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Hubert Falco nouvelle enquête…

 

 

Hubert Falco nouvelle enquête…

    

Il y a une petite semaine nous découvrions les états d’âme d’Hubert Falco, étalés sur trois pages de V-M, après sa condamnation pour détournements de fonds publics dans « l’affaire du frigo » au siège du conseil départemental. Ce qui ne l’a pas empêché de s’impliquer dans la prochaine campagne électorale et de sa succession à la tête de la municipalité de Toulon qu’il avait conquise en 2001 et dirigée jusqu’en 2023.

Il avait juste oublié de nous dire qu’il avait été entendu en décembre par la PJ de Marseille « dans le cadre d’une enquête concernant une suspicion d’emploi fictif accordé à son beau-fils à Hyères » apprend-on par BFM-TV trois jours après puis par V-M, ce 13-2-26. Ce qui, au passage, implique aussi le maire d’Hyères, J-P GIRAN qui lui a succédé à la présidence de TPM.

 

On apprend qu’en mars 2025 les enquêteurs ont perquisitionné la métropole à l’initiative du parquet de Toulon, l’enquête se poursuit, dans le secret            …les perquisitions étant visibles mais ne préjugent de rien.

Cela ne peut qu’accentuer le sentiment que trop d’hommes de pouvoir se permettent de s’offrir des privilèges personnels payés par la collectivité sous pleins de formes illégales qu’ils nient ou sous-estiment quand ils sont pris la main dans le pot-de-vin ou de confitures. Dans le Var ils sont nombreux à droite et au RN.

 

« L’affaire du frigo » a tout de même conduit au suicide du chef de service de la restauration, aux commandes de ce qu’il devait faire et dont il souffrait de le faire ou perdre son emploi. Il a perdu la vie. L’atmosphère était très lourde parmi les personnels concernés sous les pressions des présidents et de cadres supérieurs.

Le président du conseil départemental qu’avait choisi H. Falco pour lui succéder, Marc Giraud, a été lui aussi, pour les mêmes faits, condamné le 7-10-2022 à deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité à effet immédiat. Il avait d’autres casseroles.

 

Simon Fontvieille, journaliste à Médiapart, avait publié une enquête à Toulon sur les « faux électeurs » lors de deux élections, enquête qui a fait du bruit à Toulon mais n’a jamais suscité de suites si ce n’est de menaces physiques de Falco sur le journaliste courageux. Le maire en exercice à été reconnu coupable et condamné à une amende de 1000 euros.

Hubert Falco aura trouvé le moyen de diviser la liste qui l’avait emportée et tourné le dos  à celle qu’il avait promue première adjointe puis maire de Toulon ? C’est son affaire.

 

Sans préjuger du résultat de cette nouvelle enquête, il est clair que cela ne peut que discréditer un peu plus « l’ex-homme fort du Var » depuis des décennies, en même temps que favoriser l’abstention et le glissement vers le RN qui a aspiré une forte partie de l’électorat LR très divisé.

 

Les pratiques illicites du FN-RN sont en cours de jugement, son idéologie néo-fasciste, ses objectifs et ses références pro-Trump et pro-Poutine commencent à ouvrir les yeux d’une partie de leur électorat parmi les classes populaires.

Le barrage à la menace brune et l’essor démocratique et républicain de Toulon sont indivisibles, ils passent par une mobilisation retrouvée de l’électorat progressiste, de gauche et écologique qui saura s’unir au second tour.

 

Plus qu’un mois pour convaincre dans un contexte très inquiétant et un avenir si peu visible. N’est-ce pas le moment d’y réfléchir et de faire de la politique ?

 

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La méthode de Zohran MAMDANI

 

                                                                                                                La méthode de Zohran MAMDANI

Dans la Victoire de Zohran Mamdani à New York. Un laboratoire pour la gauche (éditions Textuel), l’universitaire revient sur les ingrédients de la victoire d’un socialiste dans la plus grande ville du pays et sa portée nationale. En plein marasme avec le second mandat de Donald Trump, Tristan Cabello avance que New York sert d’« avant-garde sociale qui rend visibles plus tôt les tensions et les recompositions appelées à structurer l’ensemble du pays dans les années à venir ».

Plusieurs victoires, comme celle récemment d’Analilia Mejia dans le New Jersey, en sont l’illustration.

Zohran Mamdani gouverne comme il a fait campagne : par le programme ! Premier POSTOLA !

Son objectif n’est pas d’«occuper » l’institution, mais de faire advenir un contenu politique précis : gel des loyers, transports gratuits, crèches universelles. Cela l’oblige à maintenir un lien organique avec sa base comme force de co-construction.

La création d’un Department of Community Engagement s’inscrit dans cette logique : il s’agit d’institutionnaliser le lien avec les quartiers populaires et les organisations de terrain.

Mais les compromis avec l’institution sont réels et assumés. Il ménage l’appareil démocrate afin de préserver ses marges de manœuvre.

Son soutien à la gouverneure Kathy Hochul lors de la primaire à venir, malgré l’existence d’un challenger plus à gauche, relève de cette approche.

La méthode   MAMDANI :

  1. « Des dizaines de milliers de bénévoles,
  2.  Un travail de terrain massif
  3.  Un usage très maîtrisé des réseaux sociaux comme outils d’élargissement de l’électorat. »
  4.  4 e élément décisif : l’organisation.

Des dizaines de milliers de bénévoles, un travail de terrain massif et un usage très maîtrisé des réseaux sociaux comme outils d’élargissement de l’électorat. Mamdani n’a pas seulement mobilisé les votants habituels, il a fait entrer dans le jeu politique des primo votants, des abstentionnistes et des diasporas entières largement ignorées jusque-là.

Enfin, il y a la question de la crédibilité politique.  C’est celle de porter sa campagne autour de quelques propositions simples, directement reliées à l’expérience matérielle des classes populaires urbaines (sante, logements, emplois, transports gratuits. écoles , crèches , aides sociales, démocratie  , etc. .)

En relatant  et formulant ainsi  ce qui  s’est passé à New York ,des similitudes peuvent s’entrevoir et s’imbriquer  ici en France pour  tous les candidats de gauche .Pour la Seyne  retenons  les leçons newyorkaises et menons  campagne sur  ces quatre piliers  cites plus haut  . de l’engagement bénévole, du terrain, des réseaux sociaux et de l’organisation.

ET cerise  sur le gâteau  espérons en une dynamique politique  d’une telle ampleur qu’elle  nous transporte vers un grand et beau  2 e tour.

L’équipe de GAUCHE UNIE*  doit faire vivre ce laboratoire d’expérience et de leçon profitable se concluant en terre seynoise  au premier tour  pour forcer les portes du 2 e tour.

IL nous faut créer  ainsi le rapport de force à gauche permettant  d’ouvrir en grand   les portes  des jours heureux  de toutes et de tous

Elle* doit le faire et elle peut concrétiser victorieusement !

 

“Là où la volonté est grande, les difficultés diminuent.” Nicolas MACHIAVEL

 

Christian BARLO  Ancien adjoint seynois

Avec l’aide du journal l’Humanite du 11 02 2026 

 

 

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Comprendre les ressorts du succès du RN pour mieux le combattre.

 

 

Comprendre les ressorts du succès du RN pour mieux le combattre.

 

Né aux États-Unis, le nativisme désigne les mouvements qui, au milieu du XIXe siècle, ont pour enjeu la défense acharnée des « natifs ». Les natifs sont alors les descendants des protestants immigrés d’Europe. Ce qui est important dans la matrice nativiste, c’est la sacralisation du sol natal, qui peut prendre une dimension nationaliste et qui est toujours associée à la xénophobie.

La matrice nativiste a fondamentalement besoin d’un ennemi-étranger qui peut aussi être un étranger social. Elle permet de comprendre comment du FN au RN, on est passé de l’antisémitisme à l’anti-islamisme. La sacralisation du sol « natal » s’exprime à travers le fameux « on est chez nous ». Au FN puis au RN, la matrice nativiste peut s’exprimer dans l’indo-européanisme, le paganisme ou le catholicisme traditionnel.

C’était déjà une stratégie de respectabilisation ou de notabilisation.

L’antisémitisme, la collaboration, Vichy ne sont pas la bataille de Marine Le Pen et encore moins de Jordan Bardella. L’islamophobie a remplacé l’antisémitisme, ce qui n’est pas en soi un progrès. La notion de génération est importante pour comprendre qu’un parti peut évoluer tout en persistant dans son être.

Le racisme à fondement biologique, auparavant une évidence, a été disqualifiée après la Seconde Guerre mondiale. Dans les années 1980, le Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (Grèce) a fondé le racisme sur un différentialisme dit culturel. Mais attention, il y a l’explicite et l’implicite : le discours officiel du parti FN-RN mais aussi tous les circuits parallèles où le racisme biologique perdure.

Ce parti reste un parti amateur comme l’a encore montré l’épisode de la dissolution à propos de la formation de ces cadres, de l’élaboration balbutiante du programme, ou plus récemment la défense improvisée dans l’affaire des assistants parlementaires.

Le RN est le bénéficiaire et non l’instigateur du déploiement sur la longue durée de phénomènes structurels.

Pour reprendre une idée chère à Marx, on ne peut pas comprendre la manière dont les gens pensent et, en l’espèce, votent sans jeter un regard sur leurs conditions matérielles et sociales d’existence. Celles-ci ont été bouleversées, parfois ravagées, par « la crise économique ». Les ressources publiques deviennent de plus en plus rares et la concurrence pour elles de plus en plus intense.

Ce qui n’est pas sans activer des dispositions xénophobes. C’est un grand classique de toute crise économique. Elle est la toile de fond sans laquelle rien n’est compréhensible. Elle alimente un processus d’insécurisassions sociale déjà pointé par Robert Castel et actualisé par Nicolas Duvoux. Mais cela ne suffit pas à expliquer l’essor du FN. Pour y parvenir, il faut intégrer d’autres facteurs comme la restructuration du système scolaire.

Jusqu’à la fin des années 1980, la généralisation de l’enseignement secondaire supérieur qui va donner l’école unique et le collège unique est considérée comme un progrès dans le cadre de la bataille pour la démocratisation de l’enseignement secondaire supérieur.

En quelques dizaines d’années, elle permet l’accès à l’enseignement supérieur mais, en même temps, de manière dissimulée, elle laisse beaucoup de laissés-pour-compte. Lucie Tanguy, sociologue, avait tout de suite alerté sur les nombreux enfants restés en souffrance, demeurant au sein du système scolaire tout en décrochant. Ils développent le sentiment d’être humiliés ou méprisés. Ils entrent en sécession symbolique avec ceux qui, comme les enseignants, avaient une autorité sociale importante.

Ils cherchent ailleurs des explications notamment sur Internet où ils sont exposés au complotisme. Le Front national exploite leur sentiment d’avoir été floués par l’école qui n’a pas apporté les bénéfices attendus.

Ce sont les moins diplômés qui votent le plus FN, pas parce qu’ils sont non diplômés mais parce qu’ils ont le sentiment d’avoir été bernés. On le perçoit avec Bastien Régnier, un collégien qui projetait de tuer 17 enseignants. Ses blessures symboliques sont au principe de son rejet du système scolaire et des paroles d’autorité comme celles des intellectuels ou des scientifiques. Cela va le conduire au Front national.

Le RN bénéficie du fait que gauche et droite ont gouverné sans résoudre un certain nombre de problèmes. À ceci s’ajoute la césure entre représentants et représentés dans une période historique où il est plus compliqué de faire croire que le politique peut avoir de l’efficacité.

Le fait, qu’à chaque alternance, l’univers de ce qu’il est possible ne cesse de se réduire a été un moteur puissant pour le RN. Le fait qu’à chaque alternance, priorité soit systématiquement donnée à la lutte contre l’inflation, à la restauration des marges des entreprises et à la diminution du périmètre étatique aboutit à une sorte d’indifférence électorale, littéralement le fait qu’on n’opère plus de différence entre droite et gauche.

Il n’y a pas meilleur carburant pour le RN que cette phrase qu’on ne cesse d’entendre : « Eux, on ne les a pas encore essayés. »

Dans le 18 Brumaire de Louis Bonaparte, Marx parle du « crétinisme parlementaire », qui ôte aux dirigeants toute vue claire sur ce que vivent et espèrent les gens et ce que sont leurs problèmes réels.

La matrice nativiste trouve un terrain favorable en France où le culte du sentiment national est quasi permanent. Il s’exprime aussi bien dans l’industrie du luxe que dans le goût pour la généalogie (pratique culturelle impossible pour les étrangers faute d’accès à un état civil), dans la sanctification de l’histoire de France et de son patrimoine.

Électeurs et dirigeants du RN partagent au minimum le point de vue nativiste, la thématique de la décadence et la détestation du politique. Ce qui permet de coaguler des segments sociaux très différents et parfois opposés. Mais, dans certaines circonstances (mobilisation contre la retraite à 64 ans, vote de la taxe Zucman), les intérêts antagonistes de « leurs » électeurs placent les dirigeants du RN dans l’embarras et les contraignent à de nombreuses volte-face.

Texte  écrit  par Christian BARLO avec l’aide de l’article Patrick Lehingue et Bernard Pudal :

 « Le RN est un parti aubaine »

Entretien dans l’Humanité des 6 , 7 et 8 décembre 2026

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Pathétique…

 

 

Silencieux depuis sa condamnation en mai 2023, Hubert Falco ...

 

                                                                                                                                                              Pathétique…

 

Les trois pages (une, deux et trois) de V-M offertes à Hubert Falco, ce samedi ! Certes, il est condamné à 18 mois de prison avec sursis pour détournement de fonds publics, inéligible 5 ans, jusqu’en mai 2028. Il n’est pas privé d’expression.

Seulement de modestie. Il est toujours le faiseur de carrières chargé cette fois d’assurer sa succession sans avoir réussi à rassembler en une seule liste à partir de celle qu’il avait choisie en 2 020, il l’avait emporté au 1er tour haut-la-main (61,67%) des exprimés) mais avec 70% d’abstentions ?? Pas vraiment glorieux.

En 2021 il se retirait des Républicains et se ralliait à Macron -avec Estrosi et Muselier- la division est nationale, ça ne changeait rien sur le fond. Voilà que « l’homme fort du Var » se permet de faire prendre en charge, par le conseil départemental, ses dépenses de bouche et de blanchisserie 7 jours sur 7 et deux fois par jour. Cela a duré quelques années. Quelle exemplarité ?

 

A qui la faute ?

Il a nié, protesté, démenti, fait appel jusqu’en cassation. C’est définitif. Il a du mal à le digérer «je ne méritais pas ça…c’était impossible qu’on me supprime la mairie comme ça... » A qui la faute ? Qui sont les victimes, si ce n’est la collectivité et nous qui la finançons.

Il veut « remettre son nom sur un bulletin de vote », il faudra attendre jusqu’en 2032, il aura 85 ans. Il a même estimé que « son soutien vaut plus de 9 points… »

Patience ! Très mauvais syndrome que de se croire irremplaçable.

 

En 2001, l’ancien maire de Pignans, déjà vice-président du conseil général, vient à Toulon, affronter le FN qu’il bat au 2è tour, non pas parce que c’était lui, Falco, mais parce que le FN s’était divisé, effondré, autodétruit : 7,78% des exprimés, après une session de 6 ans, catastrophique et scandaleuse dont les Toulonnais se souviennent.

Aujourd’hui, le RN est sous le coup de réquisitions sévères dans l’affaire des assistants des députés européens pour…détournements d’argent public comme Falco. Mais à plus grande échelle. Sa candidate à Toulon n’a plus d’étiquette, son parti a de lourdes casseroles.

La lecture du récit de l’ancien patron de la droite du Var, de la métropole et de la ville de Toulon, nous confirme son choix du sénateur BONNUS qu’un sondage donne derrière Josée MASSI. Il n’y croit pas et souligne qu’il aimerait « être jugé par la démocratie » sous-entendu avant la justice, c’est très en vogue à droite et à l’extrême-droite.

 

Il s’est excusé de s’être trompé sur celle qu’il avait choisie comme 1ère adjointe puis comme maire de Toulon pour le suppléer…quelle délicatesse ?

 

Pas un mot sur le contexte politique très inquiétant et les plus de 15 millions de Français sous le seuil de pauvreté, ni sur la situation sociale des salariés et des chômeurs plus nombreux chaque jour, des associations en panne de subventions, des jeunes que le MEDEF veut encore plus précariser, des retraités, les plus nombreux, les plus fragiles et isolés, des services publics essorés, de toutes les inégalités.

L’argent pour la guerre, il y en a ! H. Falco n’en a que faire.

C’est sa vie qui l’intéresse dans le rôle du leader qui a de quoi très bien vivre.

 

Quant à l’avenir de Toulon, les jeux ne sont pas faits, loin s’en faut.

René Fredon

 

 

 

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Vous avez dit « souveraineté industrielle » ?

 

Le fictif torrent  de larmes de crocodile sur « la souveraineté industrielle », qui maculent  les moquettes des palais et les ponts des yachts des capitalistes, est proportionnel aux mensonges de leurs occupants.

Ministres, président de la République, conseillers ministériels et de l’ombre, président de la Banque publique d’investissements, (BPI) toutes et tous mandataires d’un capitalisme sans foi ni loi, crachent un verbiage de plomb pour nous perdre en savantes analyses sur « l’autonomie stratégique », sur la souveraineté industrielle, agricole, militaire.

À peine ont-ils fini leurs prêches qu’ils s’empressent de brader la France à ceux-là même sur lesquels ils se sont émus de la brutalité : les États-Unis. Ou plutôt au grand capital financier Nord-Américain.

Ainsi, la semaine dernière, le ministre de l’Économie a signé le bradage de l’entreprise LMB Aerospace* installée en Corrèze au profit de l’entreprise américaine Loar-Holdinds.

Pourtant, LMB est comme ils disent « un actif stratégique » pour le système de défense français. Ses 80 travailleurs produisent des ventilateurs électriques pour le Rafale, les sous-marins nucléaires, les lanceurs d’engins, les hélicoptères Tigre, le char Leclerc ou le porte-avions Charles de Gaulle. Ainsi place-t-on une entreprise intégrée à des programmes d’armements français ultra-sensibles dans les mains d’un propriétaire américain. Comble de cette opération au cœur du capitalisme de prédation : c’est le fonds financier Tikehau créé en partenariat avec la Société Générale, CNP Assurances et le groupe CARAC, qui a bénéficié de 150 millions d’euros d’aides publiques au temps du Covid pour consolider les entreprises stratégiques aéronautiques, qui est à l’origine de la vente.

Après leur forfaiture, nos bonimenteurs en habits de ministre, tout provisoires qu’ils sont, sortent leurs croquis sur « la dette de l’État » et sur l’impossibilité de maintenir un système de protection sociale.

Ils en savent quelque chose puisqu’ils l’organisent. Les groupes de gauche du Parlement doivent s’en saisir et porter le fer sur les responsabilités des pouvoirs dans la soumission de notre pays aux forces du capital international et pour faire cesser cette braderie cachée derrière la vacuité d’une propagande destinée à couvrir d’un entaché linceul  la destruction de nos territoires et du travail, des savoir-faire ouvriers et des apports des chercheurs, les amputations stratégiques et la souveraineté industrielle et agricole.

En plus de la cession de LMB Aerospace , nous avons assisté la semaine dernière, avec la complicité de la Banque publique d’investissement, à la vente de Biogaran au fonds financier BC Partners à Londres, à la vente au groupe Chinois Anta de Puma appartenant au groupe Pinault, à l’abandon par Carrefour de l’entreprise Abeil fabricant de couettes et d’oreillers basé à Aurillac, au profit de fournisseurs asiatiques, plongeant ainsi Abeil dans une procédure de règlement judiciaire et ses salariés dans l’obscure incertitude du possible chômage.

Souveraineté industrielle, disent-ils ? Voyons ! 

Avril 2025 : la filiale hongroise du groupe chinois Wanhua met la main sur l’entreprise grenobloise Vencorex.

Ce même mois d’avril 2025, l’équipementier automobile français GMD (Eurostyle et Eurocast ) est avalé par la société chinoise DSBJ.

Mai 2025 : le dernier constructeur français de bus à hydrogène, La Safra, originaire d’Albi depuis 1955, est intégré au groupe chinois Wanrun.

Ces grands messieurs des ministères nous rebattent les oreilles avec L’Intelligence Artificielle. Ils seraient plus crédibles s’ils n’avaient pas laissé le groupe britannique IQGeo faire main basse sur la société française Deepomatic, spécialisée dans l’analyse visuelle par IA pour le secteur industriel et les opérateurs d’infrastructures.

Décembre 2025 : l’enseigne française Grand Frais a été vendue au fonds d’investissement américain Apollo.

Septembre 2025 : le groupe Rocher a vendu son entreprise de prêt-à-porter pour enfants Petit Bateau, fondée en 1920 à Troyes, au groupe américain Régent.

En fin d’année 2025, le groupe vendéen Atlantic, figure de proue des pompes à chaleur, est devenu propriété du consortium nippo-américain Paloma-Rhee.

Cette insupportable braderie fait suite aux offrandes d’Exxellia spécialiste des composants électroniques, à l’Américain Heico, la cession de Doliprane par Sanofi au fonds américain CD$R.

En dix ans, les vautours du grand capital américain ont absorbés 1500 entreprises françaises pour une valeur de 132,2 milliards de dollars. Les Suisses ont acquis 346 entreprises pour 58 milliards d’euros et les Britanniques ont mobilisé 48 milliards d’euros pour acquérir 967 entreprises. Mesure-t-on les quantités de travail réduites à néant, les territoires saccagés, la vie de millions de familles malmenée, amputée, niée. Il est temps de se lever contre ce saccage organisé au cœur du grand monopoly capitaliste qui n’a que faire des êtres humains, de leurs lieux de vie et d’émancipation. Il est temps de contrer les sornettes répandues par la bien pensance du cercle de la raison capitaliste qui déverse  ses éditoriaux économiques jusqu’aux médias de services publics pendant que  le président de la Banque publique d’investissement comme celui de la Banque de France se démultiplient dans les médias – sans contradicteurs-  afin de préparer nos acceptations à la retraite à 67 ans et à la destruction du système de la Sécurité sociale. Leur rôle devrait être de défendre, de protéger nos atouts industriels et agricoles  – y compris dans le cadre de coopérations européenne audacieuses-. Ils devraient impulser les projets industriels de demain en lien avec les développements numériques et les exigences de la protection du climat à partir des immenses moyens financiers publics dont ils disposent. Et non pas nous faire la leçon du haut de leur opulence pour faire accepter la mal-vie et l’irrespect des corps usés par le travail.

Leurs sermons ne cessent de creuser des voies ouvertes par Trump lors du Forum de Davos enjoignant le capitalisme européen à se fondre dans la domination de l’impérium nord-américain. Et, le traité de « libre-échange » avec L’Inde prépare de nouvelles pressions sur les salaires ouvriers et de nouvelles destructions de nos capacités de production.

Il est urgent que le peuple-travailleur se lève pour libérer la construction européenne et La France  du mortifère dogme du « marché ouvert où la concurrence est libre ». Les peuples et leurs organisations sociales, syndicales et progressistes doivent s’atteler à l’émergence d’un nouveau projet mêlant progrès social et environnemental, nouvelle politique industrielle et agro-écologique, démocratie et action géopolitique pour la paix et la coopération. Conditionner les aides publiques et donner de nouveaux pouvoirs aux comités d’entreprises relèvent de l’urgence. Ils doivent s’inscrire dans un processus portant plus haut la transformation sociale, écologique et démocratique ouvrant la voie à la conquête par les créateurs de richesses, les travailleuses et travailleurs du pouvoir sur la production, sur le travail et la gestion de leur protection sociale et sur la création monétaire.

Tout en s’émancipant radicalement de l’étau des marchés financiers il faut enfin  inventer des projets d’abord à partir  des besoins humains et des exigences environnementales : transports, santé, logements, énergie, information, recherche, culture, numérique en lien avec l’altérité et la connaissance, biotechnologies, eau, climat et biodiversité. Le chantier des combats est immense. Personne ne peut comprendre que l’Union européenne puisse décider d’un fonds dit « Réarm-Europe » de 800 milliards € alors qu’il ne serait pas possible de construire un fonds pour le développement humain, pour l’innovation publique, la recherche, la formation et l’éducation ; la culture et la qualité alimentaire.

 Il est temps de se lever pour faire cesser cette grande braderie sur la place du grand marché capitaliste.

Le 2 février 2026 par Patrick LE HYARIC 

* LMB Aérospace. A l’origine entreprise belge « La Magnéto Belge « devenu « Le Moteur de Brive- Aerospace après son installation à Malemort en Corrèze. 

** Pour mesurer le niveau de la langue d’ébène ministérielle à propos de la vente de LMD Aerospace il faut retenir cette phrase du ministre Lescure digne d’un mauvais sketch : « L’économie dans laquelle nous souhaitons être, c’est une économie qui reste ouverte, mais qui est extrêmement exigeante ».

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Souveraineté de la France, levier pour des coopérations dans l’intérêt des peuples :
 le combat toujours actuel de la classe ouvrière

Souveraineté de la France, levier pour des coopérations dans l’intérêt des peuples :
 le combat toujours actuel de la classe ouvrière

Article publié dans CommunisteS, numéro 1072 du 4 février 2026.

« Seule la classe ouvrière en tant que classe sauva l’honneur de la France », a écrit François Mauriac. Loin d’être une simple formule historique, cette citation résonne avec une acuité singulière aujourd’hui, à l’heure où notre souveraineté – industrielle comme alimentaire – est plus que jamais menacée. Les « Versaillo-Munichois », pour reprendre une expression de ma jeunesse qui garde toute sa pertinence, n’ont jamais été aussi présents et sans scrupules aux commandes de l’État et dans les cercles du pouvoir économique.

Depuis l’élan du Conseil national de la Résistance (CNR) jusqu’à aujourd’hui, notre parti n’a cessé de mener, sous des formes variées, des batailles essentielles contre un capital spéculateur. Face au Plan Marshall, qui entendait hier mettre notre industrie en coupe réglée, nous avons répondu par de grandes nationalisations, notamment dans le secteur bancaire et l’énergie. Nous avons aussi défendu nos politiques culturelles, la production cinématographique française, nos institutions de pensée, piliers de notre indépendance intellectuelle. Un sursaut patriotique français sur la base des intérêts du peuple français est indispensable pour permettre une meilleure indépendance de l’Europe face aux appétits hégémoniques d’où qu’ils viennent. Il est lié à notre conception de la République, sociale, démocratique, et de la nécessité de redonner à notre pays les moyens de mener une politique en toute indépendance. C’est le levier pour bâtir les coopérations nécessaires, répondant aux intérêts des peuples et non à ceux du capital, au niveau européen et au niveau international pour répondre aux défis communs de l’humanité.

La liste des entreprises passées sous contrôle américain ou allemand serait à présent trop longue pour un seul numéro de CommunisteS. À l’heure qu’il est, nos industries stratégiques font l’objet d’une infiltration massive par des fonds de pension sans attaches nationales. À la lumière de cela, on ne peut que mesurer l’importance décisive du programme du CNR, visant à reprendre le contrôle des finances et des industries clés, réalisé grâce à l’impulsion des ministres communistes et au soutien personnel de Charles de Gaulle. En vérité, nous serions en lieu de nous interroger sur ce qu’il resterait aujourd’hui de l’indépendance réelle de notre économie sans le programme du CNR.

Aujourd’hui, nous retrouvons nos ennemis de toujours, au gré de circonstances et de cas de figures différents. La défense de nos intérêts essentiels et de l’intérêt national passe par des combats concrets : le sauvetage de l’entreprise de services numériques ATOS et d’Arquus (anciennement Renault Défense), la sauvegarde du leadership industriel français dans l’avenir du projet de système de combat aérien du futur (SCAF) ou encore dans la production du char du futur avec KNDS, qui équipe les armées françaises, allemandes et ukrainiennes. C’est encore ce qui se joue avec la tentative de rachat du corrézien LMB Aerospace par le groupe Loar Holdings LLC, qui placerait la société sous pavillon américain et donc sous le coup du USA Patriot Act et de la Réglementation américaine sur le trafic d’armes au niveau international (ITAR). Ce sont autant de dossiers où se joue notre capacité à décider par nous-mêmes. De meilleures voies de coopération à l’échelle européenne restent donc à construire, dans le respect de la souveraineté des peuples et des nations, libres et associées.

La responsabilité des communistes est immense. Il nous incombe de réveiller les consciences et d’ouvrir les voies d’une renaissance nationale, pour construire la « France des jours heureux ». Ces jours heureux, on ne les bâtit pas avec des ordinateurs sous Windows 11, inféodés aux GAFAM. Le dernier document stratégique de l’administration américaine en matière de sécurité est sans ambiguïté : notre peuple et les idées qu’il porte sont perçus comme un péril. Certains rappelleront, non sans ironie, que les Lumières françaises ont pourtant inspiré la Révolution américaine. On imagine sans peine un Beaumarchais, inventeur du droit d’auteur, aujourd’hui arrêté (par les agents de ICE) pour avoir créé le copyright !

Le combat contre l’empire étatsunien et les autres menaces d’ingérence et leurs relais en France doit monter en puissance. Il doit se mener dans les entreprises, sur le terrain économique, et au Parlement, où il faut dénoncer sans relâche les décisions d’un gouvernement minoritaire dans le pays, à la solde des oligarchies. Les salariés doivent voir en notre parti et en ses militants des acteurs résolus de la défense de notre souveraineté et de notre liberté d’agir. C’est cette certitude qui donne une raison de lutter et l’espoir de vaincre.

En 1963, lors de l’un de ses discours concernant le refus de l’entrée du Royaume-Uni dans l’Europe, de Gaulle a dit : « Le peuple est patriote, les bourgeois ne le sont plus, l’esprit d’abandon des élites française est un mal qui menace cycliquement de détruire la France. »

L’honneur de la France, encore une fois, se défendra par et avec sa classe ouvrière.

Jean-Charles Schmidt

Responsable de la commission Défense

Article publié dans CommunisteS, numéro 1072 du 4 février 2026.

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David Rachline : le parquet fait appel de la relaxe

                Le maire RN de Fréjus David Rachline, ex-figure centrale du parti d’extrême droite, a été relaxé mardi 27 janvier, à Draguignan, et a annoncé sa candidature pour les municipales dans la foulée.  © Coust Laurent/ABACA

 

David Rachline : le parquet fait appel de la relaxe

 

Coïncidence : un jour plus tard, les réquisitions de l’affaire des assistants des députés européens FN dont Marine Le Pen, confirment la condamnation de tous, prison, inéligibilité, amendes : 4 ans de prison dont 1 ferme, 5 ans d’inéligibilité mais sans exécution provisoire et 100 000 euros d’amende pour la candidate RN à la présidentielle. Il y a bien détournement d’argent public et préméditation.

 A ne pas confondre avec le jugement qui aura entendu les plaidoiries de la défense et du parlement européen, la victime. Un recours à la cassation est possible.

 

Revenons au texte initial : une semaine pile après sa relaxe par le tribunal correctionnel de Draguignan pour prise illégale d’intérêt dans l’affaire de sa présence au conseil municipal lors des délibérations sur les sociétés mixtes dont il était président, le parquet vient de faire appel de cette relaxe qui avait soulagé le maire et lui permettait de déclarer sa candidature à l’élection municipale.

 

Retour à la cour d’appel d’Aix d’ici plusieurs mois. Voilà qui annule toutes les autosatisfactions que le maire de Fréjus brandissait sur son « innocence » et sa « probité », s’agissant de missions rémunérées 2 000 euros/mois  pour chaque société, en plus de ses indemnités de maire et de sénateur…non compris les frais de déplacements et d’hôtellerie. Sa défense ne voit pas   d’intéressement » de sa part. Juste de l’inattention. Ce n’est pas l’avis du procureur et du parquet : « il y a bien eu prise illégale d’intérêt.»

Le maire jurait de ne pas vouloir influencer les conseillers municipaux, une petite erreur quoi ? C’est difficile à prouver…sauf sa présence ! Cela s’est passé par trois fois sans que personne n’attire son attention? Pourtant les réquisitions ne paraissent pas excessives : 30 000 euros d’amende et un an d’inéligibilité avec sursis. Le tribunal correctionnel l’a donc relaxé. Le parquet ne le suit pas et exige un réexamen.

 

La seconde affaire concernant l’ex-directeur de la campagne de Marine Le Pen, relève de la corruption, à la suite de l’enquête menée par le Parquet national financier. Elle sera jugée le 26 septembre 2026.

Quant à son voisin et ami LR de Saint-Raphaël, Frédéric Masquelier, « il est visé par des signalements pour abus de pouvoirs et pressions…» comme l’écrit Médiapart le 30/1/26. Notamment d’un médecin lanceur d’alerte témoin de ce qui se passe au sein de la mairie et des relations humaines impliquant le maire-avocat, sans compter ses problèmes politiques internes à son parti qui vient d’envoyer un concurrent marcher sur ses plates-bandes.

 

Deux villes en front de mer -elles ne sont pas les seules- qui ont besoin d’un sérieux  « nettoyage » par des élus dynamiques, porteurs de paix, d’égalité, de justice sociale, de tolérance, de laïcité, de respect de  l’autre, de l’environnement…

 

Et d’un autre regard sur ce que nous vivons – pas seulement sur la côte d’Azur- mais dans un monde en plein basculement vers le retour d’un monde unipolaire, celui de l’Etat hors-la-loi, le plus fort, le plus impérialiste, le plus armé, le plus riche et sournois…au service d’une minorité insatiable pesant de plus en plus sur nos vies.

Voilà ce qui nous attend si nous laissons faire. L’échéance municipale, dans un mois, en sera un premier test. Les listes de la gauche unie et des écologistes, en rupture avec le libéralisme prédateur, ouvrent une perspective réelle de progrès humain et de résistance à tous les faussaires et fossoyeurs de notre souveraineté.

 

 

René Fredon

 

(1) (https://www.mediapart.fr/journal/politique/300126/le-maire-de-saint-raphael-s-enfonce-dans-la-tourmente-en-voulant-s-en-sortir-0)

(2)

https://www.humanite.fr/politique/david-rachline/david-rachline-ex-protege-de-le-pen-devenu-infrequentable

 

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Lu dans L’HUMANITÉ: Rapport de la fondation pour le logement….

Lu dans L’HUMANITÉ: Rapport de la fondation pour le logement….Des chiffres jamais atteints en 30 ans… Ce que révèle le dernier rapport de la Fondation pour le logement des défavorisés

Dans son 31e rapport annuel, la Fondation pour le logement des défavorisés dénonce les mesures trop timides du gouvernement, alors qu’il manque 1,5 million de logements en France et que les inégalités sociales s’accentuent.

« Nous sommes à un moment de bascule sur le front de la précarité et du mal-logement », explique Christophe Robert, délégué général de la fondation pour le logement des défavorisés. © Laurent GRANDGUILLOT/REA

Une fois de plus, le logement vient de lui passer sous le nez. Nicolas a tout juste fêté ses 30 ans. L’âge barrière. Celui où enfin il devait avoir son chez-soi. Avec un peu plus d’un Smic mensuel, l’ambulancier a vite laissé tomber les annonces de location. « Un loyer à 500 euros, en région parisienne, c’est peine perdue », souffle-t-il, amer.

Alors, avec les 20 000 euros économisés, le jeune homme espérait bien pouvoir acheter. « Mais là aussi, les banques demandent un dossier béton. » Nicolas fait partie des 5 millions de jeunes majeurs vivant chez leurs parents. En France aujourd’hui, plus de 600 000 personnes sont hébergées de façon contrainte chez un tiers.

Un véritable continent méconnu, invisible, du mal-logement, et « une forme d’exclusion du logement deux fois plus importante que les 350 000 personnes sans domicile », note Manuel Domergue, directeur des études de la Fondation pour le logement des défavorisés (ex-Fondation Abbé-Pierre).

Près d’un million de personnes ne disposent pas d’un logement personnel

Lundi 2 février, la fondation rendait public son rapport annuel sur l’état du mal-logement en France. Une année 2025 qui a « encore été une année noire pour le logement », prévient-on d’emblée. Près de 1 million de personnes ne disposent pas d’un logement personnel, qu’elles vivent à la rue, dans un squat ou un bidonville, en hébergement d’urgence ou accueillies chez un tiers. « On manque en France de 1,5 million de logements », ajoute Christophe Robert, délégué général de la fondation.

4 millions de personnes touchées par le mal-logement en France : « C’est une réalité plus large que le sans-abrisme », alertent les sociologues Pascale Dietrich-Ragon et Marie Loison….

Les chiffres se passent de commentaires : plus de 900 personnes sont mortes dans la rue en 2025. Un nombre multiplié par deux en un peu plus de dix ans. En 2025, 35 % des Français avouent avoir eu froid dans leur logement. Ils étaient 15 % en 2019. Un peu plus de 15 % de la population – près de 10 millions de personnes – vivaient sous le seuil de pauvreté en France métropolitaine.

En y ajoutant les territoires d’outre-mer, les personnes sans domicile et celles vivant en institution, ce sont 12 millions de personnes concernées par la pauvreté. « Un chiffre qu’on n’avait pas connu depuis trente ans », alerte Christophe Robert. Avec en parallèle un phénomène qui se développe : désormais les inégalités de patrimoine sont deux fois plus importantes que celles des revenus. Ainsi, 60 % des richesses des ménages sont transmises par l’héritage contre 35 % au début des années 1970.

Du mal à payer le loyer, les factures d’énergie

Le rapport témoigne largement d’un creusement des inégalités et du durcissement de la « lutte des places » pour trouver un toit, un stage, un emploi. Selon un sondage Ipsos pour la fondation, au cours des deux dernières années, 24 % des personnes interrogées déclaraient avoir eu recours à l’aide financière de leurs proches.

Deux fois plus qu’en 2021. Et 14 % de la population précisent avoir eu recours à l’aide alimentaire. Là aussi, c’est deux fois plus qu’en 2021. Concernant le logement, 20 % des personnes interrogées ont du mal à payer leur loyer. Elles étaient 13 % en 2022. Elles sont 26 % à avoir des difficultés pour honorer leurs factures d’énergie, contre 17 % en 2022.

« Ces indicateurs montrent que nous sommes à un moment de bascule sur le front de la précarité et du mal-logement », poursuit Christophe Robert. Une facture qui pourrait s’alourdir avec la réforme du RSA, « dont le versement est de plus en plus conditionné à une espèce de surveillance infantilisante des ménages allocataires », estime le délégué général. Sans compter les réformes successives de l’assurance-chômage qui ont conduit à des baisses moyennes de 20 % de la durée et du montant d’indemnisation.

2,9 millions de demandes de logements sociaux en attente en 2025

« Malgré cette triste réalité, l’année 2025 s’est achevée comme elle a commencé : sans budget, dans l’instabilité politique, et sans visibilité de l’action gouvernementale », déplore Christophe Robert. Et les quelques mesures engagées (plans pluriannuels du logement, places en intermédiaires locatifs…) restent largement insuffisantes au regard des besoins.

D’autant que, depuis 2017, les politiques sociales du logement ne cessent de s’affaisser (baisse de production des logements sociaux, baisse d’efficacité des APL, précarisation accrue des personnes exilées…).

Budget 2026 : le plan « Relance Logement », petit pansement du gouvernement sur une crise béante….

Côté politiques publiques à destination des locataires, les APL – l’un des leviers de la solidarité sociale – ont été considérablement affaiblies depuis 2017. Au total, le montant des coupes atteint 4 milliards d’euros en 2026, comme chaque année depuis 2021. « Ces mesures d’économie ont des effets dévastateurs sur les impayés, la baisse d’accessibilité au logement et le budget des ménages modestes », avance la fondation. La production de logements sociaux, au plus bas, continue de subir d’importantes coupes budgétaires et la file d’attente s’allonge : 2,9 millions de demandes en attente en 2025. Un record et un chiffre qui a doublé en vingt ans.

La production de logements sociaux s’est écroulée

En face, les attributions annuelles de logements sociaux s’effondrent : moins de 400 000 logements attribués en 2023 et 2024, le plus bas niveau depuis dix ans. Les coupes budgétaires se multiplient pour ce seul secteur à but non lucratif : moins 1,3 milliard chaque année. Ceci engendre cela : la production de logements sociaux s’est écroulée : 95 000 en 2025, bien loin des 124 000 logements sociaux financés en 2016. Quant à la rénovation énergétique, alors que la précarité énergétique explose, au lieu des 200 000 rénovations d’ampleur affichées, seules 77 000 ont été comptabilisées en 2025. Et Les guichets MaPrimeRénov’ fermés durant l’été ont représenté « un signal désastreux ».

Fort de ce constat, le gouvernement a annoncé un nouveau dispositif Relance logement. À la clé, 400 000 logements construits par an pour atteindre les 2 millions d’ici à 2030. Un dispositif qui « présente des loyers intermédiaires parfois supérieurs aux loyers locaux. Sans visibilité sur le long terme » et, en tous les cas, « qui n’est pas la réponse sociale », affirme la fondation.

Face à cette massification du mal-logement, la Fondation pour le logement des défavorisés est catégorique : « Il faut une réorientation politique et faire du logement une composante de la protection sociale. » Avec un impératif : ériger en priorité la production de logements sociaux. La fondation développe des mesures de bon sens, qui passent par les aides à la pierre pour les organismes HLM, pérenniser l’encadrement des loyers, faire monter en puissance les baux réels solidaires pour faciliter l’accession sociale à la propriété sans privatiser le foncier, ou encore renforcer la fiscalité sur les logements vacants et les résidences secondaires.

Publié le 2 février 2026  par Nadège Dubessay

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Le feu du trumpisme…

Le feu du trumpisme

Nous aurions bien tort de nous accoutumer aux facéties et aux médiocres soliloques de  l’autoproclamé shérif du monde.

Après avoir transformé le forum économique de Davos en oasis trumpienne, le matamore de la Maison Blanche y est venu jouer – après la publication du document de sécurité nationale des États-Unis – un inquiétant monologue dans la suite  du rapt du président du Venezuela, des chasses aux migrants et des crimes de sa police de l’immigration à Minneapolis, des expulsions illégales, de la répression des militants de gauche et progressistes, et de son combat contre la science et tous les contres pouvoirs.

Aucun compte ne lui a été demandé sur ces turpitudes  qui constituent pourtant -rien de moins -que la violation de la charte de l’ONU, de la déclaration des droits de l’homme de 1948 et de la convention internationale sur la protection des travailleurs migrants et de leurs familles.

Davos : un cran de plus.

En annexant le forum de Davos, présidé par son ami Larry Fink, grand patron du fonds financier BlackRock, Trump a fait franchir, devant ce cénacle des cotisants du capitalisme mondial, une nouvelle étape à la tempête ultra-réactionnaire qu’il souffle sur le monde. Ses tissus de mensonges sur les États-Unis qu’ils considèrent comme sa propriété privée, sur les travailleurs et citoyens américains qu’il traitent comme ses employés, et sur lui-même qui se perçoit comme le roi soleil du monde doivent être déchirés avec plus de pugnacité et de force. C’est ce que commence à faire un mouvement social et populaire aux Etats-Unis. Nous devons nous donner la force de le soutenir.

Il n’est pas ici question de nier les petits cailloux et les barrages de palabres mis devant lui depuis quelques semaines. L’attitude des chefs d’État et de gouvernement – dont E. Macron et le premier ministre Canadien M Carney – qui ont tenté de tenir tête au discours trumpien doivent être plutôt soutenus et encouragés.

A qui parlent-ils à Davos.

Cependant, Davos n’est pas l’ONU. S’exprimer à Davos n’est pas s’adresser aux peuples. C’est parler bien au chaud à une caste de 1700 dirigeants et propriétaires d’entreprises. Autrement dit, la fine fleur du capital international gavée aux taux de profit et droguée aux dividendes contre les travailleurs.

On ne saurait donc confondre les intérêts de classe de ce petit club des grandes fortunes et possédants avec ceux des peuples. Cependant, le début de crise ouverte survenue entre les représentants du capital européen et du Canada avec l’administration américaine lors du rassemblement de l’élite du capitalisme mondial n’est pas anodin. Il met en lumière la profonde crise qui secoue l’ensemble de cet ordre international. Il avive les plaies que portent les guerres intra-capitalistes.

Trump chamboule tout en affirmant la suprématie du capitalisme nord-américain et son stade suprême l’impérialisme sur le capital européen. Il s’est déplacé dans la station de ski des Alpes suisses avec la moitié de son gouvernement, des fonds financiers, les seigneurs de la Tech dont E. Musk pour bien faire comprendre le sens de la profonde mutation génétique qu’il impose au monde capitaliste dans son ensemble..

Les travailleuses et les travailleurs, les peuples ne peuvent rester spectateur ou juge de ce violent combat au sein du capitalisme lui-même.

Là est la limite des discours de Macron et de Carney : Il continue d’approuver le double standards dans les relations internationales et au nom de la défense de leur « capitalisme national » applique les mêmes politiques austéritaires,  militarisée et favorable au capital sous formes de réductions des prélèvements sur les profits, attaquent les systèmes de protection sociale et les services publics.

Le  choix n’est donc pas entre la poursuite de l’actuelle chemin avec ses politique ultra-libérale en échec ou – au nom de la colère contre ce système – se ranger derrière les apôtres de Trump.

Ceux-ci appellent à accepter le « gouvernement propriétaire » et des « cités-états hyper rentables » au Groenland, à Gaza ou dans la partition de la Syrie et de l’Iran. Ils imaginent aussi la « république des technologies » qui veut que définitivement les entreprises privées deviennent les outils de gestion des sociétés humaine au nom d’une « légitimité démocratique » secondaire lorsque la sécurité et le leadership technologique mondial sont en jeu. Autrement dit, la marche en avant vers la dictature fascisante. A celles et ceux qui disent qu’on n’a pas essayé, nous ne pouvons que conseiller d’écarquiller les yeux : nous y entrons ! Ce n’est pas la défense du néolibéralisme en échec qui permettra de l’éviter mais la recherche d’un processus communiste de transformation structurel faisant des êtres humains, de leurs droits, de leur liberté, de l’égalité et de leur environnement la seule priorité.

Trump a décrit le sens de la rupture définitive entre l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale au profit d’une pratique toujours plus brutale du nouvel impérialisme étasunien : la révocation de la diplomatie au profit de l’imposition de sa volonté nationaliste et du principe de la force.

Jusque-là, dans ces enceintes policées, les grands hommes en costume trois pièces et chaussures vernis louaient les mots « démocratie », « multilatéralisme réglementé », « concurrence libre » « économie de marché » pour habiller l’exploitation et la domination des possédants.

La politique de la soumission permanente.

Au nom de l’impérium Trump, jette tout ceci par-dessus bord pour leur demander de se soumettre  – eux aussi – au grand capital nord-américain. Les droits de douane deviennent des armes de soumission politique, la politique monétaire est décidée par lui avec l’organisation de la chute de la valeur du dollar pour pouvoir nous exporter les marchandises américaines et mettre à genoux notre tissus productif et il compte régenter les relations internationales dans un ubuesque « conseil de la paix ».

Une nouvelle fois, les nations européennes ont été dépeintes comme « méconnaissables », parce que le mouvement des peuples y a contraint leurs pouvoirs à la décolonisation et à l’acceptation de conquis sociaux et démocratiques qu’il faut détruire plus vite, et parce qu’elle achèterait « des éoliennes » à la Chine.

Ajouté à ses besoins de « sécurité nationale, » cela donnerait à Trump le droit tout à la fois de déverser sur l’Europe ses productions militaires, pharmaceutiques et numériques, d’acquérir le Groenland, de pousser à la direction des pays européens ses amis d’extrême droite, tout en reléguant le Vieux continent au rang de province d’un empire revendiquant désormais son caractère exceptionnel.

Le projet est d’autant plus facilité que la nature même de l’actuelle construction européenne vassalisée, insérée dans l’alliance militaire de l’OTAN ; dépouillée de ses atouts industriels ; dont l’épargne populaire est aspirée pour financer les conglomérats nord-américains ; l’interdépendance dans les secteurs du numérique, de la pharmacie, du transport maritime, du militaire organisé par le capital européen touchant jusque-là quelques dividendes en saccageant nos territoires et en jetant les travailleuses et les travailleurs hors du salariat et du travail. Ces mêmes dirigeants des plus grandes firmes capitalistes ne perdent jamais une occasion de vanter le modèle trumpien qui finira par les engloutir.

De l’Arctique au Proche-Orient, de l’Amérique Latine jusqu’aux espaces canadiens, la Maison Blanche nourrit la possibilité concrète de redessiner les frontières, non pas par des négociations diplomatiques, mais en brandissant la menace de la contrainte économique et de la force militaire. Les nouveaux besoins du capitalisme financier, numérique et militaire, des secteurs de l’automobile et de l’énergie, s’ajoutent  à leur obsédant projet de « contenir la Chine ». C’est le sens de l’antidémocratique « conseil de la paix »

S’appuyer sur le droit et l’ONU.

À l’Organisation des Nations Unies, tous les pays du monde sont représentés et chaque nation, qu’elle soit riche ou pauvre, dispose d’une voix, le secrétaire général est élu par l’assemblée générale. Au « conseil de la paix, » c’est un directoire restreint du monde réunissant une soixantaine de pays, non réputés pour être des modèles de démocratie qui font la nouvelle loi : celle du plus fort. Les gouvernements qui verseront 1 milliard de dollars auront droit à un siège permanent dans une assemblée dont Trump serait le président à vie. L’objectif fondamental est de faire fonctionner les relations internationales à partir de la loi du plus fort, et non plus selon les règles du droit international. Laisser faire revient à se condamner à glisser vers un système mondial dictatorial, militarisé et guerrier.

Pour une assemblée générale extraordinaire de l’ONU.

Face au danger, « Nous les peuples… » devrions demander à nos gouvernements de convoquer de manière expresse une Assemblée générale extraordinaire des Nations unies. Celle-ci devrait être retransmise sur les chaînes de télévision du monde avec pour ordre du jour une discussion approfondie sur la situation du monde, sur les moyens de mettre fin aux guerres et aux conflits, sur l’examen de projets de construction de sécurité commune, sur le respect des droits humains, de la démocratie et de la Charte de l’ONU. Les associations, organisations non gouvernementales, syndicats devraient pouvoir y être entendus. Il s’agirait d’une initiative démocratique visant à mobiliser les peuples contre les terribles bascules fascisantes qui pointent. C’est dans ce lieu que les chefs d’État et de gouvernement doivent parler devant les citoyens du monde et non au Forum de Davos où l’on ne discute que des intérêts de la petite caste des possédants qui pille les richesses produites par le travail et la nature. Il y a urgence à militer pour que l’ONU, avec ses limites et imperfections, reste le cadre interétatique des discussions où se jouent l’avenir de milliards d’êtres humains, celui du climat comme de la biodiversité et de la paix à conquérir.

Attention : le brun s’étale.

L’urgence humaine est d’autant plus pressante que Trump n’est pas un soliste égaré. Il est à la tête d’une armada de laboratoires expérimentant des politiques nationalistes, des économistes, des juristes spécialisés dans la sécurité, des militaires dévoués, des ingénieurs en infrastructures nouvelles, des nouveaux seigneurs du numérique formant l’avant-garde opérationnelle de la reconfiguration impériale. Ceux-ci ont leurs succursales sur le territoire européen et sont très actifs. Pour eux, la coopération, la politique, la diplomatie, la démocratie, la science, la culture, l’altérité ne sont que des mots, mais surtout  des maux.

Les infrastructures du capitalisme tel qu’il se déployait jusque-là ne leur sont plus suffisantes : les algorithmes qui optimisent les chaînes de valeur mondiales ont vocation à se transformer en logiciels pour le renseignement, la surveillance de masse, la manipulation, la désinformation et la guerre cybernétique, les crypto monnaies deviennent une arme géopolitique, l’automatisation, un accélérateur des déshumanisations et de délocalisations ou de relocalisations égoïstes.

Les entrepreneurs du numérique qui ont fait croire à la mise en réseau d’amitiés sur la planète sont la nouvelle aristocratie de ce nouveau cycle impérial où, en amont, ils pillent le travail et les minerais rares de nouvelles colonies, au milieu ils développent un nouveau prolétariat du clic et, en aval, mènent  la guerre de captage des données pour leurs réseaux, pour l’intelligence artificielle ou pour contrôler des satellites dans le ciel de la Terre. Jusque-là, l’hégémonie impériale se couvrait en associant pouvoir économique, pouvoir politique, pouvoir militaire. Le nouvel empire despotique en construction concentre d’incommensurables efforts sur l’armement et appelle à passer à une « économie de guerre » dirigée par le pouvoir politique et militaire.

Le rejet de « l’État constitutionnel » et de la pluralité de pouvoirs et de contre-pouvoirs est à l’œuvre comme on le voit avec les attaques contre les médias, les agences administratives, la justice et diverses institutions au service d’un État impartial.

Les gesticulations, les discours confus, dépourvus de vocabulaire du président des États-Unis ne peuvent être traités comme on l’entend trop, à partir de sa santé mentale. Il s’agit d’un projet politique qui porte en lui le fascisme. Il a des implications sur nos vies, sur l’information, sur la délibération publique. Il est urgent de réagir en construisant un front démocratique et progressiste et une unité populaire pour jeter les bases d’un anticapitalisme et d’un anti-impérialisme conséquents. 

 La lettre de Patrick LE HYRIC  du 29 janvier 2026.

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Scandales politiques au RN et à droite ,Du côté de Fréjus et de Saint-Raphaël..

   Peut être une image de texte qui dit ’BETHARRAM Vers une loi contre les violences à l'école P.7 l'Humanité JAURES EJOURNAL FONDE PAR JEAN JEUDI2 JANVIER 2026IN 2437013 |www.humanite.fr LES MAIRIES, CES PETITS LABOS DU RN L'extrême droite fait des communes qu'elle dirige les vitrines de son programme, à grand renfort de propagande. Sous le vernis, le bilan consternant. Tour d'horizon de ces villes. P.2 Éric Vuillard « Une couche de non-droit menace l'histoire >> Dans es Orphelins. Une histoire de Billythe Kid, l'auteur, Goncourt, suità atracel ors-la hors-la-loi oi Amérique bâtie violence. brutalite trumpiste Entretien.P.16 អំ’

                                                                           Scandales politiques au RN et à droite ,Du côté de Fréjus et de Saint-Raphaël

 

Ajoutons-y un troisième en PACA qui concerne le maire RN d’Orange, Yann Lombard, démis de ses fonctions le 26 janvier, condamné à 5 ans d’inéligibilité pour emploi fictif d’assistant parlementaire de la députée RN, Marie-France Lohro,  également condamnée pour enrichissement personnel, au même tarif.

Tous deux sont condamnés à 24 mois de prison avec sursis et à 40 000 euros d’amende pour Bompard, 10 000 euros pour la députée, plus une somme de 75 000 euros due conjointement à l’assemblée nationale.

 

Pour le maire, la décision s’applique sans recours, il est donc démissionné ; pour la députée RN elle n’a pas encore décidé de faire appel, bien que la présidente du tribunal ait déclaré que « les deux prévenus n’étaient pas aptes à exercer leurs fonctions et ce, dès aujourd’hui « souligne Libération.

Les deux condamnés étaient sous la coupe de Jacques Bompart, le père, qui avait fait sécession avec J-M Le Pen pour créer la ligue du sud et ratisser plus large, mettant  sur orbite son fils et « sa » députée.

 

Dans le Var, David Rachline vient de respirer un peu mieux, pour quelques temps, avec la relaxe du jugement du Tribunal correctionnel rendu le 27 janvier 2026. Jugement relatif à l’affaire du conflit d’intérêt qui remonte à 2017 quand il était, en tant que maire, à la direction de Fréjus-Aménagement et de celle du Port de Fréjus, deux sociétés d’économie mixte, deux fonctions rémunérées de 24 000 euros/an en plus de ses indemnités de maire et de sénateur.

 Sa faute : il n’aurait pas dû participer au vote des délibérations concernant ces sujets. Il encourait une peine d’inéligibilité et une amende. Sa défense : il ne pouvait tout savoir…

 

Vice-président du RN, ce cadre sup’, fidèle et proche de Marine Le Pen et Bardella avait dû démissionner de ses fonctions politique et renoncer à se représenter à la prochaine élection municipale. Il a immédiatement salué la justice qui reconnaissait « sa bonne foi » ?

Comme ceux de ses amis devant la cour d’appel de Paris qui soupçonnent les juges de parti-pris politique et ont beaucoup de mal à le démontrer, concernant les assistants fictifs des parlementaires RN puis RN, européens d’avant 2015 qui travaillaient pour leur parti, pas pour leurs députés…de bonne foi ! C’est le parlement qui payait les salaires !

 

Quant à David Rachline, il ne pourra pas échapper à l’examen public de la plainte pour favoritisme et corruption qui sera examinée le 22 septembre prochain. à la suite d’investigations publiées en 2023 par la journaliste Camille Vigogne Le Coat et développées dans le livre « Les Rapaces ». Enquête sur la “mafia varoise” de Marine Le Pen (Les Arènes, 2023), qui évoque des pratiques de longue date, d’affairisme et de détournement d’argent public au sein et aux dépens de la municipalité.

C’est cette échéance qui a suscité les distances prises par le RN avec son jeune et précoce sénateur-maire sérieusement secoué par ces révélations très documentées.

Il ne va pas manquer de se faire passer pour un maire reconnu non coupable tout en étouffant son prochain rendez-vous avec la justice. Il n’est pas sorti de l’auberge.

 

A Saint-Raphaël, c’est le feu entre LR…

 

On le sait, le maire Frédéric Masquelier qui était secrétaire départemental LR a démissionné en février 2025 et il se dit avec un sourire en coin qu’il n’aura pas de concurrent RN, tellement il leur donne de gages idéologiques comme celui de « la plaque aux victimes des…communistes ! » véritable injure à tous les résistants. Premier maire de France à concrétiser une telle initiative négationniste! Il a fait des émules dans quelques municipalités RN.

Il se voit déjà reconduit facilement, ce qui l’a poussé à réagir «en républicain » de choc en radiant des listes électorales son opposant de droite, Guillaume Jublot qui fut longtemps à ses côtés et qui a dû faire une requête en référé devant le tribunal de Fréjus pour rectifier le tir et re-figurer sur la liste électorale pour déposer sa candidature.

L’ex-directeur général du syndicat mixte du grand site de l’Estérel, lui aussi LR qui a le soutien du président de la Région, Renaud Muselier, avait constaté qu’il n’était plus sur les listes électorales de la ville. Evidemment le maire nie toute responsabilité et la mairie toute erreur, renvoyant sur la commission de contrôle… »Une coïncidence c’est comme un mystère, toujours imprévisible » Circulez y a rien à voir.

 

On a bien compris que LR et RN se rapprochent au profit du second dont l’implantation locale et nationale constitue un enjeu énorme et d’urgence. Leurs objectifs et leurs actes sont banalisés…ils mettent leur étiquette politique de côté, leurs ambitions sont grandes ici.

Ils ne s’émeuvent pas du tout de la chasse aux immigrés aux E-U par les milices privées (ICE) de Trump et à ses projets d’invasions de territoires et de shérif lourdement armé qu’il s’octroie. Il y a des silences assourdissants. A l’extrême-droite ils rêvent de l’imiter !

 

A Saint-Raphaël écrit son maire… républicain(?) « Aujourd’hui, la ville dispose d’un peu moins de 9 % de logements sociaux (au lieu de 20 à 25%) et doit donc encore produire plus de 2 500 nouveaux logements sociaux. Pour atteindre l’objectif à l’horizon 2025, l’État a demandé à la ville de produire 250 logements sociaux par an pendant dix ans (2015-2025), un objectif irréalisable considérant les contraintes de la ville ».  Il préfère payer les amendes aux citoyens  (1)

 Tout est dit sur ce plan social essentiel, il n’est pas le seul dans le Var, hélas ! Il y en a bien d’autres et ce n’est pas en votant pour un LR ou un autre LR, droite ou RN que ça changera quelque chose.

La liste écologiste et de gauche emmenée par Emmanuelle Cocusse est prête à relever les défis économiques, sociaux et écologiques sabotés par tous les conservateurs et néo-fascistes.

Une liste qui refuse la résignation et fait le pari de la solidarité plutôt que du rejet de l’autre et de tous les précaires victimes des politiques austéritaires libérales dans une société malade de ses inégalités.

René Fredon

Cette PJ, sans rapport direct avec le texte ci-dessus, que je viens de découvrir.Elle porte sur « le nouvel ordre mondial » Une contribution particulièrement riche.

 

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