué aux idylles toulonnaise de droite  c’est dire  le peu  d’importance  que le logement social aura alors que les demandes et les besoins sont énormes ?

 Carton Rouge

7.Ecoles Mabily/Verne et déplacement des fonctionnaires ancien Impôt.

Les écoliers de Mabily et de Jules verne vont perdre un mandat  de 6 ans pour rentrer, peut-être dans leur nouvelle école ? A l’opposé je salue l’installation des fonctionnaires territoriaux  dans leur nouvel locaux  emménages et rénovés  rue  Gide. Leurs conditions de travail  vont être améliorées, espérons-le ?

8.Centre-ville.

Le nouveau  cimetière communal et commercial  du à l’amateurisme de cette  équipe municipale. Les commerçants partent let la politique de piétonnage  voulue par cet équipe a plombé le peu d’espoir de renouveau de ce centre-ville ?

9.Démocratie.

Pour cette municipalité de droite la démocratie est un mot qui fâche que l’on prenne les conseils de quartiers ou les CIL  nous pourrions mieux faire que ce qui se passe actuellement.

Carton Rouge

10.Bilan de mi-mandat.

Aucun bilan de mi-mandat  ne s’est profilé  avec cette équipe de droite dirigée  par MM BICAIS. Peut-être n’avait-il  rien à dire de concret ?

11.Transports 

Là aussi nous en savons rien ce n’est que la partie  du port  n’est pas accessible  pour  ce moyen de transport  alors que le projet  TPM   prevoit   une terminaison vers    Tamaris pour 2028 ou 212.(Cout Napoléon, etc. 😉

Budget  très élastique suivant les priorités de madame la maire  MM BICAIS , beaucoup de COM  avec Photo d’elle ,beaucoup de célébrations ,de peintures  sur les murs du centre-ville vidé de sens ,beaucoup d’effigies républicaines ,beaucoup de DSP ou privatisations beaucoup de services publics ,beaucoup moins pour les territoriaux , etc. EN clair un budget de classe et d’apartheid suivant les quartiers et au service de la Jet set patronale.

13.Exclusion d’associations (OSDS, CSMS, Anciens Aristide BRIAND, etc.. ).

Nous constatons une politiqué associative d’exclusions  concernant  quelques associations (OSDS, CSMS, Anciens  d’Aristide Briand, etc.).

Carton Rouge

14.CM moins nombreux et préparation raccourcie pour l’opposition

Les conseils municipaux sont moins nombreux et des heures  un peu tardive   mais bien plus  ne donnent que peu de temps de préparation en direction de l’opposition ;

C’est tout l’inverse qu’il faudrait  faire

15.Majorité évolutive et démission active.

C’est une  majorité   évolutive par rapport aux sorties et aux rentrants  si bien  que les électeurs sont cocufies et pris pour   imbéciles .Hier à gauche les verts indépendants  sont maintenant à droite  tandis que l’opposition de droite  du 2 e tour se range  auprès de MM BICAIS alors que cette dernière perd une grande partie de sa droite du 1 e tour .

Comprenne qui pourra  sauf  celles et ceux attachés  à une parcelle de pouvoir

Autrement  dit : le manège des changements d’habits politiciens  ou chaise musicale tourne à plein régime  pour le plus grand malheur de l’électeur de base.

Carton Rouge

16.etc.

Conclusion : la Seyne ville des maires bâtisseurs communistes et progressistes se mue en ville  de maires sans boussole, sans sens politique, sans ténacité à garder un cap.
EN somme une ville a la dérive libérale  comme beaucoup drop de collectivités , région ,  départements  métropoles ou état  dirigé par  des avocats-politiciens représentant  la finances  et le patronat que sont les macronistes , les LR, Les UDI, Modem, RN .

Le PCF  avec le NFP local seynois  auraontFORT   à faire pour reconquérir un espace  progressiste   dans  notre ville.

 

« Le temps n’attend pas. »

De Lénine

Lénine

 

 

 

 

 

Actualités

De l’enlisement de Netanyahou à la libération dans l’air de Georges-Ibrahim Abdallah..

 

 

De l’enlisement de Netanyahou à la libération dans l’air de Georges-Ibrahim Abdallah

Sur le site du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, la page France-Diplomatie donne des conseils aux voyageurs français qui se trouveraient du côté d’Israël et des territoires palestiniens annexés de fait par l’occupant et son gouvernement sioniste qui vise l’éradication des populations civiles élargies à celles du Liban et alentour, face à un génocide reconnu et condamné par l’ONU.

On y lit que la dernière mise à jour date du 3 octobre… « et qu’il est strictement déconseillé de s’y rendre » comme dans toutes les zones d’opérations militaires décidées par Israël qui poursuit chaque jour ses crimes de guerre après avoir  cyniquement prévenu ses victimes, enfants, femmes, vieillards…de quitter leur  territoire pour ne pas être bombardés ! Drôle de courtoisie.

On le voit, au ministère, on ne fait pas de politique, on donne des conseils de…sécurité, tout en respectant le droit d’Israël de se défendre disent ses soutiens et  de faire ce qu’il veut, disent les autres, puisqu’il détruit et s’attribue les territoires palestiniens  en violation du droit international ???

Netanyahou ne voit même pas que chaque victime palestinienne, par sa volonté de dictateur très dangereux, fait se lever encore plus de résistants issus d’un peuple à qui l’occident n’a cessé de mentir au fil des ans. Ce qui a alimenté une haine réciproque entretenue par Netanyahou qui  rejette toute cohabitation avec le peuple palestinien. Cela n’a pas commencé le 7 octobre 2023 ni ne le justifie, bien au contraire.

D’autant que ces crimes indéfendables ont renforcé l’antisémitisme confondu avec l’antisionisme, tout en masquant l’islamophobie qui s’en donne à cœur  joie à droite et à l’extrême-droite. En même temps ils banalisent le soutien de principe des E-U. Et plus encore de Trump qui ne le lâchera pas selon ce qu’il laisse entendre côté aides militaires et plus généralement économiques et politiques.

L’Europe est très en-dessous de la solidarité avec les victimes. Des pays comme l’Espagne, la Norvège, l’Irlande viennent de se prononcer pour un Etat palestinien le plus vite possible après le cessez-le-feu qu’on ne voit pas venir. La France ne se presse pas pour se positionner, au mieux regrette-t-elle les carnages d’Israël qui n’applique aucune résolution prise par l’ONU, le soutien systématique des E.-U lui suffit car il paralyse le conseil de sécurité !

Mieux ? Tsahal tire sur des fonctionnaires de l’ONU mais aussi sur la FINUL (militaires de 49 pays) mandatée pour que les mouvements de population accèdent aux aides humanitaires et pour empêcher la pénétration de l’armée israélienne hors de ses frontières…Le protégé des E.-U. N’en a rien à faire !

Comme si l’Etat hébreu pouvait tout se permettre sous prétexte que les pays vainqueurs de la 2è guerre mondiale contre les nazis s’étaient mis d’accord pour créer un Etat en reconnaissance de la shoah pour y réunir, alors, la diaspora encore vivante sur un territoire géré par l’Angleterre où vivaient les Palestiniens à qui on n’avait rien demandé !

Trois générations après ce sont eux que l’on expatrie de leur terre partagée, dans le passé. Avec la violence que se permet la puissance militaire d’Israël fournie par le leader déclinant de la planète qui forcément les aide à dominer un espace très convoité et singulièrement divisé bien que de religions communes ou proches.

Israël, du moins son actuel gouvernement, renonce à toute coexistence pacifique, ce qui inquiète tous les peuples du Moyen-Orient et de leurs voisins, vu les risques d’une escalade des moyens de destruction massive pouvant se déployer. Pour quelle perspective ?

Mieux vaut lutter pour la planète, la vie et la paix que l’inverse et mettre en actes ce qui en découle pour réduire les inégalités individuelles et collectives, la guerre enrichit ceux qui gagnent et en tirent profits. Seuls la paix et le changement de conception des rapports sociaux et humains peuvent y parvenir. Encore faut-il emprunter le bon chemin : liberté, égalité, fraternité !

 Georges-Ibrahim Abdallah devra encore attendre

 

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Le tribunal d’application des peines du parquet national antiterroriste (PNAT) a ordonné le 15 novembre 2024 sa libération pour le 6 décembre. Celle du plus vieux prisonnier d’Europe, le communiste libanais G-I Abdallah depuis 40 ans emprisonné à Lannemezan pour complicité d’assassinats terroristes dont il nie les faits mais pas ses actes de fondateur des Forces armées révolutionnaires libanaises.

Il devra encore attendre l’appel suspensif du PNAT que nous avions sous-estimé et qui reste à connaître? On ne comprend pas très bien cette incohérence : le PNAT fait appel de la délibération du  tribunal d’application des peines du…PNAT ?

On voulait y croire, le prisonnier de 73 ans en était à sa 11è demande de libération.

La veille il s’était confié à un journaliste de l’Humanité, Alain Raynal :  «  ma libération est un détail. Face à la situation du monde, aux attaques répétées contre le droit des peuples et leur liberté…aujourd’hui les hautes instances judiciaires, en France, sous-estiment le fait qu’Israël est susceptible de commettre un génocide, or c’est exactement ce que les israéliens et les américains sont en train de perpétrer à Gaza et au Liban.

Je ne lâcherai jamais mes engagements de jeunesse, mes engagements de toujours..

Comment analysez-vous cet acharnement judiciaire et politique ?

« Je suis évidemment et surtout victime d’une décision politique. Si je suis libéré, à leurs yeux, cela représenterait une victoire des opposants à Israël.

Après le peuple palestinien c’est le peuple libanais qui souffre de l’armée israëlienne ?

« C’est insupportable. Ce qui se passe depuis plus d’un an  à Gaza se reproduit à Beyrouth, dans un silence assourdissant de la communauté internationale et des forces dites démocratiques. Dans l’enclave palestinienne ils affament la population, ils détruisent les universités, les écoles, les hôpitaux. Au Liban ils bombardent les villages maronites pour chasser les réfugiés qui viennent du sud. C’est abject.

...Des millions de personnes dans le monde assistent à ce génocide en cours. Ce silence assourdissant est criminel…

..Nous assistons au paroxysme de la crise du capitalisme, celui-là même qui mène aux barbaresques nous vivons aujourd’hui.

La fascisation du monde est en marche… ce n’est qu’ensemble aujourd’hui comme demain qu’il nous faut lutter pour les droits des peuples et leur respect.»

Libérable dès 1999 il devra quitter la France et ne plus y revenir. Je ne crois pas qu’il veuille s’y incruster à tout prix.

René Fredon

PS Gaza: condamnation d’une militante niçoise pro-palestinienne

 

https://www.aa.com.tr/fr/monde/france-la-militante-pro-palestinienne-amira-zaiter-condamn%C3%A9e-%C3%A0-3-ans-de-prison-dont-2-avec-sursis/3383936