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La Seyne : Dorian Munoz, le nouveau maire RN ,Face à une ville humiliée et exigeante !

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                                                                                             La Seyne : Dorian Munoz, le nouveau maire RN ,Face à une ville humiliée et exigeante

 

L’installation ce samedi du nouveau maire RN de La Seyne et du 1er conseil municipal ont été marqués d’une ambiance tendue, difficilement contenue chez les vainqueurs venus nombreux d’où ont surgi quelques huéees.

C’était à craindre, dès le 1er tour, le score de Munoz atteignait les 35,3%, conséquence de l’éclatement de la liste LR dès les premiers jours de sa prise de fonction en 2020, duel entre carrièristes Nathalie Bicais et son 1er adjoint, Jean-Pierre Colin qu’elle a écarté avant de manquer aux règles de gestion et de devenir inéligible.

Deux listes s’étaient présentées, de la même équipe d’une droite toujours très divisée, le jeune militant RN de 34 ans encore inconnu il y a six ans, débarquait à La Seyne après avoir fait ses classes au sein de l’appareil comme assistant parlementaire. Une aubaine, bien entouré il n’allait pas manquer d’absorber une partie des électeurs.ices déçus pendant ces six ans de gâchis aux frais des contribuables.

 

A lire les interventions des deux candidats LR têtes de liste sortants se maintenant au 2e tour, on se demande pour qui roulent-ils ? L’avocat du groupe Minnitti, Bernard Pin, a adressé  à Munoz« ses félicitations républicaines et lui souhaite « sa réussit  Rien que ça. Il est allé jusqu’à féliciter les nouveaux élus d’avoir débarrassé le conseil municipal de ceux qui tenaient des propos outranciers. J’espère des débats apaisés»

Que de courbettes et de respect envers l’extrême-droite qui tisse sa toile et dont on connait les origines et les objectifs ? Pas forcément tous les abstentionnistes et déçus de tous les « politiques »En la matière de …Ciotti à Nice n’en manque pas, de respect, qui vient de détrôner son ami de trente ans devenu macronien, ce n’est pas un perdreau de la dernière couvée. Ciotti a rejoint sans aucun complexe, les inconditionnels de Trump. Retailleau, son successeur, n’est pas très loin, sur le social, le climat, la haute finance, les services publics et leurs dotations, la paix et le chaos mondial que l’on vit très mal.

 

A la Seyne, au lieu de reconnaître leur bilan des plus médiocres et leurs divisions incessantes autant que négatives, les deux candidats de droite ont persisté à se maintenir, c’est donc créer les conditions qu’aucun ne puisse gagner, chacun le sait. C’est un règlement de comptes, personne ne parle de « barrage républicain » il leur a suffi d’inverser leurs responsabilités et d’accepter les désistements même à contre cœur.

Ce qu’avait demandé le socialiste OlivierAndrau à la liste de Stéphane Sacco, (soutenue par le PCF, le MRC, l’Après, la GRS, Debout et Génération S) après avoir contribué à la division à gauche dont il aurait voulu être le leader.

 

Le RN n’en demandait pas tant pour arriver nettement en tête au 1er tour et y croire au second. Avant de semer la haine, en finir avec l’assistanat, comme ils disent, tout en servant les ultra-riches et en votant les baisses des dotations des collectivités locales !

Bien entendu, le maire a tenu un discours de circonstance très convenu « l’avenir se construira ensemble » « je serai le maire de tous »…» l’apparatchik, pur produit du parti lepéniste-père se la joue « humilité d’abord » et faire très attention au langage et à l’attitude

Souriante et décontractée… »Pourquoi ne pas essayer le RN ?»  Titrait V-M en fin de campagne. La banalisation, ça aide. D’où qu’elle vienne.

 

Le maire n’a pas tardé d’annoncer qu’il allait faire passer la police municipale de 64 à 70 agents, histoire de nous rappelé que la sécurité c’est leur premier souci. Il va même s’en occuper personnellement…les immigrés – leurs ascendants et leurs descendants- ont de quoi s’inquiéter et pas qu’à La Seyne. Car les nouveaux locataires de l’Hôtel de Ville veulent absolument que ce soit les origines ethniques qui créent les incivilités et les trafics de drogue et pas la pauvreté qui y fait des ravages  Ce sera au menu du prochain conseil municipal.

A Saint-Denis dans la banlieue nord de Paris, Bally Bagayoko le nouveau maire LFI élu au 1er tour s’entend insulter sans limites sur le média du milliardaire Bolloré mais pas que, la peau noire du maire et son appartenance à LFI déclenchent la haine de ceux qui se disent « patriotes » et nient leur racisme et leur xénophobie. Le maire de Saint-Denis a porté plainte. Le mal est profond

 

En tout début de séance samedi, Stéphane Sacco a fait une intervention  pertinente  et courageuse (1), prenant acte de la victoire du RN «dans un jour pas comme les autres…nous faisons face à un basculement grave, lourd de conséquences pour notre ville, pour son histoire, pour son avenir. » signifiant au maire que « nous serons une opposition sans concession. Une opposition ferme, déterminée, et vigilante à chaque instant.»

Même basculement en faveur à Six-Fours du RN au détriment de la droite qui en dit long sur son emprise en France et plus encore dans le Var, département militaire et sociologie des nouveaux entrants qui expliqueraient la droitisation et maintenant l’extrême-droitisation, la cherté de la vie, du logement notamment et les politiques ultra-libérales imposées aux populations les plus fragiles.

Il n’y a pourtant aucune fatalité à ce que la gestion d’un pays, d’un département, d’une ville ou d’un village ne dépende que, théoriquement, des choix décidés par les élus en relation avec les  investisseurs, commerces, agriculteurs, services, entreprises, banques privées,…les collectivités locales pouvant jouer un rôle induisant la participation des contribuables aux choix d’une commune, d’un quartier, d’une communauté.

Dans quelle société voulons-nous vivre ? Pourquoi cette résurgence de ce qu’ont vécu nos grands-parents en Europe dans les années 1930-1945 ? Et comment éviter le pire?

 

René Fredon

 

(1) https://www.pcflaseyne.fr/seyne-conseil-municipal-du-28-03-2026-intervention-du-groupe-dopposition-alternative-progressiste/

National

Municipales 2026 et Abstentions !

                                                                                                                 Daniel Gaxie ,Professeur émérite à l’université Paris I-Panthéon-Sorbonne

L’abstention électorale enregistrée lors des élections municipales de 2026 s’inscrit dans un mouvement de progression régulière engagé depuis plusieurs décennies.

Des records d’abstention ont été battus en 2022 pour les législatives et en 2021 pour les départementales et régionales. S’agissant des municipales, le record remonte à 2020, avec 55 % au premier tour, quand l’explosion d’une pandémie angoissante dissuadait de se rendre dans un lieu public.

Mais avec 43 % d’abstentions au premier tour, les élections de 2026 marquent une progression par rapport à celles de 2014 (36,5 %). Si l’on ajoute les électeurs qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales (6 % du corps électoral selon l’Insee), près d’un citoyen sur deux ne s’est pas déplacé pour élire le maire et le conseil municipal de sa commune.

L’abstention progresse également pour l’élection présidentielle, mais à des niveaux plus faibles : 26 % au premier tour en 2022, pas très loin du record de 2002 (28 %), à comparer avec les 15 % des années 1970. Seules les élections européennes font exception, avec une tendance à la baisse depuis 2009, mais à des niveaux élevés (encore 48,5 % en 2024).

Jusqu’à la fin des années 1970, les écarts des niveaux d’abstention entre les divers types d’élections étaient limités : 15 % pour les présidentielles, 20 % pour les législatives et 25 % pour les municipales. La plupart des électeurs votaient à toutes les élections. Ces écarts se sont accrus, allant par exemple de 26 % pour le premier tour de la présidentielle de 2022 à près de 67 % pour les départementales et régionales de 2021.

Un nombre croissant d’électeurs, notamment parmi les plus jeunes, estiment que seule la présidentielle est importante et mérite que l’on se déplace, alors que les autres scrutins sont secondaires et peuvent être négligés. Tel qui s’abstient aux municipales votera à la prochaine présidentielle. L’abstention progresse, mais elle est surtout intermittente.

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Le sentiment du devoir électoral s’est un peu émoussé, spécialement chez les plus jeunes, mais il n’a pas pour autant disparu : au premier tour des municipales de 2026, dans les 19 300 communes où il n’y avait qu’une seule liste, du même coup assurée d’être élue, 59 % des électeurs ont participé au scrutin.

L’abstention résulte d’une perte d’attractivité de l’ensemble des élections aux yeux d’un nombre croissant d’électeurs qui appartiennent plutôt aux catégories les moins politisées. Pour un ensemble complexe de raisons, seule la présidentielle constitue une relative exception. Une partie significative de l’abstention résulte aussi de négligences dans la réinscription sur les listes électorales d’une partie de ceux qui ont changé de domicile, par défaut d’intérêt, de temps ou d’information.

La perte d’attractivité des élections est en relation avec la progression de sentiments de défiance à l’égard de la politique. Ce phénomène est complexe et plus ambigu que ne le suggèrent les enquêtes commerciales et les commentaires courants. Les arguments invoqués pour justifier les critiques sont très divers mais, pour les catégories les plus abstentionnistes, ils reposent principalement sur la perception d’une incapacité des politiques à trouver des remèdes aux multiples difficultés de leur vie quotidienne.

La montée de l’abstention est donc fondamentalement une conséquence de la progression du chômage, de la pauvreté, de la précarité, de l’insuffisance du pouvoir d’achat, des fins de mois difficiles, des sacrifices, des difficultés de logement et des régressions des services publics qui frappent surtout les ouvriers, les employés, une partie des catégories intermédiaires et des retraités.

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Les catégories populaires ont toujours été plus abstentionnistes, mais toutes les enquêtes montrent que les écarts avec les privilégiés se sont accrus, spécialement pour les plus vulnérables, moins qualifiés, chômeurs, précaires, issus de l’immigration, handicapés et femmes cheffe de famille monoparentale. Ces difficultés touchent aussi les plus jeunes, qui sont les plus exposés au chômage, aux difficultés de trouver un emploi en rapport avec leurs qualifications, à la précarité, aux stages non rémunérés, aux bas salaires et à l’impossibilité d’accéder au logement personnel.

Les mêmes causes produisent les mêmes effets et les interminables polémiques autour des votes des motions de censure, de l’adoption du budget ou de la composition des listes électorales n’ont évidemment pas dissipé la défiance politique.

Le seul élément véritablement nouveau réside dans la généralisation du mode de scrutin proportionnel avec des listes paritaires bloquées. Elle a privé les électeurs des communes de moins de 1 000 habitants du pouvoir d’ajouter ou de rayer des noms et affaibli l’attractivité de cette élection particulière.

Les plus « petites » communes sont toujours les plus mobilisées, mais c’est dans leurs rangs que l’abstention a le plus progressé.

 

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Seyne , conseil Municipal du 28 03 2026 :Intervention du Groupe d’opposition Alternative Progressiste 

 

La Seyne le 28 mars 2026  ,Intervention du Groupe d’opposition Alternative Progressiste   ,Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les élus Mesdames, Messieurs

 

Ce jour n’est pas un jour comme les autres. Aujourd’hui, dans cette assemblée, nous ne prenons pas simplement acte d’une alternance politique. Nous faisons face à un basculement grave, lourd de conséquences pour notre ville, pour son histoire, pour son avenir.

Oui, le Rassemblement national a remporté cette élection, la démocraties a parlé. C’est un fait. Mais ce fait ne doit jamais devenir une fatalité, ni un blanc-seing.

Car ce résultat ne dit pas tout. On constate la division profonde de la droite sortante, qui a ouvert un boulevard à l’extrême droite. Il ne dit pas les renoncements, les calculs, les alliances implicites qui ont rendu possible ce que beaucoup pensaient encore impensable. Il ne dit pas, enfin, que des milliers d’habitantes et d’habitants de cette ville ont choisi une autre voie — la nôtre — celle de la justice sociale, du lien et de la mixité sociale, de la solidarité et de la dignité républicaine.

Rappelons-le clairement : un électeur sur cinq a fait le choix de notre liste. Un électeur sur cinq nous a accordé sa confiance, parfois malgré les vents contraires. Nous avons des comptes à rendre. Ce soutien est puissant, il nous oblige, il nous donne une légitimité pleine et entière pour porter une voix forte dans ce conseil. Nous nous y engageons avec notre équipe Alternative Progressiste.

Mais à vous, Monsieur le Maire, et à votre majorité, Nous voulons être parfaitement clair : nous serons une opposition sans concession. Une opposition ferme, déterminée, et vigilante à chaque instant.

Nous serons une opposition de combat, nous serons là chaque fois que vous chercherez à opposer les habitants entre eux.

Nous serons là chaque fois que vous fragiliserez le tissu associatif, qui fait battre le cœur de notre ville.

Nous serons là chaque fois que vous porterez atteinte aux agents municipaux, à leur dignité, à leur engagement. Le service public pour nous ne se négocie pas.

Nous serons là chaque fois que vous tenterez de banaliser des idées qui fracturent, qui excluent, qui stigmatisent.

Nous ne vous laisserons rien passer.

Parce que derrière vos discours, nous savons ce qu’il y a : une vision de la société qui trie, qui hiérarchise, qui désigne des boucs émissaires au lieu de répondre aux vrais problèmes. Une vision qui affaiblit la République au lieu de la servir.

Et permettez-moi ici de rappeler d’où nous venons. La Seyne-sur-Mer n’est pas une ville comme les autres. Elle est une terre ouvrière, forgée par le travail et les luttes des chantiers navals, une ville qui a vu des générations d’ouvriers construire, produire, se battre pour leurs droits et pour la dignité. C’est une ville marquée par un engagement politique fort, profondément ancré dans les valeurs de solidarité et de progrès social. Ce passé n’est pas une nostalgie : c’est une boussole. Et nous refusons qu’il soit effacé, détourné ou trahi.

Et dans cet héritage, il y a aussi un pilier essentiel : les services publics. Car une ville ne tient pas seulement par ses discours, mais par ce qu’elle garantit concrètement à ses habitants. Les écoles, les crèches, les centres sociaux, les équipements culturels et sportifs, les services de proximité, les agents qui les font vivre au quotidien — tout cela constitue le socle de l’égalité et de Fraternité républicaines. Nous le disons avec force : nous serons aux côtés de celles et ceux qui font vivre ces services publics. Nous nous opposerons à toute tentative de les affaiblir, de les privatiser, de les rendre inaccessibles. Défendre les services publics, c’est défendre la dignité de chacune et chacun, partout.

Dés le prochain conseil municipal lors de l’examen du budget notre vigilance sera accrue. Comment les députés RN peuvent à l’assemblée voter pour la baisse des dotations des communes et vous localement annoncer la baisse des impôts locaux et mener à bien vos projets ? C’est une forme de schizophrénie politique.

Et ne vous y trompez pas : notre opposition ne sera pas seulement une opposition de mots. Elle sera une opposition de terrain, une opposition au contact des habitants, une opposition qui construit, qui propose, qui rassemble.

Car notre responsabilité est immense. Dans une période de trouble, de colère, parfois de désespoir, nous devons être à la hauteur. Nous devons être des vigies. Nous devons être des combattants. Mais nous devons aussi être des porteurs d’espoir.

À celles et ceux qui doutent, à celles et ceux qui ont voté pour vous par colère ou par lassitude, nous disons : nous ne vous abandonnons pas. Nous continuerons à défendre vos droits

Et à celles et ceux qui pensent que tout est joué, que l’histoire est écrite d’avance, nous disons : le combat ne fait que commencer.

Oui, nous sommes entrés dans une nouvelle période. Une période où il faudra du courage. Du courage pour résister, pour combattre. Du courage pour proposer. Du courage pour rassembler.

Alors aujourd’hui, dans ce conseil municipal, nous prenons un engagement solennel : nous serons une opposition farouche, vigilante et fidèle à nos valeurs. Nous ne céderons rien. Nous ne reculerons pas. Nous porterons la voix des Seynoises et des Seynois . Et nous porterons, sans relâche, l’exigence d’une ville plus juste, plus solidaire, plus humaine.

Parce que La Seyne mérite mieux que la peur.

Parce que La Seyne mérite mieux que la division.

Parce que La Seyne mérite la République, pleinement, dignement, et pour toutes et tous.

Liberté Égalité Fraternité

Je vous remercie.

Stéphane Sacco

Brigitte Cheinet

Cédric Turco

Florence Guaddacha

Contact : Stéphane Sacco 06 74 25 20 22

Brigitte Cheinet   06 87 74 09 88

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Le bourbier iranien des États-Unis    et l’échec de la mémoire stratégique

Le bourbier iranien des États-Unis et l’échec de la mémoire stratégique

                                      Par Léon Hadar,  publié le 24 Mars 2026 par Vendémiaire in Etats-Unis, Moyen Orient-Asie Mineure

 

Il y a une frustration particulière à jouer les Cassandre à Washington.

Vous passez trois décennies à écrire des livres intitulés « Quagmire» et « Sandstorm » , vous avertissez dans magazine après magazine, tribune après tribune, que l’implication compulsive de l’Amérique dans la politique du Moyen-Orient produirait un jour une catastrophe qu’elle aurait elle-même engendrée — et puis vous assistez, en temps réel, au déroulement de l’opération Epic Fury, exactement comme annoncé.

Les bombes s’abattent sur Téhéran. Des soldats américains meurent au Koweït et en Arabie saoudite. Le détroit d’Ormuz est bloqué. Les marchés pétroliers s’effondrent. Et l’establishment de la politique étrangère qui a entraîné les États-Unis dans cette guerre s’affaire déjà à rédiger les arguments qui expliqueront pourquoi ils n’y sont pour rien.

« Les paradigmes de politique étrangère ont la vie dure », écrivais-je dans la préface de « Quagmire »  en 1992. J’ignorais alors qu’ils étaient immortels.

Soyons clairs sur ce qui s’est passé. Les États-Unis et Israël, estimant que la position affaiblie de l’Iran après des années de sanctions, la guerre de 12 jours de 2025 et l’effondrement de ses alliés régionaux offraient une opportunité stratégique, ont lancé près de 900 frappes au cours des 12 premières heures de ce qu’ils ont baptisé Opération Epic Fury, le 28 février 2026.

Les justifications avancées changeaient presque quotidiennement. Les responsables de l’administration Trump ont fourni des explications contradictoires, allant de la nécessité d’éviter une menace iranienne imminente à la prévention des représailles après une attaque israélienne attendue, en passant par la destruction des capacités de missiles, la prévention du développement de l’arme nucléaire, la sécurisation des ressources naturelles de l’Iran et la réalisation d’un changement de régime.

Lorsqu’un gouvernement ne parvient pas à s’entendre sur un casus belli unique, c’est généralement parce qu’aucun d’eux n’est pleinement honnête. Ce qui est honnête, c’est le prix déjà payé.

Une seule frappe de drone iranienne contre une base au Koweït a coûté la vie à six militaires américains. Des soldats américains ont également été tués en Arabie saoudite, et six aviateurs ont péri dans le crash d’un avion ravitailleur KC-135 dans l’ouest de l’Irak – une attrition lente et ingrate qui accompagne inévitablement le déploiement de forces dans une région qui ne les souhaite pas.

La guerre a perturbé les transports et le commerce internationaux, interrompu le trafic aérien au Moyen-Orient et contraint les navires à dévier leurs routes pour éviter le détroit d’Ormuz et la mer Rouge. Avec plus de 3 000 navires immobilisés, le golfe Persique est devenu un immense parking pour les bateaux attendant une solution à l’arrêt quasi total du trafic dans le détroit.

Voilà la facture qui arrive quand la stratégie américaine est externalisée à Jérusalem.

Je n’emploie pas cette expression à la légère. Le ministre omanais des Affaires étrangères et principal médiateur, Badr bin Hamad Al Busaidi, a déclaré après le début des hostilités que les négociations nucléaires progressaient et que la guerre américano-israélienne contre l’Iran n’était qu’une tentative de réorganiser le Moyen-Orient en faveur d’Israël.

Cette évaluation a été renforcée par des informations selon lesquelles des diplomates du Golfe ont affirmé que les intermédiaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner agissaient dans l’intérêt d’Israël pour faire pression sur les États-Unis afin de provoquer une confrontation militaire.

Pendant ce temps, le Premier ministre israélien Netanyahu, apparemment « de plus en plus inquiet » quant à la réussite des négociations, a rencontré Trump pour faire pression en faveur d’une action militaire, au moment même où la diplomatie montrait des signes de reprise.

Le schéma est familier. C’est le même scénario qui a précédé l’invasion de l’Irak en 2003 : une voie diplomatique délibérément sabotée par ceux qui voulaient la guerre, et une administration américaine trop engagée idéologiquement, ou trop désorientée stratégiquement, pour résister.

L’ironie est presque insoutenable. Cette administration est arrivée au pouvoir en partie grâce à une promesse de modération — la promesse de faire passer les intérêts américains avant tout, de mettre fin à l’ère de la construction nationale et des guerres sans fin.

Et pourtant, nous voici face au plus important déploiement militaire américain au Moyen-Orient depuis l’invasion de l’Irak, avec deux groupes aéronavals, des bombardiers furtifs B-2 et environ les deux tiers de la flotte AWACS de l’armée de l’air déployés dans le cadre de l’opération Epic Fury. Ces ressources sont mises à rude épreuve, ce qui affaiblira considérablement la capacité opérationnelle américaine sur tous les autres théâtres d’opérations mondiaux, y compris dans le Pacifique, où se joue la véritable compétition stratégique de ce siècle.

C’est là la blessure stratégique la plus profonde infligée ici, et elle est auto-infligée. La Chine a condamné la guerre. La Russie s’est abstenue de défendre l’Iran à l’ONU. Mais Pékin observe avec un vif intérêt la consommation des forces militaires américaines dans le Golfe persique, l’effondrement de sa crédibilité politique dans le monde musulman et les bouleversements des marchés de l’énergie qui affectent bien plus les alliés des États-Unis que la Chine, laquelle achète du pétrole iranien de toute façon.

Le président chinois Xi Jinping n’a pas eu besoin de tirer un seul coup de feu pour tirer une valeur stratégique énorme de l’opération Epic Fury.

L’establishment de la politique étrangère à Washington, bien sûr, ne sera pas d’accord. Il soutiendra que le programme nucléaire iranien devait être détruit, que la fenêtre d’opportunité était étroite et que la faiblesse invite à l’agression. Tous ces arguments méritent une réponse.

Le programme nucléaire iranien, comme l’a reconnu l’AIEA elle-même, ne présentait aucune preuve d’un programme d’armement nucléaire structuré au moment des largages de bombes – même si les niveaux d’enrichissement étaient préoccupants et la transparence insuffisante. Plus important encore, l’argument selon lequel une solution militaire au problème nucléaire serait viable ignore trente ans d’expérience : les bombes ne modifient pas le comportement d’un régime.

La situation évolue grâce à des compromis politiques, des incitations économiques et le travail de longue haleine de la diplomatie. L’Iran est peut-être militairement affaibli aujourd’hui. Mais ce qui nous attend ensuite – la succession du Guide suprême Ali Khamenei, la reconstitution du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), la colère populaire désormais mêlée à la fureur nationaliste – représente un problème bien plus complexe que celui que nous pensions résoudre.

C’est là l’essence même de ce que j’ai appelé, dans « Tempête de sable » , « le désengagement destructeur » — le pire des scénarios, où l’Amérique est trop impliquée pour ignorer la région, mais trop impulsive et idéologiquement confuse pour la gérer avec sagesse.

Une véritable stratégie de désengagement constructif aurait été différente : renforcer les canaux diplomatiques à Oman, faire pression sur Israël pour qu’il accepte des contraintes en échange de garanties de sécurité, travailler avec les partenaires européens à un cadre nucléaire crédible et reconnaître que le régime iranien – aussi répressif soit-il – était plus dissuasif que menaçant pour l’existence même de l’Iran.

Au lieu de cela, l’administration a laissé les angoisses israéliennes, les ambitions néoconservatrices et l’instinct du président pour la confrontation théâtrale faire s’effondrer un processus diplomatique qui, selon le médiateur principal d’Oman, progressait en réalité.

Le 20 mars, Trump a laissé entendre qu’il envisageait une sortie de crise, écrivant que les États-Unis étaient «sur le point d’atteindre leurs objectifs» et qu’il envisageait de « réduire progressivement » leurs efforts militaires. On espère que cette décision est sincère et non une simple pause avant une nouvelle escalade. Mais une « réduction progressive » ne constitue pas une stratégie.

Le détroit d’Ormuz demeure un point de passage contesté. L’identité du successeur de l’Iran reste inconnue. Les milices irakiennes et libanaises observent attentivement ses prochains mouvements. L’équilibre régional, déjà instable, a été davantage déstabilisé par l’assassinat de Khamenei et le flou d’une guerre sur plusieurs fronts que personne ne maîtrise pleinement.

J’écris sur l’enlisement des États-Unis au Moyen-Orient depuis 1992. Je regrette profondément de m’être trompé. Les tombes des soldats américains et les visages des civils iraniens ensevelis sous les décombres ne donnent pas raison à ceux qui, pendant des décennies, ont prédit que ce moment arriverait.

                                                                        Ils sont simplement le prix d’une culture politique qui refuse d’apprendre de ses erreurs.

Les paradigmes de la politique étrangère ont la vie dure. Mais s’il reste quelque chose de la sagesse stratégique américaine, la leçon de l’opération Epic Fury doit être retenue avant que la prochaine crise ne soit orchestrée : le Moyen-Orient ne récompense pas les croisés.

Cela n’a jamais été le cas. Et aucune puissance aérienne ne saurait remplacer un engagement patient, guidé par les intérêts de la nation et d’une grande rigueur diplomatique, engagement que Washington a toujours refusé d’entreprendre. La tempête de sable persiste. Nous l’avons nous-mêmes provoquée.

 

Cet article a été initialement publié sur Global Zeitgeist de Leon Hadar et est republié avec son aimable autorisation. Abonnez-vous  ici.

 

 

Actualités, Var - La Seyne sur MER

Municipales : les vainqueurs ont gagné !

 

Municipales : les vainqueurs ont gagné !

 

Une heure à peine après la fermeture des bureaux de votes des grandes villes, les leaders de la plupart des partis de gauche, du centre, de droite et au-delà se sont vite dépêchés.es d’occuper les plateaux de télé pour nous dire leur satisfaction des résultats du 2è tour plus positifs que prévus.

 

Ce n’était pas l’euphorie pour tout le monde mais le soulagement de conserver «sa» mairie ou de la conquérir, là où les pronostics n’étaient pas évidents.

 

Paris, Marseille et Lyon, nos trois plus grandes villes, conservent leur majorité de gauche

 

A Marseille, 2è ville de France, nos voisins, le printemps marseillais et son leader Benoit Payan ont nettement battu Franck Allisio, proche de Bardella. A Nîmes, c’est le communiste Vincent Bouget à la tête d’une liste de gauche qui bat le maire sortant et le candidat RN.

A Nice, E. Ciotti, nouveau maire parrainé par le RN a appelé les électeurs LR à le suivre…

 

La ville de Toulon était une prise particulièrement convoité par le RN, sa candidate, la députée L. Lavalette, porte-parole du groupe à l’assemblée nationale, était arrivée en tête au 1er tour avec 42,05%. Elle a été nettement battue au second tour par la maire sortante Josée Massi, droite sans étiquette avec 29,54%, qui a bénéficié du désistement ou du retrait des quatre autres listes. Il n’y avait que 58% de votants et pas de fusion de listes.

 

A La Seyne, le RN Dorian Munoz, jeune apparatchik de 34 ans, assistant parlementaire, devient maire de cette ville ouvrière symbole, longtemps dirigée par un maire communiste issu de la Résistance jusqu’aux années 1980 où la désindustrialisation a fait des ravages. Des municipalités de droite prendront le pouvoir local, jusqu’au retour d’une gauche de plus en plus fragile.

 

Les divisions originelles de la droite seynoise sortante au pouvoir en 2020 se sont avérées inconciliables. Celles des gauches refusant l’union dès le 1er tour ont sabordé une occasion de rassembler à gauche Seynoises et Seynois pour construire une majorité  progressiste et écologiste gagnante. Les divisions ne mobilisent pas. Le pire est arrivé.

 

A Six-Fours le député RN Boccaletti a détrôné de justesse le maire LR Vialatte. Il serait un enfant de chœur. L.Lavalette était venue le soutenir à Six-Fours trois jours avant, en termes chaleureux : «vous avez là un candidat extraordinaire, infatigable, une machine de guerre, un militant acharné… ». Sa biographie mérite quelques précisions.

 

A Draguignan le député RN, P.Schreck, a été mis en échec par le maire sortant R.Strambio obtenant 50,64%. L’avocat député et dépité, parle de déposer un recours, «ils ont lâché les chiens» avance-t-il. Tiens, tiens…à suivre. Le champagne sera pour plus tard.

 

De toute manière, même si le RN n’a pas réussi tout ce qu’il comptait gagner, on ne peut contester son avancée générale notamment dans le Nord-Pas-de-Calais et dans le sud-méditerranéen qui va se traduire en nombre de maires, de conseillers municipaux et communautaires. Et inversement pour les partis de gauche, LFI comprise, il y en aura moins. Mais il y a aussi  des reconquêtes en faveur des partis traditionnels dont leur

Raisons d’être c’est de répondre aux besoins urgents de leurs concitoyens que l’extrême-droite ignore : les logements sociaux, les services publics, l’action populaire à travers les associations et les syndicats.

 

Ce qui ne peut s’obtenir que par les luttes et par la conscience de ce qui, par exemple, prend des proportions insoutenables au Moyen-Orient depuis près d’un mois : la guerre américaine irresponsable qui s’étend, sans mandat de personne, pour massacrer les peuples d’Iran, du Liban en plus de Gaza et des Etats concernés par les conséquences économiques énormes qui nous affectent déjà.

 

Ce qui met les Français.es les plus modestes et les collectivités locales à rude épreuve. Tandis que la guerre russe en Ukraine s’éternise.

 

Nous ne disons pas que ce sont les maires de France qui sont en charge de la paix aux quatre coins du monde mais il ne leur est pas interdit de savoir qu’un chef d’Etat américain puisse par sa force militaire, enlever ou assassiner d’autres chefs d’Etat et décider d’annexer des territoires selon ses propres intérêts, au mépris du droit international ?

 

Or nous savons que les maires d’extrême-droite soutiennent les intentions et les actes de Trump, ils en parlent très rarement. Ils ne sont nullement apolitiques et font beaucoup de bruit à propos des immigrés qu’ils veulent expulser, « la France aux Français » en dit assez long. Ils sont en osmose avec leur mentor qu’ils ont été félicités.

 

Une autre page se tourne, on connaît la prochaine élection, la plus décisive. Aux plus jeunes  de relever les défis alors que le capitalisme n’a plus de souffle.

 

Protégeons la planète et osons le pluralisme, le partage, la justice sociale et les solidarités

 

 

 

René Fredon

 

 

 

 

 

 

 

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Municipales 2026 : le PCF fait front contre le Rassemblement national et célèbre sa victoire à Nîmes…

L’HUMANITÉ: Municipales 2026, le PCF fait front contre le RN…

Récit Municipales 2026 : le PCF fait front contre le Rassemblement national et célèbre sa victoire à Nîmes…

Hors des métropoles, les têtes de liste PCF ont souvent affronté des candidats d’extrême droite au second tour. Principal succès : Nîmes, avec Vincent Bouget. En banlieue, les communistes conservent, entre autres, Villejuif et Vitry-sur-Seine.

Forte de ses 150 000 habitants, Nîmes devient la première ville communiste de France et deuxième ville communiste d’Europe derrière Graz en Autriche. © Gabriel BOUYS / AFP

La géographie communiste change, à l’issue de ce second tour des élections municipales. Forte de ses 150 000 habitants, Nîmes devient la première ville communiste de France, devant Montreuil, et deuxième ville communiste d’Europe derrière Graz en Autriche.

À la tête d’une liste d’union de la gauche, Vincent Bouget (PCF) l’emporte dans le chef-lieu du Gard devant le député européen RN et ex-maire de Beaucaire Julien Sanchez. Leurs scores respectifs étaient, selon les estimations Ifop dont nous disposons à l’heure où nous écrivons ces lignes, de 40,6 % et 38 %. La liste du maire sortant de droite Jean-Paul Fournier flanche à 21,4 %. Cette victoire est d’abord le fruit d’une plus forte participation avec une hausse de 6 à 7 points par rapport au premier tour.

Des premiers tours déjà remportés face au RN

Hors des grandes métropoles, le PCF affrontait le Rassemblement national (RN) ou d’autres formations d’extrême droite dans plusieurs villes. En Isère, avec 58,62 %, Amandine Demore est reconduite, face au candidat RN Enzo Billon (27,3 %). À Aubagne, le candidat soutenu par les communistes, Jean-Pierre Squillari, arrache la victoire avec 36,28% des voix, l’emportant face au RN (33,71 %), et à la droite sortante (30,01 %). Gaby Charroux, maire de Martigues, est réélu avec 44,14 % des voix face au candidat d’extrême droite Emmanuel Fouquart (35,05 %). Edith Pugnet est reconduite, dans les Pyrénnées Orientales, à la tête de Cabestany.

PCF : 250 maires élus au 1ᵉʳ tour et personne n’en parle….

Des premiers tours avaient déjà été remportés face à l’extrême droite comme à Saint-Amand-les-Eaux (Fabien Roussel, 51,06 % contre 22,85 % pour Éric Castellain) ou à Méricourt (Fabrice Planque, 57,15 %, contre 42,85 % pour Laurent Dassonville), à Avion (Jean Létoquart, 66,99 %, contre 25,77 % pour Joël Bernard).

Tous les combats contre l’extrême droite n’ont pas été gagnés. À Vierzon, un candidat proche de Reconquête succédera à Corinne Ollivier, maire communiste qui ne se représentait pas. Yannick Le Roux s’impose dans cette ville du Cher avec 46,86 %, contre Maryvonne Roux (39,36 %), à la tête d’une liste d’union de la gauche. À Lillers, Raphaël Eraldi bat la communiste Carole Dubois de 161 voix dans le Pas-de-Calais.

À Montargis (Loiret), malgré l’union réalisée au second tour, le communiste Bruno Nottin reste derrière l’extrême droite de seulement 59 voix : Côme Dunis obtient 33,89 % des voix (29,47 % au premier tour), contre 32,28 % pour l’union de la gauche (18,08 % au premier tour ; une autre liste de gauche avait fait 15,38 %). LR, qui dirigeait jusqu’alors la mairie, fait 31,56 % des voix.

Le PCF reconduit à Ivry, Villejuif, Sevran

Le PCF s’était fixé des ambitions, grâce aux listes d’union de la gauche qu’il conduisait. Mais à Arles, Nicolas Koukas trébuche et ne parvient pas à battre le maire sortant Patrick De Carolis. La France insoumise n’avait pas appelé à voter pour l’union, bien qu’elle ne pouvait pas se maintenir au second tour. Au Havre, Jean-Paul Lecoq trébuche face au maire et ancien premier ministre Édouard Philippe.

Le député communiste progresse de 2 700 voix entre les deux tours, passant de 33,25 % au premier tour à 43,76 % ce dimanche. Édouard Philippe passe, lui, de 43,76 % à 47,64 % voix (+ 2 684 voix). Le RN, avec seulement 11,08 % des suffrages, perd 2 117 voix et 4 points sur le premier tour.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, les résultats dans les agglomérations n’étaient pas encore tous connus. À Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou, fort de son bon résultat au premier tour, a été reconduit avec 53,17% des voix. Villejuif devait conserver son maire, Pierre Garzon (autour de 46 % des voix). Azzédine Taïbi, étiqueté PCF, est reconduit à Stains, avec 52,8 % des suffrages. À Nanterre, Raphaël Adam l’emporte, tout comme Sonia Figuères à Malakoff. À Sevran, Stéphane Blanchet, présenté par le PCF, est réélu avec 48,7% des voix. Olivier Sarrabeyrouse, maire de Noisy-le-Sec, est reconduit avec 46,75 % des voix. Fatah Aggoune obtient 49,33 % des suffrages à Gentilly (Val-de-Marne).

Dans des duels face à LFI, les communistes perdent de 25 voix à Vénissieux et l’emportent avec 46 % des voix à Vitry-sur-Seine. À Corbeilles-Essonnes, l’apparenté communiste Bruno Piriou, maire sortant, a été battu par Samira Kefti (divers-droite).

2ᵉ tour des municipales 2026 : ce qu’il faut retenir à gauche

Le PCF à la tête de 2,5 millions d’habitants avant ce scrutin

Au premier tour, le PCF avait conservé Fontenay-sous-Bois, avec Jean-Philippe Gautrais (55,5 %), Grigny, avec Philippe Rio (65,8 %), élu meilleur maire du monde en 2021 par la City Mayor Foundation. Autres succès : David Queiros (51,07 %) à Saint-Martin-d’Hères (Isère), Charlotte Blandiot-Faride (60,85 %) à Mitry-Mory, Stéphanie Daumin (58,34 %) à Chevilly-Larue, Denis Öztorun (63,03 %) à Bonneuil, Mathieu Gallois à Saran (50,07 %), Laurent Belsola à Port-de-Bouc (70,48 %)…

Des passages de témoins se sont bien passés. Hélène Cillières, qui remplace avec succès (62,41 %) Marie-Hélène Amiable à Bagneux (Hauts-de-Seine), Virginie De Carvalho (63,9 %) ; qui remplace François Assensi à Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis). Au total, 250 villes avaient été remportées dès le premier tour, faisait valoir le PCF la semaine dernière.

Cela n’a pas empêché des pertes au premier tour, comme à Fleury-Mérogis, Villerupt, Rive-de-Gier (Loire). À Harfleur (Seine-Maritime), l’extrême droite a ravi la mairie de 10 voix. Au second tour, Champs-sur-Marne passe à droite, Maud Tallet, s’inclinant, avec 40,33% des voix face au candidat de droite Michel Colas (41,14 %), à la faveur du maintien de la liste insoumise (18,52%).

Avant ce scrutin, le PCF était à la tête de près de 700 communes administrant 2,5 millions d’habitants. Avec ses 7 000 conseillers municipaux, il disposait du troisième réseau d’élus derrière « Les Républicains » et le Parti socialiste. Une position qu’il devrait conserver au lendemain de ce second tour.

Publié le 22 mars 2026.   Mis à jour le 22 mars 2026 à 23:40

Gaël De Santis

L’HUMANITÉ aux côtés de celles et ceux qui luttent !

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Invasion terrestre, blocus, passage en force du détroit d’Ormuz…

L’HUMANITÉ: Invasion terrestre, passage en force du détroit d’Ormuz…


Invasion terrestre, blocus, passage en force du détroit d’Ormuz… Donald Trump veut mettre un terme à la guerre en Iran selon ses conditions

Le président des États-Unis est prêt à l’escalade militaire avec l’Iran malgré les risques sécuritaires et économiques mondiaux. Le site Axios indique le milliardaire pourrait envisager une opération contre l’île stratégique de Kharg. Une fuite en avant inquiétante.

Quatre sources proches du dossier expliquent que Donald Trump « ne peut pas mettre fin à la guerre, du moins selon ses propres conditions, tant qu’il n’aura pas brisé l’emprise de l’Iran sur le trafic maritime dans le détroit » alors les prix mondiaux de l’énergie ne cessent d’augmenter.
© Aaron Schwartz – Pool via CNP/ZUMA-REA

Donald Trump s’entête dans sa guerre au Moyen-Orient. Lancé dans un engrenage avec le bombardement mercredi 18 mars, du gisement gazier offshore de South Pars, partagé entre Téhéran et le Qatar, le président des États-Unis et le premier ministre israélien laissent planer le doute sur une possible invasion terrestre. Le milliardaire républicain et son administration envisageraient d’occuper ou de bloquer l’île de Kharg, en Iran, afin de faire pression sur ce pays pour qu’il rouvre le détroit d’Ormuz.

Le site d’information Axios révèle cette hypothèse, ce vendredi. Quatre sources proches du dossier expliquent que Donald Trump « ne peut pas mettre fin à la guerre, du moins selon ses propres conditions, tant qu’il n’aura pas brisé l’emprise de l’Iran sur le trafic maritime dans le détroit » alors les prix mondiaux de l’énergie ne cessent d’augmenter. Pour un haut responsable de l’administration à Axios, « S’il doit s’emparer de l’île de Kharg pour y parvenir, cela se fera. S’il décide de mener une invasion côtière, cela se fera. Mais cette décision n’a pas encore été prise ».

Ciblé l’île de Kharg

De nombreux militaires restent sceptiques sur une telle opération. À environ 25 kilomètres au large des côtes iraniennes et une cinquantaine de la ville de Bouchehr, l’île est lieu stratégique pour Téhéran car elle constitue son principal terminal pétrolier avec de grands réservoirs et des installations portuaires reliés aux champs pétroliers du sud-ouest du pays. 90 % des barils de bruts iraniens transitent par Kharg pour être exportés majoritairement en direction de la Chine.

Une telle opération ne serait pas lancée immédiatement et nécessiterait davantage de troupes. L’arrivée de deux groupes d’assaut amphibies, et celle, très probable, au Koweït, d’au moins une brigade d’assaut aérien de l’US Army indique que le scénario est clairement envisagé. « Il nous faut environ un mois pour affaiblir davantage les Iraniens par des frappes, prendre l’île et s’en servir pour les négociations », a déclaré une source proche de la Maison Blanche.

Guerre au Moyen-Orient : « Les belligérants ne ciblent plus seulement une armée mais aussi les écosystèmes dans une logique de dissuasion »

Le général Olivier Kempf pointe les risques d’un tel choix : « les côtes iraniennes, montagneuses, permettent de se cacher facilement. L’armée peut lancer des drones aérien et naval, des micro-vedettes extrêmement rapides, des mini-sous-marins, des missiles antinavires. Téhéran a disséminé des capacités de tir à travers un territoire qui est immense et ils disposent encore des stocks de missiles et de dizaines de milliers de drones qui leur permettent de tenir dans la durée. Le régime iranien joue sa survie, s’est préparé à cette guerre ».

Le contre-amiral à la retraite Mark Montgomery interrogé par Axios, se pose la question de la pertinence d’une telle opération. cette mission pourrait « exposer les troupes américaines à un niveau de risque inutile compte tenu des avantages incertains. Si nous saisissons l’île de Kharg, ils fermeront le robinet de l’autre côté. Ce n’est pas comme si nous contrôlions leur production pétrolière », note-t-il. Trois sources ont également précisé qu’une autre option pourrait consister à imposer un blocus naval et à empêcher les pétroliers d’atteindre l’île. Les juristes du Pentagone auraient même été « consultés pour donner leur avis sur la légalité de telles mesures potentielles », explique Axios.

Trump s’en prend à l’Otan

Trois semaines après le début de l’offensive illégale d’Israël et des États-Unis en Iran, Donald Trump semble prêt à tout pour débloquer le détroit d’Ormuz. Le dirigeant s’en est pris une nouvelle fois aux membres de l’Alliance atlantique qui refusent de rejoindre sa coalition. Le milliardaire a critiqué les membres de l’Otan pour ne pas avoir proposé de navires de guerre afin d’aider à patrouiller cette voie navigable stratégique. Dans un nouveau message publié, vendredi, sur les réseaux sociaux, il a déclaré : « Sans les États-Unis, l’OTAN N’EST QU’UN TIGRE DE PAPIER ! (…) ils se plaignent des prix élevés du pétrole qu’ils sont contraints de payer, mais ne veulent pas aider à ouvrir le détroit d’Ormuz, une simple manœuvre militaire qui est la seule raison de ces prix élevés. C’est si facile pour eux, avec si peu de risques. LÂCHES, et nous nous en SOUVIENDRONS ! ».

Echec de sa stratégie militaire, démission de son responsable du contre-terrorisme, blocage du détroit d’Ormuz… Donald Trump s’enlise dans sa guerre contre l’Iran

Lors du sommet européen qui a débuté jeudi 19 mars, le président Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un « cadre onusien » pour une future mission visant à sécuriser la navigation dans le détroit d’Ormuz une fois que les armes se seront tues, estimant que cela « pourrait aider ».

Devant cette escalade majeure et le risque sécuritaire mondial, la diplomatie française a démontré encore ses limites. Plutôt que de condamner l’engrenage et la guerre illégale menée par Washington et Tel-Aviv en Iran et au Liban, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a appelé « le régime iranien doit se résoudre à des concessions majeures et à un changement radical de posture permettant (…) la coexistence pacifique de l’Iran avec son environnement régional ».

Lors d’un échange téléphonique, entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi et Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique du président français Emmanuel Macron, Pékin a interpellé la France pour « travailler ensemble » à une résolution du conflit. « Malgré les difficultés, la voie juste pour sortir de la crise reste le dialogue et la négociation. », a affirmé Wang Yi.

Publié le 20 mars 2026     Vadim Kamenka par L’Humanité

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Var : rien n’est joué!

 

                                                                                                                                                           Var : rien n’est joué ! Un sursaut républicain se dessine pour barrer la route au RN

 

Avec ses 7 députés sur 8, le RN confirme dans le Var son implantion nationale. Il peut conquérir des villes dont Toulon, La Seyne, Six-Fours, La Garde….où ses candidats sont devant les remplaçants des sortants ou du maire comme c’est le cas à Six-Fours de peu, ce qui ne veut pas dire que le match est plié.

La gauche, par ses divisions, n’a pas atteint les niveaux espérés. Le RN continue d’absorber une  partie des électeurs LR et de ses cadres. Leur ancien président Ciotti a crée un micro-parti agrégé au RN, il devance, à Nice, Estrosi passé chez Macron, en même temps que Falco et Muselier. Ciotti n’a pas pour autant gagné.

 

A Toulon, H.Falco avait battu, en 2001, le FN d’alors au bilan désastreux puis il avait été réélu trois fois au 1er tour ! En 2020, il avait obtenu 61,3% des exprimés et 19 072 voix, avec 69,33% d’abstentions ! Énorme. Dimanche dernier, L.Lavalette a obtenu 42,1% et

24 696 voix, avec davantage d’exprimés et tout de même 42,05 d’abstentions

 

Les deux listes de droite qualifiées, issues de celle de Falco, J. Massi et M. Bonnus ont totalisé 45,05% et 26 574 voix, soit plus de 3 % et plus de 2 000 voix que la candidate RN. Le sénateur Bonnus s’est immédiatement désisté pour sa co-listière maire sortante.

 

Magali Brunel, tête de la liste de gauche PS-PCF-Ecologistes…ne s’est pas qualifiée au second tour, (8,32%), elle a exprimé la volonté de sa liste de contribuer concrètement par le vote à battre l’extrême-droite. La candidate LFI Isaline Cornil a obtenu 3,82% ? Il n’y aura pas de conseillers municipaux de gauche.

 

La politique n’est pas de l’arithmétique, il reste que des deux candidates finalistes, la candidate RN, qui avait laissé de côté son étiquette, ne peut compter sur aucun désistement.  Elle a essayé de compromettre celui qu’elle appelle si facilement « Michel «  Bonnus pour en faire un allié  proche en même temps qu’elle cherche à faire passer Josée Massi pour « une socialiste qui trahit son camp» ?! Tous les coups sont permis.

 

Dans son dernier tract, elle est au comble du ridicule : « je veux saluer mes concurrents et notamment Michel Bonnus pour sa belle campagne auprès des Toulonnais. Je connais l’attachement sincère que ses équipes et ses électeurs ont envers Toulon et à nouveau je veux leur tendre la main. » 

 

On mesure la démagogie manipulatrice de la « catho-traditionnaliste » née dans un milieu royaliste d’extrême-droite et ses engagements politiques au FN à la faculté de Bordeaux,  admiratrice de J-M Le Pen le négationniste anti-sémite qu’elle vénère toujours ainsi que ses méthodes musclées dont elle est imprégnée. Le GUD, groupe union défense, elle connaît. Il a été dissous en juin 2024 mais ses militants restent très actifs, à peine plus discrets.

 

Et elle pourrait devenir maire de notre ville ? Impensable mais pas impossible.

 

Elle aime tellement Toulon… mais elle sent aussi très bien que le barrage des républicains toulonnais authentiques peut et va, on l’espère, lui couper la conquête d’une grande ville que ses prédécesseurs FN avaient de surcroît mis à sac il y a 30 ans.

 

  1. Lavalette ne pense qu’à conquérir la ville, qu’elle n’habite même pas, elle est en mission pour gagner par n’importe quels moyens et atteindre un palier pour mieux conquérir l’Etat et y faire régner le néo-fascisme qu’on subit déjà, grâce à leur modèle américain dont elle ne parle pas en ces circonstances. Elle soutient le gangster de la Maison-blanche et son acolyte israëlien.

 

Raison suffisante pour que le plus possible de citoyens.es attachés à nos valeurs républicaines s’expriment et prennent la mesure de l’enjeu politique qui dépasse la dimension communale, indissociable d’un contexte guerrier des plus inquiétants, sur tous les plans dont le financement des collectivités locales.

 

A La Seyne, deuxième ville du Var, dont la maire LR, Nathalie Bicais avait été inéligible. Le candidat RN Dorian Munoz est en tête avec 35,30% et 8 332 voix, il devance le maire remplaçant Joseph Minniti, 15,91% et 3754 voix et un adjoint Cheik Mansour 13,25% et  3127 voix.

 

Seule la liste de gauche de Stéphane SACCO, 11,93%  a été qualifiée et se maintient audacieusement, les trois listes de gauche, certes en recul, représentent néanmoins près de 30% des exprimés. Encore faut-il une gauche unie. Comment se désister pour une droite très libérale et divisée pendant 6 ans, dès le début de son dernier mandat ce qui a fait le lit du RN ?

Les Seynois.es peuvent éviter le pire et s’unir dans le seul vote crédible pour barrer la route aux néo-fascistes ultra-libéraux, complices des criminels de guerre.

 

L’extrême-droite décomplexée est un danger existentiel.

 

 

René Fredon

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Echec de sa stratégie militaire, démission de son responsable du contre-terrorisme, blocage du détroit d’Ormuz… Donald Trump s’enlise dans sa guerre contre l’Iran

L’HUMANITÉ: Echec de la stratégie militaire de Donald Trump…

Analyse

Echec de sa stratégie militaire, démission de son responsable du contre-terrorisme, blocage du détroit d’Ormuz… Donald Trump s’enlise dans sa guerre contre l’Iran

Le détroit bloqué par Téhéran symbolise l’échec de la stratégie militaire du président états-unien. Le responsable du contre-terrorisme de son administration démissionne, dénonçant le « mensonge » quant à une menace imminente iranienne.

Pourtant, le secrétaire d’État, Marco Rubio, a lui-même justifié l’engagement de Washington par un soutien « préventif » à Tel-Aviv, qui avait décidé de lancer une guerre contre l’Iran. © REUTERS/Kylie Cooper

Enlisé dans une guerre qui ne produit pas lePs effets attendus, incapable de justifier auprès de l’opinion publique sa décision, isolé sur le plan diplomatique, Donald Trump doit désormais affronter une première défection au sein de l’appareil d’État : Joe Kent, responsable du contre-terrorisme, a rendu publique sa décision dans une lettre adressée directement au locataire de la Maison-Blanche et rendue publique sur les réseaux sociaux.

Il y affirme notamment que l’Iran ne représente pas une « menace imminente » pour les États-Unis. « C’est un mensonge, assène-t-il. Au début de ce mandat, de hauts responsables israéliens et des personnalités influentes des médias américains ont mené une campagne de désinformation qui a complètement sapé votre programme « l’Amérique d’abord » et a attisé les sentiments bellicistes afin d’encourager une guerre contre l’Iran. »

Son ciblage d’une influence israélienne lui vaut les accusations d’antisémitisme de la part de certains élus républicains. Pourtant, le secrétaire d’État, Marco Rubio, a lui-même justifié l’engagement de Washington par un soutien « préventif » à Tel-Aviv, qui avait décidé de lancer une guerre contre l’Iran.

Joe Kent, un ancien militaire devenu isolationniste

Le profil très Maga (Make america great again) du démissionnaire gêne la Maison-Blanche. Impossible de le dépeindre en fou furieux gauchiste. Joe Kent est un ancien militaire de carrière, déployé à 11 reprises à l’étranger, principalement en Irak. C’est la mort de son épouse, chiffreuse dans l’armée, dans un attentat djihadiste près d’Alep (Syrie), qui le fait basculer dans le camp de la critique de la « guerre contre le terrorisme ». Il se rapproche alors des milieux libertariens puis de Donald Trump, lorsque ce dernier mène sa première campagne des primaires républicaines en s’opposant notamment aux « guerres sans fin ».

Isolationniste convaincu, c’est à ce titre qu’il est nommé au contre-terrorisme auprès de la directrice de la sécurité nationale, Tulsi Gabbard, une ancienne démocrate soutien de Bernie Sanders en 2016, convertie au trumpisme par conviction pacifiste illusoire. Cette dernière, totalement marginalisée au sein de l’administration Trump depuis plusieurs mois, s’est fendue d’un communiqué mou dans lequel elle assure que, « après avoir examiné attentivement toutes les informations dont il disposait, le président Trump a conclu que le régime islamiste terroriste iranien représentait une menace imminente et il a pris des mesures en conséquence ».

L’administration Trump fait bloc. À l’image du vice-président, J. D. Vance, supposément le plus hostile aux aventures guerrières, qui a assuré, mardi 17 mars, le service minimum en se disant« convaincu » que Donald Trump « fera du bon travail pour le peuple américain et qu’il veillera à ce que les erreurs du passé ne se reproduisent pas ». Alors qu’une majorité des États-Uniens se déclarent opposés à la guerre (56 %, selon un sondage Quinnipiac réalisé le 9 mars), l’électorat républicain (85 %) demeure fidèle à son « champion ». Seul l’envoi de troupes au sol semble constituer une « ligne rouge ». La démission de Joe Kent produira-t-elle un appel d’air au sein de la coalition républicaine ? Ou la dégradation de la situation contribuera-t-elle à dégrader le soutien aveugle de la base à un Donald Trump empêtré dans sa propre guerre ?

L’Otan refuse d’aider à débloquer le détroit

Si les annonces d’assassinat de dirigeants iraniens se succèdent presque quotidiennement, la situation s’apparente de plus en plus à un bourbier. Marin en l’occurrence : le détroit d’Ormuz incarne la faillite stratégique du président états-unien. Selon plusieurs médias, il presse les généraux de faire quelque chose. Ces derniers tentent de lui expliquer qu’aucune opération militaire n’est possible dans cette configuration. Ormuz est une souricière. Il se tourne alors vers des alliés de l’Otan qu’il rudoie en temps habituel.

Blocage du détroit d’Ormuz : Trump veut enrôler l’Otan, ses alliés en Asie et la Chine dans la guerre quitte à les menacer

Ceux-ci déclinent. Une « erreur vraiment stupide » de leur part, accuse-t-il, mardi 17 mars. « J’ai longtemps dit que je me demandais si l’Otan serait jamais là pour nous. Donc ceci était un grand test, parce que nous n’avons pas besoin d’eux mais ils auraient dû être là. » Aucune puissance européenne ou atlantiste ne veut rejoindre Donald Trump dans le piège qu’il s’est lui-même tendu.

Pour couronner le tout, le plus grand porte-avions au monde et le plus cher (13 milliards de dollars), le Gerald Ford, actuellement déployé en mer Rouge, souffre de plusieurs problèmes. Il devra mettre le cap sur la Crète pour des réparations, ôtant une pièce maîtresse à un dispositif états-unien déjà impuissant à faire plier le pouvoir à Téhéran.

Publié le 18 mars 2026   Christophe Deroubaix

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COMMUNIQUÉ DE LA FÉDÉRATION DU PCF VAROIS POUR LE SECOND TOUR Á LA SEYNE
                                                                                                                LA GAUCHE PEUT GAGNER A LA SEYNE !
La liste de gauche GRS-PCF-Après- MRC emmenée par Stéphane Sacco est arrivée en quatrième position au premier tour des élections municipales à La Seyne-sur-mer.
La Fédération et la section du PCF prennent acte et remercient les centaines d’électrices et d’électeurs seynois qui ont voté pour cette liste et l’ont placé en tête de la gauche malgré la division à gauche avec la présence de trois listes.
Le Rassemblement national est arrivé en tête du premier tour. Il représente un grand danger, il n’est aucun cas un défenseur du peuple au contraire !
Les deux listes de droite se maintiennent et obtiennent des scores à peine supérieurs à celui de la liste de la gauche.
Dans ces conditions le front républicain n’existe plus.
En conséquence la liste GRS-PCF-Après-MRC emmenée par Stéphane Sacco a décidé de se maintenir.
Cette campagne a été menée par des militants progressistes, des citoyens engagés de façon dynamique avec une orientation politique clairement à gauche autour des valeurs populaires de solidarité, de justice et de progrès social, d’antiracisme.
Il est donc impératif au second tour d’empêcher l’arrivée de l’extrême droite à la mairie de La Seyne. Ce serait catastrophique.
Le total des voix de gauche en ajoutant les scores des trois listes est important, bien supérieur à celui des listes de droite qui n’ont aucune chance de battre le RN.
Nous savons que de nombreux électeurs se sont abstenus en particulier dans les quartiers populaires. Cela constitue des réserves de voix pour la gauche.
Nous appelons à la mobilisation générale de tous les progressistes et tous les républicains seynois à voter en masse au second tour le 22 mars pour la seule liste celle conduite par Stéphane Sacco qui porte les valeurs humanistes, populaires et de progrès social.
 C’est La seule en mesure de battre le RN au second tour.