Nouvelle mobilisation pour Retrait du projet de retraite et pour améliorer le système actuel

Jeudi à 10 h30 l’intersyndicale (CGT, FO,FSU, SUD-Solidaire, la CFE-CGC) appelle à une nouvelle manifestation place de la Liberté à Toulon ainsi qu’à Draguignan même heure.

 La suspension de la grève illimitée, la plus longue de notre histoire, n’a nullement entamé  le soutien majoritaire du peuple favorable au retrait du projet gouvernemental, ni la détermination des salariés en lutte pour son retrait.

Une centaine de varois (syndiqués, encartés ou non) ont partagé l’appel émanant de membres du Conseil économique, social et environnemental (CGT, FSU, PCF, économistes atterrés) exigeant le retrait du projet gouvernemental et proposant de ne pas en rester au statu quo mais d’améliorer le système actuel. Certes fragilisé par des “réformes” libérales successives et par les politiques de bas salaires, de précarisation et de chômage qui pèsent sur les recettes mais qui reste le meilleur au monde.

Lundi, à l’initiative de Paul Huttl (PCF), d’Hervé Fachino, président de l’INDECOSA-CGT et de Gérard Olivier CGT-Educ ont tenu une conférence de presse où les divers participants ont pu exprimer le sens de leur engagement pour cet appel :

Le financement est la bataille centrale

Cette pétition vise à ouvrir le débat sur une autre réforme, celle-là progressiste, en vue d’améliorer notre système solidaire.

 Il faut dépenser plus pour les retraites. C’est souhaitable. C’est possible. Le financement est la bataille centrale. Notre société est riche. Elle produira 1,6 à 2 fois plus en 2040 qu’en 2000. Elle produisait 4 fois plus, hors inflation, en 2000 qu’en 1960. Sur ces deux périodes, c’est un progrès plus rapide que celui du nombre de retraités rapportés aux actifs.

 A partir de ce constat, la pétition propose cinq mesures qui visent :

 

1/ à faire contribuer les revenus du capital (entreprises, banques, ménages),

2/ à moduler les taux de cotisation patronale pour développer l’emploi, les salaires, les   qualifications…

3/ à développer les services publics du 3è âge, la prise en charge du 4 âge et la perte d’autonomie,

4/ à remettre la démocratie au centre du système de gestion des retraites

5/ unifier le système vers le haut en élargissant les avancées sociales des régimes spéciaux  et particuliers à l’ensemble des métiers.

Le débat entre tous les acteurs doit avoir lieu.

La politique ne saurait se faire en dehors des contenus et la discussion doit viser des alternatives de progrès social. Pas de compromis à n’importe quel prix qui n’apporte rien.

Les partis et forces politiques sont utiles au mouvement social dans la mesure où ils  formulent des propositions cohérentes. Il ne suffit pas d’affirmer des objectifs sociaux, souvent louables, sans dire comment les atteindre, avec quels moyens et quels pouvoirs démocratiques.

Converger est une nécessité mais proposer un débouché politique de transformation sociale ne peut que procéder d’une mobilisation de plus grande ampleur.

Pour que les colères contre les injustices ne butent plus sur le sentiment d’impuissance, ni sur des délégations de citoyenneté incertaines voire illusoires, ni sur du repli sur soi, il

est temps d’amplifier le mouvement citoyen, de libérer l’initiative populaire, l’intervention des gens les plus concernés par les régressions sociales et les enjeux écologiques.

Pour les retraites c’est tout le monde. Le rôle des partis qui se réclament de la transformation sociale, n’est-il pas de contribuer à l’essor du mouvement social et citoyen, d’être à son écoute et à son service, pour concevoir l’avenir et agir ensemble ?

Face à un pouvoir sur la défensive, il y a là urgence d’un débat à ouvrir et d’une expérience à vivre.

René Fredon

http://www.appelretraites.fr

 

– https://framaforms.org/appel-retraites-pour-une-reforme-de-progres-social