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Var - La Seyne sur MER

Un livre d’élu : « La Seyne  des Possibles ».. par Olivier ANDRAU  

 

Un livre d’élu : « La Seyne  des Possibles ».. par Olivier ANDRAU

 Tout d’abord il faut féliciter l’élu PS  Mr.Olivier ANDRAU pour son ouvrage sur notre ville .IL fallait le faire ,il l’a fait, il a osé écrire ces 70 pages pour lancer des réflexions politiques qui doivent nous interpeler nous à gauche, nous communistes, nous citoyens ,nous militants.

A l’heure des futures municipales en 2026, ce livre offre une contribution politique pour la reconquête de notre ville pour les forces progressistes mais plus surement  si le peuple seynois  s’en mêlent ? Soyons  assurés que d’autres séquences politiques vont s’ouvrir avec le NFP et le PCF/Seyne. ..

Revenons au livre et tout au long de ce bouquin nous découvrons quelques réflexions  traduites en propositions à discuter parfois pertinentes et parfois beaucoup moins.. Mais à son avantage M ANDRAU a pris la plume pour y inscrire quelques éléments  programmatiques qui  peuvent nourrir ou compléter le débat à gauche pour les municipales 2026.

Pour le PCF il y a du grain à moudre même si quelques propositions ne sont pas très révolutionnaires mais la moisson du futur programme du  NFP sauce seynoise  reste à bâtir. Et en ce sens toutes propositions sont et seront les bienvenues.

Je voudrais revenir sur les conclusions de ce livre  (car inutile de faire le compte rendu  de tout le livre cela  serait fastidieux ) mais sur la synthèse des propositions évoquées par  M. Olivier ANDRAU en  avant dernière page.

17 propositions sont ci-dessous   avec mon simple et humble avis :

  1. Un chantier pour la traversée du port :

C’est l’arlésienne mais cette proposition de combler une grande partie du port est du domaine  du  possible ET cette  proposition me parait la plus logique financièrement , et en terme d’environnement  et faisable .Mais elle bute sur sa partie financière  car les finances de la ville ne sont pas élastiques .Avec quel partenaire faire ces travaux : la Métropole , le département , la région , l’état , un privé ?. A l’heure où toutes les droites ont fantasmé sur des tunnels ou pont traversant qui ne sont que des projets pharaoniques ou des lubies électoralistes (en constructions et  en financement), cette proposition  d’aménagement  et élargissement terrestre du port me parait pertinente .Il restera des obstacles mais le désenclavement du centre-ville est une nécessité politique pour le commerce et pour les transports collectifs. Mais elle ne suffira pas à elle toute seule pour freiner la voiture  en centre-ville mais  cela serait une 1 e marche, mais le trafic d’automobile sera difficile à  réduire.( force de l’habitude) 

                          Mais qui ne tente rien n’a rien ?

Aucune description de photo disponible.

  1. La gratuite organisée des transports en commun pour les jeunes seynois :

Pourquoi d’ailleurs que les jeunes seynois  concernées ? C’est une proposition véhiculé  depuis longtemps par les communistes  varois mais qui est de la  mettre en place  sur toute la métropoles et pour le monde  comme à Dunkerque , Aubagne  et tant d’autres villes  ou métropoles ou communautés d’agglos  qui l’ont adoptée .

  1. L’intervention forte de la puissance  communale et métropolitaine   pour redessiner   l’activité du centre-ville :

Oui effectivement  mais les visées  libérales des 12 villes de TPM à droite nous laisse peu  d’espoir  sur le sujet . Il n’y a qu’à voir ce qui se passe dans notre centre-ville à l’abandon malgré ce que la gauche unie avait obtenu financièrement lors du 2 e mandat  (NPNRU)

L’idée de M. Olivier ANDRAU est de préempter des locaux commerciaux fermés  que la mairie gèrerait en bailleur .ET donc la commune louerait ces locaux  commerciaux après  expertises de faisabilité économique aux futurs  commerçants locataires en veillant à leur pérennité et études de marché .Mais là nous serons confrontés  à la fois à nos finances communales  car  préempter c’est aussi dépensé  et la volonté  de TPM ne va pas dans ce sens  politique là

  1. Partenariat avec les institutions scolaires :

C’est une idée pertinente  afin d’échanger  entre le monde scolaire   et la ville et plus particulièrement  ces services communaux ( services  socioéducatifs,  jeunesse, sport, culture etc. ;).Nous le faisons en primaire avec les conseils d’écoles en primaires et maternelles. mais cela n’est certainement pas suffisant ;

Nous le faisons plus indirectement avec les lycées  de compétences régionales en participant   aux réunions statutaires.

Mais cela n’est certainement pas suffisant !

  1. La création d’un parlement des associations   a la Seyne sur mer :

Nous l’avons fait  aux sports en 2008 20124 avec un certain succès  lors de notre 1 e mandat  mais les conditions n’étaient plus remplies au 2 e mandat pour s’y consacrer collectivement  .Mais cette idée me séduit mais il faudrait la décliner en sous éléments car le sport est spécifique comme la culture ou le socioéducatif ?

  1. Des lieux pour nous retrouver : un vrai cinéma et une vrai piscine :

Qui peut dire le contraire… Sauf la droite aux affaires de MM BICAIS . Ce sont 2 lieux de besoins  prioritaires que les seynoises et seynois  aimeraient trouver ou retrouver  pour faire lien et du vivre ensemble .

C’est une bonne proposition mobilisatrice à gauche d’autant que le maire de Six Fours   commence à retirer ses billes sur le futur projet de gestion commune entre Six fours et la Seyne sur mer concernant la piscine  AQUASUD (proposition entre MM. BICAIS et MM VIALATTE en début 2024 faite  dans la  presse).

  1. Une expérimentation pour retrouver de la dignité  au travail  pour les plus abimés :

L’idée est généreuse mais je me demande bien si la ville ou TPM peuvent ils en être coauteur ?

Il y a encore des précisions à fournir sur cette proposition  pour me convaincre  encore  de  son bien fondé!

  1. Un espace numérique individuel unique pour gérer toutes les démarches   de notre vie  numérique a la Seyne sur mer.

Tout d’abord  battons- nous  à gauche  pour arrêter  l’hécatombe  d’emplois  sous forme d’accueil  supprimer  et remplacer par l’ordinateur et remettons les  priorités  la où elle  devraient être . Le service public a besoin de l’humain et pas de machine à 100%.

                               Tout ne se  règle pas sur un clavier !

Maintenant l’idée peut être une issue positive pour aider ou accompagner les personnes qui  ne peuvent se servir d’ordinateurs chez eux  mais cela  n’est pas  la seule  réponse à proposer .

Laissons à MACRON, LR et RN la  START-Nation pour casser du service public. ..

  1. Une politique de soutien  à l’accès  à la santé une maison de sante en ville :

L’idée que sous-tend  cette proposition est de faire revenir  le monde médical en centre-ville Bonne idée mais le libéral le voudra-t-il quand dans le même temps les exonérations hors ville sont légions et facilitent ainsi  leurs implantations ?

Dans le passé les maires communistes avaient mis en place un centre médical  communal ? Est-ce encore possible je le pense à défaut un centre de sante me parait un moindre mal !

La pénurie de médecins tient plus à la longueur des études médicales ,à leurs cherté ,à leur sélectivité , aux facilités à s’installer  hors ville , aux politiques libérales de limiter le nombre de médecins depuis plus de 40 ans et dans le public  à sous-payer les fonctionnaires et exploser leurs conditions de travail..

  1. Œuvrer à TPM  pour la création d’un contrat de santé :

Soyons fous Essayons !Mais  TPM tout à droite “en sortant de la mairie”  le veulent ILs ?

                                                               J’en doute !

  1. Adapter notre PLU  pour limiter  encore  le mitage* urbain  et permettre l’utilisation  de technique des bâtiments communaux  en ville responsable :

Je rappelle qu’à partir de 2008  jusqu’en 2020  nous avons révisé   deux fois le PLU Seyne   afin de moins construire et  ainsi limiter le béton  Mais il faut continuer ce  chemin  dans les révisions  de PLU  Quand à l’environnement , bien sur  les bâtiments communaux , mais aussi avec TPM  l’état de nos routes , des pistes cyclables , des bus à l’heure ,des campagnes pour favoriser les transports collectifs , des lieux accessibles pour les handicapes .Il faut dans les limites communales ou métropolitaines s’attacher à faire  ou à imposer des règles d’économie  d’énergie, de fluides et d’ une politique  de protection collective par rapport  aux dérèglements climatiques ( végétalisation par exemple  ) .

*Mitage : URBANISME   :Prolifération anarchique des constructions.

  1. Donner l’exemple dans les travaux d’entretien des bâtiments communaux  en ville :

C’est une question écologique qui dépassent l‘aspect communal mais effectivement faire des économies budgétaires pour la commune c’est une bonne chose. Je rappelle qu’avec la hausse du prix de l’électricité 2022/2023/2024), le budget cout de  l’électricité et fluides   municipal  a triplé  en 2 ans à la Seyne sur mer

13 . Des élus honnêtes et qui rendent des comptes :

C’est sûr  et “Qui peut dire le contraire ” mais la réalité  du monde politique ce n’est pas le monde du bisounours surtout à droite et son extrême et voir quelques exemples à gauche .Mais évidemment je ne peux qu’être d’accord avec cette proposition.
AU PCF  les élus reversent en grande partie  leur indemnité  au parti et cela   évite BCP de problème de fraude voir de cumul de mandat et permet au PCF de vivre.

14…Des assises  thématiques  régulières (finances, Environnement, transports)

Attention les transports sont de compétence Métropolitaine avant tout mais c’est une bonne proposition si elles se traduisent par des AG très élargie envers la population.
La démocratie participative est compliquée à mettre en œuvre quand  les citoyens  est   habitué à la délégation du pouvoir.

15..Expérimenter  des budgets citoyens :

Bonne  proposition et déjà BCP de mairies de gauche l’ont fait et plus particulièrement      celle du PCF.

  1. Travailler sur la méthode du compromis en acteur  responsable de la métropole :

C’est une belle idée mais qui va se heurter une fois de plus au sectarisme libéral de la droite ultra majoritaire  métropolitaine.

  1. Pratiquer en cas de blocage le referendum citoyen  sur les grands sujets qui engagent la ville :

Bonne proposition mais attention au sujet proposé parce que le RN et la droite auront vite  fait de transformer le référendum en plébiscite  (identitaire ou sécuritaire)

Voilà  quelques propositions intéressantes qui requièrent  pour certaines  d’entre elles                                                                    “Attention puis réflexions, puis applications .”

Il manque manifestement  des thèmes  comme le logement ,les solidarités ,le cadre de vie , les espaces naturels ( Métropole ) le sport ,la culture, le personnel fonctionnaire territorial , l’emploi  industriel, le commerce hors centre-ville , etc. ,

Je gage qu’avec M. Olivier ANDRAU une suite  sera donnée ou bien  un autre tome de ce livre.
En attendant  pour nous communistes travaillons à améliorer à la fois ces propositions et en formuler d’autres BCP  plus révolutionnaires et partagées  .

C’est ce que notre section PCF Seyne fait et va faire dans les jours qui viennent avec l’idée en corollaire de travailler à une union très large d’abord le NFP/ Seyne puis  plus large :  associations , syndicats , militant citoyen  et citoyen tout court

C’est ensemble que nous réussirons « la Seyne des possibles « .C’est un grand défi  de  reconquête mais nous l’avons fait en 2008 et en 2014. Jamais deux  sans trois !

                « Même sans espoir, la lutte est encore un espoir.” …

« CELA SEMBLE TOUJOURS IMPOSSIBLE, JUSQU’À CE QU’ON LE FASSE.”

                                Nelson MANDELA

Christian BARLO ancien adjoint PCF

 

 

 

 

 

 

 

National

Idées et luttes pour sortir de l’impasse….

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Lu dans Économie et Politique, Éditorial idées et luttes….(À voir aussi sur WhatsApp « L’Humain d’abord ») 

Éditorial : Frédéric BOCCARA

Économiste, membre du comité exécutif national du PCF

Idées et luttes pour sortir de l’impasse….

Le Nouveau Front populaire a fait lever un espoir grâce à deux choses : le sursaut électoral antifasciste qu’il a permis, la crédibilisation d’un programme de transformation sociale profonde. Malgré ses contradiction et ses limites, ce programme est d’abord un programme qui peut construire, ouvrir à une construction répondant aux exigences sociales du pays et aux exigences objectives de la crise et du nouveau monde qui pousse, si nous le prenons de façon dynamique et offensive, non pas seulement un programme de « rupture », selon la phraséologie gauchiste en vigueur, car une rupture n’est pas l’objectif en soi, même s’il faut tourner le dos aux politiques d’austérité et affronter les forces du grand capital.

Mais se manifeste, dans le même temps, une forme d’impasse politique pour la gauche. Les médias dominants prétendent, eux, qu’il y a un « blocage » du pays. Ils sont repris malheureusement en cela par nombre de dirigeants politiques, voire communistes ! Mais c’est ignorer qu’Emmanuel Macron continue à « dérouler », par exemple sur le budget, sur l’école ou sur les aides au grand capital ! Parler de blocage, au lieu d’impasse, est entrer dans ce qui est le prétexte, ou plutôt le levier, pour Macron, pour aller très loin dans le changement de régime ― engagé dès le confinement ― vers une hyper-présidentialisation…

Cette situation est aussi utilisée par certains pour tirer une partie de la gauche vers le libéralisme et le centre-droit, et par d’autres, à gauche, pour pousser les feux de l’ultra-délégation de pouvoir au sommet et d’une présidentialisation accrue de celle-ci, dès à présent.

Alors qu’il s’agit de soigner la résistance et la prise de conscience populaire de ce qu’il y a à changer par le débat d’idées transversal et par la mobilisation populaire pour des luttes.

L’existence, dans les consciences, d’une possibilité de politique alternative, crédible socialement, économiquement et politiquement c’est la spécificité française, en Europe continentale, face à la montée des fascismes. Mais cette conscience est fragile et, surtout, floue est la conscience sur les exigences de contenu d’une telle politique. Faire progresser cette conscience est la condition décisive pour répondre aux exigences, combattre la politique de Macron, mais aussi pour faire vraiment reculer l’extrême droite et sa politique, conjurer le fascisme.

Idées et luttes pour sortir de l’impasse politique. Tel est notre état d’esprit dans ce numéro consacré à ces enjeux, dans la foulée du précédent. Cette fois-ci à partir de la question de « la dette ».

Le MEDEF, véritable commanditaire de Macron et qui se veut faiseur de rois, a commencé à peser explicitement par la voix de son président Patrick Martin pour un maintien des choix économiques majeurs mis en œuvre ces dernières années.

Le pouvoir en place, allié en cela au RN et à la droite, veut cantonner le débat à « plus ou moins d’impôts et, de toutes façons, moins de dette immédiatement ». C’est le « préalable de la dette ». Cela ne marche pas, même selon les critères dominants ! Keynes s’était élevé contre ce « préalable », défendu par Hayek ou par Jacques Rueff, qui a déjà fait tant de mal dans l’entre-deux-guerres et a nourri les fascismes, mis en œuvre en France par Pierre Laval en 1935, ou par le chancelier allemand Brüning ouvrant la voie à la dissolution du Reichstag et à l’accession de Hitler au pouvoir. Mais aujourd’hui, il s’agit d’aller au-delà de Keynes : non seulement de mobiliser des avances massives, par création monétaire, avant de produire ; mais aussi que des critères précis d’efficacité économique, écologique et sociale guident ces avances, avec des institutions démocratiques nouvelles.

Il est absolument nécessaire de mettre en œuvre des transformations structurelles nouvelles pour cela, au lieu de seulement invoquer et espérer que le « multiplicateur budgétaire » soit élevé et de brandir « l’exemple » des États-Unis qui n’est ni enviable, ni réplicable ou encore la prétendue Modern monetary theory.

Des transformations structurelles, au-delà des pesanteurs étatistes de la gauche réformiste…

il faut des avances pour les services publics (État, collectivités, hôpitaux) et non pour la guerre ou pour le capital, avec un développement massif de leur emploi et de la formation, par déficit budgétaire accru. Un pôle public bancaire peut le financer depuis la France, la BCE doit le refinancer à 0 %, et un Fonds européen peut systématiser cela dans toute l’UE ;

il faut des avances aux entreprises, pour embaucher, former, engager des investissements de recherche et des investissements matériels efficaces, économes en capital et visant une « bonne » valeur ajoutée, par un crédit bancaire d’un nouveau type donc ― abaissant son taux d’intérêt, donc le coût du capital, d’autant plus que des emplois et des diminutions d’émissions de CO2 sont programmés et réalisés ;

ces deux ensembles d’avances se heurtent aux exigences du capital, qui veut ces avances à son profit (donc selon ses critères), et à la fuite en avant dans le financement de l’effort de guerre. Elles ne pourront se faire que contre le capital et la guerre.

Elles portent et exigent une transformation profonde des pouvoirs, des buts et des critères de choix de notre société. En cela, elles sont révolutionnaires et ouvrent la voie à une transformation radicale, mais réaliste : pouvoirs dans les entreprises et sur elles, institutions de planification démocratique, stratégique et incitatrice, démocratie avec des éléments d’auto-direction et autogestionnaires, nouvelle culture.

Pôle public du crédit et dépenses publiques accrues, avec un déficit aujourd’hui, peuvent mobiliser des avances. Celles-ci permettent de se développer suffisamment, si on les oriente correctement, et donc d’avoir un PIB qui au bout de 3 à 5 ans s’accroît de plusieurs centaines de milliards. On peut ainsi « avaler la dette », comme on l’a fait après-guerre. Les socialistes, les insoumis, les gaullistes (il en reste !), les femmes et hommes de bonne volonté sont-ils prêts à aller dans ce sens ? Cette perspective est incontournable. Comme le sont, en parallèle, l’ouverture de négociations européennes et internationales pour une « reflation » coopérative et pacifique de progrès social et écologique.

Le Pen et Bardella partagent avec Macron et la droite une idée qu’ils expriment : au nom du préalable de la dette, mettre en œuvre l’austérité et laisser les mains libres au (grand) patronat pour décider.

Au contraire, avances par le crédit, emploi-formation, pouvoirs nouveaux pour des critères alternatifs, opposés à la rentabilité financière, et bataille internationale, voilà le mantra qui peut « débloquer » l’économie, la gauche, la France en visant, dans le même mouvement, l’Union européenne et la BCE. C’est une bataille de classe, dans les conditions modernes du XXIe siècle.

Pour engager un mouvement revendicatif en ce sens, nous avons absolument besoin d’un grand mouvement d’idées et de débat dans tout le pays.

De « décloisonner ». Mais décloisonnement n’est pas fusion ! Les communistes, comme force politique, mais aussi beaucoup de syndicalistes ou d’associatifs peuvent y contribuer, l’impulser. Mais, depuis au moins trente ans, ce débat indispensable n’a pas été engagé systématiquement, avec persévérance et esprit de suite dans la société par le PCF. A été nourri, de ce fait, l’effacement du PCF, de son apport original et indispensable, ont été refoulées ses idées novatrices, malgré une certaine médiatisation du parti pour ce qui concerne la dernière période.

Pourtant les 38è et 39è congrès ont affirmé cette nécessité. De même, alors que les élections européennes en étaient l’occasion par excellence, le discours mis en avant dans la campagne a radicalement reculé sur cette exigence, jouant même avec le feu en utilisant, dans ces temps de fascisme marchant, le mot de « souverainisme ». Électoralisme d’une part, mais aussi refus d’affronter les questions de fond, par exemple dans le débat avec les autres forces politiques comme LFI. Existe même l’idée qu’avancer nos propositions économiques essentielles diviserait, alors que les tous récents développements et débats ont commencé à montrer le contraire !

Le mouvement populaire a besoin d’idées révolutionnaires en phase avec les exigences de notre temps…

Il y a besoin, au-delà de la conjoncture politique, d’idées et d’une théorie révolutionnaires, d’un « réarmement idéologique » si l’on veut. En tout cas d’un outillage, de munir le mouvement avec des idées en phase avec les exigences et réalités de notre temps, sans lâcher sur l’ambition de classe et révolutionnaire. Dans des périodes comme celles-ci, des intellectuels responsables politiques ont joué ce rôle, passeurs en quelque sorte des intellectuels créateurs qui, à l’instar de Marx, les avaient précédés. Ce fut le cas de Lénine voire de Jaurès. Mais même Thorez ou Fidel étaient des intellectuels ! Il y a besoin d’une forme de révolution culturelle rompant avec l’ère des discours creux et sans visée de décryptage, ni d’action.

Des forces existent, syndicales, associatives, populaires et dans le PCF… Et surtout des idées, sur la base des avancées considérables réalisées par Paul Boccara, pointe avancée et créative de toute une expérience et d’une réflexion collectives, avec des développements en cours, qu’il faut voir, pousser et s’approprier. Les idées, ces idées, leur sens, au service des luttes, ne pourront se développer qu’en interactions avec les luttes.

En cette rentrée, deux livres sortent qui aideront à nourrir la bataille : l’un aux éditions de l’Humanité (Connaître et agir avec Paul Boccara) constitué surtout d’écrits d’autres que Paul Boccara, et jalonné de ses interviews, ainsi que d’une BD qui fut publiée dans les colonnes de cette revue ; l’autre au Temps des Cerises, constitué des conférences de Paul Boccara dans lesquelles il a récapitulé en détail, mais de façon pédagogique, toute son œuvre et ses apports.

Si je devais résumer notre boussole, au-delà du couple fondamental entreprises/argent, j’y verrais cinq « points cardinaux » :

  • l’argent comme levier pour transformer la gestion des entreprises ;
  • le travail, surtout appelant à développer l’emploi, un autre type d’emploi, comme cœur d’une nouvelle conception de l’économie, en amont des décisions et non pas comme « solde » de l’activité économique, avec le projet d’une Sécurité d’emploi ou de formation, émancipateur jusqu’au-delà du travail ;
  • la mondialisation à révolutionner et l’impérialisme du dollar à combattre, de même que tous les impérialismes rivaux ou les sous-impérialismes (France) pour un monde de coopération et de partage ;
  • l’anthroponomie pour une autre culture de l’autre, une autre relation à la culture, une autre relation à la nature et au vivant, un développement de l’apport créatif de chacune et chacun, au-delà du travail jusqu’à un autre sens de la vie, face notamment aux intégrismes religieux ou à ceux du profit, ou face à l’angoisse écologique ;
  • les services publics et les institutions nouvelles d’intervention sur la gestion des entreprises, et de pouvoirs sur les banques et l’argent avec nouveaux critères à la racine, bataille cardinale…

On en reparlera !

 

 

Sans virus.www.avast.com

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Cogolin : M-E Lansade, maire d’extrême-droite,  Condamné pour abus de faiblesse, il fait appel

 

   

Photo  de VAR MATIN 14 09 2024

Cogolin : M-E Lansade, maire d’extrême-droite , Condamné pour abus de faiblesse, il fait appel

Il avait fait signer une procuration à un ami en soins psychiatriques reconnus, concernant la vente d’un bien immobilier au profit de la commune. Il a énormément de projets immobiliers, il a, pour ce faire et pour d’autres raisons, mobilisé les tracto-pelles municipales pour évacuer un site légalement destiné aux gens du voyage. Un de moins.

Les marines de Cogolin, il voudrait tellement les agrandir, les logements privés aussi…

La sanction du tribunal correctionnel de Draguignan est tombée jeudi, deux mois après le jugement à la suite duquel l’actuel maire avait parlé de quitter la politique. Il a écopé de 18 mois de prison avec sursis et 3 ans de perte de ses droits civiques…qu’il a bloqués en faisant appel d’une décision qu’il nie farouchement.

Pour le parquet de Draguignan, « le maire ne pouvait ignorer l’état de confusion majeure de Milivoje Krupez…» Pour Lansade « son consentement était clair…je ne suis pas médecin ». Heureusement.

En  2017 il quitte le RN et rejoint Zemmour au terme d’une carrière sulfureuse, d’abord à Levallois-Perret au service du couple Balkany, proches de Sarkozy qui ont payé cher mais tardivement, leurs abus de fonds publics d’une ampleur colossale. Drôle d’école.

M-E Lansade n’en est pas à sa première mise en examen pour abus de fonds publics. Cet ancien expert-immobilier né dans le 16è arrondissement à Paris avait été propulsé par Marine Le Pen, en 2014, pour prendre la commune de Cogolin dans un département ciblé.

Aujourd’hui il est devenu très proche de Zémmour et Marion Maréchal qui viennent de s’écharper au nom de la fidélité à…JM-Le Pen. Sa fille voudrait bien en finir avec le négationnisme de son père. Sa petite fille, elle, trouve que c’est «du courage patriotique» ! Lansade aussi.

L’étau de la justice se serre mais Lansade ira au bout de sa défense, c’est toujours ça de gagné. Il a compris que le RN ne lui laissera pas préparer sa succession.

RN : ennuis judiciaires

Ils sont en train de purger leurs cadres et députés qui manquent de modération et de sens de la discipline. Ici on ne veut voir qu’une ou deux têtes. Plutôt une, celle qui ne pense qu’ à 2027, la présidentielle. Certains élus -nouveaux ou pas- y vont de leurs certitudes musclées devant les micros ou sur les plateaux, croyant bien faire et ayant du mal à suivre les déclarations des leaders qui changent très souvent au gré des postures des uns et des autres.

Tous n’ont pas compris que le RN ne censurera pas Barnier par principe, Macron le savait, lui. Ils se comprennent assez bien : l’ennemi c’est le NFP. Le RN se prétend contre la réforme des retraites et vaguement, pour le pouvoir d’achat, mais pas pour le SMIC à 1600 euros ?  Leur priorité, c’est la sécurité et l’immigration…ne pas confondre. Ils éviteront de parler de la préférence nationale, au moins durant les premères semaines. Après avoir dit que Barnier était « stupide », le lendemain c’était « le choix le moins pire » pour un certain Tanguy. Du coup Barnier repoussait aussitôt les urgences dominantes «Retraites  et pouvoir d’achat « Car le RN compte bien peser sur les priorités, les siennes.

Ils auront aussi à faire face à la justice concernant leurs plus hauts cadres dont 26 sont accusés de détournements de fonds publics pour rémunérer des attachés parlementaires qui travaillent pour leur appareil politique. Bardella en personne a été mis en cause pour avoir produit de faux documents « justifiant » son travail d’assistant du maire de Perpignan  député européen.  A savoir Louis Alliot alors compagnon de Marine Le Pen. Celui qui vient de qualifier les communistes de collaborateurs sur un plateau télé ?!

Le RN est en train de faire un peu de ménage, il n’a pas digéré le second tour des législatives, la proposition du NFP de candidatures républicaines uniques a bien fonctionné et les ont privés de dizaines de sièges, voire de la majorité.

Au fait, que devient David Rachline ? L’un des plus proches de la haute direction, déjà sénateur-maire RN de Fréjus, cueilli en plein vol par la curiosité d’une journaliste de l’Obs, Camille Vigogne-Le Coat qui en a fait un livre « Les Rapaces » qui démonte la corruption et le clientélisme de ce jeune et grand ami de Marine et qui parfois claque des talons en imitant Hitler, pour s’amuser dit-il…Le reste est beaucoup moins amusant.

Le livre n’a pas été interdit, une enquête a été diligentée, dans la discrétion des deux côtés et se poursuit. Rachline se fait tout petit.

Habituellement à la rentrée, et très souvent, c’était la fête avec le gratin national du RN pour la réception des amis.es les plus intimes venus de Paris et logés dans des hôtels dignes de la Méditerranée dont le livre parle…

Vous n’allez pas en revenir.

 

René Fredon

 

Le maire d’extrême droite Marc Étienne Lansade condamné pour abus de faiblesse.LA MARSEILLAISE DU 16 09 2024 

https://liseuse.lamarseillaise.fr/epaper/viewer.aspx?publication=LM&date=16_09_2024&tpuid=2543#page/12

 

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Michel Barnier à Matignon ,A droite toute !

                     Barnier : La compromission de Macron avec l'extrême droite         

Michel Barnier à Matignon ,A droite toute !

 

C’est un LR de 73 ans que vient de choisir Macron pour continuer son œuvre et «sauver» les battus aux législatives qu’il avait, seul, voulues, après l’échec cinglant aux Européennes, LR s’étant scindé avec le ralliement de Ciotti au RN ! Barnier, un professionnel précoce et expérimenté de la politique : engagé à 22 ans à l’UDR, puis au RPR, à l’UMP et à LR, il sera député gaulliste à 27 ans, président du conseil général de Savoie, plusieurs fois ministre, deux fois commissaire européen et président de commission. Il fut même candidat à la présidentielle en 2022, à la primaire LR

 

Un an auparavant, dans le Figaro, Michel Barnier disait que la “gestion de ce pays” devrait être “moins solitaire, moins arrogante“. “Rien n’oblige, sous la Ve République, le président  à agir seul, à parler tout seul…Il faut connaître et aimer les Français et la France, son histoire et sa géographie. Il faut les respecter et faire respecter la France. Le président sortant n’a pas su faire tout cela. Ce n’est pas à l’Élysée que l’on apprend“, disait-il pour fortifier sa campagne pré-présidentielle.

 

Après les élections de 2022, devant les médias il appelait la macronie à “montrer qu’ils ont compris” et à passer “de la culture de l’arrogance à la culture du compromis“, dénonçant un “gouvernement vertical“…» Pas faux.

 

On ne manquera pas de lui rappeler qu’il avait qualifié la stratégie de Macron de “grand déclassement de la FranceL’influence française, en France et dans le monde, a reculé avec Emmanuel Macron“, lâchait-il dans le Figaro. “Le renouveau qu’il prétendait incarner ne s’est pas matérialisé“, regrettait-il dans le Temps en novembre 2021. , “Emmanuel Macron a déconstruit la France“, citant “l’insécurité, les injustices sociales ou les fractures territoriales” qui ont “prospéré“. Sur France-info, en 2022, il tenait également le président de la République pour “responsable de l’effondrement de notre commerce extérieur, de l’explosion de notre dette et de notre déficit, du chômage, de l’insécurité…“. On ne le lui fait pas dire !

 

Et, en bon serviteur, il vient sans rancune, répondre gentiment à Macron qu’il se tient à sa disposition même s’il dira qu’il ne pense qu’à la France. On en a vu passer des beaux parleurs…

 

Barnier aurait-il oublié ses critiques sévères et Macron lui aurait-il donné carte blanche pour réparer ces petites erreurs ? On ne peut le croire. S’ils n’ont pas le même style, ils partagent le même fond : gouverner à droite pour que rien ne change et donc servir les intérêts des puissances financières ce que le RN veut aussi mais pas en avançant les mêmes priorités.

 

Le MEDEF s’est empressé de valider chaleureusement l’arrivée de Barnier à Matignon. On s’en serait douté.

 

Macron a rejeté la candidate du NFP pourtant arrivé en tête à la législative. Son programme prévoit en priorité l’abolition de la loi sur les retraites et le pouvoir d’achat avec un SMIC à 1600 euros notamment, pas par le 49-3 mais par la voie parlementaire, texte par texte.

 

Le RN avait fait savoir qu’il proposerait la censure d’entrée s’il appelait Lucie Castets. Avec Barnier, MLP a approuvé, le pouce levé : »il n’y aura pas de censure…on verra par la suite » ! Plus qu’un symbôle : il y a consensus entre Macron et le RN dès le départ. Barnier a quelques proximités avec le RN, sur quelques thèmes. L’ennemi commun c’est le NFP, la gauche unie. Le RN rend à Macron quelques services car il est en position dominante et a beaucoup d’appétit. « je te tiens, tu me tiens par la barbichette...» vous connaisssez la suite.

 

Censure à gauche

 

Juste avant l’annonce de Macron, la NFP était revenu à la charge, déplorant «qu’Emmanuel Macron enfonce le pays dans l’impasse qu’il a lui-même construite…»

 

Dès l’annonce, tous les groupes parlementaires de la NFP  faisaient savoir qu’ils voteraient la censure tant il est évident qu’on s’attend à la mise en œuvre d’une politique de droite qui ne peut qu’aggraver celle de Macron, dans le même sens des critères libéraux qui entendent sacrifier les dépenses publiques accusées de coûter cher au pays de plus en plus endetté par ailleurs. Tout en mettant en cause les collectivités locales et refusant les augmentations d’impôts visant les grandes fortunes et les très hauts revenus !

 

Ce sont près des trois quarts de la poppulation qui subissent les politiques d’austérité imposées par l’U-E qu’ont toujours soutenues avec zèle, Bernier et Macron. La baisse du pouvoir d’achat du plus grand nombre, de l’emploi, des protections sociales, la privatisation des services pubics au plus mal…ne peuvent que susciter mécontentements et colères dans les villes et les campagnes.

 

Avant la session extraordinaire du parlement -qui ne saurait tarder-, on peut s’attendre à des réactions diverses, d’attente et de frustrations  de celles et ceux qui ont compris vers quoi nous mènent la droite et l’extrême-droite, laquelle ne cesse de vouloir « rassembler les droites » et y met le paquet.

 

Le Var est plus qu’un laboratoire de l’absorption d’une forte partie de l’électorat LR par le RN. Ses gains de voix  interrogent tous les progressistes, hommes et  femmes, jeunes ou moins jeunes, de toutes origines sociales et ethniques et bien sûr , les partis de gauche et écologistes, les syndicats et associations humanistes… Il y a du grain à moudre !

 

La lutte des classes ne s’arrête pas à un premier ministre sorti du chapeau. Reste la question : comment sortir de l’impasse dans laquelle nous nous enfonçons ?

 

 

René Fredon

 

https://actu.orange.fr/politique/quand-le-macron-compatible-michel-barnier-n-etait-pas-tendre-avec-le-president-magic-CNT000002eW5GV.html

 

https://actu.orange.fr/politique/nouveau-premier-ministre-seuls-deux-choix-s-offrent-a-emmanuel-macron-affirme-le-nfp-magic-CNT000002eVLib.html

National

PCF : Michel BARNIER , le choix de la droite par MACRON..

 

Michel Barnier Premier Ministre : le choix de la droite pour poursuivre la politique du Président !

Publié le 05 septembre 2024

Jusqu’au bout, le président de la République a cherché, par tous les moyens, à contourner le résultat des urnes.

En nommant Michel Barnier, ancien ministre de Nicolas Sarkozy et commissaire européen promoteur des dogmes néolibéraux, le président de la République fait le choix de la continuité dans les politiques mises en œuvre depuis 7 ans.

L’objectif du Président est clair : la construction d’une coalition avec les député·es de son camp qui a été battu et la complicité du Rassemblement national pour appuyer la politique menée.

Alors que les forces de gauche et écologistes, réunies dans la coalition du NFP avaient proposé Lucie Castets en appelant à construire des compromis et des majorités parlementaires à partir des propositions contenues dans notre programme, Emmanuel Macron et la droite font le choix de continuer à servir les intérêts de la finance d’abord.

Ils font le choix d’une union des droites alors que le camp présidentiel a été battu aux dernières élections. Les électeurs et électrices apprécieront. Une fois de plus, comme lors du référendum de 2005, le vote des Français est balayé d’un revers de main.

Pour le PCF, c’est un coup de force, un déni de démocratie. Les Françaises et les Français veulent le changement. Nous ferons tout pour qu’ils l’obtiennent. Dans l’hexagone comme en Outre-Mer, où la situation se dégrade fortement, ils veulent retrouver du pouvoir d’achat, des hausses de salaires, des services publics qui fonctionnent. Ils veulent être respectés ! A l’international, ils ne veulent plus d’une diplomatie française qui entretient la militarisation et les logiques de puissances.

Les communistes veulent être utiles au peuple, au monde du travail. Ils poursuivront leur combat en faveur de la justice sociale et fiscale avec l’ensemble des forces de la coalition. Ils refuseront aussi d’ajouter du chaos au chaos et agiront en toute circonstance par leurs votes, leurs actions, leurs mobilisations, pour obtenir le plus possible d’avancées sociales et démocratiques, de nouveaux droits pour les salariés et un changement de l’utilisation de l’argent.

Nous mettrons en débat les réformes indispensables pour envoyer un signal clair au monde du travail, aux agent·es des services publics, comme à celles et ceux du secteur privé en abrogeant la réforme des retraites, en revalorisant le travail par une hausse des salaires, en refusant l’austérité et en investissant dans nos services publics, en menant une véritable politique énergétique et industrielle dans notre pays pour relever le défi climatique, créer des emplois et des richesses nouvelles pour répondre aux besoins.

Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour combattre une politique qui tournerait le dos aux intérêts de la France, à commencer par la censure du gouvernement.

Paris, le 4 septembre 2024.

Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF

 

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National

Coup de force à l’Elysée

 

 

Coup de force à l’Elysée ,Macron  piétine le résultat des législatives et s’accroche au pouvoir  

 

On avait compris que sa consultation des partis et des groupes n’était que du vent et qu’il n’avait pas l’intention de nommer première ministre Lucie Castets, choisie par le NFP. permis au NFP d’arriver en tête des trois blocs.Ce n’est pas tant la personne qu’il rejette, un peu plus la présence de LFI qu’il s’efforce d’isoler – sans succès- pour faire éclater la coalition de gauche, c’est le contenu très progressiste du programme collectif qui avait

 

Le NFP annonce clairement la couleur et l’urgence de répondre aux attentes sociales : pouvoir d’achat, salaires et pensions indexés sur l’inflation, SMIC à 1 700 euros, annulation de la loi sur la retraite, justice fiscale visant les plus hauts salaires et revenus…De quoi contrarier les très riches largement aidés par  les deniers publics. A »  commencer par le MEDEF dont le président vient de lâcher, sans surprise: «On préférera toujours des élus favorables à l’économie de marché

Depuis le 7 juillet la France n’a plus de gouvernement et le président tient la maison et confisque le pouvoir depuis 40 jours tandis que les Français.es voient leurs conditions de vie se dégrader et les injustices sociales avancer à grand pas. Et il faudrait laisser brader ce qui reste de nos conquis sociaux, sécurité sociale et protections salariales que des ministres communistes ont fait adopter en 1946, au gouvernement d’alors issu de la Résistance dont on salue le rôle de premier plan dans la libération de la France.

Le communiqué de Macron du  26 août, après les rencontres, en annonce d’autres pour faire passer ce qu’il a dans la tête et voir comment réagissent les uns et les autres. Il termine par cette phrase surréaliste: « ma resposabilité est que le pays ne soit ni bloqué ni affaibli. Les partis de gouvernement ne doivent pas oublier les circonstances exceptionnelles d’élection de leurs députés au second tour des législatives. Ce vote les oblige.»

Elle est bien bonne, lui qui ne veut pas appeler  une première ministre NFP  à former un nouveau gouvernement alors que c’est le NFP qui est à l’origine de cette initiative salvatrice pour la Nation et la République ! Le risque d’une majorité de députés RN au second tour était sérieux. Il  demeure. Il est vrai que Macron est  un habitué du double-langage.

«Ni de gauche ni de droite» c’est sa  formule et sa stratégie. On en voit le résultat. Il a entraîné une partie de la gauche et de la droite derrière lui, surtout de la droite et d’une « gauche de  gouvernement » comme on l’appelle, très minoritaire et qui ne cache pas son social-libéralisme. Comme l’avait fait Hollande en son temps…qui avait recruté Macron lequel l’avait planté là pour lui succéder à l’Elysée : jeune, directeur de banque d’affaires, de l’ambition sans limite…en libéral accompli et formé pour ne pas dire formaté.

 

Il nous avait promis de faire reculer l’influence du FN devenu RN. Là aussi le bilan est éloquent. Le Var était déjà sous l’influence de l’extrême-droite gérant la ville de Toulon dès 1 995. Une catastrophe. La droite gangrénée par les mauvaises fréquetations y régnait en maître depuis1981. Aujourd’hui c’est le RN avec 7 députés sur 8. Il a de grosses ambitions pour les municipales et pas que dans le Var.

La population y a presque doublé en 40 ans, surtout dans les villes, sa composition sociale aussi, notamment sur le littoral, l’immobilier privé a beaucoup construit  mais pas pour tout le monde. Le libéralisme a fait monter les prix et les profits des investisseurs, en même temps que reculer les logements sociaux et creuser les inégalités.

L’ascension régulière de l’extrême-droite concerne l’Europe et le monde occidental. A commencer par les E.-U. Avec Trump que soutient le RN ainsi que Poutine qui l’a bien dépanné. On connait leurs « arguments » : immigration, sécurité, préférence nationale…qui leur épargnent de dire du mal du capitalisme dont ils se veulent le rempart, sans le dire trop fort. Ils trouvent le libéralisme macronien «petit bras» vis-à-vis des étrangers qui menacent notre douce France.

 

Ils ne s’indignent guère des profits monstrueux de nos stars du business, les très riches actionnaires qui en dissimulent une partie dans les paradis fiscaux tout ce qu’il y a de légal ! On n’arrête pas le progrès. Vive la transparence. Ils peuvent toujours désindustrialiser la France et polluer le monde, percevoir des dividendes de dizaines de sociétés multinationales, de préférence, il n’y a qu’eux qui en profitent. Les salariés.es n’ont qu’à travailler voyons. Les patrons imposent les effectifs, les conditions de travail et  les salaires. Ils réduisent drastiquement les protections sociales et les droits des travaillleurs.

Bien sûr tous les patrons.es des entreprises petites, moyennes ou grandes, les petits commerçants, les artisans, les agriculteurs…ne sont pas tous à ranger dans la famille des profiteurs  du système capitaliste qu’ils subissent tout en le considérant inchangeable pour beaucoup. Les ralliements récents au libéralisme, sous Hollande, de cadres socialistes et écologistes ont eu des conséquences sur toute la gauche et leur électorat. Il est de bonne augure de retrouver les fondamentaux de la pensée socialiste et communiste.

Les conséquences sociales, écologiques, politiques des crises dans lesquelles nous sommes ne peuvent se résoudre que par la conviction partagée que nous pouvons faire évoluer les rapports de force d’aujourd’hui à condition d’avoir une véritable alternative, sociale, écologique et démocratique. Pas une alternance superficielle

Cela passe par le mouvement social et par les partis de gauche, au plus près des salariés et de toutes les victimes des choix d’austérité.  Pour le stimuler, faire la clarté, l’écouter et renforcer l’union de toute la gauche vers la transformation progressite qu’exige la situation.

Ne laissons pas Macron se servir du RN pour isoler le NFP. Il ne fait que le servir et joue avec le feu, à travers son choix de rester au pouvoir, ne comptant plus que sur une très faible minorité et sur sa propre défaite.

Une alliance tacite et toxique.

René Fredon

PJ: une manifestation est organisée par le NFP du Var, avec toutes ses  composantes le Samedi 31 août à 10 h au bas du cours Lafayette à Toulon

 

 

National

NFP :Apres la rencontre de l’Elysée , « discussion très riche, mais…»

 

Apres la rencontre de l’Elysée« discussion très riche, mais…»

 

La candidate pour Matignon Lucie Castets a indiqué avoir eu «une discussion très riche » avec Emmanuel Macron, lors de la rencontre entre Emmanuel Macron et les responsables du Nouveau Front populaire, ce vendredi 23 août. Il s’agit d’« une série d’échanges », en vue de tenter de constituer un gouvernement. Une manière, pour l’alliance de gauche, de maintenir la pression sur Emmanuel Macron et déjouer son braquage démocratique.

 

Plus d’un mois après que le NFP ait crée la surprise et arrive en tête du second tour des élections législatives, l’alliance de gauche et la candidate pour Matignon Lucie Castets ont rencontré, ce vendredi 23 août au matin, le chef de l’État.

 

Le NFP y voit une  occasion de maintenir la pression sur le chef de l’État, qui ne tient pas compte des résultats des élections, après avoir unilatéralement exigé un mois plus tôt une « trêve politique » pendant les Jeux olympiques.

 

« Nous sommes extrêmement satisfaits d’avoir été reçus tous ensemble par le président de la République » a déclaré Lucie Castets après la rencontre, saluant « une discussion très riche ». « Nous nous satisfaisons du fait qu’il a reconnu qu’un message avait été envoyé par les Français lors des dernières élections, et que ce message, c’est le souhait d’un changement d’orientation politique » a-t-elle déclaré, ajoutant : « Le président est lucide sur cela «

 

La haute fonctionnaire est cependant restée vigilante : « la tentation semble présente pour le président de composer son gouvernement », rappelant qu’elle se tenait « prête », dans le but de « construire ces coalitions, discuter avec les autres forces politiques pour essayer de trouver un chemin pour assurer la stabilité du pays et permettre enfin de répondre aux urgences exprimées par les Français ».

 

« Il n’y a qu’une seule proposition tangible, c’est la nôtre»

 

Cette rencontre est la première de la série d’échanges organisée par Emmanuel Macron, qui a convié les chefs des groupes parlementaires et les chefs des partis représentés au Parlement, en vue de tenter de constituer un gouvernement. La veille de ces rencontres, l’Élysée avait confirmé, la nomination d’un premier ministre « assez rapidement  » après les échanges, en omettant de fournir un quelconque calendrier.

En sortant de l’Elysée, le coordinateur national de la France insoumise Manuel Bompard a quant à lui déploré :« Le président de la République n’avait pas l’air de considérer particulièrement incongru ou problématique le fait que nous battons aujourd’hui le record de la Ve République sur la durée de vie d’un gouvernement démissionnaire.» 

 

Des échanges qui ont également fait réagir le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure : « Le président a reconnu très clairement que la stabilité qu’il appelle de ses vœux ne signifie pas la continuité de la politique qui a été jusqu’ici conduite par le chef de l’État lui-même » a-t-il déclaré, assénant qu’ « il n’y a qu’une seule proposition tangible, c’est la nôtre ».

 

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel a indiqué dans la foulée, au micro de BFMTV, que le Président avait confirmé qu’« à l’issue des discussions Emmanuel Macron nommerait un ou une première ministre».

 

La cheffe de file des Écologistes Marine Tondelier a elle aussi demandé la fin de « ce feuilleton institutionnel » et « qu’il s’agissait d’une forme d’obstruction ».

 

Une volonté pour le NFP: « se mettre au travail »

 

Avant la rencontre à l’Elysée à l’Élysée,Lucie Castets avait déclaré que « le NFP était prêt à gouverner », précisant que si le chef de l’État ne la nommait pas première ministre, celui-ci « enverrait le signal aux Français qu’il n’a pas entendu la demande du peuple français d’un changement de direction et d’un changement de méthode ».

 

Une position partagée par l’ensemble des responsables de l’alliance de gauche.

 

 

Clémentine Eveno

 

extrait de l’HUMANITE numérique d’aujourd’hui

 

https://www.humanite.fr/politique/emmanuel-macron/apres-la-rencontre-avec-emmanuel-macron-et-le-nfp-lucie-castets-salue-une-discussion-tres-riche-mais

Actualités

Toulon : La Poste ne répond plus..

 

Bureaux de Poste et points de contact

Il arrivait que le journal était distribué le samedi. Ce ne fut pas le cas. Lundi non plus mais mardi le journal du jour y était ainsi que les trois jours suivants. Le vendredi 16, encore rien dansToulon : La Poste ne répond plus

 

Vendredi 9 août, pas de journal et de courrier dans la boîte aux lettres. Cela faisait longtemps que ça n’était plus arrivé. Enfin…quelques mois, après des démarches serrées auprès du service « courrier » qui changeait de lieu et de responsable. Au moins avait-on un nom, un e.mail et un téléphone.

 

 la boîte ! Passé midi je cherche à joindre la distribution postale car mes références passées ne répondent plus.

 

Pas moyen d’avoir  par internet le lieu de la distribution à Toulon pour pouvoir signaler le dysfonctionnent à quelqu’un ?! Juste le 36 31 national qui vous tient des minutes en vous répétant d’appuyer sur un chiffre pour vous aiguiller -sans succès- et de vous renvoyer  au point de départ et ainsi de suite, sans avoir tenu compte du chiffre que j’avais tapé ?!

 

Pas de journal distribué le lendemain, samedi, pas de journal ni de courrier lundi 19. Je me déplace à la Poste des Routes  -d’où partaient il y a longtemps les facteurs du quartier- pour savoir où se tient le service toulonnais de distribution. L’employée -en CDD-qui me renseigne me renvoie sur la Rode tout en levant les sourcils pour partager mes propos qui ne la visaient pas concernant la dégradation des conditions de travail des personnels et donc des services rendus aux «clients»

 

La Poste est censée distribuer votre courrier  une fois par jour x 6, c’est même sa vocation. Du moins c’était…car elle change beaucoup depuis qu’elle n’est plus un service public avec un personnel sans statut, le plus souvent en CDD. Sa direction privilégie la banque postale et la réduction des effectifs des autres activités.

 

Mardi 20, je vais donc à la Rode où une employée était en train de répondre à plusieurs personnes à la fois qui attendaient un colis ou un courrier qui avaient beaucoup voyagé et qui se trouvaient ailleurs. Il n’y avait eu aucun «retour» me concernant.

 

A mon retour, je tombe sur le facteur en motocyclette jaune, à quelques mètres de chez moi, qui allait déposer le journal dans ma boîte. Un jeune intérimaire qui venait juste d’être embauché la veille. Il savait que la tournée n’avait pas été faîte depuis le début de la semaine précédente. Il avait pris la suite au pied  levé. Il avait une formation…ébéniste, un métier de moins en moins sollicité. Son intérim très éclectique dure depuis plusieurs années.

 

Lorsque je demandais à voir le chef de service, je n’ai pu obtenir ni son nom, ni son téléphone, ni son e-mel, pas davantage de rendez-vous ? J’ai juste l’adresse de son lieu de travail. J’ai donc écrit à « Mr le responsable de la distribution, La Rode, 16, rue Bartolini

Toulon.» Cela peut toujours servir.

 

Voilà comment l’éclatement de la Poste et des télécommunications fait de nous des clients que la nouvelle société anonyme -à capitaux publics- n’a pas besoin de connaître. Sauf si l’on ouvre un compte à la banque postale !

 

Oubliant sans doute que des millions de personnes âgées seules ne sont pas connectées et que chaque utilisateur des télécommunications a les mêmes droits à être respecté, informé et entendu.

 

L’image du facteur allant à domicile dans les campagnes et dans les villes apporter les mandats, voire même l’argent car la confiance régnait, le courrier, prendre les lettres à poster…une relation qui sentait bon la chaleur humaine qui se perd aujourd’hui. Même si les technologies nous simplifient sans cesse nos modes de communication.

 

Il n’y a rien de fatal à ce que d’anciens services publics perdent leur vocation et soient gérés comme des sociétés privées, avec comme critères, le profit donc le rendement et les bas salaires, la précarité, la réduction des effectifs et des bureaux de poste, l’augmentation des produits et services, des coûts des abonnements dans un contexte de crises profondes, de pertes de pouvoir d’achat et d’avenir incertain.

 

La banque postale vise tous les continents ou presque

 

La Poste compte sur ses activités financières -banque et assurance- pour compenser le déclin de la lettre et la baisse du courrier. Ainsi que sur la distribution des colis dont elle n’a plus le monopole. Elle participe à des entreprises privées en France et à l’étranger pour avoir plusieurs fers au feu sans avoir la surface des grandes entreprises supra-nationales.

 

C’est le cas de Géopost créée par La Poste pour la livraison des colis de moins de 30 kg, elle  est présente dans 50 pays, leader européen. Elle ambitionne d’étendre la distribution de produits frais, sous contrôle sanitaire, dans nos villes mais aussi à nos frontières et au-delà.

 

Il se trouve que dans ce monde de haute concurrence sauvage, 2023 n’a pas été une année fertile notamment pour Géopost qui a stagné et qui représente 53% de l’activité du groupe…à capitaux publics. Il est aussi question que la branche La Poste télécoms soit rachetée par Bouygues et que la banque 100% en ligne « Ma French Bank », récemment créée, cesse ses activités.

 

Heureusement, sa filiale CNP Assurances a dégagé 1,5 milliards de bénéfices nets, ce qui lui a permis de virer 1,9 milliards à la Banque postale.

 

Cela va faire encore des emplois supprimés ailleurs et un resserrage de vis côtés salaires et effectifs ! Le nouveau directeur se veut optimiste, forcément. Rappelant que La Poste a investi en Asie du sud-est, dans le Golfe persique et en Amérique latine. A son origine il s’agissait de s’en tenir aux usagers de la France et de nous relier entre nous et au monde. Quitte à faire deux tournées par jour, à pied et avec une bôite bien chargée en bandouillère !

 

Aujourd’hui, on est sur-informés et dés-informés à la fois mais une lettre peut mettre deux ou trois jours dans la même ville, peu importe on a tous internet, le téléphone-photo-vidéo pour se parler et se voir à distance ou s’envoyer des SMS. C’est un progrès, incontestablement. Mais qui en sont les laissés-pour-compte ? Et qu’entend-on par « services publics » ? Des activités qui coûtent plus qu’elles ne rapportent ?

 

Peut-être mais ce n’est pas leur vocation. C’est avant tout une avancée vers l’égalité et à disposition des usagers  pour que chacun puisse s’éduquer, se soigner, se déplacer, se loger, s’éclairer, se chauffer, disposer d’eau potable, de traitement et d’enlevement des déchets…

Ce que d’aucuns, à l’aise dans leurs fins de mois, appellent de l’assistanat. Pourtant, on en est loin et on s’en éloigne un peu plus chaque jour. Le système capitaliste faisant de tout, une finalité marchande mettant en concurrence, quand ils ont un emploi, de plus en plus éphémère… les salariés.es payés au gré de leurs patrons.

 

Ce n’était pas le cas dans les services publics mais le statut des fonctionnaires n’existe plus,  les CDD ont effacé les droits et garanties des personnels. Les cabinets-conseils se sont incrustés au sommet des administrations. Le gouvernement qui vient enfin de démissionner insiste encore sur la réduction des dépenses publiques, (sauf les dépenses d’armement !), ce qui va accroître les inégalités déjà très fortes. 70%des Français se disent en perte de pouvoir d’achat. Au bas de l’échelle, c’est de survie qu’il s’agit.

 

La Poste n’est qu’un exemple de ce qui se passe dans nos «démocraties républicaines».

 

Les gagnants sont, comme toujours, les très riches…si on laisse faire .

 

René Fredon