Bienvenue sur le Blog de M. Christian BARLO, !

National

Le RN et la justice

 

 

                                                                                                                                        Le RN et la justice

Depuis que la candidate du RN a pris conscience qu’elle pourrait ne pas être éligible à la présidentielle de 2027, vu les réquisitions qu’on connaît : cinq ans de prison dont deux ans ferme, cinq ans d’inéligibilité qui s’applique immédiatement, appel ou pas, l’institution réclame 300 000 euros d’amende et une indemnité de 3,7 millions d’euros.

Mme Le Pen a changé de couleur et lancé une campagne politique directe contre les magistrats accusés d’avoir requis selon des critères strictement…politiques et non selon la justice ! « Je pense que la volonté du parquet est de priver les Français de la capacité de voter pour ceux qu’ils souhaitent  et de « ruiner le parti » a-t-elle lâché

Evidemment ça aurait été beaucoup plus vite si les dix années d’enquêtes à la demande du parlement européen avaient été effacées du calendrier judiciaire ou si les magistrats avaient manqué de preuves et conclu dans le sens qu’attendaient nos innocents justiciables d’une puérilité angélique.

Les chefs du FN et RN, père et fille, ainsi qu’une vingtaine d’assistants.es de députés du parti d’extrême droite  semblaient ne pas savoir qu’ils étaient payés par l’UE sans y avoir mis les pieds, ce qui leur permettait de militer gratuitement pour leur parti. Ils avaient trouvé le bon système, eux qui, comme Trump, se disent « antisystème « ??

Le tribunal correctionnel de Paris l’a qualifié de détournement d’argent public, une fois la très longue enquête bouclée et la décision prise, non pas par les juristes enquêteurs mais par des juges indépendants. Ce jugement est annoncé au début 2025. Donc il faut attendre.

 

 

La stratégie victimaire, déjà mise en route avec une pétition, pourrait-elle influencer les juges ? Le laisser supposer, comme le fait le RN c’est déjà une insulte. On n’est pas aux Etats-Unis et en Israël où les chefs d’Etat spéculent sur les privilèges de leur fonction pour repousser des jugements en cours ! Mais on s’en approche.

D’ailleurs le RN et les extrêmes droite d’Europe se sont réjouis de l’élection de Trump ainsi qu’une partie de la droite. En France aussi. C’est bien les intérêts du capital  qu’ils servent avec ferveur. La République et les classes populaires, ils n’en ont rien à faire, nos manipulateurs chevronnés ! La dictature des milliardaires leur va très bien.

La casse sociale et les 300  000 licenciés.es en cours  ne les émeuvent pas du tout.

On connaît la conception de la justice du RN qui veut instaurer la préférence nationale, c’est-à-dire une France coupée en deux et une justice expéditive elle aussi à deux vitesses et qui ne transige pas avec l’exécution rapide des condamnations sans remise de peine…mais ça dépend pour qui.

En réalité, ils veulent une justice aux ordres du pouvoir politique mais au pouvoir qu’ils incarnent, la dictature de l’argent, ce que Trump, leur idole est en train de muscler !

La principale caractéristique du RN, en ces temps de grande incertitude, c’est de dire tout et son contraire, d’entretenir l’ambiguïté  tout en restant fidèle à ses origines et à ses objectifs ultranationalistes et néofascistes.

Cette séquence peut ouvrir bien des yeux.

René Fredon

International

La paix au cœur, du pain sur la planche !

 

 

La paix au cœur, du pain sur la planche !

 

Le retour au pouvoir du milliardaire fasciste Trump, flanqué de Musk, a fait vibrer la bourse et un électorat renforcé, surtout blanc et masculin, séduit par un nationaliste vulgaire, violent et outrancier hors limite, possédant un casier judiciaire bien rempli qu’il veut faire « sauter »…comme Netanyahou ! En verrouillant le pouvoir.

Il ne va pas nous simplifier la tâche, cela va de soi. Ni la vie qu’imposent aux peuples les maîtres de la finance au pouvoir dans les pays capitalistes.  Il y en a aussi en Chine, mais sans pouvoir politique. D’ailleurs le pays est mal supporté par l’occident, à la fois partenaire et concurrent des E.-U et autres « grandes puissances ».

La Chine occupe la seconde place dans le monde du fait de son développement  économique et social. Et de son milliard et demi de consommateurs. Elle construit un vaste ensemble de pays sur tous les continents, sans cohérence idéologique, qui échappent, proportionnellement à leurs échanges, à la domination financière et monétaire des Etats-Unis tout en préconisant la coexistence pacifique et une plus grande autorité de l’ONU paralysée par les Américains.

Un ensemble non exclusif, qui concerne la moitié de la population de la planète et qui empiète sur les intérêts du plus riche et plus puissant leader capitaliste, qui se prend toujours pour le gendarme du monde, dominant les peuples de sa richesse, du dollar et de son armement. Sinon leur industrie est en friches et leurs protections sociales quasi nulles. Ils n’ont plus les mêmes réserves ni la même avance technologique et économique mais tiennent bon la corde, sur le plan militaire et la recherche.

A l’évidence, mais pas encore pour tout le monde, le capitalisme porte en lui la guerre. Ceux qui la décident ne la font pas mais les marchands d’armes y trouvent leur compte. Avec une justification qui se veut imparable: « il y a toujours eu des guerres !..» Est-ce une raison pour les entretenir, par principe vu le niveau de destruction auquel nous sommes arrivés ? Ainsi que pour l’argent qui ne va pas à la vie mais dans des poches bien ciblées

Les bilans humains sont terribles en Palestine et en Ukraine où les E.-U sont  directement impliqués. L’Ukraine, Trump parle de s’en retirer, avec l’OTAN et de laisser à l’Europe la charge de se protéger. Et de se financer. On attend la suite.

C’est dans le contexte de la 1ère guerre mondiale que se sont crées le parti communiste de Russie en octobre 1917 et le PCF en décembre 1920. La paix était et est toujours la condition à laquelle aspirent tous les peuples, indispensable à l’épanouissement du communisme qu’a dénaturé le stalinisme. Le PCF tient au sens de ce mot synonyme de partage des richesses, fruits du travail des hommes, des femmes et, très longtemps, des enfants. Ce qui appelle l’abolition de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Lénine disait que « le fascisme c’est le capitalisme en décomposition », Brecht  en confirmait le sens : «le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie bourgeoise mais son évolution par temps de crise ». Plus d’un siècle plus tard ça n’a pas pris une ride.

Et pourtant, voilà revenues les années 30 et, malgré les commémorations, effacés les  conquis sociaux du front populaire, de  la Résistance, de la Libération, des trente glorieuses, de mai 68 et des grands mouvement sociaux postérieurs, tandis que l’URSS disparaissait de la scène politique mondiale. Etait-ce la fin de l’histoire ?

Les communistes, les progressistes, jeunes et moins jeunes, vivent très mal cet épisode de résurgence de ce que nous croyions avoir éradiqué : le fascisme puis le nazisme dans toute leur horreur et leurs 60 millions de morts. Avec en plus, l’expérimentation de la bombe atomique sur deux villes du Japon par les Américains !

 

 

80 ans après, l’extrême-droite reprend de l’influence dans tous les pays occidentaux se réclamant du capitalisme, les Etats-Unis ayant ouvert l’ère industrielle au 19è siècle.

Aujourd’hui elle est en concurrence sérieuse avec la Chine, principalement, qui n’a conquis son indépendance qu’en 1948 dans la foulée de la dynamique des peuples vainqueurs du nazisme, de l’URSS, de l’Europe et de l’Amérique, fortement aidés par les pays alors colonisés.

Et voilà que réapparaît à l’horizon « le vol noir du corbeau sur nos plaines », les uns s’en réclament fièrement, en Allemagne et en Autriche, comme par hasard, ou en s’insurgeant de la comparaison par nécessité tactique : se rapprocher de la droite traditionnelle et récupérer les votes populaires à qui ils promettent ordre, sécurité, nationalisme, xénophobie, religion…sus à l’immigration ! Ils admirent Trump qui était déjà leur modèle.

La crise ce n’est pas l’immigration, c’est le capital !

 

Plus que jamais, c’est l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat des plus modestes qui préoccupent les familles. L’inégalité sociale et fiscale grandit en même temps que l’accumulation des profits privés et des ultra-riches qui ont la haute main sur l’industrie, l’agriculture, le commerce, la finance, les multinationales, la communication et les choix imposant la surconsommation après la surproduction du moins destinées aux plus aisés et la sous-consommation aux plus fragilisés, traités « d’assistés et de fainéants » qui nuiraient à la cohésion sociale.

Le tout aggravé par les dérèglements climatiques, du fait de nos modes de production et de consommation affectant toute la chaîne alimentaire et sanitaire par l’usage de produits carbonés et chimiques polluant l’air, les mers et la terre…depuis deux siècles. La transition écologiste s’étire faute de moyens et de conviction des profiteurs privés qui ralentissent le mouvement pour des intérêts égoïstes.

Les privations seront pour les classes moyennes et populaires. Les droites, extrêmes ou pas, ne veulent pas voir que c’est le capitalisme qui est  la cause des crises profondes et multiples dont nous ne sortons pas.

 

Cela ne nous réjouit pas et ne nous dit pas quelle en sera l’issue ? La colère des gens, le ras-le-bol, le désespoir, l’absence d’alternative, les polémiques à gauche et la baisse de son influence depuis le ralliement de Mitterrand à l’économie de marché, au «libre» échange, à la concurrence «non faussée» passant au social-libéralisme en 1983, renonçant, après dix ans de campagne, aux luttes et conquêtes nous rapprochant du socialisme.

Quelle déception si la gauche et la droite ne se distinguent plus, malgré le départ des ministres communistes ? Que sont-ils revenus y faire en 1995 si ce n’est cautionner les privatisations de Jospin chapeauté par Chirac. L’électorat communiste l’a fait savoir en 2002 au 1er tour : Jospin, 16,18% devancé par…J-M Le Pen, 16,86,  J. Chirac, en tête, 19,88 ! Six autres candidats à gauche totalisaient 26,14% dont R. Hue, 3,37%.  Avec Jospin la gauche faisait 42,42% ! On connaît la suite…

Une lumière dans le brouillard,

Non pas que les partis de gauche n’aient pas d’analyses et de propositions à la hauteur de l’enjeu, bien au contraire, ce sont les choix politiciens pour qu’ils n’accèdent pas au pouvoir, bien que premier des 3 blocs politiques à l’assemblée nationale qui les empêchent d’être entendus sur ce sujet essentiel.

Il s’agit d’une voix…japonaise, le philosophe marxiste Kosei Saito, qui pense que «le communisme de décroissance constitue l’alternative» pour entrer dans une nouvelle ère. (Son livre, «Moins ! La décroissance est une philosophie». Editions du Seuil).

Une voix qui nous rappelle que pour Marx «la pauvreté, la colonisation et la destruction écologique sont imbriquées. Si vous voulez vraiment abolir l’antagonisme  des classes, vous devez aussi abolir l’exploitation de la nature. Cette base théorique marxienne nous sert à construire une alliance plus large entre les rouges et les verts dans l’anthropocène.»

Une invitation à approfondir la question universelle, au cœur de l’actualité.

René Fredon

https://www.pcf.fr/plan_climat_du_pcf

https://reseauactionclimat.org/que-vaut-la-liste-les-ecologistes-sur-le-climat/

https://reseauactionclimat.org/elections-europeennes-que-vaut-la-liste-la-france-insoumise-pour-le-climat/#:~:text=Le%20programme%20de%20LFI%20fixe,ambition%20climatique%20europ%C3%A9enne%20pour%202030.

https://reseauactionclimat.org/elections-europeennes-que-vaut-la-liste-ps-place-publique-sur-le-climat/

https://www.lemonde.fr/economie/article/2024/11/08/construction-commerce-automobile-la-france-menacee-par-une-vague-de-plans-sociaux_6382651_3234.html?lmd_medium=email&lmd_campaign=trf_newsletters_lmfr&lmd_creation=a_la_une&lmd_send_date=20241108&lmd_email_link=a-la-une-articles-H2_titre_2&M_BT=56064101136620

Var - La Seyne sur MER

Cogolin: deux scandales,M-E LANSADE s’enfonce…l’ex-référent d’Anticor payé par la commune

 

PHOTO Var Matin 

Cogolin: deux scandales  :M-E LANSADE s’enfonce…l’ex-référent d’Anticor payé par la commune

  

Le très sulfureux maire de Cogolin oscillant entre Mme Le Pen  et Zémmour voit s’accumuler les accusations qui l’ont conduit à envisager son retrait de la politique

 

Il est question de corruption, d’escroquerie en bande organisée et complicité de détournement de fonds publics. Le palmarès s’est encore chargé cet été où une société complice a craqué. Elle faisait payer très cher les anneaux sur le port.après avoir été choisie illégalement, elle gérait un marché truqué qui rapportait gros aux mis en examen, dont le maire «tête  haute et mains propres».

Le 12 -9-2024, le maire de Cogolin a été condamné à 18 mois d’emprisonnement avec sursis et à une peine complémentaire de trois ans de privation des droits.

 

Il avait fixé un droit d’accès au port de 400 000 euros l’anneau puis ensuite une somme de 800 000, le marché atteignait 8 millions. Evidemment il n’apparaissait pas dans la combine, un de ses proches en était chargé. L’ex-directeur du port n’était autre que son ancien directeur de cabinet.

Il se dit malade et souhaite guérir de son addiction aux bonnes affaires.

Sauf que ça fait longtemps que ça dure et la commune va devoir prendre en charge le préjudice du comportement du maire -et de ses frais de justice et d’avocats- lui qui prétendait servir les intérêts de la commune…Il est aussi accusé d’abus de faiblesse dans une transaction immobilière, légalisant la signature d’une procuration d’un proche du propriétaire mourant.

Il traîne aussi un autre boulet pour fraude fiscale et abus de biens sociaux du côté de Versailles.

Il a compris que son avenir à Cogolin était très compromis, d’où son intention d’arrêter sa carrière politique à l’extrême-droite ! Sa crédibilité en a pris un coup.

Il n’est pas le seul. Pas très loin, à Fréjus, les enquêtes ouvertes concernent aussi  les abus et les scandales reprochés au sénateur-maire, David Rachline dans le livre « Les rapaces » de Camille Vigogne-Le Coat.  Il touche un haut cadre du RN, très proche du président et de la candidate aux ambitions que l’on sait. Ils se font très discrets sur l’ampleur de ce qui vient d’être révélé à Fréjus.

A Cogolin, un autre scandale explose, parallèlement à celui du maire, c’est celui du représentant d’Anticor, l’association sensée traquer…la corruption, les scandales et abus de pouvoirs de certains élus qui finissent le plus souvent par les détournements de fonds publics.

L’ancien référent d’Anticor, du Var et de la région, Jean Galli-Douani, vient d’être mis en examen. Médiapart s’est fait l’écho de ses actes et de ses motivations dans plusieurs communes.

Pendant sept ans, il a joué le double jeu d’enquêteur et de conseiller…rémunéré des maires, ce qui ne semble pas très…compatible. Même s’il disait leur éviter des pratiques peu orthodoxes…en tant que spécialiste du droit des ports

Ainsi, le redresseur de torts touchait 2 000 euros par mois de la commune en même temps qu’il était censé faire cesser la…corruption active du maire, il tombait dans la corruption passive lui-même !

Le comble c’est que celui qui a ainsi agi ne l’a jamais fait pour le compte d’Anticor mais, précise Médiapart (1) il a utilisé les informations recueillies par Anticor pour les vendre au maire.

Dans un premier temps, le comité d’éthique d’Anticor a soutenu le faussaire qui ne signalait rien du tout à la justice des informations des lanceurs d’alerte !

En janvier 2024 Jean Galli-Douani a été exclu de l’association, il donnait une bien mauvaise image de l’éthique qu’elle revendique. Il se défend de tout abus ?

On n’attend plus que la Justice se prononce sur les faits reprochés aux uns et aux autres, ce qui n’atténue pas les multiples abus constatés du maire pendant 10 ans.

René Fredon

 

(1) https://www.mediapart.fr/journal/france/011124/l-ancien-representant-d-anticor-dans-le-var-mis-en-examen-pour-corruption

Actualités

Sophie Binet :« Il faut que les salariés puissent intervenir sur les choix stratégiques des entreprises »
PORTRAIT. Sophie Binet, un profil qui détonne à CGT ...

Sophie Binet :« Il faut que les salariés puissent intervenir sur les choix stratégiques des entreprises »

La CGT est en première ligne face à la montée des périls sociaux, politiques, écologiques.

Rentrée sociale, services publics, aides aux entreprises, pouvoirs des salariés… nous avons recueilli le point de vue de sa secrétaire générale sur l’actualité économique (propos recueillis par Denis Durand).

Après la mobilisation du 1er octobre, quelles perspectives se fixe le mouvement syndical ?

Il faut regarder en face la gravité de la situation sociale, économique, écologique, internationale, politique. La mobilisation citoyenne, à laquelle la CGT a contribué, a contenu la menace d’une accession au gouvernement du Rassemblement national mais le poids de l’extrême-droite pèse plus que jamais sur la politique du pays.

L’action syndicale a forcé le Premier ministre à reconnaitre l’échec de la politique économique sociale et environnementale d’Emmanuel Macron et à faire plusieurs annonces, comme la remise en cause d’une petite partie des exonérations de cotisations sociales en reconnaissant qu’elles représentent des trappes à bas salaires, ou l’enterrement de la violente réforme de l’assurance chômage (les plus de 4 milliards que le gouvernement voulait imposer aux plus précaires) et la relance d’une négociation. C’est une grande victoire intersyndicale qui va éviter à un million de privé·es d’emploi de tomber dans l’extrême précarité. La CGT appelle à continuer de multiplier les luttes pour gagner l’augmentation des salaires et des pensions, l’abrogation de la réforme des retraites, le financement de nos services publics et la relance de notre industrie.

Mais « le premier remède contre la dette, c’est de réduire les dépenses », a dit le Premier ministre. La réparation des services publics n’exige-t-elle pas, au contraire, plus de moyens financiers ?

En cette rentrée, il y a des milliers de classes privées d’enseignants, 1 000 élèves handicapés ne sont pas scolarisés. La situation de l’enseignement supérieur et de la recherche est honteuse en comparaison des principaux pays développés avec une paupérisation scandaleuse de nos chercheurs, de nos étudiants et de nos meilleurs talents. Quant à la situation de la santé, comment la qualifier ? On meurt aujourd’hui à l’hôpital ! Pourquoi le nouveau Premier ministre consacre-t-il son premier déplacement à un hôpital si c’est pour nous dire qu’il va falloir faire des économies ? Non seulement il ne faut pas réduire les dépenses pour les hôpitaux publics mais il faut un plan pluriannuel, avec des milliards, pour financer les embauches indispensables, la formation des personnels et les investissements matériels qui vont avec.

L’état de nos services publics dégrade de façon insupportable les vies de toutes celles et tous ceux qui habitent notre pays et nourrit la montée de l’extrême-droite. Leur consacrer plus de moyens est indispensable, y compris pour l’économie et pour la compétitivité de la France. La CGT a fait de nombreuses propositions pour trouver les ressources fiscales qui permettraient de le faire. La dette publique s’est creusée en partie à cause des politiques menées par Emmanuel Macron. Sous son mandat, plus de 70 milliards d’euros ont été consacrés à des baisses d’impôts, principalement au bénéfice des plus riches et des grandes entreprises. Réviser une partie de ces décisions contribuerait à redresser les finances publiques.

Pour les mêmes raisons, il y a urgence à augmenter les salaires. Depuis 2020, on constate une dégradation très forte du pouvoir d’achat de tous les salariés. En comparaison avec 2021, le pouvoir d’achat du salaire mensuel médian a perdu 143 euros par rapport à ce qu’il serait si les salaires avaient continué d’augmenter au même rythme qu’avant 2020 : autrement dit, la perte de pouvoir d’achat depuis 2020 a annulé toutes les augmentations de salaire obtenues depuis 2012.

Et il y a un problème spécifique sur les bas salaires, notamment ceux des femmes qui sont beaucoup plus nombreuses à être à temps partiel. Lorsque le Premier ministre espère calmer la colère sociale en annonçant que l’augmentation de 2 % du SMIC attendue pour janvier serait avancée au mois de novembre, il se moque du monde.

Le patronat vous répond que pour distribuer des richesses, il faut les produire, et qu’il faut pour cela mener une « politique de l’offre »

Voilà près de douze ans que les gouvernements successifs ont pratiqué ce qu’ils appellent une « politique de l’offre », avec un coût énorme pour les finances publiques : 170 milliards, voire 220 milliards d’aides aux grandes entreprises.  Cela ne fonctionne pas !

Il faut une politique de relance, augmenter les salaires : c’est de la consommation et c’est un levier de croissance économique. Mais n’oublions pas que c’est le travail, principalement celui des salariés, qui crée les richesses. Autrement dit, pour créer des richesses, il faut des emplois qualifiés ! Ce n’est donc pas en baissant le prix de notre travail qu’on rendra la France plus compétitive, c’est en investissant dans la recherche, dans l’innovation, dans la formation, dans ses infrastructures, dans ses services publics – ce que les entreprises privées, pour leur part, ne font pas assez. L’investissement des entreprises dans la formation professionnelle a baissé depuis dix ans.

En dix ans, Sanofi a reçu un milliard de crédit impôt-recherche, et a divisé par deux ses effectifs de chercheurs ! Ce n’est qu’un exemple. Le crédit impôt recherche coûte 7 milliards par an et la France est un des pays qui a le moins de dépenses de R&D.

La CGT mène campagne pour la production en France d’un véhicule électrique qu’on pourrait vendre à 15 000 euros. Mais pour cela, il faudrait des financeurs, et il faudrait un engagement des grands groupes de l’automobile, Renault et Stellantis. Nissan sait construire ce véhicule au Japon, pourquoi Renault n’est-il pas capable de faire la même chose en France ?

Nos grands groupes, plus internationalisés que dans les pays comparables, considèrent que l’emploi en France n’est pas leur problème. Ils préfèrent supprimer des emplois et distribuer des dividendes plutôt que d’augmenter les salaires, d’investir ou d’assumer leur responsabilité envers le tissu de leurs sous-traitants. L’UIMM (Union des Industries métallurgiques et minières) a annoncé 80 000 emplois supprimés dans l’automobile à l’horizon 2030.

L’État doit rappeler aux grands groupes du CAC40 qu’ils ont des responsabilités sociales. On a besoin d’un État stratège qui s’impose sur les questions industrielles et agisse pour de vraies filières industrielles avec une solidarité entre donneurs d’ordres et sous-traitants, comme en Allemagne, en mettant les entreprises de taille intermédiaire et les PME au centre de notre stratégie.

Le levier majeur est la conditionnalité des aides publiques. France 2030, c’est 35 milliards d’aide à l’investissement des entreprises. Il faut que les aides publiques soient ciblées sur les entreprises qui en ont besoin et conditionnées à des engagements clairs en matière sociale et environnementale. En revanche, les entreprises qui ne jouent pas le jeu ne doivent pas avoir accès aux aides.

Reste qu’en dernière instance ce sont les patrons qui décident si les entreprises vont embaucher, former, investir, ou non. N’y a-t-il pas un problème de pouvoir dans l’entreprise ?

On ne peut pas se satisfaire de la situation actuelle en matière de démocratie sociale dans l’entreprise.

Les luttes sociales, les initiatives des salariés pour élaborer et faire adopter des projets alternatifs aux gestions patronales contribuent de façon importante à la solution des problèmes auxquels la société est confrontée. Quand les entreprises ferment, nous sommes les premiers à nous battre, souvent bien seuls, pour retrouver des repreneurs. Les représentants du personnel défendent l’emploi et l’avenir de moyen long terme de l’entreprise : La Chapelle Darblay, Gardanne, Cordemais, Thales, Axel, ATOS… les expériences porteuses d’avenir abondent mais nous devrions disposer de prérogatives pour faire prévaloir les solutions avancées par les salariés.

Contrairement à ce qu’on entend souvent dire, il n’est donc pas vrai que dans les entreprises les salariés n’auraient plus envie de s’engager. Ce qui les en dissuade en premier lieu, comme l’ont montré les rapports du Défenseur des Droits, c’est la discrimination syndicale, la peur du licenciement. En outre, être représentant du personnel aujourd’hui, c’est mission impossible, il y a un vrai problème de burn out.  Ce n’est pas seulement une question d’aménagements individuels et d’accompagnement des élus, c’est que le mandat est intenable, d’autant qu’il comporte un haut niveau de technicité. Une seule et même personne ne peut pas maîtriser à la fois les enjeux économiques, les enjeux de harcèlement sexuel, de santé, de sécurité au travail, de stratégie économique, d’activités sociales et culturelles…  tout en étant au travail et en étant proche de ses collègues.  Un dirigeant patronal important, Jean-François Pillard, a remis un rapport très critique au nom du comité de suivi des ordonnances travail mises en place au début du précédent mandat d’Emmanuel Macron. Celui-ci a réagi en supprimant le comité de suivi des ordonnances ! Plutôt que de soigner le malade, on casse le thermomètre ! Bravo !

Il faut abroger les ordonnances Macron et les lois El Khomri, ce qui aura entre autres effets de rétablir la hiérarchie des normes en matière sociale. Mais il ne suffira pas de rétablir la situation antérieure.

Il faut que les salariés puissent intervenir sur les orientations stratégiques des entreprises, qu’ils puissent donner des avis conformes (c’est-à-dire que les décisions doivent obligatoirement les prendre en compte) sur les aides publiques pour pouvoir les suspendre si elles ne vont pas là où elles devraient aller, qu’ils puissent donner des avis conformes sur les orientations stratégiques, les investissements, les cessions d’activités. Il faut aussi 50 % de représentants du personnel dans les conseils d’administration, dans les comités d’audit et dans les comités de rémunération.

Au-delà de la représentation institutionnelle des salariés, n’y a-t-il pas un risque, dans le capitalisme financiarisé qui règne aujourd’hui, que le dernier mot reste aux acteurs qui ont le pouvoir de décider de l’utilisation de l’argent : les actionnaires, les banques, les marchés financiers ? Que préconise la CGT en la matière ?

Un domaine de l’action syndicale est de conquérir les moyens de définanciariser l’entreprise, pour en finir avec le Wall Street management. Cela passe par de nouveaux pouvoirs des salariés dans l’entreprise mais aussi par une nouvelle orientation du système financier.

Nous portons par exemple depuis longtemps la proposition d’un pôle financier public (proposition reprise dans le programme du Nouveau Front populaire). Les banques et autres institutions financières publiques constitueraient un réseau, tirant sa cohérence d’une mission commune : mobiliser le crédit et l’épargne au service de l’emploi et d’un développement humain durable. Ils travailleraient en coopération avec la Banque européenne d’investissements et, en France, avec les réseaux mutualistes qui doivent retrouver la vocation sociale et solidaire qui a motivé leur création. L’organisation démocratique des pouvoirs au sein de ces établissements, en particulier BPI France avec son comité national d’orientation et ses comités régionaux d’orientation, leur permettrait d’impulser une réorientation du crédit selon des critères d’efficacité économique (création de valeur ajoutée dans les territoires), sociale (emploi, formation, salaires, conditions de travail) et écologique (économies d’énergies et de ressources naturelles).

Ce pôle financier public jouerait un rôle stratégique pour que le système bancaire et financier apporte sa contribution à une nouvelle industrialisation, et aussi pour avancer les fonds nécessaires à la réparation et au développement des services publics….

 Lu dans Économie et  Politique du PCF, Sophie BINET….

Var - La Seyne sur MER

Formation et Renforcements : deux exigences du moment politique,

 

 

Contribution  de Mr. Christian Barlo

Formation et Renforcements : deux exigences du moment politique,

Ma contribution* se veut courte et part du postulat  suivant : nous ne pouvons pas répondre bien et   complètement aux 3 questions  posées* par le national sans nous regarder dans la glace avant tout et faire le bilan de la qualité idéologique de nos adhérents .IL me semble qu’elle mérite une accélération qualitative dans la prise de conscience collective à tous les étages et dans l’efficacité structurelle du parti.

Ceci étant dit cela ne doit être un préalable* mais une continuité d’action  pour mieux avancer !
 Donc Je veux parler des 2 questions suivantes :

  1.  Formation!
  2. Renforcement !

Comme un être vivant le parti doit veiller à sa santé politique (nombres d’adhérents  et qualités du savoir  idéologique et de vie politique) c’est-à-dire avoir des communistes la tête bien pleine, les idées claires,  avec des objectifs  bien  maitrisées et assimilés.

Comme un  être humain, nous  ne pouvons pas  nous déployer sur les terrains sans avoir compris   les bases du combat  de classe  du PCF : le pourquoi  de ce choix ,  le comment faire et exister  , quand agir, etc..

Une fois posée ces questions qui ont dû déjà trouver quelques échos ou traductions dans nos congrès  respectifs, il s’agit de mon point de vue de nous améliorer, de nous enrichir mutuellement sur ces deux questions existentielles pour notre parti.

1..Sur la Formation :

Tout d’abord Favoriser des aller – retour : Cellules sections : département /région/National sur ces 2 sujets afin de cadrer les débats, mettre en ligne, contrôler et faire des points d’étapes  et  donc donner du sens  et du contenu à ces initiatives

EN conséquence de quoi  et  à chaque étape organisationnelle du parti  il faudrait :

  • Un ou plusieurs animateurs sur le National !
  • Un ou plusieurs référents pour les couples départements / régions !!
  • Un ou plusieurs responsables par section ou cellules. !

En parallèle et avec nos fichiers nationaux et/ou locaux il s’agit de mettre à l’ordre du jour de nos réunions structurelles la nécessité à parler formation, à faire vivre la formation et le renforcement dans nos structures et à faire comprendre lors d’AG ou autres ,l’intérêt à s’enrichir  politiquement et ainsi féconder l’idée du renforcement.

Je sais que ces questions sont traitées mais je voulais qu’elles soient des priorités des priorités ou des réflexes militants puis de déclinaisons en déclinaisons au plus grand nombres d’adhérents

2..Sur le renforcement :

IL s’agit de passer à des actions de conjoncturelles (sans vouloir  vexer) à faire  de cette question, une question centrale et plus pérenne  (comme la formation ) un réflexe  politique permanent .

En effet le renforcement n’est pas l’apanage seulement de quelques militants éclairés mais bien une question nécessaire autant que suffisante du corps communiste.
Le CEN, les FD et les sections doivent en bonne harmonie décider démocratiquement   d’une nouvelle organisation adéquate sur cette question comme sur la formation.

Ma contribution n’a d’autres ambitions que de pointer ces nécessités idéologiques parce que nous savons toutes et tous qu’avec les têtes pleines que les mains et les pieds  des adhérents ou militants suivront !

Lénine disait :

«  Là où il y a une volonté il y a un chemin « 

Albert CAMUS lui disait :

« En vérité, le cheminement importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. »  

 

 

 

National

Retraites : l’imposture du RN

                     

Retraites : l’imposture du RN

 

Les députés du parti de Marine Le Pen ont refusé les amendements visant à abroger la réforme des retraites. Et pour cause, le Nouveau Front populaire souhaitait financer celle-ci en faisant cotiser les plus riches.

L’examen du projet de budget de la Sécurité sociale a à peine commencé en commission des Affaires sociales de l’Assemblée et déjà l’imposture sociale du Rassemblement national se révèle au grand jour.

Les députés de gauche ont déposé plusieurs amendements pour abroger la réforme des retraites. Le vote des élus d’extrême droite a été le même que celui des « Républicains » et des macronistes : non.

Le financement proposé par les élus du Nouveau Front populaire (NFP) pour un retour de l’âge de départ à la retraite à 62 ans : une sur cotisation pour les personnes touchant une rémunération supérieure à deux fois le plafond de la Sécurité sociale (7 200 euros). Ils demandaient aussi la convocation d’une conférence chargée de trouver de nouvelles recettes. Ces amendements répondent à « l’aspiration majoritaire du pays », fait valoir Jérôme Guedj, député PS.

«Un enfer fiscal» disent-ils

« Ce n’est absolument pas aujourd’hui possible d’aller vers une augmentation des cotisations quand on est déjà un enfer fiscal », a justifié Thomas Ménagé, député RN. Un argument en phase avec la majorité dont l’extrême droite est la béquille. Le rapporteur général de la commission, Yannick Neuder (« Les Républicains »), a prétendu que l’abrogation de la réforme des retraites «aggraverait le déficit de près de 3,4 milliards d’euros dès 2025 (…) et de 16 milliards en 2032 ».

Le RN souhaite pour sa part un vote sur l’abrogation de cette réforme des retraites lors de sa niche parlementaire, le 31 octobre. « La balle est dans votre camp» affecte Th. Ménagé

Les amendements socialistes, communistes, écologistes et insoumis visaient à prendre de court le RN, la première niche parlementaire de la gauche étant celle de la France insoumise, le 28 novembre. Le vote du 31 octobre est un casse-tête pour les organisations de gauche. Le PS votera contre; la France insoumise et les Verts n’ont pas encore pris position. Le groupe Gauche démocrate et républicaine est « partagé », a reconnu son président, le communiste André Chassaigne, lors d’une conférence de presse mardi 22octobre. »,

 

Le RN a refusé le retour d’un impôt sur la fortune

 « Certains ne veulent pas faire sauter la digue » contre le RN, rapporte-t-il. « D’autres, dont je suis, pensent qu’on ne peut pas ne pas voter ce texte, considérant qu’il y a une attente dans la population », argumente le député du Puy-de-Dôme, qui dit avoir « longtemps hésité ».

Au-delà du symbole, la proposition de loi de la niche RN ne serait pas examinée au Sénat, faute de groupe pour l’inscrire dans son temps parlementaire. Celle de la France insoumise, elle, devrait être reprise dans la niche du groupe communiste CRCE-K pour poursuivre la navette législative.

L’épisode en commission des Affaires sociales n’est pas isolé. Lors de l’examen du budget de l’État, le Rassemblement national a refusé le retour d’un impôt sur la fortune. Si l’extrême droite se nourrit de la colère contre certaines réformes libérales, elle reste dans l’incantation. Lors des mobilisations contre la réforme des retraites, elle fustigeait les syndicats. Aujourd’hui, le RN refuse de trouver les financements nécessaires en imposant les plus riches.

Face à l’extrême droite, ne rien lâcher !

C’est pied à pied, argument contre argument qu’il faut combattre l’extrême droite. C’est ce que nous tentons de faire chaque jour dans l’Humanité.

Face aux attaques incessantes des racistes et des porteurs de haine, ensemble, faisons porter une autre voix dans ce débat public toujours plus nauséabond.

Gaël de Santis, L HUMANITE du 23 10 2024

 

 

https://www.twitch.tv/lhumanitefr

 

Actualités

Budget 2025  le doute autour de Barnier

                             

Budget 2025  le doute autour de Barnier

« Les députés, écrit Le Monde ont rejeté samedi  la partie recettes du budget 2025, après l’avoir largement modifiée par rapport à la copie du gouvernement, qui se retrouve au pied du mur avant le débat dans l’hémicycle, ce lundi ». Cela ne préjuge pas du vote global mais la signification n’en est pas moins importante.

Le conseil des ministres du jeudi précédent avait validé le projet de M. Barnier. Pas les députés qui l’avaient adopté  en commission et deux ministres qui ont déclaré ne pas le voter en l’état : celui de la justice Didier Migaud et la ministre de  la transition écologique, de l’énergie et du climat, Agnès Pannier-Rusacher.

Pour le président de la commission des finances Eric Coquerel (LFI)« :Les amendements adoptés en commission montrent qu’une autre voie est possible. Ils créent de nouvelles recettes…qui font porter l’effort exclusivement sur les plus aisés, les revenus du capital et les superprofits des grandes entreprises au profit des classes moyennes et populaires. Une autre série d’amendements répond aux besoins des plus défavorisés, du logement et des collectivités locales»…

Plusieurs mesures ont été adoptées par la commission, augmentant la fiscalité des plus riches afin de financer notre contrat social, elles feront l’objet d’un vote en séance plénière. Le principe de faire payer les très riches, donc les très hauts revenus a été maintenu et sera pérennisé, pas éphémère comme prévu initialement par l’exécutif. Ce n’est pas négligeable.

Sauf que si c’est pour rapporter 2 mds sur les 20 mds de recettes nouvelles, c’est absolument dérisoire, en même temps que réduire de 40 mds les dépenses publiques c’est excessif et récessif. Pas pour tout le monde.

Les 500 milliardaires ont doublé leurs patrimoines en 5 ou 6 ans, portés à 1220 mds. Les taxer chaque année de 3%  rapporterait 36 mds. Un impôt climatique sur la fortune   15 mds. Il y a bien d’autres sources.

Au  total le NFP propose 49 mds de recettes  nouvelles sans hausse d’impôts sur les classes moyennes et populaires ce qui permet de réduire les dépenses publiques prévues. Ce que les partisans de Macron, Barnier, la droite et l’extrême-droite n’entendent pas cautionner car contraire à leurs dogmes: « Tout pour le capital, le reste au travail». Mais il y a parmi leurs députés.es beaucoup d’interrogations, des refus qu’il leur faudra assumer devant les citoyens.es.

Les amis de Ciotti et le RN mais aussi d’autres macroniens et LR dans l’exécutif  parlent de « faire la grève de l’impôt… ils veulent la suppression de l’ADEME chargée de la transition écologique, du CESE, conseil économique social et environnemental ou encore de l’Autorité de régulation des communications, la fin du statut des intermittents du spectacle et celle de la taxe sur les logements vacants, ils veulent aussi réduire le coût de l’Aide médicale d’Etat… « préférence nationale », bien sûr !

Pourvu que « l’effort sur les dépenses publiques soit considérable»  comme le disait  J-Ph Tanguy (RN) qui parlait de 25 mds de dépenses publiques liées à l’immigration et aux collectivités territoriales. Ils font partie des austéritaires, ne leur en déplaise. Le problème c’est qu’ils réussissent à l’esquiver, à donner le change.

Ils ne comptent pas soutenir la gauche mais ils disent qu’il leur suffit de surveiller Barnier pour qu’ils se déterminent au cas par cas, fiers de posséder un double des clés du camion.

Comme le dit Sylvie Binet, «le monde  du travail va devoir  passer à la caisse, il a déjà payé !» en ciblant la catastrophe des 40 mds que l’exécutif veut supprimer dans les services publics. Impensable. Pour les emplois, les salaires, les retraites, le niveau de vie, les protections sociales, les droits…

Et l’on nous ferait payer les privilèges donnés avec notre argent, aux grands patrons,  par ceux qui nous gouvernent et qui nous ont trompés ?

Il serait temps que les payeurs se fassent respecter. Macron nous a menti mais il n’est pas le seul, ce n’est qu’une figure d’un système libéral fondé sur la toute-puissance de l’argent et sur la manière de se le procurer et de le gérer.

Vaste question qu’une majorité, élue démocratiquement, paraît il, s’efforce de ne pas mettre en débat mais de perpétuer en divisant les peuples en deux grandes familles: les possédés et les possédants, ces derniers étant ultra minoritaires autant qu’ultra-riches. Et inversement.

On n’a jamais été aussi incertains quant à notre avenir et à celui de nos enfants. Ce n’est pas une raison pour désespérer. Bien au contraire.

Juste une coïncidence.

 

René Fredon

National

Budget 2025 : comment la droite et l’extrême droite ont refusé 60 milliards de recettes fiscales

Les élus de la commission des Finances ont rejeté le volet recettes du projet de budget 2025, qui avait été fortement amendé en mettant à contribution les grandes entreprises et les contribuables les plus riches. Quant au premier ministre, il menace de brandir le 49.3.

Patatras ! Les 36 heures de travail de la commission des Finances sur le volet recettes du budget sont parties au rebut, samedi 19 octobre. Ses députés ont rejeté par 29 voix contre 22 cette partie du projet de loi qu’ils avaient pourtant fortement amendée… dans le bon sens. Grâce au travail parlementaire, la taxe sur les hauts revenus (250 000 euros annuels par personne ou 500 000 euros annuels pour les couples) proposée par le gouvernement devait être rendue pérenne. Le prélèvement forfaitaire sur le capital devait passer de 30 à 33 %.

L’« exit tax », pour mettre à contribution les personnes qui établissent leur domicile fiscal hors de France, devait être renforcée. Une taxe sur les superprofits devait être instaurée, qui aurait pu rapporter 15 milliards d’euros en mettant à contribution les entreprises réalisant 750 millions d’euros de chiffre d’affaires et ayant réalisé un profit qui dépasse de 1,25 fois les profits annuels sur la période.

127 amendements

Les fonds du crédit d’impôt recherche installé sous François Hollande devaient perdre 1,5 milliard d’euros sur les 8 qui lui sont consacrés en n’étant plus attribués au secteur de la finance et de l’assurance. Toutes les communes devaient pouvoir désormais appliquer une majoration de 60 % sur la taxe foncière des résidences secondaires. La fiscalité sur les rachats d’action devait être alourdie, passant de 8 à 30 %. Les multinationales devaient se voir taxer sur les bénéfices qu’elles réalisent en France. La contribution des grandes entreprises du secteur maritime devait doubler.

Au total, les 127 amendements ont été votés parfois avec le RN, parfois avec une partie du camp présidentiel. Ils devaient, selon le président de la commission des Finances, Éric Coquerel, rapporter 60 milliards d’euros, sans toucher aux classes moyennes et populaires. « Un grand nombre ont permis de transformer profondément le texte initial dans un sens positif et « NFP-compatible » », s’était félicité le député insoumis.

Sur le même thème

Comptes publics coulés par sept ans de macronisme : à l’Assemblée, une commission d’enquête pour y voir plus clair

« Cela montre qu’il est possible de faire autrement. On a réorienté la fiscalité sur les ultra-riches. De plus, on a réussi à enlever les taxes sur l’électricité et les ponctions sur les collectivités », a abondé le député communiste Nicolas Sansu. Mettant en cause les 62 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches et aux grandes entreprises accordés par la Macronie en 2023, Éva Sas, du groupe Les Écologistes, a salué les « avancées, qui vont dans le sens de la justice sociale et de la restauration des recettes de l’État pour financer nos services publics ».

« Marine Le Pen est présidente du conseil de surveillance »

Cette belle moisson est donc partie en fumée, grâce à une conjonction de voix macronistes et « Les Républicains » avec, comme c’est le cas depuis 2022, le secours des députés Rassemblement national. Même s’il sauve la mise du gouvernement Barnier, le RN, qui a toutefois voté les amendements visant à réinstaurer un impôt sur la fortune, fait mine d’être dans l’opposition.

Le député RN Jean-Philippe Tanguy met ce vote sur le compte de « l’attitude du gouvernement et des partis de la majorité qui (…) ne veulent rien négocier » avec les oppositions. Un appel du pied, en quelque sorte, pour la suite du parcours législatif. « Le gouvernement est sauvé par le RN, comme à chaque fois. Cela montre que Marine Le Pen est présidente du conseil de surveillance », souligne Nicolas Sansu, pour qui « cela clarifie les choses ».

Sur le même thème

« Contre-budget » du RN : le projet austéritaire, xénophobe et anti-écologique de l’extrême droite passé au crible

Tandis que le ministre de l’Économie, Antoine Armand, a pris « note du rejet par la commission des Finances de l’Assemblée nationale d’un budget qui aurait conduit au matraquage fiscal de nos concitoyens », Michel Barnier, qui a précisé dimanche 20 octobre dans les colonnes du JDD ne pas exclure d’utiliser le 49.3 pour faire adopter le budget, a pour sa part haussé le ton : « L’effort dont chacun doit prendre sa part ne peut pas se transformer en concours Lépine fiscal. »

Le projet de loi de finances va maintenant poursuivre sa navette parlementaire, arrivant en plénière ce lundi, dans la version rédigée par le gouvernement Barnier. Si, dans l’Hémicycle, les députés repoussaient à nouveau la partie recettes, « le texte sera transmis au Sénat dans son état initial », a alerté en commission Charles de Courson, rapporteur général du budget. « Cela veut dire que l’Assemblée nationale, qui a le pouvoir de la souveraineté nationale, ne pourra pas influencer ce texte », s’inquiète-t-il.

La version du Sénat, où dominent « Les Républicains », dont le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, était encore jusqu’en septembre le président de groupe, pourrait revenir à l’Assemblée plus austéritaire encore que la copie du gouvernement.

Actualités, International

Pour une politique migratoire d’accueil et de solidarité

 

Pétition femmes migrantes

 

 

Déclaration de la CIMADE :Pour une politique migratoire d’accueil et de solidarité

 

Nous, associations, collectifs de personnes exilées, collectivités accueillantes et syndicats, faisons part de notre vive préoccupation quant aux intentions du gouvernement Barnier en matière d’immigration. Après le feuilleton de la loi sur l’asile et l’immigration, nous nous opposerons à toute nouvelle dégradation des droits des personnes exilées en France et continuerons à défendre une politique migratoire d’accueil et de solidarité. 2 octobre 2024

 

A peine nommé, le Gouvernement fait de l’immigration son cheval de bataille et multiplie les annonces outrancières et dangereuses. Le ministre de l’Intérieur a déjà annoncé réunir les préfets « des dix départements où il y a le plus de désordre migratoire pour leur demander d’expulser plus, de régulariser moins ».

 

Nous dénonçons cette représentation mensongère des migrations : non, il n’y a pas de désordre migratoire, ni de crise migratoire. Nous assistons à une crise de l’accueil et de la solidarité, et une mise en danger des personnes exilées par des politiques de restriction et d’exclusion dont les gouvernements successifs se font les champions. Collectivement, nous revendiquons la régularisation des personnes sans-papiers, la protection des mineur·es non accompagné·es, le respect de la dignité et des droits humains.

Le ministre de l’Intérieur a annoncé vouloir remettre en cause l’Aide médicale de l’État (AME). La santé des personnes exilées est à nouveau instrumentalisée pour venir alimenter des considérations de politique migratoire. Nous  rappelons que l’AME est un dispositif de santé, essentiel pour l’accès aux soins des personnes et qu’elle répond à des enjeux de santé publique. A ce titre, cette politique publique se décide au ministère de la Santé.

Nous nous inquiétons de voir nos gouvernant·es s’approprier la rhétorique d’extrême droite basée sur l’appel d’air et les dépenses incontrôlées, pourtant largement pourfendue par nombres d’études et rapports récents.

Enfin, nous alertons sur le fait qu’environ un quart des bénéficiaires de l’AME sont mineur·es,  il est intolérable de vouloir priver des enfants de l’accès aux soins.

 

Rien ne sera épargné aux personnes issues de parcours d’exil. Le gouvernement envisage même une nouvelle loi sur l’asile et l’immigration pour promouvoir des mesures pourtant censurées par le Conseil constitutionnel en début d’année. Ceci, à l’heure où nous constatons déjà les premières conséquences dramatiques de la loi promulguée le 26 janvier 2024.

 

Ce gouvernement s’est lui-même placé sous la tutelle de l’extrême droite et a choisi de faire des personnes exilées le bouc-émissaire de tous les maux. Ses propositions s’inscrivent dans l’intensification du climat de peur pesant sur les personnes étrangères, et plus généralement sur toutes les personnes victimes du racisme.

 

Le programme est clair : restrictions des droits, criminalisation des migrations et des personnes solidaires, répression des personnes exilées, enfermement à tout-va.

 

Dans sa déclaration de politique générale devant l’Assemblée nationale ce mardi 1er octobre, le Premier ministre a annoncé vouloir « lutter contre le racisme » et traiter le sujet de l’immigration avec dignité, mais il se contredit aussitôt en prévoyant d’augmenter la durée maximale légale de rétention, d’empêcher les personnes exilées de franchir les frontières, et en faisant peser sur elles toutes les suspicions.

 

En revanche, Michel Barnier ne remet à aucun moment en question les déclarations inquiétantes du ministre de l’Intérieur. Nous dénonçons l’orientation du gouvernement, et rappelons notre attachement à un État de droit qui respecte les personnes et les considère avec humanité, pas comme des indésirables.

Nous, associations, collectifs de personnes exilées, collectivités accueillantes, et syndicats, appelons à mettre fin à cette obsession migratoire xénophobe et dangereuse, et à respecter les droits de chaque personne, indépendamment de sa nationalité, de son origine, de sa religion, de son orientation sexuelle et de genre.

Nous appelons chacun·e à la vigilance et à la solidarité, à continuer à soutenir et à participer aux actions, comme les luttes des travailleur·ses Sans Papiers pour leur régularisation. Nous resterons mobilisé·e·s contre tout nouveau coup porté au respect des droits et à la dignité des personnes étrangères.

 

Signataires

Organisations nationales :

Ah Bienvenue Clandestin·es ! / Assemblée Citoyenne des Originaires de Turquie  – L’ACORT / Les Amoureux au ban public / Anafé / ANVITA / Ardhis / Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) / ATTAC / CCFD-Terre Solidaire / CGT / La Cimade / CNAJEP / CRID / Dom’Asile / Emmaüs / FCTR / Femmes Egalité / FSU / Gisti / Grdr – Migrations-Citoyenneté-Développement / Humanity Diaspo / J’Accueille / LDH / Ligue de l’Enseignement /  Limbo / Madera / Médecins du Monde / MIF / Mouvement de la Paix / MRAP / On Est Prêt / Organisation de Solidarité Trans (OST) / Oxfam / Pas Sans Nous / Patrons Solidaires / PLACE Network / Planning Familial / Polaris 14 / RAAR / Réseau Féministe « Ruptures » / RESF / Ripostes, pour une coordination antifasciste / SAF (Solidarités Asie France) / Singa / SOS Racisme / Thot / UEE / Union syndicale Solidaires / UniR Universités & Réfugié.e.s / Utopia 56 / Visa – Vigilance et initiatives syndicales antifascistes / Watizat / Weavers

  • Organisations locales :

Association Bretillienne des Familles / AMPB-Accueil Migrants Pays Bigouden / ASTI Les Ulis / Accueil Réfugiés Bruz / L’Auberge des migrants / Bienvenue Fougères / Centre social Accueil Goutte d’Or / Collectif Ile-de-France Bouge ta Pref / Collectif Migrants 83 / Collectif pour le Respect des Droits des Étrangers – 93 (RDE93) / COPAF / Droit à l’Ecole / Fédération Etorkinekin Diakité / Fontenay Diversité / Forum Social des Quartiers – Rennes le Blosne / Grigny Solidarité Palestine / Groupe accueil et solidarité (GAS) / L’Hirondelle de Martigné-Ferchaud / Intercollectif : Coordination Sans-Papiers 75, CSPM, CSP 17e / L’IOSPE – InterOrga de soutien aux personnes exilées de Rennes / LDH Section d’Arles / LDH de Martigues / LDH – Pays de Rennes / Maison de l’Hospitalité de Martigues / Migrants en Bretagne Romantique – QMS / Pantin Solidaire / Paris d’Exil / Plouër Réfugié-e-s / La Pourtère / Réseau Territoires Accueillants 35 /  RESF 75 / Rosmerta (Avignon) / Solidarité Jean Merlin / Solidarité sans papiers Creil / Soutien Migrants Redon / Tous Migrant / UD CGT 35 / Un Toit c’est Un Droit Rennes / VIAMI Val d’lle-Aubigné Accueil Migrants / La Vigie de la Laïcité 13