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Trump, le gangster de la Maison Blanche
Ce lundi à Toulon, sur la place de la Liberté, tous les partis de gauche, la CGT et Solidaires, la LDH, le mouvement de la paix…avaient appelé à un rassemblement pour condamner le kidnapping criminel du président du Venezuela, Nicolas Maduro par Trump qui entend poursuivre « ses objectifs prioritaires d’annexions de territoires » : Groënland, mais aussi Cuba, Colombie, canal de Panama…rien que ça !
Gare aux gouvernements récalcitrants, à commencer par ceux qui n’ont pas l’intention de se laisser coloniser. Ce que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rogriguez répète avec force, elle assume l’intérim du président Maduro avec détermination et entend faire respecter la souveraineté du peuple qui leur en a donné ce mandat.
Trump sait que la puissance économique et militaire des Etats-Unis lui permet de s’approprier des pays qui n’ont pas les mêmes dimensions et moyens de défense face à la loi du plus fort comme nous le savons. Mais ce n’est pas ce que veulent les peuples en grande majorité.
Cette loi du plus fort, il veut de nouveau l’imposer au mondehttps://www.un.org/fr/about-us/un-charter/full-text, en contradiction totale avec la charte de l’ONU signée à San Francisco le 26 juin 1945 par les E-U qui avaient la mission de transmettre les amendements à tous les Etats signataires (), Soit deux mois à peine après la fin de la 2ème guerre mondiale et de la capitulation de l’Allemagne nazie.
Cinq à six semaines plus tard, les 6 et 9 août de la même année, les E-U lâchaient les deux premières bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki ! Histoire d’illustrer la charte de l’ONU dont le siège se situe à New-York, dans l’île de Manhattan. Drôle de symbole de paix et d’espoir ? Pour bien montrer leur puissance militaire à leur allié soviétique qui avait été déterminant dans la capitulation nazie et avait perdu plus de la moitié des 60 millions estimés de morts civils et militaires.
Quelques années après, les E-U, alors première puissance économique et militaire tenaient à conserver leur leader-ship face à l’ex-URSS qui jouissait alors d’une grande influence idéologique dans le monde entier. Les E-U ont choisi en 1947, avec les pays capitalistes de former une alliance atlantique puis l’OTAN, bien avant le pacte de Varsovie,14-5-1955 (URSS et pays de l’Est).
L’implosion de l’ex-URSS en 1991 a évidemment constitué un événement considérable qui n’a nullement sonné la fin de l’histoire et la validation définitive du système capitaliste. Loin s’en faut. L’émergence de la Chine en 1949 et son développement exceptionnel, économique et social en 75 ans ! Au point de détenir 850 milliards de $ de la dette colossale américaine. Le dollar perdant de sa valeur et de son statut de monnaie mondiale.
Ces quelques repères à grands traits ne sont guère soulignés dans les médias publics et privés entre les mains des ultra-riches au détriment des jeunes générations notamment.
Macron en dessous de tout…désavoué par son 1er ministre
L’allégeance du président de la République n’est pas passée inaperçue. D’entrée, il se réjouit de l’initiative de Trump : « le peuple venezuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictacture de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir… » et tout à l’avenant. Une honte.
(https://x.com/EmmanuelMacron/status/2007520035766509829)
Aussitôt, son ministre des affaires étrangères disait le contraire : qu’il s’agissait d’un enlèvement illégal, contraire au droit international… Jusqu’à ce que le 1er ministre, Lecornu, lui aussi, juge le rapt de Nicolas Maduro illégal et illégitime, obligeant Macron à atténuer sa réaction première. Trop tard, comme Trump, il s’est ridiculisé plus qu’attiré des soutiens dans son propre camp.
Il se permettait même de soutenir le candidat choisi par Trump pour remplacer le président Maduro kidnappé par les militaires américains ainsi que son épouse Cilia Flores.
Ce mardi 6 janvier, à Caracas, avait lieu laprestation de serment de la vice-présidente du Vénézuela, Delcy Rodriguez,qui a affirmé, n’en déplaise à Trump, la continuité de l’Etat et du gouvernement. Elle a été proclamée présidente par intérim du Vénézuela devant le conseil d’administration de l’Assemblée nationale qui a entamé une nouvelle session législative ce lundi.
(https://vendemiaire.over-blog.org/2026/01/venezuela-delcy-rodriguez-prete-serment-au-parlement.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail)
N’en déplaise à Trump qui la présentait publiquement comme « déjà corrompue » sinon il lui promettait le pire. Tel est le niveau du gangster de la Maison blanche qui croit manipuler à sa guise les peuples et n’importe quels dirigeants. Il a dû voir trop de films de voyous sanguinaires qui ne rigolent pas devant les tas de fric.
Delcy Rodrígueza juré de «ne pas se reposer une minutepour garantir la paix de la République, ainsi que la tranquillité spirituelle, économique et sociale de notre peuple ». Citant Simón Bolívar, elle s’est engagée à « garantir un gouvernement qui apporte le bonheur social, la stabilité et la sécurité politiques».
Les coups d’Etat ou les mises sous tutelle, pour ne pas dire la colonisation, aboutissent rarement à la sérénité, au calme mais sèment plutôt le chaos et les guerres toujours sanglantes au détriment de celles et ceux qui les subissent et au profit de ceux qui en décident.
Les exemples ne manquent pas et «l’administration» de Trump au service des ultra-riches, annonce la couleur : très noire mais possiblement évitable, selon l’engagement des peuples pour leur souveraineté, par l’union et l’élargissement des progressistes.
L’installation de Zhoran Ramdani, socialiste et musulman, à l’Hôtel de ville de New-York, ce samedi 3 janvier, en même temps que le président Maduro et son épouse étaient lâchement enlevés puis sa condamnation d’une telle forfaiture, montre que Trump a déjà perdu beaucoup de son influence et non le contraire, dans son propre pays.
Ce ne sont pas ses cibles et le reste du monde qui vont lui dire merci !
René Fredon
(à suivre)