CNIM : Un prêt de l’Etat..en contrepartie de la vente d’une filiale ?  

Apres des mois de luttes des salariés avec leurs syndicats FO et CGT , l’avenir des CNIM semble s’éclaircir un peu…mais à condition que le groupe s’ampute d’un de ses quatre pôle d’activité !

L’avenir de la plus importante entreprise industrielle privée de La Seyne et du Var demeure remis en question et ne se trouve pas pour autant garanti, suite à la défaillance d’un gros actionnaire anglais.

Sous pression, l’Etat a enfin entendu les personnels avec leurs syndicats relayés localement par des élus locaux et nationaux  parmi lesques André Chassaigne, député communiste (1).

La direction des CNIM a pris acte de l’engagement financier de l’Etat -un prêt à taux zéro- et annoncé la poursuite des activités industrielles. Mais le groupe devra céder une partie de ses activités : sa filiale “CNIM Opération et maintenance” serait cédée à PAPREC. Les négociations sont en cours.

Ainsi l’option de la CGT /CNIM n’a pas été retenue quant à une participation financière de l’Etat au capital CNIM (nationalisation au moins partielle) afin de pérenniser  cet outil industriel hautement performant.

Le PCF seynois et sa fédération VAR ont été et sont aux côtés des salariés. Ils proposent les pistes suivantes

  • L’attribution d’un prêt par la banque d’Etat BPI (banque publique d’investissement) pour assurer sa viabilité à court terme
  • A moyen terme le rachat par l’Etat, via la BPI, d’une majorité d’actions afin de stabiliser son capital et d’éviter toute vente à la découpe en prenant part au pilotage.
  •           Ouvrir une ou plusieurs tables rondes entre l’Etat, les acteurs industriels, les syndicats et                    élus locaux pour défendre la souveraineté nationale industrielle malmenée depuis des années par les  gestions libérales.

Le chemin de la pérennité est encore loin, la vigilance reste la règle pour préserver les intérêt des salariés et de leur entreprise comme de notre ville et de la métropole.

(1) la question posée par André Chassaigne le 5 janvier 21  au ministre de l’économie, des finances et de la relance :

 

https://questions.assemblee-nationale.fr/q15/15-35409QE.htm

 

René FREDON/Christian BARLO