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La guerre d’Israël en Iran ,Le double jeu du Conseil de défense Français ..

                                                               

Photo TÉHÉRAN/HUMANITÉ DU 20 06 2024

                                                                                    La guerre d’Israël en Iran ,Le double jeu du Conseil de défense français,

Le président français s’est exprimé à l’issue d’un Conseil de défense et de sécurité organisé, mercredi 18 juin, à l’Élysée. Il a notamment appelé Israël à mettre fin aux frappes “sans lien avec le programme nucléaire et balistique iranien”???

« Il a en outre rappelé la volonté de la France d’engager un dialogue sans concession avec… l’Iran, sur ses activités de déstabilisation régionale” nous dit l’Elysée. Nétanyahou ne fait que se défendre, voyons ?

Donc, pour Macron, ils peuvent y aller pour démanteler le nucléaire civil et militaire sans bombe atomique, mais s’il vous plait, faites-le proprement. Avec Trump il veulent aussi changer le régime politique de l’Iran dans la foulée et, le moment venu, assassiner Ali Khaménie, le chef tout puissant, ça irait plus vite ?

Machiavélisme inouï !

Il ne s’agit pas de prendre la défense d’un pays contre un autre, mais de dissuader celui qui s’octroie le droit d’attaquer militairement l’autre en toute illégalité et aux risques les plus dangereux pour l’avenir le plus incertain de toute une région, au moins.

Israël nous dit que le Moyen-Orient sera sauvé grâce à eux, Trump s’est donné 10 jours pour aider son protégé à finir le travail, après lui avoir donné le feu-vert. Son aide est acquise de très longue date. Pourtant, même dans son propre camp, aujourd’hui en Amérique, ça rue dans les brancards.

Cela n’empêche pas Trump de considérer qu’il n’a pas besoin de l’Europe pour régler le conflit, il s’en charge l’obscène dictateur, il envoie son armada à proximité et nous vante ses bombes phénoménales prêtes à traverser sous la terre 60 m de béton armé, dit-il pour effrayer l’Iran-sans succès-et épater la galerie de ses affidés.

Leur scénario consiste à faire « comprendre » « au guide de la révolution » qu’il vaudrait mieux qu’il capitule sans conditions, ça lui coûterait moins.
Cher et il pourrait, peut-être, sauver sa peau ? Trump serait prêt à lui faire cirer ses chaussures après avoir laissé la place au peuple iranien qui sauterait de joie au cou de ses assassins.
Selon les fantasmes des géniaux stratèges débordant d’humanisme, comme on le sait. Ils ne comptent que sur leur puissance militaire, financière et leur avidité de pouvoir et de domination pour leurs propres intérêts, leur instinct guerrier ne résiste pas. Ils sont en échec et fuient en avant mais d’autant plus dangereux.

Le dit-ayatollah leur a répliqué que « jamais l’Iran ne capitulera ». N et T n’ont rien entendu et leur laissent un court délai avant d’intensifier leurs interventions militaires et leurs projets politiques, comme à Gaza, ils exterminent toujours et en même temps : hommes, femmes et enfants
par dizaines de milliers. Que de sang sur leurs mains :

Rappelons-nous quand même que Trump avait promis, entre autre, de retirer les soldats américains de toutes les guerres qui leur coûtent très cher. On sait ce que valent ses promesses, certes, mais là il envisage une participation lourde de conséquences au-delà du Moyen-Orient.

Macron parle du droit d’Israël à se défendre, comme si c’était l’Iran qui avait attaqué Israël, détenteur de l’arme nucléaire ? Macron banalise donc ses attaques préventives, rejetées par le droit international. Il essaie d’atténuer son double langage en parlant de diplomatie et de précision des tirs qui tuent des civils…Il en connait, lui, des guerres propres
Les experts et les militaires sur les plateaux sont ravis de nous préparer à soutenir leurs si bonnes intentions transformées en guerre réelle. Ce qui ne les indigne pas du tout. Ils sont fiers de la supériorité militaire israélo-américaine qui, à les entendre, va bientôt dominer le Moyen-Orient.

Ils ne rêvent pas, ils prennent leurs désirs égoïstes pour la réalité, ils sont payés pour rassurer le peuple qui se pose de plus en plus de questions sur les risques d’escalade, jusqu’à se demander si l’on ne va pas vers la 3ᵉ guerre mondiale ? Avec les conséquences humaines, économiques, sociales, écologiques… pour une grande majorité qui doute en entendant parler de surarmer la France et le monde… Elle l’est déjà !

                                   Photo HUMANITÉ : Des secouristes recherchent des victimes dans les ruines d’un immeuble détruit par un tir de missile iranien à Bnei Brak, Israël, le 16 juin 2025.
                                                                                            Matan Golan/MEI-REA

On ne va pas vers la paix en choisissant et en se préparant à la guerre ?

droites et extrêmes droites, toutes nuances confondues, convergent en France et ailleurs où les médias ne sont que les laquais des pouvoirs liés aux puissances d’argent .
Le journal « l’Humanité », il y a quelques jours, a mis en exergue une citation célèbre et combien pertinente d’Anatole France :
« On croit mourir pour la patrie, on meurt pour des industriels »

Il n’est jamais trop tard pour changer de cap et prendre la bonne direction de la Paix et du Désarmement. Pour peu que les peuples se fassent entendre par ceux qui cherchent à les neutraliser et à les détourner des véritables enjeux : liberté, égalité, fraternité !

René Fredon

https://actu.orange.fr/monde/israeliran/conflit-israel-iran-l-appel-d-emmanuel-macron-a-l-etat-hebreu-magic-CNT000002jek77.html

https://www.francebleu.fr/infos/international/conflit-israel-iran-emmanuel-macron-demande-au-quai-d-orsay-de-faciliter-le-depart-des-francais-des-deux-pays-7760265?at_medium=Outbrain&at_campaign=ici_generique&at_editeur=FR_Orange+Actu+%28Orange%29&dicbo=v4-aKZ3Gmt-1131217140-1

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Conclave des retraites : la droite relance l’offensive du système par capitalisation!

 

Conclave des retraites : la droite relance l’offensive du système par capitalisation!

Le « conclave des retraites » est une belle opportunité. Pas pour les syndicats, qui ont vite compris que l’abrogation de la réforme adoptée à coups de 49.3 en 2023 ne serait pas à l’ordre du jour, même après le vote de l’Assemblée nationale, le 5 juin, d’une résolution rejetant ce texte injuste. L’opportunité est bien pour la droite, qui profite des dernières réunions du conclave les 12 et 19 juin prochain, pour tenter de remettre sur la table la retraite par capitalisation.

Edouard Philippe en tête, lui dont le projet de retraites par points en 2019-2020 a capoté. Dans le cadre de la promotion de son livre aux allures de pré-campagne présidentielle, l’ancien Premier ministre s’est dit favorable à la mise en place d’un « système de capitalisation qui n’a pas vocation à remplacer complètement la répartition, mais qui doit venir compléter le système de répartition », à hauteur de « 10, 15, 20 % » au micro de France Inter, le 4 juin dernier.

L’objectif est d’obliger les travailleurs à investir une partie de leurs cotisations dans des produits financiers dont le rendement dépendra de l’évolution des marchés et des taux d’intérêt. Le tout, en jouant la carte du chantage : « Les actifs d’aujourd’hui, ceux qui prendront leur retraite dans vingt ans, n’ont rien à espérer d’un système par répartition, sinon une certitude : ils vont payer de plus en plus et ils toucheront de moins en moins », affirme le maire du Havre, feignant d’ignorer que d’autres pistes de recettes pourraient être envisagées.

Comme un écho à la voix du patronat français, celle du président du Medef, Patrick Martin, qui, dès le début du conclave, a fait savoir qu’il s’opposerait à l’augmentation du taux de cotisations vieillesse, poussant pour introduire « une dose » ou « un pilier » de capitalisation.

« Les systèmes par capitalisation ont quasiment tous fait faillite »

Les potentiels concurrents d’Edouard Philippe à droite dans la course à l’Élysée sont sur la même ligne. Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, plaide aussi pour « 15 à 20 % de capitalisation ». Il défend une « capitalisation populaire » basée sur un fonds « géré par les partenaires sociaux » mais s’oppose cependant à une nouvelle modification de l’âge de départ à la retraite, contrairement à Edouard Philippe qui rêve de voir les Français travailler jusqu’à leurs 67 ans. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a lui rappelé sa promesse, avancée lors de la campagne électorale pour la présidence du parti Les Républicains, d’introduire une part de capitalisation au système actuel.

Au gouvernement, la porte n’est pas fermée. La porte-parole, Sophie Primas (LR), affirmait au Figaro que si « les Français sont très attachés à la répartition, il faut conserver ce système, mais y intégrer une part de capitalisation ». Un propos nuancé par le ministre de l’Économie, Eric Lombard pour qui « cela demanderait une réflexion plus large sur l’organisation » de cette introduction de la capitalisation dans le système de retraite. Le 8 juin, sur France Inter, il a estimé que ce n’était pas « le bon moment » pour introduire une part « obligatoire » de capitalisation.

À gauche, les quatre groupes de l’Assemblée nationale ont déjà fait savoir qu’ils s’y opposaient par principe, alertant sur les risques induits par la retraite par capitalisation. « Il n’y a pas de garanties », alerte en outre l’économiste Michaël Zemmour, sur France 24 : « C’est un système dans lequel les cotisations des assurés servent à acheter des titres – des dettes d’États et des actions – qui vont constituer au fil du temps un capital pour leur retraite future. Les systèmes par capitalisation ont quasiment tous fait faillite dans la première moitié du XXe siècle en raison des guerres et de la crise financière. »

Les mêmes « contraintes démographiques »

Dans une tribune publiée sur le site du Monde, les économistes Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa et Christiane Marty démontent également les principaux arguments avancés par les partisans de ce système de retraite, comme la promesse de vieux jours plus prospères : « Les partisans de la capitalisation arguent que le rendement de la capitalisation est supérieur sur le long terme à celui du système par répartition. Mais, dans ce long terme, les malheureux retraités ont le temps d’être ruinés à plusieurs reprises par la récurrence des crises financières, grandes ou petites. »

Quant au vieillissement de la population, qui rendrait inapplicable le seul système par répartition, les économistes répondent : « La retraite par capitalisation resterait soumise aux mêmes contraintes démographiques que celle par répartitionParce que ce sont toujours les actifs qui font vivre les inactifs. Au moment de la liquidation des contrats, la compagnie d’assurances ou le fonds de pension doivent trouver de nouveaux contractants pour pouvoir verser les pensions, et ceux-ci seraient les travailleurs du moment. En un mot, seul le travail ajoute de la valeur à partager. » Ce que la droite vend comme une solution inexorable ressemble plutôt à du dogmatisme, et une véritable volonté de marchandiser les retraites, sans mentionner le risque, surtout pour les plus précaires.

 

HUMANITE DU 19 06 2024

Tristan Gay et Florent LE DU

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Trump entre en guerre ,Macronie, LR et RN aux côtés de Nétanyahou .

 

 

Trump entre en guerre ,Macronie, LR et RN aux côtés de Nétanyahou

 

Le bilan est déjà très lourd au 5è jour de la guerre imposée par Netanyahou plus décidé que jamais à poursuivre son « oeuvre» destructrice, d’autant que les E.-U, l’UE, la France, du moins l’union sacrée (droite-extrême-droite,) soutiennent le but machiavélique du 1er ministre d’Israël!

« Face à la « dictature islamiste » de l’Iran, la France doit se tenir aux côtés d’Israël » vient de déclarer, lundi 16, Bardella, président du RN, estimant que «si l’Iran avait l’arme nucléaire, la paix du monde serait menacée »…(1)

Sauf que c’est une puissance nucléaire qui a attaqué l’Iran et pas l’inverse. L’Iran est supposé chercher à le devenir, Netanyahou veut l’en dissuader afin qu’Israël reste la seule au Moyen-Orient, en étroite liaison avec les E-U. Trump ne pouvait ignorer la détermination de Netanyahou certain de son soutien et de la stratégie consistant à faire de l’Iran le responsable de l’attaque préventive de l’armée israélienne, en toute illégalité.

Qui plus est, venant d’un chef d’État convoqué par la cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité ! Il a choisi de fuir en avant et de faire oublier son extrémisme pathologique et son isolement, pour faire parler de lui et retarder ses rendez-vous avec la justice

Coloniser la Cisjordanie et exterminer la population de Gaza, cela ne lui suffit donc pas ?  Le G7, sauf le Japon, les E.-U, les yeux fermés, l’UE avec empressement, lui ont apporté leur soutien  parce que c’est Israël et qu’ils ne veulent pas être suspectés d’antisémitisme. Et pourtant il y en a. (2)

 

Heureusement, toute la gauche a réagi dans le même sens : une opposition forte et claire pour dénoncer le front militaire ouvert par Netanyahou, avec les libéraux et les néo-fascistes, et arrêter les frappes déjà très mortifères. La course au chaos doit cesser.

Trump dans la guerre

Les faux amis d’Israël qui justifient leur secours au 1er ministre vont maintenant parler de diplomatie et de cessez-le-feu après avoir donné leur caution à l’incendiaire.

Trump a laissé tomber le G7 pour s’impliquer dans la guerre aux côtés de son protégé.

On lit ceci sous les images de BFM-tv: «Tuer Khamenei mettrait fin au conflit » dit Nétanyahou et simultanément, Trump, à la même heure, 19h30 lundi : « l’Iran n’est pas en train de gagner…» . Sous-entendu : préparez-vous au pire ! Mardi, il va plus loin, il exige de Khamenei «qu’il capitule sans conditions »

Cynisme inouï. Il lance un ultimatum pour que la population de

Téhéran quitte la ville, elle va être dévastée !

Et la France a dit oui à cela ?  Au prétexte que l’Iran enrichit de l’uranium. Il ne faut pas dépasser les normes, les E-U étaient en réunion sur ce thème avec l’Iran et n’avaient donné aucune preuve.

La réunion a été reportée, les bombes étaient programmées, elles tombent depuis 4 jours et Trump étale ses prétentions criminelles, après avoir promis la fin de la guerre en Ukraine dans les huit jours !

Les journalistes BFM-tv sont en admiration devant la précision de Tsahal et la détermination du donneur d’ordre et de l’exécuteur à la fois.

La supériorité militaire est évidente mais elle a son revers pour Né tanyahou, sa popularité en Israël va encore baisser ainsi que dans le monde : pour quels intérêts entretenir, voire provoquer une si longue période où s’impose la force militaire plutôt que le compromis intelligent pour passer aux actes des deux Etats indépendants prêts à la cohabitation ? C’est justement ça qu’ils veulent faire capoter.

L’heure est à l’arrêt d’une guerre dont l’escalade ne doit pas se développer. Trump préconise les grands moyens. Qu’attend Macron pour le condamner ?

La mobilisation des peuples est déterminante, dans et au-delà du périmètre actuel.

La paix et la stabilité en dépendent partout. Le temps nous est compté.

 

René Fredon

(1) https://www.lefigaro.fr/politique/face-a-la-dictature-islamiste-de-l-iran-la-france-doit-se-tenir-aux-cotes-d-israel-affirme-jordan-bardella-20250616

 

(2) https://www.mediapart.fr/journal/france/160625/racisme-antisemitisme-et-homophobie-les-ecrits-de-la-deputee-censee-dediaboliser-le-rn

 

(3) https://actu.orange.fr/monde/israeliran/attaque-israelienne-en-iran-quel-impact-sur-le-programme-nucleaire-de-teheran-CNT000002jcYBv.html

 

 

 

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Halte à la fuite en avant guerrière de Netanyahou .

                                                                                                                             PHOTO HUMANITÉ  ci-dessus         

 

                                                                                                Halte à la fuite en avant guerrière de Netanyahou

Netanyahou a pris la très lourde décision de frapper l’Iran à titre préventif et sans mandat de ses pairs et soutiens qui se sont empressés de condamner…l’Iran en pleine conférence avec les E.-U sur le thème du nucléaire ?! Elle a dû s’arrêter.

Macron a rappelé doucement ses réserves sur l’initiative du leader d’extrême-droite d’Israël. Il a aussi rappelé sa volonté que soit décidé et finalisé un Etat palestinien. 148 Etats à l’ONU y sont favorables. Néanmoins il a engagé la France à dire OUI au soutien…de l’agresseur : Israël ? Du coup il a dû reporter la date prévue avec l’Arabie saoudite pour la conférence sur les palestiniens à l’ONU le 18 juin pour la Palestine.

Un scandale. Dommage qu’il n’ait pas imité l’exemple de Chirac et de son ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin plaidant à l’ONU, le 14 février 2003 contre Bush qui faisit la guerre contre l’Irak de Saddam  Hussein accusé de détenir des armes de destruction massive. Ce qui s’est révélé un mensonge pur et simple. Comme quoi « la guerre est toujours la sanction d’un échec » avait dit D de Villepin.

Macron avait aussi l’occasion de se démarquer de Trump qui tient Israël à bout de bras et ne lui refuse rien, notamment en matière d’armement. 90 % des armes  d’Israël sont américaines.Trump dictatorial prétend s’approprier des morceaux d’Etats indépendants, sinon gare! Plus qu’un soutien pour Nétanyahou, un modèle.

La France aussi continue de participer aux envois d’armements vers Israël ainsi que l’Europe. Trop facile le double jeu: « c’est pas nous, c’est lui » et, en même temps dire que « l’Iran est un danger existentiel » étant entendu que les gardiens de la révolution ne sont pas du tout notre tasse de thé.

Le messianisme de Netanyahou coûte très cher aux palestiniens et aux israélien ainsi qu’à toute une région. La possession de l’arme nucléaire entre les mains d’un criminel appelle l’urgence d’arrêter la prolifération en route

Qu’en pensent celles et ceux qui se sont engouffrés dans la stratégie du chaos et qui, la main sur le cœur, vous disent que c’est pour la paix !

Vous trouverez en  PJ les réactions du PCF dont on parle si peu sur les écrans et donc les plateaux de télé.

Chaque jour qui passe nous conduit à l’abime.

René Fredon

PJ

https://www.pcf.fr/bombardements_israeliens_en_iran

https://www.pcf.fr/apres_conference_pcf_olp_4_juin_centralite_question_etat_palestinien

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Israël attaque l’Iran ?!La France et l’occident soutiennent ..

Bombardements israéliens sur un site IRANIEN . Atta KENARE / AFP

                                                                                               Israël attaque l’Iran ?! La France et l’occident soutiennent.

Gaza ne suffit pas, Israël poursuit ses crimes de guerre, son génocide. Netanyahou a lancé des frappes aériennes massives sur l’Iran, sur des sites nucléaires, tuant de hauts cadres de l’armée iranienne que l’Etat, certes très rigide, cherche à se doter de la force nucléaire. L’attaque de Netanyahou : une véritable provocation.

Pourquoi cette initiative  guerrière ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi Israël ?

L’occident a immédiatement parlé de « basculement mondial » et à accusé…l’Iran, seul responsable qui poursuit son projet: se doter de l’arme nucléaire en reniant ce qu’il avait promis.

Israêl possède seule l’arme nucléaire au Moyen Orient et donc l’armée la plus puissante formatée et chapeautée par les E.-U, ce serait un bienfait entre de bonnes mains ?

C’est ce que veut nous faire avaler Macron qui regrette l’initiative d’Israël mais qui passe vite au risque de riposte de l’Iran qui a déjà commencé et à l’embrasement qui peut s’ensuivre dans la région et dans le monde.

Il ne s’agit pas de soutien à l’Iran qui ne saurait rallier le «club» des neuf pays nucléaires mais de préconiser l’inverse, un basculement vers la dénucléarisation, la démilitarisation…en même temps que le maintien de la paix auquel aspirent les peuples, soit confié à l’ONU représentative de tous les pays à égalité.  (Russie et E.-U. possèdent 90% de l’arsenal nucléaire des 9 pays  Russie, E-U, Chine,  France, Royaume Uni, Pakistan, Inde, Israël et Corée du Nord)

Alors que l’on n’entendait plus parler d’un danger imminent de l’Iran, l’adversaire de toujours d’Israël, par ailleurs contesté de l’intérieur, Netanyahou s’isolait un peu plus chaque jour dans le monde, son acharnement à massacrer le peuple palestinien et à coloniser leur territoire, suscite des réactions de solidarité de plus en plus larges en Europe et aux E.-U. Notamment.

Comme par hasard, Netanyahou a trouvé la parade, à moins qu’elle ne lui ait été suggérée, ce qui semble plus plausible. Et si l’on allait pilonner l’Iran, on mettrait le projecteur ailleurs que sur Gaza. On sensibiliserait les soutiens inconditionnels d’Israël à l’ampleur de la menace que représente l’Iran à leurs yeux…Ils y voient «une menace existentielle»

Sauf que si Israël a le droit de se défendre quand on l’attaque, l’Iran aussi a le même droit. Mais on ne sait pas ce qui va arriver ? L’occident a vite réagi : «la situation est  grave, les conséquences vont être terribles, armons-nous et soutenons Israël » Je caricature à peine…

Macron veut donc préparer le peuple à de nouveaux sacrifices dans l’intérêt collectif, bien entendu et pour la paix ? Est-ce pour la paix que Nétanyahou est allé attaquer l’Iran ! Non, pour ses intérêts à lui et à quelques autres.

Macron a tout de même soutenu le droit d’un Etat pour les palestiniens mais en même temps, il justifie l’emploi préventif de la force et de la guerre ? L’Iran aide la Russie… les E-U aident Israël, même la France qui le nie tout en proposant «une solution à deux Etats. »

 

Il a aussi dit que « la conférence du 20 juin à l’ONU avec l’Arabie saoudite pour que soit reconnu l’Etat palestinien a été décalée..». Conséquence directe de l’attaque d’Israël.

A quand les sanctions contre l’extrême-droite au pouvoir en Israël et contre les faits accomplis souvent condamnés par les institutions françaises et européennes, mais sans suite.?

 

René Fredon

Un bâtiment détruit est photographié sur un site de Tel Aviv touché par un missile tiré depuis l’Iran le 14 juin 2025.
                                                                                                                                                 JOHN WESSELS / AFP

 

https://www.mediapart.fr/journal/international/130625/iran-israel-lance-une-nouvelle-guerre?utm_source=quotidienne-20250613-224503&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-quotidienne-20250613-224503&M_BT=1463838351823

https://www.humanite.fr/monde/emmanuel-macron/emmanuel-macron-reporte-la-conference-mais-garde-sa-ligne-sur-un-etat-palestinien

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La Garde en ébullition!
La DROITE VAROISE et LA GARDE  / A la course aux valeurs républicaines, nous voyons la course au changement d’étiquette. Quelle mauvaise image que la droite et le RN donnent aux électeurs et à l’esprit républicain ? Cela renforce l’abstention et le dégoût du politique.
De l’intérêt général, certains à droite et de plus en plus nombreux passent à leurs intérêts personnels sans apriori
VM 12 06 2025
BARLO Christian, ancien adjoint  Seyne PCF  

Peut être une image de ‎1 personne et ‎texte qui dit ’‎ÊTRE COUP ton- cadre national COUZLA, dans Hauts -Seine. d'après Linkedin rejouissance? imminente droite, retourné OT dirigeant activite Allisio (député prochaine dintéréts éviction mairie Salsou qui Deçu aujourdhui - dansla fedération députes choix stratégiques Nicolas eлr 2026 quel certaines personnes main- mais THetene dssez ffiguant مالsلS reste: toute Nicolas journée, Il était pour Macron 2017 maintenant pour RN? Les gens font de grandes enjambées... demander1 Bardella", confiancea sociaux Bien/ res- Rassemblement national. Nicolas était parole pilule wpe Jean- dune ETAC loyauté qui teu commentaire, ansi lédile dù Catnere quil travailler trahi que siens.‎’‎‎

 

La Garde en ébullition ,Le directeur de cabinet de la maire LR sera le candidat du RN

                                  aux municipales

Doit-on s’étonner ? Pas vraiment. JL Masson s’indigne que Nicolas Salsou directeur de cabinet d’Hélène Nill qui allait lui succéder, passe au RN, comme ça, du jour au lendemain. Du moins en apparence.

Ils n’ignoraient pas qu’il était allé aux vœux de la patronne du RN,, Laure Lavalette, la député et porte-parole du groupe, le 25 janvier à La Valette avec Bardella qui annonça sa candidature aux municipales de Toulon.

Il aurait pu très bien y être avec un mandat ou sans, par curiosité ou par proximité et souci de son avenir, compte tenu de la crise profonde chez les Républicains. Allez savoir ?

JL Masson prenait alors la présidence du conseil départemental en plus de celle de la fédération LR du Var.

Le recruté passait naturellement pour être du sérail, c’est un poste politique destiné à aider les maires, leur plus proche collaborateur par son expérience, ses connaissances de l’administration et des motivations de la majorité.

Voilà que les LR, en perte électorale spectaculaire, sont au plus mal. Ciotti leur président national a démissionné pour s’associer au RN qui cherche des alliés à droite, mais pas avec Macron, un peu trop « centriste » à leurs yeux alors que Falco, Muselier et Estrosi l’avaient déjà rejoint. LR et une partie de leurs électeurs se tournaient vers le RN tandis que Ciotti constituait son parti allié du RN-l’union des droites pour la république (udr)-.

 

Un pied de nez à l’ancien parti gaulliste et ce qu’il en reste, N. Salsou se met à la disposition du parti d’extrême-droite français qui recevait le 9 juin  les lieder des partis néofascistes d’Europe  assumant pleinement leur idéologie. Beau geste… » républicain »  que ces soutiens de Trump !

Ce n’est pas Retailleau, le nouveau président national LR, ministre de l’Intérieur, sur les mêmes fondements idéologiques et politiques que le RN, qui va s’effrayer.

Quant à Nicolas Salsou, il avance dans V-M, qu’il aurait lui-même sollicité le RN, ce que la commission d’investiture a ratifié avec plaisir.

De Macron en 2017 à Le Pen en 2025, il dit ne pas avoir été écouté sur plusieurs de ses avis, la porte des LR lui aurait été fermée, bref  il peut aussi, vu l’implantation du RN dans le Var, se trouver un débouché car son avenir lui semble compromis. Tout en ajoutant que «s’ils veulent que je reste, je reste..!» C’est se moquer du monde ?

La maire, Hélène Bill dit n’avoir rien soupçonné de son directeur de cabinet. Son prédécesseur, JL Masson y voit « une rupture inacceptable avec le devoir de loyauté…» Serait-il pur comme un agneau, transparent comme une source de montagne ?

LR, RN sont deux partis très conservateurs au service des intérêts des multinationales et de leurs multimilliardaires, au détriment des couches populaires et moyennes infiniment plus nombreuses.

Ils creusent les inégalités sociales, se détournent de la réalité climatique, font des étrangers, arabes et noirs notamment, les boucs émissaires de nos déficits et de l’insécurité civile, le RN réhabilite les pétainistes, il invite les partis ouvertement pro-fascistes d’Europe à exprimer leurs objectifs…plutôt inquiétant, non ?

La présidente du RN risque fort l’inéligibilité pour détournement collectif d’argent public. Pas de leçon de morale, svp.

L’avenir de La Garde ne passe pas par un duel droite-extrême droite ! Aux Gardéens.es de relever le défi.

 

René Fredon

 

 

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La proposition gouvernementale de rendre facultatifs les CCAS et/ou les CDC (caisse des écoles) fait bondir les maires !

Maire-info

La proposition gouvernementale de rendre facultatifs les CCAS et/ou les CDC (caisse des écoles) fait bondir les maires !

Source Maire INFO :www.maire-info.com

Présentés par le gouvernement  comme une « norme » encombrante dont il faudrait se débarrasser, les centres communaux et intercommunaux d’action sociale (CCAS et CIAS) n’entendent pas se laisser faire. Car cette proposition n’a aucun sens, selon les maires en première ligne sur ce sujet. Maire info fait le point à la veille d’une semaine qui devrait permettre d’en savoir plus sur la probabilité que cette mesure soit effectivement mise en œuvre. 

Par Emmanuelle Stroesser

« Les élus choisiront librement s’ils doivent mettre en place, ou non, un CCAS ou une caisse des écoles » . L’information est succinte, tout comme le dossier de presse du Roquelaure de la simplification dans laquelle elle est glissée, au 6e point clé des mesures retenues par le ministère de l’Aménagement du territoire « pour simplifier l’action des collectivités »  (lien Maire info du 29 avril). Sans plus de détail ni sur la méthode ni sur le calendrier.

En découvrant l’information, beaucoup d’élus sont tombés de leur chaise. Personne ne semblait s’y attendre, dans la mesure où cette annonce n’a fait l’objet d’aucune consultation préalable, ni dela part de Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières, auteur du rapport ayant nourri la réflexion du ministère, ni de la part de ce dernier. «  Ne pas avoir été consultés sur une réforme aussi lourde de conséquences va à l’encontre des principes mêmes de la co-construction des politiques publiques », s’insurge Luc Carvounas, président de l’Union de centres communaux (et intercommunaux) d’action sociale (UNCCAS) et également co-président de la commission action sociale de l’AMF. 

Une idée qui rappelle mauvais souvenirs

Certains veulent croire que la mesure – comme d’autres annoncées le même jour – « fera pschitt ». Ce qui expliquerait que d’autres ministères, notamment celui de Catherine Vautrin, chargée du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, ne se soient pas manifestés, considérant qu’il n’était pas utile d’attiser un incendie déjà éteint. 

Mais d’autres sont plus inquiets, avec l’impression de revivre le précédent de la loi Notre qui, en 2015, a abouti à rendre les CCAS facultatifs dans les communes de moins de 1 500 habitants. Mais en pire, car cette fois, l’ensemble des 15 000 CCAS existants sont visés. La mobilisation s’organise dans les Unions départementales de CCAS, comme celle de Charente-Maritime qui, le 6 mai, affirmait dans un communiqué que les CCAS sont un « pilier de proximité et de solidarité à préserver », et non « un simple dispositif administratif ». Les directeurs de CCAS ne sont pas en reste : comme le glisse un membre du réseau, « les boucles WhatsApp ont immédiatement chauffé et continuent de chauffer ! ».  Chacun est prêt à faire monter d’un cran la pression. 

Tout dépendra notamment de l’issue d’un rendez-vous prévu mardi prochain, 20 mai  l’UNCCAS ayant obtenu, au bout de dix jours, d’être reçue par le ministère de l’Aménagement du territoire pour évoquer ce sujet. Le même jour, la commission des Affaires sociales de l’AMF se réunit (l’après-midi). Le sujet n’avait pas été prévu à l’ordre du jour mais il devrait faire partie des questions d’actualité. 

Mesure contre-productive

Marylène Millet, co-présidente de la commission Action sociale de l’AMF et maire de Saint-Genis-Laval, reste stupéfaite par cette annonce qu’elle juge incompréhensible. « Celui qui a en a eu l’idée ne doit pas vraiment connaître ce qu’est un CCAS », raille-t-elle. « Dans la même phrase, les CCAS sont mis au même niveau qu’un conseil d’école, c’est peu connaître qui nous sommes », critique à son tour Luc Carvounas. « La composition des CCAS est en soi une richesse, avec un conseil d’administration composé à parité d’élus et de représentants des personnes âgées, des familles, des associations de lutte contre la précarité, qui nourrit la politique choisie, l’animation d’un territoire, et assure une coordination, transversale, celle-là même qui nous rend plus efficace », explique Marylène Millet. « Si nous n’avions plus de CCAS ? Nous serions obligés de récréer d’une façon ou d’une autre ces liens ! ». 

Les élus réfutent les arguments de la simplification (au motif d’une inflation des normes), ou des économies que pourrait engendrer la suppression des CCAS. « La seule inflation que j’ai vue ces derniers temps, c’est celle des publics, nouveaux, que les CCAS reçoivent et accompagnent », tacle Luc Carvounas. 

« Lors du dernier congrès des maires de France, le Secours populaire a présenté les résultats de son dernier baromètre sur la pauvreté qui ne cesse d’augmenter, y compris chez les travailleurs en CDI. Nous sommes à un moment critique du pays sur la solidarité, le handicap, la vieillesse. Je ne connais pas un maire qui n’ait pas augmenté la dotation pour son CCAS. Qu’on nous explique alors que les CCAS ne sont qu’une norme à supprimer, comment dire… », laisse en suspens Luc Carvounas.

« Nous avons des idées pour faire évoluer les CCAS, et notamment leur présence en ruralité, mais c’est un chantier d’au moins six mois et qui nécessite une coordination digne de ce nom », conclut Luc Carvounas, qui espère obtenir une écoute attentive du ministère la semaine prochaine. 

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Actualités

PCF : Nationaliser ArcelorMittal…

 

                                                                               Nationaliser ArcelorMittal ? C’est possible, et pas si compliqué que ça !

Une proposition de loi récemment déposée au Sénat par les groupes de gauche (et un élu LR) et reprise en écho à l’Assemblée par Stéphane Peu donne les contours d’une prise de contrôle du vaisseau amiral de l’acier français, afin d’assurer la souveraineté industrielle et la transition écologique.

La proposition de loi (PPL) est prête. Et elle n’y va pas par quatre chemins. Article 1 : « Afin de garantir la souveraineté industrielle dans le secteur sidérurgique, reconnu comme essentiel à la défense, aux infrastructures critiques et à la transition énergétique, ainsi que la protection des emplois et des compétences, les sites industriels d’ArcelorMittal situés en France, identifiés comme stratégiques pour l’industrie sidérurgique et la transition énergétique, sont nationalisés. »

Déposé le 14 mai, le texte, cosigné par 52 sénateurs des groupes communistes (CRCE-K), socialistes (SER), écologistes (EST) et même par un élu « Les Républicains » (Alain Chatillon), n’en est qu’au premier seuil de son parcours législatif et attend d’être examiné en commission des Finances. A l’Assemblée, une PPL jumelle vient aussi d’être déposée par le député communiste Stéphane Peu, président du groupe Gauche démocrate et républicaine. Il n’en est pas moins le symbole d’un changement d’attitude et de dynamique politique.

Lorsqu’une entreprise privée intervenant dans des secteurs stratégiques est en passe de défaillir, la puissance publique peut et doit reprendre la main. D’autres propositions de loi en préparation à l’Assemblée nationale chez les insoumis, écologistes ou socialistes le préconiseront à des degrés différents.

Un groupe déjà sous perfusion d’argent public

ArcelorMittal est pile dans la cible. Avec sa quarantaine de sites industriels et commerciaux, employant plus de 15 000 salariés, sa branche française en est à 1 100 suppressions de postes en un an. Les négociations en CSE central du dernier plan social en cours de 630 postes se sont si mal passées ce lundi que la CGT des sites du dunkerquois appellent à une nouvelle mobilisation interprofessionnelle à Grande-Synthe le vendredi 20 juin.

La filiale française représente les deux tiers de la production tricolore d’acier. Voir donc ses trois hauts-fourneaux – les trois derniers de France – menacés d’extinction faute d’investissements donne le vertige aux autres secteurs industriels qui dépendent de cette filière à chaud : automobile, énergie, construction, défense, numérique…

« Si ArcelorMittal tombe, c’est l’ensemble de l’industrie du nord qui va tomber »

pourquoi il faut nationaliser les hauts-fourneaux ?

D’autant que la société phare du CAC 40 n’en finit pas de repousser les investissements nécessaires à la transition énergétique de ses outils de production, jusqu’à ne plus évoquer ces derniers jours que 1,2 milliard d’euros fin 2025 pour ériger un seul four électrique à Dunkerque quand, début 2024, elle promettait 1,7 milliard d’euros pour remplacer les deux hauts-fourneaux.

Quant au dernier de Fos-sur-Mer, c’est silence radio. Or, ces deux usines dans le Nord et les Bouches-du-Rhône dégagent à elles seules 25 % des émissions de gaz à effet de serre de l’industrie française. Verdir pour maintenir leurs productions relève d’une question de souveraineté, la transition énergétique devant de surcroît se révéler gourmande en acier, selon les scénarios de l’Ademe.

La semaine dernière, le président d’ArcelorMittal France, Alain Le Grix de la Salle, s’est réfugié derrière « la désindustrialisation en France » et la chute de la demande d’acier – « moins de 4 millions de tonnes » en 2024 alors qu’elle était « de 9 millions de tonnes il y a une dizaine d’années » – pour justifier les désinvestissements en cours. Mais comment croire en la bonne foi des Mittal quand ceux-ci privilégient les investissements au Brésil (+ 33 % entre 2011 et 2024) et en Inde (+ 11 % depuis 2019) plutôt qu’en Europe (- 27 % de 2011 à 2024) ?

Comment donner quitus à une multinationale dont le montant des dividendes et autres rachats d’actions au profit de ses actionnaires représentent trois fois plus que celui réservé aux investissements pour de nouvelles capacités de production ? Le groupe est pourtant sous perfusion d’argent public : 298 millions d’aides en 2023 concernant l’énergie, 4 millions pour les investissements, 10 millions pour le Fonds européen de développement régional, 40 millions de crédit d’impôt recherche, 6 millions au titre du chômage partiel longue durée, 41 millions en allégement de cotisations et 2 millions au titre de l’apprentissage. À quoi il faudrait ajouter « les plus de 5 milliards d’euros au niveau européen issus de la vente de quotas carbone en trop », que n’oublie pas une note de l’institut La Boétie dévoilée par l’Humanité le 28 mai.

Modernisation des outils de production

« Le groupe met en danger toute l’industrie sidérurgique française », tranchent les élus au Sénat dans leur proposition de loi. « Face à cette situation, nous proposons, à l’image des initiatives prises en Italie et au Royaume-Uni, de nationaliser les actifs d’ArcelorMittal situés en France et de créer une société publique chargée de leur exploitation et reconversion », proclament-ils dans l’exposé des motifs.

Cette nationalisation suivrait trois « impératifs » : la souveraineté industrielle et énergétique ; la préservation de l’emploi, des savoir-faire grâce à la modernisation des outils de production ; le contrôle du calibrage des investissements nécessaires à la décarbonation de la production d’acier. « La sécurisation de l’approvisionnement en acier décarboné permettra de stabiliser les coûts et d’éviter les interruptions de production dans ces industries clés », notent les sénateurs, soulignant ainsi le caractère « stratégique » de cette prise de contrôle.

Une « société nationale de l’acier », entreprise publique sous contrôle direct de l’État et sous supervision annuelle des parlementaires, aurait la gestion de ce nouveau vaisseau amiral de la sidérurgie française. À charge pour elle « la modernisation des installations pour répondre aux objectifs de décarbonation, le maintien de l’emploi et des compétences, la pérennité des sites ».

Avec une différence de taille par rapport aux nationalisations de 1945 et 1981. Son conseil d’administration ne serait plus composé exclusivement de représentants de l’État. Des personnalités qualifiées pour leurs expertises techniques, industrielles et environnementales y côtoieraient aussi des représentants des salariés dont le nombre de voix – au moins un tiers de l’instance décisionnaire – serait prépondérant. Les salariés veilleraient donc aussi à l’intérêt général.

Reste à gérer l’expropriation des actifs (matériels et brevets) d’ArcelorMittal pour la France. Une commission indépendante « dont la composition sera précisée par décret en Conseil d’État », dixit la PPL, se chargerait de calculer le montant des indemnités à verser à la famille Mittal (45 % du capital), à tout un tas d’actionnaires « flottants » très minoritaires (45 %) et à quelques institutionnels (10 %), dont BlackRock (5 %). Le texte ne fournit aucune estimation mais précise bien que toutes les aides publiques antérieurement perçues par ArcelorMittal seraient déduites.

Frédéric Maris (CGT ArcelorMittal) : « Nous craignons qu’il ne reste rien de Florange d’ici à 2030 »

Il n’en coûterait pas un pognon de dingue à l’État. Dans leur note parue le 23 mai, les économistes atterrés Tristan Auvray et Thomas Dallery proposent plusieurs chiffrages. Il faudrait débourser entre 1 et 2 milliards d’euros si l’on prenait la valeur boursière d’ArcelorMittal (20 milliards d’euros) rapportée au poids des profits (5 %) ou des actifs français (10 %). Idem sur la base des résultats à venir et des flux de trésorerie. Mais ce serait l’euro symbolique si l’on tablait les bénéfices, « étant donné les résultats négatifs des sociétés françaises utilisés pour justifier les licenciements », ironisent les économistes.

En prenant en compte les perspectives de bénéfices futurs comme une comparaison de semblables opérations de rachat, l’institut La Boétie formule, lui, une proposition d’indemnisation autour de 4 milliards d’euros. « Cela constituerait une opération relativement importante pour l’Agence des participations de l’État (APE) mais pas du tout inédite. La renationalisation complète d’EDF en 2023 a coûté 9 milliards d’euros. L’augmentation du capital de la SNCF en 2020 a coûté 4 milliards d’euros », rappelle-t-il.

Ce ne serait rien en comparaison des 3,9 milliards d’euros en perte de cotisations et en droits à indemnisation que les 15 400 salariés du groupe, mais aussi les 70 000 salariés indirects (sous-traitance, fournisseurs) et induits (commerce, services publics), feraient valoir auprès de l’assurance-chômage.

« Contrairement aux dogmes néolibéraux, la nationalisation des sites stratégiques n’est ni une utopie ni un retour en arrière, notent les économistes Tristan Auvray et Thomas Dallery. Elle s’inscrit dans une tradition de politique industrielle assumée, comme l’ont montré les exemples récents de la renationalisation d’EDF ou de l’intervention de l’État dans Alstom et les Chantiers de l’Atlantique. » Un sondage exclusif Ifop pour l’Humanité magazine à paraître jeudi leur donne raison : 67 % des personnes interrogées se disent favorables (45 %) ou tout à fait favorables (22 %) à la nationalisation d’ArcelorMittal.

Publié le 2 juin 2025

Stéphane Guérard, L humanité du mercredi 4 06 2025

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Falco, inéligible veut rester au centre des municipales et de la politique varoise !

L’ancien maire de Toulon Hubert Falco, à Paris, le 7 mars 2022.

 

Falco, inéligible, veut rester au centre des municipales et de la politique varoise

Il est déçu par ses condamnations confirmées et définitives, mais pas par ses actes indignes d’un élu confortablement rémunéré par ailleurs comme s’il était intouchable, qu’il pouvait tout se permettre et que la justice en voulait à sa brillante et longue carrière. Que fait-il du devoir d’exemplarité ? Des confettis qu’on jette et qu’on piétine ! Il choisit  l’arme l’au poing plutôt que larme à l’oeil.

« Je suis profondément touché par les si nombreux messages que je peux recevoir ou lire sur les réseaux sociaux, par les si nombreuses marques d’affection et de soutien que vous me témoignez » a-t-il réagi dans  son message diffusé sur ses réseaux sociaux.

« Elles confirment ce lien indéfectible que nous avons tissé et cette confiance que vous m’avez toujours renouvelée. Ce sont ce lien et cette confiance qui nous ont permis, mes équipes et moi, de transformer avec vous,  Toulon et d’en faire aujourd’hui une métropole si agréable à vivre.

Merci aux Toulonnaises et aux Toulonnais, aux Varoises et aux Varois comme à mes collègues maires. » L’ancien maire veut être au centre de la  politique : « une nouvelle page va s’ouvrir,  j’y prendrai toute ma place mon histoire avec Toulon n’est pas terminée. Je serai toujours à vos côtés. »

Giran qui lui avait succédé à la présidence de la métropole a repris la même tonalité d’auto-satisfaction de l’ex-patron du Var pour lui apporter son soutien. AH yères dont il est maire, il ne manque pas d’une vive opposition que le « Gabian déchaîné » se fait un plaisir de décortiquer avec humour et responsabilté. La gestion très libérale et les méthodes clientélistes de l’ex-professeur d’économie devenu « baron » d’une « majorité » qui  s’effrite. Le tout au détriment des Hyérois, cela va de soi.

 

Falco n’a pas pris seul une telle décision.

 

Il confirme que « sa » famille c’est  la droite devenue majoritaire en 1981 dans le Var au moment où la France basculait à gauche, Falco était le 1er vice-président d’Arrecx, président franchouillard du conseil général dont on sait de quelle façon il a achevé sa carrière…une familiarité avec les caïds et les scandales, très liés à l’aménagement du littoral. De très nombreux livres existent…

Fin octobre 2020 Falco appelle au rassemblement derrière Macron, une partie des LR se détache, jusqu’au président Ciotti qui, lui, choisit plus tard, Marine Le  Pen, créant sa succursale !

A cette époque, Fillon a dû renoncer à la dernière présidentielle, condamné  pour « « détournement de fonds publics et emploi fictif pour sa femme. » » Sarkozy, récemment vient d’être condamné pour corruption pour financer sa campagne « entre autre…Et, sans remonter plus loin, ce n’est que la partie visible de l’iceberg ?

Falco nie toujours sa condamnation… »disproportionnée »n’a-t-il cessé de plaider, à défaut d’être juge !

Avec lui sont concernés deux autres maires de deux grandes villes, à La Seyne l’ex-maire Nathalie Bicais jugée inéligible, a disparu de la scène et fait élire provisoirement Jo Minitti, un octogénaire à la tête d’un conseil municipal improbable, toujours sans majorité.

A Fréjus, David Rachline, Rn, est sous le coup d’une enquête en cours qui l’a rendu extrêmement discret dans ses fonctions de maire et de vice-président national  du RN, les accusations sont des plus sévères et documentées dans le livre « Les rapaces » de Camille Vigogne-Coat.

Les élections municipales s’annnoncent mouvementées à l’échelle nationale et particulièrement dans le Var où les ambitions du RN sont énormes mais aussi contrariées par leur soutien au dangereux hyperconservateurTrump qui, lui aussi, fait et dit ce qu’il veut -ou presque- car il change tous les jours d’opinion, tout en étant très fidèle au fanatique génocidaire d’extrême-droite, Natanhyaou, de plus en plus isolé.

Du coup, proche du recours de Falco sur le plan juridique, Marine Le Pen, continue à nier l’évidence du détournement de fonds publics d’une cinquantaine de députés et assistants RN du parlement européen, soit 4 millions d’euros de préjudice !  Elle voit de plus en plus  ses chances de se présenter à la présidentielle se réduire et laisser la place à Bardella quoiqu’elle en dise. Le soutien public de Trump qui veut « la libérer» l’a-t-il « aidée » ? On va bientôt le savoir.

Celui de Falco à Toulon et dans le Var aura-t-il l’influence qu’il se donne ? Et sur quelles bases politiques ? La campagne est ouverte, nous aurons l’occasion de présenter les forces en présence en train de constituer leur liste et leurs objectifs.

La gauche va-t-elle renouer avec la reconquête des communes perdues,  appelant l’union la plus large pour résister aux reculs sociaux et à celui des communes urbaines et rurales dont les moyens se rétrécissent pour faire face à l’austérité qui nous est imposée par les choix libéraux ?

 

 

René Fredon