20 juin : Journée mondiale des refugiés.

A Toulon, le collectif Migrants 83 appelle à participer nombreux au Cercle du Silence place de la Liberté de 18 à 19 h.

 La question des migrants n’a jamais été aussi alarmante. Le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) qui dépend de l’ONU vient de faire le bilan de la situation dans le monde : 70,8 millions de déplacés, fin 2018 ! En progression de 2,3 millions en un an.

De nouveaux conflits viennent s’ajouter aux anciens...” a commenté le haut-commissaire Filippo Grandi. 4 sur 5 sont accueillis dans des pays limitrophes, pays en développement, la Turquie étant celui qui en accueille le plus : 3,7 millions. Viennent ensuite le Pakistan, l’Ouganda, le Soudan et…l’Allemagne.

Il a invité les Européens “à trouver une solution quant à une répartition équitable des migrants...” qui lui paraît parfaitement gérable.

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guttierez a prononcé mardi un discours (1) visant les campagnes de haine qui se développent un peu partout, utilisées à des fins électorales et qui ne peuvent que diviser les peuples au détriment des victimes et en violation des principes universels que portent l’ONU et les Nations qu’elle représente.

Le discours de haine est en soi une attaque contre la tolérance, l’inclusion, la diversité et l’essence même de nos normes et principes relatifs aux droits de l’homme. Plus généralement, il fragilise la cohésion sociale, fragilise les valeurs communes et peut créer les fondements de la violence, en faisant reculer la cause de la paix, de la stabilité, du développement durable et du respect des droits de l’homme pour tous…”

 

Il a appelé à un soutien plus solide des Etats membres ainsi qu’à un engagement plus fort des entreprises, de la société civile et des médias.

A ce propos, il ajouté : ” Alors que le discours de haine a toujours existé, ce qui est nouveau, ce sont les communications numériques et plus particulièrement les plates-formes de médias sociaux. Elles rendent le discours de haine plus virulent que jamais, l’amplifiant et lui permettant de se déplacer plus rapidement et plus loin. Le contenu haineux atteint de nouveaux publics à la vitesse de l’éclair 

C’est même devenu le fonds de commerce électoral de l’extrême-droite et d’une fraction des LR, en France, en Italie et dans de nombreux pays d’Europe pour nous en tenir à cet espace. La chasse aux migrants a même dépassé le stade oral. Des bâteaux et des milices punitives sont passés à l’action et accentuent la pression sur le pouvoir pour criminaliser celles et ceux qui portent secours et accueillent les migrants. Nous en sommes là au pays des Droits de l’Homme.

Macron, tout en déclarant sa flamme humanitaire, ne cesse de durcir les conditions d’accueil et le droit d’asile, les retours forcés à l’aéroport, en catimini de préférence.

Heureusement que les collectifs Migrants existent pour agir concrètement sans autre considération que le devoir de secours à des personnes en danger qui n’ont pas choisi de quitter leur pays, dont beaucoup de mineurs. Certains, scolarisés, sont expulsés parce que pas en règle, sans même le savoir !

Puisse cette journée mondiale des réfugiés susciter un nouvel élan humanitaire de ces bénévoles au service de l’accueil des migrants et pour des politiques qui s’attaquent aux causes économiques, politiques et même climatiques pour partie, qui produisent ces exodes

René Fredon

(1)https://news.un.org/fr/story/2019/06/1045781

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