Appel des élus communistes seynois ,Au nom de l’ADECR (Association départementale des élus Communistes et republicains ) ..

 

La crise sanitaire actuelle, qui a révélé l’ampleur des inégalités sociales en France et dans le monde, nous place face à d’immenses défis dont les élus locaux doivent se saisir de toute urgence malgré l’approche d’un déconfinement qui ne règle absolument rien.

Les élus communistes seynois lancent ainsi un appel à rompre avec les choix libéraux qui provoquent, sous couvert de cette pandémie, une violente régression sociale.

L’heure est venue de tourner radicalement la page d’un néolibéralisme dont la nocivité s’est aiguisé durant cette crise et de prendre le pouvoir sur la finance pour mobiliser l’argent dans le sens de la satisfaction des besoins des populations, à hauteur des inégalités criantes.

Face à de tels enjeux politiques, les élus communistes seynois dénoncent le caractère particulièrement grotesque de la proposition des candidats adverses à l’élection municipale, qui réclament un prélèvement à hauteur de 20% des indemnités des élus pour financer des opérations de solidarité.

La démagogie de cette proposition passe très mal pour les communistes qui  minimisent  sans cesse le délit de solidarité de l’Etat, dont les politiques d’austérité fabriquent l’inégalité sociale empêchant les communes de répondre aux besoins fondamentaux de leurs habitants !

Il n’est pas vraiment digne de candidats à l’élection municipale de se défausser du vrai débat politique en brandissant l’étendard caritatif quand aucun d’eux ne s’oppose clairement au démantèlement des missions de la puissance publique, garante de la solidarité et de l’égalité républicaine pour toutes et tous !

Les élus communistes, qui sont les seuls à reverser leurs indemnités à leur Parti, n’ont aucune leçon de solidarité à recevoir de la part de ceux qui accompagnent l’étranglement financier des communes !
Il est donc purement populiste de cantonner le débat à la sphère municipale au lieu de s’attaquer au modèle économique libéral.

Des mesures d’urgence peuvent immédiatement être prises en faveur du pouvoir d’achat pour les salariés qui perdent 16% de leur salaire, pour les personnes âgées, les étudiants ou les familles fragilisées : blocage des prix des produits de première nécessité; gel des loyers et des factures; salaire maintenu à 100% en chômage partiel; allocation de solidarité pour les plus pauvres.

Refusons de renflouer les banques ou les grands groupes privés en prévoyant une taxation dissuasive sur le versement de leurs dividendes, renonçons à l’exonération fiscale des ultrariches, interdisons tous les licenciements !

Devant l’urgence sanitaire, créons une Sécurité sociale du XXIe siècle, avec un remboursement intégral des soins, un service public de santé renforcé, une gestion par les travailleurs eux-mêmes afin de permettre à chacune et chacun de nos Seynois d’être dignement soigné·e.

La solidarité ne se décrète pas à des fins électoralistes !