Le meurtre inqualifiable de Quentin Deranque ,N’occulte pas la stratégie des néo-fascistes

 

 L’enquête sur la mort d’un jeune militant identaire lyonnais de 23 ans par des agresseurs se réclamant d’un groupuscule de gauche « la jeune garde » donne lieu sur toutes les chaînes, à une à interprétation à sens unique qui non seulement ignore l’existence des objectifs et actes du RN et de l’extrême-droite en général, en fait des procureurs qui se fondent avec la droite et la macronie pour renvoyer sur LFI, ses dirigeants, ses adhérents ses électeurs la responsabilité des auteurs d’un tel acte criminel.

Comme si la menace qui pèse sur notre pays et sur l’Europe en particulier, venait de la gauche fut-elle insoumise et non plus d’une extrême-droite alignée sur Trump et Poutine,   déjà au pouvoir en Hongrie et en Italie et très implantée dans d’autres pays où s’affichent le culte du nazisme et la domination du cercle des ultra-riches.

 

La gauche, dans sa diversité, ne saurait adopter la violence et la terreur propres aux extrêmes-droites telles que nous les avons vues à l’œuvre avant et pendant la seconde guerre mondiale. Les vainqueurs promettaient de construire un monde de paix et de solidarité entre les peuples, l’ONU était créée pour cela.

80 ans après on se retrouve dans une instabilité angoissante et délibérément installée depuis le retour de Trump à la  Maison blanche des E-U (bien mal nommée) ainsi que par les diktats qu’il veut imposer aux peuples en s’appuyant sur les partis d’extrême-droite pour qu’ils prennent le pouvoir dans le plus de pays possible ainsi que dans les départements et les communes.

 

L’argent de quelques milliardaires les aide dans leurs dépenses de campagne et par les chaînes privées imbibées de leur idéologie nationaliste, suprématiste et identitaire.

Cela ne peut pas atténuer les violences meurtrières des sept jeunes personnes se réclamant de « la jeune garde » mis en détention provisoire dont un est assistant d’un député LFI. Ce qui ne fait pas de LFI le commanditaire de cette rixe mortelle sur la voie publique entre deux groupes d’une quinzaine de jeunes militants l’un à l’ultragauche, l’autre d’extrême-droite, à proximité de Sciences-Po Lyon où devait intervenir Rima Hassan franco-palestinienne, députée européenne LFI.

Que faisait la police, interroge l’Humanité ? Elle ne pouvait ignorer la conférence de Rima Hassan à l’intérieur de Sciences-PO qui avait donné son accord, ni ignorer l’intention des groupes  identitaires de perturber la réunion, compte-tenu à Lyon, de leur influence au sein des écoles supérieures et de leur détermination.. Aucune présence policière pour faire respecter l’ordre public et séparer les protagonistes ? Bizarre.

 

Un agent du renseignement confiait à L’Huma  qu’ »il ne fallait pas être grand clerc pour savoir qu’à Lyon capitale des groupuscules d’extrême-droite, il pouvait y avoir du désordre autour d’une conférence de Rima-Hassan…c’est toute l’année qu’ils se tapent régulièrement dessus, sauf que ça a très mal fini. »

C’est ce déni qui s’exprime jusqu’à une partie de la gauche, à la droite, au RN et à tous les groupuscules de l’extrême-droite qui parlent de mettre LFI en dehors de l’arc-républicain : un comble ! Comme si les néo-fascistes assumés, les admirateurs de Le Pen…étaient les gardiens de la République !

Le maire RN de Fréjus, David Rachline, en cours de justice pour affaires très sérieuses de détournements d’argent public et autres marchés truqués, ose réagir à cet événement en portant  « plainte pour injures publiques » à l’égard de Manon Aubry, eurodéputée une fréjussienne qu’il ne voudrait pas voir dans sa ville où elle est venue jeudi soutenir la liste de gauche menée par Christine Romano.

 

La veille à Toulon, Marion Maréchal, petite-fille de Jean-Marie Le Pen et nièce de Marine Le Pen dédicaçait son dernier livre, carrément intitulé « Si tu te sens Le Pen » pour ne pas oublier le nom du tortionnaire négationniste, du fondateur du FN avant que sa fille lui succède pour mieux se détacher de lui et « adoucir » le langage du vieux baroudeur qui l’avait formée et qui, après trois tentatives à la présidentielle s’est trouvée battue mais en progression menaçante.

 

Elle risque fort de ne pas pouvoir être éligibe pour détournements de fonds publics du parlement européen, du temps de son père puis de sa présidence : jugement en juillet.

La permanence de la liste de gauche conduite par Magali Brunel a été tagguée ces derniers jours, l’individu cagoulé a été pris en train de vandaliser le local. Une plainte a été déposée.

 

Le RN se met dans le courant pour rejouer leur hystérique « Tête haute et mains propres ». Ce n’est vraiment pas le moment avec ce qu’ils traînent de casseroles. Ils veulent sauver  la droite en l’aspirant dès les municipales.

Voilà que Méloni s’en mêle en déclarant que c’est « l’extrémisme de gauche qui crée un climat de haine idéologique qui se répand dans l »Europe entière…. » Encore une descendante de Mussolini qui vient de se faire remonter les bretelles par Macron qui aime mettre les deux extrêmes dans le même sac. Il lui a dit, agacé, « Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu’on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres«  Et pan sur les doigts !

Ce n’est pas faux mais il gouverne à droite et ça ne marche pas. Ancien directeur d’une grande banque d’affaires, il nous laisse croire qu’il ne faut surtout pas nous en prendre au capitalisme dont la finalité égoïste ne cesse d’accroître les profits d’une minorité qui fait la pluie et le beau temps et creuse les inégalités en culpabilisant les plus pauvres.

 

Ce n’est pas dans la haine qu’il est nécessaire d’en débattre mais dans la sérénité, la libre expression et la bonne foi.

 

René Fredon

Le meurtre inqualifiable de Quentin Deranque ,N’occulte pas la stratégie des néo-fascistes..