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Recherche urgente : sympathisants du Rassemblement national capables d’argumenter.

Recherche urgente : sympathisants du Rassemblement national capables d’argumenter.

Oui, vous avez bien lu.
Suite à de nombreuses observations réalisées dans leur milieu naturel — principalement Facebook, mais pas uniquement — nous lançons aujourd’hui un appel à témoins.

Nous recherchons des personnes répondant aux critères suivants :

* capables de développer une idée sur plus de trois lignes ;
* capables de répondre à un argument sans utiliser les mots « gauchiasse », « wokiste », « islamo-gauchiste », « bobo », « bien-pensance » ou « collabo » ;
* capables de discuter d’un sujet sans remonter systématiquement à Staline, Mao, Mitterrand, la CGT, Mai 68, ou à la préhistoire d’Homo sapiens ;
* capables d’éviter Homo erectus, certains semblant accorder au second mot une importance toute particulière et parfois excessivement virile ;
* capables de distinguer un fait, une opinion, une rumeur et une publication Facebook partagée par le cousin du voisin du beau-frère ;
* capables d’admettre qu’un problème complexe puisse avoir plusieurs causes et qu’une solution sérieuse puisse nécessiter davantage qu’un slogan.

Signes particuliers :

Ils ne commencent pas leurs phrases par « Ouvrez les yeux ».
Ils ne terminent pas leurs démonstrations par une rafale de points d’exclamation et trois émojis hilares.
Ils savent que répéter une affirmation n’est pas la même chose que la démontrer.
Ils savent qu’un lien Internet n’est pas automatiquement une preuve et qu’une vidéo TikTok n’est pas une thèse de doctorat.
Ils peuvent éventuellement citer une source sans que celle-ci comporte les mots « médias complices », « vérité cachée », « grand remplacement » ou « on nous ment ».

Je précise, avant que certains ne s’emballent, que je n’ai jamais affirmé que le Rassemblement national était un parti fasciste. Je n’ai jamais affirmé non plus que tous ses électeurs étaient des extrémistes.
J’entends même régulièrement qu’il s’agit désormais d’un parti respectable, républicain, intégré à la vie démocratique du pays, débarrassé de ses anciennes ambiguïtés et pleinement engagé dans le cadre institutionnel.

Très bien.

Mais alors, que cette respectabilité soit complète.
Elle devrait aussi passer par une reconnaissance claire, explicite et publique des horreurs, des abominations du passé, mais aussi des errances verbales, des ambiguïtés entretenues et des dérives plus récentes.

Elle devrait conduire à rejeter sans détour toute personne tenant ou relayant des propos racistes, antisémites, anti-LGBT, antiféministes, ou visant à exclure des citoyens de la communauté nationale en raison de ce qu’ils sont.

Elle devrait imposer le respect dû aux personnes précaires, aux sans-abri, aux travailleurs pauvres, à celles et ceux qui survivent plus qu’ils ne vivent, et qui ne sont certainement pas des « assistés », mais les premières victimes d’un système profondément injuste.
Elle devrait aussi conduire leurs députés à ne pas se prétendre proches du peuple tout en refusant les votes qui permettraient un rééquilibrage plus juste des richesses dans notre pays.

On ne peut pas parler au nom des oubliés le dimanche sur les marchés, puis protéger les puissants le mardi dans l’hémicycle.
Nous n’aborderons même pas ici les arrangements parfois très souples avec la légalité dans les trop nombreuses affaires politico-financières. Chaque chose en son temps : il ne faudrait pas épuiser le lecteur dès le petit-déjeuner.

Elle devrait encore permettre de regarder lucidement l’histoire politique de ce courant : les ratonnades, les violences de rue, les complaisances anciennes avec les nervis d’extrême droite, et la persistance de certaines passerelles idéologiques avec des milieux qui n’ont jamais vraiment rompu avec cette culture de brutalité.

Elle devrait aussi permettre de dire clairement que des morts comme Malik Oussekine ou Federico Martín Aramburu rappellent ce que produisent, dans des contextes différents, la violence d’État, la violence politique, le racisme, l’autoritarisme ou les idéologies de haine quand elles trouvent des exécutants.

Et l’on ne peut pas non plus se dire pleinement républicain tout en trouvant mille excuses à des figures autoritaires comme Viktor Orbán, Javier Milei, Jair Bolsonaro, Benyamin Netanyahou, et quelques autres champions internationaux du coup de menton, du mépris social ou de la brutalité politique.

La respectabilité ne se décrète pas.
Elle se prouve.

À partir de là, une simple interrogation me vient à l’esprit.
Si le RN a changé, comme on nous l’explique souvent, alors il devrait être possible de discuter avec ses sympathisants comme avec n’importe quels citoyens : sur des faits, des propositions, des choix politiques, leurs coûts, leurs conséquences et leurs résultats.
Or, sur les réseaux sociaux, je dois bien avouer que mes recherches restent pour l’instant peu concluantes.

Je rencontre beaucoup de certitudes.
Beaucoup de colère.
Beaucoup de slogans.
Beaucoup de phrases toutes faites.
Beaucoup de convictions exprimées avec une assurance inversement proportionnelle aux connaissances mobilisées.
Mais les argumentaires solides demeurent une espèce relativement rare.

Je continue pourtant d’espérer.
Parce qu’un désaccord intelligent est infiniment plus intéressant qu’un accord fondé sur l’ignorance.
Parce qu’une démocratie vivante suppose des citoyens capables de confronter leurs idées sans se traiter mutuellement de tous les noms.

Et parce que, je l’avoue, découvrir quelques spécimens de cette espèce me rassurerait considérablement sur l’évolution de l’espèce humaine.

Si vous apercevez un sympathisant RN répondant à cette description, merci de le signaler.
Les chercheurs poursuivent leurs travaux.

🔍
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Aimez, partagez, discutez, contredisez même si vous le souhaitez — mais avec des arguments. Et surtout, ne laissez jamais l’abstention décider à votre place : votez et faites voter autour de vous.
#DébatPublic #EspritCritique #Démocratie #LaSeyneSurMer #FrontRépublicainSeynois

🎵 La Mauvaise Réputation – Brassens, Sinsemilla
📌 Le désaccord politique n’est pas un problème. L’absence d’argument, le mépris social et les vieux réflexes de haine, si.
Illustration réalisée à l’aide de l’intelligence artificielle, utilisée uniquement à des fins d’illustration. 

Par Guy CALMES avec  l’accord  de Christian BARLO

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Déréglement climatique :Mais bien sûr, Albert, t’as raison. On nous ment!

 

— Mais bien sûr, Albert, t’as raison. On nous ment. Le dérèglement climatique, c’est une invention. D’ailleurs, la preuve : l’autre matin, il faisait froid.

— Voilà.
Imparable. Donc si je comprends bien, quand il fait chaud plusieurs années de suite, ce n’est pas une preuve ; quand les records tombent, ce n’est pas une preuve ; quand les glaciers reculent, ce n’est pas une preuve ; quand les sécheresses s’allongent, ce n’est pas une preuve ; quand les incendies se multiplient, ce n’est pas une preuve ; quand les inondations ravagent des villages, ce n’est pas une preuve ; quand les agriculteurs voient les saisons se décaler, ce n’est pas une preuve. Mais si Albert a mis un pull un jeudi matin, alors là, toute la climatologie mondiale s’effondre.
Exactement.

— C’est beau, la méthode scientifique en charentaises. Mais tu sais, Albert, c’est justement pour cela qu’on parle de plus en plus de dérèglement climatique, pas seulement de réchauffement. Parce que le problème, ce n’est pas qu’il fasse chaud tous les jours, partout, tout le temps. Le problème, c’est que les équilibres se cassent, que les extrêmes deviennent plus violents, plus fréquents, plus imprévisibles. Des canicules ici, des pluies torrentielles là, des sécheresses ailleurs, des incendies, des sols épuisés, des cours d’eau à sec, des récoltes abîmées. Sur la planète, en France, dans le Sud, dans le Var aussi. Mais bien sûr, Albert, si un matin de janvier il faut gratter le pare-brise, c’est que tout cela n’existe pas.
— Tu vois.

— Je vois surtout que c’est pratique. Dès qu’un fait dérange, on le transforme en anecdote. Dès qu’une tendance apparaît, on cherche une exception. Dès qu’un scientifique parle, on dégaine un cousin qui “a toujours connu des étés chauds”. Dès qu’un graphique montre une évolution, on répond : “Moi, je regarde par ma fenêtre.” C’est vrai qu’une fenêtre, Albert, c’est plus fiable que des satellites, des stations météo, des relevés océaniques et des décennies de recherche. Surtout si la fenêtre donne sur Facebook.
On nous manipule.

— Mais évidemment. Les scientifiques mentent, les universités mentent, les satellites mentent, les stations météo mentent, les océans mentent, les glaciers mentent, les agriculteurs mentent, les pompiers mentent, les assureurs mentent. Des pays qui ne sont d’accord sur presque rien auraient donc réussi à s’entendre parfaitement sur un gigantesque mensonge climatique mondial. Sans fuite majeure. Sans preuve solide. Sans qu’aucun rival n’ait intérêt à tout révéler. Impressionnant.
Voila 

— Et puisque ce complot est aussi puissant, Albert, j’ai une inquiétude. S’ils contrôlent les scientifiques, les gouvernements, les médias, les satellites et les relevés de température, comment peux-tu être sûr qu’ils ne truquent pas aussi les élections ? La présidentielle, par exemple. Franchement, à ta place, je ne prendrais aucun risque : n’allez plus voter. Si le complot mondial connaît la température moyenne des océans, il connaît sûrement déjà ton bulletin avant même que tu arrives au bureau.
— …
Tu vois, Albert, le problème des théories du complot, c’est qu’au début elles prétendent expliquer un détail. Puis elles doivent expliquer une contradiction. Puis une autre. Puis encore une autre. Et à chaque étape, il faut ajouter de nouveaux mensonges, de nouveaux complices, de nouvelles manipulations. Jusqu’au moment où il devient plus simple de croire que le monde entier ment que d’accepter qu’on puisse s’être trompé. Et quand on en arrive là, ce n’est plus la réalité qu’on remet en cause. C’est la possibilité même de la reconnaître.

📌 Albert peut toujours nier la météo. Pas sûr que la météo lui demande son avis.
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Rejoignez-nous, partagez, discutez, invitez autour de vous :

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Et surtout : en 2027, votez. Chaque voix compte contre l’abstention et contre ceux qui transforment le réel en complot.
#Climat #DérèglementClimatique #Écologie #République #LaSeyne

🎵 Tryo — L’Hymne de nos campagnes

Illustration générée avec l’aide de l’IA. 

 

Par Guy CALMES  avec l’accord  de Christian BARLO

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Une vidéo circule beaucoup en ce moment sur Facebook.

Une vidéo circule beaucoup en ce moment sur Facebook.

Elle indigne. Elle frappe fort. Elle met le doigt sur un vrai scandale : entre 2023 et 2026, l’État réduit les recettes de l’Unédic de 12,05 milliards d’euros. Le Sénat détaille même la trajectoire : 2 milliards en 2023, 2,6 milliards en 2024, 3,35 milliards en 2025, 4,1 milliards en 2026.

Donc oui, il y a bien une ponction massive sur l’assurance chômage.
Mais la vidéo dérape ensuite dans un raisonnement dangereux :
“Droite ou gauche, c’est pareil. Le problème, c’est l’État.”
Non.

L’État n’est pas une force mystérieuse qui se lève la nuit pour vider les caisses sociales avec un aspirateur géant. L’État est dirigé. Il applique des choix. Il sert une orientation politique.
Le mécanisme est assez simple.

D’abord, on affaiblit les recettes de l’assurance chômage.
Ensuite, on constate que les comptes sont fragilisés.
Puis on explique qu’il faut faire des économies.
Enfin, on réduit les droits des demandeurs d’emploi.

Dans le cas des ruptures conventionnelles, la durée maximale d’indemnisation est notamment réduite : de 18 à 15 mois pour les moins de 55 ans, et à 20,5 mois pour les plus âgés.

Voilà le cœur du raisonnement libéral :

fabriquer la contrainte budgétaire, puis présenter la régression sociale comme une nécessité.
Et c’est là que le “tous pareils” devient une impasse.

Ce gouvernement mène une politique de droite. Une politique qui refuse de remettre en cause le modèle libéral, les exonérations, les cadeaux sans contreparties suffisantes, les transferts discrets vers les politiques dites de compétitivité, mais qui retrouve toujours une grande fermeté quand il s’agit de réduire les protections sociales.

Il faut aussi regarder les votes, pas seulement les discours.
La droite et l’extrême droite aiment dire qu’elles défendent “le peuple”, “ceux qui travaillent”, “les oubliés”, “les fragiles”. Très bien. Mais quand arrivent les textes concrets, les amendements, les votes, les mesures appliquées, le masque tombe souvent.

Quand il s’agit de réduire les droits au chômage, de durcir l’accès aux protections sociales, de faire payer les déficits aux salariés, aux précaires, aux retraités ou aux privés d’emploi, leurs grandes déclarations populaires s’évaporent assez vite.
C’est là que se juge une politique : non pas dans les slogans, mais dans les bulletins de vote.

L’extrême droite peut bien se déguiser en défenseuse des petits. La droite peut bien parler de mérite, de travail et de responsabilité. Mais dans les faits, elles accompagnent trop souvent le même mouvement : moins de droits, moins de protection, plus de pression sur celles et ceux qui ont déjà le moins de marge.

Moins de droits au chômage, ce n’est pas une ligne dans un tableau Excel.
C’est une personne qui accepte plus vite un emploi dégradé.
C’est un senior poussé vers la précarité.
C’est une famille qui perd du revenu et de la sécurité.
C’est une pression supplémentaire sur tous les salariés : “acceptez moins, sinon il y a pire dehors.”
Le problème n’est donc pas “l’État” en général.
Le problème, c’est l’usage que la droite, le centre libéral et l’extrême droite font de l’État : un État dur avec les faibles, souple avec les puissants.

Continuer ce modèle.
Ou reconstruire une République sociale.
À La Seyne comme ailleurs, ce débat n’est pas abstrait. Quand les protections reculent, ce sont nos voisins, nos enfants, nos collègues, nos familles qui prennent le choc. Le national finit toujours par redescendre dans les fins de mois locales.
La droite organise l’austérité.Et en 2027, avec la présidentielle puis les législatives qui suivront, ce sera exactement cela l’enjeu.

 

L’extrême droite détourne la colère.
La gauche doit remettre les responsabilités au bon endroit.
Le déficit n’est pas une fatalité.
La réduction des droits n’est pas une obligation.
Le “tous pareils” n’est pas une analyse : c’est un brouillard.

Et dans le brouillard, ce sont toujours les mêmes qui avancent.
À liker, partager, discuter — et surtout à transformer en mobilisation concrète. En 2027, il faudra voter, convaincre, et ne pas laisser la colère populaire être confisquée par ceux qui votent contre les protections du peuple.
📌 Rejoignez-nous, débattez, partagez, faites vivre une gauche républicaine, sociale et populaire à La Seyne :

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#Unedic #AssuranceChômage #DroitsSociaux #Gauche #2027

 

🎵 HK — On lâche rien
Image réalisée avec l’aide de l’IA, utilisée uniquement à des fins d’illustration politique.— pensif, à La Seyne-Sur-Mer.

Par GUY CALMES avec l’accord  de Christian BARLO 

Actualités, Var - La Seyne sur MER

55 millions d’euros pour transformer le centre-ville de La Seyne.

55 millions d’euros pour transformer le centre-ville de La Seyne.

Et déjà certains semblent découvrir le dossier avec l’enthousiasme d’un héritier ouvrant un grenier rempli de meubles anciens : “Oh tiens… mais tout cela existait déjà ?”

Parce qu’il faut quand même remettre les choses dans l’ordre.
Ce grand programme de renouvellement urbain ne tombe pas du ciel en 2026. Il ne descend pas non plus d’une manne divine et invisible, miraculeusement tombée sur le parapluie du dernier arrivé. Il ne naît pas d’une illumination subite entre deux photographies officielles et trois inaugurations.
Les premières pierres politiques, administratives et financières de ce chantier ont été posées sous les mandatures de Marc Vuillemot et de son équipe.

2014 : le centre-ville entre dans les quartiers prioritaires.
2015 : La Seyne est retenue dans le Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain.
2017 : signature du protocole de préfiguration. Et là, on ne parle pas d’un simple croquis sur un coin de table : études lourdes, partenariats, financements ANRU, stratégie habitat, espaces publics, commerce, équipements, rénovation urbaine…

Bref : le socle du projet existe avant 2020. Et ensuite ?

 

Ensuite, soyons honnêtes : les années Bicais-Minniti ont surtout ressemblé à une longue salle d’attente administrative avec quelques coups de peinture communicationnelle. Le dossier a continué d’exister parce qu’il était déjà lancé, porté par TPM, l’ANRU et des dispositifs engagés auparavant. Mais pendant des années, le centre-ville a continué à s’enfoncer : commerces fermés, habitat dégradé, précarité croissante, perte d’attractivité, sentiment d’abandon.

Et c’est là que le sujet devient plus profond que la petite cuisine municipale.
Faire revivre un centre-ville populaire, ce n’est pas seulement refaire des pavés et planter vingt arbres.
Un centre-ville ne renaît pas avec des slogans.

Il renaît quand on recrée de la vie humaine : des habitants, des commerces accessibles, des services publics, de la culture, des logements dignes, des déplacements simples, des lieux où l’on reste, où l’on se rencontre, où les familles reviennent, où les anciens peuvent encore vivre, où les jeunes ne voient pas seulement des rideaux métalliques baissés.

C’était précisément l’un des enjeux que nous portions dans Uni.e.s pour La Seyne : penser le centre-ville comme un lieu de vie complet, pas comme un décor de communication ou une simple vitrine événementielle.

Oui, ces travaux sont nécessaires. Oui, il faudra suivre attentivement leur réalisation. Oui, il faudra saluer ce qui sera réussi.
Mais il faudrait aussi éviter cette étrange réécriture permanente de l’histoire locale où chaque nouvel arrivant explique qu’avant lui il n’y avait rien… tout en coupant des rubans financés, préparés et négociés parfois dix ans plus tôt.

À La Seyne, certains héritent des dossiers comme d’autres héritent d’une maison familiale : ils changent les rideaux, prennent la photo devant la façade… et oublient volontairement qui a coulé les fondations.
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👍 👉 Rejoignez le groupe Pour un Front républicain seynois : https://www.facebook.com/…/pourunfrontrepublicainseynois
👍 Partagez, commentez, débattons. Une ville sans mémoire devient vite une ville où la communication remplace la politique.
📌 Les grands projets publics ne tombent pas du ciel. Ils sont pensés, négociés, financés et construits pendant des années. Reconnaître ce travail n’empêche pas de débattre du présent ; c’est simplement respecter les faits.

Aux prochaines échéances électorales, ne laissons pas l’abstention choisir à notre place. Informons-nous, débattons, convainquons autour de nous.

#LaSeyneSurMer #CentreVille #RenouvellementUrbain #MémoireCollective #DémocratieLocale #FrontRépublicainSeynois

 

🎵 Les Murs de poussière

Illustration IA utilisée uniquement à des fins satiriques et d’illustration politique.

 

Par Guys CALMES  avec  l’accord de Christian  BARLO

Actualités

Un balcon qui s’effondre dans le quartier Berthe, ce n’est pas un simple “fait divers”.

Un balcon qui s’effondre dans le quartier Berthe, ce n’est pas un simple “fait divers”.
C’est un signal d’alarme.

Derrière les images spectaculaires, il y a surtout des habitants qui ont eu peur. Des familles qui se demandent désormais si leur immeuble est vraiment sûr. Des locataires qui vivent parfois depuis des années avec des infiltrations, des ascenseurs en panne, des réparations qui traînent ou des inquiétudes que l’on finit par considérer comme “normales”. Alors qu’elles ne le sont pas.
Le communiqué publié par notre groupe Alternative Progressiste à La Seyne-sur-Mer a raison de poser une exigence simple : faire un état des lieux complet du patrimoine HLM et engager enfin les travaux nécessaires. Parce qu’un logement social ne devrait jamais devenir un logement à risque.

Nous saluons la réaction rapide de Toulon Habitat Méditerranée après l’effondrement du balcon de la résidence du Messidor. Des mesures de sécurisation ont été engagées rapidement.

Mais il serait irresponsable de considérer que tout cela relève d’un incident isolé.
Partout en France, les alertes se multiplient. À Nice, des balcons HLM ont dû être condamnés après des risques d’effondrement liés à la vétusté et à des défauts structurels.

À Marseille, l’habitat dégradé continue de hanter des milliers de familles des années après le drame de la rue d’Aubagne.
Dans de nombreuses villes, les bailleurs sociaux se retrouvent étranglés entre vieillissement du parc immobilier, explosion des coûts d’entretien et réduction progressive des capacités d’investissement.
Et là, nous touchons au fond du problème.

Depuis des années, les politiques nationales du logement ont fragilisé les offices HLM. Réduction des aides, baisse des APL compensée sur le dos des bailleurs, inflation des coûts de rénovation, exigences énergétiques sans moyens suffisants, pression budgétaire permanente… Pendant ce temps-là, le patrimoine vieillit.

Puis on découvre soudain qu’un balcon tombe.
Comme si le béton prévenait avant de céder.
Le plus inquiétant, c’est peut-être l’habitude.

Cette manière collective de s’accoutumer à l’usure des quartiers populaires. Comme si certains habitants devaient accepter des conditions que d’autres refuseraient immédiatement ailleurs.

À La Seyne-sur-Mer, nous ne devons pas laisser s’installer cette logique de résignation. Berthe mérite mieux que des interventions d’urgence après accident. Les habitants méritent des diagnostics sérieux, des travaux durables, de la transparence et du respect.
Le logement social n’est pas un sous-logement.

C’est un pilier de la République sociale.
Et une société qui laisse se dégrader les lieux de vie des plus modestes finit toujours par se dégrader elle-même.
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Ne laissez pas les autres penser, décider et parler à votre place.

Partagez, débattez, proposez. Et surtout : votez.

#LaSeyneSurMer #Berthe #LogementSocial #HLM #JusticeSociale #AlternativeProgressiste #LaSeyne #LogementDigne #ServicePublic #RépubliqueSociale

 

🎵 Orelsan – Tout va bien

📌 “Un balcon qui tombe, ce n’est jamais seulement du béton. C’est souvent des années de renoncements politiques qui finissent par s’effondrer d’un seul coup.” Voir moins

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« Dorian chez les pompiers ».

                                                                    « Dorian chez les pompiers ».

Nouvel épisode de la grande collection municipale illustrée.

Après Macron en pilote de chasse, Macron en boxeur, Macron façon Top Gun ou Rocky — images abondamment moquées tant elles sentaient la mise en scène virile du pouvoir — nous avons désormais la version locale : Dorian au volant du camion rouge. Même logique, format réduit. La communication officielle adore les costumes d’action.

Tous les jours ou presque, il nous gratifie d’une nouvelle photo de lui. Dorian ici, Dorian là, Dorian devant, Dorian dedans, Dorian avec, Dorian près de, Dorian qui regarde, Dorian qui écoute, Dorian qui visite, Dorian qui prend la température.
Lui, sa signature, c’est pantalon jean et tennis blanches. Trop cool… Chacun son style. D’autres avaient la veste rouge ou l’écharpe flamboyante. La politique locale adore parfois fabriquer des personnages avant même d’avoir produit des résultats.

Très bien. Mais prendre la température des Seynoises et des Seynois, n’avait-il pas eu le temps de le faire pendant ses six années d’élu d’opposition ? Pendant ses six mois de campagne électorale ? Et puis, au passage, où est sa très large équipe d’adjoints et de conseillers municipaux ? À quoi sert une équipe municipale si tout finit toujours par ressembler à l’album photo du premier magistrat ?

Et écouter les Seynois, ce n’est pas seulement passer quelque part, serrer deux mains, prendre trois photos et repartir avec une légende Facebook. Cela pourrait très bien se faire autrement : des assises de quartier, des rencontres publiques organisées, des réunions thématiques, des temps de parole contradictoires, des comptes rendus publiés, des engagements suivis, des bilans réguliers. Bref, de la démocratie représentative qui ne se contente pas de dire « j’ai été élu, donc je décide », mais qui accepte de rendre compte, d’associer, de confronter les choix, de respecter les habitants autrement qu’en décor de communication.

Dans les commentaires, le petit chœur est déjà en place : « Quel maire de terrain ! » « Enfin quelqu’un qui agit ! » « Laissez-lui le temps ! » « Pas de baguette magique ! » Et n’oublions pas le « Avant c’était pas mieux » ou le « Mais qu’avez-vous fait » ou le superbe « Oui, mais la dette… »

Oui, oui. Nous savons. Attendre. Voir. Se taire. Applaudir si possible.

Alors nous allons attendre. La fin de l’année scolaire. Les vacances. La rentrée, peut-être. Puis l’automne. Soyons patients, après tout, les saisons aussi ont droit à leur plan de communication.

Non, attendez, il faut quand même que je trouve un truc positif. Sinon, je vais avoir droit au chœur des vierges : « jaloux », « il n’accepte pas la défaite », « nanani nanana »…
Oui, ça y est : c’est chouette, le 19 mai, il était à la mairie. Il a reçu quelques personnes. Yesss.
Ne soyons pas inquiets, il continuera à poser devant l’objectif, tout en inaugurant les quelques chrysanthèmes plantés par l’équipe précédente.

Mais les Seynois n’ont pas seulement besoin d’un album Panini municipal. Ils attendent du concret : des rues mieux tenues, des écoles mieux traitées, des services publics renforcés, des quartiers écoutés, un quotidien qui s’améliore vraiment.
Être partout sur les photos, ce n’est pas encore agir partout dans la ville.

À force de confondre présence médiatique et action publique, nous finirons peut-être avec une très belle collection d’images. Reste à savoir quand sortira le tome consacré aux résultats.

📌 Une ville ne se gouverne pas seulement à coups de photos bien cadrées. Elle se transforme par des choix, du travail collectif, des priorités claires et des actes vérifiables.

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En 2027, votons, discutons, convainquons autour de nous. L’abstention laisse le champ libre à ceux qui confondent communication et action publique.

#LaSeyne #Municipales2026 #ServicePublic #VieLocale #LaSeyneAGauche

 

Images IA utilisées uniquement à des fins d’illustration satirique.

 

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La clef contre l’extrême droite : l’union populaire progressiste

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Tu es malade ? Attends !

 

 

                                                                                                        Tu es malade ? Attends !

Une étude récente menée par Doctolib et la Fondation Jean-Jaurès vient mettre des chiffres sur ce que des millions de Français vivent déjà : en France, se soigner devient trop souvent une épreuve d’attente, de distance… et parfois de renoncement.

L’étude repose sur plus de 230 millions de rendez-vous médicaux réalisés en 2025 et près de 8 000 patients interrogés. Elle révèle des délais qui explosent pour certaines spécialités et surtout des inégalités territoriales de plus en plus fortes.
Quelques jours pour un généraliste dans certains endroits.

Plusieurs semaines, parfois plusieurs mois ailleurs pour un dermatologue, un cardiologue ou un psychiatre.
À l’échelle nationale, le problème n’est donc plus seulement médical.
Il devient territorial, social et profondément humain.

Selon l’endroit où nous vivons, selon notre âge, notre mobilité, notre capacité à utiliser les plateformes numériques ou à avancer certains frais, nous n’avons déjà plus tout à fait le même accès aux soins.
Et dans le Var, cette fracture prend une forme très concrète.

Bien sûr, notre département n’est pas le plus désertifié de France sur le papier. Le littoral concentre encore davantage de structures et de professionnels de santé. Mais cette moyenne masque une réalité bien plus brutale : délais qui s’allongent, spécialistes saturés, médecins qui ne prennent plus de nouveaux patients, dépassements d’honoraires, déplacements compliqués… Et dès que l’on s’éloigne des grands pôles urbains et du bord de mer, l’accès aux soins devient encore plus fragile.

Entre certaines communes du littoral et l’intérieur des terres, les écarts deviennent énormes.
Moins de médecins.
Plus de kilomètres.
Plus d’isolement.

Et souvent davantage de personnes âgées ou vulnérables.
Mais cette crise n’est pas seulement visible dans les statistiques.
Elle se voit aussi dans l’état même de notre hôpital public.

 

À La Seyne-sur-Mer, le CHITS Toulon–La Seyne a connu au printemps 2026 une mobilisation importante autour de la psychiatrie publique. L’intersyndicale a annoncé une grève illimitée pour alerter sur le départ annoncé de plusieurs psychiatres et sur les conséquences pour tout le secteur ouest toulonnais.

Et comment ne pas évoquer également l’unité de soins palliatifs Les Colibris, à l’hôpital George Sand de La Seyne, indiquée comme temporairement fermée ?
Douze lits.
Douze places pour accompagner dignement des personnes en fin de vie et leurs familles.

Quand la psychiatrie publique craque, quand les soins palliatifs ferment, même temporairement, quand les délais deviennent interminables, nous ne sommes plus face à un simple problème d’organisation.
Nous sommes face à une société qui laisse peu à peu ses plus fragiles au bord du chemin.
Depuis des décennies, les gouvernements successifs ont géré l’hôpital comme une ligne comptable.

On ferme des lits.
On “rationalise”.
On “optimise”.

On demande toujours plus à des soignants déjà épuisés.
Et pendant ce temps-là, les patients attendent.

Ils attendent un rendez-vous.
Ils attendent un spécialiste.
Ils attendent aux urgences.

Ils attendent parfois simplement qu’on puisse encore prendre soin d’eux dignement.

La santé n’est pas un marché.

La santé n’est pas un privilège réservé à ceux qui habitent au bon endroit ou qui ont les bons moyens.
Un pays se juge à la manière dont il soigne ses habitants.
Et aujourd’hui, beaucoup de Français ont le sentiment que ce pays les fait attendre de plus en plus longtemps avant de les écouter, avant de les accueillir, avant de les soigner.

📌 Et vous ?
Dans le Var ou ailleurs, avez-vous déjà renoncé à un soin, attendu des mois un spécialiste ou eu le sentiment que l’accès aux soins devenait un parcours d’obstacles ?

Rejoignez-nous pour échanger et agir :

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En 2027, ne laissons plus la santé devenir un privilège géographique, social ou financier. Convainquons autour de nous. Votons.
#Santé #HôpitalPublic #Var #LaSeyneSurMer #ServicesPublics

 

 

 

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Eh toi… tu l’as entendue, la chronique de Nora Hamadi hier matin ?

 

       Eh toi… tu l’as entendue, la chronique de Nora Hamadi hier matin ?Elle parlait d’immigration.

Pas avec les gros sabots habituels. Pas avec les cris, les fantasmes, les mines graves de plateau télé. Elle parlait des faits. De l’enquête Trajectoires et Origines, menée par l’Ined et l’Insee. Une enquête sérieuse, patiente, documentée. Le genre de travail qui dérange un peu les marchands de peur, parce qu’un chiffre solide fait souvent plus de dégâts qu’un grand discours avec menton levé.
Et ce que disent les faits est simple : la France n’est pas “envahie” par l’immigration. Elle est traversée, construite, transformée par des histoires migratoires.

Environ un tiers de la population française a un lien avec l’immigration sur trois générations. Et la majorité des petits-enfants d’immigrés se déclarent uniquement français.
Autrement dit : ceux que certains continuent de regarder comme “venus d’ailleurs” sont, depuis longtemps, d’ici.
Alors regarde La Seyne.

Une ville de mer, de chantiers, d’ouvriers, de familles italiennes, portugaises, maghrébines, arméniennes, espagnoles, comoriennes, et de tant d’autres histoires mêlées. Des gens venus travailler, construire, réparer, souder, enseigner, soigner, tenir boutique, élever des enfants, faire vivre des quartiers, des associations, des écoles, des clubs, des chorales, des fêtes, des solidarités.

La Seyne n’a jamais été une ville “pure”. Heureusement. Les villes pures, en général, ça sent vite le formol.
Elle a été une ville populaire, portuaire, ouvrière, traversée par les départs, les arrivées, les espoirs, les blessures, les langues qu’on parlait à la maison et le français qu’on apprenait à l’école. Une ville où l’on pouvait porter un nom venu d’ailleurs et finir par dire, sans même y penser : “je suis de La Seyne”.

C’est cela, l’intégration réelle. Pas un slogan. Pas une cérémonie. Pas une injonction permanente à prouver qu’on mérite d’être là. C’est le temps long. Le travail. L’école. Les enfants. Les voisins. Les mariages. Les enterrements. Les colères partagées. Les luttes communes. Le pain acheté au même endroit. Le bus pris aux mêmes heures. La vie, quoi. Cette chose modeste que les plateaux télé connaissent assez mal.

Et pourtant, dans le Var, ce territoire bâti par les migrations devient peu à peu un laboratoire municipal de l’extrême droite. La Seyne, Six-Fours, Fréjus… Trois villes, trois histoires, un même glissement : faire peur avec ce qui nous a pourtant construits.
Voilà le paradoxe.

Nous marchons sur les traces de ceux qui furent traités d’étrangers hier, tout en désignant d’autres étrangers aujourd’hui. Nous célébrons l’histoire ouvrière, mais nous oublions les mains venues d’ailleurs. Nous parlons d’identité locale, mais nous effaçons ceux qui l’ont fabriquée. Nous aimons les façades repeintes de la mémoire, mais nous supportons mal d’ouvrir les caves où dorment les vérités moins confortables.

Car l’histoire de La Seyne n’est pas celle d’un village immobile protégé du monde. C’est celle d’une ville ouverte par nécessité, par travail, par mer, par industrie, par pauvreté aussi, par courage souvent. Une ville qui n’a pas demandé aux hommes d’où ils venaient avant de leur demander ce qu’ils savaient faire. Une ville qui s’est construite avec des bras, des savoir-faire, des solidarités, des conflits sociaux, des mélanges populaires.

Alors quand certains nous parlent aujourd’hui d’identité comme d’un coffre-fort, il faut répondre tranquillement : notre identité locale ressemble plutôt à un chantier naval. Ça tape, ça frotte, ça assemble, ça grince, ça soude. Et à la fin, si le travail est bien fait, quelque chose tient debout.

La chronique d’hier matin rappelait une chose essentielle : la France intègre majoritairement. Le vrai problème n’est pas l’immigration en soi. Le vrai problème, ce sont les discriminations qui persistent, les quartiers populaires abandonnés, les services publics qui reculent, les loyers qui étranglent, le travail qui abîme, l’école qu’on laisse trop souvent seule, la santé qui s’éloigne, la culture qu’on traite comme une décoration alors qu’elle est un ciment.
Le problème, c’est aussi la peur organisée.

Car la peur est devenue un outil politique. On la répète, on la chauffe, on la simplifie, on lui donne un visage, un prénom, une origine supposée. Puis on explique aux gens que leurs difficultés viennent de là. Pas des choix économiques. Pas de la casse des services publics. Pas des inégalités. Pas des renoncements politiques. Non : de l’autre. Toujours l’autre. C’est vieux comme le monde, et ça marche encore. Preuve que l’humanité a parfois une mémoire de poisson rouge avec carte d’électeur.
Mais il faut entendre aussi ce que dit ce vote.

Pas l’excuser. Pas le banaliser. L’entendre. Le vote d’extrême droite prospère quand des habitants se sentent abandonnés, méprisés, invisibles. Quand les fins de mois deviennent impossibles. Quand les centres-villes se vident. Quand les services publics ferment. Quand les écoles fatiguent. Quand les élus parlent trop loin, trop haut, trop abstrait. Quand la gauche elle-même oublie parfois de parler simplement à ceux qu’elle prétend défendre.
Et c’est là que nous avons notre responsabilité.

À La Seyne, une ville ne se reconstruira pas en triant ses habitants selon leurs origines supposées. Elle se reconstruira avec des écoles dignes, des logements accessibles, des associations respectées, une culture vivante, des services publics solides, des quartiers écoutés, une sécurité pensée avec prévention, présence humaine et justice sociale. Elle se reconstruira avec du commun, pas avec du soupçon.
La France sans immigrés ? Ce serait une France amputée d’elle-même.

Et La Seyne sans ses histoires venues d’ailleurs ? Ce serait une ville sans une grande partie de son âme, de sa mémoire, de ses ouvriers, de ses familles, de ses chansons, de ses cuisines, de ses accents, de ses visages, de ses combats.
La vraie fidélité à l’histoire locale, ce n’est pas de figer La Seyne dans une image ancienne et bien repassée. C’est de reconnaître ce qui l’a faite : le travail, le brassage, la solidarité, la dignité populaire. Et de comprendre que ce qui fut vrai hier peut encore nous guider aujourd’hui.
L’histoire locale n’est pas un musée. C’est une boussole.

Encore faut-il arrêter de marcher dans le brouillard en accusant ceux qui tiennent la lampe.
À partager, à discuter, à contredire même : mais sur des faits, pas sur des peurs.

Par Guy CALMES avec l ‘accord de Christian Barlo

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Actualités

Bonnes gens , dormez bien   !

Bonnes gens ,dormez bien !

Dans le silence de ma nuit, j’entends autre chose que le grésillement habituel des chaînes d’info. J’entends un mouvement plus profond, plus discret, plus organisé.

Quelque chose qui ne se présente jamais franchement comme un projet politique, mais qui avance pourtant dans l’édition, la télévision, la radio, le cinéma, les manuels scolaires, les gares, les aéroports, les réseaux d’influence, les lieux de convivialité et jusque dans les imaginaires.

De quoi est-ce le nom ?

Quand des auteurs quittent Grasset après l’éviction d’Olivier Nora, quand des centaines de professionnels du cinéma signent contre l’emprise de Vincent Bolloré et que Canal+ laisse entendre qu’il pourrait ne plus travailler avec eux, nous ne sommes plus dans le simple désaccord.
Nous sommes devant une alerte démocratique : que devient la liberté de créer, de publier, de filmer ou simplement de travailler quand quelques puissances privées peuvent peser à la fois sur les contenus, les financements et les carrières ?
Avec CNews et Europe 1, le phénomène devient encore plus visible. Des journalistes, des sociétés de rédacteurs, des universitaires, des juristes, l’ARCOM elle-même à travers les débats qu’elle suscite : tout cela raconte une inquiétude sur le pluralisme. La question n’est pas de savoir si une chaîne a le droit d’avoir une couleur éditoriale.

La question est de savoir à partir de quel moment une puissance médiatique cesse d’informer pour installer, jour après jour, un climat, des obsessions, une vision du monde.

Et comme si cela ne suffisait pas, l’audiovisuel public reçoit à son tour ses coups de boutoir. Le rapport porté par Charles Alloncle député UDR, propose une transformation profonde du service public : suppression de France 4 et de France TV Slash, fusion de France 2 et France 5, refonte de Franceinfo télé et France 24, nouvelle gouvernance, réduction de certaines ambitions. Présenté comme une exigence de neutralité et d’efficacité, ce travail ressemble surtout à une instruction à charge.
Pendant que les grands groupes privés renforcent leur puissance dans l’information, l’édition et la culture, une partie de la droite et de l’extrême droite travaille à affaiblir le principal contrepoids public. Le hasard fait parfois bien les choses ; ici, il les fait surtout avec beaucoup d’insistance.

Le malaise devient encore plus profond quand Charles Alloncle se retrouve visé par une plainte pour prise illégale d’intérêts et trafic d’influence passif, après des révélations sur des questions transmises par Lagardère News à des membres de la commission d’enquête. Lagardère News appartient à l’ensemble contrôlé par Vincent Bolloré.
À ce niveau-là, ce n’est plus seulement un soupçon de mélange des genres : c’est une image assez nette de la manière dont les pouvoirs privés cherchent à peser jusque dans les lieux censés les contrôler.
Et ce qui inquiète le plus, ce n’est pas seulement ce qui se voit. C’est ce qui avance à pas feutrés. Hachette, ce sont aussi des manuels scolaires. L’école est un lieu trop essentiel pour que la formation des esprits dépende tranquillement d’un empire idéologique privé. Relay, ce sont les kiosques des gares et des aéroports, ces vitrines où l’on ne choisit pas seulement ce qu’on lit, mais où l’on découvre d’abord ce qui est placé sous nos yeux.

Autrement dit, il ne s’agit plus seulement de produire des contenus : il s’agit aussi d’en contrôler une partie de la circulation.
À côté de cela, Pierre-Édouard Stérin avance avec une autre méthode. Avec Périclès, avec ses réseaux, avec le Canon français, avec des banquets, des lieux, des labels, des fêtes dites traditionnelles, on ne vend pas seulement des idées politiques. On fabrique une ambiance. Une nostalgie. Une appartenance.

C’est plus doux qu’un meeting, plus souriant qu’un tract, plus présentable qu’un slogan. Et parfois beaucoup plus efficace.
Alors oui, il faut parler du pouvoir d’achat, des salaires, de l’hôpital, de l’école, du logement, des services publics.
Mais il serait naïf d’oublier ce qui se joue en coulisses : la bataille pour décider quels mots seront répétés, quelles peurs seront amplifiées, quelles colères seront détournées, quelles œuvres seront visibles, quels livres seront promus, quelles voix seront marginalisées, quelle histoire sera racontée aux enfants, quelle information sera disponible dans les lieux de passage.
Pendant que certains regardent les marionnettes s’agiter sous les projecteurs, d’autres tiennent les fils. Et les manipulateurs aiment beaucoup voir le petit peuple rire, s’indigner ou se détester pendant qu’ils réorganisent tranquillement le décor derrière la scène.
De quoi est-ce le nom ?

C’est le nom d’une offensive culturelle. D’une stratégie d’influence. D’une tentative de faire paraître naturel ce qui devrait rester discutable. D’un moment où quelques fortunes privées ne se contentent plus de posséder des entreprises : elles veulent peser sur la manière dont un pays pense, lit, regarde, enseigne, vote et se raconte.

Dormez bien, bonnes gens…

Par GUY CALMES avec l’accord de Christian BARLO

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