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Les manipulations de l’info, parlons-en ?

                                                              Les manipulations de l’info, parlons-en ?

Qui ne se pose pas la question et même la réponse : on baigne dedans, depuis des lustres et sur tous les terrains ! L’idéologie dominante n’est-ce pas, certes mais c’est vite dit, pour beaucoup qui cautionnent et partagent ce qu’on leur dit ou écrit selon la source.

Par exemple, Macron qui rentre du Monténégro, l’un des cinq Etats de l’ex-Yougoslavie. Il dit qu’il y est allé « pour développer une coopération dans la lutte contre les manipulations de l’information…» Pardi, il connait ça. Juste pour appuyer leur demande d’entrée dans l’UE, divisée et affaiblie, et renforcer la défense coordonnée par l’OTAN en mauvaise passe qui prétend nous protéger de la Russie.

Stratégie déterminée qu’ils ont décidé de financer et de muscler, nos militaires sont déjà présents à la frontière de la Russie à  l’Ukraine. Comme c’est aussi le cas en Pologne, en Roumanie…dans les Pays-Bas en accord avec l’Angleterre et l’Allemagne encore plus proches des E-U tels qu’ils évoluent dans un monde qui tend au multilatéralisme et non plus aux impérialismes des siècles passés.

 

Ce sont les peuples, saturés de leurs privations accentuées et imposées, ils sont, eux, parmi les victimes des guerres et en paient le coût au prix fort. Par contre c’est une aubaine pour les investisseurs dans le matériel militaire et dans d’autres domaines. On est déjà en pleine austérité pour des temps indéfinis angoissants, aux enjeux humains considérables. Les inégalités se creusent comme jamais, au seul bénéfice des milliardaires et des très riches. Ce n’est pas un hasard mais le résultat des choix politiques au service du capitalisme et de sa dérive néo-fasciste qui nous menace sérieusement.

On ne nous dit pas tout. VM écrit que l’UE bouscule les géants du e.commerce et a décidé d’une taxe de 3 euros sur les colis en provenance d’entreprises hors de l’Europe, la Chine, par exemple. Ce n’est pas un scandale, ni un mensonge, ni un hasard. Mais si l’UE croit que la Chine va se sentir touchée et que son économie va en pâtir, on nous désinforme plutot que de chercher des accords « gagnant-gagnant » et d’en finir avec les silences devant les génocides en cours, on se moque de nous. Ils nient le rôle de l’ONU paralysé tandis que les Etats « aidés » par les E-U font allégeance à celui qui se prend pour le maître du monde.

 

Ce jeudi matin aux infos de France-musique, le journaliste de service, d’un ton neutre, nous lit son info ainsi résumée : « Trump attend que la guerre au Moyen-Orient soit finie pour s’occuper de Cuba », comme il s’est occupé du Vénézuéla et de son président légitime! Une info qui circule depuis longtemps, sur les médias publics et privés, ici elle est banalisée sans émotion, sans réaction, comme si des actes de cette nature étaient défendables et conformes au droit international. C’est ça l’objectivité, la liberté d’expression ?

Il n’y a rien de républicain à ce que le droit particulier d’un chef d’Etat, fût-il des E-U, puisse mettre le feu au monde depuis qu’il est au pouvoir. Les médias porte-parole du camp dominant, le grand patronat, les très riches, la droite et le RN l’aident de fait par leur fidélité et leur convergence idéologique assumées, prêts à prendre le pouvoir comme le monde l’a subi dans les années trente du siècle dernier, par la capitulation des « élites » au pouvoir en Europe (1)

Aujourd’hui on nous prépare à la « guerre moderne », celle qui tue toujours autant sinon plus, par les drones, les missiles et avions furtifs. Finis les fantassins, les troupes au sol et même les pilotes et les chars d’assaut ? Les stratégies conçues par l’IA, un miracle ?…Pas vraiment.

On voit ce que ça donne, Trump-le-messie ne sait plus comment sortir du piège de son blocage du détroit d’Ormuz, de son échec en Iran et du volcan qu’il a réveillé au Moyen-Orient et bien au-delà, par les conséquences directes pour l’ensemble du monde, privé d’énergies et d’alimentation à une grande échelle par l’inflation et les jeux de bourse, la perte de pouvoir d’achat des plus modestes confrontés aux pénuries pendant que les ultra-riches s’enrichissent toujours.

Qui va payer les coûts exorbitants de ces armes et de ces destructions humaines et matérielles ? L’expert et conférencier Thierry Berthier nous éclaire : « de l’ordre de 20 000 euros piècepour le droneet de 2 à 4 millions pour un seul missile« (1)

il n’y a plus qu’à faire l’addition…colossale !

 

Récent débat au sénat sur les propositions de Macron concernant le budget de la défense. La droite LR voulait 50 mds supplémentaires et la ministre 36 mds jusqu’à 2030, en portant à 436 milliards d’euros les dépenses militaires prévues d’ici la fin de la décennie, soit 36 milliards supplémentaires par rapport à la dernière loi de programmation (2023). Insuffisant, pour les sénateurs LR qui plaidaient pour porter cet effort à 50 milliards d’euros.e .C’est ce qu’ils appellent « l’effort de guerre ». Pour qui ?

Autre exemple des manipulations de l’info: le logement social et le préfet

 

Le préfet du Var y voit « une année-record…pour rattraper le retard !  »Aurait-il de l’humour ? Comme tous les préfets il essaie d’obtenir des maires de faire, là aussi, un effort pour construire un peu plus de logements sociaux. Quand on a, dans le Var mais pas que, une très forte majorité de maires de droite, du centre et d’extrême-droite qui, par principe, en veulent moins, il ne faut pas se faire d’illusion mais savoir pourquoi il y a blocage volontaire.

« On est très au-dessus des 2 000 logements sociaux agrées en moyenne par an, le meilleur chiffre depuis 2018…  » Agrées, ça ne veut pas dire « réalisés  » mais depuis les CMS (contrats de mixité sociale) pour faire du logement locatif plus varié selon les catégories sociales, Les gouvernements Macron veulent diversifier pour mieux réduire les logements sociaux qui s’adressent aux plus modestes et ne rapportent qu’aux investisseurs privés. Seulement voilà, dans le Var, 70% des familles sont éligibles à un logement social de qualité et financièrement accessible. Ces maires préfèrent payer des amendes, aux frais de la collectivité, pour non respect de la loi SRU (solidarité renouvellement urbain. Ces populations ne les intéressent pas, pour ces élus, le logement doit être privé, même le locatif.

 

Ils disent que le Var est très attractif et le foncier trop cher pour construire du « social », voyons…ou que leurs électeurs ne veulent pas de cité populaire malfamée et souvent de familles d’origines multiples.

 

Le préfet a fait le lien entre logement et défense.Il s’est réjoui que « l‘effort inédit de défense..-incluant le 2è porte-avions- .et la révolution de la dronisation auront un impact économique et démographique à l’échelle de la métropole toulonnaise et du département…ajoutant que ce développement économique doit impérativement s’accompagner d’une polique ambitieuse de création de logements sociaux et d’équipements aux besoins d’accueil et préserver l’équilibre du territoire. C’est une question de souveraineté nationale. »

 

Le messager de Macron a conclu par « l’effort de guerre » qui nous est imposé et qui nous ouvrirait des perspectives mirobolantes…si on se laisse manipuler.

 

Et dire que Macron, en 2017, ne voulait plus voir de sans-abri dans les rues…

 

 

René Fredon

 

 

(1) https://mail01.orange.fr/appsuite/#!&app=io.ox/mail&folder=default0/INBOX

 

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L’écologie vraiment et pas du jardinage municipal !

Les cigales vont bientôt faire ce qu’elles savent faire de mieux : offrir à nos étés varois leur bande-son officielle. Mais du côté des oiseaux, le concert semble perdre des pupitres.

Et cette fois, ce n’est pas une affaire de poésie champêtre : c’est un signal d’alarme écologique.
La Ligue pour la Protection des Oiseaux vient de publier son Baromètre de l’avifaune 2026. Le constat est préoccupant : en France, les populations d’oiseaux communs ont diminué d’environ 18 % en vingt-cinq ans. Derrière ce chiffre se cachent des millions d’oiseaux qui ont disparu de nos villes, de nos campagnes, de nos jardins et de nos paysages.

Bien sûr, tout n’est pas sombre. Certaines espèces ont pu être sauvées grâce à des politiques de protection ambitieuses : les cigognes blanches, plusieurs rapaces ou encore certains vautours connaissent aujourd’hui une situation bien meilleure qu’il y a quelques décennies.

Cette bonne nouvelle prouve une chose essentielle : lorsque l’être humain décide réellement de protéger le vivant, cela fonctionne.
Mais dans le même temps, les oiseaux du quotidien poursuivent leur déclin. Hirondelles, martinets, moineaux, alouettes, mésanges et bien d’autres espèces familières deviennent moins nombreuses. Leur disparition est progressive, presque discrète. On ne s’en aperçoit pas forcément d’une année sur l’autre. Pourtant, lorsque l’on compare avec ce que l’on observait il y a trente ou quarante ans, le changement est saisissant.

À La Seyne-sur-Mer comme dans l’ensemble du Var, nous avons la chance de vivre dans un territoire encore remarquable pour sa biodiversité. Entre Janas, le cap Sicié, Fabrégas, les Sablettes, Tamaris ou Saint-Elme, les oiseaux font partie du paysage. Mais les tendances observées au niveau national et régional n’épargnent pas notre territoire.

Et il ne s’agit pas seulement de protéger quelques jolies plumes pour le plaisir des photographes ou des amoureux de la nature.
Les oiseaux jouent un rôle essentiel dans les écosystèmes. Beaucoup régulent naturellement les populations d’insectes. D’autres participent à la dispersion des graines et donc au renouvellement de la végétation. Certains nettoient les milieux en consommant les carcasses. Tous participent, à leur manière, à l’équilibre général du vivant.

Quand les oiseaux disparaissent, c’est souvent que quelque chose ne va plus très bien ailleurs : moins d’insectes, moins de diversité végétale, moins d’habitats naturels, davantage d’artificialisation des sols, davantage de pollutions ou de perturbations liées au dérèglement climatique.

Beaucoup se souviennent aussi d’une époque où les pare-brise étaient couverts d’insectes après un trajet estival. Ce souvenir n’est pas une preuve scientifique à lui seul. Mais plusieurs études européennes ont depuis confirmé un déclin important des insectes volants. Moins d’insectes signifie moins de nourriture pour de nombreux oiseaux. Là encore, tout est lié.

Il faut aussi être lucide : sur nos littoraux méditerranéens, certaines espèces comme le goéland leucophée — notre fameux gabian — sont très présentes, parfois trop dans certains secteurs. Mais là encore, ce déséquilibre dit beaucoup de nous. Les goélands ont profité de nos déchets accessibles, de nos ports, de nos rejets alimentaires, de nos toitures et de notre manière d’occuper le littoral. Le problème n’est donc pas “l’oiseau contre l’humain”, mais une cohabitation mal organisée. Le gabian n’est pas le méchant de l’histoire. Il est parfois le miroir bruyant de nos propres négligences.

Face à cela, une commune n’est pas impuissante. Elle peut préserver les espaces naturels plutôt que les grignoter. Elle peut protéger les zones humides, maintenir les arbres remarquables, replanter des essences locales, conserver ou recréer des haies, limiter l’artificialisation des sols, mieux gérer les déchets, empêcher le nourrissage sauvage, adapter l’éclairage public pour moins perturber la faune nocturne, favoriser les nichoirs dans certains bâtiments publics et faire de ses parcs et jardins de véritables refuges pour la biodiversité.

Elle peut aussi sensibiliser les habitants et les écoles, car protéger le vivant commence souvent par apprendre à le connaître.
C’est sans doute la leçon principale de ce rapport : les oiseaux ne sont pas seulement des habitants de nos paysages. Ils sont des indicateurs de l’état de santé de notre environnement.

Protéger les oiseaux, ce n’est donc pas défendre une cause marginale. C’est protéger l’eau, les sols, les forêts, les zones humides, les espaces naturels, les paysages et, finalement, les conditions mêmes qui permettent à nos sociétés humaines de prospérer.
Le vivant fonctionne comme un immense chœur. Chaque espèce y tient sa partie. Lorsqu’un pupitre disparaît, la musique continue encore un peu. Mais elle devient moins riche, moins équilibrée, plus fragile.

Et lorsque trop de voix se taisent, c’est tout le concert qui finit par vaciller.

P.S. : Touche pas aux cigales. Mais prenons aussi le temps d’écouter le silence inquiétant des oiseaux…
Pour un front républicain seynois
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🎵 Chanson du jour : « Touche pas aux cigales » — Aïoli

#LaSeyneSurMer #Biodiversité #Oiseaux #Var #Vivant

Ecrit par Guy CALMES 

 

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VAR :Le logement est un droit !

 

Le préfet du Var vient d’adresser un message particulièrement clair à plusieurs communes du département : lorsque les obligations en matière de logement social ne sont pas respectées, l’État peut reprendre la main.
Droit de préemption, contrôle renforcé du foncier, reprise de la délivrance des permis de construire : les outils existent et le préfet indique désormais être prêt à les utiliser lorsque les blocages persistent.

La République ne s’applique pas à la carte. Elle ne peut pas être brandie !

Une telle annonce devrait nous interroger collectivement.

Car derrière ce qui pourrait apparaître comme un simple désaccord administratif entre l’État et certaines municipalités, il y a en réalité une question beaucoup plus concrète : celle de dizaines de milliers de familles qui cherchent aujourd’hui à se loger dignement.
Avant d’aller plus loin, une question mérite peut-être d’être posée.
Le préfet du Var serait-il devenu un dangereux révolutionnaire ? Un collectiviste forcené ? Un militant d’extrême gauche infiltré dans les services de l’État ?
Après tout, il ose défendre le logement social, rappeler l’existence de la loi SRU et envisager de faire respecter des obligations républicaines pourtant votées démocratiquement.

À moins que l’explication soit beaucoup plus simple.
À moins qu’il ne fasse tout simplement son travail de représentant de l’État.
À moins que le logement social ne soit pas une obsession de « gauchistes », mais un outil prévu par la loi de la République pour répondre à un besoin social bien réel.
À moins que les dizaines de milliers de demandes de logements en attente dans le Var finissent par constituer un problème suffisamment sérieux pour justifier autre chose que des slogans.

Dans le Var, près de 39 000 ménages attendent aujourd’hui un logement social. Des femmes seules avec enfants. Des retraités modestes. Des jeunes qui commencent leur vie active. Des salariés qui travaillent mais ne parviennent plus à suivre l’envolée des loyers du secteur privé. Des familles coincées dans des logements trop petits, trop chers, parfois indignes.
Et pourtant, malgré cette réalité, le logement social continue parfois d’être présenté comme un problème plutôt que comme une partie de la solution.

Il faut alors remettre quelques pendules à l’heure. Non, le logement social n’est pas synonyme d’immigration. Non, le logement social n’est pas synonyme de délinquance. Non, les habitants des logements sociaux ne sont pas des assistés, des profiteurs ou des menaces pour la société.

L’immense majorité des personnes qui vivent dans ces logements aspirent exactement à la même chose que tous les autres citoyens : travailler, élever leurs enfants, vivre paisiblement, participer à la vie de leur commune et disposer d’un logement adapté à leurs revenus.

Bien sûr qu’il existe des problèmes dans certains quartiers. Bien sûr qu’il existe des trafics, des violences, parfois des armes. Il serait absurde de le nier. Mais il est tout aussi absurde, et beaucoup plus dangereux politiquement, de faire croire que ces difficultés résument la réalité du logement social.

La réalité quotidienne, ce sont des enfants qui partent à l’école, des parents qui courent au travail, des personnes âgées qui comptent leur retraite, des jeunes qui essaient de prendre leur indépendance, des voisins qui s’entraident, des familles qui veulent simplement vivre normalement.

Et si l’on veut réellement lutter contre les difficultés, alors il faut faire exactement l’inverse de ce que proposent les marchands de peur.
Il faut rénover les logements dégradés. Il faut remettre de la présence humaine, du service public, de la médiation, de l’éducation populaire, de la culture, de la santé, des transports. Il faut cesser d’abandonner certains quartiers pendant des années pour venir ensuite expliquer, la main sur le cœur et le mégaphone dans l’autre, que « la République doit reprendre ses droits ».
La République ne revient pas seulement à coups de caméras, de coups de menton et de slogans sécuritaires. Elle se construit avec des logements dignes, des écoles dignes, des rues entretenues, des services publics accessibles, des associations soutenues et des habitants respectés.

La loi SRU impose à de nombreuses communes d’atteindre 20 ou 25 % de logements sociaux. Cette loi n’a pas été écrite pour punir les communes. Elle vise à éviter que certains territoires concentrent toutes les difficultés pendant que d’autres organisent tranquillement l’entre-soi social sous couvert de « cadre de vie ».
Et c’est là que l’on touche au comble.

Ce sont souvent les mêmes responsables politiques qui parlent sans cesse d’ordre, d’autorité, de République, de respect des règles et de fermeté. Mais lorsqu’il s’agit de respecter la loi sur le logement social, alors là, curieusement, la grande passion légaliste devient beaucoup plus souple.
La loi, oui. Mais surtout pour les autres.

Certaines communes préfèrent payer de lourdes pénalités plutôt que de respecter leurs obligations. Autrement dit, elles utilisent de l’argent public pour financer leur refus politique du logement social.

À La Seyne-sur-Mer, la situation n’est pas parfaite. La commune reste en dessous de l’objectif légal, avec environ 18,6 % de logements sociaux pour une obligation de 25 %. Mais elle est tout de même beaucoup plus proche de l’exigence républicaine que d’autres communes varoises.

À Six-Fours-les-Plages, le taux est voisin de 11 %. À La Valette-du-Var, il demeure également très inférieur à l’objectif légal. Et dans plusieurs communes de la ceinture toulonnaise, le retard accumulé n’est pas un détail : il pèse concrètement sur les familles qui cherchent un logement, sur les jeunes qui veulent rester vivre près de leur travail, sur les retraités modestes et sur les salariés que tout le monde applaudit lorsqu’ils rendent service à la société mais que l’on oublie lorsqu’il faut leur permettre de se loger dignement.
Soyons justes : à Six-Fours comme à La Valette, les nouvelles équipes municipales viennent d’arriver. Elles ne peuvent être tenues responsables à elles seules d’une situation héritée de plusieurs mandats.
Nous ne leur jetterons donc pas la pierre.

Bien au contraire.

Puisque leurs responsables se réclament régulièrement de l’ordre républicain, du respect des lois et de l’autorité de l’État, nous sommes certains qu’ils mettront toute leur énergie à rapprocher leurs communes des objectifs fixés par la loi SRU.
Nous ne doutons pas un instant que ces excellents républicains considéreront le respect d’une loi de la République avec la même exigence que celle qu’ils demandent aux autres citoyens.

Nous suivrons donc leurs résultats avec intérêt, curiosité… et, il faut bien l’avouer, une certaine impatience.
À La Seyne, nous avions déjà porté cette exigence dans nos publications et dans le programme Uni.e.s à gauche pour La Seyne-sur-Mer : produire du logement accessible, lutter contre l’habitat indigne, réhabiliter l’ancien plutôt que bétonner sans réfléchir, remettre sur le marché les logements vacants, favoriser la mixité sociale, protéger les espaces naturels et permettre à celles et ceux qui font vivre la ville d’y habiter encore.

Parce qu’une ville où seuls les plus aisés peuvent se loger n’est plus vraiment une ville. C’est une vitrine. Et une vitrine, c’est joli deux minutes, mais on ne vit pas derrière une vitre.
Le logement social n’est pas une faveur accordée à quelques-uns.
C’est un outil de justice sociale.

C’est ce qui permet à une aide-soignante, à un agent municipal, à une caissière, à un jeune apprenti, à une mère seule, à un retraité modeste, à un couple qui démarre dans la vie, de ne pas être expulsés symboliquement de leur propre territoire.
Et quand ces personnes peuvent vivre dans un logement digne, stable, adapté à leurs revenus, elles ne coûtent pas plus cher à la société. Elles y participent mieux. Elles travaillent mieux. Elles élèvent leurs enfants dans de meilleures conditions. Elles s’inscrivent dans la vie locale. Elles deviennent des voisins, des parents d’élèves, des bénévoles, des usagers des services publics, des citoyens à part entière.

 

Bref, elles font société.
Alors oui, parlons de sécurité.

Mais parlons aussi de cette sécurité fondamentale qui consiste à savoir que l’on pourra dormir ce soir dans un logement digne.
Parlons de la sécurité d’un enfant qui a une chambre pour faire ses devoirs.
Parlons de la sécurité d’une femme seule qui n’a pas à choisir entre payer son loyer et remplir le frigo.
Parlons de la sécurité d’un retraité qui n’est pas obligé de quitter la ville où il a vécu toute sa vie.
Parlons de la sécurité d’un jeune qui peut accepter un premier emploi sans être condamné à deux heures de trajet ou à un loyer impossible.

Le logement social n’est pas le problème.
Le problème, c’est le manque de logements accessibles.
Le problème, c’est la spéculation.
Le problème, c’est l’habitat indigne.
Le problème, c’est l’abandon de certains quartiers.
Le problème, c’est le discours de ceux qui transforment des familles modestes en boucs émissaires pour ne jamais parler des vrais choix politiques.

Une municipalité digne de ce nom ne trie pas ses habitants selon leurs revens les discours sur l’autorité et oubliée dès qu’elle impose un effort de solidarité.

Nous voulons une ville où l’on puisse vivre dignement, quel que soit son âge, son revenu, son quartier ou son parcours.
Une ville qui ne regarde pas les plus fragiles comme une gêne. Une ville qui comprend qu’aider les habitants à se loger, ce n’est pas faire preuve de faiblesse.

C’est faire preuve d’intelligence collective.
Et, accessoirement, de simple humanité.

🎵 « Les Mains d’or » de Bernard Lavilliers.

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Illustration réalisée à l’aide d’outils d’intelligence artificielle afin d’accompagner la réflexion proposée dans cette publication.

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Recherche urgente : sympathisants du Rassemblement national capables d’argumenter.

Recherche urgente : sympathisants du Rassemblement national capables d’argumenter.

Oui, vous avez bien lu.
Suite à de nombreuses observations réalisées dans leur milieu naturel — principalement Facebook, mais pas uniquement — nous lançons aujourd’hui un appel à témoins.

Nous recherchons des personnes répondant aux critères suivants :

* capables de développer une idée sur plus de trois lignes ;
* capables de répondre à un argument sans utiliser les mots « gauchiasse », « wokiste », « islamo-gauchiste », « bobo », « bien-pensance » ou « collabo » ;
* capables de discuter d’un sujet sans remonter systématiquement à Staline, Mao, Mitterrand, la CGT, Mai 68, ou à la préhistoire d’Homo sapiens ;
* capables d’éviter Homo erectus, certains semblant accorder au second mot une importance toute particulière et parfois excessivement virile ;
* capables de distinguer un fait, une opinion, une rumeur et une publication Facebook partagée par le cousin du voisin du beau-frère ;
* capables d’admettre qu’un problème complexe puisse avoir plusieurs causes et qu’une solution sérieuse puisse nécessiter davantage qu’un slogan.

Signes particuliers :

Ils ne commencent pas leurs phrases par « Ouvrez les yeux ».
Ils ne terminent pas leurs démonstrations par une rafale de points d’exclamation et trois émojis hilares.
Ils savent que répéter une affirmation n’est pas la même chose que la démontrer.
Ils savent qu’un lien Internet n’est pas automatiquement une preuve et qu’une vidéo TikTok n’est pas une thèse de doctorat.
Ils peuvent éventuellement citer une source sans que celle-ci comporte les mots « médias complices », « vérité cachée », « grand remplacement » ou « on nous ment ».

Je précise, avant que certains ne s’emballent, que je n’ai jamais affirmé que le Rassemblement national était un parti fasciste. Je n’ai jamais affirmé non plus que tous ses électeurs étaient des extrémistes.
J’entends même régulièrement qu’il s’agit désormais d’un parti respectable, républicain, intégré à la vie démocratique du pays, débarrassé de ses anciennes ambiguïtés et pleinement engagé dans le cadre institutionnel.

Très bien.

Mais alors, que cette respectabilité soit complète.
Elle devrait aussi passer par une reconnaissance claire, explicite et publique des horreurs, des abominations du passé, mais aussi des errances verbales, des ambiguïtés entretenues et des dérives plus récentes.

Elle devrait conduire à rejeter sans détour toute personne tenant ou relayant des propos racistes, antisémites, anti-LGBT, antiféministes, ou visant à exclure des citoyens de la communauté nationale en raison de ce qu’ils sont.

Elle devrait imposer le respect dû aux personnes précaires, aux sans-abri, aux travailleurs pauvres, à celles et ceux qui survivent plus qu’ils ne vivent, et qui ne sont certainement pas des « assistés », mais les premières victimes d’un système profondément injuste.
Elle devrait aussi conduire leurs députés à ne pas se prétendre proches du peuple tout en refusant les votes qui permettraient un rééquilibrage plus juste des richesses dans notre pays.

On ne peut pas parler au nom des oubliés le dimanche sur les marchés, puis protéger les puissants le mardi dans l’hémicycle.
Nous n’aborderons même pas ici les arrangements parfois très souples avec la légalité dans les trop nombreuses affaires politico-financières. Chaque chose en son temps : il ne faudrait pas épuiser le lecteur dès le petit-déjeuner.

Elle devrait encore permettre de regarder lucidement l’histoire politique de ce courant : les ratonnades, les violences de rue, les complaisances anciennes avec les nervis d’extrême droite, et la persistance de certaines passerelles idéologiques avec des milieux qui n’ont jamais vraiment rompu avec cette culture de brutalité.

Elle devrait aussi permettre de dire clairement que des morts comme Malik Oussekine ou Federico Martín Aramburu rappellent ce que produisent, dans des contextes différents, la violence d’État, la violence politique, le racisme, l’autoritarisme ou les idéologies de haine quand elles trouvent des exécutants.

Et l’on ne peut pas non plus se dire pleinement républicain tout en trouvant mille excuses à des figures autoritaires comme Viktor Orbán, Javier Milei, Jair Bolsonaro, Benyamin Netanyahou, et quelques autres champions internationaux du coup de menton, du mépris social ou de la brutalité politique.

La respectabilité ne se décrète pas.
Elle se prouve.

À partir de là, une simple interrogation me vient à l’esprit.
Si le RN a changé, comme on nous l’explique souvent, alors il devrait être possible de discuter avec ses sympathisants comme avec n’importe quels citoyens : sur des faits, des propositions, des choix politiques, leurs coûts, leurs conséquences et leurs résultats.
Or, sur les réseaux sociaux, je dois bien avouer que mes recherches restent pour l’instant peu concluantes.

Je rencontre beaucoup de certitudes.
Beaucoup de colère.
Beaucoup de slogans.
Beaucoup de phrases toutes faites.
Beaucoup de convictions exprimées avec une assurance inversement proportionnelle aux connaissances mobilisées.
Mais les argumentaires solides demeurent une espèce relativement rare.

Je continue pourtant d’espérer.
Parce qu’un désaccord intelligent est infiniment plus intéressant qu’un accord fondé sur l’ignorance.
Parce qu’une démocratie vivante suppose des citoyens capables de confronter leurs idées sans se traiter mutuellement de tous les noms.

Et parce que, je l’avoue, découvrir quelques spécimens de cette espèce me rassurerait considérablement sur l’évolution de l’espèce humaine.

Si vous apercevez un sympathisant RN répondant à cette description, merci de le signaler.
Les chercheurs poursuivent leurs travaux.

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🎵 La Mauvaise Réputation – Brassens, Sinsemilla
📌 Le désaccord politique n’est pas un problème. L’absence d’argument, le mépris social et les vieux réflexes de haine, si.
Illustration réalisée à l’aide de l’intelligence artificielle, utilisée uniquement à des fins d’illustration. 

Par Guy CALMES avec  l’accord  de Christian BARLO