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Le massacre Gazaoui doit cesser.
                                                                                            Le massacre Gazaoui doit cesser.
Stop au commerce UE-Israël dès maintenant et Non à la complicité avec les crimes de guerre.
Bonjour, Je n’ai pas voté pour des crimes de guerre sur la Palestine. Vous parlez en mon nom présentement alors qu’il faut agir rapidement. Des pays comme l’Espagne, l’Irlande ont déjà pris des mesures pour interdire tous commerces avec Israël et plus particulièrement des armes.
Faites de même et pression sur le gouvernement d’Israël pour qu’il arrête cette monstruosité que représente cette guerre contre un peuple désarmé et martyr.
Je compte sur vous, un peuple écrasé nous regarde et ne rien faire est déjà être complice.
J’attends de vous des actions FERMES et une réponse SVP à cette requête d’un citoyen français attaché à la paix, la fraternité, la solidarité et à la charte de L’ONU qui est bafouée par un pays prédateur ISRAEL sur un pays en besoin de reconnaissance et de protection.
LA PALESTINE
Cordialement
M. BARLO Christian christian.barlo@cegetel.net
0777360144S
 Envoyé à destinataires ci-dessous : 
“Haute représentante de l’Union européenne Kaja Kallas” <cab-kallas-contact@ec.europa.eu>
“Ministre des Armées Sébastien Lecornu” <sebastien.lecornu@intradef.gouv.fr>
“Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen” <Ursula.VON-DER-LEYEN@ec.europa.eu>

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Pour la civilisation, Gaza doit vivre!

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La coalition du Chaos et des felons en Seyne !
La nouvelle liste de droite du “chaos de la coalition de 2020 décomposée, recomposée puis refaite ” est arrivé pour neuf mois.
Vivement 2026 pour y voir plus clair !
 SOURCE /VM 29 05 2025

 

Peut être une image de 4 personnes et texte qui dit ’LA SEYNE Après l'élection du maire au bénéfice l'age, celle des adjoints s'est jouée une voiX près. RN et gauche ont brouillé les cartes, ils n'ont pas été les seuls. Les drôles de leçons d'un scrutin hors normes PAR ANNE FUERXER AFUERXER-TEZIER@NCEMATINFR Quatorze adjoints QUI quatre adjoints VOTÉ quartier Colin côtés chan- pac Christine Singuin sont| Minniti mardi aprés-mldi. cette perdu disloquée victoire l'on toulonnais. seul issus ewpe fait adifférence μτάτεφε Ielection rélection conseil participe listes! adiointe évoquait maturelle- timmifs ,avait-il Pierre Colin. liguraient Dorian confirme blanc MuTioz, debut avail figure rapidemei declare vote- K-OK AaAe Minniti de’

2. L’ancien maire M.VUILLEMOT et les verts s’expriment au vu du positionnement des félons de gauche élus en 2020 et du changement de camp en 2025.

 

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3 .La valse des adjoints de la coalition de droite du chaos continue et les seynoises regardent ailleurs pour les Municipales 2026.

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La lettre de Patrick Le Hyaric
 

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Toulon : un sondage scandaleux sur les municipales !

                                                                                               

 

Toulon : un sondage scandaleux sur les municipales !

 

 

 

Le  9 mai, Var-Matin nous a offert à la p.6 une « exclusivité » sur les élections municipalités de 2026 avec, dans le titre, le nom d’Hubert Falco  toujours condamné depuis deux ans et inéligible, confirmé en appel en mai 2024,  pour détournement d’argent public, à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et 5 ans d’inégibilité.

 

Un drôle de sondage qui n’a pas été publié, mais commenté  par le rédacteur.

 

Le Conseil constitutionnel a refusé à H. Falco l’arrêt de l’exécution provisoire en cours de son inéligiblité qui le prive de retrouver la mairie. Il compte sur la cour de cassation qui peut seule annuler les sanctions en cours et repartir à zéro : verdict le 28 mai.

 

Le quotidien s’est prêté à un exercice qui frise le coup de pouce au camp de droite de « l’homme fort » du Var du passé pour passer à la droite macronniste, ça peut toujours servir.

 

Il a vécu très longtemps  aux frais du conseil départemental, donc sur les fonds publics, pour ce qui est de la nourriture, matin, midi et soir, du lundi au dimanche inclus, ainsi que pour son  entretien vestimentaire ?!. Il n’a pas été condamné pour rien. Et les tribunaux s’intéressent depuis peu à la légalité d’un emploi dont aurait bénéficié le fils de sa compagne.(1)

 

 

Il a vécu très longtemps  aux frais du conseil départemental, donc sur les fonds publics, pour ce qui est de la nourriture, matin, midi et soir, du lundi au dimanche inclus, ainsi que pour son  entretien vestimentaire ?!. Il n’a pas été condamné pour rien. Et les tribunaux s’intéressent depuis peu à la légalité d’un emploi dont aurait bénéficié le fils de sa compagne.(1)

 

Le sondage vient rappeler qu’il n’a pas renoncé à la politique et à faire valoir ses trois victoires sur le RN à Toulon, 2001, 2008 et 2014, Jean-Pierre Colin -1er adjoint LR  démissionné à La Seyne-avec d’autres amis, ont commandité un sondage à Elabe, après avoir mijoté un thème permettant de mettre en exergue l’ancien maire, ministre, député…, interdit de mairie…(en principe), devenu inéligible et privé de ses mandats.

 

Faudrait-il le plaindre, l’aider à faire disparaître cette humiliante sentence qu’il  ne supporte pas . A 77 ans, il veut repartir à la conquète de ce qui n’était pas sa ville mais celle conquise par le FN en 1995 à 2001, qui a fait un mandat calamiteux dont les Toulonnais se souviennent. Falco a saisi l’occasion. Mais le contexte a beaucoup changé. Mais rien que de pouvoir se présenter lui retirait ses condamnations.

 

Est-ce le rôle d’un « grand « quotidien, un an avant une élection ? D’effacer les délits commis par un « grand »élus qui ont failli et banaliser leurs actes en les aidant à redorer leur blason  ? Avant la décision de la Cour de cassation.

 

Falco nous refait le coup de Mme Le Pen qui court la même chose, nie les faits  de détournement d’argent public, fait passer les juges pour des politiques et reconnaît devoir beaucoup à son père, ses valeurs et ses idéaux politiques d’extrême-droite

 

Une autre candidate maire est mise en scène  : l’une des porte-paroles du groupe RN à l’assemblée nationale, Laure Lavalette, patronne du Var, fidèle parmi les fidèles, que Bardella est venu présenter comme la future maire de la préfecture du Var ? Le titre du sondage la présente comme « la mieux placée » pour quoi faire ? Sinon ce que Trump nous offre en apéritif : islamophobie, nationalisme, chasse aux immigrés, tout pour le capital, le reste pour les plus modestes, sus aux dépenses sociales et culturelles…

 

Que demandent le RN et ses satellites, plus ultra-conservateurs que les multimilliardaires ? Leurs dirigeants  sont les fantassins  de Trump qui met la planète, déjà  mise à mal, par le productivisme, à la merci de sa folie des grandeurs et de son impérialisme, de ses contradictions journalières et du danger qu’il représente pour les peuples et même par ceux qui lui courent après pour signer des accords, selon ses humeurs et ses appétits. Serions-nous les moutons de Panurge ?

 

Le « grand » quotidien vous dira qu’il ne prend pas position. Il donne à voir. Bientôt on saura grâce à l’I.A aussi géniale que potentiellement dangereuse, qui va l’emporter, pour nous « aider » sans nous forcer à choisir les «meilleurs ?»

 

Falco a reçu l’aide qu’il espérait pour redevenir encore éligible malgré ses abus et ses privilèges indéfendables. Serait-ce cela l’exemplarité des initiateurs des lois ? Le respect de l’Etat de droit ? Un autre maire et sénateur, celui de Fréjus, David Rachline, vice-président du RN, sérieusement inquiet par la plainte étayée qu’examine la justice depuis de longs mois. Il rase les murs et marche à l’ombre !

 

Du coup, le RN se voit aussi bénéficier du coup de pub  et ne peut que s’en féliciter. La veille, à la cérémonie du 80e anniversaire de la capitulation des nazis, Laure Lavalette, née dans une famille très pétainiste et militante à l’extrême-droite, a vu deux conseillers municipaux de gauche lui tourner le dos lorsqu’elle a déposé une gerbe.

 

Qu’Hubert Falco et Marine Le Pen, utilisent leurs droits, c’est une chose. Que la seconde s’en prenne aux juges-qui sont indépendants-pour les accuser d’avoir davantage de pouvoirs que les élus, c’est inadmissible, juste un abus de pouvoirs d’une personne qui se croit au-dessus des autres et nie les faits qu’elle et son prédecesseur de père ont réussi à différer le procès pendant plus de vingt ans.

 

Imaginons s’ils étaient au pouvoir ?

 

 

René Fredon

 

 

  1. https://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes-cote-d-azur/var/toulon/on-vous-explique-l-enjeu-du-pourvoi-d-hubert-falco-examine-ce-mercredi-par-la-cour-de-cassation-3145526.html

 

https://www.facebook.com/reel/1390390141983461

 

 

 

 

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LA MARSEILLAISE DU 12 05 2025 : Le billet par andré ciccodicola..

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                                                                                                             Le billet par andré ciccodicola

La macronie aura laissé une empreinte : celle de la fourberie. François Rebsamen vient de nous en administrer une nouvelle preuve. Pour tenter de corriger les manquements financiers de l’État à l’égard des communes et les méfaits non compensés de l’inflation, le ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation veut restaurer la taxe d’habitation. Celle-là même que le gouvernement avait supprimée en 2023 en jurant qu’il s’agissait de « redonner du pouvoir d’achat aux Français ».

Ses initiateurs avaient soigneusement masqué le fait que cette suppression priverait les communes d’un revenu essentiel, les contraignant à rogner sur les services à la population, à accroître le prix de certains d’entre eux et à augmenter la taxe foncière payée par les propriétaires.

Pour justifier ce retour de cet impôt, François Rebsamen invoque le rétablissement de « l’égalité » entre les habitants, qu’ils soient propriétaires ou locataires, ainsi que la volonté de « renouer le lien » entre les collectivités et les citoyens ! Hypocrisie sur toute la ligne.

Afin d’accroître les recettes de l’État et de réduire son déficit, c’est encore au nom de « l’égalité entre les citoyens » qu’Amélie de Montchalin, ministre chargée des Comptes publics, a présenté le projet de suppression de l’abattement fiscal de 10% appliqué aux revenus des retraités. Ce n’est pas un privilège comme le prétendent la ministre et ses porte-voix. Il a été mis en place en 1978 par le Premier ministre Raymond Barre afin de compenser partiellement la perte de revenu entre le dernier salaire et le montant de la pension.

La suppression de cet abattement aura pour conséquence de rendre plus de 500 000 retraités imposables, les privant au passage de droits liés à la non-imposition et réduisant ainsi le niveau de leur pension. Répondant au principe « diviser pour régner », la ministre s’est employée à dépeindre les retraités comme des nantis et des profiteurs, les accusant de « mettre à contribution les actifs pour financer les nouvelles dépenses sociales liées au vieillissement ».

Ces annonces antisociales s’inscrivent dans une offensive généralisée contre les couches populaires. Elles visent notamment à éponger à leurs dépens la dette faramineuse dans laquelle notre président, alias « le Mozart de la finance », a plongé la France.

Cette dette résulte pour en grande partie des réductions fiscales* et des aides directes accordées sans contrôle ni condition aux entreprises pour leur assurer un taux de profit censé les rendre attractives aux yeux des « investisseurs ». Cette mise sous perfusion, sans contrepartie ni contrôle, atteint en moyenne 7% du PIB par an, soit 184 milliards d’euros.

Afin de contrebalancer ces pertes de recettes et abonder les largesses, le président a donc choisi de faire les poches de la majorité des citoyens. Et pour tenter de faire passer les pilules, amères, ses ministres, sous-ministres et députés se succèdent sur les plateaux des chaînes de télévision. Ils y invoquent « l’égalité » jusqu’à la nausée, sachant pertinemment de quoi il retourne. Ce ballet cynique des fourbes se déroule sous l’œil d’une extrême droite réjouie des frustrations et des colères qu’il provoque.

Face à cette situation et aux menaces qu’elle charrie, on voudrait voir les responsables de la gauche proposer, dans l’unité, une alternative placée sous le sceau de l’Égalité, et répondant concrètement aux besoins matériels et aux aspirations démocratiques profondes d’une large part de nos compatriotes. Les législatives anticipées de 2024 ont révélé qu’une force de résistance et de progrès pouvait se lever de façon inédite pour enrayer les desseins mortifères des tenants du pouvoir, et ceux du couple Le Pen-Bardella et des forces obscures qui les soutiennent.

Qui prendra l’initiative de la mobiliser et de l’élargir sur la base d’un pacte populaire de confiance et de progrès capable d’ouvrir la voie à un avenir enfin désirable ?

André Ciccodicola

* Jusqu’au 31 décembre 1985, le taux d’imposition des bénéfices des entreprises était de 50%. Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, il plafonne à 25%. La flat tax limitant hors contribution exceptionnelle à 30% les prélèvements sur les hauts revenus.

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BAYROU : la saigné en 2026 ..

 

Mettre fin aux situation d’impayés de salaires pour les assistantes maternelles

 

On savait le Premier ministre partisan d’une austérité lourde. Les annonces de difficultés économiques par Bercy avaient préparé le terrain d’une austérité que veut imposer le socle commun. Des Républicains à Horizon en passant par le Modem ou Renaissance, tous ces partis sont animés par le dogme d’un capitalisme dérégulé, de la casse des services publics et des solidarités. Les plus brutaux diront qu’il faut couper à la hache, métaphore anti environnementale et violente s’il en est. Il faut servir le marché roi au nom de la lutte contre les mauvaises dépenses. Telle la saignée qui vide le patient de son sang, la dépense publique serait une pathologie. Le gouvernement voit l’investissement comme une maladie contre laquelle il faudrait lutter.

La dépense publique, mantra des néolibéraux, n’est utile que pour servir une politique de l’offre. Toute autre dépense serait contreproductive et serait responsable de la faiblesse de la croissance française.

Utilisant le fardeau d’une dette écrasante, le (toujours) maire de Pau va même jusqu’à utiliser une image absolument mensongère, symbole de cette post-vérité qui devient malheureusement coutumière. Chaque personne serait ainsi dépositaire d’une dette de 50 000 euros…auprès de sa banque. Au-delà de l’image ridicule puisque toutes les dettes ne se valent pas, le fait de dire qu’elle appartient aux banques démontre la servilité du pouvoir à l’égard de la finance. Par ailleurs, la question n’est pas celle d’une dette qu’il faut gérer avec sérieux mais de sa finalité. Investir demain pour la recherche, les besoins sociaux, la nécessaire et vitale planification écologique sont autant de dépenses utiles. Plutôt que de se laisser dicter la commande des affaires par les marchés, il faut affronter ces derniers et reprendre la main par une politique monétaire au service du progrès humain. La Banque centrale européenne doit servir les investissements d’avenir et non ceux de la guerre. C’est le chemin pour retrouver une indépendance stratégique pour produire bien ici et satisfaire les besoins sociaux.

Malgré un calendrier de concertation qui se tiendra jusqu’au 14 juillet, nous connaissons déjà le programme. Avec des poncifs éculés sur le temps de travail, la productivité et les dépenses sociales, la feuille de route  présentée par François Bayrou fait office de plan budgétaire et structurel à moyen terme (PSMT) à la Commission européenne. 40 à 50 milliards d’économies sont annoncés pour 2026. Ce qui était programmé avant la censure du gouvernement Barnier va revenir dans ce projet funeste de destruction sociale. Baisser les dépenses publiques de 6% d’ici à 2029 revient à fermer une nouvelle fois des services publics, à remettre en cause l’universalité de certaines prestations sociales, de à réduire l’autonomie des collectivités locales. C’est la notion même d’une égalité républicaine et de cohésion sociale qui se jouent ici.

La tonalité grave du propos n’y fera rien et les libéraux n’iront pas chercher ce qu’ils ne peuvent justifier par des sondages : les travailleurs rejettent déjà la retraite à 64 ans, la baisse des allocations chômage, toute augmentation du temps de travail. Ce logiciel est impopulaire et totalement rejeté. On ne peut pas prétendre réarmer nos services publics comme l’école ou l’hôpital en coupant tout ce qui fait du commun. On ne peut pas évoquer l’avenir en coupant tout investissement. Les collectivités locales, les acteurs associatifs, les syndicats rejettent toutes et tous en bloc cette accélération d’une austérité XXL car tous devront faire des choix douloureux et dangereux socialement.

C’est ce qui a conduit à la montée de l’extrême droite en favorisant des destructions d’emploi au nom de la compétition économique mondiale, à une violence sociale et à une désaffection de nos concitoyens pour le bien commun.

Prétendant défendre une souveraineté économique et une adaptation à l’environnement économique hostile initié par Donald Trump, François Bayrou ne fait en réalité ne fait qu’épouser le sillon de cette guerre commerciale. Il n’y aura pas de croissance supplémentaire avec de nouvelles mesures d’austérité qui plongeront encore plus la France et l’Union européenne dans la dépendance économique et industrielle, nous laissant spectateurs de cette nouvelle étape de la mondialisation.

Alors qu’a été annoncée une hausse du budget de la défense de 3% avec l’objectif d’atteindre 100 milliards par an en 2030, nous avons la confirmation des priorités données à la guerre au détriment des besoins sociaux.

Cette guerre aura donc son pendant social pour les travailleurs par des régressions contre leurs droits sociaux, par une nouvelle réforme des retraites. C’est pourtant tout cela qui a déjà conduit à la crise politique actuelle et a provoqué la dissolution, la censure du gouvernement Barnier. Pire, une hausse des impôts est présentée comme injuste. Ce qui est vrai…puisque ce sont les travailleurs qui paient toujours plus ! D’ailleurs, pendant qu’on bannit toute hausse d’impôt des plus riches (qui paient déjà moins proportionnellement à leurs richesses), le patron du MEDEF appelle à la création d’une TVA sociale ! Ce sont encore les plus modestes qui doivent payer !

Les discours infantilisants sur les déremboursements de médicaments sont absolument insultants quand on sait qu’un tiers du pays est classé en désert médical et que les pénuries de médicaments sont nombreuses. Ce message s’ajoute aux discours de division qui veulent faire porter le fardeau du coût social sur les étrangers ou de diversion, parlant de la fraude sociale (réelle) à environ 8 milliards quand la fraude fiscale est de plus de 80 milliards !

Seul totem : les aides publiques aux grandes entreprises et au capital ne sont évidemment pas remises en cause, un budget pourtant supérieur à celui de la défense, alors même que leur efficacité et leur contrôle restent largement à démontrer.

Le capital sait que l’ensemble de ces mesures sont est impopulaires et a donc besoin d’un tour de vis autoritaire et brutal. A l’instar de ce qui se passe en Europe et ailleurs dans le monde, l’alliance avec l’extrême droite devient une perspective crédible et effrayante. Les forces de progrès, républicaines et démocratiques doivent voir cette menace et se mobiliser en responsabilité.

Il faut empêcher de ce nouveau tour de force brutal et antidémocratique. Ouvrons les voies d’une économie de paix.

Par Fabien GAY , senateur PCF 

https://www.instagram.com/reel/DJEtc_-PPzY/?utm_source=ig_web_copy_link

 

International

Les peuples, le pape et la comédie des puissants

http://patrick-le-hyaric.fr/

 

                                                                                                      Les peuples, le pape et la comédie des puissants

Les foules qui se sont rassemblées à Rome pour rendre hommage au pape François disent quelque chose du respect porté à un souverain pontife de combat pour les droits humains et la paix. En ce sens, elles ont, avec force, contredit les cultivateurs de haine des plateaux de télévision « bolorisé », le vicomte de Villiers les évangélistes et aux autres catholiques identitaires états-uniens.

Cela rend, plus obscène encore, les images des hypocrites chefs d’État comme Trump ou Milei agenouillés devant le cercueil de celui qu’ils n’ont cessé de conspuer lorsqu’il s’élevait contre la violente maltraitance des immigrés par la Maison Blanche.

Le pape François a heureusement été soutenu par le cardinal américain Mc Elroy s’insurgeant en pleine messe à San Diego « de la guerre de la peur et de la terreur » contre les immigrés imposée par le gouvernement des États-Unis.

Le pape des périphéries s’était rendu dès l’année 2013 à Lampedusa pour combattre « la mondialisation de l’indifférence » face aux drames des migrants qui se noient dans la Méditerranée. En 2023, il n’avait pas manqué lors de son voyage à Marseille de dire son aversion pour les lois dites « immigration » du gouvernement de la France. Notre pays, pourtant berceau de la Déclaration des droits de L’Homme et du citoyen. 

Ce pape s’était proposé, en vain depuis des mois, avec d’autres chefs d’État de grandes nations d’être médiateur pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Il ne manquait jamais également une occasion de soutenir au peuple palestinien contre les tentatives du pouvoir extrémisé d’Israël de vider Gaza de ses habitants. Du reste, le gouvernement colonisateur de Tel-Aviv détruit les oliviers et les équipements appartenant au Vatican sur la terre de Palestine. 

Il y a plus qu’un grand écart entre les paroles et les actes du défunt pape et ceux qui, assis au premier rang de la basilique Saint-Pierre, portent les responsabilités des malheurs actuels du monde et des fractures qui l’écartèlent.

Pire encore, avec la collaboration du bruyant complexe du média-business, ils ont profité de cette journée d’hommage pour surjouer la « société du spectacle » sur les pavés cirés du Vatican, pendant que dehors, dans plus d’une centaine de conflits et de guerres, des êtres humains se font trouer la peau, chasser de leurs modestes demeures, exploiter dès l’enfance par l’ogre capitaliste, pendant que la nature, pillée et polluée sans limite,  n’en finit plus de perdre sa sève.

Le comble de ces insupportables exhibitions a été atteint avec la mise en scène, qui a ébloui tant de journalistes aux repères élimés et à l’esprit critique fatigué, d’un faux face à face entre Trump et Zelenski sous les voûtes de la cathédrale Saint-Pierre, désertées comme par miracle le temps de la photo prévue pour faire le tour du monde. Comme si, on pouvait arrêter la guerre meurtrière qui s’abat sur l’Ukraine depuis trop longtemps, comme ça, entre dirigeants soudains touchés par la grâce…

Derrière cette funeste comédie, se joue pourtant l’intégrité territoriale de l’Ukraine et ses richesses, que veulent se partager les oligarques américains et russes. Au-delà,  se joue  la possibilité de la construction d’un mécanisme de sécurités communes européennes et l’invention d’un nouveau type de coopération entre peuples et nations.

Or, l’espace politique et médiatique est boursouflé des velléités de « gagner des guerres ». Jamais de gagner la paix. Les puissants de ce monde cultivent profondément le dangereux concept « d’économie de guerre » alors qu’il faudrait faire germer l’économie de la paix. Ainsi, à mesure qu’ils brandissent leur drapeau d’illusions et de fétichismes, les stigmates des terribles réalités qu’ils engendrent, saignent sous nos yeux : le feu des guerres alimentent la lucrative fourniture d’armes, les insupportables inégalités et les famines – dont Trump et autres n’ont que faire quand ils ferment l’indispensable robinet des aides au développement – les colonisations, les atteintes aux frontières, les érections de murs et les annexions, au mépris du droit international.

Sans vergogne, ils font brûler la planète en imposant un modèle économique et productif basé sur les hydrocarbures et les énergies fossiles qui détraquent le climat et étouffent la biodiversité.

À mille lieux de l’auteur de l’encyclique « Laudato-Si » « pour la sauvegarde de la maison commune » consacrée aux questions environnementales et sociales.

Cette palanquée de chefs d’État incapables d’aucun « acte de contrition »  paradant en mondovision ont-ils pris une seconde pour mesurer le grand clivage, le grand écart, la grande cassure entre leurs actes et les choix, les alertes, les supplications  de celui qui prenait le chemin de son tombeau à la Basilique Sainte-Marie ? Évidemment non ! 

Et demain, ils continueront de plus belle leurs œuvres destructrices si les citoyens du monde rassemblés samedi dernier ne se donnent pas la main, avec celles et ceux qui se rassemblent de la Fête de l’Humanité,  avec celles et ceux qui croient en Allah ou en Yahvé pour construire ensemble un nouveau projet mondial de mise en commun des richesses et de la création en prenant soin du vivant, du partage des savoirs, des avoirs et des pouvoirs. Pour éteindre toutes les guerres et construire la grande paix humaine.

Le monde n’a pas besoin de repli identitaire, du retour des vieux monstres bruns et de leurs désirs d’empiresLes peuples et la planète ont besoin de main tendue, d’unité populaire, de culture de l’universalisme, de protection du vivant, de sécurité humaine globale.  Le deuil unificateur et son respect pourraient se transformer, avec celles et ceux qui croient au ciel et celles et ceux qui n’y croient pas, en une irrésistible force unitaire et populaire pour inventer une mondialité humaine de justice et de paix. 

Espérer ceci, ne signifie en rien qu’il n’y pas de droits d’inventaire sur le pontificat qui s’achève. Au contraire. Bien des questions restent posées aux catholiques comme aux croyants des autres religions. Saute aux yeux notamment, ce modèle de l’entre-soi masculin matérialisé par le conclave qui va se réunir au moment même où monte en puissance un nouveau mouvement mondial d’émancipation des femmes. 

Nous n’aurons pas non plus la naïveté de penser que la réunion des cardinaux pour choisir le nouveau pape n’est pas traversée de pressions politiques. En témoigne cette déclaration du trumpiste  Gladden Pappin, en mission à Budapest pour travailler à la convergence idéologique entre le président américain et le régime du premier ministre hongrois Victor Orban : « Il est clair que le christianisme doit retrouver sa voix, dit-il, une voix qui lui soit propre – et mettre l’accent sur l’importance des communautés nationales et des valeurs traditionnelles plutôt que d’essayer de s’adapter à un ordre politique libéral qui est en train de se désintégrer ». Qu’en élégants termes sont ici revendiqués, le traditionalisme, le nationalisme et le refus du droit international !

Précisément, quasiment 80 ans séparent le décès du pape François de l’ouverture de la conférence de San-Francisco le 25 avril 1945 qui allait déboucher sur la Charte des Nations unies

Ce texte affirme comme priorité absolue de « réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international » le règlement des conflits. Voilà qui constitue un point d’appui solide. Voilà un objectif fondamental que les peuples doivent se réapproprier, loin de tous ceux qui s’acharnent à contourner la charte des Nations Unies pour détruire la « maison commune planétaire ». Puisse l’article 26 de la Charte qui recommande de limiter les dépenses militaires en « ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaines et économiques du monde ». Le contraire du militarisme en marche qu’impulsent les chefs d’État et de gouvernement pourtant agenouillés devant le cercueil de Jorge Mario Bergoglio. 

La construction d’une diplomatie de la paix et du climat est entre les mains des peuples unis par-delà leur diversité.

Que les peuples se réapproprient donc le préambule de la Charte qui leur donne de la force : « Nous, peuples des Nations Unies, résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui en deux fois en l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances… »

Voilà une belle base commune d’actions unitaires que le collectif des marches pour la paix appelle à porter le 16 mai prochain dans le cadre de « la journée internationale du vivre-ensemble en paix ».

Patrick LE HYARIC 

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Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe…

 

Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe…

Le long silence de Bruno Retailleau après le meurtre raciste et islamophobe d’Aboubakar à la mosquée de La Grand-Combe

Face à un crime qui ne laisse guère de place au doute sur ses motifs, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau est sous le feu des critiques pour son peu d’empressement à réagir et manifester la solidarité de la nation envers la communauté musulmane.

Il a mis le temps, lui d’habitude si prompt à exploiter politiquement les faits divers les plus choquants. Il a fallu attendre dimanche 27 avril, en début d’après-midi, pour qu’on apprenne que le ministre de l’Intérieur et des Cultes Bruno Retailleau se rendrait finalement dans le Gard pour, selon ce que son entourage indiquait à l’AFP, rencontrer la communauté musulmane.

Mais pas à La Grand-Combe, ébranlée par le meurtre qui s’y est produit le matin du vendredi 25 avril. Avant le rassemblement « contre l’islamophobie » dans la soirée du dimanche 27 avril place de la République, à Paris, environ 2 000 personnes, selon Ici Gard Lozère (anciennement France Bleu), ont formé une marche blanche allant de la mosquée où s’est produit le meurtre jusqu’à la mairie, dans cette commune de 5 000 habitants. Selon les mêmes sources, le ministre était « très attaché » à ne pas perturber ce moment de recueillement.

La piste d’un acte antimusulman privilégiée, selon le procureur…

La victime, prénommée Aboubakar, est un jeune Malien de 23 ans installé depuis plusieurs années à La Grand-Combe, où, selon les témoignages recueillis par les médias locaux, il était connu et apprécié des habitants. Vendredi matin, il s’est rendu comme d’habitude à la mosquée Khadidja pour y faire le ménage, avant l’arrivée des fidèles pour la prière. C’est à 8 h 30 qu’il y a rencontré le suspect, Olivier H., un Français d’une vingtaine d’années, né à Lyon dans une famille d’origine bosnienne – des sources policières précisent qu’il n’est pas musulman. C’est là que, sous l’œil des caméras de surveillance, il a frappé Aboubakar de 40 à 50 coups de couteau. Selon le procureur de la République d’Alès, il se serait ensuite filmé avec son téléphone devant la victime agonisante, répétant : « Je l’ai fait, (…) ton Allah de merde. »

« 81,5 % des actes islamophobes sont commis contre des femmes » : les femmes musulmanes à la croisée des oppressions

La recherche de l’auteur présumé se poursuivait dimanche. Soulignant « la très grande froideur » et « la grande maîtrise de lui » de l’individu, le procureur l’a décrit comme « potentiellement extrêmement dangereux », ayant, au fil des « propos très décousus » tenus dans la vidéo, « manifesté l’intention de recommencer ». Pour lui, « toutes les pistes » devaient être envisagées pour expliquer son geste, mais celle d’un « acte antimusulman est privilégiée ». Dès samedi soir sur le réseau social X (ex-Twitter), le premier ministre François Bayrou a dénoncé une « ignominie islamophobe ». Dimanche après-midi, c’est le président de la République Emmanuel Macron qui finissait par signifier « le soutien de la nation » aux proches de la victime et « à nos compatriotes de confession musulmane », ajoutant que « le racisme et la haine en raison de la religion n’auront jamais leur place en France ».

À gauche, la dénonciation du crime islamophobe était unanime, les Verts, la France insoumise, le PCF… se joignant à l’appel au rassemblement place de la République. « C’est une religion tout entière qui a été visée », affirmait ainsi le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel : « Nous apportons tout notre soutien à nos concitoyennes et concitoyens de confession musulmane », ajoutait-il, ainsi qu’« aux habitants de cette commune minière du Gard » qu’est La Grand-Combe. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) appelait de son côté « à déclencher immédiatement un plan national de protection renforcée des lieux de culte musulmans ». Son vice-président, Abdallah Zekri, également recteur de la mosquée Sud-Nîmes, soulignait dans le Parisien « une inquiétude chez les fidèles » du Gard : « Ils ont hâte que l’auteur soit arrêté (…) et veulent aussi connaître les raisons » du meurtre.

De plus, lors de la manifestation organisée dimanche 27 avril à Paris, Ritchy Thibault, assistant parlementaire de l’élue de Seine-et-Marne, Ersilia Soudais, a appelé à « constituer partout dans le pays des brigades d’autodéfense populaire » pour se défendre contre « l’islamophobie ». « On ne peut pas compter sur les institutions. La police, la justice véhiculent l’islamophobie et le racisme. On ne peut compter que sur nous-mêmes », a-t-il lancé. Il a aussi accusé « [la chaîne] Cnews, Monsieur [Vincent] Bolloré, [le média] Frontières et tous les sortants d’extrême droite » d’avoir « du sang sur les mains ». « L’extrême droite tue. On l’a vu à Nantes avec un adorateur d’Adolf Hitler, on l’a vu avec cet islamophobe qui a tué un homme dans son lieu de culte », a-t-il dit encore. Suite à ces déclarations, Bruno Retailleau lui-même a saisi, dimanche 27 avril au soir, la justice pour des appels « à l’insurrection » a annoncé le ministère.

« Un climat de haine amplifié par le silence des responsables politiques »

 

 

Déplorant encore « que le préfet ne se déplace pas pour leur apporter son soutien et les rassurer », le responsable religieux dénonçait également « les conséquences dramatiques de la banalisation et de la médiatisation de la haine antimusulmane ». Il rejoignait ainsi Fabien Roussel, expliquant « à quel point la haine antimusulmans peut armer le bras de criminels en puissance », ou le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples), qui rappelait « plusieurs attaques récentes contre des lieux de culte » musulmans, comme l’incendie de la mosquée de Jargeau (Loiret) fin février ou des coups de feu sur le local d’une association franco-maghrébine à Morteau (Doubs) début mars.

Pour le mouvement, ces actes s’inscrivent « dans un climat de haine amplifié par le silence des responsables politiques, quand ils ne sont pas eux-mêmes à l’origine d’une stigmatisation inadmissible d’une partie de la population ». Bruno Retailleau est en droit de se sentir visé, lui dont SOS Racisme a dénoncé « l’entreprise politique qui est la sienne », consistant « à présenter les musulmans comme un groupe représentant une menace pour notre pays ».

Publié le 27 avril 2025

Olivier Chartrain sur L’Humanité du 29 04 2025