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Quand l’anticommunisme remplace la pensée..

Peut être une image de texte qui dit ’On ne m'a mềme pas dit bonjour! Ils sont trop méchants! AVENTURES EN URSS Communiste! Cent millions de morts! Espèce de bachibouzouk! Mille sabords de soviétophile! zigomar de comité central! Comemuse de kolkhoze ambulant! Marin d' d'eau tiède du marxisme en charentaises! Bougre de dialecticien en carton! Simili-révolutionnaire .a roulettes! ...zouave... CONSEIL CON MUNICIPAL’

 

                                                             Quand l’anticommunisme remplace la pensée

 

Il y a des mots qui dépassent de très loin la simple brutalité d’un échange politique. Il y a des mots qui révèlent un fond. Quand un maire d’extrême droite, agacé par la contradiction, renvoie à des élus de gauche « des millions » ou « cent millions de morts sur les mains », il ne dérape pas seulement. Il montre sa matrice. Il ne débat plus, il excommunie. Il ne répond plus à des arguments, il ressort l’arsenal le plus grossier d’un anticommunisme primaire suranné, celui qui dispense de réfléchir, celui qui évite d’avoir à discuter du réel.

Car enfin, de quoi parlait-on ? D’une ville. D’un budget. Et voilà qu’au lieu de répondre sur le fond, on convoque les fantômes du XXe siècle comme une massue verbale. Ce procédé est ancien : quand on ne peut pas contester sérieusement, on accuse symboliquement son adversaire de tous les crimes de l’Histoire. C’est commode. Et c’est intellectuellement misérable.

Comment est-il raisonnablement possible d’accuser aujourd’hui des représentants de la citoyenneté seynoise de crimes commis ailleurs, dans d’autres contextes, il y a des décennies ? Nous ne sommes plus dans la polémique, mais dans l’absurdité pure. À ce compte-là, plus personne ne débat : chacun devient comptable, par étiquette, de tout ce que l’Histoire a produit de pire.

Faudrait-il, par la même logique, lui répondre qu’il serait le fils d’Hitler ou le filleul de Goebbels ? Ce serait grotesque. Et c’est précisément le problème : ce type d’amalgame n’a aucune valeur. Sinon, la partie de ping-pong peut continuer à l’infini : un coup droit de Mao, un revers de Mussolini… et plus personne ne parle ni de La Seyne, ni des écoles, ni des services publics.

Je ne suis pas communiste. Je ne l’ai jamais été. Mais précisément pour cette raison, je me sens libre de dire ceci : assimiler aujourd’hui des élus locaux, des citoyens engagés, ou des militants du Parti communiste français à des crimes commis ailleurs, dans d’autres temps, relève d’une faute intellectuelle grave. Le Parti communiste français d’aujourd’hui agit dans un cadre démocratique, participe aux institutions républicaines, et ses références internationales n’ont rien à voir avec les fantasmes que certains agitent. Le lien mécanique que l’on voudrait établir ne tient tout simplement pas. Seule une inculture politique et historique peut expliquer cette simplification extrême.

Et surtout, ici, à La Seyne, cette confusion devient une insulte. Une insulte à la mémoire des chantiers navals. Une insulte à cette histoire ouvrière qui a façonné la ville. Pendant des décennies, des milliers d’ouvriers ont travaillé, vécu, lutté ici, et le Parti communiste, comme la CGT, ont été des composantes fortes de cette réalité sociale et politique. Cette histoire-là n’a rien à voir avec les caricatures brandies aujourd’hui. Elle parle de travail, de solidarité, de dignité, de conquêtes sociales. Elle parle aussi d’engagement, y compris dans les heures les plus sombres de notre histoire, lorsque des femmes et des hommes issus de ces milieux ont pris part à la Résistance, parfois au prix de leur vie. Comment peut-on sérieusement mettre sur le même plan cette mémoire locale, concrète, vécue, avec les dérives tragiques de régimes étrangers aujourd’hui disparus ? Ce n’est pas seulement faux. C’est profondément irrespectueux. Nous le savons très bien, il y a dans les rangs du RN des personnes qui ont voté par le passé pour le PC. Il y a des parents et des grands parents seynois, anciens des Chantiers, aucun ne mérite l’insulte de cet amalgame.

Il y a aussi, dans cette scène, quelque chose d’étrangement adolescent. Transformer un refus supposé de poignée de main en « crachat à la gueule », c’est moins la réaction d’un responsable public que celle d’un tempérament qui vit toute contradiction comme une humiliation. Un maire n’est pas là pour être validé. Il est là pour encaisser, pour répondre, pour tenir.

C’est peut-être cela qui commence déjà à apparaître. Le vernis se fissure. Dès qu’il est contredit, il s’emballe, il dramatise, il déforme. Ce n’est pas un détail : c’est un indice. Car que se passera-t-il lorsque, mois après mois, le réel viendra contredire les promesses ? Quand les résultats ne suivront pas ? Les pouvoirs fragiles ont leurs réflexes : détourner l’attention, fabriquer des polémiques, désigner des coupables.

Et puisqu’il aime tant convoquer l’Histoire, encore faudrait-il le faire avec un minimum d’honnêteté. Dans son propre univers politique, certaines références ont été associées à des lieux où furent diffusés des ouvrages négationnistes. Et sans remonter si loin, rappelons que le président du Front national avait lui-même qualifié les chambres à gaz de « détail » de l’histoire. Un peu de mémoire ne nuirait pas avant de distribuer des leçons.

Quel spectacle veut-on offrir aux Seynois ? Après le goût pour le catch et les compétitions Red Bull, faudrait-il ajouter ce numéro d’histoire de comptoir ? Est-ce cela, l’horizon proposé : du bruit, de la caricature, de l’excitation permanente ?

La Seyne mérite mieux. Elle mérite de la tenue, de la pensée, du respect. Une démocratie locale commence par là : dans les mots que l’on accepte.

Parce qu’au fond, c’est très simple : quand un élu ne sait plus répondre, il insulte.

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Par guy CALMES ..

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Les feux de la guerre jusque dans  les assiettes ( + transports et pouvoir d’achat )
"La Terre", le magazine du vivant. #14 - Printemps 2024

 

 

Les feux  de la guerre jusque dans  les assiettes

 

A l’heure ou ces lignes sont écrites, un soupir de soulagement mêlé d’angoisse et d’inquiétude parcourt le monde. Après cinq semaines d’un déluge de feux américano-israélien sur les populations et les infrastructures de L’Iran une trêve de deux semaines a été décrétée. Fragile trêve dans l’horreur ! On se satisfera simplement qu’enfin la proposition de médiation du Pakistan soutenue par la Chine ait été acceptée et des discussions semble s’engager entre responsables Iraniens et américains dont le vice-président JD Vance.  Des initiatives internationales plus fortes devraient peser en faveur d’un rapport de force favorable à la paix sur la base du droit international. Cela éviterait peut être ces flots  de déclarations intempestives et contradictoire du président américain qui n’inspire confiance à aucun de ses interlocuteurs.

Une fois de plus les dirigeants Nord-américains ont laissé le sous-traitant proto-fasciste de Tel-Aviv   exclue le Liban de la trêve et ont continué de bombarder les populations et les infrastructures indispensables à la vie quotidienne. Leur projet est réduire le Liban-sud en cendres comme ils l’ont fait à Gaza. Malheureusement il n’y a pas de  campagne de réprobation et de combat pour faire cesser ces hostilités à la hauteur de l’enjeu.

A deux reprises le pape a appelé à la fin des hostilités, sans cacher les responsabilités des pouvoirs israélien et américain. La rencontre avec le président Macron est un acte positif. Le président de la république doit être plus ferme et plus dynamique au sein du conseil européen et prendre des initiatives plus larges en lien avec le président Libanais et les forces sociales libanaises.

Qu’un puissant mouvement pour la paix et pour un monde commun fleurisse ! C’est urgent !

Ces guerres s’imposent désormais dans chaque foyer populaire du monde. Elles sont mondialisées.

Les effets de la crise énergétique prennent déjà une douloureuse ampleur. Elles ont déjà des conséquences sur toute la vie économique : transports, bâtiments, travaux publics, agriculture, alimentation.

D’inextricables difficultés grossissent  encore par les profiteurs de guerre que sont les grandes compagnies pétrolières dont les cours de bourse montent en flèche.

Le capitalisme est à la fois fauteur de guerre et profiteur de guerre.

Le choc alimentaire mondial qui vient risque d’être ravageur.

L’un des aspects des ripostes iraniennes au déclenchement de l’injustifiable guerre américano-israélienne sans aucun mandat de l’Organisation des Nations-Unies avec la fermeture du détroit d’Ormuz a des conséquences sur les prix et l’approvisionnement énergétique.

Elle en aura encore plus et de manière plus durable sur les enjeux agricoles et alimentaires.

Par ce détroit, transite aujourd’hui un tiers du commerce mondial des engrais, un cinquième du pétrole et du gaz. Il est devenu le cœur névralgique de l’organisation capitaliste de la chaîne économique mondiale sous domination des énergies carbonées et des fonds financiers. Il agit dans cette période exacerbée de guerre économique et militaire comme un multiplicateur de coûts au service de quelque puissantes transnationales mondiales.

Le renchérissement du gaz, du fret maritime, des assurances, et l’allongement des délais logistiques attisent des augmentations du prix des engrais, notamment des engrais azotés produits essentiellement dans les pays du Golfe.

Le modèle de production agricole sous injonction du  capitalisme mondialisé, faisant de la nourriture une marchandise à haute valeur d’échanges sur les marchés internationaux  aboutit à la fois à faire jouer aux engrais chimiques un rôle central dans la production, conditionnant des rendements sous pression productiviste, tout en reliant directement  la production agricole  au prix de l’énergie, aux flux internationaux du fret maritime, aux marchés financiers. Ainsi, la dépendance à l’azote chimique devient une intersection névralgique entre la géopolitique mondiale, la production de nourriture et une hausse durable des prix alimentaires.

Le prix du gazole agricole flambe alors qu’il représente entre 5 à 10 % des coûts de production, tandis que les engrais représentent 10 à 20 % de ces coûts. Les prix de l’urée*, considérée comme un engrais de haute qualité – dont l’Iran est le quatrième exportateur mondial – à partir du gaz naturel, deviennent inaccessibles. Les paysans du monde entier entrent dans une nouvelle période de crise aggravée avec la baisse prévisible de leurs rémunérations, engendrant de nouveaux endettements et sans doute de nouvelles fermetures d’exploitations agricoles, imposant un recul de l’agriculture nourricière alors que menace de nouvelles famines.

L’horreur de la guerre mondialisée, sous l’impulsion de la brutalité de l’impérialisme et du capitalisme, révèle une absurde cohérence contre la sécurité humaine.

La guerre pour le pétrole et le changement climatique – précisément induit par ce même pétrole – peuvent rapidement accoucher d’un puissant choc d’insécurité alimentaire mondiale. Laquelle insécurité devenant elle-même facteur de nouveaux conflits et de guerre. C’est donc bien un système politique et économique qui nous pousse aujourd’hui au bord de l’abîme.

Un gravissime enjeu de civilisation se dresse devant chaque être humain. Telle est la hauteur de l’enjeu au-delà même d’un projet de changement de politique et de pouvoir.

Quand la civilisation vacille à ce point, le grand combat pour la paix et la construction d’un monde commun appellent à travailler à un processus visant à dépasser le capitalisme pour l’abolir.

L’expérience hurle d’une stridente alerte : la recherche, coûte que coûte, d’un taux de profit maximum de quelques grandes firmes capitalistes multinationales a conduit à ne retenir aucun enseignement de la crise financière de 2008, ni des effets de la pandémie de Covid. Celles-ci avaient pourtant montré à quel point l’interdépendance des chaînes de valeur étaient préjudiciable à l’efficacité économique, écologique, sociale et, au bout du compte, à la sécurité humaine.

Cette interdépendance constitue aujourd’hui un risque pour la sécurité énergétique et alimentaire mondiale. En effet, continuer à rendre dépendants les systèmes agricoles et alimentaires aux apports d’engrais et d’énergies fossiles porte à la fois le risque d’augmentations considérables des prix alimentaires sur une longue durée, car les prix des engrais qui augmentent aujourd’hui auront des conséquences au moins sur deux récoltes. Ailleurs, on assistera à des pénuries alimentaires. Le blocage dans le détroit d’Ormuz de cargaisons de blé, de maïs, de soja à destination de Téhéran et d’autres pays du Golfe porte un grand risque de nouvelles pénuries de nourriture et de famines dans ces pays.

Les agricultures émergentes, notamment en Afrique rendue dépendantes des engrais azotés, seront fragilisées entraînant l’affaiblissement de leur souveraineté alimentaire.

Les populations des grandes mégalopoles de l’Afrique subsaharienne, dont la nourriture est importée, vont voir les prix flamber avec de lourdes conséquences politiques. En effet, les populations de ces pays ne pourront accepter la progression des privations et  de la famine qui pourrait toucher à court terme plus de 50 millions de personnes supplémentaires à travers le monde alors que les paysans-travailleurs seront plongés dans des difficultés encore plus grandes.

Le niveau de dépendance directe à  l’urée produite dans le golfe Persique renforce la possibilité d’une catastrophe alimentaire : 67 % pour l’Afrique du Sud. ; 71 % pour la Thaïlande. ; 41 % pour l’Inde ; 35 % pour le Brésil.

La Chine où vit 20% de la population mondiale, avec seulement 7% des terres cultivables de la planète peut être rapidement placée en situation alimentaire à risque.

Et, les producteurs agricoles des États-Unis ne manqueront pas de se désolidariser de Trump pour qui ils ont majoritairement voté.

Les mécanismes de l’aide internationale sont déjà sous tension. Les guerres et la crise des réfugiés qu’elles engendrent touchent déjà 3,2 millions d’Iraniens et un million de « déplacés » au Liban, dans d’incommensurables souffrances humaines, sanitaires et d’accès à la nourriture. Il convient d’y ajouter l’accès à l’eau potable, dès lors que dans les répliques militaires l’Iran bombarde des structures de désalinisation de l’eau de mer, notamment au Qatar. Le Programme alimentaire mondial a été contraint ces derniers jours de réduire toutes les rations alimentaires pour les populations touchées par la famine au Soudan, et ne peut aider qu’un quart des enfants malnutris en Afghanistan.

Voilà le froid visage de l’antihumanisme. Voilà l’insupportable de la guerre : Elle massacre et tue avec les bombes. Puis elle poursuit sa sale œuvre en soumettant les peuples, en produisant des famines.

La guerre révèle l’impérieuse nécessité de changer d’orientation de la production agricole.

 

Mais voilà aussi révélées les faiblesses, les failles, du modèle capitaliste de production agricole et alimentaire où les paysans-travailleurs comme les consommateurs sont enserrés dans une chaîne mondiale de production où s’imbriquent les grandes sociétés transnationales de l’énergie carbonée, de la chimie, du transport maritime et des fonds financiers, des assurances et des banques relié aux bourses mondiales qui décident des prix des matières premières agricoles.

C’est pour ces conglomérats qu’ont été détruits les systèmes de régulation mondiale à l’Organisation mondiale du commerce, du Fonds monétaire international et que sont promus des traités de libre-échange alors que les États-Unis imposent leur nationalisme. Ce système qui détruit les souverainetés agricoles et alimentaires, lamine les petites et moyennes fermes, organise l’endettement pour rassasier les institutions financières telles les banques, les assurances et les fonds financiers, tout en organisant la production de nourritures dont de plus en plus d’études montrent qu’elles ne garantissent plus la sécurité sanitaire.

Les outils de stockage européens, comme les réserves de sécurité mondiale, ont été démantelés pour laisser libre cours à la fameuse « main invisible du marché » qui détermine le prix de la nourriture. De même, la spécialisation renforcée des marchés agricoles dans certaines régions du monde avec les monocultures, la dépendance aux énergies fossiles et aux intrants de synthèse comme les engrais, l’insertion dans un commerce international dominé par quelques grands groupes de transports maritimes ne peut qu’aboutir à une catastrophe pour les travailleurs-paysans comme pour les consommatrices et consommateurs et à l’amplification des changements climatiques et des atteintes à la biodiversité.

La sécurité humaine appelle à changer de modèle. A changer de système. C’est possible de commencer sans attendre.

Il est possible de capter l’azote de l’air avec des cultures de légumineuses riches en protéines. Nous n’avons cessé depuis des décennies de réclamer la mise en place d’un plan européen de production de protéines contre l’importation de soja américain et brésilien. Au lieu de la monoculture et les spécialisations régionales, il est plus efficace de soutenir des fermes combinant élevage, source d’engrais naturel et cultures végétales. Les groupes capitalistes s’y opposent car cela réduirait leur commerce et la mise sous leur dépendance des paysans.

Le combat pour la paix, incluant celui du rejet du concept de « l’arme alimentaire », ne peut donc avancer qu’avec ceux de la justice sociale, la démocratie et la sécurité humaine globale.

Il appelle à sortir des logiques de concurrence prétendument libre et non faussée qui n’est que la déclinaison de la guerre de tous contre tous, en faveur d’un nouveau modèle agricole, alimentaire et énergétique à partir des lieux de vie, des savoir-faire paysans, du respect de la biodiversité et du climat.

Ce projet tourne le dos à la dépendance aux énergies carbonées pour valoriser tout autant la vie des sols, le respect des animaux que celui des êtres humains et de l’ensemble du vivant.

Le travail paysan y serait valorisé et libéré d’un système d’endettement à vie qui en fait un travailleur exploité réduit au rôle d’extracteurs de matières premières mis en concurrence avec toujours plus puissant que lui sur les marchés internationaux.

Amélioration de la condition de vie paysanne, sécurité alimentaire, vie rurale, biodiversité, respect des orientations des conférences pour le climat avec la réduction des énergies carbonées, qualité alimentaire et santé humaine comme animale constituent un même combat.

Il appelle à porter des systèmes alimentaires agro-écologiques, diversifiés, de haute qualité sanitaire et gustative, ancrés dans les territoires.

Un tel processus, déjà en réflexion et en expérimentation, doit aller de pair avec la mise en place d’outils de régulation dans le cadre d’un nouveau type de coopération internationale – basé sur l’échange équitable – avec les paysans des autres continents, susceptibles de fournir des aliments que nous ne pouvons pas produire sur nos sols.

 

L’expérimentation de conseils citoyens de territoires – associant paysans –travailleurs, consommateurs, chercheurs élus – déterminant les besoins alimentaires desquels découleraient les productions locales, les manières de produire combinant élevage et culture herbagère, céréalière, protéique ou forestière et les coopérations internationales nécessaires aux approvisionnements complémentaires indispensables et respectueuses des agricultures nourricières. Ainsi, le combat pour la paix doit s’accompagner  d’un processus d’élaboration de la démocratie alimentaire, d’un droit à l’alimentation pour chaque être humain.

C’est déjà ce qui s’expérimente et se réfléchit avec le projet en gestation de mise en sécurité sociale de la production agro-écologique et du droit réel à l’alimentation pour toutes et tous. Un projet innovant de paix, de prospérité et de démocratie dans nos assiettes.

* L’urée est un engrais possédant un principe actif facilitant la pénétration de l’azote au sein de la plante.

Le 6 avril  complété le 10 avril 2026.

Actualités, Var - La Seyne sur MER

Conseil municipal du 14 avril 2026 ,Intervention du groupe « alternance progressiste »

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                                                     Conseil municipal du 14 avril 2026 ,

                                           Intervention du groupe « alternance progressiste :

Monsieur le Maire,

Nous souhaitons vous interpeller sur le document d’orientation budgetaire. Celui-ci presente un budget d’austerité , sécuritaire, plus qu’un veritable projet pour la ville.

Certes, les dotations gouvernementales sont en baisse au fur et a mesure des annees.

Mais pour rappel, lors de la proposition du gouvernement de baisser les dotations pour les collectivite s,l’ensemble de l’he micycle de la droite au RN a valide cette baisse : 2.5 milliards pour les collectivite s.
Ce n’est pas se tirer une balle dans le pied ?

Aujourd’hui, a la re ponse au besoin de la population, vous proposez moins de service public en parlant de rationalisation de la masse salariale et ne remplaçant pas les de parts a la retraite des
titulaires. Le personnel ne peut e tre une variable d’ajustement.

Or, pour repondre a la population, c’est plus de service public dont elle a besoin.

Plutot que de vouloir une optique d’optimisation sur la masse salariale, pourquoi ne pas réflechir à une ré-internalisation des ope rations qui sont actuellement sous traitées permettant ainsi de faire
des economies substantielles.

Ce serait aussi la reconnaissance du personnel municipal et une réponse plus rapide aux demandes de la population. Sur le plan national, nous le voyons bien, que ce soit dans la sante , dans l’enseignement, il est impossible de faire mieux avec moins de personnel.

Il en est de même pour le service public territorial.

Votre manque de de marche volontariste pour le mieux vivre de chacune et chacun des seynois et votre volonte de faire du tout securitaire démontre effectivement ce manque.

Il n’est pas question pour nous de gommer la sécurite , mais la premiere des securites c’est un logement et de  l’emploi.

Dans votre projet budgetaire aucune proposition de travail avec les entreprises et particulierement celles situe es en quartier politique de la Ville pour lesquelles des prorogations d’exone ration d’impot sur les societes peuvent avoir lieu.

Il nous semblerait normal qu’un travail avec les acteurs economiques pouvant profiter de cette prorogation serve à l’emploi sur notre commune.

En clair, votre projet, n’est autre qu’une vision à court terme et rien sur des projets structurants tel que la piscine ou l’ecole Verne/Mabily.

Bien sur, vous allez nous dire que ce budget est le budget de l’ancienne majorite , mais rien ne vous empenche de proposer une vision pour une autre politique ne laissant personne sur le bord du chemin.

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1er mai : le symbole vivant de la lutte des classes face à la déchéance de la Macronie

1er mai : le symbole vivant de la lutte des classes face à la déchéance de la Macronie

La déchéance de la Macronie est un puits sans fonds. Déjà forte d’un palmarès antisocial, marqué du sceau de 49.3 à répétition, la voilà prête à enterrer le 1er mai. Après la réforme des retraites et les ordonnances travail, le camp présidentiel prend une fois encore pour cible les travailleurs, ceux-là mêmes qui n’arrivent plus à faire face à l’explosion des prix des produits de première nécessité, aux factures du gaz et de l’électricité, au braquage à la pompe qu’ils subissent à chaque passage dans une station-service.

La minorité présidentielle refuse d’augmenter les salaires, de bloquer les prix du carburant, de réduire la TVA. Obséquieuse devant le capital dont elle devance les fantasmes, elle préfère démolir un jour férié, chômé mais rémunéré, arraché au prix du sang et de hautes luttes nationales et internationales.

Aux basses œuvres, on retrouve Gabriel Attal qui ne sait plus à quel saint se vouer – sauf au saint patronat – pour faire parler de lui. Le voilà à l’initiative d’une proposition de loi, d’une pétition et d’une pathétique vidéo où on le voit expliquer le bien-fondé de sa démarche réclamée, dit-il, par les fleuristes et les boulangers. La liberté d’entreprendre a bon dos.

Dans les faits, cette loi concernerait la quasi-totalité des commerces et le monde de la culture. Elle a surtout pour finalité de servir les intérêts de la grande distribution qui en sera la première bénéficiaire.

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1er mai : après le coup de force des macronistes, 8 syndicats interpellent le ministre du Travail

Avec raison, les syndicats dénoncent tous les coups bas qui visent à banaliser le travail le 1er mai. La session parlementaire du 10 avril est d’ailleurs une honte absolue. En guise de discussion, les députés macronistes, avec le soutien de la droite et du Rassemblement national, ont déposé une motion de rejet sur leur propre texte, pour court-circuiter le débat et s’assurer d’une adoption dans les plus brefs délais. Face au tollé, le gouvernement rétropédale et assure qu’il n’y aura pas de passage en force.

On jugera sur pièce. Le groupe GDR a, quant à lui, soumis à ses partenaires de gauche une motion de censure qu’il déposera ce lundi, afin de respecter la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Un conquis mondial, symbole vivant de la lutte des classes.

Aux côtés de celles et ceux qui luttent !

 




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Présidentielle 2027 : pourquoi la gauche est incapable de dépasser les 32% aux élections nationales depuis 2014 ?

 

Empêtrée dans ses débats d’appareil sur la question de l’union ou de la primaire, les partis progressistes ne voient pas l’iceberg : depuis 2014, le total de la gauche n’a jamais dépassé les 32 % aux élections nationales.

Qu’on en juge : 26 % à la présidentielle de 2017, 30,6 % à celle de 2022. Même lors du scrutin qui a le plus souri à la gauche, à savoir les législatives anticipées de 2024, à l’issue desquelles le Nouveau Front populaire est arrivé en tête, la gauche n’a obtenu au premier tour que 31,4 % des voix exprimées.
© Tesson/ANDBZ/ABACAPRESS.COM

Un jour sans fin, à gauche. Union ou pas union, alliance ou pas alliance, primaire ou pas primaire. Les appareils insoumis, écologistes, socialistes et communistes s’enlisent dans d’interminables considérations stratégiques. Autant de temps médiatique épuisé à ne pas parler de fond, de programme, ou à dessiner une alternative politique au macronisme et à l’extrême droite.

Pourtant, les forces progressistes dans leur ensemble et leur diversité font face à un plafond de verre, qui pourrait bien être un mur lors de la présidentielle 2027. Depuis les européennes de 2014, le total de la gauche ne parvient plus à dépasser les 32 % des suffrages. Qu’on en juge : 26 % à la présidentielle de 2017, 30,6 % à celle de 2022. Même lors du scrutin qui a le plus souri à la gauche, à savoir les législatives anticipées de 2024, à l’issue desquelles le Nouveau Front populaire est arrivé en tête, la gauche n’a obtenu au premier tour que 31,4 % des voix exprimées.

Un constat qui s’affine quand on zoome sur la carte : la gauche dispose de zones de force où son total est très haut, comme l’ont montré, lors des municipales, les résultats dans des villes comme Montpellier, Lille, ou dans les quartiers populaires comme à Saint-Denis, Saint-Ouen, Montreuil… Et il y a des territoires où ces scores se réduisent à peau de chagrin – le Nord-Est industriel, l’Oise, l’Eure, le Sud-Est, le Massif central rural… En janvier, la dernière livraison du baromètre 2026 OpinionWay pour le Cevipof montrait par ailleurs que seuls 27 % des Français s’autopositionnent à gauche (contre 13 % au centre, 25 % à droite, 12 % à l’extrême droite).

François Hollande, premier coupable ?

Or, si elle veut conjurer la défaite, la gauche doit impérativement convaincre bien au-delà de ce score, et ne pas se battre pour savoir qui sera hégémonique au sein d’un bloc minoritaire. « Depuis 2012, la gauche ne se qualifie plus au second tour, rappelle le politologue Frédéric Sawicki. Le fait qu’elle soit éliminée dès le premier tour casse la dynamique et empêche l’élargissement de son socle au second. »

Au banc des accusés, François Hollande, toujours lui. Il faut dire que l’effet catastrophique de son mandat n’a pas été démenti depuis – sur le PS, qui ne dépasse plus 6 % à la présidentielle, et sur la gauche dans son ensemble. L’ex-président aura provoqué deux mouvements : d’abord l’émergence d’un centre politique, qui a de facto détaché du total de la gauche les électeurs modérés, partis voter Macron ; ensuite la fuite d’une partie des classes populaires, qui se sont senties trahies. « Les mêmes politiques libérales ont été menées, parfois de manière plus offensive encore que sous l’ère de Nicolas Sarkozy, pointe Léon Deffontaines, porte-parole du PCF. On le voit notamment au contact de la base sociale historique de la gauche, les ouvrières et ouvriers. »

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Dans une tribune au Monde, Fabien Roussel défend une « nouvelle République » face à la « nouvelle France » de Jean-Luc Mélenchon

 

À cela s’ajoute un cadre institutionnel globalement défavorable à la gauche : un monde du travail atomisé et ubérisé, un secteur associatif affaibli par les saignées budgétaires, des syndicats qui peinent à arracher de grandes victoires sociales face à l’inflexibilité macroniste, un espace médiatique saturé par les obsessions de l’extrême droite.

L’angle mort des « gauches irréconciliables »

Il est faux toutefois de dire que toutes les classes populaires ont déserté la gauche. Plus de 40 % de ceux qui touchent moins de 1 000 euros par mois ont voté à gauche en 2022 (dont 33 % pour LFI), 31 % chez ceux qui touchent moins de 2000 euros (dont 27 % pour Mélenchon). Mais la montée en puissance de La France insoumise, et son émergence en tant que première force de gauche lors des deux précédentes présidentielles, n’a pas permis, à elle seule, à percer le plafond de verre des 32 %.

LFI s’est construite largement sur le rejet du PS, et une partie de son électorat – jeunes diplômés précaires de moins de 35 ans – s’est politisée contre le quinquennat Hollande. Depuis, socialistes et insoumis sont dans une guerre sans fin, parfois interrompue par des accords circonstanciés – la Nupes en 2022, puis le NFP en 2024. « Quand on tape plus sur le PS que sur l’extrême droite, ça affaiblit la gauche, soupire Chloé Ridel, porte-parole du PS. L’inverse est aussi vrai. Passer son temps à expliquer que certains sont des traîtres porte préjudice. »

« On ne commence pas à élargir son socle en le divisant par deux, estime en écho Cyrielle Chatelain, présidente des députés écologistes. D’où mon scepticisme face à la logique des gauches irréconciliables, et au piège qui consiste à opposer territoires urbains et territoires ruraux. »

Mais cette guerre des gauches traduit aussi des désaccords sur la façon d’élargir le socle électoral, même si tout le monde s’accorde, au fond, sur la nécessité d’aller chercher les abstentionnistes. Au PS, l’idée de faire revenir au bercail les électeurs partis chez Macron en 2017 travaille toutefois les esprits. « S’ils reviennent, ce doit être sur nos bases, pas celles des macronistes, tempère toutefois Chloé Ridel. Nous devons définir un projet clair. »

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LFI espère, de son côté, convaincre les trahis du PS sur des bases plus radicales, et mobiliser dans les « réservoirs d’abstentionnistes » que sont, notamment, les quartiers populaires, où les insoumis font effectivement des scores élevés avec un contre-récit national. « Nous ne devons pas avoir peur de cliver et de chaque désaccord fondamental, explique le député LFI Antoine Léaument. Si on ne dit pas que la police tue, si on ne dit pas le mot islamophobe, on abandonne des populations dominées qui se reconnaissent dans ce discours. » Mais quid de ceux qui ne s’y retrouvent pas, voire qui voient dans cette stratégie dite de la « nouvelle France » un repoussoir ? « Il y a effectivement des gens qui ne voient pas de quoi on parle quand on met l’accent sur les violences policières ou les phénomènes racistes, concède l’insoumis. Mais justement, l’enjeu, c’est de conscientiser et de politiser les gens sur ces sujets, pas de les abandonner. »

Le poids de la droitisation

Les communistes considèrent, eux, que l’élargissement du socle de gauche ne peut se faire que sur une base de classe. « La question sociale, industrielle, celle de la production, ou simplement du vivre-mieux disparaît peu à peu, regrette Léon Deffontaines. Les rassemblements que nous avons construits, notamment la Nupes et le NFP, au-delà des effets positifs que l’on peut saluer, ont eu un effet pervers : ils ont homogénéisé la voix de la gauche. Nous devons démontrer qu’il n’y a pas qu’une seule voix à gauche, au-delà des positions clivantes de Jean-Luc Mélenchon ou Sandrine Rousseau. »

L’enjeu, surtout, est de rendre audible les propositions de la gauche, dans leur diversité. Même si certains thèmes de droite sont toujours plébiscités, à en croire le Cevipof : 61 % des Français pensent qu’il y a trop d’immigrés en France ; 50 % qu’il faut réduire le nombre de fonctionnaires ; 53 % des sondés estiment qu’une société juste est une société où l’on rémunère davantage ceux qui travaillent plus que les autres.

« Nous avons perdu la bataille du récit, en conclut Chloé Ridel. Nous avons laissé s’installer le discours d’extrême droite selon lequel l’immigration serait une menace, mais aussi la bataille du réel. Nous ne sommes pas parvenus à empêcher que se constituent des ghettos scolaires, des difficultés d’intégration qui permettent à l’extrême droite de dire que cela ne fonctionne pas. »

Mais, à l’inverse, les travaux du sociologue Vincent Tiberj (dans la Droitisation française, mythes et réalités, PUF) montrent que chaque génération est plus progressiste que la précédente, sur les questions d’immigration, d’égalité femmes-hommes, LGBT +…

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Publié le 9 avril 2026 par L’Humanité 

Cyprien Caddeo

 

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PCF /PAIX ET POUVOIR D’ACHAT : MÊME COMBAT

Flyer « Pour la paix, pour le pouvoir d'achat » - PCF, 17 ...

                                                                                                                                         PAIX ET POUVOIR D’ACHAT : MÊME COMBAT

Chaque nouvelle guerre, comme celle en cours entre l’Iran, l’État d’Israël et les USA, devient un prétexte pour les multinationales de l’énergie pour augmenter les prix. Le prix du gazole atteint 2€ le litre en station : c’est inacceptable !

                                                                                                                                        Carburant, gaz, électricité : en quelques jours, les factures explosent.

Pourtant, le pétrole ou le gaz vendu aujourd’hui a souvent été produit ou acheté depuis des semaines avant le déclenchement de la guerre. En outre, l’énergie nucléaire et renouvelable que nous produisons en France ne devrait en rien être impactée par la situation !

Ces hausses servent surtout à gonfler les profits des grands groupes de l’énergie pendant que les ménages paient toujours plus cher pour se chauffer, se déplacer et vivre dignement.

Des solutions immédiates existent. Les taxes, TVA et TICPE, représentent 61% du prix de l’essence !

Tout de suite, il est possible de baisser le prix de l’essence par la mise en place d’une taxe flottante sur l’essence financée sur les profits des compagnies pétrolières, qui représentent 200 milliards de dollars en 2025.

Au-delà de cette proposition immédiate, les communistes refusent que les peuples paient le prix des logiques de guerre, de spéculation et de dépendance énergétique.

 

AGIR POUR LA PAIX

Les guerres et l’augmentation des budgets militaires représentent une menace toujours plus grande pour les peuples et servent de prétexte à la spéculation sur l’énergie.

La France doit porter une voix indépendante pour la paix et la coopération :

 

  • Obtenir des cessez‑le‑feu et des solutions diplomatiques en Iran et en Ukraine.

 

  • Faire respecter le droit international

 

  • Redonner un rôle central à l’ONU face aux logiques d’escalade militaire.

 

PRODUIRE L’ÉNERGIE ET PROTÉGER LE POUVOIR D’ACHAT

La France doit retrouver sa souveraineté énergétique avec un grand service public de l’énergie permettant de :

 

  • Baisser durablement les prix du carburant, du gaz et de l’électricité

 

  • Produire en France une énergie abordable et décarbonée, compatible avec les objectifs climatiques comme nous le proposons avec le plan climat Empreinte 2050.

 

Cela implique une grande politique pour une nouvelle industrialisation de la France et une électrification des usages.

 

Face aux profiteurs de guerre et à la spéculation sur l’énergie, organisons-nous pour défendre la paix, l’industrie et le pouvoir d’achat.

 

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Loi de finances 2026 : l’État punit les villes industrielles

 

Lors de la suppression de la taxe professionnelle, l’État s’était engagé à compenser cette perte pour les collectivités locales. La réduction de plusieurs autres mesures fiscales touche durement les communes qui accueillent des entreprises, dénonce le maire de Gennevilliers Patrice Leclerc dans cette tribune.

 

En 2010, lorsque Nicolas Sarkozy décide de supprimer la taxe professionnelle, l’État s’engage à compenser cette perte de ressources des collectivités locale en créant la dotation de compensation de la réforme de la taxe professionnelle (DCRTP). Cette compensation était déjà une baisse de ressource, car elle n’a jamais été réajustée à l’inflation. La DCRTP compte pour huit millions dans les recettes de la ville de Gennevilliers.

En 2025, la dotation a baissé à sept millions. En 2026, elle tombe à zéro. Pas de transition, pas de concertation, pas de dispositif d’accompagnement. Une recette structurelle disparaît du budget communal comme on raye une ligne sur un tableur.

Ce n’est pas un ajustement technique. C’est une rupture de la parole de l’État. La DCRTP a été créée en 2010 avec un engagement précis : garantir aux collectivités la neutralité financière de la suppression de la taxe professionnelle. Quinze ans plus tard, le gouvernement macroniste renie la parole de l’État sans consulter ni informer les communes concernées.

Et l’annulation de la DCRTP n’est pas la seule mesure qui frappe les villes industrielles. La réduction de 25 % des compensations sur les locaux industriels coûte 800 000 euros à Gennevilliers. La suppression du fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée en fonctionnement, 600 000 euros.

Des pertes qui s’ajoutent à la hausse des cotisations pour la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales, 800 000 euros par an jusqu’en 2028. Total : près de 10 millions d’euros de pertes annuelles. Sur la durée du mandat, ce sont 60 millions d’euros de recettes qui s’évaporent. Pour une ville populaire de 50 000 habitants, le choc est considérable.

Le plus déconcertant, c’est la contradiction. Le même État qui demande aux villes industrielles de porter la réindustrialisation du pays leur retire les moyens de le faire. Il devient plus intéressant fiscalement de construire du logement que de conserver des terrains pour l’activité économique !

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Ivry-sur-Seine, une ville à cœur ouvert

 

Gennevilliers réserve près de 800 hectares sur 1 200 hectares aux activités économiques, dont encore beaucoup d’activités industrielles et le premier port fluvial d’Île-de-France. Des entrepôts, des usines, des activités logistiques qui alimentent l’économie francilienne. La commune accompagne les mutations économiques, reconvertit les friches, organise une maîtrise foncière pour permettre l’accueil d’activités productives. Ce travail de fond ne se mène pas sans investissement public. Or c’est précisément cet investissement que la loi de finances 2026 rend impossible.

À Gennevilliers, la ville est engagée dans de vastes programmes de renouvellement urbain en plus de l’aménagement économique. Ces projets exigent un engagement financier soutenu de la commune. Comment le maintenir quand l’État, lui, se désengage ? Nous ne gérons pas la ville à la petite semaine, nous planifions, nous projetons, mais cela n’est possible qu’en maîtrisant aussi nos ressources financières, en faisant confiance à la parole et à la continuité de l’État.

La question dépasse notre ville. Partout en Franceles communes industrielles subissent le même choc. Ce sont souvent des villes populaires, des territoires où les besoins sociaux sont les plus forts et où le service public de proximité constitue le dernier rempart contre le décrochage. Frapper ces villes, c’est frapper celles et ceux qui y vivent. C’est aggraver les inégalités territoriales au moment où chacun reconnaît qu’elles sont devenues insoutenables.

Face à cette situation, Gennevilliers a engagé un recours devant le tribunal administratif et déposé une question prioritaire de constitutionnalité. Le principe de libre administration des collectivités territoriales et la garantie de leurs ressources sont en jeu. Des courriers ont été adressés au premier ministre, au ministre de l’Action et des Comptes publics et au préfet des Hauts-de-Seine.

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Budget 2026 : derrière « l’effort » demandé aux collectivités, une ponction de 2 milliards d’euros sur leurs finances

 

Ce que nous demandons est simple : que l’État tienne sa parole. Qu’un mécanisme de compensation soit mis en place pour les communes touchées. Que les territoires qui font vivre l’industrie ne soient pas sacrifiés sur l’autel du redressement budgétaire.

On ne construit pas la souveraineté industrielle en asphyxiant les communes qui la rendent possible. On ne répare pas la fracture territoriale en retirant leurs moyens aux villes populaires. La loi de finances 2026, sur ce point, marche à contresens de l’intérêt général. Il est indispensable d’inverser cette logique, c’est pourquoi je propose aux maires de toutes tendances politiques touchés par cette mesure scélérate de s’associer à nos démarches et à une rencontre prochaine avec le gouvernement sur ce sujet.

Aux côtés de celles et ceux qui luttent !

 

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Trump au secours de son ami Orbán
L’ÉDITO de MEDIAPART 
Trump au secours de son ami Orbán

Donald Trump aborde les élections législatives du 12 avril en Hongrie comme s’il s’agissait d’un scrutin local, aussi important qu’un « Swing State » états-unien. L’enjeu est d’importance : l’un de ses plus précieux alliés en Europe, l’autocrate Viktor Orbán, allié à la fois de Washington et de Moscou, est menacé.

Après vingt ans au pouvoir, le champion de l’illibéralisme, usé par le pouvoir et contesté pour sa corruption, est défié par Péter Magyar, un ancien avocat et fonctionnaire issu du sérail du Fidesz, le parti d’Orbán, qui jure aujourd’hui de faire rendre gorge à son « système de criminalité national ».

Alors, pour tenter de sauver son ami en difficulté, Donald Trump a envoyé en mission à Budapest son vice-président, J. D. Vance. Les deux hommes, tous deux catholiques, s’entendent bien. Ils partagent la même vision d’un monde chrétien menacé par les « wokes », l’immigration et les personnes LGBTQIA+.

Mardi 7 avril, J. D. Vance s’est rendu dans la capitale hongroise, juste deux mois après une visite du secrétaire d’État Marco Rubio. Il a donné une conférence de presse avec le premier ministre hongrois. Puis il a pris la parole lors d’un meeting de campagne. Il a eu beau affirmer qu’il ne voulait pas s’ingérer dans la campagne, personne n’était dupe. Il s’agit d’aider coûte que coûte le soldat Orbán, cheval de Troie de la galaxie Maga en Europe.

Interrogé avant le déplacement par Politico, un responsable de la Maison-Blanche avait expliqué qu’« Orbán est aux côtés du président depuis très longtemps ». « Nous rendons en quelque sorte la pareille ici – c’est une façon de montrer qu’il a été à nos côtés contre vents et marées, et que nous ferons de même », a ajouté cette source.

À Budapest, J. D. Vance a repris son discours de dénonciation des « bureaucrates de Bruxelles » et rendu hommage à son hôte qui lutte contre l’« invasion » de son pays par l’immigration et les « globalistes » et se bat pour une autre politique énergétique basée sur un rapprochement avec Moscou. « À l’été 2016, il a été le seul premier ministre de l’Union européenne à exprimer son soutien aux politiques du président Donald Trump. Aujourd’hui, il est l’un des alliés et amis les plus proches du président américain, grâce auquel nous vivons un âge d’or dans les relations entre les États-Unis et la Hongrie », a lancé le vice-président.

Ce dernier s’est exprimé mercredi au MCC, le Mathias Corvinus Collegium. Tout à la fois université, maison d’édition, institut de recherche, centre culturel…, un organisme lié au gouvernement de Victor Orbán pour mener la bataille culturelle. Y compris à Bruxelles, comme l’avait raconté Mediapart l’année dernière. J. D. Vance a de nouveau pourfendu les « bureaucrates de Bruxelles » et, ironie du sort, dénoncé les ingérences étrangères dans le scrutin hongrois.

Quoi qu’il en soit, le résultat des législatives dimanche 12 avril aura des conséquences bien au-delà des frontières hongroises, en Europe bien évidemment, mais aussi outre-Atlantique.

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Guerre au Moyen-Orient : la revanche des énergies fossiles….

L’HUMANITÉ: Moyen-Orient, la revanche des énergies

Analyse

Guerre au Moyen-Orient : la revanche des énergies fossiles….

Le chaos qui règne depuis le 28 février au Moyen-Orient relance les appétits extractivistes. Cette course effrénée au pétrole et au gaz promue par Donald Trump met en péril la lutte contre le réchauffement climatique.

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, de nombreux pays producteurs de pétrole comme la Norvège relancent des projets d’exploration pétrolière. © Arild Lilleboe/IMAGO/Depositphotos

Tout part d’un vœu pieux. Ou plutôt d’un leurre, si l’on s’en tient à la tournure des événements. À l’issue de la COP28 de Dubaï, en 2023, la communauté internationale s’engageait à une transition hors des énergies fossiles à horizon 2050, dans la lignée de l’accord de Paris. De cet engagement climatique majeur, les États ont tiré des trajectoires nationales de décarbonation plus ou moins ambitieuses, mais non moins crédibles.

Or, à peine trois ans plus tard, la course à l’or noir, dont certains dirigeants nous promettaient le crépuscule, n’a toujours pas pris fin. « La transition vers les renouvelables issue de la COP28 relève de la farce, constate Yamina Saheb, docteure en ingénierie énergétique, coautrice du Giec et fondatrice du Laboratoire mondial des sobriétés. Nous avons accepté cette formulation en sachant que rien n’allait se produire derrière. »

À la faveur de la guerre illégale menée depuis plus d’un mois par les États-Unis et Israël contre l’Iran, les hydrocarbures sont au cœur d’enjeux géopolitiques colossaux. Le blocage du détroit d’Ormuz et ses répercussions sur l’économie mondiale déstabilisent les pays importateurs de pétrole et de gaz, soucieux de sécuriser leurs sources d’approvisionnement.

Les projets pétroliers poussent comme des champignons

L’Union européenne (UE), certes moins dépendante des pays du Golfe que l’Asie, se montre résolue à se rabattre sur le gaz naturel liquéfié (GNL) états-unien. Mais pas seulement. Devenue le principal fournisseur de gaz du continent depuis l’invasion russe en Ukraine, la Norvège tente également de tirer profit de la séquence actuelle.

Alors que Bruxelles – jusqu’alors partisane d’un moratoire international sur l’extraction dans la région – prévoit de réviser sa stratégie arctique d’ici à septembre, Oslo tente de faire infléchir sa position pour étendre ses activités de forage. Le gouvernement norvégien a ainsi proposé d’ouvrir 70 nouveaux blocs à l’exploration, plus de la moitié d’entre eux étant situés dans les eaux arctiques.

Guerre au Moyen-Orient : se prémunir du choc inflationniste par la décarbonation énergétique

Les appétits extractivistes s’aiguisent sur tous les continents. « Pour moi, le prochain levier de la croissance, ce sera le pétrole et le gaz. Toute personne qui oppose une résistance à cela fait preuve d’une forme de haine du progrès en Afrique du Sud », confiait récemment Gwede Mantashe, ministre des Ressources minières et pétrolières de ce pays. L’intéressé argue de la flambée à venir des prix à la pompe, mais c’est bien l’avance prise régionalement par le Mozambique avec le GNL et la Namibie avec le pétrole qui entre en ligne de compte.

Selon l’Agence du pétrole de l’Afrique du Sud, le pays disposerait d’un potentiel estimé à 27 millions de barils le long de ses côtes ainsi que de 1 700 milliards de mètres cubes de gaz. Pourtant, Pretoria demeure largement dépendant de ses importations. Si la volonté de s’en affranchir est légitime, cela impliquerait, au-delà du coût social et environnemental, la poursuite d’un modèle incompatible avec l’urgence climatique. C’est d’ailleurs pour cette raison que la justice sud-africaine a suspendu ou reporté au moins cinq projets d’exploration offshore, dont deux impliquant les majors TotalEnergies et Shell.

Toujours sur le continent africain, Madagascar a relancé en mars l’activité de son unique champ pétrolier sur le site de Tsimiroro, avec à la clé environ 1,6 milliard de barils enfouis, selon la société exploitante. Là encore, les autorités malgaches poussent désormais à l’exploration de nouveaux blocs, au nom de l’autonomie énergétique de l’île. Encore faut-il que le filon soit assez attractif pour les investisseurs.

Les majors pétrogazières au service de l’impérialisme

Alors que les pétromonarchies du Golfe sont entraînées dans la guerre, chacun fait valoir ses atouts pour prendre leurs parts de marché. Le Canada, quatrième exportateur pétrolier mondial, rêve d’arroser l’Europe et le continent asiatique, à commencer par la Chine.

Bien que le pays ne soit pas contraint par les routes maritimes, ses infrastructures restent très majoritairement enclavées – notamment dans l’Alberta – au bénéfice exclusif des États-Unis, dont les investisseurs sont friands des sables bitumineux canadiens, particulièrement sales. Ce constat pousse Ottawa à investir massivement pour relier l’Alberta à la côte Ouest, comme cela a été fait dès 2024 avec l’agrandissement de l’oléoduc Trans Mountain. La construction d’un autre pipeline plus au nord est actuellement à l’étude.

Dans cette tectonique à l’œuvre sur les marchés, Donald Trump joue sa propre partition. À défaut de satisfaire ses propres buts de guerre en Iran, le chantre des énergies fossiles a au moins remporté une première victoire : sa rhétorique du « drill, baby drill » (fore, bébé fore) se propage aux quatre coins du globe. « Nous sommes arrivés à la fin d’un cycle du point de vue de la gouvernance mondiale. (…) Trump en profite, il matérialise ce constat de façon très violente et unilatérale, poursuit Yamina Saheb. Il fait la guerre, prend les ressources là où elles se trouvent. »

En Iran comme au Venezuela, ou au Groenland dans une autre mesure, le locataire de la Maison-Blanche tente de verrouiller les robinets pétroliers mondiaux. Son but est la domination énergétique des États-Unis, sur ses adversaires comme sur ses alliés. Le plus privilégié d’entre eux, Benyamin Netanyahou, a lui aussi admis partager ce même désir d’accaparement.

En matière de chaos au Moyen-Orient, il y a les instigateurs, puis les profiteurs. Ils vont généralement de pair. Selon le Financial Times, TotalEnergies, via sa filiale Totsa, aurait ainsi généré un profit exceptionnel de 1 milliard de dollars au mois de mars en pariant sur la hausse du prix du baril et en achetant massivement des cargaisons de pétrole issues des Émirats arabes unis et d’Oman.

Au-delà des profits, la multinationale française, alignée sur les intérêts de Washington, mise surtout sur la hausse à long terme de la demande d’hydrocarbures. Elle prévoit ainsi une croissance de sa production de pétrole et de gaz de 3 % par an d’ici à 2030, un objectif revu à la hausse. L’orientation est similaire du côté des autres majors pétrogazières, Shell, ExxonMobil ou encore BP. Pour Big Oil, ce retour en force est synonyme de revanche. Et tant pis pour le climat.

Publié le 31 mars 2026     
Antoine Portoles 

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Démasquons le RN : extrême droite et services publics

Démasquons le RN : extrême droite et services publics

                                                                Tribune par L ‘Humanité .. 

Très éloignée de ses prétentions populaires, l’extrême droite combat tous les budgets donnant les moyens d’un développement des services publics. Le Rassemblement national soutient la suppression massive des normes sociales et environnementales. Une tribune signée Isabelle Mathurin, coprésidente de la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics.

Alors qu’il tient un discours « social », le RN refuse de donner des moyens de fonctionnement aux services publics et fait payer la note à la population. Il vote à l’Assemblée nationale contre l’augmentation du Smic et des minima sociaux, des salaires ou encore le gel des loyers, la gratuité des premiers mètres cubes d’eau ou de la cantine scolaire, la revalorisation des petites retraites et des fonctionnaires.

Il refuse de rétablir l’impôt sur les grandes fortunes, de conditionner les aides aux entreprises ou de taxer les superprofits comme c’est possible avec la taxe Zucman. Sa proposition portant sur les salaires consiste à réduire les cotisations patronales en cas d’augmentation de la paie et ampute ainsi les recettes de la Sécurité sociale, ce qui aura pour effet de réduire les prestations et de mettre en danger la Sécurité sociale.

Le RN défend un État et des services publics forts mais déplore l’importance des effectifs dans l’administration. Il soutient la suppression massive des normes sociales et environnementales, ce qui va réduire la protection et les droits des administrés. Or, c’est bel et bien cette administration qui a pour rôle de garantir que les politiques publiques mises en œuvre poursuivent bien des objectifs d’intérêt général.

C’est elle qui est, par exemple, en mesure de réguler l’action des entreprises et l’influence des lobbies dans l’élaboration de la loi, de lutter contre la fraude fiscale, d’enseigner à nos enfants ou encore de recevoir le public dans les préfectures.

La vision portée par le RN est de nature à mettre profondément à mal les principes au cœur des services publics : un accueil universel et inconditionnel. En effet, à rebours des principes fondateurs de la République, le RN prône un service public qui exclut en faisant reposer son fonctionnement sur la préférence nationale.

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C’est le cas pour les logements sociaux. Les députés lepénistes ont proposé de réserver les allocations familiales aux foyers dont la personne qui assure la charge effective est de nationalité française, contrairement au principe d’universalité, fondement de la création de la Sécurité sociale. La suppression de l’aide médicale d’État privera de nombreux·euses usager·ères d’un accès au droit fondamental à la santé et pose des problèmes de santé publique.

Le RN prône la répression dans les politiques publiques, veut rétablir un ordre moral qui met en danger les conquêtes sociales, l’indépendance des institutions et la liberté d’expression. Il menace l’indépendance de la magistrature. Le travail social fera prévaloir le contrôle et la dénonciation au lieu de l’accompagnement.

L’accès universel à l’IVG aussi sera mis à mal comme le mariage pour tous. La réduction de l’éducation aux « savoirs fondamentaux » réduit la mission de l’école à une logique utilitariste contrairement à l’objectif de former des citoyens et de donner un accès large à la connaissance de façon égalitaire.

La formation initiale et continue conçue comme étroitement adaptée aux besoins des entreprises livre l’école aux mains d’un patronat sans considération de la mission de service public d’élévation des connaissances et d’éveil du citoyen. La création d’un collège privé catholique intégriste en Val de Loire à l’initiative du milliardaire Stérin d’extrême droite est dénoncée par un collectif large de syndicats, associations et élus.

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https://www.humanite.fr/politique/extreme-droite/cest-nicolas-qui-vote-la-drole-dassociation-satellite-lancee-en-marge-de-nemesis

Derrière l’apparence de la doctrine sociale de l’Église, c’est en fait un projet éducatif fondé sur les valeurs traditionalistes et donc intégristes qui sera mis en place mettant les jeunes en danger. Dans le domaine de la culture, c’est la promotion de la culture et de l’identité nationale aux dépens de la création. La privatisation de l’audiovisuel public met en péril pluralisme et démocratie.

Les fonctionnaires seront confronté·es à la mise en œuvre des dispositions dites de « préférence nationale », à l’injustice d’une remise en cause du droit du sol, la fin de l’aide médicale d’État et toutes les mesures discriminantes et xénophobes induites par des politiques d’extrême droite. C’est mettre les agent·es publics·ques en porte-à-faux entre les principes de dignité, d’impartialité, d’intégrité et de probité et les ordres imposés par leur hiérarchie.

Il est fondamental de dénoncer ces conceptions contraires à l’intérêt général et de lancer un large appel à un rassemblement des forces syndicales, associatives et politiques pour des services publics démocratisés et humanisés répondant aux besoins de la population et permettant un égal accès des usagers.

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Face à l’extrême droite, ne rien lâcher !