Pathétique…
Les trois pages (une, deux et trois) de V-M offertes à Hubert Falco, ce samedi ! Certes, il est condamné à 18 mois de prison avec sursis pour détournement de fonds publics, inéligible 5 ans, jusqu’en mai 2028. Il n’est pas privé d’expression.
Seulement de modestie. Il est toujours le faiseur de carrières chargé cette fois d’assurer sa succession sans avoir réussi à rassembler en une seule liste à partir de celle qu’il avait choisie en 2 020, il l’avait emporté au 1er tour haut-la-main (61,67%) des exprimés) mais avec 70% d’abstentions ?? Pas vraiment glorieux.
En 2021 il se retirait des Républicains et se ralliait à Macron -avec Estrosi et Muselier- la division est nationale, ça ne changeait rien sur le fond. Voilà que « l’homme fort du Var » se permet de faire prendre en charge, par le conseil départemental, ses dépenses de bouche et de blanchisserie 7 jours sur 7 et deux fois par jour. Cela a duré quelques années. Quelle exemplarité ?
A qui la faute ?
Il a nié, protesté, démenti, fait appel jusqu’en cassation. C’est définitif. Il a du mal à le digérer «je ne méritais pas ça…c’était impossible qu’on me supprime la mairie comme ça... » A qui la faute ? Qui sont les victimes, si ce n’est la collectivité et nous qui la finançons.
Il veut « remettre son nom sur un bulletin de vote », il faudra attendre jusqu’en 2032, il aura 85 ans. Il a même estimé que « son soutien vaut plus de 9 points… »
Patience ! Très mauvais syndrome que de se croire irremplaçable.
En 2001, l’ancien maire de Pignans, déjà vice-président du conseil général, vient à Toulon, affronter le FN qu’il bat au 2è tour, non pas parce que c’était lui, Falco, mais parce que le FN s’était divisé, effondré, autodétruit : 7,78% des exprimés, après une session de 6 ans, catastrophique et scandaleuse dont les Toulonnais se souviennent.
Aujourd’hui, le RN est sous le coup de réquisitions sévères dans l’affaire des assistants des députés européens pour…détournements d’argent public comme Falco. Mais à plus grande échelle. Sa candidate à Toulon n’a plus d’étiquette, son parti a de lourdes casseroles.
La lecture du récit de l’ancien patron de la droite du Var, de la métropole et de la ville de Toulon, nous confirme son choix du sénateur BONNUS qu’un sondage donne derrière Josée MASSI. Il n’y croit pas et souligne qu’il aimerait « être jugé par la démocratie » sous-entendu avant la justice, c’est très en vogue à droite et à l’extrême-droite.
Il s’est excusé de s’être trompé sur celle qu’il avait choisie comme 1ère adjointe puis comme maire de Toulon pour le suppléer…quelle délicatesse ?
Pas un mot sur le contexte politique très inquiétant et les plus de 15 millions de Français sous le seuil de pauvreté, ni sur la situation sociale des salariés et des chômeurs plus nombreux chaque jour, des associations en panne de subventions, des jeunes que le MEDEF veut encore plus précariser, des retraités, les plus nombreux, les plus fragiles et isolés, des services publics essorés, de toutes les inégalités.
L’argent pour la guerre, il y en a ! H. Falco n’en a que faire.
C’est sa vie qui l’intéresse dans le rôle du leader qui a de quoi très bien vivre.
Quant à l’avenir de Toulon, les jeux ne sont pas faits, loin s’en faut.
René Fredon
